Evreux

La mobilisation s'organise autour des quatre Chinois de Mongolie .

Pétition pour la famine Baasan
S
outenue par un collectif, la famille chinoise de Mongolie intérieure demande un hébergement express et le droit de vivre en France.
bre affaire familiale, les apatrides ont d'abord été hébergés à Rennes avant d'atterrir à Vernon. « C'est là que neîtroni leurs 2 filles : BAASAN Nomingoo née à Vernon le 7 mars 2010 et BAASAN Margad née à Vernon le 15juin/2 011 ", précise le comité de soutien . À la rue depuis janvier 2012, hébergés quelques jours par le 115 pour éviter la vague de qandfroid, Baatar et Tuul ont fini par atterrir chez Kurt. Depuis, le SDF se consacre à plein-temps à la situation de ces invités. Mobilisé et mobilisateur, il a réussi en quelques jours à mettre sur pied un comité de soutien pour leur venir en aide. Le temps presse. " Le 3 janvier 2012, alors que le couple informait la préfecture de leur intention de demander un réexamen de leur demende d'asile, le Préfet de l'Eure les informait ie 6 janvier d'un refus de séjour assorti, -d'uae obligation à quitter le territoire dans le délai de 1 mois à destination de la Chine et d'une Installé dans une maison squattée (occupée illégalement) Kurt héberge depuis plusieurs mois Baatar Baasan, Tuul Antyei et leurs deux filles de 7 mois et deux ans. Placé sous la protection de ce sans domicile fixe d'origine Allemande, le couple est .arrivé de Mongolie intérieure en juin 2009. Réfugiés à la suite d'une som-

Au lendemain de sa création, le comité de soutien était rue Chartraine pour alerter la population et faire signer une pétition.

interdiction de retour en France. La famille BaasanAntyei a déposé un recours contre ces décisions, au Tribunal Administratif de Rouen. L'audience est fixée au 5 avril »,

Un cas à la fois
Pour tenter d'influer sur la décision, Kurt était samedi dans la rue Chartraine.

Baatar, Tuule et leurs deux filles vivent avec Kurt depuis plusieurs mois dans une maison sans eau ni électricité.

Accompagné par les associations de défense des sans-papiers (CEFED, Amnesty, Ligue des droits de l'homme, etc.), soutenu par quelques élus, par des bénévoles sensibles à la cause et des artistes locaux, il a fait signer une pétition. « Nous irons jusqu'au bout" affirme Kurt qui, pour l'heure, ne veut pas entendre parler des autres cas de sans-papiers. cc Je porte ce cas parce

que je le connais, on verra après" dit-il, bien décidé à obtenir un asile décent pour ses colocataires d'infortune. Pour les soutenir, les membres du comité seront ns doute présents le 5 a ilà Rouen lors de l'exame de leur recours par le tribunal administratif de Rouen. Il est également question d'une manifestation artistique de soutien le 14 avril à Evreux.