SEANCE 3 : LA PRESOMPTION D’INNOCENCE.

La loi du 15 juin 2000 s’inscrit dans le cadre général de la réforme de la justice dont elle constitue l’un des trois volets ⇒ une justice au service des citoyens, de la liberté, rapide, accessible, égale pour tous, qui garantie les libertés, la présomption d’innocence dans le procès pénal, une justice indépendante et impartiale… Cette loi apporte des modifications majeures aux différentes phases du procès : l’appel en matière criminelle réforme de la libération conditionnelle modification du régime de garde à vue réforme du déroulement de l’instruction préparatoire réforme de la détention provisoire nouvelles dispositions sur la presse En effet depuis le 1er janvier 2001, un autre procès peut se dérouler devant une autre cour d’assises désignée par la cour de cassation avec douze jurés au cotés de trois juges professionnels. L’appel est reconnu au parquet chargé des intérêts généraux de la société et à la partie civile pour les condamnations civiles. Cet appel doit être déposé aux greffes de la Cour d’assises ou devant l’établissement pénitencier dans les dix jours. Si il y a eu acquittement en 1ère instance, seul l’appel par le procureur général est possible. « La présomption d’innocence devant le juge civil » Le droit des personnes et la presse La diffusion de l’image d’une personne menottée ou attachée ne peut pas se faire sans son consentement. Refus des publications, diffusions, commentaires sur la culpabilité d’une personne quand son procès pénal est encore en cours. Droit de réponse = 8jours à 3 mois Non lieu juge peut donner un communiqué

Pour faire cesser cette atteinte envers une personne, le procureur peut faire un communiqué, une rectification. Les peines d’emprisonnement pour injures, diffamation, sont supprimées. Crim 17/09/1996 → Conteste être auteur de l’infraction, pas d’enquête, la preuve de l’identité du conducteur appartient à l’accusation.

DISSERTATION : PRESOMPTION D’INNOCENCE ET LIBERTE D’EXPRESSION.
Peut-on remettre en cause le doute établi ? En quoi ma liberté d’expression peut-elle être un obstacle à la présomption d’innocence ? I) II) La reconnaissance certaine a. La liberté d’expression b. La présomption d’innocence Les limites réciproques aux deux principes a. Les limites temporelles issues de la sécurité nationale b. Une nécessaire conciliation Un équilibre à trouver Principes faisant l’objet d’une protection jurisprudentielle Pas de droit absolu, mais peut-on parler de supériorité de la présomption d’innocence ? CEDH 3/10/2000 « Du Roi » Violation de l’article 10 CA Paris 7/10/2003 sur le respect du droit à la présomption d’innocence (affaire Trintignant)