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Ce
 qui
 intéresse
 le
 LIHP
 et
 ce
 pour
 
 quoi
 il
 souhaite
 travailler
 avec
 la
 population


d’un
 territoire
 défini
 par
 l’intégralité
 de
 ses
 composantes
 en
 relation
 fonctionnelle
 avec
 son
 environnement,
c’est
l’urgence
de
rechercher
les
bases
d’une
nouvelle
«
urbanité
»,
d’une
 manière
 dynamique
 d’habiter
 inventant
 de
 nouvelles
 raisons
 et
 de
 nouvelles
 formes
 qu’une
population
se
donne
pour
habiter.
Le
sens
du
mot
populaire
renvoie
clairement
ici
 à
 l’ensemble
 des
 forces
 sociales
 qui
 interagissent,
 s’affrontent
 ou
 coopèrent
 pour
 faire
 société
 dans
 un
 lieu
 et
 un
 instant
 donnés
 et
 non
 seulement
 à
 la
 partie
 pauvre
 que
 les
 rapports
de
production
génèrent
dans
une
population.
 Historiquement,
 les
 différentes
 manières
 d’habiter
 se
 sont
 constituées
 autour
 des
 possibilités
 de
 produire
 les
 richesses
 nécessaires
 à
 l’existence
 d’une
 communauté,
 y
 compris
les
moyens
de
se
penser
et
de
se
transformer.
Ainsi
se
sont
développés
les
villages
 et
les
villes,
non
comme
une
juxtaposition
d’individus
indifférenciés
venus
se
loger
là
mais
 par
la
complémentarité
des
entreprises
de
production
qu’ils
constituent,
production
dans
 tous
 domaines
 matériels
 et
 sociaux
 ainsi
 que
 dans
 l’élaboration
 des
 savoirs
 et
 des
 démarches
 intellectuelles
 que
 la
 complexité
 des
 rapports
 de
 production
 rend
 indispensables
;
 entreprises
 individuelles,
 familiales,
 coopératives,
 etc.
 mais
 toutes
 constituées
 par
 l’implication
 des
 individus
 dans
 l’exercice
 d’un
 travail
 pour
 produire
 les
 différents
 biens
 nécessaires
 au
 Bien
 commun.
 L’habitat
 populaire,
 c’est
 celui
 que
 s’est
 progressivement
donné,
pour
vivre
ensemble,
les
producteurs
qu’ils
soient
au
travail,
qu’ils
 y
aient
été,
qu’ils
s’y
préparent.
 Les
choses
se
sont
brouillées
lorsque
le
travail,
source
de
la
richesse
collective,
est
devenu
 une
marchandise
que
le
plus
grand
nombre
a
dû,
pour
survivre,
vendre
à
la
minorité
qui,
 ayant
 
 accumulé
 le
 capital
 nécessaire,
 pouvait
 s’en
 rendre
 acquéreur
 afin
 d’en
 tirer
 un
 profit
dont
la
production
devenait
un
objectif
plus
important
que
la
production
concertée
 du
Bien
commun.
Le
logement
de
ces
travailleurs
«
achetés
»

s’est
trouvé
alors
dissocié
de
 la
 communauté
 qu’ils
 constituaient
 jusque
 là
 en
 temps
 que
 travailleurs
 «
organiques
».
 C’est
ce
qui
a
permis
le
puissant
développement
de
la
spécialisation
et
de
la
concentration
 des
 forces
 productives,
 dans
 le
 secteur
 industriel,
 agricole,
 commercial,
 culturel,
 etc.
;
 développement
 dont
 il
 serait
 aussi
 vain
 d’ignorer
 les
 effets
 bénéfiques
 au
 cours
 des
 derniers
 siècles
 que
 de
 nier
 les
 méfaits
 humains
 et
 environnementaux
 qu’il
 engendre
 désormais.
La
crise
de
la
ville
en
est
un,
particulièrement
exemplaire
:
elle
a
commencé
par
 le
rejet
du
logement
des
travailleurs
dans
la
périphérie
de
la
ville
et
s’est
poursuivie
par
la
 constitution
 de
 quartiers
 uniquement
 destinés
 à
 leur
 logement.
 Ainsi
 se
 trouve

 radicalement
 inversée
 la
 problématique
 de
 l’habiter
:
 être
 impliqué
 dans
 la
 vie
 communautaire
par
son
travail
productif
se
réduit
à
être
hébergé
dans
un
espace
de
plus
 en
 plus
 éloigné
 du
 lieu
 où
 on
 produit,
 quand
 ce
 n’est
 pas
 ne
 participer
 à
 aucune
 production,
ce
qui
conduit
souvent
à
s’investir
dans
des
formes
souterraines
de
production
 parallèle…



1


 pour
 les
 communes
 environnantes
 et
 d’abord
 pour
 le
 district
 capitale.
à
commencer
par
l’agglomération
 de
 Bogota
!
 Une
 production
 agricole
 «
qualitative
»
 fait
 appel
 à
 une
 main
 d’œuvre
 bien
 plus
 nombreuse
 et
 bien
 mieux
 formée
 afin
 de
 participer
 à
 l’élaboration
 de
 modes
 de
 cultures
 respectueux
 de
 l’environnement.
 depuis
 des
 centres
 universitaires
 jusqu’à
des
lieux
d’accueil
et
d’échanges
…
Son
territoire
est
peuplé
par
des
communautés
 nombreuses
et
actives
qui
plongent
loin
dans
le
passé
et
aspirent
à
être
partie
prenante
de
 leur
 propre
 histoire.

 Son
territoire
majoritairement
rural
permet
en
effet
d’expérimenter
ce
que
pourrait
être
 une
urbanité.
 maintenance
 agricole
.
la
commune
d’USME
est
menacée
 par
 la
 poursuite
 de
 ce
 phénomène
 d’inversion.
 la
 question
 de
 l’habitat
 populaire
 se
 pose
 donc
 comme
 celle
 d’une
 «
urbanité
 durablement
 émancipatrice
».
nombre
de
conditions
favorables.
 etc.
 Là
 encore
 l’implication
 d’une
 population
 locale
 dans
 une
 juste
 exploitation
 de
 ce
 patrimoine.
de
leur
 étude
et
 de
 la
 mise
 en
 relation
 de
 telles
 recherches
 avec
 l’histoire
 d’un
 continent.
 Ce
 point
 est
 essentiel
:
 il
 ne
 s’agit
 pas
 de
 se
 «
moderniser
»
 pour
 satisfaire
 aux
 objectifs
 d’une
 agriculture
 mondialisée
 mais
 de
 s’investir
 dans
 la
 production
 qualitative
 de
 denrées
 écologiques
destinées
d’abord
au
marché
de
proximité.
pour
 une
telle
entreprise.
 à
 moins
 qu’elle
 ne
 se
 donne
 les
 moyens
 d’expérimenter
des
pistes
pour
que
la
question
parvienne
à
se
poser
autrement.
 Dans
 une
 perspective
 mondiale.
 audacieusement
 progressiste
 puisqu’elle
 ne
 dissocie
 pas
 la
 prise
 en
 charge
 des
 conséquences
 actuelles
 du
 passé
 et
 l’ambition
d’affronter
leurs
causes
profondes.
au
double
sens
de
groupement
et
de
manière
de
vivre
qui
se
construit
dans
 et
 pour
 une
 campagne
 et
 une
 agriculture
 en
 train
 de
 se
 transformer.
Bogotà.
 Etablissements
 agricoles
 intégrant
 des
 centres
 de
 recherche
.
Et
il
faut
reconnaître
que
USME

réunit.
 transformation
 et
 conditionnement
 des
 denrées
.
 dialectiquement.
 non
 seulement
 pour
 le
 sauvegarder
 mais
 pour
 en
 développer
 la
 connaissance
 ouvre
 des
 perspectives
 importantes
 de
 créations
 d’emplois
 localisés
 qui
 appellent
 une
 élévation
 du
 niveau
de
formation
initiale
et
continue
appuyant
la
formation
intellectuelle
à
la
réalité
du
 travail
productif
lui‐même
transformateur
de
cette
réalité…
 Cette
volonté
d’éducation
populaire
qui
prendrait
appui
sur
la
réduction
de
la
séparation
 construite
par
le
passé
entre
production
matérielle
et
intellectuelle
trouve
à
se
réaliser
par
 l’hypothèse
 fondatrice
 que
 formule
 le
 LIHP
 en
 terme
 d’habitat
 populaire
:
 penser
 la
 construction
urbaine
à
partir
du
«
travail
»
de
production
des
membres
qui
participent
de
 et
à
la
constitution
de
la
cité.
 à
 commencer
 par
 les
 páramos.
pour
elle
 mais.
Inverser
l’inversion
ne
consiste
pas
à
revenir
à
un
passé
révolu
mais
à
le
 comprendre
au
même
titre
que
le
présent
afin
de
dégager
les
hypothèses
d’un
processus
 durable
d’innovation
collective.
 phénomène
 unique
 à
 l’échelle
 du
 continent.
 Cette
 dimension
 anthropologique
 est
 assurément
 riche
 en
 perspectives
 de
 productions
 culturelles
 autour
 de
 la
 promotion
 d’un
 patrimoine
 hautement
 significatif…
 Son
 territoire
 a
 une
 étonnante
 diversité
 géographique.
La
proximité
retrouvée
entre
lieu
de
vie
et
lieu
de
travail
a
 une
 conséquence
 immédiate
 et
 presque
 triviale
:
 la
 réduction
 du
 temps
 de
 trajet
 entre
 domicile
et
emploi
fera
gagner
en
moyenne
une
dizaine
d’heures
hebdomadaires
à
chaque
 travailleur
!
Il
appartiendrait
alors
à
la
communauté
d’aider
chacun
à
investir
une
partie
de
 2 .
 Son
territoire
riche
de
la
spécificité
de
ses
sites
archéologiques
permet
d’expérimenter
ce
 que
pourrait
être
une
urbanité
qui
se
construit
aussi
autour
des
traces
d’un
passé.Du
fait
de
la
nature
et
de
la
position
de
son
territoire.
 Là
 encore
 une
 telle
 perspective
 est
 créatrice
 d’emplois.


 politique.
 
 Le
Laboratoire
International
propose
de
s’engager
dans
une
recherche‐action
participative
 avec
la
population
existante
de
la
zone
à
définir
qui
permettra
de
proposer..
condition
de
toute
démocratie
véritable
génératrice
 de
progrès
social.
15
Novembre
2011
 3 .ce
 temps
 retrouvé
 dans
 la
 «
production
»
 d’une
 vie
 sociale
 conscientisante.
Le
Laboratoire
prendra
appui
pour
réaliser
ce
projet
sur
les
apports
des
entités
 universitaires
 qui
 se
 sont
 reconnues
 dans
 les
 objectifs
 et
 la
 démarche
 issus
 du
 séminaire
 qu’il
a
organisé
du
10
au
15
novembre
2011.
culturelle.
un
projet
opérationnel
d’implantation
d’une
nouvelle
 réalité
 urbaine
 conçue
 pour
 réunir
 de
 meilleures
 conditions
 au
 renouveau
 de
 l’habitat
 populaire.
 syndicale.
etc.
 
 
 
 Laboratoire
International
pour
l’Habitat
Populaire
 Bogota.
dans
un
délai
 aussi
 court
 que
 possible
 à
 partir
 de
 l’accord
 des
 institutions
 compétentes
 et
 dans
 une
 concertation
permanente
avec
elles.
associative.