Coordination des Etudiants Togolais et Boursiers à l’Etranger (CETBE). Algérie, Tunisie, Maroc, Corée du Sud... Email : cetbe.

togo@yahoo.com Objet : Demande du maintien des compléments de bourse. A

Rabat, Alger, Tunis, Séoul, le 27 mars 2012.

Monsieur le Directeur de la DBS,

Monsieur le Directeur de cabinet, Nous avons l’honneur de porter à votre haute bienveillance les rumeurs qui nous sont parvenues concernant le projet de la suppression de notre complément de bourse en plein cursus académique et vous présenter les conséquences fâcheuses que cette rumeurs, si elle est fondée, entrainerait sur nos conditions de vie et d’études à l’heure où notre pays est à la croisée des chemins ,dont les besoins en formations sont plus qu’indispensables pour son développement. Nous les responsables des étudiants togolais à l’étranger : Algérie, Maroc ,Tunisie, Corée du Sud…, considérant les efforts que vous ne cessez de déployer en faveur des étudiants togolais à l’étranger, considérant vos efforts et initiatives particuliers que vous avez toujours manifesté à notre égard, qui nous ont été d’un grand soutien à travers les diverses aides de toutes natures accordées aux étudiants togolais boursiers et non boursiers à l’étranger, considérant notre attachement à la nation, considérant notre souci d’avoir des conditions décentes pour les études, venons à travers cette correspondance vous dire que la suppression des compléments de bourse et de l’assistance desservira notre cher pays dans la mesure où elle marquera à coup sur la fin des études pour beaucoup d’entre nous par manque de moyens financiers et par conséquence , prive la nation toute entière de futures compétences. Voilà pourquoi nous voulons vous témoigner nos reconnaissance et remerciements pour l’appui certain dont la bourse du gouvernement togolais dit « compléments de bourse » nous a apporté. Cette bourse annuelle nous a toujours permis de joindre les deux bouts en attendant le début de chaque année scolaire, la supprimer serait une perte énorme pour les efforts jusque-là consentis car les bourses de la plus part des pays d’accueil sont très insignifiantes exemple de l’Algérie :10 euro( environs 6555 CFA) , Tunisie 20 euro( environs14000 CFA) par mois et servent à peine à assurer les besoins de première nécessité. C’est grâce aux compléments que nous arrivons à vivre. Nous aimerions aussi attirer votre attention sur le retard dans le payement des frais d’installation des nouveaux. .Ils sont en train de vivre une situation dramatique du à l’absence de moyens financiers. Nous vous prions de les envoyer le plus tôt possible. Nous, responsables des étudiants togolais à l’étranger, avons élaboré ci-joint dix raisons pour lesquelles les compléments de bourses ne doivent pas être supprimés. Ces raisons décrivent les conditions de vie misérable des étudiants togolais à l’étranger et s’accompagnent d’une série de recommandations et de doléances.

Dans l’espoir d’une suite favorable, nous vous prions d’agréer, monsieur le Directeur, l’expression de nos salutations distinguées.
Les Responsables des étudiants togolais et boursiers à l’étranger (ALGERIE, TUNISIE, MAROC, COREE DU SUD) 1

DIX(10) RAISONS POUR NE PAS SUPPRIMER LES COMPLEMENTS DE BOURSE 1-.Une grande partie des cotisations annuelles sert à l’accueil des nouveaux. Depuis que la bourse de coopération existe la DBS n’a jamais donné des frais pour l’accueil des nouveaux, les ambassades également ne disposent pas de ligne budgétaire pour l’accueil des nouveaux. Il revient à nous, les étudiants à travers nos cotisations annuelles (mécanisme de solidarité estudiantine) tirées de la bourse, d’accueillir les nouveaux. Chaque année l’accueil des nouveaux coûte aux associations plus de 1000 euro (soit environ 655000 CFA) pour le transport des étudiants, l’achat de billets pour qu’ils rejoignent leurs villes, la nourriture, l’aide à ceux qui ont des problèmes financiers. Tout cela est possible grâce aux compléments de bourse que l’Etat nous verse. L’accueil des nouveaux risque de n’être plus possible sans ces compléments de bourses. 2. Les bourses des pays d’accueil sont symbolique par conséquent ne servent qu’à satisfaire les besoins de première nécessité. Pendant les congés et les vacances les œuvres universitaires sont suspendues (les résidences, transports, les restaurants universitaires sont fermés) .Nous ne recevons pas de bourse des pays d’accueil pendant ces périodes de vacances et nos parents ne peuvent pas nous soutenir continuellement du fait du cout de la vie qui est dix fois plus élevé qu’au TOGO. , il faut signaler que dans certains pays comme dans le Maghreb l’été est invivable, non seulement il est strictement interdit aux étudiants étrangers de travailler mais aussi les denrées alimentaires deviennent extrêmement chers. Le complément de bourse reste notre ultime support, ainsi ce sont les compléments de bourse qui nous permettent de vivre et surtout survivre en attendant la rentrée. 3. En 2007 les billets de vacances ont été supprimés, parce que coûtant cher au gouvernement. A l’époque nous avions fait d’énorme sacrifice pour accepter cette décisions parce qu’on se disait que avec la reprise de la coopération avec l’union européenne et les partenaires du Togo, notre pays allait renflouer ses caisses et revenir sur cette décision. Jusqu’à ce jour nous n’avions plus eu de billets. Les compléments de bourses permettent à beaucoup de s’acheter un billet et de rentrer au moins une fois au pays dans un cycle de 5 ans afin de voire leur famille. La suppression de ce complément de bourse risque d’y mettre fin et d’accentuer notre isolement. 4. Le LMD nécessite beaucoup de moyens matériels et financiers de la part de l’étudiant ( achat de pc , logiciel , livres , imprimante , une connexion internet et autres ).Ceux sont les étudiants de médecine qui en pâtissent le plus vu l’extrême cherté des ouvrages de médecine ainsi que les étudiants en sciences et technologies( informatique, génie-civil ,électronique, télécommunication …..) qui ont même dès la première année besoin nécessairement d’un ordinateur car à l’étranger la plus part des devoir à domicile rapport de TP sont à saisir et envoyer sur le mail des enseignants parfois, de plus plein de cours ne sont pas sur format papier les enseignants vous donnent le lien et vous télécharger ,et c’est un calvaire pour un étudiant sans ordinateur .Une partie de ses compléments sert à satisfaire ces genres besoins. 5. La plus part d’entre nous sont issus de familles modestes, vu les salaires modestes que perçoivent leurs familles, elles ne peuvent pas s’occuper de leurs progénitures à l’étranger. La législation en vigueur dans nos pays d’accueil interdit le travail des étudiants boursiers pendant leurs formations ; ce qui fait que nous n’avons que les compléments de bourse comme revenu. 6. Nous étudiants togolais sommes connus pour notre assiduité au travail et sommes toujours major de promotion ; ce qui fait la fierté de notre pays. Et pourtant, on est connu pour être les plus misérables sur le plan financier. La suppression de ce complément serait suicidaire, elle favorisera l’échec académique et l’abandon de la formation. Beaucoup seront obligés de rentrer avant la fin de leur étude faute de moyens financiers. 2

7. Les journées culturelles sont entièrement financées par les associations grâce aux cotisations .Les ambassades ont du mal à les financer compte tenu de leur budget et même quand ils le font c’est généralement symbolique. Supprimer des compléments de bourses va contraindre les étudiants à ne plus valoriser les uses et coutumes de notre cher TOGO. 8. Les compléments de bourse sont à 70.000 CFA le mois pour les plus loti, soit environs (840.000 CFA) l’année. Ce complément de bourse comparé aux autres nationalités nous classe parmi les derniers.la moyenne étant de 150 000 CFA par mois. Les bons gestionnaires parviennent à tenir 6 mois avec ce complément de bourse. Nous survivons ici en empruntant chez des camarades et en espérant les rembourser une fois les compléments de bourses perçus. Beaucoup d’étudiant se sentent trahis, abandonné et humilier par leur pays d’accueil. Les pays d’accueil ne respectent pas souvent leur engagement. La plus part du temps, il y a des crises de logement. Certains pays ne disposent pas de résidence universitaire pour accueillir les boursiers, pour ceux qui en disposent, les résidences universitaires sont pleines et les conditions d’études ne sont pas bonnes. Comment peut-on étudier dans de bonnes conditions quand on entasse huit personnes dans une chambre et parfois de nationalité différentes, c’est surtout déprimant de s’endetter auprès de son camarade de chambre d’une autre nationalité rien que pour satisfaire les dépenses courantes (acheter du savon, du dentifrice, des ustensiles de cuisine un thermoplongeur pour chauffer l’eau et pouvoir se laver et un chauffage pour réchauffer la chambre surtout durant les 6 mois d’hivers , ainsi que des drap et couvertures adéquats pour faire face au froid. Certaines résidences disposent de restaurants. Compte tenu du grand nombre d’étudiants à servir, la qualité des repas est médiocre , et la plus part du temps les heures d’ouverture des restaurants coïncident avec les heures des cours et td , la plus part des étudiant des pays autochtones vont manger en famille ou rentrent chez eux chaque week- end pour faire le plein de provisions, et malgré la médiocrité du repas les congés et vacances les restaurants sont fermés, tout ceci fait qu’on est contraint de faire nous-même la cuisine. Nous sommes obligés souvent de gérer le stress des études, à l’absence des parents, et les besoins financiers. Dans certains pays on se sent abandonné du fait qu’on ne reçoit jamais la visite de nos autorités sur place, rien que pour voire les conditions dans lesquelles nous étudions. 9. Beaucoup de décisions ont été prises dans certains pays comme, le Maroc, la Tunisie, que le TOGO semble ignoré et qui ont mis fin aux aides accordée aux étudiants. En effet depuis un certain moment le gouvernement marocain refuse d’accorder les bourses aux étudiants inscris des niveaux Master et Doctorat ce qui fait que les étudiants étant dans l’incapacité de fournir d’attestation de bourses se retrouvent sans la bourse du Maroc et sans les compléments de bourses du TOGO. Pareil en Tunisie ou les étudiants en master sont privés des bourses de la Tunisie et des compléments de bourses du TOGO. Ils vivent dans une totale misère et dans une désolation frôlant parfois la mendicité. 10.Nous avons accepté quitter le Togo sur la base qu’il y aura des compléments de bourse, ainsi les supprimer serait suicidaire. . Depuis que ce projet a été mis sur la table on n’arrive plus à nous concentrer sur nos études, encore que les nouveaux de cette année académique, n’ont toujours pas reçu leurs frais d’installation qui devaient tomber depuis Février et qui ne comprennent pas ce qui leur arrive. Beaucoup ce sont endettés et espèrent toucher les frais d’installation pour pouvoir rembourser. Ils sont dans une situation lamentable. certains frôlant le suicide. 3

Recommandations et Doléances.
- La non suppression des compléments de bourses. - La coordination des étudiants togolais et boursiers à l’étranger demande des discussions comme ce fut le cas pour les étudiants de l’université de Kara et Lomé et sa reconnaissance comme seul organisation habilitée à négocier avec le gouvernement sur la question de suppression de la bourse. -La Mise en place rapide d’un dialogue entre autorité et étudiants en vue d’éclaircissement. - La consultation des ambassades et des anciens étudiants boursiers avant toutes prises de décision, ils connaissent plus que tout le monde les conditions de vie misérable des étudiants à l’étranger.. -L’envoi urgent de hauts responsables dans les différents pays où se trouve les étudiants afin de discuter avec eux. -Accorder des aides pour les frais d’équipements à chaque rentré et des aides pour la période des vacances (trois mois minimum). -Le maintien des frais d’installation des nouveaux et son envoi le plutôt possible. - -La remise des frais d’installation aux nouveaux avant leur départ de Lomé dans les prochaines années. -Revoir à la hausse les compléments de bourses. -Le maintien de l’aide accordé aux non boursiers et leur revue à la hausse. -Accorder automatiquement le complément de bourse pour tous étudiants qui est allé dans le cadre de la bourse et régulièrement inscrit dans une université publique. -Un billet d’avion pour les vacances par cycles et les billets pour les stages. -La mise en place d’un budget pour l’accueil de nouveaux et de soutiens aux ambassades pour l’organisation des journées culturelles.

-La mise en place d’une politique d’intégration et de prise en charge des boursiers après leur études afin qu’ils ne puissent pas aller vendre leur compétence ailleurs.

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Ampliation :
-Présidence de la République. -Assemblée Nationale. -Primature. -Les Ambassades. -DBS. -Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération. -Ministère de l’Economie et des Finance. - Porte-Parole du gouvernement. -Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. -Ministre des Enseignements Primaire, Secondaire et de l’Alphabétisation. -Ministre de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle. -Ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale. -Ministères des affaires étrangères des pays d’accueil des boursiers. -Unesco Togo. -PNUD Togo -Unesco Mondial. -Republique of Togo (Media d’état). -Togo presse (Media d’état).

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