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LA PAUVRETE

INTRODUCTION

Dans les sociétés, la pauvreté n’est pas seulement l’état d’une personne
qui manque de bien matériels, elle correspond également à un statut
spécifique, inférieur et dévalorisé marquant profondément l’identité de
ceux qui en font l’expérience.[1]

Plusieurs facteurs sont à la base de la pauvreté. Parmi ces facteurs, j’ai
choisit de parler de la précarité de l’emploi. Phénomène social très à la
mode de nos jours.

Toutes les souches de la population sont confrontées à un moment de leur
vie au problème de l’emploi. L’emploi est considéré comme un facteur
déterminant de l’image de soi et de l’image que les autres ont de nous.
Mais que se passe-t-il quand notre emploi au lieu de nous met en situation
de pauvreté (rémunération insuffisante, travail que l’on peut perdre à tout
moment…)

1 Définition de l’emploi précaire

Un « emploi précaire » ou un « travail précaire » désigne un emploi qui
présente trop peu de garanties d’obtenir ou conserver dans un avenir
proche un niveau de vie « acceptable », et qui engendre un profond
sentiment d'incertitude sur l'avenir, un sentiment de précarité.[2] L’emploi
précaire est aussi toutes les formes de travail qui sortent du modèle d’un contrat de
durée indéterminée chez un employeur fixe.

Les causes de l’emploi précaire

Des revenus très faibles ou des contrats courts sur un marché du travail fortement affecté par
le chômage sont les principales sources du travail précaire.
Pour un actif, les situations de travail précaire peuvent avoir des
origines diverses, notamment :

 des emplois à durée déterminée dans des branches d'activité ou des professions où le taux de
chômage est élevé ;
 l’absence d'assurance chômage ;

 un travail insuffisamment rémunéré pour vivre dans des conditions de vie acceptables ;

 précarisation des conditions de vie

 des emplois avec des clauses de mobilité géographique conséquentes,

 des emplois dans une société en difficultés financières un au sein d’un secteur en mutation
technologique, où la probabilité d’un licenciement « pour raisons économiques » est élevé ;

 un État faible incapable de protéger un employé d'un non-respect de son contrat de travail ou
du travail au noir ;

De plus en plus de personnes sont touchées par la problématique de l’emploi précaire. Dans
ce tableau on voit une nette augmentation de la précarité de l’emploi

Les vrais chiffres de l'emploi

(source: Office National de la Sécurité Sociale - ONSS)

3ème trim.3ème trim.
différence pourcentage
2003 2006

nombre de travailleurs temps
2.238.628 2.233.287 - 5.341 - 0,2%
plein

nombre de travailleurs à
777.184 887.681 + 110.497 + 14,2%
temps partiel

nombre de travailleurs
99.404 133.431 + 34.027 + 34,2%
saisonniers ou intérimaires

Total 3.115.216 3.254.399 + 139.183 + 4,5%

Volume de travail en
2.606.399 2.707.336 + 100.936 + 3,9%
équivalent temps plein

Les chiffres du chômage

(source : Direction générale Statistique et Information économique -
Enquête sur les forces de travail.)
3ème trim.3ème trim.
différence pourcentage
2003 2006

Nombre de chômeurs
364.200 383.200 + 19.000 + 5,2%
complets indemnisés

La précarité touche surtout les femmes et les jeunes

La précarité de l’emploi est très forte chez les jeunes travailleurs. Sur les
63 % de jeunes qui ont un emploi en Wallonie et à Bruxelles, seul un sur
deux n’a pas trop de craintes pour sa sécurité d’emploi, selon les résultats
d’une enquête présentés par “Les Jeunes CSC” et l’asbl “Fondation
Travail-Université”
(FTU). En
effet, d’après l’enquête, 37 % des jeunes travailleurs sont sous CDD
(contrat à durée déterminée).
Les CDD et temps partiels concernent le plus souvent les femmes (41 %
en CDD et 19,7 % en temps partiel) que les hommes (33 % en CDD et
7,3 % en temps partiel).[3] Les services à la personne
restent des emplois précaires et peu rémunérateurs, occupé la plupart du
temps par des femmes qui sont obligée d’avoir plusieurs employeurs
(47%)

Les Effets de la précarité

Sur le corps social, la précarité peut se traduire par :

 on a de plus en plus du mal à se développer sur le plan social car on
n’a plus de vie sociale (sortir, s’amuser, s’habiller et même se
soigner deviennent difficile)

 conditions de travail de plus en plus difficile (comment défendre ses
droits quand on vit la précarité)

 revotes sociales (on se sent dans une situation d’injustice que l’on vit
au quotidien)

 dégradation de la santé physique et mentale des personnes en
situation de précarité par rapport à celle qui ne le sont pas
On n’a plus d’estime de soi, on n’a pas l’impression non plus de revoir
celle que l’on pense mériter, on n’a pas d’autonomie dans son travail, on
se dévalorise…

Moyen de lutte :

2 L’aide Médicale Urgente(AMU)

En vertu de l’article 57, paragraphe 2, de la loi organique des CPAS du 8
juillet 1976 et de l’arrêté royal du 12 décembre 1996 relatif à aide
médicale urgente octroyée par les centres publics d’aide sociale aux
étrangers qui séjournent illégalement dans le Royaume, les personnes en
séjour illégal ont droit à des « soins médicaux urgents ». L’arrêté royal
précise que cette aide médicale peut aussi bien être préventive que
curative. (MedImmigrant, 2007).
L’article 1 de l’Arrêté Royal du 12 décembre 1996 dispose que :
l’aide doit revêtir un caractère
exclusivement médical,

- l’urgence doit être attestée par un certificat médical,

- l’« aide médicale urgente » peut comprendre des soins de nature tant
préventive que curative,

- l’« aide médicale urgente » peut être apportée tant de manière
ambulatoire que dans un établissement de soins,

-L’aide ne peut pas consister en une aide financière, un logement ou une
autre aide sociale en nature. » [4]

Objectif

L’objectif principale de l’AMU est donc de permettre l’accès
aux soins pour tous quelque soit la situation dans laquelle nous sommes

L’AMU donne accès aux soins médicaux en payant le médecin, l’hôpital, le
pharmacien, etc.

Le caractère urgent en dehors des cas comme par exemple des accidents
est exclusivement déterminée par un médecin, pas par le patient ni par le
CPAS. Mais elle dépasse l’urgence et peut concerner un examen médical,
des séances de kinésithérapie, le paiement de médicaments et même une
simple visite chez le médecin généraliste.
L’aide médicale urgente est le plus souvent la seule forme d’aide sociale à
laquelle les personnes en séjour illégal ont droit.

Le public

L’aide médicale d’urgence s’adresse aux demandeurs d'asile débouté,
étudiant étranger sans droit au séjour, candidat au regroupement familial
débouté ou immigré clandestin.

Pour y avoir droit, ces personnes doivent remplir certaines conditions :

 vivre illégalement en Belgique la personne étrangère qui ne dispose pas
ou plus d’un droit de séjour en Belgique

 êtres en état de besoin

 La personne doit avoir une adresse de résidence sur le territoire du CPAS

Le CPAS va faire une enquête sociale pour constater l’état de besoin sur
base des ressources

et des charges qui pèsent sur la personne et les personnes qui vivent avec
elle. Pour ce fait la personne en séjour illégale doit collaborer à cette
enquête. Donner des informations vrais car le CPAS peut refuser
l’attribution de l’aide médicale urgente.

La personne se voit délivrer un certificat médical par un prestataire de
soins, conventionné ou non avec le CPAS, qui justifie de la nécessité de
soins médicaux. Le prestataire de soins remplissant le certificat doit être
absolument un médecin ou un dentiste agrée INAMI. Cette disposition
n’exclut pas la possibilité que d’autres prestataires prennent en charge la
personne, une fois l’aide médicale urgente acceptée.

En cas d’urgence, le patient peut se rendre directement chez le prestataire
de soins qui engagera la procédure d’AMU auprès du CPAS. Le prestataire
de soins ou l’établissement de soins, si la personne est amenée à
consulter en hôpital, introduit sa note de frais auprès du CPAS du lieu de
résidence de la personne illégale. Le CPAS rembourse le prestataire de
soins. Le CPAS sera à son tour remboursé par le Service Publique Fédéral
Intégration Sociale.[5]
Conclusion

L’aide médicale d’urgence est l’un des droits pour ne pas dire le seul droit
de la personne en situation d’illégalité. Elle est un moyen de lutte contre la
pauvreté puisqu’elle donne accès aux soins de santé aux personnes en
situation de pauvreté extrême parfois.

Mais la procédure pour pouvoir y bénéficier est très longue. L’enquête
sociale découragent plus d’un qui ont peur de se dévoiler et d’être rapatrié
si on découvrait leur lieu d’habitation.

En plus ces personnes se voit refusé les soins par des médecins qui
trouvent que cela leurs demande plus d’énergie à remplir les papiers
administratives où des CPAS qui jugent que la personne ne remplit pas les
conditions nécessaires.

La précarité est une situation difficile a vivre au quotidien car elle nous
met dans une situation d’infériorité tant sur le plan de l’emploi, la vie
sociale, les soins de santé, la santé mentale. Cette précarité nous met en
situation de pauvreté tant sur le plan matériel, physique et mentale, elle
nous rend démunie.

La solution serait d’avoir plus de travail à durée indéterminée pour autant qu’il soit bien rémunéré.
[1] Serge paugman la disqualification sociale p15

[2] http://csc-metal.csc-en-
ligne.be/csc_metal/travailprecair/questcequeletravailprecaire/tpenbelgique.asp

[3] http://equilibreprecaire.wordpress.com/2008/02/

[4]http://www.mighealth.net/be/index.php/Acc%C3%A8s_aux_soins_de_sant%C3%A9_pou
r_les_personnes_en_situation_ill%C3%A9gale

[5] http ://www.ocmw-info-cpas.be