Le Haut Conseil des carnages devrait être jugé

Les Socialistes Révolutionnaires

Comme les vampires, la Junte Militaire est toujours plus assoiffée du sang versé parmi les rangs des révolutionnaires tout en continuant de voler la révolution ainsi que les aspirations du peuple Égyptien. Que ce soit à balles réelles, au gaz, aux prisons, aux lois ou aux déclarations constitutionnelles, les militaires ont a eu recours à tout ce qu'ils possèdent pour vider cette révolution de son contenu et faire régner le désespoir dans le coeur des Égyptiens qui ont sacrifié ce qu’ils ont de plus cher pour faire triompher leur lutte. Cette fois ci, le crime est dans leur camp, dans le voisinage du Ministère de la Défense, où les manifestants ont été agressé de toutes parts par des balles réelles, des cartouches, des cocktails Molotov ainsi que par gaz lacrymogènes jetés par les voyous du Conseil Militaire. Et à l’instar de chaque attaque similaire depuis le 2 février 2011, les soldats et les officiers de l'armée assistaient au carnage sans intervenir ou tenter d’arrêter l’effusion de sang. La grossièreté et le comportement criminel du Conseil Militaire au pouvoir ont franchi un nouveau seuil quand celui-ci a tenu une conférence de presse. Non pour donner des excuses pour le massacre, ni pour annoncer l’intention d’ouvrir une enquête sur les événements en question. Mais, pour menacer les manifestants d’une manière directe de ne point s’approcher du Ministère de Défense sinon la force militaire sera utilisée en représailles. Les généraux ont tenu à répéter 3 fois la nécessité de rétablir le calme pour faire revenir les investissements étrangers dans le pays. De telles menaces, ne sont qu'un exemple classique du souhait de la junte au pouvoir d'étouffer la révolution pour l’intérêt des investisseurs. Ces menaces ont été pourtant accueillies par des acclamations de la part les journalistes présents. Une réaction pitoyable qui montre bien qu’ils ont bien été sélectionnés par les militaires. Certes, les sit-in avaient été initiés par les supporters du candidat salafiste Hazem Abou Ismail, pourtant, une fois que le premier tir de la part des baltagya a été tiré, une nouvelle bataille a commencé entre la junte militaire et les révolutionnaires toutes tendances confondues. Cette bataille qui a duré 4 jours a fait tomber entre 7 et 22 martyrs selon les sources. Les candidats à la présidentielle, quant à eux, n’ont fait que suspendre leurs campagnes électorales pour un jour ou deux. D’autre part, la commission en charge des élections présidentielles munie du référendum maudit de Mars 2011, qu’on ne peut point contredire, a décidé le jour même de faire comparaître les 3 candidats Moussa, Morsi et Abou El Fotouh devant le Procureur Général pour avoir outrepasser les règles des élections présidentielles. Pendant ce temps, des affiches du candidat, général d’aviation Ahmed Shafiq ont été dressées surd'immenses panneaux bleus mystérieux à travers la capitale.

Nous disons aux forces réformistes, aux membres des partis politiques et aux candidats présidentiels qu’ils doivent faire un choix clair et net entre le Haut Conseil Militaire au pouvoir et la Révolution. Vous avez fait des concessions immenses à la junte militaire mais vous voilà transformés en opposition fantoche sans le moindre pouvoir. N’est-il pas temps que vous rejoignez les rangs des révolutionnaires dans les rues et les universités? Si vous, ainsi que les membres de vos partis politiques et les supporters de vos campagnes électorales, aviez bien été parmi les rangs à Abbassiya pour aider les Révolutionnaires et faire face aux militaires, ce massacre n‘aurait jamais eu lieu. Gloire aux Martyrs et honte au Conseil Militaire et à ses complices Plein pouvoir et richesse au peuple Les Socialistes Révolutionnaires 3 Mai 2012

Sign up to vote on this title
UsefulNot useful