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Réponse du SNRL à la

« Consultation publique sur les normes de la radio numérique »

16 mai 2012

Q1 – Vous paraît-il opportun de modifier à très court terme la réglementation afin d'autoriser l’usage du DAB+ dans les bandes de fréquences III et L, en complément ou en substitution du DMB déjà autorisé ? Veuillez préciser les raisons de votre réponse. Le SNRL revendique l’ajout de cette norme depuis 2007. Il ne peut que soutenir son introduction rapide dans la réglementation. Les récepteurs étant presque tous compatibles DAB+ et DMB, le SNRL ne voit pas d’inconvénient à la présence simultanée de ces deux normes dans la réglementation mais est davantage favorable au remplacement du DMB par le DAB+.

Q2 – Dans l’hypothèse où la norme DAB+ ne serait pas introduite à très court terme dans la réglementation, une introduction ultérieure vous paraît-elle opportune ? A quelles conditions ? Veuillez préciser les raisons de votre réponse. Cette question est déplacée : cela fait 5 ans que le gouvernement retarde l’introduction du DAB+, et il voudrait le faire encore ? On peut s’interroger sur les motivations d’une obstination aussi exceptionnelle.

Q3 – En cas d’autorisation de la norme DAB+, cette autorisation ferait référence à la spécification TS 102 563 de l’ETSI. Ceci appelle-t-il des observations de votre part ? Non

Q4 – Pour les voies complémentaires de diffusion de la radio numérique visées par l’arrêté, considérez-vous que la liste des normes autorisées doive être modifiée ? Pourquoi et à quelle échéance ? La lecture rapide de l’arrêté en vigueur pose la question de l’unicité de la radio numérique. A chaque bande est proposé une ou des normes, même dans les cas où la bande n’est pas affectée au média radio ! En plus de générer de la confusion, cela devient contre-productif au travers des coûts d’implémentation dans les récepteurs, surtout si plusieurs bandes sont liées dans le choix de la norme comme la bande III et la bande L. En-dessous de 30 MHz, le DRM s’impose. La bande III a la chance de pouvoir accueillir plusieurs normes de diffusion. Il vient d’apparaitre le DRM+ mais c’est la famille de normes Eureka 147 dont fait partie le DAB+ qui nous semble la plus appropriée.

Réponse du SNRL à la consultation publique sur les normes de la radio numérique – 16/05/2012

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Dans la bande IV-V, les normes de la famille DVB sont déjà implémentées et la radio numérique n’a pas d’affectation en tant que telle. Il ne pourrait y avoir d’introduction de la radio numérique qu’à travers une évolution multimedia des autorisations de cette bande. Comme aucune consultation sur le sujet n’a été lancée par le CSA, la définition d’une norme pour la composante radio n’a pas à être définie dans cet arrêté et doit être supprimée. A noter que le DVB-T2 permet théoriquement de faire de la radio mais plusieurs facteurs rendent cette hypothèse inadéquate : Sa déclinaison « DVB-T2 lite » permet en bande IV et V de consacrer une fraction de sa ressource pour transporter des contenus vers des récepteurs mobiles, la radio deviendrait ainsi la verrue de la télévision. Le réseau de diffusion TV (position des sites, orientation des antennes, puissances rayonnées …) a été optimisé pour desservir des antennes de toit ; par l’usage du DVB-T2, ce même réseau serait imposé pour la réception en mobilité alors même qu’il serait complètement inadéquat. On peut noter que les acteurs de la TMP, qui ciblait elle aussi des terminaux en mobilité, ont déployé force d’arguments contre l’usage des sites de TNT en bande IV et V et qu’ils ont subi un échec à vouloir déployer un réseau dédié dans ces bandes en sites propres. Il n’y a aucune raison que cela ait changée aujourd’hui. Promouvoir le DVB-T2 en bande IV-V ne peut être qu’un moyen de ralentir le processus de lancement de la RNT en apportant de la confusion au dossier. C’est aussi un moyen d’exclure les acteurs locaux en faveur des groupes médias par le mécanisme de contrôle du multiplexe. La bande L peut être envisagée selon deux approches : un mode de diffusion hybride et un mode de diffusion purement terrestre. Dans le cas de diffusion hybride terrestre/satellite, les normes sont spécifiques et, comme le modèle envisagé est payant, il n’est en aucun cas nécessaire de lier le choix de la norme à celui de la bande III. Cette analyse s’applique évidement à la bande S. Dans le cas de la diffusion purement terrestre, les récepteurs implémentant la réception des bandes III et L simultanément doivent pouvoir décoder les normes dont la diffusion correspond à des services gratuits. La famille Eureka 147 doit être spécifiée. A l’inverse, l’obligation d’implémenter des normes spécifiques à un service payant ne doivent pas grever par une augmentation de coût le déploiement des services gratuits.

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Q5 – Plus généralement, avez-vous d'autres commentaires sur les évolutions technologiques de la diffusion de la radio numérique ? Le SNRL s’étonne que les voies complémentaires en plein développement sur IP ne soient pas citées dans ce projet d’évolution, la radio numérique dépasse le périmètre des bandes allouées au CSA, même si formellement ce n’est pas « radio » diffusé. Il s’en suit une confusion auprès du public sur le média « radio ».

Réponse du SNRL à la consultation publique sur les normes de la radio numérique – 16/05/2012

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Il semble envisageable de séparer deux aspects de la radio numérique : la norme de codage audio qui semble avoir convergé dans toutes les nouvelles technologies de transport sur le MPEG 4 HE AAC v2 : DRM+, DAB+, DMB, IP … préconiser cette norme pour l’appellation « radio numérique » permettrait une interopérabilité de tous les terminaux, en particulier l’évolution des récepteurs radio vers le monde connecté. la norme de transport qui doit être adaptée à la bande de fréquence et aux technologies en vigueur et à venir. Voir Q4 pour la liste de ces normes

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Contact SNRL pierre.boucard@snrl.fr

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