Les Verts

Guide pratique
Travaux réalisés dans le cadre de la Réforme Participative Interne

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endre désirable, crédible et opérationnel le projet de l’écologie politique, voilà ce à quoi nous sommes tous, membres des Verts, attachés. Chacun convient que l’écologie n’a jamais été autant d’actualité, c’est pourquoi nous sommes d’autant plus soucieux de résoudre nos difficultés et nos dysfonctionnements pour que les Verts puissent faire entendre le mieux possible leur petite musique écologiste et solidaire s’appuyant sur les mobilisations de la société pour changer progressivement mais radicalement les politiques publiques. Beaucoup dépend des rapports de force politiques, électoraux, sociaux, mondiaux mais, pour ce qui est de notre responsabilité propre, nous pouvons gagner en cohérence interne, en efficacité collective, en qualité de débat et de proposition. Cela dépend de nous individuellement et collectivement. C’est l’enjeu – toujours actuel, de la RPI – la Réforme Participative Interne, lancée en janvier 2003, issue de la volonté très largement partagée de s’appuyer sur les constats de l’Audit Participatif Interne pour améliorer notre fonctionnement et notre lisibilité. À côté des chantiers de réflexion sur les statuts, l’agrément intérieur, l’articulation entre les échelons du mouvement et le travail programmatique, le Comité de Pilotage de la Réforme participative interne a voulu également répondre au besoin largement exprimé de mettre en commun, expériences, initiatives, connaissance du parti et acquis propres au mouvement. C’est la raison de l’édition de ce petit classeur, délibérément évolutif dont nous souhaitons qu’il puisse aider les militant(e) s dans les différentes situations auxquelles ils et elles, peuvent être confronté(e)s : L’accueil et la valorisation des adhérent(e)s/militant(e)s, La qualité, l’efficacité et la convivialité des réunions, La gestion de l’information, de la communication et de la documentation, L’articulation entre les élus et le parti, La gestion et la résolution durable des conflits, La gestion des tâches administratives. Cet ouvrage n’existerait pas sans les efforts constants de femmes et d’hommes de bonne volonté - et tout particulièrement ceux de Bernard de Veylder, Amélie Piegay et Nora Idir - que je remercie très sincèrement. Elles et ils ont permis à ce document d’exister. Je souhaite qu’il demeure un outil vivant pour alimenter notre volonté commune d’améliorer le fonctionnement des Verts. Cécile Blettery-Duflot Membre du Collège exécutif, Déléguée à la Réforme Participative Interne Octobre 2004

POURQUOI CE GUIDE ?

POURQUOI CE GUIDE ?
Ce classeur s’adresse à l’ensemble des militants du parti, celles et ceux qui le représentent et font vivre ses instances, du niveau local au niveau national. Il répond à un besoin repéré dans le cadre de l’Audit Participatif pour renforcer la culture d’organisation et les méthodes de travail des Verts et rendre notre parti à la fois plus efficace et plus démocratique. L’ensemble de ces fiches résulte des « bonnes pratiques » expérimentées par les uns et les autres, de l’analyse de nos échecs mais aussi de contributions des plus expérimentés d’entre nous, voire d’acquis des mouvements d’éducation populaires. Voici donc les principes qui nous ont guidés dans l’élaboration de ces fiches : Il faut une culture d’organisation. Les Verts ne sont pas un simple rassemblement d’individus, mais une organisation. L’improvisation, l’intuition, l’inspiration, ne sauraient prévaloir, pas plus que l’absence de référence à une mémoire collective. Les Verts ont vingt ans : raison de plus pour ne pas réinventer tous les matins ce que nos prédécesseurs ont trouvé, ni surtout faire les mêmes erreurs ! Réguler et recentrer. Animer un groupe humain c’est trouver la bonne voie entre réguler et recentrer sur les objectifs, tenir compte des individus et construire de la décision collective. Associer le plus grand nombre, identifier, valoriser et utiliser les compétences de chacun au service du projet commun. Développer les capacités d’écoute et prendre du recul pour analyser. Le droit à l’erreur doit être reconnu à chacun, dans le débat comme dans l’action, car le mouvement progresse aussi en analysant ses erreurs. Attention ! Nous disons « le droit à l’erreur », pas « le droit à la faute » ! Il faut garder des traces écrites, c’est essentiel pour le suivi de nos décisions, pour la mémoire de l’organisation, la construction de sa culture commune. Bernard DE VEYLDER

I. HISTOIRE DE VERTS
I 1 Aux origines des Verts
L’histoire des Verts commence bien avant la date de leur formation en 1984 ; peu après 1945 alors que le mode de développement des pays industrialisés provoque une réelle prise de conscience des dégâts de la croissance et de la crise écologique. Des penseurs et des naturalistes de sensibilités diverses tentent alors de faire réagir le public à ces problématiques que certains relient à l’économie ou à la critique sociale. De leurs « disciples « impliqués au sein des associations de défense de l’environnement, naîtront les militants qui, dans l’effervescence de l’après 68, feront émerger l’écologie comme sensibilité politique. Dès lors, une prédisposition à l’écologie s’installera, et dès le début des années 70, le groupe « Survivre « en Alsace « et la filiale française des « Amis de la Terre « seront créés et en 1971, les premiers candidats écologistes se présenteront aux élections cantonales en Alsace. Toutefois, la première apparition médiatique ne survient qu’avec la candidature à l’élection présidentielle en 1974 de René Dumont, agronome tiers-mondiste. Bien que perçu comme un candidat marginal, ses interventions télévisées, -le verre d’eau bu sur les plateaux : « tant qu’on peut encore boire » -, pèseront sur les esprits bien au-delà des 1,32 % et marqueront l’entrée réelle de l’écologie dans le champ politique. Quand bien même, René Dumont dira voter au 2e tour pour François Mitterrand « à titre personnel ». Suite à la campagne « Dumont » le mouvement écologiste, première organisation écologiste nationale, est fondé aux assises de Montargis. Symbolique de la culture libertaire du mouvement, la fédération anarchiste figurera parmi les groupes d’adhérents et le quittera d’ailleurs quand des candidats seront présentés aux cantonales de 1976. En somme, la campagne de René Dumont comme le programme du Mouvement écologiste démontre que non seulement les écologistes ont 30 ans d’avance en dénonçant le risque de changement climatique et d’épuisement des ressources mais plus encore, qu’ils ont dès l’origine un programme généraliste : opposition au pillage du tiers-monde, à l’oppression des femmes, des immigrés, critique du libéralisme, autogestion ; tout y est. Les écologistes d’alors sont loin d’être à droite, mais refusent tout appel à voter pour la gauche et sont contre tout désistement. Ils estiment ne pas être « propriétaires de leurs voix » ; les électeurs, pensent-il étant capables de se déterminer eux-mêmes. Au Larzac, emblème de la contestation des années 70, sur les sites de construction des centrales nucléaires, Fessenheim, Malville, Plogoff, les grands rassemblements se démultiplient tandis qu’arrivent les municipales de 1977 qui donneront une tout autre dimension aux écologistes. Les résultats des listes qu’ils présentent dans les grandes villes sont significatifs, elles dépassent parfois les 10 %. L’écologie est tellement prise en considération que l’année suivante, tous les partis politiques intègrent

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un chapitre « défense de l’environnement » à leur programme pour les législatives. Les liens tissés sur les terrains de lutte, le déclin de l’extrême gauche, l’image donnée lors des élections, sur une autre manière de faire de la politique, font converger vers les écologistes, des non-violents, militants anti-nucléaires, sympathisants de l’extrême gauche ou proche du PSU, défenseurs de la « nature » qui se radicalisent, membres d’associations de consommateurs ou d’usagers des transports.

« Aujourd’hui l’écologie » pour les présidentielles et les législatives de 1981. Chaque fois, il est précisé que les candidats écologistes ne se désisteront pour personne même si certains ne pourront s’empêcher d’appeler à voter pour les candidats du PS au second tour. Un des inconvénients de structuration souple est dû à l’absence de réel porte-parole. De ce fait, Brice Lalonde, auquel la candidature comme tête de liste des écologistes à Paris aux municipales de 1977 donne une visibilité médiatique, monopolise l’expression des écologistes durant cette période ; visibilité qui sera accentuée plus tard par sa candidature à la présidentielle de 1981 (3,9 %). Une partie des écologistes ressent le besoin d’une structure pérenne et c’est une minorité qui décide alors de créer le « Mouvement d’Ecologie Politique » (MEP) en 1980 dans lequel se fond le « Mouvement Ecologique » qui sera présidé par Philippe Lebreton. Il ne s’agit plus d’une fédération de groupes ; l’adhésion y est individuelle et l’appartenance avec un autre parti politique est proscrite. On y retrouvera notamment, Antoine Waechter, Solange Fernex et Jean Brière. En opposition se créera en juillet 1981, une Confédération écologiste, avec Brice Lalonde et Pierre Radanne, qui se voulait être une structure très souple, regroupant des groupes locaux. En 1982, des militants lancent un appel pour la création d’une structure unitaire et des discussions sont amorcées entre les deux organisations, le MEP se transforme en « Les Verts Parti--écologiste » et la Confédération écologiste en « Les Verts Confédération écologiste ». À Clichy, les 28 et 29

I. 2 L’union des écologistes
Ces succès électoraux vont alors poser le problème de l’unification des écologistes français. Le Mouvement écologique (ME) est une formation très souple à laquelle se fédèrent des groupes locaux ou régionaux. Les Amis de la Terre, qui en 1977 se sont organisés en réseau national, forment une structure concurrente et des dizaines de groupes locaux n’appartiennent à aucun regroupement national. Cette situation n’est pas seulement due à l’émergence du mouvement, mais découle de la volonté politique d’une grande part des militants de culture libertaire qui refusent la création d’un parti car, selon eux, c’est un instrument de conquête du pouvoir qu’ils rejettent jugeant possible de peser pour avoir non le pouvoir mais du pouvoir. Des journaux comme « La Gueule Ouverte », fondé par Pierre Fournier ou le bulletin de l’APRE, animé par Jean-Luc Burgunder servent alors de lien à la mouvance écologique. Pour chaque élection nationale se créent donc des coordinations temporaires « Ecologie 78 » pour les législatives (4,4 %), « Europe écologie » pour les premières élections européennes (4,4 %),

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janvier 1984, les deux organisations s’unissent dans un parti unique, « les Verts » qui porte en sous-titre « Confédération écologique-Parti écologiste » pour bien marquer la double nature de la nouvelle organisation ; à la fois parti politique et mouvement.

I. 3 Vingt ans d’existence…
Un an après l’unification, les Verts ont environ 1000 adhérents, la liste de Didier Anger, aux européennes ne fait que 3,37 %, les caisses sont vides et l’écologie, après ses succès des années 70, cesse d’intéresser les médias. Sous l’influence d’Yves Cochet, Didier Anger, Jean Brière et Guy Marimot décident de mettre en avant le social et le partage du travail et des richesses. Des appels sont lancés aux militants du PSU, du MAN (Mouvement pour une alternative non-violente), de la gauche alternative pour qu’ils rejoignent les Verts. Aux législatives de 1986, les Verts n’obtiennent que 1,2 % des suffrages ; la direction est en échec. En septembre, c’est sur sa ligne d’ouverture aux autogestionnaires et alternatifs que l’assemblée générale la désavoue. La motion d’Antoine Waechter et Andrée Buchman, « l’écologie n’est pas à marier » est majoritaire. Celle-ci réaffirme l’écologie politique comme pensée originale différente de la droite et de la gauche et refuse toute alliance électorale. À l’Assemblée Générale de 1988, Antoine Waechter conforte encore sa majorité et l’emporte nettement pour sa candidature à l’élection présidentielle de 1989 où il obtiendra 3,8 %. En dépit de la concurrence de Pierre Juquin, dissident du PCF, qui attire nombre de sympathisants aux idées écologistes et qui adhérera d’ailleurs aux Verts en 1991.

Quand bien même l’alliance avec la gauche permit de renforcer la présence des Verts dans les exécutifs, les élections municipales de 1989 sont marquées par un fléchissement du nombre de voix. Les Verts présentent des listes Vertes et ouvertes qui se maintiendront au second tour et ne fusionneront que sur un programme précis et rendu public. Ils obtiennent en moyenne 9 %, ont 300 élus au soir du premier tour et autant sur des listes maintenues au deuxième et sur la dizaine qui ont passé des accords avec le PS. Deux alliances de second tour avec la droite seront cependant l’objet de fortes critiques au sein du mouvement. Les Verts entrent en nombre dans les exécutifs locaux. Aux élections européennes de juin, la liste menée par Antoine Waechter avec 10,6 % des suffrages (2 millions de voix), réalise le meilleur résultat historique des Verts qui auront alors 9 députés et compteront près de 6000 adhérents. Durant cette période et contrairement aux légendes, les Verts n’ont jamais cessé de s’investir sur des problèmes autres qu’environnementaux. Ils manifestent contre la guerre du Golfe en 1991 et s’impliquent dans de vifs débats sur le traité de Maastricht. Antoine Waechter et Yves Cochet sont pour le « Oui », Dominique Voynet ou Alain Lipietz pour le « Non ». (La division est telle, que le mouvement ne prendra pas de position) Même si dans la grande majorité, les Verts ne contestent pas l’écologie en tant que troisième courant politique, (dans l’état d’esprit du « ni droite ni gauche » figurant déjà sur les affiches de campagne des législatives de 1981), nombreux sont ceux qui refusent néanmoins de mettre gauche et droite sur le même plan. Le refus des alliances

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pour les élections au scrutin majoritaire est contesté tout autant que la fermeture de la majorité qui fait grand débat au sein d’un mouvement où la proportionnelle et le respect des minorités figurent dans les principes fondamentaux. En 1991 toujours, ce sera l’appel : « Les Verts au pluriel » lancé par Dominique Voynet et Gérard Onesta qui va agiter la vie interne du mouvement. Signé par des Verts de différentes tendances, il propose l’ouverture à d’autres courants tout en remettant en cause l’état du parti sans toutefois dénier le rôle de leader à Antoine Waechter. En guise de réponse, les fidèles d’Antoine Waechter opposeront une fin de non recevoir. Aux élections régionales de 1992, les listes étiquetées écologistes connaissent un succès non négligeable (14 %), mais « les Verts », concurrencés par « Génération écologie », parti fondé par Brice Lalonde et Noël Mamère à l’instigation de François Mitterrand pour assurer une réserve de voix au PS, n’obtiennent que 7 %. Ces élections apparaissent comme une réussite ; Marie-Christine Blandin enlève la présidence de la région Nord. L’année suivante, malgré un accord avec « Génération écologie », les Verts n’ont aucun député. La stratégie du refus d’alliance qui n’avait guère été contestée dans des élections à la proportionnelle montre ses limites dans les scrutins majoritaires. L’adhésion de militants venus de l’extrême gauche ou du PSU et le délitement de « Génération écologie » contribuent de plus à renforcer la minorité à l’AG de 1992. Si Antoine Weachter reste majoritaire, la liste au quart national du CNIR menée par Dominique Voynet arrive en tête avec 40 % des suffrages.

Du coup, en novembre 1993 a lieu un tournant stratégique. La motion d’Antoine Waechter est supplantée par celle qui est incarnée par Dominique Voynet, La motion de synthèse de l’AG de Lille recueille 62 %, le « ni droite ni gauche » est défini de telle sorte qu’il autorise les alliances électorales avec les partis de gauche. L’image des Verts dans l’opinion publique est alors celle de chapelles divisées tant par les tensions internes au sein des « Verts » que par l’existence de « Génération écologie » et de divers partis nés de ses dissidences ou exclusions. Aux élections européennes, la liste menée par Marie-Anne IslerBeguin en pâtit (moins de 3%), « les Verts » perdent leurs députés. Le départ d’Antoine Waechter et de ses proches pour fonder le Mouvement Ecologiste Indépendant aggrave cette division. La nouvelle direction met rapidement en place ses orientations d’union d’une partie de la « gauche de la gauche ». Dominique Voynet est ainsi désignée comme candidate des Verts à la présidentielle de 1995 non seulement par les Verts mais dans un scrutin où participent divers groupes de la mouvance de la gauche alternative. La campagne apparaît souvent peu visible sur les thématiques traditionnelles des Verts et le résultat n’est pas probant pour la nouvelle équipe : 3, 3 %. Fin 1995, à l’AG du Mans, la motion de synthèse qui recueille 75 % des voix propose d’engager avec la gauche une réflexion sur les conditions d’un accord politique, non pour une simple alternance mais pour une alternative. La minorité estime qu’une telle alliance est prématurée ; le rapport des forces ne permettant pas aux Verts de peser suffisamment pour proposer une alternative. La dissolution de l’Assemblée nationale en 1997 précipitera les échéances.

HISTOIRE DE VERTS

Un accord avec le PS prévoit l’instauration de la proportionnelle, un moratoire sur le nucléaire, l’abandon de quelques grands projets, la suppression des lois Debré sur l’immigration etc., des candidatures uniques sur 150 circonscriptions (30 pour les Verts, 100 pour le PS). Les Verts ont pour la première fois 4 députés, 3 autres candidats « écologistes » sont élus dont 2 rejoignent les Verts. La victoire de Lionel Jospin permet aussi la première participation Verte à un gouvernement : Dominique Voynet devient ministre de l’Aménagement du territoire et de l’environnement dans un gouvernement de « majorité plurielle ». La participation gouvernementale semble un succès. Différents partis se réclamant de l’écologie rejoignent les Verts, 74 conseillers régionaux sont élus aux régionales de 1998 et, en 1999, 9 députés vont siéger au Parlement Européen.

Si les premières années Jospin sont prometteuses (réduction du temps de travail, abandon de Superphénix et du canal Rhin-Rhône) l’accord de gouvernement n’est vite plus respecté. Si en 2000, l’entrée au gouvernement de Guy Hascoët donne aux Verts un second portefeuille, il n’est plus question de proportionnelle, le soutien du PS manque sur la taxation du gazole, les lois sur la chasse et l’eau. Lionel Jospin manque à ses promesses électorales notamment sur la régularisation des sans papiers. La proportion de Verts qui contestent la participation gouvernementale croît à chaque trahison du contrat de mandature. L’échec de Jospin à la présidentielle de 2002 sera la sanction de ces renoncements et d’une politique ne répondant pas aux attentes de son électorat. Un changement de majorité suivra lors de l’assemblée générale des Verts de décembre 2002 à Nantes. La nouvelle majorité est élue sur une orientation plus critique par rapport au Parti socialiste.

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A s s e m b l é e
L'Assemblée fédérale
Les délégués, mandatés par les assemblées régionales, s’y réunissent tous les deux ans, afin de définir les principales orientations politiques du parti

g é n é r a l e

o r d i n a i r e

Assemblée décentralisée dans les régions

Les adhérents élisent leurs délégués à l'Assemblée Fédérale et font un premier tour de vote sur les orientations politiques

Assemblée Générale régionale

Les adhérents élisent leurs représentants au CNIR. Élisent les instances régionales

Conseil National Inter Régional : 120 membres
3/4 de ses membres sont les représentants des régions
Bureau du CNIR 4 membres

CNIR

Collège des 21 : propose la composition du CE

1/4 est élu par l'Assemblée Fédérale
Les 8 membres veillent au respect des statuts et de l'agrément intérieur Ils peuvent annuler une décision irrégulière

HISTOIRE DE VERTS

Commissions et Intergroupes

Conseil statutaire

24 commissions nationales, et 4 intergroupes, composés d’adhérents et de sympathisants, travaillent sur des thèmes ayant trait à l’environnement, à la société et à la citoyenneté

Collège exécutif
Nombre (10 à 15) et fonctions décidés par le CNIR précédant l'assemblée fédérale. Ses membres assurent la permanence politique du mouvement, dans le respect des décisions du CNIR, de l'AG ou des referendums.

2 Commissaires financiers : contrôle financier, rapports à l'AG

II. LES VERTS MODE D’EMPLOI
II.1 Instances nationales des Verts
Comme toute organisation politique démocratique, le parti des Verts dispose de trois instances nationales : une (double) instance législative, une instance exécutive et une instance que l’on pourrait qualifier de contrôle statutaire. Toutes les instances vertes respectent le principe de la parité et ont le même nombre d’hommes et de femmes parmi leurs membres. Les instances vertes respectent également le principe de proportionnalité selon lequel toutes les motions doivent être représentées en tenant compte des votes qu’elles ont obtenus aux élections internes. Seul le Conseil statutaire est élu indépendamment de toute référence aux motions d’orientation nationale. Le législatif : l’assemblée générale (AG) et le Conseil National Inter Régional (CNIR) L’AG ordinaire, dite aussi AG nationale est l’instance souveraine des Verts. Elle se réunit une fois tous les deux ans pour décider de l’orientation politique du parti. Comme il est matériellement (et financièrement !) impossible de réunir tous les Verts le même jour au même endroit, elle est précédée deux semaines plus tôt dans chaque région d’une AG décentralisée qui réunit le même jour, à la même heure, tous les Verts de toutes les régions pour débattre des mêmes sujets et voter sur les mêmes motions. Chaque AG décentralisée envoie des délégués à l’AG fédérale. Certaines des motions mises au vote sont des motions d’orientation. Chaque Vert ne peut voter que pour une d’entre elles. D’autres sont des motions ponctuelles, portant sur des sujets variés et chacun peut voter pour plusieurs motions. Les statuts ne peuvent être modifiés que par une AG extraordinaire ou par un référendum et par une majorité de 66 % des votants. Entre deux AG fédérales, le CNIR est l’instance dirigeante des Verts. Il applique les décisions de l’AG fédérale. Le CNIR se réunit au moins une fois tous les 3 mois. Il se compose de 120 membres élus pour 2 ans et pour 3/ 4 par les régions et 1/4 par l’AG fédérale. Lors des assemblées, des motions sont présentées, discutées puis soumises au vote. Celles qui auront obtenu au moins 50 % des votants (total des oui, non et abstentions) et 60 % des exprimés (total des oui et des non) font désormais la « loi » des Verts. Le CNIR peut modifier l’agrément intérieur et ses annexes (code des sanctions, cotisations des élus) par un vote à 66 % des votants. Un exemple de décisions du CNIR : ✔ Le 15 juin 2003 le CNIR a voté une motion sur la stratégie qu’allaient suivre les Verts pour les élections régionales et européennes de 2004.

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L’exécutif : Le collège exécutif (CE) Le CE que l’on peut qualifier de gouvernement des Verts assure la permanence politique ainsi que le fonctionnement régulier du parti. Il assure l’exécution des décisions de l’AG et du CNIR. Il est composé de 10 à 15 membres élus par le CNIR au CNIR suivant l’AG Fédérale (depuis plusieurs années, ce CNIR a lieu le lendemain de l’AG fédérale) Il est constitué d’un secrétaire national, au minimum d’un secrétaire national adjoint, d’un trésorier, et de deux porte-parole. Les autres membres sont chacun chargés d’une responsabilité. Les membres du CE reçoivent des indemnités de fonction en lien avec le temps consacré à la vie du mouvement. Le CE se réunit, en général, une fois par semaine. Les fonctions du CE sont multiples : ✔ Il met en œuvre les décisions du CNIR, ✔ Il anime les campagnes nationales : colloques affiches, brochures, tracts, ✔ Il assure l’intendance du mouvement : gestion du fichier national des adhérents, gestion des sites Web, rédaction de la presse des Verts… ✔ Il coordonne les campagnes électorales, ✔ Il assure les relations du parti avec les autres partis, avec les syndicats, avec les associations, il coordonne les différentes régions et commissions thématiques, assure des formations, anime le mouvement, suit les adhésions, assure l’élaboration d’un journal interne…

✔ Il organise la tutelle des instances régionales qui ne fonctionnent plus correctement. Le secrétaire national représente les Verts dans les relations avec les pouvoirs publics ou avec d’autres partis. Les porte-parole expriment à destination des médias et du grand public l’avis des Verts sur les problèmes d’actualité. Ils s’expriment souvent sous la forme de communiqués. Deux exemples de communiqués : ✔ Le 5 août 2004, les Verts rappellent leur opposition aux essais sur les OGM en plein champ et leur solidarité avec les faucheurs volontaires parmi lesquels se trouvent deux députés verts et le secrétaire national. ✔ Le 16 septembre 2004, les Verts soutiennent la grève nationale de l’inspection du travail suite à l’assassinat de deux inspecteurs pendant l’exercice de leur fonction. Le contrôle statutaire : Le Conseil statutaire (CS) Le CS veille au respect des statuts et de tous les textes réglementaires des Verts qu’il s’agisse de textes nationaux (l’agrément intérieur et ses annexes) ou de textes régionaux ou infra régionaux comme des statuts départementaux, par exemple. Le CS se compose de 8 membres élus pour 4 ans. Le CS se renouvelle par moitié lors de chaque AG fédérale. Le CS peut être saisi par un adhérent, ou par une instance verte. Il peut aussi se saisir lui-même. Lorsqu’il estime qu’une décision n’a pas respecté un texte réglementaire ou une décision prise par

LES VERTS MODE D’EMPLOI

une instance compétente, le CS peut annuler cette décision. Le CS annule, par exemple, les décisions qui ont été prises par une AG régionale qui n’a pas été convoquée dans les délais prévus par les statuts régionaux. Le CS rappelle à certains les règles des Verts qu’ils ne respectent pas. Le CS a, par exemple, rappelé, à plusieurs occasions à plusieurs élus, les règles du

non-cumul des mandats. Il les a informés qu’ils ne pourraient plus obtenir l’investiture verte s’ils conservaient tous leurs mandats ou pouvaient être suspendu de tout nouveau mandat interne. Tout Vert ou toute instance verte contre laquelle une instance régionale a pris une sanction peut faire appel de cette sanction devant le Conseil statutaire.

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LES VERTS MODE D’EMPLOI

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Les instances régionales et infra régionales des Verts
Les Verts sont une confédération. Chaque région a son organisation et dispose d’une grande autonomie. La région a un rôle important dans l’organisation des Verts. Toute personne qui adhère aux Verts adhère simultanément à l’organisation nationale et à une organisation régionale. Les demandes d’adhésion sont reçues par l’organisation régionale. Chaque région s’organise comme elle le désire et créé des groupes que l’on appelle infra régionaux. Le Conseil Statutaire peut annuler tout acte, toute décision de la région ou d’un groupe infra régional s’il est contraire aux statuts nationaux, régionaux, départementaux ou locaux. Mais le Conseil Statutaire ne peut pas se substituer à l’instance compétente pour prendre une nouvelle décision. La région Une région des Verts correspond à une région administrative ou à un DOM, un TOM ou un POM. Une seule exception : la Savoie qui a demandé et obtenu de constituer une région distincte de la région Rhône-Alpes. La région vote en assemblée générale des statuts qui ne doivent pas être en contradiction avec les statuts nationaux. L’assemblée générale régionale a lieu au moins une fois tous les deux ans. Des assemblées générales extraordinaires peuvent être convoquées entre deux assemblées ordinaires. L’administration de la région est assurée par un

Conseil d’Administration Régional (CAR), parfois aussi appelé Conseil Politique Régional (CPR). Les membres du Conseil sont élus par l’AG régionale pour certains, par les instances départementales ou les groupes locaux pour d’autres. Le Conseil d’Administration Régional élit en son sein un bureau ou secrétariat exécutif comportant au moins un secrétaire, un trésorier et un porteparole. Le CAR ou le CPR est l’interlocuteur des instances nationales avec les Verts de la région. Le CAR ou CPR administre la région. Il organise les élections, autorise ou refuse la création d’instances infra régionales. Il contrôle le fonctionnement de ces instances. Il reçoit les adhésions et peut refuser celles qui viennent de personnes dont les actions ou les déclarations ne correspondent pas à l’idéologie des Verts. L’organisation infra régionale 1 L’organisation départementale : Certaines des régions ont des structures départementales qui regroupent les adhérents qui résident dans le département. Le département peut se donner des statuts qui ne doivent être en contradiction ni avec les statuts nationaux, ni avec les statuts régionaux. (cf. article XI Agrément intérieur) L’administration du département est assurée par un Conseil d’Administration Départemental (CD ou CAD) ou par un Conseil Politique départemental (CPD). Le mode d’élection des membres de ce Conseil est défini dans les statuts. Le Conseil départemental

LES VERTS MODES D’EMPLOI FORMER, SE FORMER : ASPECTS INDIVIDUELS ET COLLECTIFS

élit en son sein un bureau ou secrétariat. Ce bureau comprend au moins un secrétaire, un trésorier et un porte-parole. 2 Les groupes locaux. Le groupe local est la cellule de base des Verts. Il organise la vie militante au niveau local. Tout adhérent fait partie d’un groupe local. Un groupe local regroupe les adhérents qui résident dans la même zone géographique. Dans les grandes villes, il y a le plus souvent plusieurs groupes locaux de quartier. Dans les zones rurales, plusieurs communes peuvent se regrouper pour former un groupe local. Le nouvel adhérent apprend à connaître les Verts d’abord dans un groupe local. Il participe aux actions de ce groupe. Le groupe local doit garder une taille qui permet des relations entre tous les membres du groupe.

Tout groupe local a, au moins, un secrétaire et un trésorier. L’AG régionale peut déléguer aux Conseils départementaux la création et le contrôle des groupes locaux.

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3 Des nouveaux regroupements Avec le développement de l’intercommunalité se sont parfois développés des groupes d’agglomération ou de communauté de communes. Les grandes villes, aussi, ont parfois organisé des structures qui regroupent différents groupes locaux. En général, ces groupes ne forment pas de structure permanente. Ils se réunissent, lorsque le besoin s’en fait sentir, souvent pour des actions communes.

LES VERTS MODES D’EMPLOI

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Les commissions
Une commission est un groupe de Verts qui décident de travailler ensemble sur un même sujet. Il est de la responsabilité des instances nationales ou régionales des Verts d’impulser et de coordonner ce travail de réflexion nécessaire à la constitution de positions et de propositions des Verts. La création d’une commission nationale 10 Verts issus d’au moins 3 régions différentes peuvent créer une commission. Ils doivent pour cela envoyer un courrier au CNIR dans lequel ils expliquent le(s) thème(s) qu’ils veulent traiter ensemble. La création de la commission doit ensuite être ratifiée par le CNIR. Le responsable de la commission est choisi par le CNIR sur proposition de la commission. Il participe aux réunions du CNIR sans droit de vote. Le fonctionnement d’une commission Tout adhérent peut participer aux travaux d’une ou plusieurs commissions. Des personnes non adhérentes aux Verts peuvent participer aux travaux des commissions. Certaines commissions ont des groupes de travail permanents ou occasionnels qui travaillent sur des sujets précis. Une commission peut inviter un membre d’une autre commission ou une personne extérieure aux Verts pour lui apporter une information et participer à un débat. Chaque commission doit fournir chaque année au

CNIR un bilan de son travail de l’année précédente et ses projets pour l’année suivante. Elle fournit aussi un bilan financier. Les responsables de toutes les commissions se réunissent trois fois par an Les commissions doivent se coordonner avec les commissions des autres partis Verts de l’Union Européenne. Le rôle des commissions Une commission a pour mission de fournir des propositions d’orientation et d’action aux Verts sur le thème sur lequel elle travaille. Elle peut, pour cela, produire tout document que lui demande le CNIR ou le CE. Elle peut aussi organiser des événements : conférences de presse, journées d’étude, forum ou atelier aux journées d’été. Les commissions et les régions Il serait très souhaitable que chaque commission ait un correspondant dans chaque région. Une action volontariste des membres de la commission peut y contribuer. Des commissions régionales peuvent se créer. Certaines de ces commissions ont le même objet que celui d’une commission nationale. Elles coordonnent leur travail avec celle-ci et, éventuellement, avec celui d’autres commissions régionales qui travaillent sur le même sujet. D’autres commissions ont un objet propre à la région.

LES VERTS MODES D’EMPLOI

L’Europe et après
Les Verts existent et sont actifs au-delà de nos frontières : en Europe bien sûr mais aussi sur les autres continents. Ainsi le premier député Vert fut élu en Suisse en 1981 ! Au niveau Européen, les écologistes se retrouvent dans deux instances. La première instance, le Parti Vert Européen/ Fédération Européenne des Partis Verts, a une vocation paneuropéenne et au-delà des frontières de l’Union Européenne, elle regroupe les 33 partis écologistes de l’Europe entière : de la Norvège à Malte et de la Suisse à la Slovénie. Le Parti Vert Européen permet le lien de tous les partis entre eux et accompagne le devenir de chacun. C’est surtout le lieu où se retrouvent également toutes les forces écologistes d’Europe du Sud et de l’Est pour élaborer une réflexion politique et des actions communes. Avec l’élargissement de l’Union Européenne en 2004, la démarche politique entreprise dès les années 1980 a pris tout son sens. C’est au sein du Parti Vert Européen/ Fédération Européenne que s’élaborent les grands axes de notre stratégie commune. Les débats y sont parfois vifs, comme à l’occasion du Conflit du Kosovo, mais le travail en commun porte toujours ses fruits ! Le Parti Vert Européen/ Fédération Européenne fonctionne de la même manière que les Verts Français : un Conseil (équivalent de notre CNIR) qui regroupe les délégués de chaque parti se réunit deux fois par an, un Comité exécutif composé de 9 membres et élu pour 3 ans, assure l’application des décisions et le Congrès se retrouve tous les 3 ans.

Le Conseil comprend deux délégués de chaque pays. Il se réunit deux fois par an pour définir la stratégie européenne à moyen et long terme. Pour les Verts Français, les délégués au 1er novembre 2004 sont Alain Lipietz et Dominique Voynet. Depuis cette année, le financement est assuré par des financements publics (commission européenne des partis européens). Le Comité exécutif comprend 9 personnes (élues directement par le Conseil).

Groupe Vert au Parlement Européen 34 députés représentant 11 des 25 pays d’Europe Parti Vert Européen (ancienne Fédération Européenne des Partis Verts) représentant 32 pays (dimension paneuropéenne)

La deuxième instance est le groupe Vert au Parlement Européen. Il regroupe les élus des pays de l’Union Européenne. Il regroupe les élus des pays de l’Union européenne. Aujourd’hui, 11 pays y sont représentés et grâce à un travail en commun avec les régionalistes, avec ses 38 députés, c’est le quatrième groupe au Parlement Européen. Si les écologistes sont élus de manière significative en Allemagne, en Autriche, au Luxembourg (qui a la plus forte proportion d’élus par habitant), en Belgique et en France, le «sud» de l’Europe a encore malheureusement une voix bien faible au sein de l’Union Européenne : les Italiens n’ont que deux députés européens, les Grecs et les Portugais, aucun…

LES VERTS MODES D’EMPLOI

Si les Européens comptent dans leurs divers Parlements nationaux plus de 150 députés et des milliers d’élus locaux et régionaux, n’oublions pas que les écologistes ont par essence une vocation planétaire. C’est à cette échelle que se posent la plupart des grands défis de l’avenir de la planète (réchauffement climatique, mondialisation, déchets nucléaires etc). Des Fédérations existent sur les autres continents. En Afrique, même s’ils restent essentiellement francophones, les grands mouvements «environnementaux» de l’Afrique anglophone commencent à faire le pas du politique. En Amérique, les 3 millions de voix apportées à Ralph Nader aux dernières présidentielles ont donné un «coup de fouet» aux écologistes du Nord. En Amérique du Sud, de petits partis, comme celui du Chili, ont la même «culture politique» que la nôtre et, malgré les énormes difficultés d’ordre démocratiques, les Verts se développent en Colombie, au Pérou et un peu partout sur ce continent. La zone «Asie/Pacifique» a le plus gros potentiel : d’un côté des partis Verts avec une tradition très anti-nucléaire (Nouvelle-Zélande, Australie) et de l’autre, l’énorme réservoir des ONG et mouvements

écologistes et pacifistes comme au Japon, à Taiwan ou en Corée qui sont en passe de se structurer politiquement en février 2005, au Japon. Même si depuis longtemps, les Verts avaient déjà des relations de réseau entre eux, ce n’est qu’en 2001, à Canberra, à l’occasion du premier Congrès des Verts Mondiaux, qu’ils franchissent une étape supplémentaire en se structurant politiquement en «Réseau Mondial». Ce réseau sera doté d’une Coordination des Verts Mondiaux et d’une Charte des Verts Mondiaux qui décline nos valeurs communes et donne un cadre politique à nos actions sur toute la planète. Mais il reste du pain sur la planche et la question du lien politique avec toutes les démarches, «citoyennes» se pose de manière récurrente. Là aussi un pas a été fait avec une nouvelle expression de l’écologie politique au sein du Forum Social de Mumbai en début d’année. Au contraire de nombreuses autres forces politiques, nous n’avons pas encore fait date dans l’ « Histoire » mais nous n’en sommes qu’au début de notre «histoire»...

III ADHÉRER, FAIRE ADHÉRER
III. 1 Adhérer
Qu’il soit le fruit d’une longue réflexion ou lié à un fait marquant de l’actualité, l’adhésion à un parti politique n’est pas un acte anodin pour la personne qui franchit le pas, c’est très souvent un acte d’engagement important. Financièrement et matériellement, cela peut également être une ressource non négligeable que le parti dans son ensemble doit prendre en considération. C’est pourquoi le nouvel adhérent doit faire l’objet d’un certain nombre d’attentions de la part de ceux qui gèrent le parti comme de ceux qui le constituent. Il faut d’abord prendre en compte que la culture politique n’est pas identique chez tous les adhérents et que l’emploi de termes compliqués, d’abréviations, de sous-entendus n’est pas la meilleure manière de l’intégrer. Ensuite, il est impératif d’accepter que l’adhérent ne soit pas forcément un militant et qu’il peut ne pas vouloir donner de temps pour militer ; qu’il peut avoir besoin de temps avant de s’afficher « Vert » (problème de certaines personnes expertes qui peuvent avoir des contraintes professionnelles les empêchant de trop « se montrer » mais qui seraient prêtes à apporter leurs compétences ou expertises sur certains thèmes des Verts. Il faut aussi tenir compte du fait que l’adhérent peut avoir des contraintes spécifiques pour donner du temps (problème des familles monoparentales avec contraintes d’horaires, de gardes d’enfants, de charge de travail etc.), qu’il peut avoir besoin de temps avant de se mettre à tracter ou à coller des affiches... Voire qu’il ne le fera jamais et que c’est son droit. Enfin, la démotivation chez les adhérents se fait généralement dans les premiers mois qui suivent l’adhésion. Elle est souvent due à une mauvaise image du mouvement donnée lors de réunions trop longues, houleuses, improductives. De ce fait, le nouvel adhérent a du mal à participer au débat. Nous verrons tout cela en détail dans les prochaines fiches mais avant tout quelques éléments à donner au nouvel adhérent pour un bon départ : Le kit du nouvel adhérent ✔ Une lettre de bienvenue personnalisée n’est pas un acte superflu ! ✔ Un guide d’accueil actualisé. ✔ Coordonnées complètes des groupes locaux et de la région. ✔ Documents « locaux » (journal Vert, infos locales, etc.) Procédure d’accueil des Verts de Lille Repérer les nouveaux adhérents (listing du secrétariat régional, nouvelles têtes dans les réunions) Création d’un parrainage par un autre adhérent si possible du même quartier qui rencontre le nouvel adhérent et l’accompagne dans sa vie militante Rencontres entre nouveaux adhérents qui permettent au passage de resituer l’histoire et le fonctionnement du parti.

ADHÉRER, FAIRE ADHÉRER

Zoom sur : Champagne-Ardennes On ouvre les réunions locales aux nonadhérents (en tant qu’intervenants ou simples auditeurs) et l’on termine par un repas !

Ensuite, et lorsque des sympathisants commencent à s’informer, s’intéresser et à assister aux réunions, il s’agit d’assumer l’existence de divergences et d’adapter ses capacités à gérer les conflits et à réguler du débat… Enfin, lorsque le militant fait le choix de prendre sa carte, un minimum d’accompagnement et d’attentions l’encouragera dans ce choix. L’arrivée dans le groupe local doit être vécue comme une expérience positive qui ne relève ni de la bonne action ni du pensum. Le secrétaire régional, le responsable du groupe local doivent y veiller tout autant que les simples militants qui ont un rôle à jouer.

III. 2 Faire adhérer
Si l’on considère le nombre d’adhérents, « Les Verts » est un petit parti. De plus, force est de constater que malgré l’idéologie qu’il défend, il manque cruellement de jeunes, de femmes et de membres plus âgés mais également de personnes issues de l’immigration et de couches sociales plus défavorisées. C’est pourquoi les initiatives des groupes locaux sont les bienvenues pour accroître les troupes et diversifier les rangs ! La première des choses à faire au niveau local est évidemment d’informer sur l’existence (hé oui), l’idéologie et la composition des Verts. C’est une forme de démarchage un peu commercial parfois rebutant pour les militants, mais essentiel.

Zoom sur : La Loire Une journée à thème pour la Saint-Valentin 2004 « La violence faite aux femmes » a permis aux Verts de se faire connaître sous un jour différent, de sensibiliser un public féminin, et de recruter de nouvelles adhérentes.

ADHÉRER, FAIRE ADHÉRER

Je soussigné-e, Nom Prénom
Né-e le

Bulletin d’adhésion

Domicilié-e Code postal Téléphone Mobile Profession n’appartenant à aucune formation politique, ayant pris connaissance des statuts régionaux, déclare adhérer à : “Les Verts”. Afin de participer plus amplement au travail de réflexion et d’action des Verts, je souhaite faire partie de la (les) commission(s) : Ville Fax Courriel

❑ Agriculture ❑ Culture ❑ Déchets ❑ Economie ❑ Energie ❑ Enfance-Education ❑ Environnement ❑ Espéranto

❑ Extrême-droite ❑ Femmes ❑ Gays-Lesbiennes ❑ Handicaps ❑ Immigration ❑ Justice ❑ Mer Littoral ❑ Paix et désarmement

❑ Santé ❑ Services publics ❑ Social ❑ Transnational ❑ Transports ❑ Vieillesse

j’autorise Les Verts à utiliser en interne ces informations sur mes compétences et à me solliciter (sans engagement de ma part) dans le dans le cas où ces compétences pourraient être utiles pour une action ponctuelle ou régulière.

❑ Linguistique ❑ Artistique ❑ Relations Humaines
Date

❑ Animation ❑ Comptabilité/gestion ❑ Communication/pub
Signature

❑ Marketing ❑ Enseignement ❑ Sport

ADHÉRER, FAIRE ADHÉRER

Modèle de lettre de bienvenue

Cher(e) ami(e), Tu as fait le choix de rejoindre Les Verts, nous t’en remercions et, à cette occasion, voici en quelques mots la raison d’être des Verts. Ecologistes, démocrates, pro-Européens (mais opposés à l’Europe libérale !), inspirés des mouvements sociaux, les Verts, dénoncent l’exploitation de l’homme par l’homme sur toute la planète, la dégradation de la nature et l’épuisement des ressources naturelles. Depuis leur création en 1984, les Verts se sont fixés des règles : la parité femmes-hommes à tous les niveaux de la représentation externe et interne, le non-cumul des mandats, la représentation des tendances minoritaires… et, ils s’y tiennent ! Les Verts, unis, allient radicalité et réalisme ; ils se sont inscrits dans une logique d’alliance stratégique avec la gauche, ce que nous appelons : « l’autonomie contractuelle ». Mais les Verts entendent bien cultiver ce qui fait leur spécificité, leur autonomie; ils prônent une « politique autrement », contestent le productivisme et dénoncent le mythe de la « croissance providence », étendent la solidarité au respect du « droit des générations futures », veulent « agir localement en pensant globalement » et œuvrer pour un « développement durable ». C’est ce qui fait leur ciment. Les Verts sont présents à l’Assemblée nationale. Ils ont participé au gouvernement de 1997 à 2002. Mais pour peser, il convient d’agir sur toutes les politiques publiques et donc d’entrer dans les exécutifs, renforcer les réseaux, et faire émerger des contre-pouvoirs. Pour avoir du poids, il faut être nombreux ! Que seraient nos centaines d’élus municipaux, nos conseillers généraux, nos quarante et un maires Verts, mais aussi nos trois députés et nos quatre sénateurs sans un mouvement fort ? sans une dynamique qui les porte ? Les Verts comptent environ 9000 adhérent(e)s : un chiffre non négligeable mais faible au regard de l’ampleur de la tâche. Garants d’une audace et d’une radicalité politique nécessaires, Les Verts comptent dans plus de trente pays d’Europe près de 130 000 adhérent(e)s, dont 169 député(e)s à des parlements nationaux. En France, nous sommes aujourd’hui 9000, demain et grâce à vous, nous espérons être 15 000, 20 000… Bien amicalement Les Verts

IV. ANIMER LE GROUPE LOCAL
Transformer une action individuelle en action collective
Cette démarche nécessite ouverture à la différence et respect de l’autre. L’animateur du groupe local doit en être, autant que possible, l’instigateur et le garant. Cela se verra particulièrement dans l’animation de réunion et la gestion de conflit. Pour être efficace, il faut se placer sur un terrain que l’on connaît. Chacun dans le groupe local est spécialiste dans un domaine en fonction de son travail, de ses études, de sa situation familiale, etc. L’animateur du groupe local doit essayer de donner à chacun une place dans le groupe. Pour cela, il pourra s’aider des bulletins d’adhésion (pour les nouveaux) et de mini-questionnaires (pour les anciens) afin de connaître les capacités souvent insoupçonnées et précieuses de chaque membre du groupe (prédisposition pour l’informatique, activité associative en faveur des plus démunies, pratiques des langues arabe ou africaines, etc.) C’est l’exploitation de ces talents qui donnera sa richesse au groupe. des moyens humains et financiers du groupe, de la situation politique du moment. Certains groupes souffrent du manque d’action concrète. Des séances de collage, tractage sur les marchés et mieux encore des manifestations publiques ouvertes à tous (fêtes, repas de quartier, opérations de sensibilisation) permettent une meilleure cohésion du groupe et une action en direction des sympathisants. Un échange avec les autres groupes locaux de la ville, du département, de la région permet de réaliser des opérations de plus grande envergure et d’enrichir la réflexion d’un groupe qui peut vite se retrouver en vase clos. Il est souhaitable qu’une forte cohésion existe entre le groupe local et les élus. Cela évite l’incompréhension des uns et le découragement des autres et augmente la richesse et l’interactivité du débat. Le passage de relais peut aussi être effectué plus facilement d’une élection à l’autre.

Communiquer
Pour être efficace et motivé, le groupe doit être en permanence en mouvement, provoquer le débat en son sein mais également avec des éléments extérieurs (personnalités qualifiées, élus, associations, habitants…) Il doit être en lien avec les associations et les personnes clefs du secteur. L’idéal pour un groupe local est de se constituer une base de données riche regroupant la mémoire

Définir ses priorités
Afin d’être cohérent et de n’avoir pas l’impression de faire du surplace, le groupe local peut, au début de chaque année, définir ses priorités, ses actions à accomplir. Un bilan en fin d’année donnera alors une certaine satisfaction et permettra une plus grande efficacité. Les priorités doivent être définies en fonction de la situation particulière du secteur,

ANIMER LE GROUPE LOCAL

du groupe (archives), une revue de presse locale, des ouvrages spécialisés, des documents sur son secteur (plans d’urbanisme, données démographiques et sociales, dossiers sur des sites industriels…) Le groupe doit au maximum maîtriser ses dossiers locaux (pollution, bruit, environnement, risques industriels, patrimoine...) Tout cela est évidemment plus facile si le groupe dispose d’un local fixe ; ce qui est particulièrement souhaitable. Le groupe doit communiquer et s’ancrer dans une chaîne d’information optimale. Site internet et mailing-liste en sont d’indispensables éléments. Cette chaîne d’information permettra de faire remonter très rapidement une lutte locale et d’en faire un dossier sinon national du moins régional.

Zoom sur : Pays-de-Loire La région est très départementalisée. Des réunions d’équipes départementales ont lieu régulièrement pour confronter les opinions et les expériences, et échanger les bonnes pratiques concernant les adhésions, l’accueil des nouveaux, gestion des fichiers. À terme, les militants ont l’idée de créer un guide des équipes départementales et un guide des équipes régionales pour la transmission des savoirs aux gens qui les remplaceront : gérer les adhésions, les ré-adhésions, organisation des AG (documents de préparation, votes…) Zoom sur : Nord-Pas-de-Calais Lors des journées d’été régionales le 1er week-end de juillet, un système de garde d’enfants facilite bien les choses pour les parents. Zoom sur : Dijon Depuis deux ans, le groupe Dijon Agglo organise des réunions hebdomadaires qui réunissent de 10 à 20 personnes. Ces réunions permettent le collage et le tractage mais aussi des débats d’idées sur des thèmes politiques. (pas de CR faute de temps et de moyens). Les sympathisants sont invités et ceux qui n’adhèrent pas sont suivis régulièrement. Les activités se répartissent dans le groupe au moyen d’un tableau et si l’animateur prévu est absent, il est remplacé par quelqu’un d’autre.

Questions-pièges :
✔ Quelle fréquence pour nos réunions ? Une fois par mois pour les questions générales, autant que nécessaire pour les dossiers particuliers ✔ Que faire en cas de conflit sérieux au sein du groupe ? ✔ Et en cas de conflit avec d’autres instances Vertes ?

V. LES DIFFÉRENTS TYPES DE RÉUNION
V. 1 Réussir les réunions
L’Audit Participatif Interne réalisé en 2001-2002 a mis en évidence les difficultés de gestions de réunions à tout niveau : horaire et ordre du jour non-respecté, perturbations diverses, difficultés d’animation rendant problématiques décisions et discussions en fin de réunion à durée excessive... 1. Des questions Réussir une réunion c’est, avant comme pendant celle-ci, répondre à plusieurs questions : A-t-on une meilleure solution qu’une réunion pour résoudre le problème, mises à part les réunions « institutionnalisées » ? (pour éviter la « réunionnite », il y a bien des moyens : prises de contacts téléphoniques, courriels...) Où se réunir ? La réussite d’une réunion suppose que le lieu de réunion soit facilement accessible (pour éviter les retards gênants) et qu’il permette de n’être pas dérangé. De ce dernier point de vue, les locaux du mouvement ne sont pas toujours les plus appropriés, la présence à proximité de salariés pouvant encourager les allées et venues qui viennent par exemple chercher un renseignement. Les personnes, dont la présence serait particulièrement utile, sont-elles invitées et peuvent-elles être effectivement présentes ? (prendre contact avec elles au préalable) Le but de la réunion est-il clair pour tous les participants ? De combien de temps a-on besoin ? Les participants sont-ils tous tenus d’assister à l’intégralité de la réunion ? Eventuellement, de quel matériel a-t-on besoin ? L’animation de la réunion sera d’autant plus dynamique si les participants ont des documents préparatoires, qu’on peut leur présenter des documents audiovisuels etc. Après la réunion, réfléchissez aux raisons du succès ou de l’échec de celle-ci. 2. Animer une réunion : quels savoir-faire ? L’animateur d’une réunion doit, pour sa réussite, être à la fois directif sur la forme et facilitateur, conjuguant à la fois la régulation du groupe et les objectifs de la réunion. En même temps, il évite le plus possible de prendre parti dans le débat. Directif, cela veut dire, par exemple : ✔ Démarrage de la réunion à l’heure, ✔ Rappel des objectifs de la réunion et de l’heure de fin de réunion, ✔ Demande de rapport écrit, ✔ Respect de la gestion du temps et arrêt des discussions hors sujet, ✔ Confier une question manifestement plus complexe que prévue à un groupe de travail ultérieur, reporter des questions mineures ou fixer une autre date de réunion si certains points ne peuvent pas être traités dans le temps imparti,

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LES DIFFÉRENTS TYPES DE RÉUNION

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✔ Police des débats, y compris en arrêtant les discussions en aparté, les portables, les déplacements intempestifs, ✔ Vérification de la conformité des procédures de vote, ✔ Fixer la date de la prochaine réunion. Facilitateur : ✔ Encouragement des participants à s’exprimer en posant des questions ouvertes, ✔ Encouragement des participants hésitants, ✔ Relance du rythme de la réunion, le cas échéant en demandant à un participant réputé pour son dynamisme de prendre la parole, ✔ Désamorçage du mécontentement en demandant au participant mécontent d’exprimer les raisons de sa colère, ✔ Reformulation des motions avant les votes, ✔ Synthèse des débats et résumé des décisions prises : il est important qu’en fin de réunion, les participants partent avec un sentiment positif. ✔ Remercier les participants, ✔ Prévoir à la fin un rafraîchissement. En fin de réunion, n’hésitez pas à demander aux participants de vous dire honnêtement comment vous avez tenu votre rôle d’animateur de réunion. Dans la mesure du possible, faites tourner, dans votre instance, la responsabilité de l’animation de réunion : c’est très formateur. 3. Participer activement à une réunion Chaque participant a une part de responsabilité dans l’issue de la réunion. Quelques conseils :

✔ Avant une réunion, couchez sur le papier quelques idées sur les questions à traiter, ✔ Abordez les problèmes avant la réunion et essayez de les résoudre ou d’avancer dans leur résolution ou leur formulation ✔ Écoutez attentivement les autres, ne les interrompez pas, ✔ Adaptez vos interventions à l’auditoire en identifiant les terrains d’entente. 4. Le compte-rendu Le compte-rendu doit être fait rapidement après la réunion. Il doit être bref, dans un style simple, visant à l’essentiel. Il est soumis au moins à l’animateur de séance avant envoi. Il est renvoyé rapidement à l’ensemble des personnes intéressées. Il faut dans ce cas privilégier l’efficacité à la forme. Il est approuvé au début de la réunion suivante. 5. Les différents types de réunions (du «remue-méninges» au meeting) : 5.1. Les réunions qui servent à élaborer des propositions ou à résoudre un problème (remueméninges, commission, groupe de travail) : Pour leur efficacité, il vaut mieux que le nombre de participants soit réduit (une douzaine). Le cas échéant pour permettre l’expression ou la créativité de tous, créez des sous-groupes.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE RÉUNION

5.2. Les réunions qui servent à informer et décider (AG, CAR, CNIR...) : II est essentiel qu’elles soient préparées le plus possible en amont : Calendrier prévu longtemps à l’avance ou jour calendaire déterminé à l’avance (premier samedi du mois...) Documents préparatoires indispensables. 5.3. Les réunions qui servent à mobiliser et convaincre (meetings, réunions publiques...) Elles doivent être préparées avec le plus grand soin : ✔ Trouver un lieu adapté, accessible, le plus longtemps possible à l’avance (on ne peut pas prendre le risque de se retrouve sans salle, il vaut mieux avoir un lieu qui corresponde à nos besoins) ; penser qu’une salle modeste, mais bien pleine, vaut mieux qu’une grande salle à moitié vide, ✔ Soigner l’information suffisamment à l’avance, d’abord à l’interne du mouvement (bulletin,

courriels, puis coups de téléphones pour vérifier que la mobilisation est en cours), puis en externe (communiqué, conférence de presse, affiches), ✔ Penser aux déplacements collectifs. ✔ Préparer minutieusement le déroulement de la réunion. Une réunion publique doit ne doit pas être trop longue (deux heures maximum), et la fin doit en être l’apothéose. Éviter un trop grand nombre d’intervenants. La vedette de la soirée parle de préférence à la fin. Les autres interventions sont courtes, mais mobilisatrices. Éviter l’improvisation dans les interventions, sauf pour les virtuoses. ✔ Anticipez les problèmes techniques : sonorisation, vidéo... ✔ Prévoyez une équipe technique dans l’aprèsmidi, un service d’ordre et une table de presse et de contact.

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Zoom : Prévoir une boîte à idées pour mettre les questions non abordées aux réunions.

LES DIFFÉRENTS TYPES DE RÉUNION

V. 2 La réunion d’appartement C’est simple !
Le texte qui suit est destiné à vous aider à préparer ces réunions, vivement encouragées. Elles ont montré leur utilité lors des campagnes électorales, mais également dans le contact du mouvement avec des citoyens. Certains conseils vous sembleront évidents, ou superflus. Ne les prenez pas à la légère : pensez qu’une organisation sans faille évacue le stress et que le stress est souvent perçu par vos interlocuteurs comme une marque d’agressivité ou d’incompétence. À quoi ça sert ? Pour les citoyens, elles permettent de rencontrer les Verts ou le candidat en direct, de leur poser des questions en disposant de la convivialité et du temps, ce qui n’est pas toujours possible dans une réunion publique. Pour les Verts (ou candidats), elles sont un excellent entraînement pour la prise de parole publique, elles permettent de confronter notre discours et notre programme aux préoccupations des citoyens, et elles sont l’occasion de développer des arguments ; ce que d’autres réunions publiques permettent difficilement. Chez qui faire les réunions ? Un conseil : organisez des réunions d’abord chez les proches chez qui vous vous sentirez le plus en confiance. Pour élargir progressivement le cercle, avant la fin de chacune d’entre elles, demandez aux invités si eux-mêmes ou l’un de leurs proches pourrait vous recevoir.

Combien de personnes inviter ? Inutile d’organiser une soirée pour trois personnes, c’est perdre le temps de tout le monde. Au-delà de quinze, cela devient vite ingérable : vous ne pouvez pas vous permettre d’être autoritaire avec les invités qui rendent le débat confus. Entre huit et douze personnes, c’est idéal. Comment inviter ? N’oubliez pas que ce n’est pas vous qui invitez, mais le proche chez qui la réunion se déroulera. Il est cependant conseillé de lui proposer de l’aider à gérer les invitations : cela vous évitera de vous présenter devant cinquante personnes alors que vous vous attendiez à un cercle restreint, ou pire, de faire face à deux personnes seulement, qui seront aussi gênées que vous du manque de succès. Ensuite, avoir quelques informations sur les invités vous permettront d’anticiper quelques-unes de leurs questions, en fonction par exemple de leur lieu de résidence, de leur profession ou de leur âge. Même si vous connaissez les gens, réalisez toujours des invitations claires avec l’objet de la réunion pour éviter les déceptions. Exemple : <Nom de votre ami> a le plaisir de vous convier à une rencontre avec <votre nom> qui se présente pour les Verts aux élections cantonales (ou régionales). Cette rencontre autour d’un buffet, sur le thème de<thème>, se déroulera : le<date>, entre <horaires> à <adresse>

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J-10 : Envoyez les invitations, mais n’utilisez pas uniquement les mails : ce moyen de communication permet souvent à vos correspondants de se dispenser de répondre… Le plus efficace est d’envoyer d’abord un mail (un courrier, c’est encore mieux), puis de téléphoner pour s’assurer de la réception et avoir éventuellement une réponse immédiate. J-7 : Relancez si nécessaire, et préparez votre intervention. En fonction des invités, listez les sujets problématiques, et préparez une réponse. ✔ le programme est là pour vous aider. ✔ Faites-vous aider par votre groupe local : que l’un des membres joue à « l’invité-qui-a-décidéde-vous-coincer » est un excellent entraînement. Prévoyez la présence d’un autre membre du groupe local qui sera là pour prendre des notes et vous tendre quelques perches en cas de problème. Il peut être utile d’enregistrer les premières réunions : s’entendre parler permet de se corriger. J-1 : Refaites une tournée téléphonique pour vous assurer que tout le monde vient. Préparez quelques formules d’accueil et pensez à coordonner avec l’invitant le signal de fin de la réunion. Prenez le temps d’examiner votre garde-robe. Et ne rigolez pas ! On est plus mal à l’aise dans des vêtements qu’on n’a pas choisis, faute de temps Jour J : Arrivez en avance. Une demi-heure est nécessaire pour vous familiariser avec l’endroit si vous ne le connaissez pas, et pour vérifier que tout est prêt : ✔ Le nombre de places assises,

LES DIFFÉRENTS TYPES DE RÉUNION

✔ Les boissons et le buffet (indispensables : on est plus agressif le ventre vide !) ✔ La documentation des Verts que vous pouvez remettre aux invités, ✔ Des cartes de visite (même artisanales) sur lesquelles vous aurez noté, outre vos coordonnées, celles des Verts, les heures et jours où vous êtes joignable. Le débat : ✔ Si tous les participants ne se connaissent pas, présentez-vous d’abord et demandez à votre hôte de présenter les invités. Servez à boire et à manger tout de suite. Cela évitera les interruptions inopportunes. ✔ Pour ouvrir le débat, en cas de blanc après l’une de vos tirades, demandez aux invités quels sont les sujets qu’ils souhaitent aborder (et pas s’il y a des sujets : neuf fois sur dix, le silence se ferait plus pesant…) ✔ Pour ne pas vous laisser embourber dans des sujets que vous maîtrisez mal, n’hésitez pas à dire que vous n’êtes pas spécialiste de la question, mais engagez-vous à contacter de nouveau le demandeur

pour lui donner une réponse complète. Sur le moment, votre interlocuteur risque d’être déçu, mais votre rappel dans les jours qui viennent le satisfera doublement. ✔ Quand tout le monde est parti : faites un premier débriefing en notant les détails que vous risqueriez d’oublier. J+1 : Rappelez votre hôte, d’abord pour le remercier, et pour lui demander ce qu’il a pensé de la soirée. Il connaît mieux les invités que vous et aura vu des choses qui vous auront échappées. ✔ Muni de ces informations, de l’enregistrement éventuel et des notes prises pendant la soirée, faites la liste des bons et des mauvais côtés de la soirée : l’écrire permet de ne pas répéter les mêmes erreurs, et de repenser pour la prochaine fois aux arguments qui ont porté. ✔ Envoyez un courrier de remerciement aux invités pour leur présence. Les notes vous seront utiles pour le personnaliser. ✔ Fixez la date de la prochaine réunion (et informez-en le responsable du groupe).

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VI. COMMUNIQUER
VI. 1 La com’ interne/externe
L’arrivée d’internet Les Verts ont été le deuxième parti politique en France à se doter d’un site web, en 1996, à l’initiative d’Yves Cochet, porte-parole à l’époque. Un article détaillé rappelle le contexte de création du site. Cf.(http://www.lesverts.fr/article.php3?id_ article=429) Le site web des Verts a pour vocation de publier l’ensemble des productions du secrétariat national des Verts et relaye diverses actions locales, tout en ayant pour ambition le recueil exhaustif des diverses instances des Verts. Le nombre d’informations augmentant considérablement, le site devenait paradoxalement difficile à consulter malgré sa richesse. Une refonte en 2002, cumulée à une technologie plus performante, l’a rendu lisible. Depuis, il est consultable par rubriques, et par mots-clés, avec un module de recherche. Actuellement, il contient près de 1800 pages, et sa fréquentation est de l’ordre de 17 000 visites mensuelles (moyenne sur 3 ans) Instrument de diffusion de l’information en interne (tracts, compte-rendus de CNIR etc.), il prône l’ouverture et la transparence quant à ses dossiers et documents thématiques à la disposition de tout public. Certains sites régionaux reprennent les informations du site national par syndication automatique, ou après un tri, d’autres s’en inspirent. Tous restent cependant autonomes sur leur ligne éditoriale, diffusant leurs propres communiqués et positions sur tous les thèmes, et mutualisant parfois leurs travaux en les publiant sur le site national. Support media parmi tant d’autres, et offrant l’avantage d’une plus grande réactivité, le site des Verts s’adjoint le concours des listes de diffusion. La première liste écologiste «Ecologie-L» a été créée vers 1997 et comptait environ 95% de Verts parmi ses abonnés. Elle a existé jusqu’à l’arrivée d’»Alpha-Vert» créée à l’intérieur du mouvement pour être plus spécialement consacrée à l’activité générale des Verts. Mais le besoin grandissant d’échange d’informations, et de classement par secteur d’intérêt (local, régional, par tendance, par thèmes, par mandat électif etc.) a généré de fait la multiplication des listes. Il existe aujourd’hui un service de listes vertes sous la responsabilité du, de, la délégué(e) à la communication. Sites Web et listes vertes Les Verts souhaitent à présent structurer ce mode de communication, avec d’une part le site national et les sites régionaux, départementaux et locaux, en proposant une charte graphique unifiée, et une convention de dénomination (par exemple www .lesverts(région).org ) et d’autre part des listes regroupées par commission, par région, par groupes locaux, par courants, avec des listes de portée nationale (communiqués, alpha-vert, élection-info, journal-action, etc …). L’outil informatique, bien maîtrisé, nous l’aurons donc compris, est une chance réelle pour les Verts

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de favoriser l’information, la mutualisation et la réflexion. Un service de listes vertes a été créé à cette fin à l’adresse des militants en http://listes.lesverts. fr/wws/. Il peut être utilisé à l’initiative de toute instance ou de tout militant, ou groupe de militants. Il a pour vocation de permettre la création de listes de débat, de lettres d’information, de groupes de travail. Ces listes peuvent être, c’est selon, très fermées ou très ouvertes, tant locales, que régionales ou nationales, thématiquement ciblées ou généralistes, temporaires ou permanentes. Mutualisons nos ressources sur Internet Combien de fois avez-vous rêvé d’une banque d’images dans laquelle puiser pour illustrer une brochure ou une page web ? Combien de fois avezvous râlé d’être obligé de réinventer l’eau chaude en écrivant un tract sur un sujet d’actualité ? À l’époque des bases de données et d’Internet c’est un comble ! Dorénavant le site des Verts propose une rubrique « Mutualisation » dans laquelle vous avez des chances de trouver votre bonheur. Tentons un inventaire à la Prévert : un tract, « Non au recul social ! oui à un État solidaire », diffusé en décembre 2003 par les Verts d’Argenteuil-Bezons (95), un article des Verts de Poissy (78) sur les Plans de prévention des risques d’inondation (PPRI), un Recto Verso Budget 2004, édité par le national, un jeu de rôle imaginé par les Verts de Sèvres (92), les conseils du Syndicat de la magistrature à l’attention de ceux qui vont manifester... Dans la plupart des cas, il s’agit de fichiers PDF

que l’on ouvre avec Acrobat reader un logiciel à télécharger gratuitement. N’hésitez pas à aller vous servir « à volonté » sur le site des Verts et contribuez à son rayonnement en mutualisant vos propres productions. (www. lesverts.fr) “Linux Party” Quand la mutualisation s’étend à l’informatique cela s’appelle une « Linux Install party ». Traduction : « Linux », il s’agit du cœur du système d’exploitation libre dont nous parlions dans le numéro trois de Vert. « Install » pour signifier que l’on peut gratuitement équiper son ordinateur d’une batterie de logiciels libres. Quant à « Party », cet anglicisme se comprend tout seul ;-) Au menu de ces réunions, outre les fameuses « Install », des démonstrations, des conférences... tout ce dont un internaute curieux et militant peut rêver. Pour savoir où et quand ont lieu ces « Party » le plus simple consiste à rechercher les LUGs (Linux user groups) qui sont implantés dans votre région. Une petite recherche sur votre moteur de recherche préféré devrait suffire. Vous pouvez aussi consulter les dépêches sur le site de Linux France. D’autres projets de cyber-mutualisation sont en préparation dont un qui se charge de redonner vie à nos anciens ordinateurs et se donne pour mission de réduire la fracture numérique. Nous en reparlerons…

VI. 2 Le tract
Le tract est un document bref qui s’adresse à un public ciblé. Au moment de le rédiger, se poser quelques questions de base :

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A qui s’adresse-t-on ? On n’écrit pas de la même façon pour faire un tract « toutes boîtes », s’adressant au tout-venant, ou à un public ciblé : des jeunes, des étudiants, ou une catégorie sociale ciblée, un quartier, sur un sujet d’actualité qu’il connaît. Il faut savoir de quelles informations dispose ou ne dispose pas le lecteur, pour en tenir compte. Comment accrocher l’attention pour être lu ? ✔ Le style : clair, percutant, court, simple. Sur 50 000 mots de la langue française, seuls un millier d’entre eux sont d’usage courant. Soyez court : la relecture vous permettra de raccourcir, de supprimer impitoyablement les mots et les développements inutiles. ✔ Évitez les sigles, ou expliquez-les ! ✔ L’intérêt de l’information : elle doit répondre à une préoccupation des personnes auxquelles on s’adresse, être en prise avec l’actualité. Le titre doit être soigné dans cette perspective. ✔ La présentation : aérée, des titres qui ressortent, des couleurs attrayantes… ✔ La diffusion : essayer de trouver les meilleures méthodes par rapport à l’impact souhaité (toutes boîtes ou distribution ciblée ?) Qui rédige ? Si la commande est collective, seules trois ou quatre personnes rédigent. Pas davantage sinon, cela augmente le risque d’être inefficace ; de préférence des personnes qui ont une bonne connaissance du public auquel on s’adresse.

Et après ? ✔ On relit et fait relire par des personnes n’ayant pas participé à la rédaction. ✔ On corrige les fautes d’orthographe (attention ! les correcteurs orthographiques des traitements de textes ne sont pas fiables à 100 % !) ✔ On maquette ou on fait maquetter. ✔ On n’oublie pas les mentions utiles…et obligatoires : le sigle et le logo des Verts avec mention de la Région ou du groupe local, l’adresse, et les mentions obligatoires ( nom et domicile de l’imprimeur – par exemple, imprimé par les Verts de XYZ, rue W, code postal VILLE-) La diffusion Elle doit être assurée par une équipe au courant de son contenu, qui pourra, le cas échéant lui apporter quelques compléments dans la conversation. Sauf cas de force majeure, éviter de diffuser en même temps que d’autres pour éviter le trop plein d’informations, qui entraîne la lassitude ou le rejet. Mesurer l’impact, recueillir les critiques Après la diffusion, écoutons les critiques des diffuseurs et des lecteurs : nous ne sommes pas parfaits, et il est important, pour nous améliorer, de connaître les remarques faites, de mesurer l’impact du tract. Des forums Verts ont été initiés sur internet qui permettent à tous, adhérents et sympathisants, d’ouvrir le débat sur des sujets de fond ou d’actualité.

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VI. 4 Communication avec la presse
Le monde médiatique Qu’est-ce qu’une « information » pour les médias ? Un événement récent, de portée relativement importante et intéressant le public (proximité psychologique du lectorat, des auditeurs, des téléspectateurs). Il ne faut pas habituer les journalistes à recevoir des informations sans intérêt ! Une information donnée aux journalistes doit être vérifiée et présentée clairement. Elle répond généralement aux cinq questions suivantes : ✔ Qui ? ✔ Quoi ? ✔ Quand ? ✔ Où ? ✔ Pourquoi ? Le texte que l’on donne doit être clair avec des phrases courtes. Chaque paragraphe contient une information répondant aux questions ci-dessus et indépendante des autres.

Pour intéresser le journaliste, on peut donner un sens particulier à l’information que l’on donne : « c’est la première fois que », « c’est un record », « c’est le clash entre»... L’information peut être envoyée, par mail ou par fax, à un maximum de journalistes (penser aux journalistes « thématiques » : sport, culture, environnement, architecture...). Un coup de fil est bien utile pour vérifier la réception du document et son utilisation. Comment obtenir les coordonnées des journalistes : annuaires de la presse, noms dans les journaux, connaissances, coups de fils aux médias,... Penser à envoyer le communiqué au National avec la liste des destinataires!!! (Cela évitera les doublons et les oublis) On peut également le relayer auprès des partenaires pour faire connaître sa réaction (associations, partis proches, instances locales...).

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Le communiqué de presse
Titre Communiqué de presse de Date Sous-titre Ce qui s’est passé ville (indiquer le groupe local, la région) le (titre accrocheur)

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Qui est concerné

Où était- ce ?

A quelle occasion>

P.J : éventuellement : photos légendées, documents

Signature

Nom - Prénom Fonction chez les Verts Coordonnées

VII. PRÉVENIR ET GÉRER LES CONFLITS

A

vant de songer à résoudre un conflit, il faut se demander de quelle nature est ce conflit. Est-ce un conflit ponctuel, dû à une mésentente sur un sujet donné, ou bien un conflit endémique qui oppose depuis longtemps et sur chaque sujet abordé deux personnes ou deux groupes de personnes. On peut également se demander, dans le deuxième cas, si l’absence d’activité et en particulier d’activités communes dans le groupe ne fait pas le lit de cette occupation belliqueuse. (effet Village d’Astérix) Dans la mesure du possible, la médiation doit avoir lieu au sein du groupe local avant, en cas d’échec, de remonter les échelons jusqu’au Conseil statutaire. Le médiateur doit être absolument neutre. S’il part déjà avec l’idée que l’une des deux parties a raison, il vaut mieux confier la médiation à une autre personne. Il est important de commencer le processus en expliquant au groupe la démarche de médiation. La médiation se démarque de l’arbitrage dans le fait qu’elle émane d’une demande des parties en conflit. Le médiateur écoute la version de chacun et la synthétise. La simple formulation de la synthèse dédramatise souvent le conflit et permet parfois de

le résoudre. Si ce n’est pas le cas, le médiateur fait des propositions aux protagonistes pour trouver un terrain d’entente où chacun trouve son compte. Le médiateur doit avancer avec l’obsession de l’équité et de la réconciliation. Prévenir les conflits, cela peut être, aussi et tout simplement, habituer les militants au conflit, ou plus exactement à la divergence d’idées. Les salons de la Teinturerie (Paris XXe) réunissent chaque semaine les militants pour débattre, tester les idées sans crainte ni honte d’exposer son avis et éventuellement… d’en changer !

Zoom sur : la Basse-Normandie Un audit local a été réalisé suite à de gros dysfonctionnements internes. Puis le travail a consisté à faire adopter une démarche démocratique : horaires, ordre du jour, temps d’expression strict, vrai débat, vote au bon moment de la discussion, CR envoyé à tous les adhérents, CR approuvé à la séance suivante. Les parties en conflit se prononcent alors sur les solutions qui leur sont proposées. Doit être engagée ou, si le médiateur se sent incapable de faire avancer les choses dans la sérénité, il fait appel aux instances supérieures avant que le conflit ne s’envenime soit engagé dans un processus d’arbitrage.

VIII. LES ÉLUS SONT DES MILITANTS
VIII. 1 Les Elections
Pourquoi se présenter aux élections ? Les Verts ont élaboré un projet pour transformer la société. La présentation de candidats ou de listes de candidats Verts aux élections permet de porter la parole Verte et de mettre en œuvre le projet des Verts à travers les politiques publiques à tous les niveaux : commune, département, région, état, Europe. L’action Verte dans les exécutifs peut aussi être un véritable levier de transformation réelle des pratiques politiques et des relations avec les citoyens. Qui peut être candidat ? Chaque militante ou militant Vert à jour de cotisation d’adhésion et de « reversement d’élu » peut présenter sa candidature à la candidature.» La règle générale, c’est que ce sont les militants de l’échelon concerné qui choisissent les militants Verts susceptibles d’être élus. « Les candidat-e-s aux élections sont désigné-es- par la structure du mouvement correspondant au champ de compétence de l’élu-e- ou du collège d’élu-e-s, que l’élection ait lieu en une ou en plusieurs circonscriptions. Le CNIR peut toujours donner un avis, quelle que soit l’élection. ✔ Pour chaque élection, l’instance de l’échelon supérieur est garante du respect des procédures démocratiques. ✔ Pour toutes les élections, les votes de stratégie doivent avoir lieu avant la désignation des candidats » La désignation récente des candidats aux sénatoriales a montré les limites d’une désignation par le haut par une commission nationale sans que les militants locaux soient consultés. La recherche d’une procédure plus satisfaisante est l’un des chantiers qui nous attendent. La parité femme-homme des candidatures sur les listes est maintenant obligatoire en application de la loi pour les élections municipales, régionales, sénatoriales et européennes. Les Verts s’attachent à étendre cette parité à toutes les élections. Les Verts se sont aussi dotés de règles précises de limitation des cumuls et d’incompatibilité de certains mandats internes et externes. Ces règles sont annexées à l’agrément intérieur. Quelles sont les règles d’une campagne électorale ? Depuis 1997, les Verts ont édité à chaque élection un « guide pratique du candidat », vade-mecum permettant aux candidats de gagner du temps et d’éviter des erreurs stupides lorsque l’on mène une campagne électorale. Ces documents sont consultables au secrétariat national et (en principe) dans les secrétariats régionaux. De toute façon, la législation évolue régulièrement. Le Code électoral est consultable en ligne sur le site Légifrance

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Le financement des campagnes électorales est très encadré par la loi. Sous peine d’inéligibilité, le candidat veillera à un respect scrupuleux des règles. Les droits et les devoirs de l’élu Vert Faire de la politique, être élu, c’est une action très noble, à condition de respecter quelques principes, notamment de respect des engagements, et d’évaluation collective de l’action menée. L’élu Vert n’agit pas seul, mais en lien avec son groupe local, les commissions thématiques des Verts et la Fédération des élus écologistes. L’élu Vert s’engage avant l’élection à rendre régulièrement compte de son action et à participer au financement des Verts en lui reversant une partie de ses indemnités (la règle de reversement

a été votée par le CNIR en 2002 et est annexée à l’agrément intérieur). Les élus Verts sont tenus d’adhérer à la Fédération des élus écologistes (FEE, 247 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 PARIS, voir l’adresse du site en fin de classeur.) Les élus locaux ont le droit (et le devoir) de se former. Ce droit à la formation est une dépense obligatoire pour leur collectivité locale. Il existe de nombreux organismes de formation agréés pour la formation des élus locaux. Le CEDIS est un partenaire privilégié des Verts dans ce domaine et peut répondre à des besoins spécifiques de formation (Centre d’Éco Développement et d’Initiative Sociale. 116, rue de Belleville - 75020 Paris. Tél : 01 47 97 81.

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C

réer des relations de travail fécondes entre les élus et les militants ne va pas de soi. Parti émergent et apparu récemment sur la scène institutionnelle, « Les Verts » ont connu leur lot de problèmes durant les premières mandatures d’élus : incompréhension, éloignement, manque d’information et de communication, tout est réuni pour creuser le fossé entre les militants et des élus investis d’un mandat particulièrement « chronophage ». Nous avons désormais des élus à tous les « étages » institutionnels, de la commune à l’Europe. Raison de plus pour prendre au sérieux ces questions d’articulation du travail. Les outils mis en place : Fédération des Elus Ecologistes, ancienne FEDEL et CEDIS (Centre d’Eco développement et d’initiatives sociales), ont permis de mieux armer les élus, et indirectement, ont fait bénéficier le mouvement de l’expérience des élus. Pour autant, le mouvement, à tous les échelons, a une responsabilité particulière dans la construction de rapports de travail efficaces entre élus et mouvement.

la proposition, la contestation nécessaire de l’existant, et l’élu membre d’un exécutif plus dans l’opérationnel, sur la base d’un CONTRAT de mandature – ce qui est souhaitable- résultat d’un accord politique gagnantgagnant avec des partenaires politiques. Il faut des savoir-faire pour produire une politique publique qui aille de l’idée au projet jusqu’à sa mise en œuvre. Il faut répondre à plusieurs questions : ✔ Quelles « technologies » de production ? ✔ Quels sont les savoir-faire requis pour bouger les politiques ? Pour éviter les pièges ? Quel management ? Quelle ingénierie ? (consultants, experts, techniciens. Indicateurs de résultats d’évaluation) ✔ Quels sont les pouvoirs existants ou à créer ? ✔ Quelles sont les conditions de la participation ? Quelle écoute ? ✔ Comment éviter la « consanguinité (travailler en milieu fermé) ? Quels avis extérieur solliciter ? ✔ Comment définir et hiérarchiser les objectifs ? La mutualisation, la FEE et le CEDIS, mais aussi les ressources militantes peuvent aider à apporter des réponses à ces questions. Il ne faut pas hésiter à rechercher les expertises internes. La mise à disposition de services est indispensable. Une difficulté supplémentaire : les Verts sont minoritaires, bien sûr dans la société, mais aussi -très souvent- dans les exécutifs, même si leur présence est parfois indispensable à la constitution d’une majorité… On ne peut surmonter ce handicap qu’au prix d’une recherche permanente de cohésion des élus entre eux mais aussi avec le mouvement.

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VIII.1 Elus et mouvement : construire ensemble de nouvelles politiques publiques
A • Une fois au pied du mur : comment être à la hauteur d’une production de politiques alternatives ? Comment change-ton concrètement les choses ? Nous disposons désormais de programmes souvent soigneusement écrits, et l’expérience des élus a sans doute augmenté leur caractère opérationnel. Il reste, et c’est bien ainsi, que le militant est plus dans

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B • Quelle méthode générale (stratégie) ? Une proposition : développer des niches où l’on pourra identifier clairement la marque des Verts et dans lesquelles il convient d’appliquer une stratégie en trois temps : ✔ Expérimentation : pour démontrer la faisabilité globale ✔ Évaluation du dispositif ou de la politique ✔ Généralisation C. Le tandem militant/ militant élu membre d’un exécutif Un élu ne peut pas tout faire. Il a besoin du mouvement et réciproquement. Le rôle du mouvement est stratégique : fixer le cap du travail de tout le mouvement en articulant travail sur l’opinion (les campagnes et les actions etc.) et travail institutionnel. Il doit à la fois soutenir les élus dans leur action pour mettre en œuvre le contrat passé avec la population et aller au-delà en inscrivant ce contrat dans une perspective globale. En même temps, tout ce qui n’a pas été prévu par le contrat est par voie de conséquence un espace où la liberté d’expression est permise voire nécessaire dès lors qu’elle ne met pas en difficulté les élus dans leur tâche. Le rôle de l’élu est compliqué puisqu’il doit être à la fois : ✔ Loyal dans une majorité tant que ses partenaires respectent le contrat, ✔ Vigilant précisément dans l’application du contrat, ✔ Force de proposition, au sein de cette majorité, pour rendre concrètes les politiques publiques

initiées par les Verts et susciter l’adhésion autour d’elles. ✔ En phase avec le mouvement et éventuellement avec les élus verts d’autres échelons, ce qui lui permet de tenir le rapport de force interne. La libre expression des élus est une question sensible. Le Conseil Statutaire insiste sur la liberté de l’élu ou du cadre Vert de répondre aux sollicitations des journalistes mais toujours avec la plus élémentaire réserve. Il y a un jeu de rôle élu-mouvement que chacun doit bien comprendre Pour cela, il faut se parler dans le respect réciproque : comptes-rendus de mandats réguliers, mise de l’ordre du jour systématique du point « activités des élus » pour l’instance interne de mêmes compétence territoriale ; quitte à ce que cela soit très succinct (notes écrites) mais en veillant à ce que cela ne devienne pas le centre de toute son activité. Tous les temps suivants permettent de jouer la complémentarité : ✔ Une campagne de sensibilisation du mouvement, bien orchestrée sur un sujet relevant de sa compétence, est un atout pour l’élu Vert. Le rapport de force est une donnée permanente de l’action politique. ✔ En retour, les acquis des élus sont un point d’appui pour le développement des Verts car ils rendent visible leur action dans la vie quotidienne. Les Verts ont toute leur place à prendre, dans ce combat pour la participation des acteurs, en tant qu’élus et en tant que mouvement.

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Zoom sur : La Loire Une commission d’assistance a été mise sur pied pour les élus qui viennent avec des dossiers sensibles et recueillent l’avis des militants. Problème : Mais que fait mon élu ?? Les réponses sont à trouver dans : Les comptes-rendus de mandat réguliers ✔ Le site web ✔ La feuille locale ✔ La permanence ✔ Les week-ends Verts Suggestion Rhône-Alpes : organiser des rencontres d’élus pour faire le bilan de leurs difficultés et de leurs actions et commencer à préparer ceux qui les remplaceront. Il y a notamment la question essentielle de la parité ( préparer la relève avec des femmes). Suggestion Rhône-Alpes : nous allons mettre en place un réseau régional d’élus écologistes pour permettre la mutualisation à une échelle régionale, dimension plus pertinente. Suggestion Rhône-Alpes : Une journée portes ouvertes au conseil régional avec rencontre élusmilitants a été organisée sur le fonctionnnement de la région et les missions de chaque élu.

diversité des situations, quel bilan à mi-mandat pouvons nous tirer aujourd’hui de notre participation aux conseils de nos communes et intercommunalités ? L’enjeu de ce bilan est d’autant plus important que les collectivités locales sont le principal espace de visibilité des idées des Verts à travers sa mise en œuvre de politiques vertes par les élu(e)s en responsabilité dans ces institutions. Suivant nos principes de démocratie participative et de démocratie « en continu », la présentation publique d’un bilan à mi-mandat et sa mise en débat dans la population, ou la présentation de bilans réguliers tout au long du mandat, faisait bien souvent partie des promesses électorales des Verts en 2001. C’est pourquoi, aujourd’hui en 2004, les groupes d’élu(e)s Vert(e)s se trouvent confrontés à cet exercice qui pose à la fois des questions de méthodes (1) comment mutualiser nos moyens et partager nos outils méthodologiques et nos expériences d’élaboration de bilans ? et des questions de contenu (2), notamment sur les conséquences politiques à tirer de ces bilans. Cette question se pose surtout lorsque les Verts participent à l’exécutif municipal dans le cadre d’un accord de gestion aves d’autres partis de gauche. (1) Comment élaborer un bilan à mi-mandat ? Le bilan à mi-mandat doit s’inscrire dans un processus commencé plusieurs mois avant sa présentation publique et peut impliquer, là où nous en avons la possibilité, des moyens humains (d’assistant) et financiers. Par exemple, s’appuyant sur des réunions publiques régulières (dont la préparation constitue autant de bilans intermédiaires) :

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VIII. 2 Bilans de mandat
Bilan à mi-mandat des municipalités Le nombre des élu(e)s Vert(e)s dans les municipalités a beaucoup augmenté depuis les élections municipales de 2001. Au-delà de la

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✔ Chaque élu remplit d’abord une fiche avec un questionnaire (posant notamment les questions des rapports aux services, aux acteurs locaux, aux élus des autres groupes, etc. ✔ Un courrier–type est envoyé à des acteurs locaux (réseaux, associations, commerçants) afin de confronter le regard du groupe avec celui de personnes extérieures, ✔ Des entretiens peuvent être réalisés, ✔ Après un débat public, le bilan à mi-mandat peut donner lieu à un document provisoire à vocation interne co-écrit avec le bureau du groupe local et débattu à l’AG du groupe local, ✔ Ce document, une fois validé, sert de base à la rédaction d’un document à usage externe, diffusé auprès des réseaux de sympathisants, relais d’opinion voire diffusion large dans les boîtes aux lettres. (2) Contenu du bilan : - Bilan interne / bilan externe Le document externe peut évoquer l’ensemble de l’activité municipale qui figure dans le contrat de mandature co-signé par les Verts. Pourquoi s’empêcher d’aller au-delà de notre « pré-carré » et d’évaluer le travail de toute la municipalité puisque nous sommes collectivement responsables ? Mais surtout, il fera le point sur ce qui relève des délégations des Verts au sein de l’exécutif. Il est conçu comme un document de communication parallèlement à un autre bilan plus interne et plus technique qui lui sert de base. - Bilan de quoi ? Qu’évalue-t-on ? L’action spécifique des Verts au sein de la majorité. L’enjeu du bilan est bien de donner une visibilité

à l’action des Verts que les autres membres de la majorité voudraient davantage voir se diluer dans l’action municipale en général. Le bilan interne (groupe des élus et groupe local) gagnera à être établi à partir du contenu du « contrat de mandat » passé entre les 2 tours des élections, si c’est le cas. Cette démarche est envisageable dans la mesure où ce « contrat » est écrit et s’il est suffisamment précis sur le contenu du projet de mandat. Les élus dans l’opposition éprouvent de la difficulté à dresser un bilan à mi-mandat d’autant que les alliances envisagées en cas de victoire ne survivent pas à la défaite. Néanmoins, l’action des Verts dans l’opposition (explication de votes, prises de position, etc.) gagne à être régulièrement diffusée à travers un bulletin trimestriel. Le bilan explique les difficultés de travail avec des partenaires de gauche de culture politique très différente des Verts (pour des raisons sociologiques, historiques, etc. qu’il s’agisse du PS ou du PC), ce qui permet de vérifier la validité de notre système d’alliance. Tirer toutes les conclusions du bilan peut amener à diverses positions : ✔ Rencontrer nos partenaires, examiner les difficultés rencontrées et essayer d’y remédier dans la fin du mandat, de toute façon et même quand les relations sont bonnes cette rencontre est souhaitable, ✔ Se démarquer publiquement de nos partenaires sur certains dossiers importants, et avoir une tactique « un pied dedans, un pied dehors », si c’est le seul moyen de faire réagir nos partenaires, en leur laissant la responsabilité d’une éventuelle rupture,

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Se retirer de la majorité, mais y a-t-il une alliance alternative en vue, à moins que le retour sine die dans l’opposition soit la seule solution locale moralement et politiquement assumable ? S’il y a d’éventuelles conséquences régionales, le débat devra avoir lieu aussi régionalement. Au-delà de la production d’un document de communication, le bilan à mi-mandat constitue également une étape décisionnelle objective pour le groupe, alors que le bilan de fin de mandat est déjà un document de campagne pour les élections suivantes. Au-delà du contenu politique, le bilan interne doit également aborder les aspects personnels du bilan à mi-mandat : de nombreux élus ressentent parfois une grande solitude et ne se sentent pas assez soutenus par leur groupe local ou par le parti.

sur le devant de la scène des sujets nouveaux et porteurs d’idées.

VIII.3 Etre élu(e)s d’opposition
Etre élu dans l’opposition peut entraîner des frustrations compréhensibles : on ne peut réellement participer à la transformation des politiques publiques. Toutefois, c’est une étape très utile pour la construction des Verts, leur visibilité et leur préparation aux responsabilités exécutives. 1. Accès aux documents. Le conseiller municipal d’opposition a, comme les autres, accès aux documents importants de la commune que sont : ✔ Le Budget et Compte Administratif, ✔ Les Documents préparatoires du Conseil Municipal, qu’il doit obtenir au moins cinq jours francs –un jour franc en cas d’urgence- avant le Conseil (plus, si le Règlement intérieur le prévoit) . Ces documents sont, pour toutes les communes sans distinction de seuil, la convocation adressée par le maire au domicile du Conseiller municipal ainsi que le projet d’ordre du jour ; pour les communes de plus de 3500 habitants, une note explicative de synthèse permettant d’apprécier les motifs de chaque délibération. Le Maire est tenu de respecter ces règles, sous peine d’illégalité des délibérations. ✔ Les Procès Verbaux de séance dont il peut demander la rectification. Comme tout citoyen de la commune, il peut également consulter tout document administratif ayant acquis un caractère définitif (Permis de Construire, arrêtés

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VIII. 2 Les élus animateurs du débat public : question de « gouvernance »
Pour les élus locaux, la démocratie participative est par excellence le meilleur terrain pour instaurer et enrichir le débat public. En effet, les réunions, manifestations et café-débats organisés par le parti ne touchent généralement qu’un public de sympathisants déjà acquis à la cause (ce qui ne remet pas en question leur utilité). Le débat lancé dans un conseil de quartier, un conseil de la jeunesse, permet d’amener un public de néophytes à effectuer sa propre réflexion sur un sujet propre aux Verts et que l’on souhaite généraliser. Par une présence régulière dans ces instances, des mini bilans de mandat, un soutien aux commissions qui s’y créent, les élus locaux peuvent facilement porter

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du maire, documents d’urbanisme, rapports définitifs de la Cour des Comptes sur les finances de la commune). Le refus par le maire de communiquer un document peut entraîner la saisine de la CADA (Commission d’Accès aux documents Administratifs). De la même façon, tout acte du maire qui pourrait être entaché d’illégalité peut être dénoncé auprès du Préfet, voire du Tribunal Administratif. 2. Locaux, moyens matériels. En fonction de la taille de la commune, le Conseiller Municipal peut disposer : ✔ De locaux prêtés ponctuellement pour y tenir des réunions, ✔ D’un local permanent (communes de plus de 3500 habitants), ✔ De moyens financiers pour les communes de plus de 100 000 habitants. Il est particulièrement bienvenu de tenir régulièrement une permanence, et de tenir périodiquement des réunions publiques de compte-rendu de mandat qui permettent à la fois de maintenir dans le coup les colistiers et de développer le contact avec la population. 3. Une communication régulière. La première communication sera l’intervention orale en conseil municipal, souvent relayée par la presse locale. Ne pas chercher à intervenir sur tout, mais cibler les interventions et les préparer

collectivement. Vérifier ensuite leur impact auprès de proches et de personnes plus éloignées de nous. Les conseillers municipaux ont le loisir de s’exprimer sur les délibérations, mais aussi de poser des questions orales ou écrites. Le Règlement intérieur, voté en général à l’un des premiers conseils municipaux, détermine les modalités pratiques d’intervention. Le bulletin ou la feuille de l’élu, les communiqués de presse, permettent de compléter les réunions, de maintenir le contact. On y rendra compte des principales interventions, des propositions, et l’on complètera ainsi, voire rectifiera le bulletin communal édité par la majorité. Il faut noter que les élus disposent, dans les communes de plus de habitants, d’une tribune libre dans le bulletin municipal. On y évitera de s’enfermer dans des polémiques subalternes pour se centrer sur les projets essentiels, qui motivent l’action publique des Verts.

Bibliographie :
« Les cahiers de la Fédération », édités par la Fédération des Élus Écologistes, et notamment les cahiers n°1 : le Règlement Intérieur, n°3 : Démocratie Locale et Participation, et brochure « Construire la Cité Écologique ».

LES ELUS NATIONAUX

L

es élus nationaux, parlementaires et députés ont pour mission centrale l’élaboration des textes de lois. C’est la démocratie participative, auprès des habitants, des associations et syndicats des commissions et militants Verts, qui permet aux parlementaires de diffuser les projets de loi, et de moissonner des suggestions pour les transformer en déclaration publique (discussion générale mentionnée au J.O.) et amendements. Le dépôt de projets de loi d’initiative parlementaire obtient une suite que si la majorité le souhaite. … L’accès aux services de documentation permet de se procurer des textes en vigueur, et les décrets qui s’appliquent. Cela peut servir les élus locaux. En cas de doute sur un texte ambigu une question au gouvernement peut permettre d’obtenir un éclaircissement qui fait loi. Il est possible d’interroger les Ministres : ✔ par écrit : la question comme la réponse (parfois différée) sont publiées au J.O. Ce type de question a des cibles précises (Comment s’applique la TVA sur … ? Quel devenir pour la maternité de … ? Que vont devenir les entreprises d’insertion avec la loi du … ?). ✔ oralement : la seule différence est la garantie

de réponse immédiate. Celle-ci, cependant, est souvent moins élaborée. ✔ Les questions d’actualité (filmées et retransmises) sont une tribune convoitée, aux sujets politiques et polémiques. Par leur implication dans le travail des commissions thématiques, les parlementaires acquièrent peu à peu une expertise sur certains sujets. La restitution pédagogique de ces connaissances au mouvement qualifie le savoir global du parti. Les parlementaires ont des moyens spécifiques à leur mission : des collaborateurs qui sont à même de renseigner sur les travaux en cours ou de fournir de la documentation. Ils ont la possibilité de visiter les postes de police et prisons, même sans rendez-vous. Ils ont une permanence locale, lieu de dialogue et d’information. Ils peuvent expédier gratuitement des courriers aux élus locaux dans le cadre de l’exercice de leur mandat, à l’exclusion de tout autre contenu. Enfin, à la demande du CE, les parlementaires exercent une fonction politique de représentation pour les Verts dans des manifestations, colloques ou débats. L’anticipation de ces débats permet des conventions thématiques en amont, l’implication des commissions et la précision des positions vertes.

IX. FORMER, SE FORMER ASPECTS INDIVIDUELS ET COLLECTIFS
Former, se former, une nécessité :
D’abord pour développer la culture commune des Verts, la connaissance par les nouveaux adhérents de l’histoire du mouvement, ou l’échange entre Verts sur les acquis de chacun. Ensuite, pour améliorer l’efficacité de l’action militante, pour les élus comme pour les animateurs du mouvement. supports, d’outils potentiels de formation et de personnes ressources. Bien entendu, ces matériaux bruts ne suffisent pas : il faut encore développer l’ingénierie de formation. Le premier outil possible pour repérer les ressources individuelles, c’est le bulletin d’adhésion. Certaines régions y ont fait figurer explicitement les compétences et expériences déclarées par les adhérents. Une pratique à développer. Encore faut-il exploiter cette mine. Un membre du bureau régional (ou un salarié pour les régions riches) doit s’y consacrer. Si cet outil n’a pas été mis en œuvre, ou trop récemment, faire une enquête auprès des militants Le deuxième outil, c’est l’expérience des élus (connaissance institutionnelle ou de dossiers) à valoriser. Le troisième, ce sont les archives du mouvement : publications diverses et comptes-rendus. Une politique de conservation et de classement de ces documents est nécessaire : la mémoire du mouvement, c’est une partie de sa connaissance collective. L’établissement, dans le local régional, si celui-ci s’y prête, d’un « centre de ressources » (archives, presse et documents divers) est un acquis important.

Des plans de formation régionaux et locaux :
La période entre les élections est propice à l’établissement de tels plans qui permettent une gestion prévisionnelle des formations et permettra une contractualisation avec notre organisme de formation, le CEDIS.

Une première étape : construire l’arbre des connaissances du mouvement.
Quelles que soient les insuffisances du mouvement, celui-ci dispose d’une richesse importante : la somme d’expériences militantes ou professionnelles, de savoirs et de compétences de l’ensemble de ses membres, à titre individuel ou collectif. Cette somme doit absolument être identifiée : elle constitue un point d’appui pour les actions de formation locales ou régionales, et une ressource importante pour le CEDIS, en termes de documents

FORMER, SE FORMER ASPECTS INDIVIDUELS ET COLLECTIFS

Repérer les besoins
À partir d’une part de cet arbre des connaissances propre au mouvement régional ou local et d’autre part des objectifs recherchés et exprimés dans les documents d’orientation, il est plus facile de repérer les BESOINS COLLECTIFS, même s’ils se différencient en fonction de l’expérience de chacun. Pour mieux identifier les besoins individuels, on peut, par exemple, utiliser, lors des réunions, une « boîte à questions », mobiliser les « tuteurs » de nouveaux adhérents.... À partir de l’arbre des connaissances et des besoins repérés, il est possible de définir la stratégie de formation avec l’aide du CEDIS, et de la décliner de manière opérationnelle. Suggestion Savoie : Faire des formations politiques particulièrement pour les plus jeunes des adhérents qui manquent de culture politique « basique » (grands concepts politiques, économiques, histoire, même récente du parti…

Ce peut être la Région qui finance certaines formations comme en Rhône-Alpes où une personne par département a bénéficié d’une formation de médiateur (MAN/Ecole de la paix de Grenoble).

X.LES FINANCES
X. 1.Des règles strictes pour tous les partis.
Les lois du 11 mars 1988 et du 15 janvier 1990 fixent pour tous les partis politiques les règles qui leur permettent d’être reconnus comme tels et leur permettent d’accéder au FINANCEMENT PUBLIC. Ce financement public est déterminé en fonction du nombre de voix recueillies aux élections législatives et du nombre de parlementaires nationaux (députés et sénateurs). Ce financement public représente aujourd’hui LA RECETTE PRINCIPALE DU MOUVEMENT (deux millions d’euros depuis les sénatoriales de 2004) Il est donc essentiel, pour l’ensemble du mouvement, de faire valider chaque année par la Commission Nationale des Comptes de campagne et des Financements Politiques (CCFP) ce qu’on appelle les comptes consolidés de l’ensemble du parti. Chaque citoyen comprend bien que l’affectation aux Partis politiques de financements soit soumise à un contrôle vigilant. L’absence de dépôt avant le 30 juin de l’année qui suit l’exercice considéré, après validation par les commissaires aux comptes prévus par la loi du 11 mars 1988, ou la présentation de comptes déclarés inexacts entraînent l’absence de financement public, sans préjudice d’autres pénalités, voire de poursuites. Ce qu’on appelle le « Périmètre de consolidation des comptes » inclut : ✔ Le secrétariat national, ✔ Les organisations régionales et infra-régionales des Verts, ✔ Les Associations de financement nationales et régionales, ✔ Les sociétés détenues majoritairement par les Verts (ECODIF, Sociétés Civiles Immobilières)…. Il est essentiel pour toutes ces structures de faire remonter dans les délais prescrits toutes les pièces comptables utiles à l’établissement des comptes consolidés. Le Règlement Intérieur national a fixé habituellement au 31 mars la date limite de dépôt par les Régions Vertes au Trésorier National de leurs comptes, certifiés par un expert comptable choisi et financé par la Région. Des pénalités de retard sont, à juste titre, attribuées aux régions retardataires, sauf cas particuliers examinés par le CNIR. Les organisations régionales et locales qui n’ont pas rendu leurs comptes ou fourni des comptes lacunaires ou inexacts sont sortis de la consolidation nationale, ne peuvent bénéficier de financement public et ne sont plus, de fait, pour l’année qui suit, considérées juridiquement comme entités du mouvement.

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X. 2. Des mesures simples pour une bonne consolidation des comptes :
Pour éviter des désagréments, quelques mesures simples :

LES FINANCES

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✔ Au niveau local ou départemental : - établir un budget prévisionnel (recettes et dépenses), assurer le suivi de chaque opération et le fournir avec les pièces comptables et le dernier extrait de compte de l’année au Trésorier Régional, de préférence dès janvier. ✔ Au niveau régional : - Il vaut mieux faire assurer la comptabilité régionale par un comptable de métier, à qui l’on donne régulièrement les pièces comptables (factures, relevés bancaires…), sous la responsabilité politique du Trésorier Régional. - Exiger l’ensemble des pièces des organisations infra-régionales pour la fin janvier. - Faire voter le budget régional à l’AG régionale et présenter au moins trois fois par an un bilan comptable au CAR (dispositions prévues par l’agrément intérieur). - Faire vivre une commission des trésoriers de groupes infra-régionaux, qui peut se réunir justement pour préparer ces bilans périodiques.

intégralement (hors frais de gestion et de promotion) à la trésorerie nationale ou régionale des Verts. Les comptes de ces associations sont remis annuellement au trésorier de l’instance concernée et intégrés à la consolidation du mouvement.

X. 4.Le Budget
Si la consolidation des comptes est une opération essentiellement comptable, qui retrace de manière analytique les mouvements de la comptabilité de chaque instance des Verts, le Budget est un acte politique et prévisionnel. Il prévoit les recettes et dépenses -hors comptes de campagnes électorales- de l’instance concernée. Un budget doit être SINCERE, c’est le terme employé en comptabilité publique, c’est-à-dire qu’il doit, même s’il est prévisionnel, estimer avec réalisme les recettes et dépenses par référence aux exercices précédents. X. 4.1. Les Recettes

X. 3. Les dons au mouvement, cotisations et contributions des élus
Seules les Associations de financement sont habilitées à recevoir des dons - ainsi que les cotisations et contributions des élus. Il existe une Assemblée Fédérale nationale, et une AF dans chaque Région. Par voie de conséquence, les Associations de Financement sont seules habilitées à délivrer des reçus fiscaux en échange de ces dons, cotisations et contributions… Les sommes ainsi recueillies sont reversées

Les principales recettes sont, dans l’ordre : ✔ Le Financement public ou la part reversée à l’instance concernée. ✔ La part de cotisation revenant à l’instance. Si le montant de l’adhésion nationale est voté par l’Assemblée Fédérale ou à défaut le CNIR, la part régionale est pour l’instant du ressort régional. Il y a, sur la question de l’adhésion, un vrai débat politique à mener pour réfléchir aux incidences pratiques des choix faits. ✔ La part de contribution des élus. Les élus nationaux et européens reversent à l’échelon national, les élus régionaux à l’échelon régional.

LES FINANCES

✔ - à l’exception d’une petite part pour le niveau national, les élus locaux reversent, via les Associations de Financement, aux échelons locaux – à l’exception d’une petite part pour l’échelon régional. ✔ D’autres produits plus aléatoires peuvent s’ajouter (abonnements, loyers perçus de locaux, produits financiers, souscriptions, ventes de produits…) X. 4. 2. Les Dépenses ✔ Les dépenses qui s’imposent (le remboursement de prêts d’abord, les charges fixes, honoraires, loyers, salaires, cotisations sociales, assurances, gaz, électricité, téléphone et pour les instances régionales, remontée des adhésions au niveau national). On peut agir sur elles, mais sur le moyen terme ; par exemple, il est plus avantageux de devenir propriétaire d’un local que de payer des loyers. De même, l’embauche de salariés est un choix qui a des conséquences sur les exercices budgétaires suivants. ✔ Les provisions pour risques électoraux, si nos ressources le permettent. Il vaut mieux avoir de la trésorerie que de payer des emprunts bancaires ou des agios. ✔ Les provisions pour travaux ou réparations (un pépin dans le local arrive parfois sans prévenir…) ✔ Les choix politiques de dépenses de publications, de réunions publiques, de réunions de commissions et d’instances, de missions, qui concernent l’action

habituelle du parti et ne peuvent entrer dans le cadre des campagnes électorales. ✔ Le petit équipement et le matériel de bureau…

X. 5. La Trésorerie : un mouvement solidaire pour faire face aux besoins.
Le financement public est versé au niveau national en avril. Les remboursements des campagnes électorales arrivent toujours tardivement, après la vérification par la CCFP des comptes de campagne. Notre mouvement, à tous les niveaux, doit, d’un autre côté, faire face aux échéances fixes. Il est donc important qu’à tous niveaux, de haut en bas et de bas en haut, existe une solidarité financière pour faire face aux besoins les plus urgents, les plus essentiels au mouvement. Comme il vaut mieux avoir de la trésorerie que des dettes, il est arrivé souvent dans le passé que les Régions avancent de la trésorerie au niveau national, qu’une région en difficulté soit aidée en retour. Au niveau régional, les dettes des législatives ont pu entraîner une solidarité financière des groupes locaux ayant beaucoup d’élus, comme il appartient aux Régions de manifester leur solidarité financière en cas de besoin vis-à-vis des groupes locaux, particulièrement ceux qui ont peu de ressources. Pour limiter au maximum les conflits d’intérêts, la réunion et l’information régulières des trésoriers locaux, la mise en place de contrats de prêts, permettent de clarifier les choses.

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XI. LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES CHEZ LES VERTS
XI. 1 L’embauche et la gestion du personnel
Le mouvement au niveau national, ses élus, ses structures régionales, et les organismes qui leur sont liés sont devenus progressivement employeurs de nombreux salariés, à titre temporaire ou permanent. Les expériences heureuses ou malheureuses méritent d’être échangées au sein du mouvement afin d’élaborer collectivement des cadres de référence communs. Par leur culture, les militants verts ne sont pas toujours préparés à gérer du personnel, et ils ne disposent pas forcément d’un temps suffisant pour accomplir les démarches d’employeur indispensables. Les quelques conseils qui suivent devraient leur permettre de fixer quelques idées. La question des collaborateurs d’élus mérite d’autres développements. La création d’une association devrait être bénéfique. Ce qui suit concerne surtout les salarié-e-s du mouvement. Un salarié, cela se budgétise Cela semble aller de soi, mais il importe de penser que le salarié coûtera au mouvement un salaire, des charges sociales, des cotisations diverses (organisme de formation, chèques déjeuners…) et qu’il faudra confier à quelqu’un de professionnel cette gestion administrative. Le cas échéant, on peut recourir à un cabinet de comptables, mais cela a un coût. La décision de recruter suppose donc un acte budgétaire voté par l’instance concernée après avoir examiné tous les aspects financiers et administratifs de cette embauche. Une embauche sur des bases claires. Définir collectivement un profil de poste précis avant toute embauche et le faire valider par l’instance concernée. Quelles missions ? Quelles compétences recherchées ? Quel sera le référent du salarié ? Pour quelle période embauche-t-on ? S’agit-il d’une mission permanente ou bien d’une mission liée à la préparation d’une élection, un mandat ? Quelle quotité hebdomadaire de travail ? Pour quel salaire ? Plus les choses seront claires dès le départ, plus on minimisera les risques de conflit salariéemployeur. Faire connaître l’ouverture du recrutement et le profil recherché, cela permet d’élargir les possibilités de trouver la ou les personnes les plus intéressantes pour le ou les postes, et évite tout procès d’intention. Faire un comité d’embauche de deux ou trois personnes chargé d’effectuer le recrutement, s’il s’agit de recruter pour le mouvement ou un organisme. Ce comité pourra sélectionner d’abord à partir des lettres de candidature puis mener les entretiens. Le cas échéant, on pourra confier aux candidats un travail précis permettant de vérifier ses compétences (exemple : dossier à construire ou synthèse à faire…).

LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES CHEZ LES VERTS

L’avantage d’être plusieurs lors d’une embauche, c’est de partager les rôles entre celui ou celle qui mène l’entretien d’embauche, et celui ou celle qui observe le candidat, qui peut analyser avec un peu plus de recul. Cela permet aussi de confronter les points de vue après l’entretien. Le recrutement « de complaisance » ou « de coterie » pose de vrais problèmes et doit être évité car il est source de multiples conflits et s’avère contre-productif du point de vue des missions à effectuer. Le mouvement a tout intérêt à essayer de recruter celui ou celle qui sera le ou la meilleure pour le poste. Un contrat bien rédigé On pourra prendre appui sur les nombreux exemples donnés dans les ouvrages de vulgarisation du code du travail (voir exemple de contrat joint). Un contrat de travail pourra prévoir une période d’essai d’un mois renouvelable une fois. La période d’essai, durant laquelle on peut mettre fin sans formalité au contrat de travail, est un moment important pour vérifier, côté employeur comme côté salarié, qu’on ne s’est pas trompé. Une gestion quotidienne, rigoureuse, dans l’intérêt de chacun. Un contrat à durée déterminée à une date et une fin. Les missions du salarié doivent être indiquées sans s’enfermer dans un catalogue de tâches mais

avec suffisamment de précision pour permettre une évaluation objective. Des avenants au contrat peuvent être rédigés d’un commun accord. Rien de pire que le flou artistique dans la gestion des activités salariées même quand les salariés sont adhérents du mouvement. La trace écrite est la règle : ✔ Pour la gestion des heures supplémentaires, qui doivent être de préférence convenues à l’avance, donner lieu soit à rémunération supplémentaire, soit à un repos compensateur, ✔ Pour la gestion des congés payés qui doivent être décidés d’un commun accord suffisamment à l’avance (2 mois), ✔ Pour les congés maladie ou diverses autorisations d’absence, ✔ Pour les négociations salariales. Par ailleurs, il nous semble nécessaire, pour les emplois en CDI, de procéder une fois par an à un entretien bilan-perspectives donnant lieu à une synthèse écrite, et pouvant déboucher sur un projet de formation ponctuelle. Un Congé Individuel de Formation dans le cadre d’une évolution prévue des fonctions, ou d’un choix de réorientation professionnelle du salarié, une procédure de Validation des Acquis de l’Expérience… Il n’est pas superflu de prévoir un tel entretien à la fin d’un CDD. Faisant cela, on s’économisera des sources de conflits.

LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES CHEZ LES VERTS

MODELE DE CONTRAT DE TRAVAIL
Entre les soussignés : - Employeur : Les VERTS de XYZ N° SIRET : 333 465 383 00037 Dont le siège social est situé au : Représenté par : (le responsable régional qui signe le contrat est statutairement le Secrétaire Régional) Agissant en qualité de D’une part, - et Monsieur X ou Madame Y , Mademoiselle Z N° sécurité Sociale : 2 61 11 99 353 444 64 Demeurant : De nationalité : D’autre part, Il a été convenu et arrêté ce qui suit : Article 1 – Engagement – Emploi M ou Mme X est engagé en qualité de : Les relations entre les parties du présent contrat seront régies par les dispositions légales et réglementaires en vigueur du Code du Travail, ainsi que par les dispositions du présent contrat. Article 2 – Objet du contrat M ou Mme X est engagée par LES VERTS de XYZ en vue de remplir la ou les missions suivantes : - Le contrat sera exécuté dans les locaux des Vertsde XYZ.

Article 3 – Durée du contrat M. ou Mme est engagé à compter du : jusqu’au : (si CDD) Ce contrat est établi pour une durée indéterminée. ( si CDI) - À plein-temps, pour une durée hebdomadaire de : - A temps partiel (préciser la quotité) : Le contrat de M. ou Mme X prendra automatiquement fin à l’échéance du terme prévu. Article 4 – Période d’essai Il est prévu une période d’essai d’un mois au cours de laquelle chacune des parties pourra mettre fin au contrat sans préavis ni indemnité. Après expiration de la période d’essai, ce contrat ne pourra être rompu avant l’arrivée du terme qu’en cas de faute grave du salarié ou de force majeure, ou d’un commun accord des deux parties. Article 5 – Rémunération En contrepartie de son travail, M. ou Mme X percevra une rémunération mensuelle brute de ( en euros ) pour un horaire de (nombre d’heures) par mois. (Préciser éventuellement les autres avantages salariaux prévus). Article 6 – Congés payés M. ou Mme X a droit aux congés payés calculés selon la loi . Si, il ou elle n’a pu prendre effectivement ses congés payés, M. ou Mme X bénéficiera d’une indemnité compensatrice de congés payés au terme de son contrat.

LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES CHEZ LES VERTS

Article 7 – (éventuellement) Tickets restaurant M. ou Mme X a droit à un ticket restaurant par jour travaillé. Article 8 - Absences M. ou Mme est tenu de prévenir immédiatement LES VERTS de XYZ de toute absence pour maladie ou accident. Il/elle devra fournir un certificat médical justifiant son absence dans les 48 heures. En cas de prolongation d’arrêt de travail, il/elle devra transmettre dans les mêmes En cas de prolongation d’arrêt de travail, il/ elle devra transmettre dans les mêmes délais le certificat médical justifiant cette prolongation. Article 9 – Avantages sociaux (à préciser en fonction de la situation) M. ou Mme X sera affilié à la caisse de retraite complémentaire. Article 10 – Fin du contrat Au terme de son contrat, M. ou Mme X percevra une indemnité de fin de contrat en application des dispositions légales en vigueur.

Son montant sera égal à 10 % de la rémunération totale brute perçue par M. ou Mme X. Article 11 – Obligations professionnelles M. ou Mme X Mme X s’engage à observer toutes les instructions et consignes particulières de travail qui lui seront données et à respecter une stricte obligation de discrétion sur tout ce qui concerne l’activité des VERTS de XYZ. M. ou Mme X prend l’engagement d’accepter tout changement de lieu de travail nécessité par l’intérêt du fonctionnement de l’entreprise sur l’ensemble du territoire français où l’Association exerce ou exercera ses fonctions.

Lieu : Date : L’employeur Le, la salari(é)e Lu et approuvé

PETIT MANUEL DU JARGON DES VERTS
Groupe local ou groupe « infra-régional » cellule de base d’action du mouvement, c’est le nom du groupe le plus décentralisé, sans pouvoir statutaire. Son territoire peut varier du département à la commune voire à l’arrondissement dans les très grandes villes. D’où, les incompréhensions entre Charentais et Franciliens par exemple. CAD ou CPD ou CD : Conseil d’Administration Départemental ou Conseil Politique Départemental ou encore Conseil Départemental : instance départementale qui, dans nos statuts régionalistes, n’a que peu de pouvoir statutaire, mais a dans la réalité, un réel pouvoir, vu le poids des départements dans le système institutionnel français. CAR ou CPR : Conseil d’Administration Régional ou Conseil Politique Régional : instance décisive dans nos statuts régionalistes, de composition variable du Sud au Nord et d’Est en Ouest. Délégués des départements aux CAR, élus au CAR par l’AG Régionale, responsables départementaux. Les CNIRiens élus dans la région sont censés la représenter au niveau national. CNIR : Conseil National Interrégional : c’est notre parlement, qui vote nos grandes orientations et qui prend les décisions politiques majeures. Le CNIR est composé aux 3/4 par des représentants des régions, élus tous les deux ans lors des Assemblées Générales Régionales, sur la base de la proportionnelle des motions représentées pour cette AG. Le 1/4 restant, « quart national » est élus sur la base de la proportionnelle des motions au niveau national. Le CNIR se réunit environ tous les deux mois, pendant un week-end, pour des débats politiques et/ou thématiques liés à l’actualité politique et vote les diverses motions présentées par les CNIRiens. Ensuite, tout devient une affaire de communication interne pour la diffusion des décisions du CNIR jusqu’aux adhérents de base. Bureau du CNIR : groupe de quatre personnes chargées de préparer les débats du CNIR et d’animer les séances de ce parlement. CE ou Collège Exécutif : collège de dix à quinze membres élus par le congrès tous les deux ans sur la base des scores obtenus par les motions aux Assemblées Générales. C’est l’instance exécutive, chargée d’appliquer les décisions du CNIR Conseil Statutaire : Instance « juridique » des Verts, qui examine les litiges internes et tranche sur la base du respect des statuts et non de l’opportunité politique. Le Conseil Statutaire est à la fois notre conseil constitutionnel, notre conseil d’Etat et notre conseil de discipline. Commissions : pour travailler sur des thématiques spécifiques (santé, éducation, immigration, social, environnement…) des militants se retrouvent dans des commissions, structurées pour la plupart

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PETIT MANUEL DU JARGON DES VERTS

au niveau national, ou parfois au niveau régional. Il est possible à chaque militant d’adhérer à une ou plusieurs commissions, moyennant une légère cotisation, et de participer aux réunions régulières de ces groupes de travail. Les commissions sont des instances de réflexion, leurs travaux doivent être validés par l’instance de décision qu’est le CNIR Assemblée fédérale : équivalent du Congrès dans les autres partis, se réunissant tous les deux ans et votant sur des grands textes d’orientation politique et élisant la partie nationale du CNIR. Cette AF est précédée de l’Assemblée Décentralisée, organisée 15 jours avant en régions. Agrément Intérieur et Statuts : textes interne aux Verts qui régissent de façon très précise nos règles de fonctionnement pour garantir l’équité et la transparence à l’intérieur du parti et éviter les conflits. Réforme Participative Interne : grand chantier de modification interne de notre fonctionnement pour tenir compte des préconisations émises par les adhérents à l’occasion d’un grand audit interne (API Audit Participatif Interne) pointant les dysfonctionnements et les demandes des adhérents, militants, élus verts. Grille de cumul : les Verts limitent le cumul des mandats : ils ont élaboré une grille qui attribue des points selon les fonctions internes et externes et fixe des plafonds à ne pas dépasser. Parité : la parité homme/femme est inscrite dans les statuts des Verts, ce qui permet une représentation

des femmes dans les instances de décisions plus significatives que dans les autres partis. Il en est de même pour les listes aux élections : même quand la loi ne le prévoit pas , les Verts cherchent une parité de résultat au niveau du nombre de femmes élues et pas seulement candidates !

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PETIT MANUEL DU JARGON DES VERTS

Fermeture éclair : appelée aussi « chabada », principe de fonctionnement pour faire vivre la parité en alternant systématiquement, une femme, un homme, une femme… dans les prises de parole. Fédéralisme : les élus sont profondément attachés à la décentralisation des décisions au plus près des militants. La structure régionale est donc la structure décisionnelle de base. C’est elle qui mandate ses représentants au CNIR Attention ! petite particularité chez les Verts : le mouvement ne compte pas 22 régions métropolitaines comme la France mais 23. En effet, la Savoie a demandé à se constituer en une entité autonome… Ce qui lui a bien sûr été accordé, en vertu du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Les Verts sont également présents outre-mer : La Réunion, Guadeloupe, Mayotte, Nouvelle Calédonie et Guyane. Droit d’objection : très attachés au principe de non-violence, les Verts accordent à leurs militants le droit de ne pas appliquer une décision avec laquelle ils seraient en total désaccord ( exemple au moment sur la guerre au Kosovo). En revanche, ils ne doivent pas exprimer ce désaccord publiquement en tant que Vert.

Pouvoir : Il s’agit d’un mandat personnel qui peut être donné à un autre militant, en cas d’absence à des Assemblées Générales ou à des réunions où les Verts votent sur des décisions impliquant la vie du parti : élections de dirigeants internes, choix des candidats Verts aux élections externes, choix des orientations (exemple : attitude de fusion ou d’alliance contractuelle avec le PS) Le nombre de pouvoirs possibles est limité dans chaque assemblée en fonction des statuts de cette structure. Courant ou sensibilité : à chaque AG Fédérale, des textes d’orientation politiques sont proposés au vote des adhérents. Les militants se reconnaissant derrière la même motion d’orientation se regroupent en « courants » ou « sensibilités ». La « souris verte » Les Jeunes Verts : mouvement de jeunesse se reconnaissant dans les idées des Verts et travaillant en coordination avec eux mais, jouissant de l’autonomie pour l’élaboration de leurs positions et le choix de leurs actions tournées vers les jeunes.

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L’ENQUÊTE D’UTILITÉ PUBLIQUE

L

es Verts sont attachés au développement de procédures démocratiques pour les projets d’aménagement ayant une sérieuse incidence sur la vie des gens. Les actions militantes ont permis, au travers de différents outils juridiques, de faire stopper des projets nuisibles. L’enquête publique, quelles que soient les imperfections de ce dispositif, est un outil parmi d’autres permettant de se mobiliser sur un projet. Ce dispositif est régi par la loi du 12 juillet 1983 relative à la démocratisation des enquêtes publiques et à la protection de l’environnement dite loi « Bouchardeau » modifiée par la loi « Barnier » du 2 février 1995. L’ouverture d’une enquête d’utilité publique peut être exigée quand des aménagements, des travaux, sont susceptibles de porter atteinte à l’environnement ou au patrimoine culturel. Le commissaire enquêteur, désigné par le président du tribunal administratif, est généralement un ancien cadre de l’administration ou un magistrat et peut être assisté d’un expert. Il doit se prononcer au terme de l’enquête sur l’opportunité du projet. Il peut s’agir également d’une commission d’enquête constituée de plusieurs membres. Cette enquête a pour objet, non seulement d’informer le public mais aussi de recueillir les observations, contre-propositions ou suggestions pour permettre au commissaire d’enquête, ou à la commission de disposer d’éléments nécessaires à son information.

Elle est ouverte par arrêté préfectoral qui stipule son objet, sa date d’ouverture, ses modalités de fonctionnement ainsi que sa durée qui ne peut être inférieure à un mois et ne pas en excéder deux. Toutefois et sur décision du commissaire, elle peut être prolongée de 15 jours au maximum. Le public doit être informé par un avis publié à la rubrique des annonces légales, 15 jours au moins, avant son ouverture et, dans au moins 2 journaux de la presse locale ou régionale. Dans les 8 premiers jours de l’enquête, l’avis doit être réitéré dans les mêmes journaux qui l’ont déjà publié. Le public est également informé par un affichage sur les panneaux réservés aux communications officielles dans les mairies, 15 jours avant le début de l’enquête et pendant toute sa durée. Un affichage sur les lieux du projet ou à proximité doit aussi être « visible ». Le commissaire conduit l’enquête de telle sorte que le public puisse prendre connaissance du dossier, (dans le respect du secret défense, du secret industriel et de tout autre secret protégé par la loi), et se tient à la disposition des personnes ou des représentants d’associations qui désirent être entendus Le dossier d’enquête (par exemple, plans des travaux, étude d’impact, évaluation financière etc, fournis par le maître d’ouvrage) peut être communiqué aux associations de protection de l’environnement agréées, à leurs frais.

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L’ENQUÈTE D’UTILITÉ PUBLIQUE

Pendant toute la durée de l’enquête, le public peut faire ses observations par écrit sur le registre d’enquête à la mairie, préfecture, sous-préfecture, voire directement par courrier au commissaire enquêteur ou au président de la commission. Lorsque l’enquête est terminée, les registres sont fermés et le commissaire étudie les observations, procède au besoin à des auditions complémentaires. Il établit ensuite un rapport qui décrit les différentes phases de son travail et produit des conclusions argumentées qui précisent l’aspect favorable ou non de l’opération. Il doit notamment faire état des contre-propositions ainsi que des réponses éventuelles du maître d’ouvrage tout autant que des réponses aux demandes de communication de documents qui lui ont été adressées. À l’issue de cette procédure, tenant compte ou non de l’avis du commissaire enquêteur, l’administration compétente doit prendre sa décision. Si elle va à

l’encontre d’un avis défavorable du commissaire enquêteur, il est possible d’engager une procédure en référé auprès du tribunal administratif pour faire suspendre la décision. Cette décision de suspension peut être accordée en cas de doute sur la légalité de la décision ou si elle a été prise sans qu’une enquête publique ait été réalisée. Enfin, si les aménagements ou ouvrages qui ont été l’objet d’une enquête ne sont pas entrepris dans un délai de 5 ans à compter de la date de la décision et qu’aucune prorogation n’ait été accordée entre temps, une nouvelle enquête doit être réalisée. (Cf : http://vosdroits.service-public.fr/ particuliers/F123.html)

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Enquête d’utilité publique. Code de l’environnement : articles L123-1à L123-16

QUELQUES RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
L’Histoire verte.
Le nouveau livre des Verts.
Kiron, Editions du félin 1999
Jean Luc BENNAHMIAS, Agnès ROCHE. Raymond PRONIER. Alain LIPIETZ.

Génération verte.
Presse de La Renaissance, 1992. 334 p 3,05€
Pierre SERNE

Pour le tiers secteur.
La Découverte, 2001. 150 p. 13,57€

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Des Verts de toutes les couleurs .
Albin Michel, 1992. 250 p 3,05€
Jean Luc BURGUNDER et Françoise HOLTZ-BONNEAU.

Les Verts ont 20 ans.
Cédis 2004

Ecologie politique
René Dumont

Ouvrages de base
Jean Paul DELEAGE.

L’Utopie ou la mort.
Seuil 1973.
Jean Luc Porquet.

L’écologie des années 70-80 Ou 8 ans du journal Ecologie.
Montargis.N°335-336-337-338 Mars-avril-mai-juin 1981
J.-P. Besset, René Dumont,

Histoire de l’écologie : une science de l’homme et de la nature.
Seuil.1994, 7,95€
Alain LIPIETZ

Jacques Ellul, l’homme qui avait (presque) tout prévu.
Ed. Le cherche Midi. 2003
Ulrich BECK.

une vie saisie par l’écologie,
éd. Stock, Paris, 1992.
Martine LECA.

Qu’est ce que l’écologie politique ? La grande transformation du Xxème siècle.
Paris La découverte. 1999, 132 p. 6,40€
Ignacy SACHS.

La société du risque.
Aubier. 1986
Pierre CLASTRES.

La société contre l’Etat.
Ed.de Minuit.
René DUMONT, Charlotte PAQUET.

Entretiens avec René Dumont. Le temps des cerises.
2004.
Patrick MATAGNE.

L’éco développement.
Syros, 1997, 122 p. 9,15€

Misère et chômage, libéralisme ou démocratie.
Seuil. 1994, 185 p, 14,48€
André GORZ.

Comprendre l’écologie et son histoire. Les origines, les fondateurs et l’évolution d’une science
Delachaux et Niestlé ; 2002
Vincent JACQUES LE SEIGNEUR,

Vision écologiste de l’économie
Alain LIPIETZ.

Capitalisme, socialisme écologie.
Ed. Galilée
Félix GUATTARI.

La société en sablier : le partage du travail contre la déchirure sociale.
La Découverte . 1998. 386 p. 11,43€

Les trois écologies.
Ed. Galilée. 1999 , 73 p. 10,50€

QUELQUES RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

Anne Brigitte KERN, Edgar MORIN.

Marc LAIME.

Maria Denil et Paul Lannoye.

La terre patrie.
Seuil
Bruno LATOUR.

Pénurie, pollution, corruption.
Paris Seuil. Coll.

Guide des additifs alimentaires, les précautions à prendre.
Frison-Roche, 2001, 164 p. 9,91€
Marie Lledo.

Les politiques de la nature.
La Découvert. 2000, 383 p. 22,11€
Maria MIES, Vandana SHIVA.

L’épreuve des faits. 2003
François Ramade

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Histoire de la vache folle.
Pierre, PUF, 2001, 158 p., 14,94€
Catherine de Silguy.

L’écoféminisme.
L’Harmattan. 1999, 363 p. 28,97€
François PARTANT.

Préf.. Dictionnaire de l’écologie.
Albin Michel. 1999. 1300 p. 36,59€

La fin du développement ; naissance d’une alternative.
La Découverte. 1997. 253 p. 6,86€
Karl POLYANI.

L’agriculture biologique. Que sais-je ?,
1991, 126 p., 7,50€
Jacques Berthelot.

L’Environnement en France. IFEN
La Découverte, 2002. 595 p. 42€

La grande transformation : aux origines politiques et économiques de notre temps.
NRF Gallimard.

Agriculture et alimentation
José Bové- Gilles Luneau.

L’agriculture talon d’Achille de la mondialisation, clés pour un accord agricole solidaire à l’OMC.
L’Harmattan, 2001, 509 p. 33,54€
Olivier Révélant

Pour la désobéissance civique.
Ed. La découverte. 2004
Hervé KEMPF.

Autres références
Atlas mondial du développement durable : concilier économie, social et environnement.
Paris. Ed. Autrement. 2002.
Tristan Lecomte.

L’alimentation de demain, le règne des OGM ?
Essentiels Milan. 2001. 63 p. 3,81€
Maryline Trassard

La guerre secrète des OGM.
Seuil 2003.
Eric Durousset

Le pari du commerce équitable.
Paris Editions d’Organisations. 2003.
Salif DIOP et Philippe REKACEWICZ

A qui profitent les actions de développement ? La parole confisquée des petits paysans (Nordeste Brésil). L’Harmattan,
2001, 184 p. 14,94€
Jean Pierre Berlan.

Tant qu’il y aura des coquelicots. Voyage en agriculture.
L’Aube, 2004, 17€80
Gilles-Eric Séralini.

Génétiquement incorrect .
Flammarion. 2003

Atlas mondial de l’eau : une pénurie annoncée.
Paris Ed. Autrement. 2003

La guerre au vivant, OGM et mystifications scientifiques.
Agone, 2001, 166 p., 11€

Revues
Ecorev, Ecodif, Cosmopolitiques, Ecologie et politique

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