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CONSEIL D’ADMINISTRATION 4 AVRIL 2012

● Excusés: P. Aeschbach, X. Bridault, P. Guzzo, M. Piccoli (CAF). ● Tour de table : H. Aucagne, S. Augagneur, M. Bourdet (AGIVR), J. Brau (AGIVR), S. Burdin, P. Cugnet, R. Cutrone, M. H. Dessalle, A. Duchamp, T. Fangari (invitée), L. Flory (gérant SARL Aide A Domicile du Beaujolais), J. Horvais, A. Keusseyan, A. Leprêtre, C. Minot, E. Pichot (AGIVR), A. Noyer, L. Singer (IEFR).

QUESTIONS DIVERSES ●Courier : →Invitation à l’AG de l’Office des Sports de Villefranche, 6 avril à 19h →Mairie d’Arnas : octroi d’une subvention. Remerciements faits. →Réunion commission Accessibilité de Villefranche, 26 avril à 18h30 ●Ce soir, AG de l’association L’Accueil. P. Aeschbach nous représente. ● Parole à : → Laurent Flory, Gérant SARL AADB (Aide A Domicile du Beaujolais), représente une structure de maintien à domicile dans l'aide aux personnes « fragilisées » (accidents, déficience, maladies …). Il travaille avec une infirmière coordinatrice et 3 auxiliaires de vie. Il a souhaité cette rencontre afin de mieux connaitre le handicap en pays Beaujolais, avec comme unique objectif : d'appréhender les attentes de toutes les associations, pour mieux s'occuper de ces personnes chez elles. Actuellement, cela concerne des personnes atteintes de maladies neurologiques. Désir de se former sur le handicap, recherche de formation pour le personnel : Régine Cutrone, Autisme Rhône et Paul Cugnet, étudiant en Master II sont à même de fournir des indications dans ce sens. →Laëtitia Singer nous présente l’IEFR, Il Etait Une Fois Une Rencontre : association caladoise depuis 2000, apporte une aide financière régulière à un village sénégalais grâce à des événements organisés en France. Ils ont un projet sur le handicap (51 personnes en SH au sein de ce village) → offrir une photocopieuse pour la construction d'une école. Demande un partenariat avec l'association HPB ou autre, propose des interventions lors d’événements d'HPB (percussions, théâtre …) ●Handica Réussir propose une conduite adaptée pour l’apprentissage du permis de conduire. ●La MFR de Charentay ouvre à la prochaine rentrée une classe d’élèves en SH : J. C. Tatu recherche des jeunes intéressés par une formation en apprentissage en espaces verts, niveau CAP.

SUIVI DES COMMISSIONS ●VIE AFFECTIVE ET SEXUELLE : nouveau thème qui intéresse beaucoup. A l’AGIVR, il y a une demande forte des parents de l’IME les Grillons sur la sexualité, les sentiments amoureux. Nous accueillons des administrateurs de l’AGIVR afin d’échanger ensemble sur ce thème. Voici un extrait des échanges : On reparle de la projection du film « Yo tambien » qui semble avoir beaucoup plu, mais qui peut heurter la sensibilité de certains. Thème qui intéresse beaucoup les parents mais aussi les professionnels. La discussion commence avec l'exemple d'un ESAT qui compte 190 travailleurs, qui peuvent tomber amoureux, où les familles peuvent y être opposées. Dans ce cas, quelle place pour les familles, pour les résidents mais aussi pour les professionnels ? Quelle(s) place(s) pour les professionnels ? Nécessité d'organiser des tables rondes, avec des questions dont on peut parler (relégation, tabou …). Il serait judicieux d'organiser des rencontres / discussions entre professionnels, familles et personnes en SH. Il ne faut pas segmenter par « type » de handicap, mais plutôt faire sur le fondement de la vie affective. Mettre à jour la

question de la sexualité, accessible à tous. Un problème en amont se pose, celui du manque de personnel et du manque de formation. Cela engendre un problème dans les soins homme-femme ou femme-homme, car les résidents ne choisissent pas le sexe de leur soignant : qui cela met-il le plus mal à l'aise ? Une certaine position éthique devrait être adoptée par les professionnels ainsi que les familles : le « lâcherprise », arriver à se poser la question de quelle est sa position quant à la sexualité de chacun ; l'affectif est subjectif et ne se vit pas de la même manière suivant les personnes. Alors, comment faire naître de nouvelles élaborations de la part de chacun ? Exemple du Foyer de la Claire qui a proposé une formation sur cette question, formation qui est d'ailleurs obligatoire pour le personnel. C'est un sujet sensible qui « fait peur » qu'il faut arriver à prendre sous un autre angle. Les veilleurs de nuit semblent être les premiers concernés, pourtant, il n'existe pas de dialogue instauré entre les différents acteurs du foyer. L'AGIVR réclame du pratico-pratique et non de la préconisation. Ils commencent à avoir des chambres pour couples depuis 2 ans, mais les notions de plaisir doivent être abordées avec les personnes compétentes, car cela touche aux fondements et aux valeurs de la personne. Quelle(s) place(s) pour les parents ? Ils connaissent mieux leurs enfants que quiconque, mais les enfants atteints d'une déficience mentale comprennent-ils les mêmes termes que nous ? (ex : « faire l'amour »). Remarque pertinente : la sexualité est de toute façon un domaine complexe (mixité, homosexualité ...) où les enfants et les parents « normaux » ne sont pas toujours en phase non plus. Le monde du handicap possède des représentations encore plus complexes. Dans le cas de groupes de paroles, attention à la singularité des familles : le lieu d'échanges doit être neutre pour garantir la libre expression. De plus, les parents ont tendance à interpréter les sentiments de leurs enfants. Il y a une gêne de la part des familles qui « redoutent » la sexualité de leurs ados en SH. De nombreuses questions émanent quand il s'agit d'un foyer, d'un ESAT, d'un IME : quid du préservatif ? De la pilule? Le partenaire est-il consentant ? S'agit-il d'une relation voulue ou d'un viol ? Quels projets pour les 2 familles si leurs 2 enfants envisagent le concubinage ? Il y a aujourd'hui une grosse revendication des adultes en SH quant à la vie sexuelle. La question de la vie affective est une nouvelle question car nouvelle génération de parents plus jeunes et plus ouverts, qui peuvent parler plus facilement. Cependant, les familles ont besoin d'être apaisées, car ces questionslà ne sont pas spontanées lors de rencontres entre parents et éducateurs. Preuve en est, aujourd'hui on ne se limite plus au seul terme et maître-mot de « sexualité », mais on s'ouvre sur « vie affective » et « vie sentimentale ». Remarques générales : Il faut parvenir à mettre à jour le type de questionnement sur « comment les personnes en SH peuvent avoir des relations normales comme tout le monde ? ». Le travail exploratoire est, de ce fait, très long. Il faut en parler car il s'agit d'un sujet récent. Exemple : Jennifer Fournier, doctorante, organise des groupes de parole à St Étienne sur la vie affective avec des personnes en SH. Pour le personnel : quelle formation ? Qui peut l'apporter ? Que faire face à de telles circonstances ? Quelles sont les questions qui se posent réellement ? La formation se limite-t-elle aux seuls échanges ? Quoi qu'il arrive, la question de la sexualité ne doit pas être banalisée. L'AGIVR veut aller plus loin avec des réponses rapides et des procédures d'accueil à exposer aux familles sur la vie intime. Il faudrait pouvoir organiser des groupes de paroles, avec des aspects techniques, qui doivent être dirigés / arbitrés par une personne qui sait s'y prendre, mais qui ne relève pas du corps médical, ni de la psychologie (genre de médiateur). En 2004, une conférence semblable avait eu lieu mais avec des personnes âgées, et l'on a constaté de bonnes surprises : de nombreuses personnes âgées sont intervenues et les échanges étaient nombreux → peut-on envisager la même perspective pour le domaine du handicap ? Tous les « possibles » peuvent arriver lors d’échanges de ce type, d'autant plus que les parents sont détenteurs de clés qu'ils peuvent se faire passer les uns les autres. Conclusion HPB cherchera le temps et les moyens pour les phases de travail exploratoire. L'AGIVR maintient sa position sur le désir des familles du « pratico-pratique », et souhaitent refaire une réunion

plus tard en réélaborant cette question. A l’issue de la réunion, l’AGIVR et HPB décident de réfléchir chacun de leur côté pour savoir si nos préoccupations se rejoignent, MERCREDI 16 MAI à18h30 au siège de HPB ●Handi-accueillance : Paul Cugnet, stagiaire poursuit son travail. Rencontre des commerçants pour faire le point sur la démarche. Nouveau contact avec l’Office du Tourisme. Question : comment répondre à ceux qui ont répondu au questionnaire et qui n’atteignent pas le seuil d’handiaccueillance. ●Sport : édition du nouvel annuaire de l’OSV 2 012/13 avec la notion de club handi-accueillant (mention « bienvenue… » et logo) Loisirs : CAF et ALSH → Martine Piccoli, Travailleur Social, Site de Villefranche, CAF du Rhône, a obtenu que la CAF du Rhône finance entièrement deux sessions de formation à destination des équipes d’animateurs des ALSH par la Souris Verte. ●Petite enfance : projet "Handi baby sitting" - phase de recrutement des handi-sitters majeurs pour atteindre une trentaine de personnes. Projet difficile à mener par manque de sang neuf.

●Vie professionnelle : Handi’ Calad 24 mai à l’Atelier de 14h à 17h

CHOIX DES ACTIONS DE L’ASSOCIATION POUR LES MOIS A VENIR ●Participation à la course du 12 km comme l’année dernière lors des EGH : samedi 17 novembre 2012. Avis aux amateurs. ●Reconduction de l’organisation d’un concert-bal : Hervé Aucagne, Sylvie Burdin, A. Duchamp et Arlette Keusseyan s’en chargent. Recherche d’une date et d’une salle. Le maire du Perréon avait souhaité, lors de la 1 ère édition, nous prêter de nouveau la salle pour une prochaine fois.

Pour l’association, Sylvie AUGAGNEUR, Présidente