A. GODIER S. MOREAU M.

MOREAU

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NATHAN

A.

GODIER

MNE S. MOREAU

M. MOREAU

Aqcl.. p.oa.r!.ù. d É<ol. No.û.1. ln.p.ct.ù. d. l'En3.itn.ncnt Prim.i..

d. h S.i..

LEçONS DE CHOSES
EXERCICES D'OBSERVATION
COURS MOYEN 8. ET 7" DES LYCÉES

FERNAND NATHAN,
18. Rue
Monsieur-le-Prince

- PARIS (Vlc)

ÉorruR

f

,";A

ITIEME I-'BRA'R'E ouvrqges Pour le Cours Moyen 2' onnée (extroit du colalogue)
LECTU RE Lo leclure sllencieuse el

A LA

oclive.

Delmonl, Noidmonn
DelPierre, FurcY

Lire el
GRAMMAIRE

porler'

Grommoirepourl'expression.
Grqmmoire, orlhogroPhe,

Legrond Denève, Rencud, Leroux

vocqbulqire.

ORTHOGRAPHE ET VOCABULAIRE
L'orlhogrophe méthodique' Écrire el porler.
Denève

Ve et,

Furcy

CALCUL
Le colcul quolidien. Lq prolique du colcul.
Bodord

Bréjoud

DISCIPLINES D'ÊVEIL
Histoire de Frqnce. Mo géogrophie en couleurs. Les leçons de choses'
Grimol, Moreou
Volelte, Personne, Lechoussée Godier, Moreou

EXAMEN D'ENTRÉE EN SIXIÈME Le fronçois à I'exomen

d'enlrée en sixième, Cohier de PréPqrotion méthodique ù l'étude de lexte.

Bsrdou, Ménord Morel

(9

1958

por tibroirie Nothoô ' Tous drons de lrodudion, de reProducliô. el d'odoPlolion réservés pour ro!! poys. - lnpriné e. Fronce

AVANT-PROPOS
Ce manuel de /eçons de choses pour les élèves du Cours l{oyen correspond à soîxonle-dix-sepl sédnces de Iravoil ressortissdnt oux << disciplines d'éveil >> ptévues por les horoires indiquês dans l'Arrêté du 7 oo}t 196g. monuel destiné oux élèyes du Cours élémenloire, oyec le souci d'omener l'enfont à observer qfientivement.
Comme

le

il o

élé rédigé

Tous les sujets d'obseryotion choisis correspondent rigoureusement oux Prescriptions des progrommes en vigueur. l'éveil el l'éducolion de l,esprit d'observqtion ne sonf possibles, l'observotion n, est efficoce, gue si l,élève, otr cours de lo leçon de choses, déploie une réelle octivilé sensorielle el inlelleciuelle : oussi imporle-t-il que le moîl te proscrive, non seulemenl l,ensei_ gnemenî livresgue, rnois oussi le recours à I'emploi de lo méthode expositive. ll doil conduire l'élève <<à lq découverte > et por conséquent, solliciter l'observotion, l'orienter, la reclifier et ne lo compléler qu, en cos de besoin. Âussi, nous so/nmes-nous eflbrcés, tont en rédigeonl le texle qu,en fixonl le chojx des ,,,ustrotions, de guîder el de focilîter l'effort de redécouverle.
Nous nous sommes eflorcés égolemenl, au lerme de I'observoîion de guelgues plonles et de guelgues onimoux, de foire noître I'idée de clossificolion. Choque leçon esl occompognée de schémos constiluont de vérilables résumés

grophiques et suivie d'un résumé de forme lrodilionnelle oinsi gue d'exercices de conlrôle et d'opplicoiion.

I.
plomb solide

LES CORPS SOLIDES

1" La forme et le volume d'une pierre, d'une gomme, d'un morceau de fer, de plomb, de sucre,
d'une éponge, d'un ressort, d'un bloc de pâte à modeler..., sont invariables si on n'exerce aucune
LE PLOMB SOLIDE DEVIENT

I.

action sur eux.
La pierre, la gomme, le morceau de fer, le plomb,

il
'.;{

DU PLOMB LIQUIDE

a
2. LA FORME
DE LA PATE
EST

le

sucre, l'éponge, le ressort, la pâte à modeler sont des corps so/ides.
Mais on peut briser la pierre, comprimer la gomme, l'éponge, le ressort, courber la pièce de fer, fondre le morceau de plomb (fig. 1), modeler la pâte (fig. 2),

dissoudre le morceau de sucre.

MODIFIEE PAR LE MODELAGE

2. ll est plus ou moins difficile de pénétrer un corps solide. L'acier raie le verre : il est très dur. Le fer est rayé por lei verre, mais il raie la craie : il est dur, plus que Ia craie mais moins que le verre. Le plomb qui est rayé par I'ongle est mou. L'argile se laisse pétrir : ce corps est très mou,
3. Certains corps solides se laissent déformer sans se briser.
On peut courber une lame d'acier (fr9. 3), comprimer une gomme, un ressort : dès que l'on cesse d'agir, la gomme, le ressort, la lame d'acier reprennent leur aspect primitif.

On dit que le caoutchouc, I'acier, le ressort sont
des corps soiides élostigues,

fil

On peut plier une lame ou un tube de plomb, un de cuivre, un fil ou une plaque de fer : quand on cesse d'agir, la déformation subsiste.
On dit que le plomb, le cuivre, le fer ne sont
é/ost,gues. pos

LA LAME D'ACIER
EST ELASTIQUE

ll. L'EAU; LES CORPS
1'

LIQUIDES

Depuis plusieurs mois, de l'eau minérale est

dans une bouteille capsuléei depuis plusieurs années, du vin est dans une bouteille cachetée. Le niveau de I'eau et le niveau du vin n'ont pas varié.

D'une manière générale, un volume de liquide demeure invariable si aucune action ne s'exerce sur lui.
BOUTEILLE PLEINE SE ERISE LORSQU'ON LE BOUCHON

5. LA

{

Mais si on chauffe ou si on refroidir le liquide, son volume peut varier de façon sensible. 2u Si on enfonce, de force, un bouchon dans le goulot d'une bouteille trop pleine, elle éclate. Les liquides sont en efret incompressibles (fig.5). 3u Versons I'eau d'une carafe dans une cuvette : I'eou coule et prend lo forme de Io portie gu'elle occupe dcns /o cuvette (fig. 6),

6.

D'une manière générale, les liquides prennent la
L'EAU

PREND LA FORME DU VASE

forme de leur contenant : ils n'ont

pas de forme

ProPrei Pour Passer d'un contenant dans un autre, ils coulent : on dit que les liquides sont f,uides.

lll.

Résumé

I . Les corps solides ont une forme et un volume inyariables si on n'exerce aucune action sur eux. En soumèttant les corps solides à certains efforts plus ou moins violents, on les brise, on les courbe ou on les tord. Un corps solide dont la déformation cesse quand on cesse d'agir sur lui est dit élastiquè. 2. Les liquides ont un volume invariable à température fixe. lls sont incompressibles. lls n'ont pas de forme propre mais prennent celle du vase qui les contient.

lV.
5. Montrez que I'eau n'a

Exercices
?

1. Comment peut-on modifier Ia forme d'un fil de fer ? d'une berre de fer I 2. L'acier raye le verre. Quel est le plus dur de ces deux corps I

3. Pourquoi dit-on que l'âcier est élasrique ? En êst-il de même du fer 4. Oécrivez une expêrience prouvant que l,eau est incompresrible,
pas de forme propre,

LA SURFACE LIBRE DE L'EAU
EST PLANE ET HORIZONTALE

l.
surfoce libre de I'eou.

Observons

Versons de l'eau dans une cuvette : I'eau s'étale. La surface de I'eau au contact de I'air est appelée

I.

o Déplaçons une règle à la surface de I'eau au repos. Que constatons-nous I Concluons : Lo surfoce de I'eou
L'ANGLE EST TOUJOURS DROIT

est plone.

-''f

'l

è plomb

. Disposons un fil à plomb et une équerre ainsi que I'indique la figure 1. Que constatons-nous I Concluons : Lo surfoce de i'eou est horizontole. r La surface libre d'un liquide planè èt horizontale (fig.2).
au repos est

ll.
2. LA SURFACE
DE

Applications
réunissons

L'EAU EST PLANE ET HORIZONT^LE

1. Les vases communicants (fig. 3) :

deux entonnoirs par un tube de caoutchouc. Versons de I'eau dans I'un d'eux jusqu'à ce qu'elle arrive à mi-hauteur de chaque entonnoir. Écartons les entonnoirs I'un de I'autre; haussons I'un par rapport à I'autre : nous constatons gue les deux surfaces libres de I'eau sont toujours dans un
même plon horizontal.

Nous avons réalisé un système de voses communiconts. Dans de tels vases, les surfaces libres du liquide qu'ils contiennent sont toujours dans un même plan

4.

LE JET D'EAU

2. Le iet d'eau : remplaçons un des entonnoirs par un tube effilé; si nous abaissons I'extrémité de ce tube au-dessous du niveau de I'eau dans I'entonnoir, I'eau jaillit du tube effilé. Nous avons réalisé un jet d'eou (1t9. 4).
A cause des frottements de I'eau contre les parois du tube, I'eau du jet n'atteint pas tout à fait le niveeu de l'€au dans l'êntonnoir.

3. La distribution de I'eau potable.
1o L'eau puisée dans une rivière ou dans un puits est refoulée par une pompe dans un grand réseryoir édifié sur une burte ou porté par des piliers (fig. 5). 2o L'eâu du réservoir est distribuée dans les maisons à I'aide de conduites auxquelles sont fixés des robinets, 3o Dès qu'on ouvre un de ces roôinets, I'eau coule, pourvu que le niveau de l'eau du réservoir soit situé au-dessus du robinet.
bief ovol

40 Les écluses.

Lorcque deux parties d'un canal sont à des niveaux difrérents, un bateau ne peut passer de I'une à l'autre que par une écluse.
La figure

6

représente une écluse, c'est-à-dire un

bassin appelé sos pouvânt contenir

le bateau et que

peuvent fermer complètement deux portes. Chaque porte est formée de deux yontcux. A la base de chacun des quatre vantaux se trouve une ouverture que l'on peut fermer à l'aide d'une yonne.
Pour permettre à un batequ de passer, par exemple,

du bief omont au bief ovol,l'éclusier ouvre les vannes
sas et le bief amont constituent alors deux voses communiconts, que se produit-il I On peut donc ouvrir la porte A et le bateau pénètre dans f'écluse. Décrivez Ia suite de I'éclusoge.

de la porte A : le

lll.

Résumé

La surface libre d'un liquide au repos est plane et horizontale. Les surfaces libres d'un liquide dans des yases commûnicânts sont situées dans un même plan horizontal.
passage

Une écluse est un bassin à deux portes munies de vannes, Elle permet le d'un bateau du bief amont de niveau élevé au bief aval de niveau

moins élevé, et inyersement.

lV.

Exercices

'1. Décrivez I'expérience des vase, communicânts. 2. A l'aide d'un croquis, expliquez la distribution dê I'eâu potable drns lea villêi. 3. En vous aident de croquis simples, expllquez lê passâte d'un bateau d'aval en amonr.

NOTIONS SUR L'AIR

I

. L'air existe

1. Voici des faits que nous observons fréquem'

ment:

o Les feuii/es des orbres s'agitent sous I'action d'un corps que nous ne Pouvons ni voir ni sentir (fi8. 1);
1. LE VENT
COURBE LEs ARBRES ET CHASSE LA FUMEE

la porte se referme violemment sous I'action de
corps invisible (fig. 2);

c

Lo porte et lo fenêtre étaient ouvertes; brusquement
ce

lJn verre <<vide>) retourné et plongé dans I'eau ne se remplit pas : quelque chose s'oppose à I'entrée de

o

I'eau dons le verre (fig.3);

c

lnclinons ce verre

échappent

et

: de grosses bu lles incolores s'en vien nent crever à la surface de I'eau

(fis'

3).

2

LE COURANT D'AIR FERME

2" Expliquons : le vent qui agite les feuilles, le courant d'air qui referme la fenêtre sont de /'oir en
mouYement.

VIOLEMMENT LA PORTE

C'est encore I'air qui, enfermé dans le fond du verre retourné, s'oppose à I'entrée de I'eau; c'est lui qui forme les bulles qui s'échappent du verre lorsque celu i-ci est incliné.

ll ].
DES BULLES S' ECHAPPENT

.

Propriétés de I'air

DU VERRE INCLINE

1@

'1. L'air qui occuPait le fond du verre renversé s'est échappé sous forme de bulles sphériques '. I'oir n'o donc pos une forme invorioble, I'air est un corPs

fluide.

2' Tirons le piston de la pompe à bicyclette (fig. 5). Fermons I'ouverture de la pompe avec un doigt. Poussons le Piston. Nous sentons une résistance: c'est I'air enfermé dans le corps de la pompe' entre le doigt et le piston, qui opPose cette résistance.
Poussons davantage; le volume d'air enfermé se réduit de plus en plus. On dlt que I'air est comPres-

LE VERRE N'EsT PAS VIDE, IL CONTIENT DE L'AIR

sible (fig. 5-/ et

2).

3. Lâchons
brusquement

volum€ primitif. On

en arrière, L'air a donc repris son dit que I'air est élastique.

la tige du piston (fig. 5-3) ; elle revient

f
l'oir
est

Cette propriéré est utilisée : l'élasticité du ballon dê foo!-b.ll ou de rutb)., cellc des pneumâtlquer sont dues à l'âir comprimé que contiennent c€s obiet!.

{,,",,
primitif

4" L'air est pesant des mesures précises ont permis de constater qu'un litre d'air pèse un peu plus de 1 gramme.
5o Concluons

:

: on dit que I'air est un gaz.

2

I tl
5. L'AIR
EST COMPRESSIBLE

L'oir est d'oil,eurs un mélonge de deux gdz oryelés oxygène et azote (de même que le café au lait est un mélange de café et de lait, que I'eau rougie est un
mélange d'eau

{l et 2J

et de vin).

ET ELASTIQUE I3)

tH
AZOTE

5 litres d'air sont formés de 1 litre d'oxygène et de 4 litres d'azote (fig. 6).

lll.

Quelques gaz bien connus

Le gaz d'éclairage, le gaz butane, l'acétylène sont

petite quântité de ces gaz s'échappe dans une pièce, elle se répand dans toute cette pièce.
aussi des corps tazeux. Si une

AIR

6- L'AIR
EST

Résumé L'air est un gaz. ll est incolore et inodore. ll n'a pas de forme propre. C'est un f,uide. ll est compressible, élastique, pesânt : 1 litre d'air pèse un peu plus d'un Sramme. Cinq litres d'air sont formés d'un litre d'oxygène et de quâtre litrês
UN MELÀNGE DE DEUX GAZ

lY.

d'azote.

V.
2. L'air est un corp! tiujde. Qu'êst-ce 4. L'air est un mélange de deux taz.

Exercices

1. QuelleJ sont lcs obseryations courântes qui prouvent I'cxistcncc dc l'air I que cela sitnifie ! 3. Citez d' tres propriétés de l'âir,
Quels sont cei deux taz I

NOTIONS SUR

LES

COMBUSTIONS

:

I. LA COMBUSTION
DU CHARBON DE BOIS

flnDE BOIS

I.

PESEE

D'UN LITRE DE CHARBON

1. Observons un morceau de charbon de bois : il rappelle par sa forme un morceou de bois, D'un noir mat, il laisse une trace sur les doigts et sur le papier, parce qu'il n'est pas dur, ll s'écrase d'ailleurs facilement et I'on dir qu'il esr friobie.
Frappons légèrement

un morceau de charbon

de

I litre de chorbon de bois

\

2. Â VOLUME EGAL, LE

H-h;
DE BOIS EST SEAUCOUP
PLUS

bois sur la table : on entend un son, le charbon de bois est sonore. Froppons plus fort : il se casse, il est donc

frogiie. Plaçons I'extrémité d'un morceau dans I'eau : celle-ci est absorbée, c'est que le charbon de bois esr
poreux.

CHARBON

2. Emplissons une mesure de t litre avec

du

I

T T

LEGER QUÊ L,EAU

chorbon de bois brisé en menus morceaux. Pesons ce litre de charbon : il pèse de 200 à 250 g. Un lire
d'eau pèse'1 kg, donc autant gue 4 à 5 litres de charbon de bois (fig. 1 et 2).

3, Fabriquons du charbon de bois (fi9.3):
bois--

a) 8rûions gue/gues brindilles de bois à l'air libre : les brindilles brûlent avec une grande flamme; elles ne laissent que des cendres. Nous avons assisté à la combustion des brindilles tion o été complète.

et on dit que /o combus-

b) Mettons encore le feu à des brindilles mais dès qu'elles sont bien enflammées, couvrons-les de cendre ou de sable. Qu'obtient-on alors I Du bois incomplètement brûlé, c'est-à-dire de la broise. La braise est du chorbon de bois : celui-ci provient donc de la combustion
incomplète du bois.
10

40 Mettons dans une f,amme I'extrémité d'un morceau de charbon de bois que nous retirerons au

bout d'un moment. Le charbon brûle : c'est
combustib/e.

ll

chons la main

: nous lo

brûle sons flomme,

un sons fumée. Appro-

ressentons une vive impression

de
4. POUR BRULER LÊ CHARBON DE EOIS
A
BESOIN D'AIR

choleur.

Soufflons sur

une couleur route

Pottie gui brûle

vif > I'air

: elle prend aussitôt âctive sa combustion ll ne reste
gue

(fie.a)'
Lorsgue la combustion est terminée,

de la cendre.
5. Le chotbon dê bois est formé d'un corps, appelé cdrbone, qui brûle complètemenr à l'âir libre, et d'une petite quentité
de substances incombustibles qui forment la
aendre.

6. Que produit la combustion du charbon

de
:

bois? Versons un peu d'eau de chaux dans un bocal cette eau est limpide (fig.5).

5. L'EAU

â#
ERULANT

DE CHAUX SE TROUBLE

Plaçons dans le bocal, au-dessus de l'eau, un morceau de charbon de bois allumé. Au bout de quelques ins!ants, aSitons légèrement le liquide : I'eau devient laiteuse parce qu'il s'est formé un gaz appelé goz corbonigue qui a la propriété de troubler I'eau de chaux.

Le corbone du charbon de bois s'est uni à une partie de l'oxygène de l'oir contenu dans le flacon en formant

du goz corbonigue (fig, 6),

ll.

Résumé

Le charbon de bois est noir, cassant, friable, sonore. ll est léger et poreux. Le charbon de bois provient de la combustion incomplète du bois. ll est
formé à peu près uniquement de carbone. ll br0le sans flamme ni fumée. Sa combustion dégate beaucoup de chaleur et produit du gaz c:rbonique.

6. EN

LE CHARBON D€ BOIS PRODUIT

DU GAZ CARBONIQUE

lll.
1.

Exercices
?

Qr.te savez-vous de la combustion du charbon de bois I

2. Pourquoi

I'eau

ie

chaux versée dens le bocal où a brûlé du chârbon de bois se trouble-i-elle

11

NOTIONS SUN LES COMBUSTIONS

:

I. LA COMBUSTION DU PÉTROLE
1o Essayons d'enflammer du pétrole: pour cela mouillons de pétrole I'extrémité d'un bâton de craie, puis approchons-en la flamme d'une allumette. Au bout

d'un instant, le pétrole prend feu et brtle ovec Iongue flomme fumeuse (lig. 1).
2.
COMBUSTION

une

2o Observons et dessinons une lampe à pétrole.
DU
PETROLE

DANS LA LAMPE

a) Ie pied et le réservoir ; celui-ci porte à sa partie supérieure une ouverture garnie d'une bague filecée.

b) le bec : il se visse sur la batue du réservoir. ll comprend à sa partie supérieure une cheminée à double paroi contenant une mèche (fig. 2). ll porte une clef qu'il suflil de tourner pour faire monter ou descendre la mèche.

Au bec est fixêe Io golerie qui porte une dizaine de griffes à sa partie supérieure (fig. 2). c) ie yerre : il peut être fixé sur lagalerie où il
maintenu solidement par les griffes.
est

3. Utilisons la lampe à pétrole

r

q) Remplissons le réservoir de lo lompe.

\

I
-

ir
fumée

b) Allumons lo lomPe : le verre étant enlevé, tournons la clef de manière à faire émerger légèrement la mèche de la cheminée.
Constatons que la mèche est mouillée de pétrole c'est elle qui permet au pétrole de << mdnter >>.
Touchons la mèche avec une flamme d'allumette le feu ne se communique pas immédiatement,
:

(goz non brulés)

:

chiffon obturont

/ les fentes

ll

a fallu que la flamme de I'allumette ait chauffé

suffisamment la mèche pour que le pétrole se vaporise et prenne feu,

4.

c) Observons lo flomme: elle vacille et fume. Mettons le verre en place (fig. 2); la flamme devient droile et
PRIVEE D'AIR,
lu mineuse.

LA FLAMME S'ETEINT
12

4" l-e pétrole, pour

brtler, a besoin d'air,

Obturons ovec un chiffon les fentes de la golerie (fig. 4); la flamme rougeoie, fume, s'éteint. Que lui manque-t-il doncl (Les fentes ne permettent plus le passage de I'oir nécessoirc à lo combustion du pétole.l

Quel est le trajet suivi par I'air? ll agit à la fois d I'intérieur de la flomne en passant par la cheminée centrale et autow de Io flomme qu'il <lèche> (fig. 3).
VAPEUR D'EAU

5" Le pétrole en brûlant produit de la vapeur d'eau : plaçons au-dessus de la flamme de la lampe à pétrole un verre très froid (fig. 5). De la buée se
dépose sur le verre : le pétrole, en brûlant, a produit de la vapeur d'eâu qui s'est condensée sur le yerre.

COMBUSTION

DU

PETROLE

6" Le pétrole en bonique.

brtlant produit du g.z

ca?-

LE PETROLE PRODUIT DF LA VAPÉUR D'EAU

Plaçons une éprouvette au-dessus de la flamme de la lampe à pétrole (fi9. 6). Retournons l'éprouvette et yersons dedans quelques gouttes d'eau de chaux. Celle-ci laiteuse. La - qui était limpide - devient du charbon combustion du pétrole comme celle de bois (leçon précédente) produit donc du gaz carbonique.

-

Résumé La lampe à pétrole comprend verre.

ll.

un

réservoir, un bec, une galerie ajourée qui porte des 8riffes permettant de fixer un

6.

EN ERULANT LÊ PETROLE

PRODUIT DU GAZ CAREONIQUE

cheminée à double paroi dans laquelle peut glisser une mèche. L'air pénètre par les fentes de la galerie et lèche la f,amme à la fois sur sa face intérieure et sur sa face extérieure. Le pétrole, pour brtler, a besoin d'air. La combustion du pétrole produit du gaz carbonique et de la vapeur d'eau.

A I'intérieur du

bec existe

une

1. Quclles remarques peut-on fâire lo6qu'on enflâmme la mèche I 2. Qu'rrrlve-t-ll si I'on obrure les fentes de la talerie de la l.mpe à pétrole 3, Comment montre-t-on que le pétrole, en brûlant, produit : o) du taz carbonique, b) de la vapeur d'eau I
?

'

lll.

Exercices

13

NOTIONS SUR LES COMBUSTIÔNS

:

I.QUE

PRODUISENT
?

LES COMBUSTIONS

1. Production de gaz carbonigue
vu que - 1o- Nous ayons du gaz le charbon de bois, brûlant, produit
eou de choux limpide

reconnu ce gaz à ce qu'll rend laiteuse I'eau de chaux primitivement limpide. Relisez, page 11, le n" 6.) Expliquons : le carbone du charbon de bois s'est uni à I'oxygène de l'air pour donner du gaz carbonique.

carbonique. (Nous avons

en

I.

L'EXPERIENCE

DE LA BOUGIE

ET OE L'EAU
OE CHAUX

sfir
soz corDon'que0

carbone; c'est d'ailleurs ce carbone qui rend la flamme fumeuse quand la mèche de Ia lampe est mal réelée ou quand on obture la galerie. En s'unissant à I'oxyg-ène de I'air, le carbone du pétrole donne du gaz carboriiiue.

2o Nous avons constaté aussi que le pétrole, en brtla-nt, produit du gaz carbonique.'(Relisei la page 13, n. 6.) Expliquons : le pétrole contient, lui aussi, du

-eou de choux troublée

.- 3o Rocommençons, ayec une flamme de bougie, I'expérience faite avec le charbon de bois- ei avec le pétrole (fig. 1). o Plaçons une éprouvette renversée au-dessus de la flamme d'une bougie.

r

2. LA COMBUSTION DE LA BOUGIE A PRODUIT DU GAZ

gouttes d'eau de chaux Iimpide. r Celle-ci devient laiteuse. pourquoi I o C'est que l'éprouvette contient du laz carbonioue produit par la combusrion de la bougie-(fig.2).
bonique.

Retournons l'éprouvette et versons dedans quelques

ffiï'Fn
I
].
LA COMBUSTION DE LA BOUGIE PROOUIT DE LA VAPEUR D'EAU

Expliquons :. la bougie contient du carbone qui, en s'unissanc à I'oxygène de I'air, produir du gaz car_
4o Concluons
:

produit du gaz carbonique.

La combustion d'un corps contenant du carbone

2. Production de vapeur d,eau

'q

1" Plaçons au.dessus d'un morceau de charbon u-erre tès froid :.ien n" ," pÀ_ duit sur le verre (fig. 3).
de bois enf,ammê^un

1+

2" Répétons la même expérience au-dessus d'une bougie ellumée : sur le verre se dépose de
la buée, c'est-à-dire de I'eou en très fines gouttelettes

(ne. 3).
Qu'avions-nous constaté en plaçant un verre froid
au-dessus

(Page'13,5".)

de la flamme de la lampe à

pétrole

?

3, Expliquons r la bougie, le pérrole contiennent
un corps qu i, en s'unissant à I'oxygène de I'air, produit de la vapeur d'eau; celle-ci s'est condensée sur le

4. PRIVEE D'AIR LA BOUGIE S'ETEINT

verre froid (1). 4u Concluons I le charbon de bois, qui ne contient que du carbone, ne donne pas de vapeur d'eau en brûlant, La bougie, le pétrole contiennent non seulement du carbone mais aussi un autre corps qui en brûlant donne de la vapeur d'eau,

il. QU'EX|GENT
LES COMBUSTIONS
1u Nous avons constaté que
(page 10, 3"), que le
?

pétole (page 13, 4.)

le charbon de

bois cessent de

brûler quand I'air manque, 2o Recouvrons une bougie allumée d'un verre retourné (fig.4) : au bout de ouelques instants la
flamme s'éteint.

Expliquons : en brûlant, la bougie a consommé I'oxygène contenu dans I'air, à l'intérieur du verre. C'est parce que l'oxygène a manqué que la flamme s'est éteinte. 3o Concluons. Le chorbon de bois, le pétrole, lo bougie et tous les corps combustibles ont besoin de I'oxygène de I'air pour brûler :l'oxygène est nécesscire

5. L'AIR

ACTIVE LA COMBUSTION

oux combustions. 40 Comment peut-on activer les combustions? En fournissant suffisamment d'air au corps qui brûle : on ouvre donc lo porte du foyer des cuisinières et on utilise un soufflet (fi8.5).

lll.

Résumé

bonique. La bougie, le pétrole brûlent en donnant en outre de la vapeur d'eau. A toutes les combustions I'oxygène est indispensable. C'est grâce à I'oxygène qu'il contient que I'air permet aux corps de brOler.

Le charbon de bois, la bougie, le pétrole brûlent en donnant du gaz car-

lV.
1.
2. 3. 4,

Exercices
t.z c.rbonique.

('l) Ce corps est de

Décrivez I'expérience qui permet de montrer que le charbon, en brûlânt, prodrrit du Comment pêut-on montrer que lâ bougie, en brûlant, produit de I'eau I Quel est le saz qui est nécessaire à toutes les combustions I Comment peut-on activer une combustion I
I'hydrogène.

15

I. LA DILATATION

DES SOLIDES

1,, Préparons I'appareil représenté ci-contre (fig. 1) : attachons à une pointe plantée dans le mur un fil de fer de 50 cm de long environ. Au fil est suspendu un morceau de bois ou de métal afin que ce fil soit bien tendu suivant la verticale. Fixons alors au fil vertical, à I'aide d'une torsade, un fil horizontal dont la pointe peut se déplacer devant une règle graduée verticale.

Expérimentons:

. Notons le troit de lo graduotion à lo houteur duquel trcuve cette pointe (fi8. 2-l).
o I.
MONTAGE DE L'EXPERIENCE

se

Déplaçons la flamme d'une lampe à alcool ou d'un

bec Bunsen

le long du fil tendu verticalemenr.

La

pointe se déplace vers le bas (fig.2-2).

o

trouve

Notons le troit de lo gtoduotion à Io houteur duquel se lo pointe. Laissons Notons ,e

r .

refroidir le fi1. La pointe

se déplace vers le

haut (fig.2-3).

troit de lo groduotion à lo houteur duquel se lo pointe lorsque le fi, est comP/ètement refroidi, Ce trait est le même que lors de Ia première obsertrouve

vation.
Concluons : sous I'action de lo choleur,le fil de fer s'est o/longé; on dit qu'il s'est diloté. En se refroidissant, le fil reprend sa longueur jnitiale; on dit qu'il

s'est controcté.

2. Lf

FIL DE FER SE DILATE PUIS
S€ CONTRACTE

2o

Autre expérience : prenons un

disque de méral

percé d'un trou circulaire et une pointe dont le dia-

pointe

mètre est très légèrement inférieur à celui du trou (fie.3). A froid, nous faisons pénétrer aisément la poinre dans le trou du disque (l). Chouffons lo pointe (2); elle ne peut plus trayerser le disque (3). Après refroidissement elle traverse de nouveau celui-ci. Concluons ; sous I'action de la chaleur, la poinre
s'est dilatée dons tous les sens. EIle o donc ougmenté de yoiume. En se refroidissant la pointe s'est contractée.

3" Plaçons un gril métallique sur une flamme
3. LA POINTE
16 AUGMENTE DE

:

nous entendons des bruits. Nous savons que les parties chauffées se dilatent; que les parties non chauffées

VOLUME LORSQU'ON LA CHAUFFE

ne se dilatent pas; il en résulte des glissements des parties dilatées contre les parties non dilatées et, par conséquent, les bruits légers que nous avons
entend us,

4" Pose de rivets I la figure 4 représente deux plaques de fer que I'on veut fixer I'une à I'autre pâr des riyets. Le rivet (1) est chauffé à blanc. On I'introduit dans les deux trous percés dans les deux plaques de fer, puis on aplatit I'exÛémité cylindrique (2). Le rivet, en se refroidissant, se contracte el serre énergiquement les deux ploques I'une conlre 4.
RIVETAGE

A CHAUD

DÊS PLAQUES

l'qulre.

METALLIQUES

, *
verre o porors eporsses
)

5' Application de cette propriété qu'ont les corps de se dilater quand on les chauffe : le bouchon en verre d'un flacon ne peut être enlevé tant il adhère au goulot; chauffons légèrement le goulot; le bouchon peut alors être enlevé. En effet,
sous I'action de Ia chaleur, le goulot s'est dilaté dvont

.z'

a

--:L

que Ie bouchon oit pu se diloter d son tour; il est alors possible de faire glisser le bouchon à I'intérieur du

goulot.

5.

CE

QU'IL NE FAUT PAS FAIRE

Ne versons pas de I'eau très chaude dans un verre à parois épaisses: le verre étant mauvais conducteur de la chaleur, la partie intérieure de la paroi se dilaierait avant que la parlie extérieure s'échauffe et se dilate à son tour. La dilatation par6u

tielle provoquerait la rupture du verre (fig. 5).

ll.
de volume: on

Résumé

dit qu'ils se dilatent. Lorsqu'ils se refroidissent, les corps solides diminuent de longueur et de volume: on dit qu'ils se contractent.
1, Décrivez I'expérience prouvant qu'un fil de fer

Sous I'action de la chaleur, les corps solides augmentent de longueur et

lll.

Exercices
âugmente de longueur quand on le châuffe,
?

2. Pâr quelle expérience peut-on prouver que les corps âugm€ntent de volume quand on les chauffe 3. Un enfant veut ouvrir un flacon de verre qu'obture hermétiquement un bouchon de verre. ll e chouffé longuement le goulot du flacon. ll ne parvienr pâs à l€ déboucher, Pourquoi 4. Quelles précautions prend votre mamen avant de verser un liquide bouillânt daos un verre I 5. Schématisez entièrement la flgure 5,
?

17

oquol-ique
I

Plo n

te

LES ANIMAUX
NOTRE MATÉRIEL

L'étude des animaux se nomme la zoologie. 1o C'est tout au long de I'année qu'il faut accumuler le matériel nécessaire à cette étude et
non pas seulement la veille de la leçon.

20

Animaux viyants.

a) Porssons et écreyisses : ils seront observés dans un aquarium ou, à défaut, dans un grand bocal contenant également des plantes recueillies dans une mare.

b) Grenouilles : un vieux plat rempli d'eau, au fond d'une caisse fermée par une toile métallique, suffira. Les grenouilles peuvent jeûner pendant quelques
mois.

grenol ille 2. LA GRENOUILLE
lo

p reTa

e

cl Lézords et onimoux vivont sut un sol sec : nous préparerons une caissette à fenêtres vitrées ou garnies de toile métallique.
3l)

Animaux morts.

ile mélollique

a) Honnetons et obeilles: nous les conserverons à sec, co uv eacle dans des boîtes renfermant un produit antimites (1),
après les avoir enfermés, pour les tuer, dans un flacon contenant de I'ouate imprégnée de benzine. Comme ils durcissent en se desséchânt, il sera bon de les ramollir en les plaçant, quelgues jours avant la leçon, dans du sable humide,

b) Petits onimaux dont lo choir pourrcit se puttéfier: ils seront mis dans des bocaux à conserves contenant de I'eau additionnée d'un demi-verre de formol par litre, Le formol s'achète chez le pharmacien ou le
d

roguiste.

viFne 3. LE LÉza
66

RD

(1) A b.se de DDT p.. €xêmplê.

eou

,/g
é
.

Fo"molée

Nous pourrons ainsi conserver facilement vipères, couleuvres, lézards, grenouilles, poissons, écrevisses, pattes de laupe, etc...

le4 k3
SERPEII DAIS gE^U
FO9ÉOtEE
.

Au sortir de I'eau formolée, les animaux seront rincés à I'eau ordinaire afin de les débarrasser du formol qui pique les yeux. Pour étudier commodément ces animaux, chacun d'eux sera placé dans un couvercle ou dans une soucoupe.
40 Squelettes. Chaque fois que I'occasion s'en présentera, nous préparerons des têtes de lapin, de mouton, de voleilles. des pqncJ de porc, de veau, de mouton (r), ds mô<hoiro ou des dents de bceuf, de veau, de <her-el, de porc.

n
m-étl

e) Nanr fcrons ô!,uilttu
&i?i.J,',tÊc de

<

cùstoux dc soudc

détrcheront; les os, gnttés, seronr ensuite plontés dans I'cou jovcrrisac (t) pendant un ou deux jours.

c6 pikcs dons de l,eou >> : les chairs se

A I'aide d'une colle très odhésive, nous fixerons les dents dans leur lotement ainsi que l€s parties osseuses
qui
se

seront séparées.

une planchette, fixés à I'aide d'un de colle.
Les sabors ne seronr pes mis à

Les squelettes de pattes, d'ailes, seront rnontés sur

fil

métallique ou

bouilli..

plo

nchelte

b) Le nettoyoge d'un sguelette peur être fait par des fourmis ou par des petits animâux carnassiers vivant
dans les mares

: têtards et dytiques.
à

c) les Pottes de voloilles, de /opins seronr mises

sécher dans un endroit aéré (un hangar par exemple).
Deux ou troir semain€i suffisent pour le5 pattes de volailles dont on étalera les doitts âvanr le séchage.

5d Plumes. Elles seront conservées dans une boîte contenant un produit antimites.
(1) En demandêr.! bou(hêr. (2) Un qu.rt d'eru dê i.vcl. gtan<hir ensuitê
24 hèurêr dani I'eau oxysénée.

7 TÊlE

DE COQ

6.SQUELElTE

D.AI LÊ

te3

o. ên

tês

immers€ur 67

LES CARNIVORES

I. LE CHAT
Nous commencerons l'étude des animaux par celle d'un de nos plus fidèles compatnons, mélange de douceur câline et de force brutale : le chot.
10 Observons le corps du chat . ll est formé de trois parties : la téte, le tronc et les pattes ou membres, le tout recouvert d'une fourrure épaisse et so),euse.

20 La tête, ronde, porte deux petltes oreilles pointues qui remuent au plus léger bruit. Observqns les beaux yeux verts à une lumière vive puis dans un endroit sombre : la fente noire,
appelée pupt/le, par laquelle pénètre la lumière, s'élar-

8it jusqu'à devenir toute ronde à I'obscurité (fig.
Effleurons les moustoches

1).

;

ces longs poils se mon-

trent très

sensibles.

3() Le tronc est long et souple. Touchons le dos, nous sentons une ligne d'os qui va de la tête à l'extrémité de la queue : c'est la colonne vettébrole.

r tt
68

40 Les membres sont terminés par 4 doigts; cependant les pattes de devant en portent un cinquième qui correspond à notre pouce. Chaque doigt est pourvu d'une

grife

recoutbée et

oiguë que le chat maintient rentrée dans un fourreau lorsqu'il fait << patte de velours >>. ll la sort pour griffer celui qui I'agace ou pour saisir une proie. On dit que les griffes du chat sont rétroctiles (fi8. 2). Sous les doigts, des bourre/ets chornus et élostigues contribuent à rendre sa marche souple et silencieuse (fie.3). 5(,

Comment le chat marche-t-il!

a) Observons-le ossis: ses pattes de derrière reposent sur le sol par une /ongue plonte du pied.
(1) Au C. M. t h ânnée, oô poura
correspond
la se <onrenrêr de l'étude I 1r" partie dù résùmé et dêi erercicei. à lequellc

I La plante du pied se redresse alors er la patte ne porte plus sur le sol que par les
dorgts-

b)

y,ent-,/ d se lever

I.

LES YEU

--

e-e

,

.e
X

DU CHAT

- 3: 3-S

Lc cfiat marche donc sur les doiçs (fig. 4), alors que l'homme. au contraire. marche sur la plante du Pid.

l'lais que fai5onr-nous nous-mêmes lorsque nous voulons nous déplacer sans bruit ou courir avec souplessef Nous nous haussons sut Io pointe des touchent le sol. 2- tÊs €er FFÈs eErRAcl r LEs Lo démorche du chot est donc noturcllement
et st/encieuse. 60 Remarquons le développement considérable des pattes de derrière, surtout des cuisses : le chat peut souter âvec force. 7o Souplesse, puissance, démarche silencieuse, griffes toujours prêtes, voilà ce qui convienr à un chasseur,
Après s'être approché sans bruit de la proie convoi_
souple pieds,

c'est-à-dire que, comme ceux du chat, nos doigts seuls

J. LA PLANTE DU PIED

l:r':-e de d err

ière)

ÙJ

tée, oiseau ou souris, Ie chat s'immobilise. attendenr le moment favorable. ll bondit brusquement et saisat sa victime entre ses griffes acérées.

ql

:

-t

8o Comment mange-t-il sa proiel Observons sa denture sur le squelette de la tête. Seule la mâchoire inférieure est mobile. Chacune des deux mâchoires est pourvue d'incisiyes très petites, de deux conines ou crocs, véritables poignards, er de mo/oires héris_ sées de pointes aituës er de crêtes tranchantes (fig. 5).

4. LE CHAT MARCHE SUR

æGrS ( polle de derrière

LES
)

Ces molaires fonctionnent comme des ciseaux

:

elles coupent la chair mais ne l'écrasent pas; du reste le chat avale ses aliments sans les broyer. La plus grosse molaire se nomme la cornossière.

(< manteur de chair

90 Le chat est organisé pour chasser et se nourrir de chair: c'est un carnivore, ce qui sitnifie
>>.

5.I.]A

-àc- ,.i

" -oldi.."-IÉ1 DEXTURE DU C HAT

La chatte nourrit ses petits avec le lait de ses mamelles, en attendant qu'ils soient en âge de chasser.
69

UN ÀUIRE ANI}IAL QUI RESSEI{BLE AU CH^T

,o'l;13"

il.

LE CHIEN(1)

fidèle et intelligent. ,I.1E1E DE CHIEN

Ce compagnon de I'homme est particulièrement

1o Observons sa tête : elle est plus allongée que celle du chat. Les oreilles, de forme très yariâble, sont mobiles : comme le chat, le chien a l,oui.e très fine; il e a_u_ssi boi. odorot ; n'èst-ce pas grâce à son &L qr" le chien dépiste le gibier I La pupille des

yeut est ronde.

2.LE CHIEN
MARCHE SUR

LES DOIGTS

20 Ses doigts : les griffes qui terminent les doigts àussi Fj9!!,Ellét."cti'l ès ;celles sont-el les émoussées f ar la marche alors que du chat restent aiguës.

lolon

tla

Sous les doigts, des ôourrelets chornus assouplissent
marche.

TÈ. tË.rq,
Jra a.

3o Le chien marche et court sur les doi3ts, comme le chat, comme nous aussi lorsque, en gymnastique, nous nous déplaçons << sur la pointe des pieds )), Sa course est très rapide.

C'est ainsi que le lévrier, aux longues pattes musdoigls li'ipeûre!-d.bq., clées, peut atteindre une vitesse de 100 km à I'heure et pigflt on_99:59 rattrâper, à la course, les animaux les plus agiles.
tves
t

ne

u
lroncho ntes
3LA

I t

40 Ses dents: les dents du chien sont plus nombreuses que celles du chat, ce qui correspond à des mâchoires et à une tête plus allongées.
tgs- ilcljiy"g: sont pl{s_. dévdoppées que celles du

-àlo i".s

chat;. les . conines

moro,res, nombreuses, ne sont pas toutes tranchântes.

lo.T:I_!:: l*gl_p$sants.

Les

ÎETE

OSSE US E

orêle

coup onle

Derrière la plus grosse, nommée cornossière, des molaires à surface plate permettent de broyer lTe chren ne m-nTe pas que de la viande, il se nourrit d'aliments variés qu'il écrase avant de les ayaler.
50 Lachienne allaiteses petits,les chiots, c'est-àdire qu'elle les nourrit du lait produit par ses mamelles.

mol, b"oya.rse mol. f r.onchonb
/a.LES MO LAI RES
70

(i

C. M. (av.c ics perr3rephcs lll êt tV €r tr 2. p.rti. du .ésumé êt d..

) Cêt.ê atudê, f.culrltive, p.ut êt.ê ré...vé. à te 2c .nnac dù

lll.
chqsseot

Le groupe du chat

De nombreux animaux, comme le crldt et le chi ; se nourrissent de la chair d'autres animaux qu'ils

et tuent.

Leurs sens (ouïe, odorat, vue,,.) sont très développés, leurs muscles puissants, leurs doitts munis

o

BELETl

E

de griffes parfois très âcérées. o Leur denture comprend loujours des incisives, des canines trânsformées en crocs et des molaires hérissées de poinres qui déchirent la viande, r Les femelles nourrissent leurs petits du lait de leurs mamelles.

Ces animaux forment le groupe des

Carnivores.

lV. Carnivores utiles et
Peaux.

nuisibles

10 cornivores uti,es: le chdt chasse souris et rats. Le chien garde mâisons et trou-

.2o Corn.ivores nuisiôles : la petite le putois' le renord

ôelette s'attaque aux oiseaux et aux lapins. La fouine. ravagent les basses-cours. Le loup est mâintenant disparu àe ra France. Le lion, le tigrc,la ponthère rersem blent au cha!. Les ours ma rchent sur la plante d u pied.
Le phoquê, le morsê. I'otoaiê, manteurs dê poissons.

on! les membrcs transformés ên nataoire6.

Toutes ses molaires sont tfanchantes. C'est un excellent chasseur. - 2..;Les Carnivorer (chat, chien, ours, etc.), ou animaut mangcurs dc chair, ont dcs doigts armés de grifies. Leur dènturê comprend toujo-urs trois 3ortes de dents : des incisives, des canines transformées en crocs et del molaires à pointes tranchanter. lls recherchcnt des proie3 yivantcs; le3 fcmellcs nourri$ênt leurs pêtits du lait de leurs mamilles. r

V. Résumé L: fhet a une colonne vertébrale et des membres terminés par dcs --_1. grifres rétraæiles. ll marche sur les doi6s; des bourrelets charnus rendcnt sa démarchc souple et silencieuse. Ses canines sont des crocs pui3aants.

Yl.

Exercices

1. Qu€ savez-vous des t.iffe3 du chitl 2. Comprrez la marche du chât à cêllc de l,homme. 3, Comment le chât s'empârê-t-il de sa proic I
,1. Décrivez le denture du chât.

LA FOUI NE éqo"oe les uo-lo illËs "donr elle bo iF le sono (60-cm)

Ciler des Carnivoaês util€s dê votre ré8ion; dês C.rniyorcs nuisibles. Quels dégât. commettent ccs derniersl
71

5. 6. 7. 8.

Comparez les triffes du chieh à celles du chtt. Compârèz lâ denture du chien à celle du chat. Quels sont les caractères des Calnivores I

LES RONGEURS

I. LE LAPIN
Toujours inquiet, prêt à détaler à la moindre alerte, Jeannot Lapin n'a pas I'assurance du Seitneur Chat. s'orne d'immenses oreilles qui remuent au plus léger bruit; I'oui? est donc très sensible. Son odorot est
1o Observons

un lapin yiyant :

sa

tête allongée

egfgne;t t.ès fiililu+ermet-à" aar""ri. ."pi+nent une carotte que nous avons cachée.
due

Des moustoches sensibles, une lèyre iusqùàl-iEf cofr cette

gu'éclairent

gros Ieux à pupille ronde. 20 Les pattes: elles se terminent Dar des doigts (5 à chaque patte aî tevarn p,* -" æ derrière) munis de grifies émoussées, non rétractiles; ces griffei-iË-soii*pai- iiè- armèi-mais-pluiëi-Ees pioches : elles servent à creuser, dans le sol, des galeries souterraines ou terriers.

4_fiffi

i"t p"tt.r a" a..rie _dévelgg>ées; le lapin ne marche pas, il bondir, il soute,
30 Observons le squelette de la

la têÎe se prolonge en avant par quaire grosses et longues incisives (r) dont I'extr6-mité,. en- Siieàu,

tête du lapin

:

rapielle-Te-ti-eau à uoii au-

Arrqchons une incisiye inférieure : elle est très lon8ue; sa racine creuse recevait les vaisseaux sanguins qui nou rrissaient la dent. Les incisives caoissent sans arrêt et s'usent en frottant I'une

rnenuÈËi--

coitre I'autie.

Le lapin n'a pas de canines : so denture

est incom-

vide, lo borre,

les incisives

contre I'autre. 4o La lapine allaite ses petits qui naissent aveutles et sans poils. Elle peut en élever plus de 40 par an, ce qui constitue un record pour un animal domestique.
(1) Dêux pet;t$ inci3ivês doublênt, inté.i€uremenr.
tês

res. La su e crêtes en rravers qui rappellent celles d'une lime. Faisons mouvoir la mâch;ir-inférieuie : elle ie déplace d'ovont en orrière et d'arrière en avant. Lorsque le lapin mange, ses incisives coupent I'aliment qui est ensuite râpé entre les molaires comme il le serait entre deux limes qui frotteraient I'une

2 inci.ive3

ll.
f

Les animaux qui ressemblent au lapin

ôlon

pionre

PATIE

d...1

castors, etc...)

DE

ae

5u p.

Plus de mille espèces d'animaux (souris, rats, ont. comme le lapin : . des doigts,munis 1: griffe1 T1 rétractiles; o une denture incomplète à fortes inclini, cou_

pantes

et

molaires râpeuses;

r la mâchoire inférieure se déplaçant d'arrière en avantffi o" p"tii" t"iri",- i.n, défense, ces animaux, rrès
aSiles

et très actifs, dévorent des quantités considérables de graines er de plantes et ont beaucoup_de

Petits.

. lls forment le gro_upe des Rongeurs,ainsi dppelés a cause de leur façon de manger.

lll.
rncrSrve récoltes.

La plupart des Rongeurs sont nuisibles
nos

o Rots, compcgnols, souris, /oirs détruisent
.] ÈCIIE^DES DEXTS DAT6 LA
IIACHOIRE IXFERiA.,RÈ

o En revanche,

et nous employons sa fourrure. Le
dans les laboratoires.

nous mangeons la chair du /opin coboye est utilisé

crêle s
des moloi

a Le tracieux écureuil, la mormotte qui s'entourdit I'hiver, le costor, grand constructeur de huttes er de ditues, sont aussi des Rongeurs.

\:1/

lV.

Résumé

4.LASUPFACE DES MOLAIRES
PAPPE LL E CELLE D'UNE LIME

Le lapin est le type des Rongeurs i ce sont des animaux petits, dont les doigts sont terminés par des griffes et dont la denture sans canines est propre à ronger, lls se nourrissent de plantes et commettent beaucoup de dégâts. Les femelles nourrissent leurs nombreux petits avec le lait de leurs mamelles.

^C SrVe -DES rnctstvEs QAFPELLE CELUI

s.LE BISEAU

dJ

os€au a Bors

r'Ï

V.
1. 2.

Exercices

Décrivez la denture du lapin. Comment le làpin nange-t-il ? 3. Quek sont les caractères des RonSeurs i 4. Citez des RonSeurs utiles; des Rongeurs nuisibtes.

LES INSECIIVORES

I. LA TAUPE
I. LA
TAUPE C'est un animal que I'oh ne voit Pas souvent car' presque toujours sous terre, il mène une vie bien
particulière, ne se signalant de-ci, de-là, que Par quelques buttes aPPelées touPinières'

'lo Observons le corps d'une taupe. Long d'une quinzaine de centimètres, le corps est c'lllndlil:{, sans cou, avec une tête conigue dont le museau Pointu
rapgelle le Sroin du Porc. Cherclpns les yeux ; ce sont deux Petits Points dissimulés dans la fourrure. Presque aveugle' la taupe distingue à Peine la lumière de I'obscurité. En revanche, lo toupe o un excellent odorot ; ses narines, placées en avant de la bouche' facilitent la recherche des Proies. Son ouie est également très
fine.

2. MAIN (exhémile de lo po lie de devo nl)

Une belle fourrure gris foncé, soyeuse et lustrée, protège tout le corlii-dÙ friiiilÏ-u m id e deTa terre'
(

polle de derrière) loupiniêre

ex

lrém ité de lo

20 Les Pattes de devant, au brar et à I'avantbras très courts, semblent réduites à une main' Mais cette main, avec ses 6 doiSts à Peine séparéi et ses fortes griffes, est énorme. C'esi une véritable Pelle avec laquelle la taupe -IrriêË, commà le fait le terrâssier' les relettlèri déblais arrachés au sol Par le museau et Par les Sriffes' La tâupe doit sans cesse percer de nouvelles galeries

pour trouver sa nourriture. Elle peut en creuser 15 mètres et Plus en une heure. Ses pottes de derrière sont moins déveloPPées que
celles de devant.

C.

UXIA''ITIOI

DE LA TÀUPE rs rves

30 La curieuse habitation de lataupe comprend, réunis par des galeries, une chambre centrale et deux èouloirs circulaires. Une galerie principale mène au terroin de chosse.

40 LatauPe a une denture comPlète, formée
JeJitg-s, ,nc,f!ves, de fortes c€nines -ioloires.

de

et de

nombreuses

conrne

moloires
5. LA TÊTE OSSEUSE
74

sent sans Peine les solides carapaces des insectes et déchirent la chair des Petits animâux dont la tauPe se nourrit (vers de terre' larves, etc')'

Hérissées de pointes oiguës, ces dernières écra-

ll.

Les animaux qui ressemblent

ù la taupe

ressemblent à des Rongeurs mais ils ont, comme la taupe : a un ml/seou pointu;

. Certains animaux de petite tâille, hérissons, r

musaraitnes,

6.

LE HEFIISSON

et

une denture complète avec incisives, canines en crocs iômEre-zusei m6lâires hérissées de pointes capables

de briser les plus dures carapaces d'insectes. Aussi carnassi€rs que le chat, ils se_ nourrissent de petits animaux, vivants, en partire cnar, s se nouJrisselt de qrlier d'insectes : ils forment le groupè Jes tnféctivores. Tour <cs animâux ont une coronrê r,erté6rolc. Les limellcs iourrlssent leu.s petits du l.it d. lêurs

lll.

La plupart des lnsectivores sont gtites

_d.rouvcs-souris,

lnsectivores adaptés à lâ vie aérienne comme laioupe est adaptée elle_même à la Yie souterraine.

La toupe détruit insectes et larves nuisibles. Malheureusem ent, en creusant ses geferies, elle bouleverse le5 plânations. La qy:gryl1lç, qu'il ne faut pas confondre avec une souris, le hé.isson, tueur de vipères, doivent êire piotégés. ll en est de même
des

fhircr

gèucoup d'rnsectivores sont hiôernorts, c'est-à-dire qu'i15 dorment p€ndant toute la duréc (hérisson,
muserâiBne, chauve-souris, eic...).

de

La taupe est un animal adapté à la vie souterraine. Son mureau dlongé, ses mains transformées en pelles, ses grifies, lui permettent de creuser des galeries dans lesquelles son corps cylindrique seiéplace facilemcnt_. Presque aveugle, elle trouve ses proies grâce e, sbn odorat très déve.

l.

lV.

Résumé

lopÉ.

2- Les lnsectivores sont, comme le taupe, des pètits animaux à museau poirtu at à denture complète comprenant de nombieuses molaires hérissées de pointcs aiguës. lls détruisent beaucoup d'insectes et sont utiles (taupê, muraraigne, hérisson, chauve-souris).

V.

Exercices

t-L/r

CHAUVE-SOURrs

1. Quelle êst la formê du corps de le tàupe I de ta têre I 2. Que savez-vous des teux de la tôupe I 3. Décriv.z les p.ttes dc devânt dê la taupe. 4. Comment la taupe creuse-t-elle ses tale.iês I 5. Que savez-vous de la dantlre dê la tâupe I 6. Citez des lnsectivores. 7. Qu'est-ce qu'un enimal hibernanr I Citez-en un. 8. Quels sont les caractères des lnsectivorês I
75

LES CHEVAUX

LE LE CHEVAL
Domestiqué depuis bien longtemps, le cheval st devenu pour I'homme un utile serviteur.
1o Observons-le

:

qu'il

paraît gros ! Son poidsatteint couramment 500 kilogrammes et même pârfois 1 tonne. Son pelage est court, à I'exception de sa crinière et de sa queue fournie, aux longs crins souples. De grands yeux placés de côté, de courtesoreil/es d ressées et mobiles, des noseou-x

(narines) qui remuent lors-

que I'animal flaire se5 aliments, correspondent à des sens bien développés. fôtons Ie dos - nous sentons la colonne vertébrole.

20 Observons le cheval Toujours avec aisance, il mo rche, trctte ou golope- Certains chevaux de course atteignent la vitesse de 60 km àl'heure. Le cheval est un excellent

qui se déplace.

coureur.
Longues et frnes, les pattes ne reposent chacune sur le sol que pat un unique sobot.

3o Étudions une patte de derrière, par exemple. Comme notre membre inférieur, elle comprend la cuisse, la jombe et le pied. Mais, chez le cheval, la cuisse se détache peu du corps, de sorte que la partie libre

du membre comprend surtout la jambe et le
Le pied,

pied.

très long et redressé, est formé d'un gros os appelé os conon, suivi de 3 petits os qui sont /es phoIonges de l'unigue doigt. La dernière phalange est protégée pâr un sobot sur lequel marche
I'an imal.

Comme la danseuse qui se tient sur I'extrême pointe du pied, le cheval marche donc sur

le bout des doigts. 40 Le cheval au pâturage I il saisit I'herbe entre ses dents, la coupe puis la mâche,
môchoirc inférieure se déploçont de droite è gouche
76
so

et de

gouche

à

drcite.

5o Eraminons une mâchoire de chevàl (1)

;

les

.5!f" .r,.."

incisiyes dirigées en avant forment une pince qui coupe l'herbe. Celle-ci esr ensuite parfaitement broyée par d" grosses molaires à surface plate.

I : o
!

u, at

Entre incisives et molaires existe un espace vide, lo borre, oit I'on place /e mors avec lequel on dirige le cheval. Les canines, peu développées, n'existent que chez le cheval; elles manquent chez la jument.
60 La
le lait de scs deux mamêlles.

iumcnt nourrit ton petit, le poulain,

avec

a I l
0a arErr

ll.

Le groupe des Chevaux

o I
L
1

C'-<XITE

toui de trr d€ Èalle et excellents coureurs, mardrcri rur I'crtrémité d'un doiç à sabot. llcrtxrcrer. ils disposent d'incisires quj coupent €t ôc ,tploiré qui râpent mais sont dépourvus souvent
da cananes-

Quelques e5lÈces d'animaux (chevaux. ânes, zèbres),

st-

I.'rrqr.Ê

ds;gr

nrrt

oe

ornnrÈnr

lls forment le groupe des Chevaux qui rentre luimême dans I'ensemble plus vaste des Animaux à sebots
(2).

lll.
! I ''t

Beaucoup de ces animaux ont été domestiqués

Depuis des siècles, chevaux. ânes, éléphants, travaillent pour les hom mes.

2. LA
conIne----1

Résumé Excellent coureurr le cheval marche sur I'extrémité du reul doigt qui termine chacun de ses membres. ll est herbivore et possède des incisives coupantes et des molaires broyeuses. ll appartient au groupe des Che-

lV.

'.

TETE OSSEUSE E1 DENTUFE

incts i ves,

vaux qui fait lui-même partie du groupe plus Yaste des Animaux à sabots.

V.
1. 2. 3. 4.

Exercices

Comment est faite la parte de derrière du cheval I Comparez lâ marche dr: cheval à la vôtre. Décrivez la denture du cheval. A quels groupes appartient le cheval ?

(1) l''lâchoire infé.ieure ou dêmi-'nâchoire ou, à défaut, des dên6. (2) Ce groupe comprend ér:leme.t le. rhinocéros êt 1e3 éléphanti.

4.UXE MOLAIRE 5.UNE INCISIVE
77

LES RU}IINANIS

I. LE BOEUF
Épais et rrapu, le bauf est le Dlus fort de nos aniE-êg!39 E!!!iq u9s. 1o Observons un bceuf : son allure générale rappelle celle du cheval, mais en plus lourd et plus massif. Notre attention est surtout attirée par deux cornes inguiétantes qui surmontent une tête à I'exPression bien paisjble par âilleurs. C'est, cornes en avant, que le bcuf s'efrorce de repousser le chien quicherche à ie mordre ; il s'agit donc d'une orme de défense.

os conon
os soudés)

D'un bout à l'autre du dos, lo colonne vertébrqle
dessine une longue arête anguleuse.

Le beuf s'appuie sur de solides pattes fourchues terminées par deux sabots.
2o Étudions le squelette de la

p.tte

de

derrière

:

verticalement, est formé d'un os ccnon

la cuisse ëtànt_ pzu-dftdc-hée dù cbrpi', le-mèmbre n'est vraiment libre qu'à partii de-@be. te Dted, red ressé

2 .9 o -t I.IE
PIED DU SO€UF

1-d::9.'0i.

tg."illill.

Exomrnons I'os conon : un sillon le pârtage par le milieu d:nr toute sa lontucur; à lâ base. il se divise en 2 prrties ét.ler qui r'àrticulent chacune avec un doitt. ll s'âtit donc de i os sôudés (r).

Aq)

borr"

I'exiréÀité àès doigts. 3o Observons le beuf au pâturage . ll avale I'herbe sans la mâiïei, puis il sè couche, tête haure, et sa mâchoire inférieuie-ïom mence un mouyement réguliei_deg;;cti;_l_a-.!@!l-,,a"-a;Ate-F?eu-he: on dit, iu-illuâiné. ---' 40 Observons une mâchoire de beuf (3) : la qllct'.ojfi _iulirçy1à n-eit muniè, à I'avant, qué d'u11
che donc sur

Chaque dglgt a 3 phalanges, la]e étant protégée pâr un sabot corné qui, qeq! tggche le sol. Le bôuf mar-

bourrelet dur.

Les moloires, sépa;éei désl;;isivei!â--ne' barre de 10 à 12 cm, ont une surface râpeuse, avec des crêtes aessinant,les doEsantslilc-n gË;

Les incisiyes de la mâchoire inférieure sont dirltées vers I'avant et fôrmenl u niilâ6îiiâ1E[âôiô]-

3.
78

croisson
LES MOLAIR ES

I

(1) Lê Di€d dll mouton ê.t constitué commê cclui du baur, (2) Commc €hcz lê chêv.|, I'or cânon du b<rul cor.êspond à noc.. Died qui. lui, comDte 5 o3.

(l) Lr mrchoirc d.

mouton

..t

idêntiqu..

50 L'estomac du bceuf est formé ae I poct"" I I'herbe, avalée sans avoir été mâchée, s'accumule d'abord dans la ponse, véritable garde-manger ayant la capacité d'un gros tonneau (200 l). Lorsque lanimal est au repos, I'herbe passe dans le bonnet où elle prend la forme de pelotes qui remontent à la bouche une par une, Elle est alors mâchée puis elle redescend dans le feuillet et, de là, dans la coillerte, où commence la diSestion qui s'achèvera dans un intestin long de 50 m. 6o La vache peut nourrir son yeau du lait de ses mamelles. Le plus souvent le lait est trait et la plus grande pârtie est utilisée pour I'alimentation
humaine.

ll.
intesiiÉ
4 . T ESÎOMAC DU BCEUF

Le groupe du bæuf

l

Certains animaux mangeurs d'herbe (mouton, chèvre, chamois) possèdent, comme le bcÊuf.: a une denture ne comportant que des incisiyes inférieures et des moloires; o des membres terminés par 2 doigts ô sobots; . un estomoc formé de plusieurs poches. Ces ânimaux ruminent, ils forment le groupe des Ruminants gui, lui-même, fâit Dartie du groupe plus importânt des Animaux à sabots.

lll.
sa chaude laine-

Beaucoup de Ruminants sont très utiles
mouton donne aussi

lls nous fournissent lait, viande, cuir, suif (voche, chèvre), Le

Résumé Le bcuf marche sur l,e*rémité, protégée par des sabots, des deux doigts qui terminent chacun de ses membres.-pourvu d'incisives à la mâchoirê inférieure seulement et de molaires broyeuses, il est herbivore et rumine grâce à son estomac à 4 poches. ll fait partie du groupe des Ruminants qui appartient lui-même au groupe plus vaste des Animaux à sabots.
co r^n

ly.

illon

V.
sorte de dents.

Exercices

1. Comment marche lc bcufl Décrivez son pied. 2. Décriver lâ denture du bcuf et dites le rôle dc chaque 3. Comment esr fàit I'estomrc du bc.ufl ,1. Pourquoi dit-on que le bcruf est un Ruminant I 5. Citez d'âurrêr animeux du t.oupê des Ruminan!s.
Rumin.nrs

S.CORNE

6, COUPE

6. Pourquoi élevons-nous ces ànimauxl 7. De quel trtnd groupe font partie let
Chevaux

et

lês

I
19

tEs PORCINS

I. LE PORC
et aliments de toute nature sont vite transformés
Déchets par ce vorace animal en excellente viande et belle grâisse.

'lo Le corps cylindrique,
que termine une petite gueue en tire-bouchon, se prolonge

en avant Par une tête o/longée. L'extrémiré aplatie du museau forme un groin dans lequel s'ouvrent deux lorges
norines.

profit I'odo.dt très développé du porc pour la recherche des truffes, champignons qui se tor_
mênt dans lâ terre Des oreilles dressées ou pendantes, des yeur assez petits, complètent cetre têre sans beauté. Le corps est couvert de gros poils raides, peu serrés, appelés soies.
Observoôs un demi-porc chez le charcutier a Io aolonnê yertêbrdle noùs appàrâît corhme la pièce maîtresse de la charpenta ôrseuse. Remarquons sous tr peau l,épaisse couche de ,ord.

Dâns le Périgord, on met à

2o Observons les pattes du porc : I'animal s'appuie sur deux Sros sabots, imprimant dans la terre une double trace. Deux autres sabots, plus petits et placés plus haut, ne touchent pas le sol.

/^ 3. Etudions le squelette d'un pied de porc (r) ! 4 doigts, dont -{2 plus grands, ont leur dernière phalange enveloppée dans-un sobot
Urotecreur.
pouce

La plonte du pied correspond à 4 os libres.

Le ressemblânce est grande avec le pied de l,homme: il ne menque que lê et /'os corrcspondont de la plante du pied. Mais le porc marche sur l'extrémité des doitts alors que l,homme s'appuie sur tout le pied.

4o Le porc se nourrit de petits animaux (rongeurs, limaces, etc.), de plantes (orge, pommes de terre, gtanjg et de tous les déchets de cuisine.

Comme I'homme,
de tout.
Avec son

il est omnivore ce qui signifie qu'il
râcines, topinambours, pommes

monge

troin, il fouille le sol pour déterrêr

d. terre,

€tc.

po.< e3t conicituée .o.nm. lè piêd.)

(1) Le chrrcutier vend des pi€d3 dê po...

[

êst facite d€ mo.ter lêr os 3ur

!.e

ptânchetæ. (La

< mrin > du

80

n

file.

ver lébrole

5o Observons la denture du mâchoire nous trouvons : o des incisiyes assez irrégulières;

porc. A

chague

a
a

surtour celles du
des molojres

deux conines très fortes qui s'allontent sans cesse,
bas:

est complète.

dont les dernières, plus grosses, présentent une sur_ loce broyeuse, comme les molaires humaines. Comprenant les trois sortes de dents, cette denture

dont les premières sont tronchontes et

Ellê réunit les molâires tronchontes des Carnivores et les molaires broyeures des Herbivores. Elle correspond à un régime omnivore et râppelle la denture de I'homme.qui, lui aussi. se nourrit aussi bien de chair que de vététaux.

60 Du lait de ses nombreuses mamèlles, truie nourrit ses 6 à 12 gorets.

la

BFE DÊ

Les porcs, les sangliers, les hippopotames ont des membres terminés par 4 doigts ô soôot dont 2 seule_ ment portent sur le sol.
D

o

ll.

Le groupe des Porcins

ERRI ÈRE

o A leur

régime omnivote correspond une denture

4 os (plonle du pied
2. LE PIED

(v"

de

Foc

complète avec ccnines souvent développées en déf"enses et moloires broyeuses; ils forment le groupe des porcins ou Animoux d sobots,

lll.

Le porc est particulièrement utile

Nous consommons ou utilisons sâ choir, fàcile à conserver, sa Iroisse (lard, sâindoux), son curr. son song (Uoudin), ses sàrei

(Drosserre). Le songrier commet des dégâts dâns les cultures.

moloires
3. LA T ÊTE OSSEUSE tncrslves

membres sont terminés par 4 doigts dont z seulement portent sur le sol. ll est omnjyore; sa denture, complète, com_ prend des incisives, de fortes cinines, des molaires, les unes tranchantes. les autres
broyeuses.

l. Le porc marche sur des sabots.

lV.

Résumé

Ses

2. ll fait partie du groupe des porcins (porc, sanglier) qui appartient lui-même au gi'oup. plus vaste des Animaux à sabots.

4, DEM I-MÂCHOIRE INFÉFIEURE

V.

Exercices

1. Commênt est faite la patte du porcl
la denture du porc. Oîies le rôle de chaque sorte de dents. 3. Quels sont les caractères du groupe des porcinsl .{. En quoi le porc nous est-il utile I

2. Décrivez

81

CLASSIFICATION
'lo Utilité de la classification : autour de chaque

animal étudié, chat, cheval, porc' etc.' nous âvons réuni

moloireé rôpeuses

des animaux Présentant d'imPortantes ressemblonces avec lui. Cet animal devient alors le type d'un groupe'
.

LE

R

AT..

Ronrêurs.

\

typê d's C'est einsi que le lopin est malntenant Pour nous 'e ll nous suffit de connailre les carectères du SrouPe oou'r arolr une idée précisa des animaux qui le comPosent' Lierpt", t. rdt.st un iongeut, donc, comm' lê hPin' il a d€s et une denture propre I ronger'

trifies

.es

tout animâl à grifrês acéré6,

lnversement nous <,dsscrons dons le gtoupe des C'inivores Pôssédent des crocs et des molâires à Pointes tranchântes. Cômmê l'écôliêr qui rente ses documents dans dei dossiers nos afin de les retrouver Plus facilement, nous Glâssons donc les mieux utiliser' connaissances Pour

tout d'aPrès la conformation
gr iftes

des Pattês et des effet cette conformation qui Présente dents. Ciest en direct avec la façon de vivre des enimaux'

20 Nous aYons classé les animaux étudiés sur-

les difrérences les plus imPortontes' car elle est en rapport

3o Mais ces difiérents grouPes ne Présentent'ils de les Das des caractères communs qui Permettent

réunir en des grouPes Plus vastes I
Si Chevaux, Ruminants' Porcins' marchent tous sur les sobots, Carnivores, Rongeurs et lnsectivores ont des doigts terminés Par des grifes' Tous les animaux étudiés Peuvent donc être réunis en deux plus grands groupes, suivant qu'ils sont Pour-

moloires t

vus de sabots ou

de grifres'

u9
.ro,.r" alos_

du Mais les uns et les autres nourrissent leurs Petits alors former un lait de leurs momelles : ils peuvent

group"

"n.or" ou animaux à mamelles.
sons cel' oôi pormi les
oale est

Plus vaste

(r)' celui des Mammifères

i"rti" au très
Animaux
à

Tous ont une charpente osseuse dont la Pièce Princila colonne vertébrole : les mammifères font grand groupe (') des Yertébrés ou colonne vertébrale, qui comprend aussi.des n"" mammifères (poule, grenouille' etc"')' du le chat est un vertêbré mammifère à griffes'

"iiri"t
(t)
oceree3

Exemple

i

troupe des Cârnivores,
clet!ê. (2) Émbr.nchêmênt'

ERTÉBR

à

gr!ffes

tranchântes

^",^{

,"1."

molâires

à point€s

fl(
Corrloræ
Le Chot

tnr"i,"o..,

è
le
Lopin

lo

Toupe

lkgi>A
le
Chevol

le

Bæuf

le

Porc

4o

Voici quelquer autres caractères Gommuns

peau est,-en totalité ou en partie, couverte de potls; constonte(r), qu'il fasse chaud ou froid.
intestin.

à tous les Mammifères : o) leur ô) la température de leur corps est

L'lromme se classe dans les Mâmmifères (r). Comme l,Homme, les Mrmmifèrcs respirent pa. des pou. mors, ils ont uî opporcil citculotoir. avec ceur, veines et ârtères, opporcjt digest;i, ave.

!n

".aor""

"a

Résumé

- Parmi les Vertébrés, ou Animaux à colonne vertébrale, on classe les l.lammifères qui nourrissent leurs petits du lait de leurs mamelles. On distingue les Mammifères à grifres et les Mammifèr$ à sabo6. Les. ùlammifères à grifies comprennent les Carnivores (chat), les Rongeurs (lapin), les lnsectivores (taupe). Les Mammifères à sàbots comprcnnent les Chevâux, les Ruminants (bauf), les porcins (porc).
Exercices
1. Pou.quoi est.il urilc de classer les ânimâux ên troupes I 1. La chèvrc est un Ruminrnt : quels aont ler car:cières de rcs ptttar, dc sa dentu.. I J. Le sengtier a quatr. doitrs à sibor : dans quêl troupc le cli!5cz_vous I
.{. Expliquêz la clâssilication dcs Mammifèrcs. 5. Le héri5son êst un ln,ectivorê : à quêls groupes plus importants appârticnt-ill

(t) 17 à,f0 d.Srés.uiy.nt (2) croupê d.t Prim.tês,

tGs espaccr.

83

LES OISEAUX

LA

POULE

Encore un hôte bien connu des cours de ferme, mais combien différent des animaux à quatre pattes que nous avons étudiés !

10 Observons

une poule

:

un corps lourd, une

perite tête, deux fortes pattes.
Lo tête, éclairée par deux yeux vifs munis de paupières, est ornée d'une crête rouge et charnue, et de deux borbil/ons (fig. 1).
Le bec, dur et pointu, est formé par deux sortes de mâchoires capables de saisir comme une pince. La partie supérieure, légèrement arqué€ et crochue à I'exlrémité, est percée, près de sa base, de deux narjnes. En arrière des yeux, les oreilles sont dissimulées sous le

plumage. Ouvrons le bec d'une poule i voici la langue, charnu€i inutile de chercher des dents : la poule n'en a pas!
Jetons du

graines qu'elle avale sans les mâcher.

{oin à une poule; de son bec elle saisit

les

Les aliments sont emmatasinés dâns un sâc ils seront ensuite écrâsés dans le gésier, trosse"pp"ljlobotl poche musculeuse qui contient des petits câilloux avalés par l'ânimâ1.

20 La poule marche à I'aide de deux membres seulement qui correspondent à nos membres
inférieurs. Elle s'appuie sur les quatre doigts de chaque pa1te. Trois doigts sont dirigés vers I'avant, le quatrième est en arrière. lls sont terminés par des grifès fortes mais peu acérées (Iig. 2).
Obs€rvons la poule lorsqu'elle trâtte le sol pour chercher ler petits animâux et les trâines dont elle se nourrit, Rêmarquons aussi sa fàçon de se tenir sur un pêrchoir (1i8. 3).

Étudions le sgue/ette du membre inférieur : ,o cuisse est peu distincte du corps. Ne sont libres que la jombe (t) etle pied. Lepied comprend une longue partie verticale soutenue par un os conon et quâtre doigts

formés de pholonges, terminés par une griffe.

{l)

La jâmbe est le {< pilon

>

imp.oprem€nr .pp€lé

<

<uiss€ rr.

c.âle
no iin

e

'i

3o La poule effrayée se sauye ên s'aidant de ses ailes mais son vol est très lourd. Nous devinons que les deux ailes sont des bros tronsformés gui conviennent ou vol.

Les grandes plumes forment une large rame avec laquelle I'oiseau prend appui sur I'air.
É.tudions le sgue/ette d'une oile de poule: les os correspondant au bras et à I'avant-bras sont bien développés, la main et les doigts sont réduits à quelques osselets allongés (fig. 4).

1, LA

TETE DÊ LA POULÊ
cu rsse

4,) Le corps est entièrement recouvert de plumes. Chaque année la poule change de plumage, on

dit gu'elle

mue.

50 La poule respire au moyen de deux poumons que complètent plusieurs sacs contenant de I'air. Elle a une colonne vertébrole que I'on sent bien en tâtant le cou, doig ts 60

pholo 2. MEMBRE

ovipore. Ouwons un æuf : au milieu du blonc formé d'une matière appelée o/bumine, ,e joune, maintenu en place par deux torti/lons. montre à sa surface un germe
IN

La poule pond des ceufs : on dit qu'elle

est

FÉRIEUR

blanchâtre (fig. 5). Lo coquille mince est percée de pores fins par lesquels pénètre I'air. Elle est revêtue intérieuremen! de deux membrones qui se séparent au gros bout de l'æuf pour laisser entre elles une chombre ri oir. Jeté dons l'eou ocidulée, un fragment de coquille produit un bouillonnement : la coquille est donc colcoite,

4. L' AILE chombre à oir

70 Le corps de la poule est chaud. Sa température est d'ailleurs toujours la même (42o environ).
Si I'ceuf est maintenu durant 2'l lours à cette température, le germe se développe aux dépens du blanc et du jaune, il se transforme en un poussin qui sort de la coquille après I'avoir brisée de son bec.

lo"l

i

llo n

La poule se reproduit donc par des æufs qu'elle doit
couver. OEUF 85

5. l:

port ie

le

ore i lle

UN AUÎRE ANII{AL QUI RESSETBLE A LA POULE (')

ortie

II. LE PIGEON
10 Observons un pigeon mort : le bec est mou la base, corné et dur à I'exrrémité (fig. 1).
à

I. tA

TETE DU PIêEON

à la partie supérieure, sont courles

20 Les pattes, recouvertes d'écailles et emplumées et faibles (fig. 2).

écoilleuse

Elles ont trois doitrs en ayant et un en arriè.€. Replions la pâtte et observons la mancÊuvrê des doigts qui se recourbent pour saisir (positjon perchée).

30 Déplions les

ailes:

pointues et longues, elles

offrent une surface d'appui considérable.
Dans son vol aisé et souple, le piSeon les hanc.uvre un peu comrne un év€ntail; il assure sa direction à I'aide de la queue.

40 Étudions les plumes : ailes et queue sont formées de grandes plumes appelées pennes (fig. 3).

,bo.bes
_oxe

Oôservons une penne de I'oile: c'est un axe, tarni de borbes. sauf à la base qui, d'ailleurs, elt creuse. Essayons avec précaution de séporer deur borôês yoisincs i elles opposent une létèr€ résis-

'.tuyou
3. UI{E PENNE

5.DUVET
- - pouce

tance. tissons ensuite lo plume entre deux doigts comme le pigeon le fait avec son bec : les berbes s'unissent à nouveâu. Obseryons ô lo loupe des ôorôes séporées: nous distinguons les fines borôu,es grâce auxquelles les barbes étaient accrochées entre elles. Versons.!e I'eou sut,o p,ume: celle-ci n'est pas traversée par I'eau, ni même mouillée. Foisons btûler une plume : elle charbonn€ €t détege la même odeur que la corne qui brûle. Essa/ons enfin de Deser une plume... Nous comprendrons pourquoi on dit ( léter comme une plume >.

Les plumes offrent une grande surface malgré leur

extrême légèreté.

moiô'
doigr
colon'' verléb.
côtes

ovonl- bros

[esplumes moyennes (fig, 4),qui recouvrent I'ensemble

,'b.os
cou

du corps, protètent I'oiseau contre le froid et la pluie. Les p/umes très petites, qui constituent le duvet, améliorent encore cette chaude couverture (fig.5). 50 De puissants muscles animent la merveilleuse machine volante qui peut atteindre la vitesse de 100 kilomètres à I'her-rre.

Ces muscles constituent le blonc; ils s'attachent d'une part à I'aile et d'autre part à une saillie du sternum que I'on sent très bien sur la poitrine de
I'oiseau (2) (fig. 6).
(1) Cet!è érude peut ê.r€ résêrvée au C. M.2.

6. UAILE
86

LES MUSCLES
DU VIOL

{2) Lè bréchet.

6ec"
jobo

lll.
.

Le groupe de la poule
et le pigeon,

æsophoge
Beaucoup d'animaux, comme la poule

i

possèdent:

-.toie

une colonne Yertébrclei un bec dépourvu de dents jabor er gésieri

o o

et un tube diSestif avec

o deux membres de devant transformés en oiles. a un corps à tempéroture constonte et couvert de
es

lomoc

p,umes, deux poumons lls pondent des æufs.

et des sacs à air:

Ces animaux forment

le groupe des Oiseaux.

lV.
inléslin

Beaucoup d'oiseaux sont utiles

Lo Poule nous fournit sa chair et ses ceufs. Nous élevons également le dindon, la pintode, le Pigeon, le conotd, l'oie; le foison, la perdrix et la coi,le sonr

TUBE DIGESTI F D,otsEAU d'excellents gibiers. De nombreux petits oiseaux font une guerre acharnée aux insectes destructeurs de récoltes. Nous devons protéger nos gracieux amis ailés : pinson, chotdonnetet, mésonge, rossÈ
gnol, rouge-gorge, hirondelle, eæ. La chouette et le hibou chassent, la nuit, les rongeurs nuislbles.

La poule possède un bec fort et crochu, dépourvu de dents. Ses pattes robustes sont terminées par quatre doigts armés de fortes griffes. Ses membres de devant sont adaptés au vol. Son corps est couvert de plumes. Elle pond des ceufs qu'elle couve. 2. Les oiseaux sont des Vertébrés. lls ont un bec sans dents, deux Pattès, deux ailes qui leur permettent de voler. Leur corps, revêtu de plumes, garde une température constante. Leurs petitr naissènt des ceufs qu'ils pondent et couvent.
lco chée onlêre

l.

V.

Résumé

Vl.
l.

Exercices
l. poul.l

Comment ert fâit le bec de

2. Oécriv.z la pattc dc la poule I Comment marche I'oiseau I 3. Que
savez-vous dê I'ail€ de lâ poule
?

,1. Quellei sont les différentes p.rti€s d'un <Êut de poule

I

5. Comparez le

bec

dtl pi8.on âu bêc de la poule.
pigeon.

6. Décrivez une trande plum! du

7. Quels sont l.s caÈctères des Oitcrux I

socs d oir

V.',.

Poumons

8. Citez

des oiseaux utiles.

LES POUMOIIS DE5

olsÊaux

87

LES REPTILÉS

LE LÉZARD
le retrouQue vienne la chaleur et aussitôt nous mur ensoleillé' ll semble que vons, immobile, sur le toute la vie du lézard dépende du soleil'
'lo Observons un lézard vivant (r) (fi8' 1) : so tête triangulaire, son ttonc cylindrjque, so gueue effilée' .on"àu."na à donner l'impression d'un corps démesurément ollongé.

Le lézard Sris atteint une vinStaine

dê centimètres. 20 La tête (Iig.2) setermine par une bouche largeDes ment fendue djoir sort Parfois une longue ollongée' à I'extrémité du museau' I'es yeux norines sont visibles alors vifs, placés de côté, se ferment Parfois' recouverts poupières mobiies. Les oreiiles dessinent un par ieurs petit creux à I'arrière de la tête' 30 Des écailles recouvrcnt tout le corPs' Fines sur le dos, elles sont beaucouP plus grandes sur lâ tête et sur le ventre où elles s'allongent transversalement' disposées sur Plusieurs rangées'

."1" nJert pas aussi facile que d'arracher les écailles
peau des Poissons, car ce sont plutôt des lambeaux de qui se déûchent du lézard'
Les éceilles

Essoyons d'orrocher une

à

une les écoi'les

d'un lézord :

ta

qui ru.f"ce epaissle de la peau Elles raPPellent les écailles

du lézard ne sont en effet que de simPles rePlis de

recouvrênt les Pattes des Oiseaux'

Parfois l'enveloppe écailleuse du lézard tombe Par grossir' lombeoux; c'est lo mue, qui Permet à I'animal de

40 Le lézard a quatre Pattes Gourtès, écailleuses' terminées Par cinq ,0n85 doigts munis de griffes aiguès' i", p"aa"t sont ;eietaes sur le côté au point que le n'est Pas' ventr:e s'oppuie dhectement sur le sol et et des oiseaux' soulevé .ort" .Élui d€s mammifères par les membres.
qoi p€rmet {1t D.ni une casc vilrée ou d'ns u' 3impl' bo"l à53êz a'.irie..s a'"Use*e. la facê ventrrle (Les lézards supPorcent ii"n t. ..pti"ita Peuvènt même êÛè âPPriYoisés')

"t

88

. Le lézard ne soulève légèrement gue la tête et le devant du corps. en s'appuyant sur les pattes anté_
rieures.

,'
-

'{

qui se déplace. Le corps sur le sol en se tordant constamment. On ilt que le lézard rampe (fig. 3).

trarne

50 Observons le lézard

,'9Êitfe-s dciigts

peliles

'-'I'ro

éco illes

et de la queue. il se pousse en âvent en s'aidant des pettes dont les triffes s,Âcc;ochent à
toutes les aspérités,

d a8ilité ,-ll trandes écâilles uneventre iurprenante. tes du

est d'ailleurs

prênenr âppui sur

nc

donne pas une impression de chaleur aornrn"'a"lri
d'un chat ou d'une poule.
C'€st que so tarrpéroture vorje âvec

60 Touchons le lézard vivant : sa peou ne glisse pas dans la main, elle est sèche. De plus, le coris

ne

t.zotd est un onimol à tem!ércturc votioble.
,I

ne dépassânt celle-ct que de quelques degrés seulement.

la

températul-e extérieure,
Le

queue

, LE LE ZAFID u,, de dessus

70

Si nous saisissons un lézard

por

celle-ci nous reste dans la main.

lo

queue,

définitivement dépourvu de queue.

repousse d ailleurs, souvenr double ou même triple, mais, après un sêcond accidenr, le lézard resterait cette fois

Ces( le lézard qui, pour s'échÀpper, l,à

llle

cassée lui_meme.

80 Ouvrons la bouche d'un lézard : nous découvrons /o /ongue, fourchue, et de nombreuses petites dents pointues, peu visibles (r).

Ce sonr lès armes de chasse du lézard,8rand manteur d,insectes, de vers et de limaces. ll saisit avec sa hngue la pioie qu.ll enprestement, sans la mâcher; ses dents lui ierveni seuletloutit ment à retenir I'animal capturé.

2. LA

TET

E

9o Le lézard respire à I'aide de deux poumons. ll ne peut vivre que dans I'air. 10.

ll

couye pos. La

et les petirs lézards parcent aussirôt en chasse.

pond des eufs à coque molle mais ne /es chaleur des rayons solaires les fair éclore

T
PAR ON DU I.ATI ONS DU CORPS

1lo En hiver, le lézard, abrité dans un trou, s'engourdit jusgu'au printemps suivanr.
(l)
Prsser le

3. LE L EZARD SE DEPLACE

doit u.

tês mâchoi.ê3.

89

æilde

p -^.
po
u

lézord ,etl_& coîlêii.e - 'r

uN aurRE

-

afilrlAl eut

nEssEl{BLE

au LÉzrnogy

libres

pre

res

.I, LES PAUPIEFES DE LA,

pre.es el I ronsporenles
po u

O

rr' LA couLEUvRE
10 Une couleuvre vivante (2) : le corps, tout en longueur, n'est qu'un cylindre terminé par une queue effilée. ll peut atteindre deux mètres.

sou dées

COULEWFE SOiIT SOUDEES

ler yeux, à pupille ronde, retârdent fix€ment. lls sont peu mobiles et leurs pâupières transpârentes ne s'ouvrent lamais cer elles sont soudées (f18. l). De rêmps à àutrê, ,o lorgue fourchue sort de la bouche sani que celle-ci s'ouvre : la lèvre su périeure, cn efret, est échencrée. Cette lon?ue n'est pos un dord comme le croient à tort certaines pêrsonner. 2o Les écailles (3) sont petites sauf sur le dessus de la tête où se trouvent guelques grandes plaques

/ -2. LE DESSU

éco illes

pelrles

(fi9. 2), et sur le ventre où elles sont disposées en une seule rangée de larges bander transversales. Sous la
queue

il y a deux rangées

d'écailles (fig. 3).

S

DE

ld courruvrê muê i elle se déberràsse en une seule fois dê tour son revêtemenr écailleux er cela à plusieurs repriser âu court de l'été. 30 La couleuvre e't totalement dépourvue de membres. Elle rompe en décrivant de lartes ondulations.
Elle prend âppui su. ses écaillei vcnt.àler et mêmê, à travers lâ pelu, sur les centaines de côtês, êxtrêmement mobiles, quê

porte sa lontue colonne vertébrole.

3.

LÊ DESSOUS DU COFPS

40 Ouvrons la bouche d'une couleuvre : de nombreuses pelites dents pointues, toutes semblables, recourbées vers I'arrière, retiennent les proies vivântes dont la couleuvre se nourrit (fig. 4).
Elle entloutit sans les mâcher des proies partois énorrnêr i souris, poissons, trenouilles, etc. qu'elle cha.se à l'âffût ou poursuit à la na8e. Sa bouche peut se dileter beaucoup. Son estomac ditère même les os de lânimâl in8llrtité.

50 La couleuvre respire

par un seul poumon;

4. LES

D

ENTS

son €orps paraît froid. Elle pond plusieurs dizaines d'æufs

à coque molle, tros comme des billes. Des petites couleuvres, longues d'une quinzaine de centimèt'res, en sortent, un mois plus tard environ (fig.5).

5. LA NAISSAIICE DÊS

'.de l'à".F

cooue

(1) c. M.2e

(2) Lâ coul€uvre vit Ûès bi€n en c.ptiviié. (3) Observer l€s écàillei d'un€ coul€uv.e conièrvéê drni I'eru for-

ânnéê

PEIITES

COULEU VRES

90

lll.
dessinenl ,nV--sun so lâ le

Le groupe du lézard

o Comme le lézard et la couleuvre, plusieurs ânimâux ont une colonne venébrole qui s'étend sur toute la
longueur du corps, une peau protégée, non par des poils ou des plumes, mais par des écoilles qui sont un épaississement de la surface de la peau.

.

Leu tempéroturc est vorioble. lls pondent des

æufs.

queue rélrécie brusquemenl o Ce sont des onimoux des Reptiles. LA VI PE RE

romponts; ils forment le groupe

lV. Certains reptiles sont utiles, d'autres sont danSereux
Les lézards de nos pays sont tous très utiles, car limaces, etc. (lézord des muroilles, lézord vert).

ils détruisent insectes, larves,

Les serpents sont pârfois dangereux Par leur venin (Ex. : la v,pè.e). La couleuvre est inoffensive. Les serpents de nos pays mantent des Petits animaux : rongeurs, lézards,
poissons, trenouilles, etc.
La tortuc de nos iardins man8. des salede3 at d€ pêtits ânimâux. Lês (aocodircs des régions taoPicales son! malfaisânts et dantêreux.

V.

Résumé

l. Le lézard a un corps allonté couvert d'écailles. ll se déplace en rampant et en s'aidant de ses courtes pattes. ll rcspire par des poumons. Sa tempér.ture varie. ll pond des eufs. En hiver il s'engourdit. Le lézard est utile. 2, Les Reptiles sont dês vertébrés à peau écailleusê. lls n'ont Pas dè pattes ou n'ont que dca Pattes très courtes; ils ramPent. lls ont des Poumons. La température de leur corps est variable. lls Pondent des ceufs. Les Reptiles comprennent les lézards, lès serPents, les tortues et let
crocodiles.

pupille verlicole

Yl.
l.
2.
3. 4. 5.

Exercices

Per quoi le corpr du lérard cst-il protété I Décrivez les membrês du léza.d. Comm.nt se dépl.cc-t-il I Que mânte le lézard I Comment prend^il ses proiês I Comm€nt rcspir. lc léuard I Comment s€ .eproduit le lézard I

6.

Dé<riv€z lâ tête de la couleuv.e.

LA

V I PEFÊ EST DA]IGEREUSE

7. Comment re dépl.ce la <oulcuyr. I 8. Comment se nourrit li couleuvre I 9. Quels sont les cerectèrcs dê5 Reptilcs I 10. Citez des Reptiler utiles êt des Reptilei nuisibles.
91

.:-\#*sfir

Ë

LES BATRACIENS

I. LA GRENOUILLE
La grenouille verte est très répandue en France. Au bord des mares et des élangs, elle s'expose aux chauds rayons du soleil. Mais à la première alerte elle Plonge bruyam ment.

1o Observons une grenouille vivante : so cou/eur générale varie du vert au brun avec des taches noires. Le ventre est blanc. Le corps, court et traPu, mesure de 5 à 9 centimètres.
Lo téte, très développée, porte deux gros yeux saillants à pupille noire et iris doré, proté8és Par des PauPières. Une tache ronde placée en arrière de l'æil correspond

à I'oreille. A I'extrémité du

museau s'ouvrent

,es

norines. Lo bouche est très larSement fendue.

20 Les membres de devant (fi8. 1) sont courts et quatre doiSts. Ceux de derrière sont, au contraire, à très longs et à cinq doigts (fig. 2).
Lo potte de detrièrc, fortement musclée, est formée de

trois parties de même longueur, cuisse, jambe et Pied, repliées comme les trois branches d'un Z. L'ensemble se détend, tel un ressort puissant, lorsque I'animal saute
en des bonds impressionnants Par raPPort à sa taille.

De plus les cinq doitts de la Patte de derrière
sont munis d'une polmure qui rappelle celle du canard'

La grenouille est donc un animal bien conformé
pour Ie sout et Pou lo noge.

celle de notre propre corps. D'ailleurs elle est plus
élevée en été, plus basse en hiver : elle est vorioble'

30 Saisissons la grenouille vivante : le corps paraît froid, so tempérotwe est donc Plus basse que

!o peou est lrumide, glissonte et obsolument nue: nulle trace de poils, de Plumes ou d'écailles.
A travers cette peau nue, les échanges entre I'air extérieur et le sang sont très faciles '. oussi lo grcnouille
respire-t-el,e swtout Pot lo Peou97

- - -t.l'.lotn

sacs

ovonf-bros

Elle posrède pourtant deur poomons qui ne sont que de simplês et âutour desqu€ls circule une quanrité réduite de sanS

40 Ouvrons la bouche d'une grenouille (1) : en passânt le doigt sur les mâchoires, nous sentons de très petites derts en hout, mais absolument rien en bas.
Ces dents, trop petites, ne sonr d'àilleurs guère utiles
I'animal. Lo longue, au contraire, joue un rôle importanr. Très
à

large, elle recouvre tout le plancher de la bouche. Soulevons-la : elle est attachée, non pas au fond de la bouche comme la nôtre, mais tout en avant, de sorte qu'elle peut se rabattre à l'extérieur (fig. 3). C'est ainsi que la grenouille I'utilise pour capturer des insectes.
Ceux-ci restent collés à la surface gluante de la langue. 50 Le squelette (r) comprend une colonne vertébrale. La grenouille est donc un Vertéôré (fig. 4). 6o La grenouille verte pond, à partir de mai, de 5000 à 10000 ceufs ronds mesuranr environ I millimètre de diamètre. Lls sont réunis en paquets gélatineux fixés à des herbes aquatiques, au fond de I'eau.

2, PAÎT E DE DERRIEFE

norlne

7o La grenouille verte vit essentiellement dans I'eau où elle dévore de5 perirs animaux ainsi que des cufs de poissons. Elle habite les fossés, les mares, les étangs. Parfois on la pêche, car les puissants muscles des pattes de derrière constiruent un mets délicat et

morn
ovo
n

recherché. Cette pêche se pratique beaucoup dans certaines rétions de France, en Vendée par exemple.

l-

8o La grenouille ne possède aucun moyen de
défense. Au moindre danger, elle se sauve, sautant au loin trâce à ses puissantes pattes er disparaissant
dans I'eau le plus rapidement possible.

bros

b.o.
-'colonne
ve

lg

ls

rFébcole

jombe

9o En hiver la grenouille s'enfoncedans lavase. Elle s'y engourdit pour plusieurs mois et n'en sort qu'au printemps, lorsque la terre se réchauffe, Durant cette longue période, elle ne respire que faiblement par la peau et ne prend évidemment âucune nourriture. Elle ne vit donc alors que d'une façon ralentie.

4.soUELETÎÊ ( v" de dessus)

avec quelquer Sourtes dê chloroforme.

(l) On p€ut

3âcrifier une sr€oooillê en

tr

metlant drns un bo<.t

(2) Abûdonne. uncsrêooqill€ morte àdes têtardr ou à ds fourôi3_
93

- -enveloppe

d" l'o."F

II. LES MÉTAMORPHOSES DE LA
GRENOUILLE
(obscrvations prolontéê.)

\ , - --oeame JJI.
LES CEUFS

O
fêle et l- îonc -

1o Les æufs (l), ronds, transparents, avec un point noir âu centre - qui est le germe - ressemblent à des grappes de groseilles blanches (fig. 1).
Plâçons-les dans un

2 . LE, GERME SE D E.VE LOPPÊ

aquirium poul. en suivre le déveloPPc-

20 Le germe grossit, se courbe (fig. 2). Au bout de

0 4, *r"r*r'
4. LE.s PFEM I ÊRES BRANCHIES

six à sept jours, naît un animal qui ne ressemble en rien à sa mère grenouille : c'est une lorve appelée têtard (tig. 3).
Pendant 2 iours il aeste lixé âux plÀntes dê l'.quarium ou à I'enyeloppe de I'cuf puis pârt en naternt à lâ rêcherche de sa

- bronchies
ex ler nes

30 Le corps du têtard comprend deux parties :

têtard), formée une grosse <( tête )) (trosse tête en réalité par la tête et le tronc de I'animal; une gueue
plote servant à nater.
masses charnues placées sur les côtés de la tête : le sang y vient puiser I'oxygène dissous dans I'eau. Ces organes respirâtoires sont des branchies (fig. 4).

40 L'animal respire dans I'eau grâce à de Petites

5. LES BRANCHIES
I

50 Au bout de quinze iours ces branchies dispa' rairscnt. Elles sont remplacées par d'autres branchies qu'on ne voit pas, car elles sont à I'intérieur du corPs; I'eau baigne ces branchies internes en Pénétrant Par la bouche, puis sort par un Petit orifice situé sur le côté gauche du corps (fig.5). 60 Le têtard se nourrit d'herbes, de minuscules animaux, de petits cadavres. ll possède une sorte de
bec corné-

NTERNES

70 Les pattes de derrière opporoissent les premières (fig. 6); celles de devant, ensuite. lo gueue diminue et finit par disparaître (fig.7).

et

80 Pendant cc temps, des poumons se forment remplacent les branchies. L'animal, devenu grenouille, respire olors dons I'cir, comme nous, et non Plus
dans I'eau, €omme un poisson. D'oguotigue, sa resPira-

tion est devenue oérienne.
9() Ces

transformations qui, en trois à quatre

mois, ont conduit de lo lorve pellent des métamorphoses.

à

I'onimol odulte, s'aPde 2 à 3 mm

DÈS PÀTTES DE DEVANÎ
94

N' 7. APPAFIITION

d€

(1) Lâ trênouillc rou$ê po.d dès février-mars. Seseufr, di.mètrê, tlo$ent à l.surfic€ d€s m:rer.

lll. Le groupe de la grenouille
r
queue
Comme la grenouille, certains animaux sont
des

oloie

. Ces animaux, qui appartiennent à la fois au monde aérien et au monde aquatique, forment le groupe des
LE T R ITON (co rnqssier-)
Batraciens.

vertébrés à peou nue. lls ont des poumons mais r€spirent surtout par la peau. Leur température est yorioôle, r lls pondent des cufs et, dons lcur jeune ôge, vivcnt dqns I'eou comme des poissons.

lV.

Presque tous les Batraciens sont utiles câr ce sont des destructeurs d'insectes

la grenouille rousse' la roinette aux doigts munis de ventouses, chassent les insectes. Le cropoud est un précieux âuxiliâire de l'agriculture. ll détruir insectes, larves, limaces. Sur son dos se trouvent des pustules qui contiennent du venin, Cependant le crapaud est inoffensif car il ne peut inoculer son venin. ll faut le protéger. Certains Batraciens conservent une queue à l'état adulte, de sorte qu'ils ressemblent à des lézards. Ce sont ; le t.iton, à la gueue âplatie, et la solomondre, à la peau noire,
tachetée de jaune.

La grenouille a les pattes de derrière fortement développées et palmées, ce qui lui permet de sauter et de nager. Elle capture des lnsactca avcc sa langue. Elle pond ses eufs dans l,èau. C'est un Vertébré à température veriable qui respire surtout par la peau. 2. Les Batraciens (grenouille, crapaud, salamandre...) sont de, Verté brés à peau nue qui respirent dans I'air par des poumon, et surtout par la peau. Dans leur ieuhe âge, ils vivent dans I'eau et respirent pardes branchies; leur températu.e est variable. lls se rcproduisent par des eufs.

l.

Y.

Résumé

Vl.
qu eue

Exercices

l.

Décrivez la tête dc lâ trenouille.

cylindr;q,re

2. Commênt est faite la patte dê dêr.ière de lâ trenouille I Pourquoi <elle-ci saute-t-elle .t nete-t-elle bièn I 3. ComInent respire la grenouille I
,1. Comment la

trenouillc sc sert-elle de sa languc I

(peou noire lochée dejoune)

LA SALAMANDRE

5. Décrivez la ponte de la Sr.nouille. 6. Comment rsplrê le têtard I 7. Comment âpparaiss.nt lêl pattes du têtlrd ! 8. Expliq!€z h trensformâtion dê I'appareil rêspirâtoirc
pendânt I'ipperition des pattes. 95

LES POISSONS

LA

CARPE

C'est I'hôte habituel des étangs, où elle est d'ailleurs d'un élevage facile.
10 Observons
I'eau avec aisance.

Ia carPe dans un aquarium

:

grâce à la forne effilée de son corps, elle glisse dans

20 Comptons les nageoires; quatre d'entre elles sont disposées Pâr Paires et correspondent âux quatre membres des autres vertébrés : ce sont les deu{ nogeoies pe.toroles et les deur nogeoires obdominolesTrois autres nageoires au contraire restent isolées ; ce sont les nageoires dorsole, coudole el onole (fig. 1).
Chogue nogeoire est une Peau molle soutenue par
des rayons osseux. Observons le mouvement des nogeoires : lorsque le poisson se déplace rapidement, il donne, de sa Puissante

queue, des coups brusques à droite et à gauche. Les autres nageoires lui servent à assurer son équilibre ou à effectuer de faibles déplacements ou encore à changer de direction.

lo La tête, dépourvue de cou, Porte des yeux ronds sans paupières et des norines comPrenant chacune deux trous. L'un des trous sert à I'entrée de I'eau, I'autre à la sortie.
40 En arrière de latête, des volets se soulèvent avec régularité : ce sont les oPercules. Lorsqu'ils s'abaissent, la bouche s'ouvre et vice-versa. 50 Des écailles, disPosées en files régulières' proPartie

tètent tout le corps. Elles se recouvrent en

comme les tuiles d'un toit, et cela d'avant en arrière' ce qui facilite le glissement dans I'eau (fig. 2). 60 Prenons une carPe dans la main: son corPs g,uont glisse entre les doigts. ll est froid ' so tempérotute
96

étont

à

peu près

lo

même que celle

de I'eou

dans

laquelle

vit

I'animal.

7o Écaillons le poisson : le <outeau arrache les écailles lorsqu'il est maneuvré d'ortièrc en ovont, czr il les attaque alors par leur bord libre. Dans I'autre sens, il glisse 5ans rien arracher.

Contrairement aux écailles du lézard, celles de

la

carpe Peuvent être enlevées une ô une; ce sont de vroies écoilles-

Étant indépendantes les unes des autres, elles grandissent en meme temps que le corps; lo corpe n'o doîc
pos

à muet

comme le lézord.

Observons à lo loupe une gronde écoille : des lignes ou stries montrent comment l'écaille a grandi.

8o Soulevons un opercule: ncus découvrons un orilice âppelé ouie (r) et des lamelles formées de filaments charnus et rouSes, les bronchies (fig.3).
elles sont fixées à un léger arc osseux ou arc branchial.
É.cottons les brcnchies ,ntroduisons un crcyon dons lo bouche du Poisson ; il passe entre des arcs branchiaux et sort Pâr I'ouïe, montrant ainsi le sens de la circulation d'eau I la carpe aspire I'eau par la bouche et la rejette par les ouies

:

côié de lo lêle

2 . DrSPOSllloN DE5 ÉCAILLÊS

(Rg. a). En balgnant les branchies, I'eau abandonne au sang qu'elles contiennent en abondance de I'oxygène dissous : les ôronchies sont les orgones de lo respÈ
rotion.

Ànchiol

90 Le fond du gosier est muni de quelques grosses dents aplaties avec lesquelles la carpe broie
ies végétoux et petits onimoux dont elle se nourrit.

b.onch iour.

10o En vidant une carpê fêmelle, nous trouvons souvent deux longues poches bourrées de milliers d'ceufs.
La carpe pond à la belle saison. Les Petits Poissons qui naissent s'appellent des olevins.

3. UNE

BRANCHI E

<<

A I'inté.ieur de la chair nous découvrons une trosse arete > : la colonne vertébrole. De cette dernière partent des os aPPelés orêtes.

11o La carpê cst élevée dans des étangs que I'on vide lorsque les poissons ont atteint une taille suftisante, au bout de 3 à 4 ans. Le poids d'une carpe est alors de 1 kilogramme environ,

{l) C.t

orific€ n'â rucon rlPport.vc! l.

s€n3 dG

l'ouiê.

97

.

DES ANTXAUX QUt RËSSEHBLENT

A LA

CARPE

A)
1o

Quelques poissons d'eau douce Le brochet est un carnassier vorace qui se

nourrit d'autres poissons. Sa redoutable denture est formée de nombreuses dents pointues soudées aux mâchoires, au plafond de la bouche et même à la
langue.

2o La perche a deux nateoires dorsales; la première est soutenue par des rayons épineux. Son dos est orné

de bandes noires. Elle mange des poissons, des yers,
des larves aquatiques. 30 La truite vit dans les eaux froides et aérées où elle chasse poissons et insectes. Elle a des den$ fortes et nombreuses sur les mâchoires, le palais et la langue.
Comme chez le brochêt et la perche, les nombreuses dents pointues nê se.ven! pâs à mâcher mais à retenir lâ proiê qui ert evalée entière. 4o L'anguille ressemble un serpent. Elle va

à

pondre dans la mer.

10 Le thon est pêché dans la Méditerranée et l'Atlantique. 20 Sur nos côtes, on pêche également la sardine et le maquereau. 30 La sole, la limande, la plie, poissons plats, reposent sur leur côté gauch€ devenu face inférieure. Les deux yeux sont sur le côté droit qui prend la couleur du sable sur lequel vivent c€s poissons. 40 La raie et le requin ont un squelette cartilâgineux alors que le squelette des poissons précédents est osseux. Tous ces animaux ont une colonre veftébrcle. Leur peau e5t presque touiours recouverte d'écoi,les

B) Quelques poissons de mer

r

lll.

Le groupe des Poissons

qui ne tombent pas. a lls vivent dans I'eou; leurs membres sont des nogeoÈ res; ils respirent par des ôronchies et leur température est vorioble. o lls se reproduisent par des æufs, On les réunit dans le groupe des Poissons.

lV. Utilité

des poissons

part importânte de I'alimentation humâine. Dans toutes les mers du monde on pêche, soit à la ligne,soit au filet, harengs,
La chair des poissons constitue une

sardines, morues, maquereaux, thons, etc. On élève les cârpes et les truites.
98

v. Les v ertébré1-,",Q;*n

';Z."\".
4POUmOns mrmêlles
POUmOnl

"",,

"0,

"
branchi's

"*, poumons
aufi
Reptiles

o'uls Oiseoux

'*r{

bnnchies Puis

p".}S,,..,", Poumons
crufs

/vlommifères

Eotrdcicns

'Êufs Poissoas (a)

u@
Son 1. La carpe vit dans I'eau' Elle se déplace à I'aidc de nageoires' ses Dans des âutres' J couvert d'écailles indépendantes les unesfatempérature de la "oro. de i'oxygène de l'-e.au' ...h",g" ii.l.rtb"'î..;e ::lpJ';Ë;-aeocelle de ieau dans Iaquelle elle Yit' La GarPe pond des

Vl.

Résumé

eufs. que dans I'eau' 2. Les Poissons, au corPs recouvert d'écailles' ne vivent branchies' Ce sont llr s'v déolacent à l'aide dc nageoire3 et resPirent Par des Ï"t'i'"-ii'ir* à".a la tempéiature est vaiiable' lls: pondent dcs 'Êufs' Oiseaux' 3. Les Vertébrés comprennent cinq groupes(r) Mammifères' les, Batraciens, Poissons.

Vll.
ment se déPlâce_t_elle
?

Exercices
li
tête d'une cârpe I

1. Quellei sont les différentes nageoires d'une cerpe I Com2. Que voit_on en obserYânt
3. Que savez-vous des éceilles de ,[. Comment resPire la cârPel

h

carPê

?

5. Citez dês Poissons d'eâu douce, dês Poistons 6. Quels sont lês calâctèras du

11

7. Pourquoi Poissoni td 6'son3 æorés€n'en,un olihêrr précieur 8, Comment se divisent lca [ê;.hoir ên consomnée lroîchê sorée tunêe boÎtes d @3edéê en (1) L.. Yc.téb.ét formênt un Emb|Ænch.m.nt' ép.isiissem€nt d€ lâ surf'cc dê h P€'u' c2) È(rirr.. t".tne"t p.. un.imPlc
lcs

nous sont

(t) Éc.ill.. ot êu.êt indéP€nd.ntês l.r (.) C.. trougê. sont d$ Cdssês.

unc3 dê3

'utr€s'

ô

3'1

LÊS INSECTES

I. LE I{ANNETON
Malheur

à I'arbre sur lequel s'abattent, durant
(t),
les gros hannetons

les chaudes soirées de printemps

au vol bruyant.

Son feuillage risque

fort d'être

en

grande partie dévoré.
1o Observons par le dessous (face ventrale) un hanneton mort (fig. 1). Nous distintuons une tête, une partie velue portant les pattes et représentant à peu près le tiers du corps :c'est le thorox; une dernière

partie, noire avec des taches blanches, appelée obdomen.

Observons-le maintenant par le dessus (foce dortête presque carrée, puis un corse/et noir qui est la première partie du thorox; le reste du corps est à peu près entièrement recouvert par des ailes dures, brunes, appelées
so/e) (fig. 2) : nous retrouvons, en avant, la é/ytres.

Pressons légèrement le corps I il paraît dur la peau épaisse forme une sorte de coropoce.

:

Après la mort, le hanneton conserve d'ailleurs sa forme primitive.

20 Observons la tête, de préférence à I'aid€ d'une loupe (2) (fig. 3) : sur les côtés nous voyons deux ontennes coudées que terminent des /omeiies et, en avant, deux fils courts qui encadrent la bouche et que

I'on appelle des polpes.
Les antenn€s servent au toucher et à I'odoror. Les palpes servent âu hann€ton à reconnaître ses aliments.

Deux gros /eux noirs
à la bese de la tête.

et

brillants se remarquent

ll! sont en réalité formés de milliers de petits yeux; ce sonr des yeur comPosés.
30 Comptons les pattes de six, fixées au thorax.

:

elles sont au nombre

Arrochons une potte de derrière et dessinons-/o (fig.4). Elle est formée de plusieurs parties arriculées entre elles, ou orticles r ce sont la culsse, Iajombe et le
pted (3), ce dernier formé lui-même de plusieurs petits

articles dont le dernier porte deux grifes.
(l) Cen À cêll.5oi3on quê nôù5 ovo.3 mi3 der honnêton. dont un. boilê (dvêc un prodoit onlimil6). (2) voir p, ll,1 pour l'urilisotion dê ld loup.. (3) Ou, plus €xocrêdenr, le r.6e.
'1

00

40 Arrachons maintenant un élytre (r) : c'est une oile dure et cornée qui enveloppe complètement une

autre aile fine, repliée en travers sur elle-même.
Détochons cette dernière oile; sur de fortes nervures de couleur marron est tendue une membrone transParente,
Ce sont les oiles membroneusês qui

seryent.u vol, les élyttcs

n'étant que des étuis protecteurs.

(FAC E VENTRALE'
Ot

I. LE HANN EION

o

50 Observons I'abdomen : il est formé d'onneoux emboîtés les uns dans les autres, Exominons lo foce dorsole : les anneaux portent un p€tit trou de chaque côté.
Ces orilicas (!) permettent l'.ntrée dê I'eir dans dês tubês très fins eppelés tro.hées (3) qui se ramifiênt dins tout l. cô.Ps :

- - -corsele I

le honneton rcspirc pû dcs troahées.

a q o 3 o l
o_

60 Ouvrons le corps : nous ne lrouvons rien qui rappelle des os ou une colonne vertébrale. Le hanne-

ton est un ânimal inYertébré.
2 . LE HANNETON (FACE DORSALE' C'est se peau résistânte qui louê le rôle de la charpent.
osseusê des Vertébrés.

-onl-e

70 Le hanneton vit quelques semaines seule. ment, Avant de mourir, la femelle Pond une cinquantaine d'æufs. De chaque auf naît un ver blanc.
son corps mou porte thorax sons oiles, il

3.LAiÊTE vuE
jombe,

DE FACE

rouvé dans la terre (fig. 5) : trois pairet de Pattes fixées à un a un long abdomen annelé. Cet animal, très différent du hanneton, est une larve.
Oôservons un ver blonc

Parfois sa peau, devenue

troP Petite, tombe;

une

peau nouvelle se forme : c'est la muc,

Le ver blanc vit trois ans, se nourrissant de racines et faisant ainsi mourir les plantes. Puis il s'enferme dans une sorte de coque et devient une nfmPhe (fig. 6). D'étonnantes transformations ou métamor' phoses en font un hanneton qui ne sortira de terre

qu'au printemPs suivant.
80 Le hanneton est un insecte.
6, LA
NYMPHE.

ll est nuisible.

(1) On dit âlssi un. élytrê. (2) L.r stisddtês.

5. LÊ \/ER BLANC

resornol'oiTes

(l)

R.ppêl.r h t'ccâéc"drtèrc d. I'homm..

't01

II.

DES ÂNIT.IAUX

QUI RESSE}IBLENT AU HANNETON ET QUl, COI{I{E LUl, soNT NUISIBLES"'

1o Les doryPhores (fig. 1) portent dix raies noires sur leurs élyires launes. De même que leurs larves' ils dévorent les feuilles des pommes de terre'
Ce terrible râvâ8eur est apparu en Frence en 1920 envrhi tout notre territoire en une vintteine d'ennées' DORYPHORE
Elles dévorent feuilles

et

a

2o Les chenilles sont les lorves des Pdp,l'ons (fi8' 2)'

et

bourgeons. Certaines s'atta-

quent au chou (Piéride du chou), d'autres à la vigne' au chêne, au Pin, etc. 30 Les charançons, suivânt les espèces, dévorent blé, châtaitnes, noisettes' etc. 40 Les mouches transPortent les germes de toutes sortes de maladies. Elles n'ont que deux ailes' 2.LE PAPILLON DU CHOU

:--hête
thorox
'obdomen 3L'ABEILLE
OUVRIERE

50 Les Pucerons se nourrissent de la sève des plantes. Le phylloxera a détruit les vignes frangises
qu'il
a fallu reconstituer à

partir de Plânts américains'

plus résistants.

60 Contre ces innombrobles cnnemis, I'hommê lutte anià I'aide de poisons (r) et surtout en Protéteant les
maux insectivores oiseaux, etc.

:

lézards, crapauds, chauves-souris'

D'AUTRES SONT U1ILES...

0
5.LE
102

4.LE @CON D E
VER A SOIÉ

1o Les abeilles (fig. 3) vivent en sociétés Parfaitement organisées avec une reine, des faux'bourdons et des ouviières. Ces dernières transforment le liquide sucré, qu'elles trouYent dans les fleurs, en miel savoureux. Elles produisent aussi de lo cire'
en En butinant, lês abeilles trânsPortent le Pollen dê fleur ainsi la formâtion des {ruits' fleur. Êlles {âvoriseôt

bombfx du mûrier (Iig.5) est un papillon dont la chenille, ou ver d soie' s'enferme' pour se
20 Le
transformer en nymphe, dans un cocon (fig' 4) fait d'un
des long fil de soie. On l'élève en vue de la confection belles soieries.

30 Le carabe doré, la Sracieuse libellule (fig' 7)' la coccinelle marquée de Points noirs' détruisent des animaux nuisibles. Le lampyre ou Yer luisant est

friand d'escargots.

ll)
BOM BYX

pouires, liquider

Prr exeôple bouilli.r à b'r€ d'rr3e'i< con!re lcs do'vPhor's' à b.se dê D D T'

lll.

Le SrouPe du hanneton

De très nombreux animaux (les trois quarts des espèces animales) ont comme le hanneton (fig' 6) : a un cotps protégé par une peau très dure et formé de trois pârties ; tête, thorax, obdomen: . une tête portant deux ontcnner, deux gros yeux et
une bouche; . un thorox auquel sont fixées six pottes et Presque

6.UN I NSECTE

toujours gudtre oiles. lls pondent des aufs d'où sortent des lorves qui subissent généralement des métomorpfuses'

d's De plus le corPs des lnsectes est foimé de Parties d'ti'u'ées entre ellcr comme lès ârmurçt des oni(,es' l€s lnsectq rentrent d'ns l'itnmênte troupe (') anciens èhevaliers; ces Parties s'rPPellent
d.s Articulét.

Ces animaux forment le groupe

(r) des

lnsectes.

lV.

Beaucoup d'insectes sont nuisible3

aux lls détruisent nos cultures et nos réserves, s'en prenant aux racines' aux feuilles' bien mangeant le bois (termites)' Les fruits, buyant la sève des plantes (pucerons) ou i.fr", ou mites détruisent ies gtoffàs. Punciies, poux, Puces, moustigues se nourrissent de noia" r"ng, transmettant Parfois, ainsi que les mouches, de graves maladies'

li

et lâ Quelques lnsectes sont utiles : l'obeilre noui donne le miel soie.

circ' le bombyr du moricr

nous

fournit

Le 1. Le corps du henneton comprend la tête,-le thorax et I'ebdomen' Au thorax sont flxées trois tête Dorte delx antennes et deui gros yéux' d'ailcs membraneuies' ;;; ;;;;";t, une paire d'élyres àurs et une pairequi se transforment en vers blancs b.s eufs sortent dei larves appelées hannetons par de profondes métamorphoses' thorax et 2. Les Insectes ont un GolPs formé de trois Parties : tête' ailes' Leur corps' abdomen. lls ont six Pattes et Presque touiours quatre méta' aZp.tt"t O"."f"nne vlrtébrale, est flrmé diarticlis' lls subissent des
morphoses.

V.

Résumé

Vl.

Exercices
?

1 Ôuê Deut-on Yoir sur la tête du hanneton I i- p-* J".i le hanneton Peut'il s'âccrocher rux feÙillls l. Comment sont faites les àiles du hannêton I l. Qu"."t".-"ou, d"s métamorPhoses du hânneton I

5. Quels dé8ât5 commettent les lnsectes I 6. Citez der lniectet utiles. 7. Comment est fait le corPs des lnsect" â. i""tq""i dit_on que les lnsectes tont des Articulés
?

rll Cross. dè3 ln3ectes. iri E-lron.t'"-cnt des Arti<ulé3'
7.LA UBELLULE DÉTRUIT BEAUCOU P DE MOUSTIQUES
103

LES CRUSTACÉS

t.

L'ÉGREV|SSE

Cet hôte de nos clairs ruisseaux s'observe facilement en aquarium.
1o L'écrevisse vivante (r) (fig. 1) : son corps est formé de deux parties. Lo 1ie portie comprend la tête, prolongée en arrière par une sorte de corset qui cache
le thorox. Tête et thorax sont donc réunis (2).

to 2ème portie, constituée par des anneaux successifs, est I'obdomen, communément appelé gueue. 20 La tête porte deux paires d'antennes. Une paire est courte et chacune des antennes qui la cons-

tituent se divise en deux fouets très fins. L'autre
paire est
sa canne

fort

longue.

L'écrevisse mâncÊuvre ses antennes comme l'eveutle utilise pour reconnaitre les objets, Touchons une antenne: I'animÀl le retirê; les antennes sont donc sensibler.

Deux t.ès gtos yeux sonr porrés par un pédoncule. Touchons-les : lls se déplacent aussitôt.
Sous la tête, des lamelles bâttent sans cesse. assurant le courent d'eeu nécessaire à la respiration,

Observons l'écrevisse lorsqu'elle saisit des débris de viande : elle les porte à lo bouche, située à la partie inférieure de la tête, en s'aidant de pottes-môchoires. Les môchoires elles-mêmes fonctionnent comme

des ciseiux.
L'écreviss€ mange des plentes

et des animaux, vivants

ou

30 La base du thorax porte cinq paires de pattes avec lesquelles l'écrevisse se déplace lentement (fit. 2). Ces pattes sont découpées en parties qui s'orticulent entre elles. La 'lre paire, très développée, se termine par des pinces puissontes. Les 2me et 3m€ paires portent des pinces plus foibles.
40 Observons

I'abdomen

I lo nogeoire tetminole

(ou nageoire coudolel est un éventail formé de cinq
larges palettes.
(l) MetÛe l'écrêvissê dans un bocel, c€ qui perlnêt d'observê. l. f:c€ inlérieu.e de l'ânimd. (1) A ce! enremble tête-thordr, on donn€ le no dè .éphalothotax.
104

Celle du mili€Lr aPPÀrtient au dernier anneau abdominal'
l€s quatre

autres.

à

Iavant_dernier.

--c (,
(o

o L o

-pêtiles
on

lennes

I

ttoeil
-lhorox
couveal_

Effrayons une écrevisse de I'aquarium : êllè s'enfuit en don_ nant un violent couP de queue qui la Projette brusquement en arrière. L'abdomen contient des nuscles Puissânts qui sont

d'ailleurs comêstibl€s.

po

r

lo

coroPoce

Sous I'abdomen, I'animal a deux Petites << Pattes ) par anneau. Elles sont fourchues et rePliées contre ie co.ps. On les appelle pottes obdominolesi elles servent à nager. 50 Saisissons une écrevisse i une coropoce calcaire, dure et indéformable, Protète le corPs.
La peau n'est mince

et molle qu'aux articulâtions'

1. UÉCREVI SSE FÀcE -., DOFSAL

Emprisonnée dans une pareille armure' l'écrevisse ne Peut Srossir qu'en abandonnant de temps à autre sa caraPace troP Petite, c'est-à-dire en subissant des
E
mues.

se trouvent sur les côtés du corps (fig' 3)' une or l;cu lolion des bronchies qui
Élles sont constâmment bâitnéês Par un courant d'eau cède de I'oxy8ène au sân8

60 Soulevons la carapace d'une écrevisse morte:

choires

mocnolaes
5gçyq nl ô

lco

lles -

70 Les écrevisses femelles Portent, flxés à leurs pattes abdominales, des eufs qui, au PrintemPs' donneront naissance à de Petites écrevisses.

tes

ll.
o

Les animaux qui' comme l'écrevisse,

morcher

possèdent un corPs orticulé à peau très dure, deux Psires d'ontennes, des bronchies; . pondent des æufs et subissent des mues, forment

le groupe des Crustacés.

2. L'ÉCRÉVlssE FACE

VENlRALE

nogeorre
on

.o.rdol"

t.-

lenn es

Crustacés, c'est-à-dire des animaux articulés qui ont une peau formant croûte, très dure' et deux paires d'antennes; ils resPirent généralement par des branchies, Pondent des eufs et subissent des mues.

Résumé est le tyPe des L'écrevisse

lll.

lV.

Exercices

1. comment est divisé le corPs dê l'écrevisse I 2. Comment se déplace l'écrevisse I 3. comment resPire l'écreviise I
3. LÊS BRANCÈI IES , { CARAPACE EI,ILEVE E

,1. Quels sont les caractères des Crustâcés ? Catez quelques

)

105

itt
74

|r

LES ARAIGNÉES

t. L'ARA|GNÉE
de dottes o. ii c rlé"s d'épeire.

DES

ùi."t

'ARDINS
Hôte des jardins

et des haies, elle porte le nom Sur son dos trapu on distingue une croix une araignée morte (r)
:

blanchâtre entourée de points blancs.
1(' Observons
Foce dorsole (fig. 1) : deux parties se distinguent nettement : I'ensemble tête-thorox, petit, assez résis-

z !

:

o ê o

a\

tznt; I'obdomen, noir et volumineux.
encadrent I'ensemble tête.thorox qui, tout en avant, porte deux polpes. La loupe permet de distinguer à I'extrémité de la tête des points brillants qui sont des
feux.
L'obdomen n'est pas formé d'anneaux.

Quot.e poi.es de longues pottes velues

et

orticulées

I. U ÉPEI RE (FACE DORgALE'

crochets

venimeux
lpes

b, Foce ventrole (fig. 2) : en avant, nous voyons deur crochets venimeux .yec lesquels I'araignée tue
ses proies, puis des môcrpires auxquelles se rattachent

F F

les Polpes. Ensuite viennent, ovale, les bases des huit pottes.

autour d'un plastron

-iFice des poumons

Observons I'obdomen : deux fentes représentent les orifices des pournons (2); près de I'extrémité du corps, des petits organes appelés flières fournissent le fil de soie donr l'araignée tisse sa toile.

'
Éperne

Filières

20 Observons une toile d'épeire (fig. 3) : sur des rayons tendus entre un point central et un cadre,

un long

fil en spirale, fin et

gluant, constitue le

(ace

VENTRALE)

piège dans lequel se prennent les insectes.
3o Observons I'araignée à I'affit, Rle reste parfaitement immobile. Jetons une mouche dons lo toile : I'araignée accoirrt, tue la proie avec ses crochets venimeux et en suce la chair ou bien la met en réserve. 40 Observons un cocon d'araignée (s). C'est un sac de soie qui contient des centaines d'æufs. ll en sortira au printemPs des Petites araignées qui grandiront en subissant des mues. (l) ll êst bon d'utilis€r un€ loup€.

lpirô le
106

(2) L'épei.e.espir€ ét.lcm€ît à l'.idê de inchée3,.o'nm€ (3) L'ép€ire f€mêllê lc tirsc cn rutomne.

l€3

ll.

Les araignées

Des milliers d'espèces animales, comme l'épeire: o ont un corps divisé en deux parties : I'ensemble tête-thorox et I' obdomen ; a n'ont pas d'ailes, pos d'ontennes mais disposent de deux crochets venimeur et de huit long{res pottes orticulées; o subissent des rnues. Ces animaux sont dépourvus de colonne vertébrale.

4.

TARAIGNEE

lls forment le groupe des Araignées (1).

DOM ESTIQUE

lll.
particu

Beaucoup d'araignées sont utiles

Toutes sont carnivores et se nourrissent souvent d'animaux nuisibles (insectes en lier\ C'est ainsi que l'épeire détruit mouches et moustiques- ll en est de même de l'oroignée domestigue qui tisse sa toile dans les maisons, à I'angle des murs (fig. 4).
Certeines aÉignées sont très grosses et s'attaquent aux petits oiseaux et aux petits Ronteurs. Leurs piqûres peuvent être danSereuses Pour I'hômme-

lV.

Résumé

L'araignée des jardins possède deux crochets venimeux, huit Pattes formées d'articles, un abdomen sans anneaux' Elle a des Poumons et des fllières. De ses <sufs naissent des Petites arâignées qui, en Srandissant' subissent des mues. L'araignée se nourrit d'insectes qui se prennent dans sa

toile.

V.
1. Décriyez 3. . Comment I'araiSnée se nourrit-elle |
la fâce dorsale

Exercices
Quels sont les caractères du grouPe des Araitnées

de l'épeire. 2. Décrivez la fâce ventrilê dê l'éPeire.

'[.

I

Vl.
2 entênnes

Classification

lZ'**é'l
pâs d'entennes

6 pattes

8 pâttes

107

LES MOLLUSQUES

I. L'ESCARGOT
ll pleut. Avec lenteur, I'escargot Part à la recherche des plantes tendres et savoureuses dont il se nourrit.
'1o

Observons d'abord une coquille vide

:

du

sommet part une sPiro/e qui se termine par une large ouverture. Des lignes, ou stries, parallèles au bord, montrent comment, avec régularité, la coquille s'est agrandie en même temps que l'animal, L'escargot, toujours à I'aise dans son logis, ne change jamais de coquille : i/ ne subit Pos de mues. 20 Cassons une coquille ; nous découvrons un pilier central ou axe autour duquel s'est fait I'enroulement en hélice de la coquille. letons un frogûent de .oquille dons ,'eou ocidulée r le bouillonnement qui se produit prouve que la coquill€ est cal.oirc.

30 Observons un escargot vivant (fig. 1) ; la tête porte guotre tentocuies : deux grands, terminés par un æii, et deux plus petits.
fouchons-les, ils s'enfonc€nt dans la chair comme un doitt de Sant que I'on retourne. Les t€ntacules. très sensibles, sont

creux et rétroctiles. La bouche, cachée par des lèvres charnues, possède une
,ongue munie de dents nombreuses les feuill€s comme une râpe.

€t

minuscul€s. Elle déchire

40 Observons l'escargot qui rampe sur une plaque de verre (fig. 2). A travers cette dernière, nous pouvons suivre les contractions des puissants musc/es du pied large et gluant sur lequel glisse
I'an
i

m

al.

de décollet l'escargor de lo plogue: le piêd, véritabl€ ventouse, âdhère pârfàitement au support,
Essoyons

Au bord de la coquille, du côté droit, un larte orifice marque I'entrée du poumon. Ce dernier est une poche formée par une peau appelée monteou. Le sang vient s'y enrichir de I'oxygène de I'air. 50 Enlevons la coquille d'un escargot qui a été asphyxié dans I'eau bouillie (r) (fig. 3); le corps apparaît formé de 3 parties : la tête, le pied et le torti//on qui épouse la forme de la coquille. Nous remarquons la paroi du poumon que parcourent de
nombreux vaisseaux santuins.
(1) Le laiiser
1 ou 2

iou.!

dans un récipaent plêin d'eau bouillie et

108

2 gronds lenlocules,l'
oriÉice de ponte - - _'_..)

oe'l---

Pressons

/e corps entre /es

dor'gts

:

nous ne sentons

aucun os. Dépourvu de colonne vertébrale, l'escargot

slr ies di

est un animal invertébré. \o En luill.t, I'escargot pond dans un trou qu'il a creusé.
Les cÊufs

sortent par un orifice situé sur le côté droit

de

la têt€. Les petits escargots qui naissent ne subissent oucune
métomorphose,

En hiver, I'escargot, après avoir fermé I'orifice de
sa coquille, s'endorr jusqu'au printemps

i il

hiberne.

'
(t.

f

- - -ourerfu.e de Io coquillg

ll.

Le groupe de I'escargot
protété par une coguiiie

r SA COQUILLÉ 1-

u

esclnoor er
-bouche conlroclion

De nombreux animaux ont, comme l'escargot:

o Un corps mou, souvenr colcoire;

a un

pied

muscu/eux,
des

\,'des

et se reproduisent par des æufs. A cause de leur corps mou, on les appelle
Mollusques
(1).

m uscles

,pied bord d'i monleou
monleou

lll.

Nous consommons la chair de certains Mollusques

/poumon or ifl

Moules, huîtres, cogues, polourdes, coguilles SointUESCApCOT SE DÉ. locgues, bigorneoux font I'objet d'un important comPLAC E EN merce, de même gue les gros escorgots de Bourgogne, RAM PANT Les /imoces sont nuisibles.

/2

lV.

Résumé

3. ESCARGOT SÀNS COqUI LLE

Herbivore, il possède une langue râpeuse, rampe sur un pied musculeux et respire par un poumon. ll pond des eufs. llfait partie du groupe des Mollusques.

mais protégé par une coquille calcaire.

L'escargot a un corps mou, dépourvu d'os

V.
,t. Pourquoi dit-on
5.

Exercices
?

1. Décrivez la coquille de l'êscartor. 2. Comment I'es<ârgot se déplace-!-ilt 3. Comment I'escargot respire-t-il

ouv

ealure _ Ê
COUPEE EN LONG

que I'escartor est un Mollusque ? Citez d'âutres ânimaux âppârtenant au groupe des Mol-

lu5ques.

4.COQU I LL

(l ) Emb.dn.hêrnedt de3 l,lollurq!es.

109

I. LA DILATATION

DE L'EAU

è lo tempéroiure

1o Remplissons un ballon à paroi mince avec de I'eau colorée, puis fermons le goulot à I'aide d'un bouchon que traverse un tube de verre. Un peu d'eau colorée chassée par Ie bouchon monte
dans le tube où elle atteint le niveau A (fig. 1),

2" Plaçons le ballon dans une cuvette contenant de I'eau chaude : le niveau de I'eau colorée
dans le tube baisse de A en B (fig. 2-l).

3" Au bout de quelques instants le niveau de I'eau colorée s'élève et atteint le niveau C plus élevé que le niveau A (fig.2-2),

].

PREPARATION

4" Expliquons: c) Le ballon en verre, lorsque
a baissé dans le tube jusgu'en B;

nous

DE L'ÊXPERIENCE

I'avons placé dans l'eau chaude, s'est dilaté : comme il est devenu plus grand, le niveau de I'eau colorée

b) Puis I'eau colorée contenue dans le ballon, à son tour, a augmenté de volume : elle s'est dilatée et le
niveau de I'eau colorée s'est élevé jusqu'en C;

c) L'augmentation du volume de l'eau colorée est plus grande que I'augmentation du volume du ballon qui la contient.
5o Retirons le ballon de la cuvette et laissons-le refroidir : le niveau de I'eau colorée baisse et se fixe finalement devant le point A (fig.2-3).

6" Expliquons : en se refroidissant I'eau colorée a
diminué de volume; elle s'est contractée.

7. De façon ténérale, les liquides, en s'échauffant, se dilatent : ils se dilalent, à volume égal, et
pour une même élévarion de température, beaucoup plus que les solides.

2.
18

LES

VARIATIONS

DE VOLUME OE L'EAU

En se refroidissant, ils se contractent.

ll.

Conséquences

et applications

de la dilatation de I'eau
1. letons un peu de sciure de bois dans I'eau contenue dans un ballon, puis faisons chauffer celui-ci, Observons les particules de sciure : elles se mettent en mouvement et se déplacent dans le sens indiqué pâr les flèches (fig.3). 2. Expliquons 3 versons dans un récipient .l lg d'eau froide, Versons dans un récipient identiquà 1 kg d'eau chaude. Plaçons ces deux récipients sur les deux plateaux d'une balance (fig. 4). ils se font équilibre. ll est visible qu'un volume d'eou choude égol
ou volume d'eou froide est plus léger que celui-ci. Aussi, les parties de I'eau les plus voisines de la flamme (fig.3), plus chaudes que le reste de l,eau,

3.

LEs

DANS L'EAU CHAUFFEE

froide

choude

s'élèyent tandis .que l'eau froide descend. Ainsi

ffi";
4. A VOLUME €6A1,
EST PLUS LEGERÉ

naissent les courants mis en évidence par la sciure de bois.

tion de chaufrage central (fig,
le foyer.

3o Le croquis ci-contre représente une installa5).

L'eau contenue dans la chaudière est chauffée par

Elle s'élève, traverse les radiateurs où elle se refroi_ échaufie les ptèces où se QUE L'EAU FROIDE trouvent les rad iateu rs, L'eau, après avoir traversé les radiateurs, fait retour à la chaudière où elle s'échauffe de nouveau.
L'EAU CHAUDE

dit : la châleur qu'elle perd

Quelle est I'utilité du vose

d,exponsion

?

I'excès d'eau dû à lâ dilatâtion de celle-ci.

ll

reçoit

lll.

Résumé

5.

LE CHAUFFAGE CENTRAL

1. Sous I'action de la chaleur, les liquides, comme les solides, se dilatent. En se refroidissant, ils se contractent. 2. A volume égal et pour une même élévation de température, les liquides se dilatent beaucoup plus que les solides.

'1. Quelle expérience vorrs a montré que l'êau se dllate quând on lâ chauffe ? ?. f9y.i"9j.au débur dê t'.xpérience, le niveâu de I'eâu a-r_il baissé dans l€ tube a si re barron s'érait dilâré âutanr I'eau qu'il contien!, les niveaux A et c seraient-ils difféaen$ | -que +. routquor des courants prennent-ils naissance dans I'eau que I'on chauffe ?

lV.

Exercices

l.

19

I.

LE THERMOMÈTRE

A LIQUIDE

Tout le monde connaît le thermomètre (fig. 1) : cet appareil permet de savoir s'il fait très i.oiO. froia, chaud, très chaud ou, comme on dit' si
1,,

la température est très basse, basse, élevée'
't
élevée.

très

permet aussi, Par conséquent, de savoir s'il fait plus chaud ou moins chaud ou, comme on dit encore, si la tempéroture s'est élevée ou s'est oboissée'

ll

ll permet encore de savoir si un corPs est plus chaud' ou aussi chaud, ou moins chaud, qu'un autre ou' comme on dit, si la tempéroture est supérieure' égole ou inférieure d cei/e de .et outre cotps' Le thermomètre est donc un opporeil qui Petmet comlorct les temPérotures.
de

2" Observons un thermomètre (ou' à la rigueur' le dessin ci-contre d'un thermomètre); dessinons-en les diverses Parties et écrivons le nom de chacune
d'e lles.

en

- verre -

Le réservoir en verre est prolongé por un tube'
également;

Un liguide (alcool, pétrole ou mercure) remplit le réservoir et une Partie du tube;

I,

UN

THERMOMETRE

planchette

lJne groduotion est gravée sur le tube (ou sur la

Portant le thermomètre) on sions sont égales En regard de I'un des traits partie lit 0" C (zéro degré centésimal) La plus grande de zéro>>; des traits de la graduation sont <<au-dessus
les autres traits sont
(<

Toutes les divi-

au-dessous de zéro>>'

L
ù
2.
)a

LE TH ERMOMETRE INDIQUE

II
0'c

3,,

Apprenons à lire le thermomètre (fi8' 2)'
est situé à la hauteur
10; 5
aLr-dessous 0

Si

le niYeau

du liquide dans

le

on dit qlre

la

du

tempéroture

trait:
15i

du zéro

-150C;-10oC;-50C 00c
50

5:10;'15

au-dessus

du

zéro

C;

10.

C;

15o C

+

5"C

de la fi8ure 1l Quelle température indique le thermomètre

40

too. c
qloce fondonte

? Plaçons un thermomètre dans lâ tlâce fondante i le niveau du liquide dans le tube se fixe devant le troir 0o C.
3)

(fit.

A quoi corrêspondent

les traits 0o

C êt

l0oo C

0'

à mercure portâit la

Si l'on place dans la vapeur d'eeu bouillante un thermomètre graduarion 0o C à lOOo C. le niveâu du mercure se fixe devant le troir 1000 C.

3. GRADUATION OU

THERMOMETRE

5o Comment fonctionne le thermomètre? Chouffons le réservoir d'un thermomètre (en plaçant ce réservoir dans la main, par exemple). Le niveau du liquide s'élève dans le tube. Pourquoi I Le liquide et le réservoir se sonr échauffés et dilatés, mais le liquide s'est dilaté plus que le réservoir : aussi le niveau s'est-il élevé dans le tu be. Cessons de chauffer le réservoir : le niveau du liquide baisse parce que ce liquide s,est contracté plus que le verre du réservoir, 6o Remarque importante : voici de I'eau à 15o C. Voici de I'eau à 25" C (fig. 4), Mélangeons les deux liquides. La température du mélange est comprise €ntre 15oC er 25.C : ainsi, guord on mélonge deux
Iiguides,

lo tempéroture ftnole n'est pos lo sonme

des

tempérotures des deux /iguides.

ll.

Résumé

2lirres
d'eou à 20"

partie du tube. 2. Le tube est gradué en degrés centé. simaux. Toutes les divisions de la graduation sont égales. Un thermomètre placé dans la glace fondante indique 0" C; placé dans la vapeur d'eau bouillante, il indique
100.

un réservoir en verre que prolonge un tube. Un liquide remplit le réservoir et une

1. Le thermomètre permet de comparer la température des corps. ll comprend

4.

LES TÉMPERATURES

c.

NE S'ADDITIONNENT

PAS

lll.

Exercices
?

4. Quelle est lâ température de la tlace fondante I de la vapeur d'eau bouillante

1. Quelles sont les différentes parties d'un thermomèrre I 2. Que conriennent le réservoir er une partie du tube 3. Quelle température jndique Àcluellemenr le thermomèrre d€ la

classe

? ?

2'l

L'EAU

LES
grorns -

EAUX NATURELLES ET L'EAU POTABLE

L'eau est très abondante dans la nature. Elle constitue les océans, les mers, les lacs, les nuages, la Pluie, la grêle, la nei8e, les rivières, les glaciers '
UNE EAU NATURELLE CONTIENT
DES CORPS SÔLIDES EN SUSPENSION

l.

Les eaux naturelles

1" Recueillons de I'eau trouble qui coule sur le sol, un iour de p,ure i versons-en dans un verre Attendons un'moment. Un dépôt se forme au fond du verre' ll est composé de grains d'abord assez gros, puis de plus en plus petits. Une boue très fine les recouvre' Âu-desru., I'eau est transparente, llmpide (Iig. 1)' On a ainsi séparé I'eau des matières qu'elle contenait, qui flottaient en son sein, qui y étaient en suspension. L'eou noturelle est donc un mélange d'eau limpide et de matières solides en suspension.

{iltr€.--\

ù

2. En filtrant I'eau naturelle avec une sorte de papier buvard. on sépare rapidement I'eau limPide des matières solides qu'elle contenalt en susPension (fie. 2). 3o Faisons chauffer sur une lame de Yerre une goutte d'eau ainsi filtrée (fig. 3): I'eau s'évapore et ilieste sur la lame de verre une tache de matières
solides: I'eau naturelle contient des matières solides dissoutes.
du olâtre.
solide.

2.

FILTRATION DE L'EAU

L eau de mer conlrent du sel. Nous comPrenont pouiquoi les bouillorres ont leur Paror rè'ôuverte d'une croùte

Certaines eaux contiennent dÙ calcaire dissous; ou encore

corPs solide<

4" Faisons chauffer de I'eau filtrée (fig. 4) : bientôt des bulles se forment, Prouvant que l'eau naturelle contient des gaz dissous.
CONTIENT
DISSOLUTI

3.

L'EAU FIL
CORPS SOLIDE5

O"['

matières solides drssoutes et de 8àz dissous

Ainsi une eàu nalurelle filtrèe est un mélange d'eàu,

de

eou filtrée

(
J
L'EAU DES GAZ
FILTR,EE CONTIENT

5o Observons de I'eau puisée.dans une mare : sa couleur est brunâtre, son odeur désagréable; c'est qu'elle contient des matières qui Pourrissent, qui se décomPosent (feuilles et débris d'animaux). Àvec un appareil, le microscope, qui permet d'observer les corps minuscules, on Peut voir dans une goutte de cette eau des êtres vivants infiniment Petits
appelés microbes.

L'eou noturelle peut donc contenir des êtres vivonts
invisibles

EN DISSOLUTION

d l'æil nu, les microbes.

7L

ll.
eou à filtrer

L'eau potable

Une eou est Potoôle guond on peut Io boire sons donger.

1" Les propriétés de I'eau potable I remplissons
un verre d'eau puisée au robinet de la cour.

o Constatons que cette eau est incolore,
poroi filtronte
(pores très finsl

inodore,

froîche, sons saveur. . Fâisons chauffer une goutte de cette eau sur une lame de verre : I'eau s'évapore; un léger dépôt se

forme, prouvant que I'eau cont€nait des
solides dissoutes.

motières

L'eou Potable n'est donc pos une eau obsolument pure

mois elle est ogréoble
microbe dongereux.
eou filtrée

à

boire

et ne

contient oucun

2o

Comment obtient-on de I'eau potable ?
:

L'eau naturelle peur être rendue potable

5.

FILTRE

A

EAU

€ou de iovel

en filtrant une eau naturelle, on la débarrasse des matières terreuses et on élimine la plus grande partie des microbes (fig, 5); . en ojoutant 1 goutte d'eau de Javel par litre à une eau filtrée, on détruit les microbes dangereux qu'elle contient encore (fi8. 6) i o en faisant bouillir pendant un quart d'heure une

r

eau naturelle, on en détruit les microbes. Après l'ébullitlon, il est nécessaire de battre l'eau ayec une fourchette ou un batteur, afin de lui restituer l,dir qu'elle a perdu.

lll.

Résumé

6. L'EAU

OE

JAVEL DETRUIT LES MICROBES

contiennent souvent des matières terreuses en suspension, des matières solides et des gaz dissous, Elles contiennent parfois aussi des microbes. Une eau potdble n,est pas une eau pure _ mais c'est une eau que I'on peut boire.sans danger.

Les eaux naturelles

lV.

Exercices
?

1, Quelles particules solides une eau neturelle peut-elle contenir en suspension 2. Quels corps solides une eru naturelle peu!.elle contenir ên dissolution ? 3. Quelles sont lês qualités d'une eeu potable ? 4, Que faut-il surtout éliminer d'une eau naturelle pour qu'elle soit potable I 5, Comment obtient-on de I'eâu potable ?

23

CHANGEMENTS O'ÉTA1 DÊ L'EAU

I. LA FUSION

DE LA GLACE ET LA SOLIDIFICATION DE L'EAU

1,' Nous avons tous vu de I'eau à l'étot solide (glace, neige, grêle) se transformer en eau à l'étot liguide; cette transformation s'appelle fusion.
Nous avons tous vu la transformation d'eau en glace

(ou solidification).

].

LA GLACE FOND A

OOC

2" Observons la fusion de la glace : plongeons un thermomètre dans un récipient contenant de la glace pilée. Observons ce qui se passe (fig. 1) :

. Le niveau du liquide thermométrique baisse rapidement et s'arrête devant Ia graduation 0u C (t).
gloce londonte

. Le nivequ du liquide thermométrique demeure fxe devant la graduation 0' C tont que le récipient contient de lo gloce.
o Lorsque toute la glace est fondue, la température de I'eau de fusion s'élève peu à peu (fig.2).

2,

LORSQUE TOUTE

LA GLACE

EST

FONDUE, LA TEMPERATURE S'ELEVÊ

3. Observons la solidification ou congélation de I'eau r un jour de grondfroid, remplissons un récipient de glace pilée et d'eau. Plongeons dans ce mélange

un tube résistant contenant un thermomètre. Le niveau du liq!ide thermométrique, après avoir
rapidement, s'arrête devant la traduation 0o C,

baissé

Plaçons ce récipient

sur la fenêtre. L'eau, bientôt,

se transforme en glace : cette transformation directe de

I'eau, corps liquide, en glace, corps solide, s'appelle
congélotion ou solidifrcotion de I'eou.

o Le niveau du liquide thermométrique ne varie pas et demeure fixé devant la graduation 0. C tont gu'un peu d'eou subsiste dons le récipient.
3
:qÔ D
PAR CRAND
APRES CONGELATION

1E .'EAU. LA
a1

IEMPERATURE

(1) On

lit 0 degré centésimal (voir

pâ8e 21).

3Â SS: aJ-DESSoUS DE ZERO

.

lorsgue toute I'eou est trcnsformée en glsce, la temà

pérature indiquée pâr le thermomètre commence bâisser au-dessous de 0" C (fig. 3).

4.

t
5.

4o L'eau, en gelant, augmente de volume : un

iour de gel, plaçons sur la fenêtre une bouteille remplie d'eau et bien bouchée. L'eau se transforme en glace; la bouteille se brise
car I'eau en gelant a augmenté de volume (fig. 4).
Maintenânt nous comprenons pourquoi les premières gelées font mourir les feuillei et les fleurs, pourquoi, les jours de grând faoid. le sol humide se soulève et certaines conduites d'eau LA. EOUTEILLE

L'EAU ÊN GELANT FAIT ECLATER mal protégées éclatênt.

5. La glace f,otte sur I'eau (fig.6) : la raison en est qu'à volume égal la glace est plus légère que I'eau. En effet, versons dans deux récipients identiques 'I dm3 d'eau (c'est-à-dire 1 kg d'eau). Plaçons un des
récipients dans une armoire frigorifique (ou sur le
rebord de la fenêtre un jour de gel). L'eau de ce récipient se transforme en 1 kg de glace. Comme l'eau augmente de volume en se solidifiant, ce kilogramme de glace occupe un volume supérieur à 1 dm3. ll en résulte que l dm3 de glace pèse moins de 1 kg.
DEUX VOLUMES EGAUX D'EAU

Concluons

: à volume égal, Ia glace est plus légère

ET D€ GLACE N'ONT PÀS LE MEME POIDS

que I'eau,

6" Les icebergs sont des blocs de glace qui flottent sur les océans polaires: la partie de I'iceberg qui émerge est le 1/10 du volume total de cet iceberg.

Résumé La transformation de la glace en
s'appelle fusion de la glace.

ll.

eau

La transformation de I'eau en

glace

s'appelle solidification de I'eau. L'eau se transforme en glace à cette même tem' La glace fond à 0" C' pératurè appelée temPérature de fusion de la glace. L'eau, en se congelant, augmente de volume; aussi, à volume égal, la glace est plus légère que I'eau; elle flotte donc sur celle-ci. Les icebergs sont des blocs de Slace flottant sur les océans polaires.

lll.

Exercices

1. A I'oide d'exêmples, expliquez ce que sitnifient les mots fusion de la 8lâce et solidification de I'eâu. 2. Quels phénomènes peut-on observer au cours de lâ fusion de la Slace I de la conSélâtion de l'eau I 3. Pourquoi tâut-il proté8er les PomPes et les conduites d'eau en hiver I
25

b* (F
2

o

CHANGEMENTS D'ÉTAT DE L'EAU

LA VAPORISATION DE L'EAU

Ë--hI
I.
EVAPORATION

l.

Évaporation et ébullition de l,eau

:.,J

1,, Vous avez constaté que le carrelage humide, que le linge mouillé sèchent et que I'eau contenue dans une soucoupe placée sur un radiateur (fig, 1)

: I'eau liquide s'est transformée en un taz appelé vapeur d'eou; on dit que I'eau s'est
diminue de volume
voporisée-

+
vopeur d'eou

2" Une forme de vaporisation : l'évaporation.
Même par temps froid, le linge humide sèche : la vaporisation, quoique lente, a lieu et I'eau dont est imprégné le linge se transforme en vopeur d'eou.

0n donne le nom d'évoporotion à Io voporisotion d'un lqude par so surfoce iibre (fig. l).

Jte
2.

t---qJ l,l' lï
EBULLITION DE L'EÂU

9(
ll

Une autre forme de vaporisation : l'ébulDans un ballon, de I'eau bout; son niveau baisse rapidement (fig. 2). L'eau se transforme en
3,,

lition.

vapeur d'eau mais la vaporisation se produit non seulement par la surface libre de I'eau mais aussi à I'inté-

rieur même de ce liquide.
0n donne le nom d'ébullition de I'equ à lo yoporisotion ou sein même de cette eou,

^^
oir froid

Ër rËl
LE COURANT D'AIR ACCELERE L'EVAPORATION

4, Expériences relatives à l'évaporation.

o Plaçons, dans un courant d'air, une soucoupe contenant de I'eau. L'évaporation est bien plus rapide. Ainsi le renouvellement de l'oir ou-dessus d'un liguide
fovorise son évoporotion (Rg. 3). C'esr pourquoi Ie linge humide sèche plus vite par grand vent que par remps
calme.

o Plaçons, sur un radiateur ou sur le dessus du poêle, une soucoupe contenant de I'eau. L'évaporation est
encore bien plus rapide. Ainsi I'élévotion de températurc d'un liquide occélère son évoporotion (fig, 4).

4. L'EL€VATION
26

DE LA TEMPERAruRE ACCELERE L'ËVAPORATION

La liquéfaction de la vapeur d'eau
1. Faisons bouillir de I'eau (de I'eau limoneuse, par exemple) (fig. 5) : la parrie supérieure du ballon est remplie de vapeur d'eau incolore; un brouillard sort du col du ballon :c'est la vapeur d'eau qui s'élève et, au contact de I'air extérieur plus froid, se transforme en minuscules gouttelettes d'eau dont I'ensemble constitue ce brouillard.
Plaçons une assiette froide au-dessus du col du ballon.

ll.

DE LA VAPEUR D'EAU

Des gouttes d'eau limpide se déposent sur I'assiette, glissent à sa surface et tombent dans le verre. L'assiette s'échauffe à mesure que les gouttelettes se déposent à sa surface.

2" Expliquons et concluons :

une partie de I'eau

s'est vaporisée; la vapeur d'eau, en se refroidissant, s'est transformée en eau. On dit que Ia vapeur s'est liquéfiée ou condensée et I'on appelle liquéfaction ou condensation ce passage de l'état gazeux à l'état

liquide (fig.6).
Lo liquéfoction est donc le phénomène inverse de lo
vopotisotion.

6,

CHANGEMENTS D'ETAT DE L'EAU

3o Por ébullition d'une eau quelconque et liquéfaction de lo vopeur d'eou obtenue, on obtient de I'eau appelée eau distillée.

La vaporisation de I'eau est le passage de I'eau liquide à l'état de vapèur d'eau. La vaporisation par la surface libre du liquide se nomme évaporetion. La vaporisation au sein du liquide est appelée ébullition. Le renouvellement de I'air au-dessus de I'eau, l'élévation de la température accélèrent l'évaporation. 2. Lorsque la vapeur d'eau se transforme en eau liquide on dit que cette vapeur se condense ou se liquéfie.

l.

lll.

Résumé

lV.
2. Pourquol

Exercices

1. Qu'appelle-r-on vaporisetion I évaporation I ébullition I 3. Pourquoi ce linte sèche-t-il plus vire en été qu'en hiver i 4. Qu'appelle-t-on condensation ou liquéfaction de la vapeur d'eau I
la ménatère étend-elle le linge humide dans un endroit aéré I

27

pnopnt ÉrÉs DrssoLvANTEs
DE L'EAU

l.
ir
I.

La dissolution du sucre

*l
r

1,, Le sucre se dissout dans I'eau: à l'aide d'un pèse-lettres ou d'une balance, préparons onze paquets solution de sucre \. de 5 g de sucre, Dans un ballon, versons 10 cmr d'eau (c'est-à-dire 10 g).
Versons le contenu d'un paquet, puis de deux, trois, quatre paquets de sucre dans I'eau (fig. 1). Remuons le
mélange obtenu; le sucre disporoit dans I'eau. Goûtons l'eau : elle est sucrée. Ainsi le sucre, corps solide,

DISSOLUTION DU SUCRE

placé dans I'eau, disparaît dans celle-ci en formant
avec elle un mélonge liquide.

On dit que /e sucre s'est dissous dons i'eou, que I'on a obtenu une solution de sucre dons I'eou, que le sucre est soluble dans I'eau, que I'eau est un disso/vont du
sLlcre.

2,

LE CONTENU DU 5€ PAQUET

2,, Versons le contenu d'un cinquième paquet de sucre dans I'eau du ballon : le sucre se dépose au fond du ballon et ne se dissout plus; on dit que lo solution de sucre est saturée (fig. 2).
Des €xpéri€nces précises onl p€rmis de constoler qu'à froid peut dissoudre deux fois son poids de sucre.

.".,"1
'/

t

\,'

;-"i:r.',:-itr (ô
rroid)

leou

3,' Chauffons I'eau

du ballon : le sucre déposé

(à choud).

au fond du ballon disparaît peu à peu; il se dissout: le sucre est donc plus soluble dons I'eou choude gue dons I'eou froide (fig. 3).

Continuons de chauffer er porrons I'eau à l'ébullitioni versons le contenu de cinq autres paquets de sucre : ce sucre se dissout.
Versons le contenu du onzième paquet; le sucre de ce paquet se dépose au fond du ballon :l'eau bouillanre est soturée, elle a dissous 50 g de sucre er ne peur en dissoudre davantage.
Ainsi, l'eâu bouillânte peut dissoudre cinq foir son poids de

ô nouveou soturée. .3.
LE SUCRE

-

EST PLUS SOLUBLE A CHAUD QU'A FROID

28

ll.

La cristallisation du sucre

'o
@
2

1. Dans une soucoupe, versons une solution
de 5 g de sucre dans 10 cm3 d'eau, Plaçons la soucoupe sur une surface chaude (radiateur, dessus de poêle). L'eau, peu à peu, s'évapore et, au bout d'un certain temps, du sucre solide oppotoît et forme une croûte (fig. 4).
se trouve, à

ï

-+ to*Ï.ii'.*"r

Lorsgue toute I'eau est évaporée, la toralité du sucre l'état solide, dans la soucoupe,

Expliquons : à la tempérâture ordinâire, I'eâu peut dissoudre, au maximum, deux fois son poids de sucre. Lorsque, pâr suite de l'évâporation, la soucoupe ne contient plus que 2 cm3 d'eeu par exemple, cetle eau ne peut dissoudre que 4 8 de sucre, c'ert pourquoi 1 de sucre solide apparaît, A mesure que l'évaporâtion de I'eau se poursuit, le quantité de sucre solide autmenie.

t

4.

CRt STALLISATION

PAR EVAPORATION

2o Laissons refroidir la solution saturée de sucrè : nous versons dans un ballon la solution de sucre obtenue tout à I'heure, page 28, 3" (mais prenons bien garde de ne pas transvaser dans ce second ballon le sucre qui n'a pu se dissoudre dans I'eau bouillante),

.se refroidissont

Lorsque la solution est refroidie, du sucre solide apparaît et forme une croûte dont l'épaisseur augmente protressivemenr (fit. 5).
3o Observons le sucre solide obtenu pâr évaporation ou par refroidissement de solutions

5.

CRISTALLISATION

PAR REFROIDISSEMENT

sucrées: ce sucre so/ide est cristol,isé, c'est-à-dire qu'il est formé de cristoux. Nôus avons assisté à la cristol/isolion du sucre.

lll.

Résumé

1. Le sucre, corps solide, se dissout dans I'eau, c'est-à-dire qu'il forme avec elle un mélange liquide. Cette transformation s'appelle dissolution. 2. Le sucre d'une solution sucrée qui s'évapore ou se refroidit peut réapparaitre à l'état solide : le sucre obtenu est cristallisé. A cette t;ansformation on donne le nom de cristallisation.

lV.

Questions

'1. Qu'appelle-t-on solution de sucre dans I'eru I 2. Quand dit-on qu'une solution est saturée I 3, La cristallisation du sucre peut se tâire par refroidissem€nt et par évaporation. Expliquez. 29

PROPRI ÉTÉS DTSSOLVANTES

DE L'EAU

(suite)

l.

Évaporation de I'eau de pluie

1" Recueillons quelques gouttes de pluie sur une lame de verre bien propre : faisons chauffer cette lame, I'eau disparaît et ne laisse aucune trace
(fre. 1).
L'eou de pluie ne contient donc pos de corps so/ides en dissoiution. L'EAU DE

].

PLUIE NE CONTIENT AUCUN CORPS SOLIDE EN DISSOLUTION

ll,

Évaporation de I'eau de source (ou de rivière)

1. Observons I'intérieur d'une casserole utilisée pour faire bouillir de I'eau : un dépôt blanc, ou gris, que les ménagères appellent tortre, recouvre la paroi intérieure. Pouvez-vous expliquer la présence de ce dépôr
?

2, Chauffons de I'eau de source (ou de rivière)
dans un tube à essais : I'eau bout et s'évapore entièrement; il reste au fond du tube un dépôt blanc (fig.2).
Ce dépôt est formé de corps solides oppelés sêls minéroux, que l'€au a dissous en trav€rsant les couches de terrâins. Le sel minérâl qLri est le plus fréquemment dissous dans I'eau de source est le colaoire. Les sels dissous reprennent l'état solide
lorsque I'eÀu s'évapore.

!= t#2
croQte colcoire-

3" Observons un morceau de branche pétrifiée (fig. 3) : les branches, les coquilles, les carapaces d'lnsectes qui tombent dans certaines sources se recouvrent peu à peu de calcaire et ressemblent finalement à des pierres : on dit que ces sources sont pétrifiantes.
passÂ8e dans les couches de

EN S'EVAPORANT

L'EAU DE SOURCE LAI55€ UN DEPOT

\,

,à<:

et elle a dissous beaucoup plus de calcaire qu'une eau ordinaire. En arrivanr à I'air libre, l'eau perd lâ plus grande partie du gaz carbonique qu'elle contenâit et une quantité importante du câlcaire dissous se dépose sur les objets immergés.

L'eau qui alimente une source pérrifiante s'est, durant son terrains, chargée de gâz cârbonique

4u L'eau minérale : les eaux minérales contiennent en dissolution des sels minéraux utiles à l'organisme humain; elles contribuent à tuérir certaines maladies (Ex. : I'eau de Vichy, I'eau de Bagnoles-de-l'Orne,

3. UNÉ
30

ERANCHE PÉÎRIFIEE

de Forges-les-Eaux. etc...).

II

|

.

Évaporation

de I'eau de mer

W@
CONTIENT DU sEL

1o Faisons éyaporer une goutte d'eau de mer
(si nous avons pu nous en procurer) sur une lame de verre bien propre (fig.4). ll reste sur cette lame, après évaporation de I'eau, un dépôt blanchâtre. Goûtonsle : nous retrouvons la saveur bien connue du sel ordinaire.

L'eau de mer contient donc en dissolution le
contient environ 25 g par litre.

sel

appelé couramment sel de cuisine. Sachons qu'elle en

2, Observons le dessin d'un marais salant (fig, 5), Les mârais salants sont nombreux en France. On fait arriver I'eau de mer dans les bassins où elle
s'évapore et laisse déposer le sel. Celui-ci est rassemblé en tas sur les petirs talus qui sépârent les bassins, puis transporté dans les dépôts.

5. UN MARAIS

SALANT

3o Le sel gemme existe dans le sous-sol de certaines régions. Ce sel a été déposé au fond de la mer qui recouvrait alors ces régions (en Lorraine, par exemple), et qui a ensuite disparu.

On extrait le sel gemme soit en le piochant comme
EAU

s'il s'atissait de charbon, soil en le dissolvant

dans

I'eau (on pompe alors la solution salée et, après évaporation de I'eau, on obtient le sel : fig. 6).

'.,, ':

j' ,.,. '-t. ..'

.

.' l.'

'-'

'

lV.

Résumé

L'eau de pluie ne contient pas de corps solides en dissolution. L'eau de source contient souvent des sels minéraux dissous. L'eau de mer contient environ 25 g de sel par litre. Ce sel, appelé sel de cuisine, pèut être retiré de I'eau de mer dans les marais salants.

6.

EXTRACTION DU SÉL GEMME

ffiffiffi
dépôt de
sel

l"*r*l l"^"*l

l"^o,ill

V.
connâissez

Exercices

l. Expliquez le formation d'un dépôt de rarrre au fond des bouilloirês. 2. Qu'est-ce qu'une source pétrifiânte I 3. Quelles sont les principales eâux minérâles que vous
I
,1. Comment obtient-on le sel de cuisine I

dépôt de sels

3'1

LA CHARPENTE DU CORPS HUMAIN

I.
a

LES OS DU TRONC

Courbez votre tronc en avant, en arrlère, à tauche, qu'il est soutenu par une colonne souple: celle-ci est appelée co/onne vertébrole (fi8. 1). . Passez vos mains sur les côtés et sur le milieu de
à droite; constatez

votre poitrine;vous sentez vos côtes et votre sternum.

La colonne vertébrale
o
Passez vos

doigts

su r le dos

d'u n camarade : vous sentez

de petiles saillies dont I'ensemble constitue l'épine dorso/e. Chaque saillie apparaient à un os appelé vertèbre.

dessinez une vertèbre (fig. 2), ôu de lo vertèbre. Enrre deux vertèbres voisines existe un

o-1Qlservez

et

disque de cortiloge.

o La colonne vertébrole est formée de 33 vertèbres empilées dont les trous constituent un tube dans lequel est logée la moel/e épinière.

Les côtes
o Observez et
mouton).

et le sternum
de

dessinez une côte (de veau ou

I 'Y
E

o Observez un sternum de lapin. o Observez les croquis I et 3 : comptez

le nombre

c\"jj]j5

I

3

v

de poires de côtes (12); constatez qu'elles prennent routes appui sur une vertèbre, que 10 sont reliées au sternum (par un cartilage), que 2 ont leur extrémité
avant libre.

o

Sachez que la cavité limitée par

le sternum,

les

côtes et les vertèbres sur lesquelles elles prennent appui est appelée coge thotocique ou thorox.

Omoplate

lt.

LEs

os

v
2.
e 32

DES MEMBRES SUPÉRIEURS
o
Laissez pendre un de vos bras, puis repliez-le.
Avec la main de I'autre bras, pressez: o I'os du bros ou humérus:

I'orti.ulotion du coude; les deux os de l'ovont-bros : le radius qui peut tourner autour du cubitus (constatez-le); . les os du Poignet;

. r

o les cing os de lo moin; o les os des doigts ou phalanges (3 par

doigt,

sauf le pouce qui ne comprend que 2 phalanges).

o Observez les épaules d'un camarade qui tend ses bras en avan!, puis en arrière : suivez le contour de chaque omoplote.

supérieur

.

Pressez

sur les os appelés clavicules qui

réu-

nissent en avant chaque omoplate au sternum.

chaque humérus peut tourner dans une cavité
I'omoplate.

. Constatez que I'extrémité supérieure

de
de

o Montrez sur le dessin de la page 32 les différents os des membres supérieurs. Nommez ces os,

ilt.

LES OS

DES MEMBRES INFÉRIEURS
o Tendez, puis pliez une de vos jambes.
avec vos mains : I'os de lâ cuisse ou
Pressez

fémur; I'articulation du genou (suivez le contour de la rotule), les os de la jambe (tibia et péroné), les os de la cheville, les cing os du p,ed, les os ou pholonges des doitts ou orteils (3 par doigr, sauf le pouce qui n'en
comprend que 2). r Placez vos mains sur vos hanches et <<pédalez>>. Constatez que chaque fémur s'articule sur une hanche.
Sachez
colonne vertébrcle.

que les hanches font parrie d'un ensemble d'os appelé bassin fixé à la partie inférieure de la

o Montrez sur le dessin de la page 33 les différents os des membres inférieurs. Nommez ces os.

lV.

Résumé

1. Le tronc est soutenu par la colonne vertébrale formée de 33 vertèbres. Douze paires de côtes prennent appui sur douze vertèbres; dix de ces pâires de côtes sont reliées en avant au stèrnum. 2. Chaque membre supérieur comprend : I'os du bras ou humérus, les os de I'avant-bras (radius et cubitus), les os du poignet, ceux de la main et les phalanges
des doigts. 3, Chaque membre inférieurcomprend : I'os de la cuisse ou fémur, les os de la iambe (tibia et péroné), les os de la cheville, ceux du pied et les phalanges des orteils.

'1. Qu'est-c€ que la colonne vertébrale I l'épine dorsele ? oii est lotée la moelle épinière ? 2. Observer et dessinez une vertèbre. 3. Reproduisez le schéma de la colonne vertéb.ale et de la cate thoracique (page 32). €crivez aux endroits convenables : côtes, srernum, verrèbres. 4. Reproduisez le schémâ du membre supérieur (page 32).

V.

Exercices

5. Reproduisez

les deux schémas de la page 33.

33

.,f
.<l

2l

LA CHARPENÎE DU CORPS HUMAIN

sl

LES OS DE LA TÊTE
Nous avons appris le nom des os qui limitent notre coge thorocique et de ceux qui forment la charpente de nos bros et de nos jombes. Terminons l'étude de la charpente du corps humain par I'examen du crâne

rl r) 4 u-

et de la face.

l. Le crâne
1,' Passez yotre main sur votre tête depuis les sourcils jusqu'au sommet de la partie arrière de la colonne vertébrale.
LES OS DU CRANE

I.

€T DE LA

FACE

Votre main tlisse sur votre front, sur vos cheveux sous lesquels se trouve le cuir chevelu, Vous sentez une boîte osseuse, la boîte crînienne appelée encore le crâne. 2,' Observez les dessins ci-contre. La boîte crânienne est formée d'os minces (1 à 2 mm d'épaisseur) mais résistqnts, en forme de calottes, dont les bords sont découpés en dents de scie et assemblés de telle manière que deux os voisins engrènent I'un dans I'autre, ce qui donne une grande solidité au crâne. C'est dans le crâne qu'est logé le cerveau' La boîte crânienne est percée, à gauche et à droite, d'un conduit qui prolonge l'oreille, et, à la partie inférieure, d'une ouverture qui permet à la moelle épinière d'être en relation avec le,cerveau.

oro

ll
1,' Passez

. La face
Vous

votre main sur votre visage.

sentez, sous la chair, des os, les bords des deux orbites, oir sont logés les yeux, et deux ouvertures qui cor-

aux norines, puis la mâchoire supérieure dans laquelle sont implantées des dents. 2, Votre main passe ensuite sur une partie que vous pouvez faire mouvoir de haut en bas et de bas en haut. C'est la mâchoire inférieure qui porte
respondent
également des dents. Les deux mâchoires et quelques perirs os rattachés à la mâchoire supérieure consti-

mâchoire

'''

supérieure

tuent la foce. 3. Appuyez vos mains de chaque côté de votre fa€e et faites mouvoir votre môchoire inférieure; trouvez I'endroit où elle s'orticule sur la mâchoire
su

périeu re.

mâchoire-----inférieure
2CRANE HUMAIN (vu de côté)

4u Sur le dessin (lig. 2), montrez la mâchoire supérieure, la mâchoire inférieure; le lieu d'articulation de la seconde sur la première.

t4

5,'

lnclinez la têtè d'arrière en evant

puis

d'avant en arrière. Faites tourner votre tête : lo boite crônienne est orticulée ou sommet de lo colonne vertébrole.

lll.

Tableau représentant l'ensemble du squelette humoin
:

Montrez sur yous-mêmes, puis sur le dessin ci-contre o Le fémur gauche, le fémur droit. o L'humérus gauche, I'humérus droit, o Le radius et le cubitus gauches. . Le tibiq et le péroné gauches. o La clavicule gauche, la clavicule droite. o Les os du poignet. . Les os du talon. a Les os des mains. r Les os des pieds. e Les phalanges des mains, des pieds,

o o o o

Le

bassin.

La colonne vertébrâle. Le sternum.
Les côtes.

lV. Comment s'appelle I'os dont le numéro est indiqué ci-dessous ?
Montrez oir se trouvent ces os dans votre corps.

os nu meros os numéros

147 10

z8
9

os numeros

53 11 ,.4 'I 15

6 17 18

V.
Lès os de la

Résumé

tête constituent le crânept la face. Le crâne, qui contient le cerveau, est très résistant. La face comprend plusieurs os et les deux mâchoires qui portent les
dents,
La mâchoire inférieure est mobile par rapport à la mechoire supérieure.

Le crânè est articulé au sommet de la colonne vertébrale.

Vl
l,
En combien

.

Exercices (Révision du sguelette)
? ?

de p.rries divise-r-on le squelette humâin pour l'étudier 2. En combien de parties divise-t-on la tête pour l'étudier 3. Quels sont les principâux os de la face I ,1. Faites le schéma d'un membre supériêur. 5. Êàites le schémâ d'un membre inférieur. 6. Quell€s sont les limites de h câge lhoracique I

IE

LA CHARPENTE DU CORPS HUTIAIN

FORME ET CONSTITUTION DES OS
Le squelette est formé d'os; mais quelle est leur

formel de quoi sont-ils faitsl Procurons-nous
os frais chez le boucher. Nous allons les examiner.

des

l.
Classons en

Classons les os
catéSories les os que nous avons sous

3

t. os Pt AT 2. OS LONG5 . OS COURT

les yeux : os longs, os courts, os plats (fig. 1,2, 3). Cherchons dans quelle catétorie doil être rangé chacun des os que nous avons cités en étudiant le squelette hu main.

o Quelques os longs : I'humérus, le fémur, une côte. o Quelques os courts : les vertèbres. les os du talon. r Quelques os plats : I'omoplate, les os du crâne.

ll.
1o

Observons un os frais

ll

est formé d'une partie à peu près cylindrique

appelée le corps de l'os et de deux extrémités, appelées les têtes de I'os.

-- - périos le -- --o dr. " t-moelle
4 . OS LON G COUPE EN

2() Grattons un os long : une enveloppe fibreuse entoure I'os; c'est le périoste qui permet à l'os de

s'accroître en épaisseur.

Les extrémités sont recouvertes de cartilage,

-^- -ca r li
-

lo 3e

-por tie sponoreuse
pérrosle

couche blanche, dure, élastique, qui leur donne un aspect nacré et les rend tlissantes. C'est grâce à ce 1RÀVÊR5 cartilaSe que les têtes de deux os voisins, dans une ârticulation, glissent bien I'une sur I'autre. lêle de

l'.s

30 Scions un os suivant

la longueur (fig. 5)

:

nous distinguons;

-

our --mc
e

coaos

deIcs

lle

a les extrémités, recouvertes de cartilage, tiites de matière spongieuse, c'est-à-dire d'une matière qui a I'aspect d'une éponge; o le corps de i'os, fait de matière très dure; a le certre de I'os, sorte de canal que remplit une matière molle et jaunâtre appelée moelle. Cette moelle remplit aussi les mailles de la matière sponSieuse. 4t, Scions un os en trayers et nommons ce que
nous distinguons (fig.

4)

:

r
fe de I'os
l-è

le périoste, fibreux;
I'os du r; la moelle.

o o

5.COUPE D'UN OS LO
36

50 Scions un os court, puis un os plat: ils ne contiennent que de la marière spontieuse.

G

lll.

Expérimentons

10 Plaçons, en partie, un os dans du vinaigre (fig. 6) : au bout de quelques jours, la paitie

ont éré détruites par le yinaigre. llne reste, de cette
partie immergée, qu'une matière molle, I'osséine.

immergée de I'os est devenue molle. L'os contenait des matières minérales qui le rendaient rigide er dur; elles

6.ros PLacE D^iS LE 6NE DEVIEI'T IOU

Vtt^l-

2o Faisons calciner un os (fig. 7) : une fumée abondante se dégage. L'os devient blanchâtre, spongieux, léger, fragile. L'osséine a brûlé et il n" resie q'ue la partie minérale de I'os c'est-à-dire la partie jure.
L'osséin€, par sa composition, est semblable au blanc d,c.uf. La pertie minérale de Ios est forméê surtour de phosphâte de châux et de cerbonate de chaux.

?-

BLANCHÂTRE ET I RA6I

ros cAl-ctl É oEvtENT

lV. Résumé ll existe des os longs, des os courts,
LE

têtes recouvertes de cartilage. Le corps de I'os long comprend le périoste, une matière dure et un canal rempli de moelle, Les têtes de I'os contiennent une matière spongieuse.

os plats. Dans un os long on distingue le corps êt les

des

minérale qui est dure.

Un os est formé d'une partie molle appelée osséine et d'une partie

-

V.
2

Exercices

1. Dessinons un oi coupé en lonti indiquons le nom de, diverses perries.
Procurons-nous un os de côterette; détachons re périoste; examinons |arrache dê ra côtelette sur

vêrtèbre. Dessinons. 3. Hontrez sur res dessins ci-dessous, re genou de r'homme. re gero! du cha!, re genou d€ r,oiseau. Montrez le rolon su. châque dessrn.

coq

genou
genou

,","^âl't

'*'"""

€-g-=

L'HO}tI'IE SE MEUT

LES MUSCLES
Nos os ne sauraient se mouvoir d'eux-mêmes. ll leur faut des moteurs : ce sont les muscles qui font
mouvoir la machine
hu

maine.

I.

(o'ronr- bcos ollongé) LE BICEPS CONTRACTE

II, SICEPS DETINDU
(ovonl'-bros replid)

1o Observons ce qui se passe quand nous replions puis étendons notre ayant-bras droit pendant que la main gauche serre le bras droit : la chair de ce dernier se ramasse en se tonflant, puis s'allonge en s'aplatissant. Cette chair est un muscle
appelé biceps (fig. 1).

20 Siff,ons r la chair de nos lèvres forme un anneau. Cette chair est un muscle en onneou.
30 Accomplissons un mouvemènt quelconque. C'est toujours une masse de chair plus ou moins importante, c'est-à-dire un ou plusieurs muscles, qui produit ce mouvement.
2. LFS

rluSCLtS

40 Observons les muscles d'un lapin écorché. Les muscles des pattes sont longs et attachés aux os par des tendons blanchâtres (îg. 2). Plusieurs des muscles du corps et de la face sont plots. Le diophrogme, par exemple, muscle qui sépare I'abdomen du thorax, est un muscle plat. Remarquons que de nombreux muscles réunissent deux ou plusieurs os dont ils peuvent provoquer le

rapprochement

ou

l'éloignement.

Certains muscles ne sont pas rattachés à des os.
50 observons
<<

3. LE DIAPI{ RAGTIE EST

pot-au-feu >> par exemple (fig. 4). ll est formé de fbres. ll existe des muscles d fôres rouges : ils se contractent ou se détendent quand la volonté le leur ordonne par I'intermédiaire des nerÊ.
Le c<!ur, qui est un muscle

un morceau d. -u."1. .uT, d,

route,fait exception à cetterè81e.

ll existe aussi des muscles ri fôres blonches; ils ne sont pas soumis à la volonté : tels sont, par exemple,
XUSCLE ÈST FORI,Ê DE FIIRES

les muscles des parois de I'estomac.

l8

oectord

I

--grond

- -orceps

droil
q t^ond

grond éorsol,

lriceps

du bnos

6blique

bic ep s

de lo cu issetr iceps Jde lo c,.r isse JUmeoux--

5. LES MUSCLÊS SUPERFICIEI.TI DE I.iHOMME

Résumé
Tout mouvement de notre corps est d0 à la contraction ou à I'allongement d'un ou de plusieurs muscles. Un très grand nombre de muscl€s sont reliés par des tendôns à des os qu'ils peuvent rapprocher ou écarter. Les muscles sont formés de fibres. Les muscles rouges constituent la chair. A I'exception du ceur, les muscles rouges se contractent ou se détendent au commandement de la volonté.

Exercices
1. Reterdez
l€s deux dessins d€

cette page. Montrez les muscl€s qui, en se contractânr, p€rmetrent:

a a a

de lever ou d'abaisser le bras, de replier I avânt-brâs;

dc lêver ou d'abaisser la cuisse, de replier la jambe; dc roulever €r d'écarter les côtes.

L'HOMHE SE NOURRIT

LES DENTS Notre mâchoire supérieure et notre

mâchoire

inférieure portenr des dents de formes er de trosseurs différentes. Les << dents de lair )) tombent peu à peu; d'autres les remplacent qui sont, comme les pre_ mières, destinées à couper, déchiqueter, broyer nos
aliments-

l.

I.DENT DE LAlT ET GERM E DE OENT ADU LT E

2E

ASFECl

XT ER IEU R D'U NE DENÎ

1o Observons une mâchoire de jeune animal (agneau, veau...J : les dents sont implantées dans des cavités de la mâchoire. A l'aide d'un coureau, mettons à nu les petites denrs logées d I'intérieur de la mâchoire, et qui seraienr apparues plus tard si I'on avair laissé I'animal grandir (fig. 1). 20 Observons une dent humaine (fig. 2), distin_
guons-en la couronne, le co,/et que masquait la gencive, la rocine et le trou dentaire.

Différentes parties de la dent

z
z
l

tr,l

-- tvotae

û o

ll.

ïl
rl

d'ivoire; la couronne est recou_ verte d'émail, très dur er .brillant; le collet et la racine sont enveloppés de cément, jaunâtre, moins dur que l'émail (fig. 3). -9encrve La cavité intérieure de la dent est remplie par Ia pulpe dentaire;des vaisseaux sanguins et des nerfs -cemên I y pénètrent par le trou dentaire situé à la base de la
La

Une dent sciée en long

dent est formée

râcine.

lll.

La dent sciée plongée

--f "o,.l denlqine
vo r sseou

L'ivoire est attaqué là où
d'émail.

le vinaigre
il

dans

n'est plus recouvert

e.t el

3.COUPE D'UNE

sollqurnS pourrait faire éclater l'émail de nos dents : o ne brisons pas de corps durs avec les dents;

!

L'émail protège donc la dent

: évirons tout ce qui

o o

ne nous grattons pas les dents avec des pointes,
Protégeons nos dents. Lavons-les, régulièrement,

des couteaux.

après chaque repas, afin que les débris d'aliments
n'en attaquent pas l'émail.

'lo Observons une dent cariée (fig. 4) la ; carie a creusé la dent et mis le nerf à nu: aussi la dent fait-elle très mal. 20 obseryons une dent plombée (fig.5) : le dentiste a supprimé toute la partie cariée puis il a tarni la cavité
avec un ciment ou avec un alliage.-

lV. Le mal de dent

Dès gu'une dent est obimée,

dentiste,

il faut aller

chez le

V. La denture humaine (,)
1o Observons les dents d'un comorode voyons 3 sortes de dents (fig. 6) :

.,

nous

r des dents coupantes: les incisives; il y en a 4 par mâchoire chez I'enfant de neuf ans, comme chez I'ad ulte;
4.DENI

CARIEE s-DENT

PLOIIIBEE

r

canines; il

des dents pointues qui peuv€nt déchiqueter

y en a 2 par mâchoire

:

les

9 ans, comme chez I'adulte;

chez I'enfant de

9 ans;10 chez I'adulte.

o des dents massives qui peuvent broyer : les molaires; il y en a 4 par mâchoire chez I'enfant de

20 Qu'èst-il arrivé quand vous étiez âgés de 7 ans environ? Les dents que vous possédiiz, vos

_
ôc,s

ve conrne

mo loiae

€- LES TROIS SORÎÊS DE DÊNTs

dents de lait, sont tombées; depuis, des dents défini_ tives ont poussé et d'autres molaires pousseront.

Vl.

Résumé

Las dcnts, fixées dens des cavitê des mâchoires, servent à couper, dédrircr, broycr |cs diments. Elles sont en ivoire. La couronne est protjgée par dc l'émeil. Dens le pulpe dentaire re trouvent des vrisleaux sanguin, et des ncdr. Prenons soin de nos dents._Évitons tout ce qui, en brisant l'émail, permettrait à la carie de détruire les dents. L'adulte possède I incisives qui coupènt, 4 canines qui déchiquettent, 20 molaires qui broient; au total 32 dents.

Vll.
2.

Exercices

1. Desssinez une incisive, une canine, une mohire; indiquez, sua chacune d'êlles, la couronne, le collet, la racinê.
le dentiste.
rnes

en lont. 3- Dessiôez une dent cariée, puis la même dent plombée par

Dessinez un€ dent coupée

4. Pourquoi faut-it consuk€r le dentisre une ou deux fois.-\ par àn, même lorrqu on na souffre pas des denB I 5. Pourquoi ne doit-on pas casser des noisettes avec lês dents I
6. Pourquoi fàur-il 3e lÀver les dents après chaque repas ? I 7. Dessinez une mâ<hoire d'enfant; une mâchoire d.aduhel . (c.oquis
ci-contre).

inc isives
7. IA DEI{TURE DE L-ADULIE

1. Dertû.e i ens€mblê d6s dênt.. On dit .ussi dcnritio,. mais d&itne surtout la nri$.ncc er l. formâtion dês dêntr.

cG

môt

41

L'HOMME SE NOURRIT

L'APPAREIL DIGESTIF
ce que noui allons étudier maintenant: mais sachons gu'il n'y a pas grande dlfférenie enrre notre appareil ditestif et celui de certains animaux lapin. quels ortanes pass€nt les , Danseue deviennenr_ils I C'est aliments gue nous absorDons ,

eslomoc-

lels que le

l.

L'appareil digestif d,un animal

--L'appareil digestif du lapin ressemble à I,appareil digestif de I'homme. observons f.appareil aigesiiî,ii lapin dépouillé et ouvert (fig. 1); remarquons ; o I,o bouche, garnie de dents et pourvue a,$:_lg!S!Sj . t æsophoge, qui relie la bouche à I'estomac; r /'estomoc, qui est une grosse poche;

.

o I. L'APPAREIL DIGESTIF
DU LAPIN
_-

I'intestin: o le poncréos, également relié à l,intestin.
o

I'intestin, allant de I'estomac à I'anus; /e foie, avec sa poche de fiel (ou bile) qui est reliée à

-qlo.'des -s
o

ll. Notre appareil
'I

digesrif

Iivo ires

est, du_dess.in ci-contre (fig.2), l,emplales dents, la langue, I'esophage, I'estomac, r rntestin, le foie et le pancréas. . Nous n oublierons pâs que lecorps huftain dessrne est touiouri (elui d une personne qui nous fâit tâce : sa droile est à notre gauche.

lndiquons, en nous aidant. si besoin

cement qu'occupent dans notre corps

dioph.ogme

20

ll

--

es l-o

moc

l_ç!92hof9 a environ 25 cm de ^r
2,5 cm de diamètre;

est intéressant de savoir què:

lon

et

o

PO

nC.eOS

- - inleslin grêle -oros in lesliô

-oppendice

--_----onus
DI6ESTI F DE L'HOMM E

appelé qppendice; son inflammatton est I oppendictte: I'appendice est situé dans le côré droit du ventre: r le foie pèse environ 2 kr:

ron; . I'intestir esr formé de deux pafties : ,,in_ testin greJe, qui est rattaché à i'estomac, a environ 7 m de long et 2,5 cm de diamètre ; le_ gros intestin-, gui lui fait suite er gui abourir à I'anus, a environ 1,70 m de lo'ng et de 3 à 7 cm de diamètre; . au point où I'intestin grêle aboutit dans te tros intestin existe un petit conduit termé. ( en cul-de-sac >>, de g cm environ,

festomoc a une capacité de 1 ,3 litre envi-

a

le poncréos a environ 1Z cm de long.

30 Notra bouche e5t humide de salivc; cette s.live est séc.étée per des glandes appelées glondes slivoirc, disposées de chaque côté de la tête, aux €odrdts iodiqrÉs5ur le figure ci-conÛe (fig.3). Certains atrimalI, eux aussi, ont des glandes seliyaires : une Frtie des d.ndes sâlivaires du bccuf est détachée par

lc boqchcr en même temps que la langue de I'animal,

.lo Lcs peroir de I'estomac et de notre intê$in,

SI.EG

D€

L.HOIIE

chez I'homme comme chez les animâux, portent également des glandes dont la forme est différente de celle qes des granoes sâlivaires. Nous opprend rons (p.,16) que les opprendrons tlândes sallvatres. Iqurses rqurdes ou sucs querécrètent les llandes de notre que secrètent d_igesrj! seryç!!!.,à ditérer nos aliments,c,esttP?:areil

à-dire à les rendre absoiLables

lll.
LA PAFOI DÊ I]IiITESIIN

Résumé

_ L'appareil digestif humain comprend la bouche garnie de 32 dents et pourvuc d,une lenguc' I'csophaga, r'estomac, r'intestin grêre et re gros intestin se termi_ nent prr I'tnus. L'inframmation de l,appendice est I'appendicite. tr: glandes salivaires, les glandes dc l,estomac . I'intcstin le pancréas, lesliquides qui et de ..F_ produisent des se déversenf dans le tube digestif.

lV.
1. Desrincz l'tpparèil dlt.stif humain.

Exercices

2- Dc55incz I'endrolt ou l,intstin trêle Bê dêverse dens lê 8ro6 iht.sttn; placêr l,appcndlcê. 3. Avêc l'axtrémité du doitt, indlqoêz le contour de votre .stomac, dê votra folê, _ l,amplacêmênt dc votra .ppcndlcc.
.1. Unc bouchéê dê pâin

êrt introduite dtn, le bouche. Suiver son treiet d.nr l,epperêll dltêstif. 5. A quol rêlv.nt lêt liquldêr qui sê dév.rsênt danr l,âppareil ditcstlf I
lê desiin cÈdcalour êt remphcêa lês numéros par lès noms qui convicnoÊn!,

6. Rcprodultêr

Ir

,qM
I
I

I I

le

lg

iro

\

43

L'HO'.I].IE 5E NOURRIT
I . MALAXONS DE IA FARI NE SOUS UN FILET D'EAU

LES ALIMENTS
Lorsque nous sommes restés longtemps sans manter, nous oyons foim, c'esr-à-dire que nous éprouvoni le besoin d'absorber des alimenrs qui permertront au corps de remplacer ses éléments usés. Etudions quelgues aliments importants.

l. La farine de blé
g/uten. dont la compositron esr à peu près celle du blanc

Mouillons un peu de farine : nous obrenons une boule de pâte. Malaxons certe pâte sous un filet d'eau et recueillons cette eau dans un verre (fig. 1). .ll reste en$e nos doigts une mariè;t éla;tiq ue, le
1o

d'ceuf

20 L'eau

laiteuse. Laissons reposer cette eaui elle s,éclaircit et unetrasse blanche se dépose;c'est l,amidon (fig.2 et 3). Cet amidon esr analogue à la fécule de la pom-me de terre : on dit que c'est une matière féculente.
Le fàrine
d'a midôn.

qui s'est écoulée dans le verre

est

de blé contient environ 12 7o de Sluten et 75 oâ

ll.
2.

Le sucre

Nous savons tous que le sucre se dissout dans I'eau,

REPOSER UEAU SE DEPOSE RECUEIL LIE AU FOND

LATSSONS 3. TAM.|DON

qu'il est un aliment atréable et nourrissant, Rappelez comment votre maman obtient du sirop de sucre;
comment elle prépare du caramel. L'omidon, lo fécule exlroate des pommes de terre, le sucre
résullenl de l'union de trois corps

:

I'hydrogène, l,oxygène, le

lll. Le lait
Nous savons bien que c'est un aliment très nourrissant puisqu'on n'élève les nouveau-nés qu'avec du
lait. 1o Versons du lait frais dans un verrel laissonsle reposer. Au bout de quelques heures, une couche de

4. LACREME 5, LE LAIT

SURNAGE

CAI LLE

crème flotte sur le lair (fig. 4). Cette crème est formée de toutes petites touttelettes de graisse. Le lait conrienr donc de la motière grosse, environ 4 o/o de son poids. Ecrémons le lait. 2o Laissons le lait écrémé dans le verre: au bout d'un jour ou deux, le lait écrémé est coillé (fig. 5). Égouttons le lait caillé sur un tamis (fig. 6) i nous séparerons : . o le caillé proprement dit, dont la composition est à peu près celle du blanc d'æuf;

o

6. LE LAIT CAIILÉ S'ÉGOUITE
44

minéraux dissous dans de I'eau. 100 t de lait contiennent 87I d'eau.

le petit-lait, qui contient des sucres et des

sels

lV. Le blanc d'æuf
1o Observons le blanc d'euf rent, collant. visqueux (fig. 7).

cru : il esr transpa-

2u Chaufrons le blanc d'euf : il se transforme en un corps ferme. blanc, opaque, que nous connaissons bien: c'est le blanc d'<euf dur (fig. 8).
Le blanc d'cÊufest formé
Lc blln< d

d'albumine et d'eau.

..ùtê.t lc rtpedcs matières.lbuminoïdea.(Cellêsci coiti.nnent de Ir:ore, de l'hydrogène, de I'oxytène er du

crl.boô..) Lc poissoô, la viande. le glulen de lafârine, le caillé du l:it, le fromate, contiennent des metièrei albuminoides.

V. Un aliment
.LE BLAXC D'O€UF CRU

complet

Un aliment complet est celui qui contient tous les corps nécessaires à notre alimentâtion, et qui les contient en proportions convenables. Nous n'ignorons pas que le /oit de sa maman est pour le bébé un aliment complet. ll conrient en effet
du sucre, de la graisse, de l'albumine, des sels minéraux. de I'eau et des yitomines (substances qu'il est nécessaire d'absorber pour se bien porter).

E.LE

ALANC D'O€UF CUIT

Vl.

Résumé

Ler aliments que nous absorbons seryent à entretenir notre yie. On peut les classer en trois catégories I 1, ceux qui contiennent de I'amidon ou des sucres, comme le pain, les pâter, les fruits; 2. ceux qui sont formés de graisse, comme la crème du lait, le beurre, I'huile; 3. ceux qui contiennent de I'albumine comme le blanc d'euf, le tluten du pain, le fromage, la viande. Le lait est un aliment complet.

Vll.
l_ Commênr recueillê-t-ôn
hit I

Exercices
la farine de blé
?

1. Quels sont les deux corps très nourrissants que conrient 2. Quels corps composent le sucre I

|

le mâtière grasre contenue dans le lâit

eu'esr-cê q!e du caillé | du petir-

{.

Quels corps contient le blanc d'c.ufl Citez d'aurres corps conrenânt de I'albumine. 5. Le lâit est un âliment coûplet. Qu'est-ce que cela veur dir€
?

CES ALIMENTS CONTIÊNNENT

:

Je

I omidon

I

des

groisses

I

de l'olbumin e

L'HOI.|ME SE NOURi|T

LA
sol ;ve,

DIGESTION

-'

Peut-on manger n'importe quels aliments et n,importe quand I Ne doit-on pai observer certaines règles pour se nourrir et conserver une bonne santé | Nous ailons essayer de répondre à ces différentes guestions.

Les. aliments .. subissent absorbés parcourent le tube ditestif. lls des transformations. euelles sont_;lles ?

l.

Qu'est-ce que la digestion

?

1o Mangèon3

bien croquons un fruit. eue font notre bouchei notre mâchoire inférieure ? nos dents I notre langue I
20 Sachons que les aliments mouillé! par la salive, coupés, déchiquetés, broyés par les denti, brassés par
3UC

une bouchée de pain, de viande; ou

inlestin

la langue continueront d'être brassés, réduits en bouillie par les muscles de I'estomac.
F

l.LEs sucs (APPAFAL DtoEslr

aliments comme la fécule de la pomme de terre, celle des haricots et tous les aliments appelés féculents _ en une sorte de sucre qui pourra passer dans le sang,
30.De. même le suc testriquc, sécrété par les glan_ . des de I'estomac, transforme là viande, le poissoi,le

moment où nous I'avalons I Mâchons longuement un petit morceau de pain. N'avons_nous-pas |,im_ pression qu'il devient sucré I La salive ne fait pas qu'humecter les aliments; elle contient le suc sali_ vaire qui transforme I'amidon du pain _ et d,autres

3o Le pain a bon goût; mais ce toût est-il le même au moment où nous le plaçons dans notre bouche et au

et tous les olbumlnoîdes passer dans le sang. Pourront
blanc d'ccuf

en liquides gui

rcÊsTto
46

Des AUMETIS

tin grêle, permet le passage des sucrès dans le sang. L'ensemble des opérations que nous yenons .-,{o d'énumérer (brassage, malaxage dei aliments, trens_ lormâtion de ceux-ci en produits qui peuvent pesser dans le sang) constirue la digestion.

suc. pancréatiquc, sécrété par le pancréas et ..Le déversé dans l'intestin, termine la digestiin des olbuminoides et des féculcats. En outre le iuc pancréatique et la bile, - sécrétée par le foie et déversée dins l'intestin transforment les groisses en fines goutte_ lettes susceptibles, elles aussi, de passer dans l! sang. Le suc intestinal, sécrété par les glandes de |,inres_

ll.

Hygiène de la digestion

ffi Ëlr
conserve ovo.iée o lc<,ols ALI MENlS DANGÊFEUX
5o

'lo Rappclons lc rôlc que iouent les dents i couper, déthiqueter, broyer. Faut-il encore que les den$ tcient en bon état. Si elles menquenr, si elles sont ceriées et douloureuses, ce travail sera mal fait; d'où une fatitue supplém€ntâir€ pour notre tube digestif, 20 Si nous manteons gloutonnement, trop vite, ler inconvénaents seronr les mêmes; nous fatituerons notre tube digestif; nous risquerons de souffrir de I'estomac et de I'intestin. ALITEXIS 3o 'lég.rs- | ' lor, " trop Si maman dit: ne monge pos d'oliments ttop poivtés, vinoigtés, ne consomme pos de moutdrde, c'est "ds fo.'ih6 à d,9é.+ ind igecl-es parce que les épices rirquent de vous faire mal à I'estomac. 40 ll nous est orrivé d'ovoir une indigestion; peutêtre parce que nous avions insuftisamment mastiqué
nos aliments, peut-être parce que nous avions manté gloutonnement; peut-être aussi parce que nous avions absorbé des aliments << lourds à digérer > comme les escargots, les champignons, les beignèts trop tras, les gâteaux à la crème. ll faut savoir vaincre sa gour-

et n'absorber iamais d'alcool.

mândise et choisir raisonnablement sa nourrituresoienl incommodées el même empoisonnées pqr des olimenls folsifés, ohétés, ovotiés ou contenonr des po.osiles (voir poge lll). ll foui veiller à ne consommer que des olimenls de première quolilé, frois, sons pcrosiles. 6o Un enfant ne doit jamais abuser des consèrves ni de la charcuterie, ni manter enlre les repas; il doit ne boire que du cidre léger ou du vin coupé de beaucoup d'eau

ll orrive que des personnes

lll.

Résumé

La digestion est I'ensemble des opérations qui s'accomplissent dans le tube digestif, depuis le broyage des aliments jusqu'à leur passage dans le 3ant. Les glandes de I'appareil digestif sécrètent des sucs qui rendent les aliments absorbables par le sang. ll est indispensable d'avoir dcs dents en bon état, de bien mastiquer les aliments et de ne manter que modérément des aliments parfaitement sains.

lV.
l. Citez
les

Exercices

.1. Poul.quoi ne fiut-il use. qu. modé.ément des épice5 | 5- Bt-il bon dc consommer beaucou;r de conserves I

difléren$ sucs que sécrètent les glandes de l,app.reil ditestlf. 2. Pourquoi fâut.il bien mestiquer les aliments àvant de les avaler I 3. Pourquoi devons-nour rétulièrement allcr <hez le denti3te I

47

L'HOI.IME RESPIRE

L'APPAREIL RESPIRATOIRE
bouch"
I

Quelles sont les différentes parties de l'âppareil respiratoire humain I Que se passe-t-il quând nous faisons pénétrer de I'air dans nos poumons I Voilà
ce

qu'il nous faut apprendre.

l.

trine

constatons que I'air pénètre dans le nez et que Ia poi_
se tonfle.

'lo lnspirons de I'air, la bouche fermée : nous

L'ensemble de I'appareil respiratoire

pot te nez ou lo bouche. de gagner l.intérjeur de
poitrine.

lnspirons,lo bouche ouverte, en nous pinçont le nez: l,Àir pénètre dans la bouche et la poitrine se gonfle. ll extste donc un posroge qui permet à I'air. introduit
la

I.

L'APPAREI

DE

L

RÊSPIRATOIRE

L'HOM M E

à I'appareil respiraroire: c le lorynx qui se ferme au moment oir les aljments passent de la bouche dans I'cesophage, ce qui évite d' << avaler de travers >>;

2o.Observons lo grovure ci-contte rcprésentont ltensemble de notre appareil respiratoire. Suivons le traier de l'air inspiré : o les fosses nosd/es (nez) et la bouche; phorynx, passage commun à I'appareil a digestif et
.l.e

r

la trochée-ortère;

o les bronches (combien en voyons-nous sur le dessin l); a les poumons. dans lesquels pénètrent Ies bronches.

ll.

Le larynx, la trachée-artère

et les bronches

1" Observons

les bronches demeurés attachés à un < mou > de veau ou de mouton. o Le lorynx est formé de cort,/oges reliés par des mem_ branes et recouverts de muscles. Un des cartilages consritue, chez Ihomme, la pomme d,Adam. Touchons notre pomme d'Adam. euel,mouvement fait-elle lorsque nous avalons I c La trochée-ortère est un conduit souple qui, chez l'homme, mesure environ 1B cm de long. Ce conduit est renforcé par des arceaux en cartilage. Le cartilage oonc se dttater au passage des aliments. r Les bronches: ces deux conduits sont, eux aussi, renforcés par des arceaux de cartilage. L'inflammation des bronches est la bronchite.

le larynx, la trachée.artère et

n'exisre pas du côté de I'cesophage. L.Lsoph"ge

p"it

poumoh droit pormoô 1. LES POUMONS
48

9

ot,che

lll.

Les poumons

10 Ob3ervons le << mou >r de veau ou de mouton. A I'aide d'un canif, incisons les deux ôronches à I'intérieur des poumons. Constatons qu,elles s€ diyisent en ôroachcs recoodoi.cs et que ces dernières se divisent a leur tour en bronchioles.

Chaque bronchiole aboutit à un sac minuscule com_ prenant des olvéoles pulmonoires. Des vaisseaux san_ tuins très fins couvrent la surface des alvéoles. 2o Observons les poumons humains représentés par la figure 2. La masse des poumons humains. comme celle des poumons des animaux, est molle, éiastique, spongieuse, de couleur rose.

3. BRONCHE
.]- POUÉOT

Le poumon droit est formé de 3 parties, appelées loôes; le poumon gauche n'a que 2loôes. Chez |,iromme adulte, les poumons mesurent à peu près hauteur et pèsent environ 600 g chacun.
.10

ET PLèVRE
lee deux

cm

de

---: porois de
lo p lè,rre

Chaque poumon est entouré d,un sac à double paroi appelé plèvre; entre les deux parois de la plèvre se trouve un liguide; I'inflammation de la plèvre est la
pleurésie.

lV.

Résumé

aux alvéoles du poumon. La masse des poumons est molle, élastique, spongieuse; elle côntiènt des alvéoles dont les parois sont parcourues par de nombreux vaisseaux sanguins très fins.

L'eppareil respiratoire de I'homme com. prend les fosses nasales et la bouchê, le pharynx, le larynx, la trachée-artère, les bronches, les bronchioles qui aboutissent

V.

Exercices

l. , D.ssiner I'apprreil rerpiratoirê; é..ivaz le nom de ahâque ortane.
,-2, oe te t.achêe-artère; dê, poumons.
lndiquêr I'emplâccment du lârynx

.t

dc la pomme d.Adtm;

u.""rill

oe r-,l,pton.Pr-

i?

olvéolc.l

.3..Qu'esr-Gc qu'un elyéolc pulmoneir€l(On
,1. A quoi êrt due

dh

ousri unc

FIESPI RATOIR€

l.

plcu.ésie I 49

L'HOT'MÊ RESPIRE

LE MÉCANISME DE LA RESPIRATION
Nous connaissons maintenant le traiet que suit I'air lorsque notre poitrine se gonfle, c'est-à-dire pendant I'inspiration et lorsque, au contraire, elle diminue de volume pendant I'expiration.
Mâis comment les mouvements de la

poitrine s'effec.

tuent-ils I Que se passe-t-il dans nos poumons ce que nous allons examiner.

I

C'est

l.
I.
L'I NSPI RATION

lnspiration et expiration
ler ef,ets de la respiration,
:

1o Observons

sur
coge

nous-mêmes et sur le torse nu d'un camarade o) inspiration : constatons le ôombement de

lo

thorocigue, bombement dû à l'écartement et au relèvement des côtes; remarquons que les organes contenus dans le ventre sont pressés de haut en bas : le
dioPhrogme s'oôoisse (fig. 1);

I'abaissement des côtes. Le diaphragme s'élève et presse lâ parrie inférieure des poumons (fig. 2). 20 Comprènons I lors dc I'inspitotion il y a agrandlssement de la cate rhoracique, ce gui provoque un accroissement du volume des poumons et un appel d'air (fig. 3) ; l'air pénètre dans les poumons en suivant

b) expiration : constatons l'oplotissement de lo coge thorocigue, aplatissement dû au rapprochement et à

le trajet nez et bouche, pharynx, larynx,
artère, bronches, bronchioles.

trachée-

Lors de I'exPitotion il y a diminution du volume de la cage thoracique et compression des poumons qui expulsent une partie de I'air qu'ils contiennent.

2. UEXPIPATION

ll.
et

Respiration thoracique respiration abdominale

10 Observons sur nous-mêmes et surle torse nu d'un comorode ce qui se produit quand on redresse la colonne vertébrale et qu'on rejette la tête en arrière. Nous constatons que les muscles qui élèvent et écartent

les côtes remplissent plus complètement leur rôle

:

le bombement de la cate thoracique e5t plus important. La totalité des poumons, y compris leurs sommets, reçoit de I'air frais. On dit que l. respiration est

thoracique (fig.4). 2o Observons mointenont ce gui se
3. UII{SPI RAIION ACCROIT LE

VOLUME DE

THORACIQUE

IA

CAGE

posse quond lo colonne vertébrcle cst eourôée en ovont et lo ête incli-

50

thoracique, alors, ne peut guère être lans les sommets du poumon, I'ai-r n,est pas l:T:l"lj..C'":. surtorrt te diaphragme gui proyoque rappet d air : la respiretion est dite ventr.lc ;u abdominale (fig. 5).

Jtée..1: Tte bombée;

en totalité bien venrilés, il

3o Concluons: pour permettre aux poumons d,être

a a
.

importe:

deyenir tuberculeux. 4o Le nombre dc nos inspirations at de nos expirations. Comptons-les, au repos, puis après un exercice violent; dressons un tableau d'ensemble :
lu têDo!

or ère. En adoptant cette attitude, on diminue le risque de

de se tenir bien drclt: de rejetcr leJ époules an

'

I ^: -" "' | .a) p.r lnn

rprès un êxêrcic. vlolcnt

|

35 prr mn

AlTIlUDE ATTITUDE .espi..otion .espirol;oô tho.oc;que venlrqlê

4 . BO|{N E

5. tlauvatsE

Ces nombres prouvent que les exercices physiques créent une vé toble sotf d'eir : ils oblitent i inrpi.u. profondément et à une cadence plus raiide.
Lo fièvre, elle oussi, occroît te rythne àc

lo

respitotion.

-..ii!-"',i-:iËif

L'expiration se r ar. conEenu - - EÀt 4lrvtt de I'air contel oans tes poumons est --- - ' dc le_cage" thoracique et à l'élévation du d'iaohra"-"-- due à |,eplatissemcnt Au repos I'hommc inspire et expire 15 fois eiviron par minute.

ï:i'î.:'":i:i.i:1;""ïflî::{"ïifi
tv.

f,îi.ï

EXERC|CES

Ètion rbdominalc I

_ 1. Qu'appclle-t.on insptr.rionl cxpir.tionl euc font Iêr côtas, le di.phratmê, iu cours da l.inspirr. tion I d. I'cxpintion I 2. Qu'ôtpêlla-t-on rêspinrion thoraciqua I raspi3. L'edult., donr I'inspi.ation normrl.arrdc O,Sl, Qucllc .ttitude doit-on .doptar pour ventllêr

,5

_ frit 15 lnspirationa par minutc. Combicn fait_ll rentter de litrês d'air d.ns 3ês poumons en t hêu.ê |

6. SPtPoMFRÊ

SIMruFI

E

aompds antra lea nivaeux
spiromètrr.

laatamênt lês poumgns I j . 5.- ExDétièn.. Lê fl.con r.nvêrsé (ût. 6) conriênt dêl'rlr i6qu'cn A, Unélèv., le nêz pin<é, insptr. I'rl. à I'ride d'un tut.u de caoutchouc. Le niveau de l'cau s'élèvc dc A ên I dtns le ll.con. Le volume
A ct B corrêlpond ou voluûe-.!'oit i6pi.é. !'.ppùêil utilisé s'apicllc un
51

.1.

L'HOI.TME RESPIRE

QUE SE PRODUIT.IL PENDANT

LA

RESPIRATION

?

l-'air inspiré qui pénèffe dans les poumons est identique à celui qui nous entoure, mais non à celui que nous rejetons. C'est que I'air a été modifié dans nos
poumons, Qu'avons-nous constaté en entrant dens une pièce clos€ où séjournent depuis des heures des hommes ou des enfants I

l.
10

Expériences

L'oI

souffle dans ses mains, I'hiver, pour les réchauffer. 70 A l'oide d'un tube de verrc, chossons dons de l'eou

expiré est Plus crtoud que

I'oi

inspiré

:

on

I. L'AIA E.xPIFE N ECHAUFFE

de choux

I'oir gue

nous expirons.

LÊS DOI61S. IL CONTIENT DÊ I.A VAPEUR D' EAU

Or I'eau de chaux a la propriété particulière de devenir trouble au contact d'un gaz appelé gaz carbonigue. Concluons : I'air expiré
L'eau de chaux se trouble.

contient du 8az carbonique.
Des observatlons tâiles evec des appareils précis parmettent dê <onstatêr que Ieir inspiré et I'air expiré n'ont pas la mâme compo6ition (fit. 3).

I

lilro d'rh

insid

I lirc d'rh

rsht c$tio[l

oxySène |
8âz carbonique

0,2 litre

0,16 litre

3o Soufflons

Celle-ci se recouvre de buée. Concluons : l'air expiré contient beaucoup de vapeur d'eau.

0,0,1 lir.e I quelquer treces I'oir expiré sur une glocc bien froide.

,lo En conclusion, disons que l'air introduit dans les poumons s'appauvrit en oxytènei il se charge de gaz carbonique et de vapeur d'eau.

ll.

Que devient I'oxygène disparu ? Comment se forme le gaz carbonique?

On e découvert que I'oxytène introduit dins les Poumons traYerse la Paroi des alvéolêr et Pâlse dans s'unit aux tlobules routes. Celx-ci l'€mPorteni dânt tout le corPs où il sert à brûler des déchets et à nourrir les organes. ll se produit du 8az carbonique et de lâ vaPeur d'eau (volr P. 92) qui sont transportés per le sânt iusque dans les alvéoles d'où ils ront exPulsés et reletés aYec I'air exPiré (fig.'{).
le sant où il

ll!. Résumé L'air expiré n'a pas la même composition que I'air inspiré' ll conticnt bcaucoup moins d'oxygène et beaucouP plus de gaz carboniquc Gt d.
vapeur d'eau. L'oxygène passe dans le sang àtravers la paroi der alvéoles pulmoneircr.
52

orygène, gûr orygèrF . g€n

L,HOl.lllE

RESp|RE

t-i
troces
les- microbes
20

,1.r,*ot,o*
, 10 ll fout se tentr bicn droit, lâ tête haute, afin oue les sommets des poumons soienr bien
en bon état

, à mainrenir bue
respiratoire.

prctiguc régulière de l,éducotion physigue, ,Lo çons.li_

";;;,1;r-;;;;" de la tuberculose ne puissent s,y fixer.

* I "reii"l"i fiii"r"tf

évirer , ,!! fo* de I'oirle plus porsible de respirer de l,oir pouvre en oxygène ou ihorge ae giz ï:::,_.^*, corbonique:

3.

t-

L.E! DC

ÊT RA'EÎTENI DI' 6ruz CAR!OXIQUÊ

cdsÊFvÊtr1

p,eces où prus/eurs personnes ont séiourné,

o Puisque la combustion consomme de l,oxypène on aura soin de renouveler l,oir dons les p,èces ;ù- s;;; o,llumés des de chouffoge, poêles et réchauds. .opporeils a rutsque la respiration consomme de I,oxygène et lLodr,,.d: 8az carbonique, on ourc soin d,oérer les
a: ll flul: en
pu,.

revanche, .echercher les occasions de

:y-:::-o:,':,,rcspirct meï et de te

(à ta campagne,
profondémeft.

I

r" rnon.anl,-jr"

solomondre-

ootmt dons une pièce oit est ollumé un

i fond et conrribuent à I'hytiène de larespiration. 50 Nous avons lu que des personnes avaient été asphyxiées par les goz ptoduits dons des poê/es dort /e ti.toge étoit défectueux : il faut vet er l, ce que le ii.ogl des oppo,teils de chouffage soit conyenoble er éviter de
à
poêle

L'éducation physique, les sports pratiqués modéré_ ,ment, en créant < la soif d'air > obligent

."rpi.*

ou

une

ou

4. LE SAiIG ABATDOW!{Ê gaz
CHAFGE O'OTYGÊ

cARÀOl{tou!

È1 sF E -

Nous, avons aussi que des personnes ont été asPl/Iiées par -lugoz d'écloiroge. Ce le en effet,

vei er à-ce que te saz a,ecrai.aje ne ll,l-l'lî?-ll pursse s échapper sans brûler,
faut

taz,

est

V. Résumé
l!{"t"

,.

:ili:J::. j::,:1ï:.-" et du gaz d'éctairage. mal insrallés Vl.

Efiorçons-nous d'inspirer profondément et de rêspirer de l,air pur; aérons séiorrno.ns. Mén appare i rs de 1- T.,,
"

J-;;;; l.s

Exercices
?

1. Quels avantagei tire-t-ôn d,une promentde à la campagne 2. Pourquoi ouvrê-t-on les fenêtres de le salle de classe-pendant le réc.éerion I 3. Pourqûoi faut-il yérifiêr f.éouem l'état du tuvÀu à tâz I Pourquoi fâut-il fêrmer " """""'t""t ,.bi*. d; ;;;

.,'

chaqu€ soir r. i ,"r';"' Pourquoi est_ir dânSereux de raiss€r sans surveitance une ressiveuse bouitir sur re réch.ud à 8rz I

53

TRANSPORT DE L'OXYGÈNE ET DES HATIÈRES NUTRITIVES DANS LE CORPS HU}IAIN

LE MOTEUR DE LA

CIRCULATION: LE CGUR

I.JE

SENS DES PULSATIONS

Le sang n'est pas un liquide immobilel il circule dans notre corps comme circule I'eau dans des tuyaux. Un << moteur >) provoque cette circulation : c'est un muscle, le cceur.

l.

Le sang circule dans tout le corps

Quel que soit I'endroit de notre corps où nous nous piquons, le sang apparaît. Le sang se trouve donc en tout point de notre corps. 20 Serrons notre poitnêt droit dans notre main gauche; appuyons l'extrémiré de nos doigts
sur les côtés de notre cou. Dans les deux cas. nous sen-

'1',

tons de légers chocs. Comptons le nombre de ces chocs par minute. Ces chocs sont produits par /e song
2.J E
PRENDS MON POULS

qui circule por ondes successiyes. (70 chocs à la minute,
e

nviro

n. )

ôATTFE

3.J'ENTENDS LE CCEU R DE MON CAHAPADÉ

3o Plaçons notre oreille sur le côté gauche de la poitrine d'un camarade l nous entendons des chocs; ils sont plus forts et plus nombreux lorsque notre câmârâde vaent de courir. Un orgone, le cæur, Ionce le song dons ies diférentes
potties dû cotps.

40 Essayons de prendre notre pouls; d'abord \. repos; puis après avoir couru; constatons que le nombre des pulsations par minure est supérieur à 70. ll en serait de même après une vive émotion (peur ou joie) ou si nous étions malade (fièvre). Le docteur târe le pouls d un màlade. C'est qu'en effet

de Iaugmentation du nombre de

la fièvre s'âccompâtne d une accélérÀrion du poulnc est-à-dire batrements du (æur par

Ainsi la circulation du sang est rendue plus rapide par I'exercice physique, l'émotion, la
fièvre.
I

l.

Le ceur

1o Observons un cceur d'animal (mouton, veau, porc) :

4. LE
54

COEUR

o) I'extérieur : c'est un musc/e rouge, recouvert de traisse par endroits. Sa forme est à peu près conique.

ore i llette

Au cccur sont fixés des vaisseaux : ceux section demeure ouverte sont des artères; la section est affaissée sont des veines-

."ri

dont

aoii

la

4 cavirés inégâles

b) I'intérieur : coupons le cceur en deux parties. Nous constatons qu'il est creux et qu'il contient
:

elles.

deux à la partie supérieure : les orelllettes (oreillette droire, oreillette tauche): r deux à la partie lnférieure : les ventricules (ven_ tricule droir, ventricule tauche). ..Découvrons les cavités qul communiquent entre

r

veô)ricule gouche
s.scHÉMA Du

r L'oreillette gauche et le ventricule gauche communÈ quenr par un orifice que peur fermer une valvulel
l'ensemble forme

cæuR c6upÉ

poumon

L'oreillette droite et le ventricule droit communiquent par un orifice gue peut fermer une valvule; I'ensemble forme << le ccur droit >.
Constatons enfin que
<<

.

<<

le cceur gauche

>>.

le cceur gauche

>>

et

<<

a environ 10 cm de long er 9 de larte;
280 g.

droit n ne communiquent pas entre eux. 20 Notre c@ur : observons sur le croquis ci-conlre I'emplacement de notre ceur; sachons que la pointe en est située un peu au-dessus de I'extrémité inférieure du steanum. Le ceur est un peu déporté vers la tauche; il se trouve en avant de I'csophage. Le cccur d'un adulte

le cæur

il

pèse environ

ioph"J9m" 6. EMPI.ACE ENl DU
d

COEUR HUUAIN

lndiquons, avec I'extrémité du doi$, le contour approximatif de notre ccur, I'emplacement des deux oreillettes et des deux ventricules.

Résumé

Le ceur est un mu3cle rouge, creux, situé entre les deux est divisé en 4 cavités : les deux oreillettes et les deux ventricJe gadhe le ventricule gauche par un uné-val

lll.

lV.
l.
En quelle rêgion de le

Exercices
"oa"u

2. lndiquer ivec le dolgt l,emphcement d{ c".u. a" 3. Dc55ine2le
cegê

poitrine entendez-vous lê miêux les batremehtr du

or"."ji,

ceur, t:"rnir"."."n, a.

.1. D.stinez lc rchêlrl. représêntant I'lntérieur du

thonciquê, le ceur; tacez en pointillé le contour des poumons. càur hunein.

"ot.e

propre

ÎRANSPORT DE L'OXYGÈNE ET DES I{ATIÈRES NUTRITIVES DANS LE CORPS HUI{AIN
ve r nes

LES ARTÈRES ET LES YEINES
Le cceur est le moteur qui envoie dans notre corPs le sang chargé d'oxygène et de matières nutritives. Le sang circule dans des conduits aPPelés vaisseaux sanguins, donl les noms nous sont fâmiliers : artères. veines, et qu'il nous faut maintenant étudier.

.coves

l.
oàrle
r.L E COEU

Artères et

Yeines

\-

R

ortêre

ET SES VAISSEAUX

/ueines p,l-o^'f - oylmon

10 Observons des tronçons de voisseoux gui <( sortent > du cæur : lo section de certoins de ces voisseour demeure ouverte, telle celle d'un tuyau de caoutchouc. Consta' tons que ces mêmes vaisseaux ont une poroi résistonte,
élostique. On les nomme

artères. Remarquons qu'une

de ces artères part du ventricule gauche, l'autre du ventricule droit. Les autres vaisseaux ont une section semblable à

celle d'un tuyau de toile : elle s'offoisse; Io porci de ces voisseou.x est flosgue: ce sont des Yeines.
Remerquons que 4 veines âboulitsent à I'oreillette gauche et 2 à I'oreillette droite.

ver ôes
c

oves

\
DU SANG

èorle centième de millimètre. de diamètre
2. CIRCU LATION
DANS LE COEUR
I

20 Le sang circule dans toutei les régions du corps. ll perle à tous les endroits oil I'on se Pique' C'eit qu'on a percé un vaisseau très fin - il n'a qu'un
cqPilloi.e (c'est-à-dire fin comme un cheveu).

-

aPPelé vaisseau

orl-ère

pulmonoire

or^lère

l.

L'appareil circulatoire
I'artère aorte : elle part du
ven-

oorfe

Observons les schémas 3 et 4.

10 Suivons

3.
56

COUPÊ DU .COËUR

tricule tauche, se ramifie en plusieurs artères dont la plupart sont situées le long des os (par exemple I'artère fémorale le long du fémur). Quelques artères -) sont à << fleur de peau >> (artère du poignet (1)' artères Vr' des temPes...). 20 Suivons I'artère pulmonaire qui Part du ventricule droit et qui aboutit aux Poumons. 30 Remarquons les quatre veines pulmonaires qui aboutissent à I'oreillette gauche; elles viennent des poumons dont elles ramènent le sang au cceur. vêines 40 Remarquons les deux veines caves qui aboutisp.-rlm on. sent à I'oreillette droite. Elles conduisent au cccur le sant qui a circulé dans le tronc et les membres' (l) lc méd€<in < P.end le Pouls du mrlâdc D 'n rPpûtrnt létèrcmcnt 3!r I'rrtè.ê du Poiinet.

(SCHÊMA'

pulmoCoi.e
ve

o.l-è.e

--POUmOn

50 Ce.toines yeines sont situées prcfondément à I'intérieur de notre corps; d'autres,
au contraire, sontsituées<( à fl€ur de peau >. Observons le! veines de nos mains, de nos

'pulmonoi.e

ine

bras, de nos jambes.

60 Artères et yeines ie reioignent par les vaisseaux capillaires. Les artères
se divisent en effet en ramifications de plus

en plus fines, ce sont les yoisseoux copjlloires auxquels fonr suite des veines de plus en plus grosses,

l. Mécanisme o)'ra.. d" la circulation du sang
ll

.,

(')

oorle

refoule le sang : dans les
par
m

10 Le cæur est un moteur gui aspire et

conditions habituelles, il se conrracte enyiron 70 fois
inute.
tùl...io.r d u.
minurê

Nomb.. d.

.d!l!. I l.

70
37,50c

t2o
ll0oC

t.to

4.I]APPAREIL

C IRCU

LATO

IR

E

T.mpér.tu.ê du co.p.

.lloc

I'oreillette gauche). 30 Le sang revient au ceur par les veines: les deux veines cayes le conduisent
I'oreillette d.oite qui, en se contractant, le chasse ensuite dans le ventricule droit_

20 La €ontraction du ventricule gauche chasse le sang, par I'oorte, dans les artère, puis dans les vaisseaux copilloircs (la valvule gauche s'oppoie à la remontée du sang dans
à

4e La contraction du ventricure droit chasse re sant par Iartère purmonaire dans les vaisseâux capillaires des poumons (ra varvule droite i'àppose à ra iemontée du sang dans I'oreillette droite).

dans I'aorte.

50.Le sang qui a irrigué les poumons revient à l,oreillette gauche par les _ 4 veines pulmonaires. 60 Le ccur fonctionne donc comme une pompe. A chaque contraction du ventricule gauche, 1/10 de litre de sang, environ, est lancé .

ly.

Résumé

1. L'appareil circulatoire comprend le creur, des artères, des veines .À des vaisseaux capillaires. Des ventricul$ du c(êur partent dcs artères; aux,f) I oreill?ttes a{outissent oreillgttes aboutissent des vcines, vcines, A cdntractions.du cceur chessent Z yentricules danr,les f Ler c<intractions.du cceur chlssent le sane des yêntri.utê. den+.tac rang artères..Après avoir circulé dans les vaisseaux capillaires, le,sang reviint aux ofeillettès par les veines. i

V.
(l ) Pou. Cou.r Hor.n 2ê.n.é.

Questions
3) : n'oubti.z pa'

s€s vlis'eâur srntuins (fit. '"""' "l;?iii"ri1,'.,1f:"î'.'"'Tlill:,1' v.inc I '.' 2. Qu cst-(c qu unê ârtèrê l une un .epilhirc I Expliqu.r l. trôjêt du r.ôi ên partrnt du ventriculc .3. aruchc.

êt dê

d'indieu.r

57

TRANSPORT DE L'OXYGÈNE

OES I'IATIÈRES

NUTRITIYES DANS LE CORPS HUI.IAIN

LE SANG
Quand nous nous piquons, quand nous nous couPonr, le sang perle. On nous donne alors les soins nécessaires pour arrêter ce saignement. Quand nous << sâignons > un poulet, il meurt. Le sanS est donc nécesseire à la vie. Apprenons quelle est la comPosltlon et quel est le rôle exact du sang.

se.'g

l,^o is

l.

Le sang que nous Pouvons
obserYer

s

o.'g coogr lé

10 Lê sang frais r il est liguide et rouge: il a une saveur particulière (nous avons Parfois sucé une Petite plaie de notre doigt) : le sant a une saveur salée. I Procurons-nous du sang d'un animal fraîchement tué; mettons-en dans deux verres. Leissons rePoser le sang contenu dans le premier verre; très rapidement se forme uî coillot. Battons, avec des brindilles, le sang du deuxième verre. 20 Lc sang caillé ; constatons que le 1er verre contient maintenant une masse gélatineuse et rouSe que I'on appelle le coillot. Ce caillot baigne dans un laquide launâtre nommé le sérum. 30 LG sang battu : les brindilles de bois se recouvrent d'une matière télatineuse, grisâtre; et dans le fond du verre reste un liquide route qui ne coâ8ule Pas.

song bollu l.LE saNG
ôATTU NE COAGULE

ll.

La composition du

sang

PAS

lobul.

r f
58

;i o ,ti
reùtt
O

1o Le sâng est formé d'un liquide appelé plosmo' de gloôules .ouges qui lui donnent sa couleur et de globules bloncs. Les globules ne sont visibles ni à I'ail

nu ni à la loupe. lls sont tellement Peti$ qu'on ne peut les observer qu'au microscoPe.
las trobotrs tougês sont de Patits disques de 7 millièmes de millimètre d. di.mètr. et de 2 millièmes dc millimèlrê d'éP.itseur. lb sont létèrêmênt renllés iur l.t bords. ll t â cnYiron 5 millions de tlobulcs rougc, per mm! de sang hum{n. Ces tlobul.s rouges Pcrvênt.mmagrsitler dt I'oxt!èna ct le transporter drns logt le <orPs humain. L.s globur.s bronas ont una forme irrétulièrê; ib rônt Plus trot êt côviron ûlllê foi. moins nombreux quc lca llobÙlcs iougcs, lls pcuvent sc déformer et ont h ProPriété P.rticulièr' d'abtorber les microbes Puir de les ditércr. En tc dêformlnt
8uins.

ils p€uvent taiverser les Perois for! mincas dêt vlissaaux lln_

2.GOUTTE DE SANG VUE AU MICROSCOPE

4,'f"r"

Dans le prosmo est dissoute une malière qui, à I'air, se transforme en un corps élâstique et taisâtre dont la composition

rappelle celle du blanc d'cËuf: ce corps est la,lbrine, C'est le plasma qui transporte les matières nutritives, préparées par lâ digestion, er le taz cârbonique produit dant
I'orSanisme.

20 Quond on /oisse le song ou rcpos et à I'oir, la fibrine qui se forme emprisonne un très grand nombre de globules : la masse obtenue est un caiilot rougeâtre
recouyert de sérum.

3. ABSORPTION

30 Quond on fouette le song ovec des brjndilles, la fibrine se dépose sur celles-ci et n'emprisonne que peu de globules : aussi est-elle grisâtre, tândis que le liquide restanr, qui contient la plupart dei globules, est rou8e, 4o Sachons que le corps d'un homme adulte contient environ 5litres de song.

D'UN

M

ICROEE
UN

PAR

GLOBULE

BLANC

lll.
Sânt frais
Plesma

Tableau d'ensemble
Sang coagulé

Sânt bettu

liquide et quelquÊs glôbules

+
Globules rougei

(térl|ft)
fibrlne
emprisônnant

liquide conren.nt la plupart
des globules

fibrinê emprisonnant

+
Globules blancs

le plup.rt
des tlobubs

(c.illot)

très pe! dc globuler

f.

2. Le sang est foimé d'un liquide ou plasma contênânt des globules rouges rt des globules blancs. Les globules rouges transportant I'Jxygène dans le corps humain. 3. (r) Le plesma contient en dissolution une matière qui, à I'air, se transforme en un corps élastique : la flbrine. La fibrine en se forment emprisonne de nombreux globules en un caillot que baignc le sérum. - {. (r) Le plasma transporte dans le corps humain les matières nutritives produite par lâ digestion.

Le sang frais coagule rapidement et se séparê en caillot et sérum.

lV.

Résumé

V.

Exercices

Lorsquc vous vous piquez ou que vous vous coupez létèrement, le sân8 coule, s,épaissitt un€ -1. croûte se formê. Que s'èst-il passé ? 2. Vous avez vu votre maman fouetter, avec dês brindilles ou une fourchette, le sent du lepin qu,ellc vicnt dê tuer. Pourquoi procède-t-elle.insi I l. Oessinez un tlobulc rouiaê : de facc; dê profil. Coloriez-le. .1. Un globule blanc absorbê un microbê : de.sinez lê tlobule êt le microbe.

(l)

Pou. lc cM 2c rnnaê

59

TiANSPORT DE L'OXYGÈNE ET DES ]'IATIÈRES NUTNITIVES DANS LE CORPS HU}IAIN

TRANSFORMATIONS SUBIES

PAR LE SANG
de Le sang, lancé Pâr le ccÊur, revient à son Point dans les être passé dans les artères' aéo".t "i.e, les veines' Quelles modifications a-t'il dans ;J'li.irJ' .uli", .ou.a de ce circuit I Pourquoi sa circulation "u continue est'elle nécessâire à notre viel

1. RELATIONS ENTRE LE COEUR ET LES POUMONS

veine cove supérieure

10 Dans les Poumons (fig. 1), le sang se débaret ses tlorasse du 8az carbonique gutil contenait d'oxygène : il prend une Ùulu, .or!", se chargent belle teinte rouge.

verne cove

infér.

0)

,9

Ce sanr revenant des poumons' pénétrant dans et t'o."itf"a.J gauche Puis dans le ventricule gauche eorte, est donc oxygéné et rouge: chassé dans I'artère
c'est du song ortériel.

lol
I

I?

à mesure qu'il est distribué dans le corps par lei artères et les capillaires' P:t9 :9" qui sert à nourrir les organes et à brûler "rJ"ci. dé.h"tt: il se charge du gaz carbonique pro."itfin,
2o Le sang, àui,

"uar", c'est"tdu song veineux,

d",

déchets' ll prend une teinte sombre

:

droit et Le sanr de I'oreillette droile, du Yentricule est donc du song veineux' de I'artè-re Pulmonaire goz corbonigue c'"st-a-aire pàuvre en oxygène' riche en
et de teinte
sombre.

' iuinrrrves

IRANSPORT DES MATIËRES DANS LE saNc

30 Le sang veineux redevient du sang dans les parois des alvéoles Pulmoneires'

artéricl

40 En outrè, les matièrcs nutritives Provenant dè I'intestin dans le sang : de la digestion
Pa3sent
>>

r

Les groisses sont déversées Par

un ( canal

directement dans le sant veineux'

pie avant d'être déversées dans le motières nutritives traversent le si ce5 derniers sont troP abondants' ou' au *"" Foie r€tient des sucres en sucres' .oniraire, en libère si le sang est troP Pauvre

o Les outres -""-*"r,. -r-"

diitribuées au corPs entier par lc seng' Finâlemant les mâtièras nutritivês tont
60

Hygiène de la circutation du sang
1o Après un efrort violent, que ressentons-nous ? Notre essoufflement, la sensation d'étouffement, les

palpitations, la rapidité de nos pulsations sont dus à ce que notre organisme a produit beaucoup de gaz carbonique et exige beaucoup d'oxygène.
Le cceur, qui doit lancer le sang plus viol€mment et plus fréquemmenr, se fatitue. Les exercices physiques trop nombreux ou trop violents peuvent causer des maladiès de cceur (fie. 1). 2o Nous voyons parfois, sur les jambes nues de
certain€s personnes, des cordons noueux et bleuâtres : ce sont des veines dilatées de place en place, Ces dilatations ou yo.ices peuvent s'ulcérer et laisser échapper du sang (fig. 2).
Les

l.r'cRArGNEz LEs MALADTÊs

DE

CCEUR/,

sent I'oPpotition des vorices.

forretières en setront les yeines des jombes fovori-

2

VARICES DE I.AJÀMBE

3o Les coupures, piqûres, écorchures provoquent l'écoulement du sang; un écoulement sanguin abondant se nomme hémorrogie. Si l'écoulemenr est insignifiant, le sang perdu se coagule vite et constitue une << croûte >> qui obture

la blessure. Si l'écoulement est important, on applique sur la plaie de I'alcool à 90o ou de I'eau oxygénée ou du
mercurochrome (fig. 3). Ces produits, en même temps qu'ils arrêtànt I'hémor. ragie, désinfectent la plaie, c'est-à-dire qu'ils tuenr les microbes qui peuvent s'), trouver.
3. COM MENT ON

DESINtsECTE UNE

PLAI E

4() Pour mettre fin aux saignements de nez, il convient d'introduire dans les narines un pelit tampon d'ouate imbibé d'eau vinaigrée ou d'eau oxygénée.

Travaux pratiques
1. Appliqueroccâsionnellemenrsuruneplaier:ndesproduitsrusceptibl€idefairecesserl.hémorragie. 2. Appliquer un pânsement sul. une plaie préalablement désinfe.tée.

Résumé

- la - Le-sang porte au corps entier les matières nutritiyes provenant de -f digestion ainsi que I'oxygène. - ll-se charge de déchets, notamment de gaz carboniquequ'il abandonne dans les poumons. . Le sang artériel est oxygéné et rouge. Le sang veineux, pauvre en ox)rtene, rtcne en taz carbonique, a une teinte Sombre. 2 - Le cceur, comme tout moteur, se fatigue s'il èst surmené. Si nous sommes blessés, arrêtons I'hémoràgie à I'aide d'alcool, d'eau oxygénée ou de mercurochrome.
bt

LE CORPS HUXAIN SE DÉ'ANRASSE DES FOISONS

LE FOIE, LES REINS,
LES GLANDES SUDORIPARES
I

I

I,
I I

.d ioph |.o9 me
I
I

Le gaz carbonique Produit dans I'organisme est reieté au niveau des poumons' Mais le corPs Produit d'autres substances dont il doit se déborrosser sous beine de mort.ll faut que ces produits soient extraits iu ,"ng "a éliminés. C'est le rôle des glondes que nous allons étudier'

l. Le foie
foie d'animal : c'est une masle brune portant un Petit sac appelé pche ô lle' (ou vésic.ule bilioite) qui contient un liquide vert' le fel
1o Observons un

ou bile. Des vaisseaux santuins aboutissent au foie'
20 Le

ll est situè dans la cavité abdominâle, en haut' à droite (donc à gauche sur la figure), entre le diaphragme

foie humain (représenté ci-contre)' et
I'estomac (fig. 1).

lndiquons
notre foie.

à

I'aide

de notre doigt le contour

de

Le foie humain, chez I'adulte' pèse environ 2 kg' ll est relié (fig. 2, poge 60) d'une part à la paroi de I'in-

I. EMPLACEMENT DU FOIE DANS LE CORPS HUMAI N

testin Par des copilloires qui se réunissent en une veine et lui aPPortent des mâtières nutritives Puisées
dans I'intestin.

æsophoge

/

ll est relié d'autre part au cæur Par une veine qui
se déverse dans la grosse veine cave' nous sâvons déjà que le foie bile tégulorise lo richesse du song en sucre' En outre la groisses (fig' 2)' qu-'il sécrète focilite Io digestion des

3o Le rôle du

foie I

De plus, le foie transforme certâins corps analogues au blanc d'euf en un Produit toxigue' I'urée' qu'il déverse dans le sant et qui est éliminée' ensuite' Par

le rein.

inleslin grêle - 2 - ÉCOULEMENT DE

ôÀlrs utHresrtN
62

L4 AILE

GRELE

Enfin le foie élimine, dans la bile qu'il sécrète' des I'organisme Doisons fabriqués par les autres Parties de nous a fait absorber en très Petite ou oue le docteur qua;tité Pour nous soiSner (certains poisons sonc en effet emPloYés en Pharmacie)'

-

-o.lèôe oo nle

ll.
1o Observons un

Le rein
par

rein d'animal (de mouton

exemple). C'est une masse brun-rougeâtre qui a la forme d'un haricot, Coupons-le en long: une ortèrc pénètre dans le rein. Elle s'y divise en caplllaires; ces capillaires invisibles à l'cil nu se réunissent pour former des petites veiner qul aboutissent finalement

à une

veinc unique.

Au cours de son passage dans le rein, le sang est en partie filtré : un liquide appelé urine traverse le << filtre >>, il est recueilli dans une cavité qui peut se yid€r par un conduit aboutissant à la vessie.
20 Obscrvonr rur le dssin ci.contre la disposition dc- dcur reins humainr (fig.3).
Situés de part et d'autre de la colonne verrébrale, h hauteur des dernières côtes, ils sont de couleur

3. ljAPPARIII URII'AIRE

à

lie de vin. Chague rein p&e environ 1.lO g. Le s.nt est âmené dans le rein par une artère. Après filtrâtion, il sort par une veine (fig..1). L'urine éliminée s'accumule dans le yessie d'où elle sera expulsée. L'homme évacue cnviron'1,5 I d'urinê par iour. Cêttê urinc contient p.è3 dc ,10 t d'urée, pobon produi! suftout par lê foi..

COUPE
SCH ËMATIQ
U

E D'UN

REI N

PPl.esr

épidenme

: des gouttes de sueur perlent en de multiples points. Châque gouttelette est sécrétée par une minuscule glande appelée glondc sudorlqorc (fig. 5). Dans certaines régions de notre corps, il en existe plusieurs cenhines par centimètre carré.

Les glandes sudoripares Observons notrc paau quand noui 3uons

lll.

La sueur a une composition anâlotue à celle de I'urine, mais elle contient davantage d'eau.
Les glandes

prèr égale

à

sodoriprres éliminent une quantité de sueul. à peu le môillé dê la quantité d'urine éliminéa pôr un rein.

lV.
5, COUPE DE LA PEAU

Résumé

Le foie élimine dans le bile les poisons fabriqués per I'orgenisme. Les dêux rcins éliminent I'urine, qu'ils cxtraicnt du 3ang €t qui contient un poison rppelé urée. L'urine s'accumule denr la veesie. Les glandes sudoripares produirent la sucur dont la GomPosition est enalogue à cellc de I'urine,
Y. Êxcrciccs

: 1. Darrinêz le croquii du toiê, du rein ct dc la pceu. - 2. Où la bilê est-.lh produit. I Commen! est-elle êliminée | :1. Où sont placés lca reins ? Que Produis.ôt'illl

-

63

cris lo I lin
pup' lle,

I. LES ORGANES

DES SENS

Nous sommes renseitnés sur (e qui nous entoure grâce à nos yeux, à nos oreilles, à notre nez, à notre langue, à notre peau. Ces organes qul nous permettent de voir, d'entendre, de sentir, de goûter, de toucher, sont appelés orgones de! sens.

co..éé
I.
L'OEI

nqrF e,prique

1.

L HUMAIN

l_-

2. L'CEIL,DONNE UNE IMA6E
RENVERSEE DES OBJÊÎS

10 Obseryons un æil de loPin: comme I'eil humâin, cet cÊil est protété pâr une enveloppe résistânte dont une partie, lo cornée, est transparente. A I'intérieur se trouvent I'iris, per€é d'une ouverture de grandeur variable : la Pupille, et une lentille appelée cristollin. Une membrane, la rétire, tapisse I'intérieur de I'ceil et se prolonge par le nerf oPttgue. 20 A un obiet placé devant I'ceil correspond sur la rétine une imoge renversée de cet objet. Les impressions lumineuses reçues par la rétine sont trânsmises par le nerf optigue.

- L'eil

2.
pavillon

10 Observons lo fgure

- L'oreille

I : I'oreille externe

comprend

conduit que ferme une membrane qmpan. De l'autre côté du tympan se trouvent les parties internes de I'oreille où aboutit le nerf ocoustigue.

et un

20 Lorsqu'un bruit, un son parviennent à I'oreille,
ils font vibrer le tlmpan. Les vibrâtions sont trânsmlses

au nerf cond,ri/ oud itiF
3. L'OFÊI LL E HUMAINE

ocoustigue.

3.

1o Oôseryons Io figure 4: une membrane où aboutit le nerf olfoctif r^pisse les parois intérieures du nez. 20 Lorsque des vapeurs ou des partlcules très fines viennent toucher la membrane, I'impression recueillie est transmise par le nerf olfoctif,

-

Le nez

La langue - d'un comorode : elle porte un Oôseryons lo langue
4.
grand nombre de petites poPilles auxquelles aboutissent des nerFs qui transmettent les impressions du goût.

La peau Oôservons lo figure 6 : elle représente
5.

-

une coupe

de la peau. De part et d'autre de la glande sudoripare nous voyons des nerfs qui transmettent les impressions du toucher.
64

il.
,-.'
.- qrosses

LE SYSTÈme Xenveux

Les renseignements fournis par les orgones des sens sont transmis par des nerfs au cerveou ou à la moelle
épiniète.

-popilles

- popilles

Le cerveou, la noelle épinière, les nerfs sont trois Pa.ties importantes du s),Jtème nerveux.

6.

IA

LANGUÊ

1o ll nous est arrivé de voir le cerveou etla moelle épinière d'un lapin, d'un mouton ou d'un veau.

l. -

Le système neryeux

du système nerveux de I'homme : - le cerveou est logé dans le crône; - la moelle épirière est logée dans le canal qui existe à I'intérieur de la colonne vettébtole; - du ceryeou et de la moelie épinière partent des nerfs qui abourissent dans les diverses parties du corps.

2o Obseryons lo figure7; elle représente une parrie

2.

-

Actes yolontaires et actes involontaires

1o Nous e.récutons volontoircment certoins octes i
nous ouvrons une porte, nous lançons une balle, etc... C'est le ceryeou qui provoque ces actes volontaires : ses ordres sont transmis aux muscles por des nerfs.

' l*i"":Xiî: EÎ LA MCELLE

20 Nous exécutons oussi dej octes involontoircs : le me pique la main. Aussirôr, je la retire. La sensation douloureuse a été transmise à la moette épinière ÉptlrÈne et celle-ci, par I'intermédiaire d'un nerf, a provoqué directement mon geste sans intervention du cerveau. 3o Des nerfs spéciaux provoquent, sans intervention du cerveau ni de la moelle, les mouvements de I'estomac, de I'intestin, etc...

t. L'eil, I'oreille, le nez, la langue, la peau sont
Ces organes transmettent,

-, lll.

Résumé
les organes des sens.

par des nerfs, leJ impressions qu'ils reçoivent. 2. Le système ncryeux comprend le cerveau, la moelle épinière et les

nerfs.

3. Les actes yolontaires sont commandés par le cerveau; les actes involontaires sont commandés par la moelle épinière.

lV.
1. Quels sont les ortanes des
sens

Exercices

brane dê l'oreille? le nerfdu nez l\,{. Quelles sont les pârties principales du système nerveux?

I 2. Dêcrivez l'aÊil d'un hpin. i3. Comment i'appelleôt la mem65

le" onneou--- - LES VERS

votsseo u sonqurn

I. LE VER DE TERRE
Foce dorsole
Parfois la bêche du iardinier rejette sur le sol un gros ver rouge qui se tortille âvant de s'enfoncer de nouveau dans la terre.
10 observons un ver de terre (fig 1) : son corps cylindrique, dépourvu de membres, est formé de nombrcux onneoux semblobles. Sur le dos, un renflement appelé selle.
Touchons-le

\

itjf"r",.
I . LE v

EF DETEFPE r r ooucne

il porte

souyent

: lo peou

nue est humide

et g/uonte;

le

corps est mou, dépourvu de squelette.

4fl".;".ç-,*, 'F
""r"".(''
onneou

//j,.,_44,i;"i:,v"î,:',"'.'$:::"î"i:i',""*i::J"",[î::
i"î::ïi"ïi"i:ff11,,1i?i;,1îîilliîfl:i:,if:
se déplacent vers l'avant les unes après les autres'

fl

,"

:" Fr*(

\

;::J;.,:ïi.;:t flï"ïT:i,:;,,",'Ji,ï :?H;ï::iavant sur la face ventrale : la peau paraît d'arrière en
légèrement rugueuse.

ll

n'en est pas de même

dans

I'autre

sens.

2,LA FACE VENTRALE Avec la loupe, nous pouvons distinguer sur chaque covité de l'inleslin voisseou anneau huit points troupés deux paideux : ce sànt \. songuin des crochets, ou soies, très courts et recourbés vers peou é lolée o"

F:=\
L-

jz+-+\-t

E s

i::::'::"lil iL,T:.,'i:".:,fiiî"ïi::
3o Le

- *.

premier ânneau ne porte

I /
I

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-T{r+< +J-IZ

i:"::ff::#*"i:ï"iïi"":"
40

Pos d'yeux mais rèvres' on ne peu'l

Yons distinguer' Par *ansParence' un

sur toute la longueur du corps, nous poufilet rouge, qui
noirâ'Îresui

I
l.
110

ffi.=:::,,::.:iïi1.;:TJi:.i,JJï""in
poRTtoN DU CORPS

;ffiïffi,]l...F

Le ver se nourrir de feuilles morres et de terre qu'il rejette ensuite à I'extérieur sous forme de rorouvERTÉ

ti//ons visibles souvent dans les jardins. Par ses incessants travauxde terrassement, il facilitel'entréede I'air dans le sol, de sorte qu'il présente une certaine utilité.

50 Un ver privé de toute humidité ne ta?de pas à mourir. ll n'a en effet ni branchies, ni Poumons et ne respire que Por lo peou. Mais cette resPiration n'est possible que si io peou est humide. 6o Découpons dans le corps d'un ver mort (r) une portion de deux ou trois centimètres. ll s'en échappe un song qui est coloré en rouge comme le 4. L' ASCAFIS nôtre. peou de lo foce dorsole et étalons-la (fig. 3). Nous mettons à Coupons ensuite en long lo nu un fin voisseou songuin et I'intestin très gros et de couleur brun-iaune. Ouvrons I'intestin : il est souvent rempli de terre.

70 Les eufs pondus au PrintemPs sont enveloppés dans une sorte de cocon. ll èn sort de petits Yers. 8o Un ver coupé en deux ne meurt Pas : les deux morceaux Peuvent continuer à vivre. Parfois même, chacun des tronçons reforme la Partie manquanle, de sorte qu'on a
finalement deux vers au lieu d'un.

ll. lll.

Le groupe du Yer de terre

Beaucoup d'animaux à corps mou, dépourvu de squelette, souvent allongé et formé d'anneaux, ont été réunis avec le ver de terre dans le groupe (2) des Vers.

Certains vers sont très nuisibles

C'est ainsi que I'oscoris (fig. 4) et le ténio (fig. 5) vivent en Parasites dans le corps de I'homme, provoquant des désordres plus ou moins graves. En revanche, lever de teïe est utile car il contribue à I'aération du sol. Citons encore la songsue qui se nourrit du sangdes autres animaux. On I'utilise Parfois pour eniever du sang à certains malades,

Résumé Le ver de terre a le corps mou, formé d'anneaux semblables, ll rampe à I'aide de soies. ll respire par sa peau humide êt sê nourrit de feuilles mortes et de terrc. ll pond des eufs. ll fait partie du groupe
des Vers.

lV.

V.
TENIA

Exercices

2. Comment se déplace lê ver ? 3. Comment le ver se nourrit-ill ,1. Comment le ve. respire-t-il I 5. Qu'arrive-t-il si on ioupe un ver de terre en deuxl 6. Citez des ânimaux du groupe des Vers.

1. Décrivez le corps du ver de terre.

(l) On I mi5 l€verviyrntd idê l'€.o contênânt loutaei de bênzinê. (2) Cê sro'rpe est un êmbrdn6âêm.nt.

u.

P.u dê <hloroforme ou d.ns un fl.côn iv€c quêlquc3

111

Les grandes

I

de Ia classification

{IMAUX
Une colon ne vertébrale Corps moufin pied; souvent une coquille

INVERTÉBR
peaù dure; pattes arciculées
corPs
pas de

dc prttat;
coqulllc

.\.-;u..,,." *^ru{
constante variable

MOLLUSQU

lml(')

,,"^/\,",

peau écaillèuse i

puis poumons

\

4

pâs d'

b''ân.hies

uirasse épaiss€

6

pàttes

I

loi*"rrl
,t"fl

lÏî-ptiË"] lEraAe'rsl

t"o_Ësoml

lE..staéI

lffi;t;;]

lA""ls.'éE

o

@

A

Les animaux à colonne vèrtébrale forment le groupe des VcrtébrJr, Les animaux qui n'ont pas de squelette osseux, ou lnvertébrés, sont réprrtlr en groupes appelés Mollusques, Articulés, Vers, etc. 2, Chacun de ces grands troupes se divise à nouveau en groupor plur

t.

Résumé

-

Conclusion

petits. Par exemple les Vertébrés se divisent en Mammifèrer,

Olrrur'

1t[.""""1 Fuminani]

F"=.i"-;I)

VfuÈA?M
, C.r troup.r rô^t d.t o.d..r. On pourr.ii rrouiér
lêr Pddot.r rve< Ihomm. e( le

Reptiles, Batraciens, Poissons. 3. On peut encore répartir les animaux en sous-groupes. C'crt tlnrl que parmi les Mammifères on distingue les Carnivores, les Ron3curr, hl lnsectivores, les Chevaux, les Ruminants, les Porcins, etc.

Exercices
Nommez les différents animaux représentés sur cer deux pa8ês. 2. lndlqu.r l.l talndal lllnat da lâ clâssification des animeux. 3. Dens quel groupe placez-vous le canard I Dc qu.l t.orrPa Plua l Pcrllnl (ait-il partie | ,i. Dans qu.l troupe phcet-vous un anamâl qui posrède unc colonna v.rtaùllla, dal

l.

écailles

et des branchies I

sr.t..

(1) Ces rroupes sont d€5 Emb'd,ch.m.nts. (2) Ou, plus ex.ctemènr, Arc<hnides(3) ces rroupes sont des clossês. Rappelez-vou. lê mot Eco lormé rv.c h'1" l.rrr. d.. lnoll amlr.nth.manll Cl:sse er O.d.ê; il vous permettra dê rânter conven.blement le3 trtndt troup.t d. h.l...lllaallan'

.at

NOTRE MATÉ'RIEL
r. OESENVATION A

TA LOUPE

Botonique' L'étude des Plantes se nomme la

à f,eurs nous 10 Pour chaque étude de plante de la Plante à étu."", oio.ut"."nt un romeou fleuri ceux-ci existent quand des ai.i- {ou,

;;;;;i;;;'
?o
à est

"ta rocines' ses

"ooo*"rons fleuis' chaque fois que.la chose o"e les avec patJUf""nou' prendrons la p'onte entière

fruits

i'ii^;:

certains détails cependant la loupe fort utile (fi8. 1)'

La oluDart des observations seront faites

É;t

,.UlIUSATlotl

DE I.':AI6UILLE

soit une On Deut utiliser soit une loupe ordinâire' une louPe d'horloger' que l'on t""; :;;;;;'fiir, soit les pf"i" i f'L,r comme un monocle et qui laisse
mains libres.

#
LA CôEOll.?

-=t-

LÉ CALICe

'fLE.

a" i"h"tt, ii.Ë.'qr'ie-l", o.'ets'

1o Pour séDarer

"iies

ou manipuler les difrérentes if est parfois préférable .d'utiliser '

une petite pince (pince à échardes

ou Pince à éPiler Par exemPlel'
à I'extré' On se sert aussi d'une oiguille emmanchée .iii'J;un morceau de bois' ou même de la Pointe

llllll Ê
rr
11,t

trtlec

I

d'une Plume ProPre (fig' 2)'

Pl31lL

,"-"Ii.ép.té"t'
d'un vieux livre.

f,eur' soigneu4o Les difrérentes Parties de la pages
soni mises d sécher entre les

3 . ETUDE DE FLEUR

Êlles sont ensuite collées sur une feuille de papier fort en reproduisant autant que possible la disposition

naturelle

(fit.

3).

5o De la même façon, nous pouvons préparer des plantes entières ou, tout au moins, des rameaux

fleuris, et constituer ainsi une collection de plantes
séchées

ou herbier (fig. 4).

Les plantes seront fixéês à I'aide de bandes de pâpier tommé ; on indiquera le nom de lâ plante, lâ dat€ €t le lieu de la récolte.

60 Enfin nos observations peuvent êtrè résumées sur un cahier spécial, avec dessins en couleurs sur la page gauche et schémas en noir avec résumé sur

rI.

PLANTE EN HEFBIER

la page droite (fig. 5).
70 Les études de plantes qui suivent sont groupées par séries de 4 pages.

rr,ri-2
CAHIER D'OESERVAT|OTS

Elles comportent d'abord l'étude détaillée, ténéralement sur deux pates, d'une plonte commune,
A cette étude, suffisânte pour la première anné. du Cou.s moyen, correspond le nuhéro 1 du résumé.

Les deux autres pages apportent des compléments ; fruits (cerise, gland) ou groines (pois); il est également proposé une seconde étude de Plonte, facultative d'ailleurs(1). L'ensemble se termine par un âperçu sur le groupernent des plontes en famille et leur utilité pour les hommes.

Calendrier des débuts de floraison
(Région parisienne) Fin février-ma.s Noisetier

Avril

Mai

Juin

Cerisier (3)
Tulipe
Renoncule
Chêne (a)
Fraisier

Pois (5)
Robin i€r

Bté.
Lis

Girof,ée (2)
Ficaire

Moutarde

Avoine

Primevère

l. Cêtte étudc pèut êtr€ proposée aux élèvês ên tr:vril pe.sonn€|, ôu e.côre êtrê faitê ru cour3 dc l. 2. ù.éê d€ C. M. 2. ll .rt bon de commencer l. Bouniquê plr l'étude dê lr riroflée. (Si I'on v€ur rvoir des fleurc dè3 octob''ê Gt iu{u'.ux teléès, ilhut iemer en miide lr tiroflée r.v€nêllê dan3 un êndroit bien expo!é. En 3em.nt fin iuin, o. r d.. fllu.s eô février-m..s). :. Cêri.6 en iuin. 4. Gl.nds en o.tobre.
5. Gr.inet en ju;n. 115

LES CRUCIFÈRES

t. LA GIROFLÉE (')
A'
PLANTE ET FLEUR sauvage, la giroflée vit surtout dans les ruines et sur les vieux murs qu'elle égaie de la vive couleur jaune de ses fleurs. On I'appelle d'ailleurs gircflée des muroiiles Les fleurs des giroflées cultivées' lont les couleurs vont du iaune au rouge Srenat' répandent une odeur très douce'

A l'état

1o Observons la Plante entière : une Srosse rocine Principole porte de nombreuses rocines secondoires beaucouP Plus frnes.

s'attachent isolément à la ti8e. 20 Les fleurs forment une grappe' A la partie inférieure, elles sont épanouies et même déjà fanées' alors ou'au sommet elles ne son! encore qu'en bouton. Dan. quel sens se fait donc la floraison I
Chaque fleur est fixée à la tige Par une queue assez
lon gu e.

Les feuilles, simPles,

sont dépourvues de queue' elles

3o Étudions une Reur : quatre languettes vertes ou rouge violacé I'entourent à la base Ce sont les 1)' sépoles iont I'ensemble constitue le colice (fig arracher un à un, car ils ne sont pas soudés On peut les

entre eux mais, au contraire, iibfes' C'est le calice qui enveloPPait entièrement la fleur alors qu'elle était en bouton.
Des 4 sépales, 2 sont lé8èrement bossus à la base

40 La parure de la lleur est faite essentiellement a" ouatre lames vivement colorées. Ce sont les pétoles dont I'ensemble constilue la corolle (fig' 2) lls sont disposés en croix, comme d'ailleurs les sépales avec lesquels

ils

olternent'

est facile de reproduire cette disPosition en utilisant les séPales et les Pétales arrachés (fig' 3)'

ll

Comme les sépales, les Pétales sont libres'
11l En
à lacuelle <orrespond lâ

1" innée de Cou.5 Mo/en on 3e contenlerâ dè lélude n'l 1' prr(iê du ré5umé et dês exêrcicê3'

1r6

un sépole

/
I.LE CALICE

2.u

?
PÉÎ^LE

50 Calice et corolle protè8ent les autres parties de la fleur, Tout au centre de celle-ci, nous découvrons en effet six bâtonnets blanchâtres, les
étomines

(fig.4), qui entourent une colonnette verte,

le p,stil (fig. 6).
Les étamines sont au nombre de 6; deux d'entre elles

sont légèrement plus petites que les autres'
60 Chaque étamine est formée d'une mince tiSe blanche, le f,et, supportant à son sommet une Partie allongée (fig. 5). Dans les fleurs bien éPanouies, cette

dernière partie est recou'ùerte d'une fine poussière jaune qui est le pollen, si recherché par les abeilles pour leur nourriture.

\u sépoles

Le pollen se forme à I'intérieur de l'étamine qui s'ouvre et le laisse échapper lorsqu'il est mûr.
7o Le pistil, tout au centre de la fleur, Peut être comparé à une bouteille très allongée : au bouchon correspond le stigmote, renflement qui termine le pistil en haut; le goulot est le style, le ventre de la bouteille est I'ovoire. Dans I'ovaire se trouvent des boules blanches difficilement visibles, car elles sont extrêmement petites : ce sont les ovules (fit. 7).

soNl DtsPos

3. SE

PÊlALES
EN CROIX

4 orond 7é1omin

2

éÈo m ine: Ines 4.LES ETAIIIIIES 5. UNE ÊTAM

>'. oeliFes

T

let
B. FRUIT ET
GRAINE

.slig mote 'sly le

\ovo ine" ovules."
?.
U OVAIR.E

80 Observons à la base de la grappe ce qui reste des f,eurs fanées : sépâles, pétales et étamines sont tombés. Seul demeure le pistil, considérable-

coupE

ment grossi, car il se transforme en ftuit (fig. 8). En mûrissant, il se dessèche, puis les parois s€ séparent par la base, laissant voir les grornes fixées à une cloison qui partage le

fruit dans toute sa lonSueur (fi8. 9). L'ôvaire était donc divisé lui-même €n deux perties ou ,ogê..

90 Les graines résultent de la transformation des ovules. Elles tombent sur le sol et peuvent, en germont, donner de nouveaux pieds de 8iroflée.
10o La f,eur donne donc naissance à des graines qui assurent la reproduction de la plante.
1't7

,fleurs

e.t

UNE AUTRE PLANTE QUI RESSEMBLE A

bouton

LA GIROFLÉE

()

fruits

en

Forrnolion

tI
I

II. LA MOUTARDE
C'est une << mauvaise herbe >) très commune qui envahit parfois les champs de céréales (fig. 10). 10 La plante est fixée pâr une grosse tocine prin'
ciPdle
MOUTAFD E

et de fines rocines secondoires.

Dans chaque feuille, au bord plus ou moins découPé, s'observe une forte nervurc Principole de laquelle se détachent des nervures secondoires-

4

pérol.es ên cl.orx

,/\.

20 Lês f,eurs sont grouÉes en groppes jaunes ayec des boutons, tout au sommet des tiges, Au-dessous, on peut observer des fleurs farÉes et des fruits en formation.
Chaque fleur comprend 4 sépoles allongés d'un jaune verdâtre, 4 pétoles arrondis et iaunes (fig. 11), 6 étdmines, dont 2 plus petites qui s'écartent des 4 autres, et

4 sépolê3
en crorx

un Pistil allongé terminé par un stigmate létèrement renflé (fig. 12 et 13). 30

Le pistil se développe en un fruit terminé

par un bec pointu (fig.14). Ouvrons un

les grdines

fruit encore vert : en une seule rangée, de part et d'autre d'une mince cloison qui divise I'intérieur en 2 loges.

y sont

alignées

40 Le fruit mûr s'ouvre par ses deux parois, découvrant ainsi la cloison médiane et ses grâines

(fig. 1s).
50 L'étude

de la girof,ée et de la moutarde

I'l.E FRUII
Uoism

montre de grandes ressemblances entre ces Plantes. Les fleurs, en particulier, avec leurs 4 pétales en croix €t le fruit séparé en 2loges, sont organisées de la même façon. On dit que la giroflée et la moutârde
appartiennent à la même famille de plontes.
(1) Cette étude peut être réservée à lâ 2'année du cours Moy€n, âinsi que les pârâSraphes lll et lV et la 2' pârtie du
résumé

15, LES GRAIIIES DAXS I,EUN IOGê
118

et

des êxercices.

lll.
r
o a

La famille de la giroflée
:

De nombreuses plantes ont, comme la giroflée,
des fleurs comprenant

.

4 sépales libres; 4 pétales libres disposés en croix; 6 étamines dont 4 grandes et 2 Petites; un pistil dont I'ovaire est divisé en 2 Parties

par une cloison.

Ces plantes forment la famille des Crucifères ou plantes à pétales en croix.

lV.

Des Crucifères utiles

et des Crucifères nuisibles

10 Crucifères utilês : le chou, le novet, le rcdis, le cresson entrent dans notre alimentation, Les variétés de choux sont nombreuses : chou ordinaire, chou de Bruxelles, chou-fleur. chou-rave; certâines Yariétés servent à nourrir les animaux' Des graines du colzo on extrait de I'huile. De n-ombreuses Crucifères ornent nos jardins et nos maisons : citons la giroflée' monnoie du pope (fig. 16), l? coùeille d'orgent. 2o Crucifères nuisibles : d'autres, qui envahissent nos cultures, ne sont Pour nous que de mauvaises herbes (moutorde des chomps, ôourse-d-posteur, etc.)'
L

La giroflée possède des feuilles simples êt des fieurs groupées en grappe r Àaque fleur comprend un calice à 4 sépales libres, une corolle à i pétales disposés en croix, 6 étamines et un Pistil dont I'ovaire Gontient dè nombreux ovules. 2, La famille des Crucifères réunit les Plantes qui ont des f,eurs formées de 4 sépales, de 4 pétales en croix, de 6 étamines, dont 2 plus €ourtes, d'un (gi"oftéê pistil à ovaire divisé en 2 parties pat un" "loison

l.

V.

Résumé

Vl.

Exercices

1. Que savez-vous des recines de la tiroflée I de ses {eullles I 2. Comment sont disPoséci les fleurs de la tiroflée I Pour_ quoi peut-on âvoir en même temps des boutons et des fruits sur la même titc I 3. Décrivez le câlice, la corolle de 13 tirotlée. 4. Combien y a-t-il d'ét.mines I Décrivez une étamine. 5. Que contient le pistill Que dêvient_il Par la suit€ I 6. Comparez la lleur de tiroflé. à lâ fleur dc moutarde' 7. Quelles resscmblances y e_t_il entre le lruit de mouterde et le truit de 8iroflée I 8. Donnez les caractèret de l. fâmille des Crucifères' 9. Citez des Crucifères util.s et des Crucifères nuisibles'
'119

I7. LA FLEVR DE OIROFLEE
COUPEE EN LONG

LES RENONCULACÉES

I. LA RENONCULE
A. PLANTE EÏ
Dès
FLEUR dans

le mois d'avril, au bord des chemins et

,"
tf

les prés, éclosent les boutons d'or à l'éclatant coloris. Chaque soir, les brillantes corolles se referment pour s'ouvrir à nouveau quand paraît le soleil. Ce << som-

meil des fleurs

> n'est Pas chose rare :

observons

autour de nous pour en découvrir d'autres exemples (1). De plus, plaçons un bouquet de boutons d'or dans un

endroit obscur; nous I'observerons dans
heu res.

quelques

I

lo La Plante entière : les rocines sont fixées à une Srosse souche qui ressemble à une racine mais qui est, en réalité, une tige souterroine. Une telle tiSe est appelée rhizome ('z) (fig. 1).
Les feuilles de la base ont une longue queue (ou pétiole) e! sont profondément découpées A la partie supérieure, elles sont beaucoup plus réduites (fig.2).

20 Les f,eurs

sont isolées à I'extrémité

d'une

longue gueue. Elles ne s'épanouissent Pas toutes en même temps, de sorte que I'on trouve sur la même plante des boutons, des fleurs et des fruits30 Observons une fleur en bouton : nous ne volons que le colice qui enveloppe entièrement le reste de la fleur, De couleur jaune verdâtre et couverts de poils, les séPoles sont au nombre de 5 (fig. 3).

40 Dans la fleur éPanouie, les sépales s'étalent largement et libèrent la splendide corol,e qui justifie le nom de << bouton d'or >. Nous comptons 5 pétoles : ce nombre est le même que celui des séPales.

5

Observons Io fleur por-dessous; nous voyons que les pétales olternent avec les 5 sépales.

Arrochons sépoles et pétoies libres.

j

toutes ces Pièces sont

observons un pétole (fi8. 4) : de couleur jaune, sa face inférieure est terne alors que la fa€e suPérieure est brillante comme si elle était recouverte d'un vernis.
(1) Lê pissenl't. Pa. exemPle (2) C'est uôe sorte d'oisnon dâns la r€rcn<ul€ b'rlôcuse.

120

A la base de chaque pétale existe une petite écaille sous laquelle se forme un liquide sucré, le nector,
que recherchent les abeilles pour faire le miel.
5o Les étamines sont

très nombreuses

:

leur

nombre yorie d'une fleur à I'autre.
Observons la partie supérieure d'une étamine. Cette

2.FEUILLE
DU SOTM

elle s'ouvre pour libérer le pollen lorsqu'elle est mûre : pour cela observons les jeunes étamines d'une fleur en bouton et des étamines plus âgées. L'ouverL nHlzoME ET FEU IILÊ ture de I'anthère se fait par 2 fentes situées du côté DE LA BASE externe de la fleur, de sorte que le pollen s'échappe vers I'extérieur (tig.5 er 6).
Den!

partie se nomme I'onthère. Cherchons de quel côté

l.

il est libéré
3. UN SEPALE

plupert dei autres planres, la girôfléc par exempl€. au contraire v€rs I'intérieur de lâ tleor.

60 Le

pistil (69.7) est une grosse boule

verte

4. UN PETAIE

hérissée de pointes

er située au centre du bouquet

ten Fes

formé par les étamiîes.
Détochons guelgues-unes des petites mosses arrondies

-dernS
pollen

et

plâtes qui le constituent

; elles ne sont

pas fixées

les unes aux autres, elles sont donc riôres.

" pi"lil
élomines
- - --Filel

Leur nombre est grond. Comme pou. les étamines,

il est variable.
Ces petites masses se nomment des corpelles, 70 Observons

6. LE POLLEN s'ÉcHAPPE 5. OUVERTURE
ÉTAM IN E

,

D'UN E

r

vEFs

EXTÉRI EUR

un carpelle (fig. 8) : la

masse

arrondie est un ovaire. Par transparence et avec I'aide de la loupe, nous y distintuons un ovule.
Chaque carpelle est pourvu d'un bec pointu

q!i

est

un style et que termine un stigmote,

d." i étomines
7 LE

!cicolrice
E. UN CARPELIE

PISTIL

L. pistil de le renoncule est donc aomposé de nômbreux (ârpelles dont chacun, avec son ovaire, son style et son stigmâte, peut être cônsidéré comme un pistil simpre.
121

élo mtne
,t
I

tous lcs carPelles comme nous les Pétales et les étamines' Le renflement evons détaché sur lequel étaient fixées toutes les pièces de la fleur
80 Détachons s'appelle le récePtocle (fig. 9).

B. FRUIT ET GNÂINE sepo
g.LA REI{OTCU LE COUPEE EN LONG

fleur fanée depuis longtemps (fig. 10). Seul subslste le Pistil qul' alant irt ài-""nu un fruit ou plutôt un groupe de ".olri.frults : chacun de ces derniers en effet contient ietlts Lne groine; chaque fruit Peut être facilement séparé
90

Le fruit.

Examinons une

de sàs frères auxquels

il

n'est nullement soudé'

10o Le carPelle mtr se dessèche mais ne s'ouvre pas de lui-même. ll tombe sur le sol; la graine germe' iait éclater I'enveloppe et donne naissance à un nouveau pied de renoncule. UNE AUTRE ?LANTE QUI RËSSEMBLE A
tO. LE

FRUIl DELA RENONCULE

LA RENONCULE (I)

II. LA FICAIRE
La ficaire (fig. 11) est très €ommune dans les endroits

humides; elle fleurit dès la fin du mois de mars'

1o Sec racines s'éPaississent pour former de gros tuôercules bourrés de réserves nutritives' 20 Les feuilles sont en forme de cccur' 30 Les fieurs Possèdent 3 sépales verdâtres, 6 à 9 pétales iaune d'or, à surface Yernissée et Portant un" eoitté à la base; les étamines et les carPelles

sont nombreux.
reproduit grâce à des bulbilles, masses blanches, grosses comme Petits Pois et qui se forment des feuilles airès la floraison. Les bulbilles se détachent' tornbent sui le sol et donneront de nouveaux Pieds

40 Fruits

et

Sraines sont râre6' La ficaire

se

d"i

à I'aisselle

de ficaire.
Ce mode de reProduction est analoSue à c'lul qu'utilise lê iardinier Pour cultiver l'ail I Pettir des toussês'

(t)
IT. LA FICAI
111

c.

.2

lll. Lâ famille de la Renoncule
Comme le bouton des fleurs:

d'or,

beaucoup

de Plantes ont

o à sépales et pétales libres; o à étamines beaucoup plus nombreuser que les
pétales.

(Le pollen est libéré vers I'extérieur de

la

fleur.)

On réun it €es plantes dans la famille des Renon'
culacées.

TI. ANEMONE

DES BOIS

lV.

Renonculacées utiles

et

nuisibles

1o Renonculacées

utiles :

certaines Renonculacées sont cultivées comme plontes

d'ornement; ce sont les onémones des fleuristes, les roses de Noël qui fleurissent en hiver, les mâgnifiques pivoines qui ornent nos jardins.
Dès

le mois de mars, les gentilles fleurs blanches de I'onémonc

des

ôoir é8aient le sol de nos forêts

(fig. 12).

20 Renonculacées nuisibles

:

beaucoup

de

Renonculacées

ne sont que

de

mauvaises herbes, telles les nombreuses espèces de boutons d'or. Elles envahissent souvent

les prairies humides. Certâines contiennent des poisons, les animaux ne les mangent
d'ailleurs
pas.
Les grenouilrelte5 sont des renoncules d'eau à fleurs blanches

(fit

l3).

V. Résumé La renoncule a des feuilles très découpées. Les fleurs sont isolées' Elles comprennent un calice de 5 sépales libres, une corolle de 5 Pétales libres, de nombreuses étamines qui libèrent leur pollen vers I'extérieur. Le pistil est formé de nombreux carpelles libres. 2. La famille des Renonculacées grouPe les Plantes dont les fleurs ont des sépales libres, des Pétales libres et de nombreuses étamines dont le pollen est reieté vers I'extérieur (bouton d'or ou renoncule, renoncule d'eau, pivoine, anémone, etc.).
t.
F.:i! le oerl enne
ct

blo nche

eur

Vl.

Exercices

1. Décrivez le celice et la corolle de la renoncule 2. Que savez-vous des étamines dê lâ renoncule I 3. Comment e5t fâit le pistil de le renoncule
?

rmme19ee----

4. Que devient le pistil de lâ renoncule i
5. Où et quând trouve-t-on des fcaires I 6. Décrivez le fleur de ficàire. Comparez-lâ
fleur de renon-

à la

13, LA RÊNONCULE AOUATIQUE (GRENouTLLETTE o 2 sortes

de

)

7. Quels sont les cârâctères des Renonculacéesl 8. Citez quelques plant€s de la {amille des Renonculacées.
173

Fe,-,

illes

LES ROSACÉÉS

I. LE CERISIER
A. PLANTE EÎ
FLEUR

Magnifique ornement de nos vergers, le cerisier' en oyril, est un énorme bouquet blanc. Mais bientôt sa

merveilleuse Parure se transforme en une Pluie d'innombrables pétales blancs. El, dès le Premier mai, il devient bien diflicile de cueillir encore des fleurs de cerisier.
1o Une branche de cerisier. Cassons cette bran' che : elle est dure (c'est du bois), on dit qu'elle est
ligneuse.

Au contraire la tiSe de renoncule, âussi peu résistante que I'herbe, est dite herbdcée. 5ur la branche, certains bourgeons, dont nous voyons encore les écoilles, ont donné naissance à des fleurs;

d'autres, à des feuilles. 20 Les feuilles (fig.1) commencent seulement à étaler leur lame verte ou limbe alors que les fleurs sont déjà épanouies. Le limbe est parcouru par de nombreuses netvures, son bord est denté. A la base du Pétiole, les leuilles portent deux petltes lanSuettes qui ne tardent Pas à tomber (r).
Parfois, à l'endroit orj s'attacheni limbe et Pétiole,

il y

a

deux petites boules routes qui Produisent du nectar recherché

pàr les abeilles. 30 Les tleurs, qui sortent en bouquet de leur bourgeon, son! toutes issues du même point (2) et portées ih".unu p"r une longue queue ou pédoncule ; un tel groupement de fleurs s'appelle une ornbelle (fig.2).
40 Observons une fieur en bouton : le coiice enveloppe entièrement le reste de la fleur. Son rôle est donc essentiellement Protecteur' Tout en restant soudés à leur base, ies 5 séPoles verts qui constituent le calice s'ouvrent pour laisser sortir la boule blanche des pétales encore Serrés les uns contre les autres'
pement dans les flêuru de cârotte et de persil'

I

(1) Le, stipuies (nom féminin). (2) Chez le cerisier commun (à fruits acides). on rêtrouvè

8rou-

171

50 Étudions la corolle d'une fleur épanouie : 5 lorges pétales bloncs étalés sont fixés aux sépales et en alternance âvec ceux-ci. On Peut facilement
les détacher un à un car ils sont libres entre eux.

D'ailleurs ils ne tardent pas à tomber, emPortés
par le vent. Ainsi s'en va le beau manteau blanc dont

I'arbre était paré.
60 Les étamines se dessèchent après la chute des pétales mais subsistent quelque temPs encore. Comp' tons-les : elles sont nombreuses. De plus leur nombre est voriobie d'une fleur à I'autre.
Elles sont fixées oux sépoles (fig. 4) et ne tombent qu'avec ceux-ci. En revanche, les Pétales n'entraînent

I.
eco

UNE FEUILLE JEUNE

bqurgeoy

Fleu. en boufol i lles du

Flépole1-';\
2. UNE OMBELLE DE pélo le

iamais d'étamines dans Ieur chute. Entre elles, étamines sont iibres.

les

souoes por lo oose
FLEURS

ll est intéressant d'ouvria une Ileur en bouton âfin d'observer les ânthèr€s des leunes étamines et de les comparer à der anthères mûres d'étamines plus âtées.

a la forme d'une coupe sur ses bords séPales, Pétales profonde qui porte et étamines (fi8. 3 et 4).
70 La base de la fleur

eTomr

: nous découvrons au fond de la cavité' entièrement le Pistil, fixé tout
Déchirons cette couPe, ouvrons-la

éceploclèCTeu x

dépole

5. FLEUR
soudure élominesj

le stigmote qui le termine au niveau des anthères avec

Dessirons le P,stil

(fit. 4). Un

style,

très lon8, élève

COUPEE EN LONO

on le confond à Première vue; mâis sa verdâtre permet de distinguer le stiSmate couleur
lesquelles des anthères jaunes.

ly le

sépoles
orru

.1

le

A la base du style, se trouve I'ovoire niché tout au fond de la coupe et de couleur verte' ll n'est soudé à âucune autre pièce de la fleur mais est fixé à I'extrémité du pédoncule: c'est un ovaire libre.

4.C9UPE DE' LA FLEUB APRES LA CHUTE DEs PEIALES

llomine
pelo le

ll contient deux ovules difficilement visibles car ils sont très petits.
Remorgue : la coupe au fond de laquelle est fixé le pistif est le réceptacle de la fleur (fig. 5). Mais' alors que dans la renoncule le réceptacle est ôombé, dans

'réceplocle
SIMPLIFIEE

la fleur de cerisier,

il

est creux.
125

siyleélo m.

B. FRUIT ET GRAINE 80 La transformâtion en fruit (fig' 6) est facile c'est à suivre durant le mois de moi' APrès la corolle' emPortant avec lui les étamines le câlice qui tombe' deséchées. L'ovaire se développe avec une raPidité étonnante, Le style se dessèche et disParait' laissant
une légère cicatrice.

co

6.lPANSFOR}lATION

:fl'=
ll \f,

EN FRUIT (rnq|}
- orloe

\- n"youJf
'q .o rne

juin' 9o Étudions un fruit (fig. 7) : au mois de rouge' I'ovair€ est devenu un beau fruit Lo borci de I'ovoire s'est transformée : la partie devenue charnue' c'est la chair ou pulPe "ti".i" "ramangeons; la Partie interne s'est transoue nous formée en bois et constitue le noydu' L'un des ovules s'est transformé en une cmonde; I'autre ne s'est Pas déveloPPé'
1Oo

7, LE FRUIT

(j uin

)

L'amande est une graine car elle Peut germer

et donner un nouveau cerisier'

Elle est essentiellement formée Par une plontu'e enveloooée dans une peau La plantule comprend deux coiylédons, garnis de matières nutritives' entre lesquels ie trouve un << gerrne > (fig 8)' UNE AUÎRE FLEUR QUI RESSE}IBLE A CELLE DU CERISIER (1)

II. LE FRAISIER
tep
9.COUPÊ EN LONG DE LA FLEUR DE FRAI SI EFI ,

'lo La f,eur (fig. 9) (fin avril) Présente un de 5 sépales doublé d'un second calice formé ment de 5 Pièces.
cultivées).

colice égale-

(ce nômbre est ténérelement plus grand dans les vâriétés 2o

CARPE LLE

IO.UN

d.-:'ii'#
-'-colice

calice, de sorte qu'en arrachant des sépales on arrâche
des étamines (fig. 11).

La corolle compte 5 pétales blancs' 30 Lès étamines, nombreuses, sont fixées

au

40 Lè pistil est formè de nombreux carpelles fixés I'I. LES EÎAMINES à un réceptacle bombé (2). Chaque carpelle comprend Frx éÊs au caLlcÉ un ovair€ avec st/le et stiSmate (fig 10)' .réceplo c le 50 La fraise que nous mangeons n'est que le récePg h6 rnu tacle devenu énorme et charnu (fig' 12) des frÙits ,:=- Fru its Le câlice a subsisté. Les cârPelles sont devenus contênânt une Saeine; cê sont les nombreux Petits secs
Srains

dont est parsemée lâ surlâce de

fr'ise'

{l) c. M.2

(2) Commê drn. l. ..noncul..

12. LA FRAISÊ
'116

lll.
cerisier:

La famille du Cerisier
ont, comme le

Plus de 2 000 espèces de plantes

o

des feuilles dentées;

des fleurs à 5 sépolcs, à 5 ptoles liôres, à nombreuses étdmines soudées oux sépolcs;

r .

des grcines à 2 cotylédons.

ll en est âinsi du rosier sduvoge ou égloatier (fig. 13). Ces plantes forment la famillc des Rosecécs.

lV. Certaines
15. L' EGLANTINE

Rosacées

sont très utiles
Elles fournissent des desserts variés et savoureux car elles comprennent de nonbreux orbres fruitieo: iommier, poirier, pruniet, obricotiet, Pêcher, cerisier,
cognossier, omondier. Nous consommons également les fruits du fromôoisier et ceux des ronces (mûres).

Enfin les innombrables variétés de roses aux délicats coloris Parent nos lardins et nos maisons de leur incomparable beauté. Des pétales de roses, on extrait un parfum,
I'essence de rose.

Le ccrisier possède une tige ligneuse et des feuilles à limbe denté. Les f,curs comprennent 5 sépales verts, 5 pétales blanca et libres, de nom' breuses étamines f,xécl aux sépales' un pistil au fond d'un réceptacle creux. Le fruit contient une grainc à 2 cotylédons. 2. La famille des Rosacées groupe les Plantcs dont les feurs Préscntênt 5 sépales,5 pétalæ et de nombrèuses étamines soudées au calice. Elle comprend la plus grande partie des arbres fruitiers de nos régions (cerisier' pommier, poirier, pêcher, etc.).

t.

V.

Résumé

Vl.

Exercices

1, Qu.nd dit-on qu'une tite est litneuse I Ex.mplêt. 2. Comment sont faites l.s fêulllês de c.risier I 3. Décrivez le calice et la corollê dê h tleur de cerisiêr I 4. A quoi sont fixéês les étamineil Leur nombre est_ll touiours le même I 5. Décrivez le pistil d€ la lleur d. cerlsler. Où c _il fixê I

6. Décrivez

unc

fl.ur

dê frâlsler.
?

7.
14. LE FRAISIER SE REPRODUIT PAR DES TIGES RAMPANIES APPELÉES STOLONS

La

fraiie que nous mânScona est-elle un fruit

8. Quels sont le5 caractè.er de lâ famlllê des 9. Citer d.s Roiacées de votre rétion.

Rosacées

I

177

LES LÉGUTiINEUSES

l.

LE POIS
FLEUR

A. FEUILLE ET

Avant I'hiver, ou dès que s'annonce le PrintemPs' r"'i".Jiii". confie à la terre les graines de Pois' esPoir beaux iours a-"i'piocrt"in"s récoltes' Aux Premiers raPidement' t" plJn,".o.a de terre et se développe 1o La feuille de Pois est formée de Plusieurs Par,t", olul itt peut ànfondre avec de Petites feuilles

";;J;l'."feuiile comPosée est'une
par

appelle des folioles (r) : la feuille -de. Pois Les folioles sont hxêes z

2 à un Pétiole commun'

filaments

t"it""a li"

plante de grimper : ce sont des vrilles' lames vertet (l) Le bÀse de la feuille Portê deux trandes l' tiSe' qui êmbrasien! comPlètement
une pcr une : on Les feuilles sont fixées à la tiSe qu'elles sont olternes.

à des A l'exÛémité de la feuille' elles se réduisent des suPPorts et Pergui s'enroulent autour

dit

: le 20 ObserYons une f,eur (mai-iuin) -calice termine par 5 dents to.te d'un tube qui se tnl. tt leur "rt lnt;"iî-ll ; Jonc 5 sépolei qui sont soudés par
base.

"

La corolle, d'un blanc légèrement t".tnté..d" r"...ïun" forme élégante qui rappelle celle d'un papiilon. On dit qu'elle est PoPilionocéc'
30
comme Elle n'est Das construite autour drun centre de la giroflée' de la renonr"lont f"t flLurs regulières irais elle présente une droite et iu

"".ttt"t, "-utu,g"r"lt" : on dit qu'elle est itrégulière' ,i"

va mieux nous 40 L'étude détaillée de la corolle (fig' 2'l' Atrcchons les Pétales .;".;.-.;;

';é;ularité
{oliole

('t) On dit <

unê

(2) L€3 rt,Pul'r'

''

un ô un; nous trouvons d'abord, à la partie supérieure, un très grand pétale gui s'étale, tel un drapeau au veot, et qu'on appelle l'étendord.

I. LE CALICE

Puis, à gauche et à droit€, deux pétales semblables forment les oiles. Fixés seulement par une mince lan-

Suette, ils sont libres comme I'est aussi l'étendard.
Enfin les deux derniers pétâles sont soudés en portie entrc eux pzî leur partie inférieure, rappelant ainsi la forme de la corènc des navires.

)

J
les 2 o iles
l-

'érèndord

En conclusion, la corolle du pois comprend donc

5
'2 oéloles èo,rdés

pétales qui ne sont pas tous semblables (corolle irégulière).
R.moqu. : alons la feur
ên ôouton,

^
2. LA
CORO

lês âutres pétrles comme un€ sorte de

l'êtendlrd replié €nv.loppe toit.

LLE

50 Étudions les étamines qui entourenr le pistil (Iig. 3). Nous en comptons 10, à anthères jaunes et à filets plus ou moins enchevêtrés.

A leur base, les filets se réunissent en un tuôe allongé gui enveloppe la plus grande partie du pistil (fig. 4). iub'e tormé por les 9 Frlets 3. LES ETAMIN ES
Chose curieuse, l'étomine supé eure n'est pas soudée seurs (fig. 5).Soulevons son lorge filet : il recouvre
la

à ses

9 Filets soudds

et dissimule ainsi la fente qui subsiste dans toute
longueur du tube formé par les 9 autres étamines,

60 Arrachons les étamines I il nous reste le pistil (fig. 6). Dessinons-le : à la base, fixé au centre

4. LE IUFE DFS ETAMINES
ETA LE

de la fleur, un oyoire très allongé, aplati dans le sens de la longueur et de couleur vert foncé, laisse deyiner par transparence des oyules fixés à sa partie supériêurê-

5. U ETAMI,N E SUPERIEURE
ISOLEE

sligmole---

ll est prolongé par un style qui se redresse brusquement et se termine p.r un stigmqte que la loupe montre
recouvert de Poil5,
Rema.quons que lês poils dl, stltmat€ retlênnênt le pollcn launê oônte libé.é prr le! étemines.

ovo I ne

,"

Ouwons I'ovoirc dans le sens de la longueur, au besoin

od, ta,

à I'aide d'une lame fine. Dessinons les petits ovules
alignés sur une seulc rongée.
179

6. LE PISTIL

B, FRUIT ET GRAINE
7o Lt pistil se transforme r.Pidement en fruit (fig.7) : sur un même pied nous PouYons suivre
les différentes étapes de cette transformation. L'ovaire

grandit très vite aPrès la chute des pétales. D'abord plat, il finit Par s'éPaissir : c'est la gousse (ou légume).

Fél.om,
eEséchées

8. Étudions un fruit: la gousse de pois (iuin). a) Oôservons le fruit entier : sa forme est celle de
I'ovaire. Nous retrouvons le calice et les étamines desséchés, parfois même le style. b) Ouvrons lo gousse (fig. 8) : dans I'unique cavité ou loge, la rangée de groines se dédouble' les Pois étant fixés âlternativement à I'un et à I'autre des bords de

8. LE FRUIl OUVERT
,gemmule

la cosse.

9. Étudions une graine: le pois (r). Enlevons la ou tégument (fig. 9). La plortule qui r€ste est formée de deux gros cotylédons, Sarnis de matières nutritives et réunis Par un (< terme >sur lequelon peut
peau

g.LA GRAINE SANS TEEUM ENT

-!es

'Fod icule

2colylédons'

distinguer les parties d'une Petite Plante : racine (rodicule), rige (tigelle ) et feuilles (gemmule).

10. Lorsqu'on laisse le fruit mûrir, il se dessèche et s'ouvre de lui-même par 2 fentes, I'enveloppe se trouvant ainsi séparée en 2 Parties.

11, Comprenons la constitution de I'ovaire: c'est une sorte de feuille môdifiée qui s'est refermée sur elle-même, Sur ses bords soudés se forment

,.\
ovo rae .lo s

les ovules (fig. 10).

UNE AUTRE PLANTE QUI RESSEI'IBLE AU POISC)

II. LE ROBINIER FAUX ACACIA
On I'appelle ordinâirement ococio.
des feuilles comPosées Portent à lâ base terminées par une foliole (fig. 11). et sont

IO. COMMENI SÊ FORME
L'OVAIR E

1o

Les

éPines

20 les fleurs (mai), groupées en traPPes' sont cons' truites comme la fleur de Pois. Elles sont très odorantes

et renferment un nectar que recherchent les
pour faire le miel.
('l) 30 Les fruits sont des tousses Plates. Poi. f..is, o'r, de Préfé.€nce, Pois tê.l re!t&
(2) C. M.2

abellles

unc iournéê d'ns

II

. FEUILLE

COMPC'SEE

DU ROBIT IER

130

lll.
r
FLEUR DE

La famille du pois
:

Des milliers de plantes ont, comme le pois

dcs /Teurs irrégulières, à corolle papilionacée;

rnÈrle

o dcs f.uits en forme de gousse; o des groiaes à 2 cotylédons. Elles forment la famille des Légumineuscs,
appelée parce que le

ainsi

fruit est encore nommé

légume.

lV. De

nombreuses Légumineuses sont cultivées pour leurs graines comestibles

Nous mangeons les graines très nourrissantes de Pois, haticot, fève, lentille. Dans les pays chauds, I'orochidc est cultivée pour ses graines, les cacahuètes, dont on extrait une huile de table (huile d,arachide). Cette plante à la curieuse propriété d'enfoncer ses fleurs dans le sable, de sorte que les fruits se forment à I'intérieur du sol.
plusieurs fégumineuses

:

D'autres LéSumineuses fournissent d'excellents fourrates : t.èfle, Iuzême, soinfoin, etc.
Le pois de senteur

et

la glycine sont des Létumineuses ornementales.

Lc pois a des feuilles composées terminées par des vrilles. La fieur présente une corolle irrégulière à 5 pétales qui rappelle un papillon. Elle a l0 étamines qui entourent un pistil allongé. Le fruit cst une gousse qui contient des graines à 2 cotylédons. 2. La famille dcs Légumineus$ réunit let plantès dont les feurs présen. tent une corolle irrégulière et papilionacée; le fruit est une tousse ou légume. Beaucoup de ces plantes servent à notre alimentation ou à cellc des animaux domestiques (pois, haricot, luzerne).

l.

V.

Résumé

Vl.

Exercices

1. Pou.quoi dit-on que la fêùillc de pois est composée I 2. Décrivêz le co.oll. dê h tleor de pois. Quel insecte ràppellê-t-elle I 3. Corhbien la fleur dc pois comptc-t-clle d'étemines I ,1. Quelles sont l.s difiérêntês pârrles du pistila 5. Décrivez la traine de pois.

éÈo-.
ovot ne
DÊ, POIS

6. Comp.rez lâ fêuillê du robinier à celle du pois. 7. Côlnprrez h fleur du robinier à c.ll. du pois.

èolice
FLEUN

8.

Quela

iont

lcs c.ractères dê lâ fâmillê

d$

Légumin.uscs.

T5.@UPE EN LO}IG DE LA

9. Citez des Léguminêuses utiles à I'homme.
131

LES

PRI

l.IULACÉES

I. LA PRIMEVÈRE
A. PLANTE ET
FLEUR

Dès la fln de mars, commencent à s'élever, au-dessus

de I'herbe des prés, les frais bouquets jaunes de primevère, plus connue sous le nom de coucou.

la

'lo Observons la plante entière : d'une souche courte et éPaisse Partent de nombreuses rocines blanches. Cette souche est une tige souterraine ou thizome; alors qu'en hiver toutes les autres Parties de la plante meurent, cette tite continue àvivre et une Primevère en naîtra au printemPs. Grâce à son rhizome
la plante ne meurt pas, elle est vivoce.

o les feuiiies s'étalent à la surface du sol en
rosette. Leur limbe ovale n'est pas découpé,
entier.

une est

il

2u Les fleurs sont groupées au sommet d'une
longue

tite

dressée verticalement.

Les pédoncules des fleurs Partent tous du même point de la tige. Ce troupement est une ombelle. 3. Étude d'une fleur.
Commençons

por le calice!

c'est un tube renflé, de couleur vert pâle, que terminent 5 dents pointues.

ll rappelle une doigts. ll est formé de 5 sépoles soudés main et ses 5 sur une grande Partie de leur longueur.
Ouvrons ie colice et étolonsJe (Iig. 1).

4. La corolle forme un second tube à I'intérieur

du

calice. Ce tube s'ouvre à la partie supérieure; il s'étale en 5 languettes à bord échancré et de couleur iaune

132

vif avec une tache orange. La corolle comprend donc
5 pétoles
soudés

sur une grande longueur.

L€s pérâles olternen! avec lês sépiles.

lJbe du co lice

5. Ouvrons en long le tube de la corolle, nous
découvrons 5 étomires fixées à ce tube par de très courts filets (fig. 2).
Êtolons lo corolle et observons-lo pot Ûonsporcnce : châque étamine se trouve exactement en face du milieu

I.

LE CALICE ETALE

d'un pétale. On dit que, dans la primevère, les étomines Jont opposées oux pétoles. él-omines

6. Le pistil reste seul au centre de la fleur
que calice er corolle ont éré enlevés (fig. 3).
N étant pâs soudé à une aurre pièc€ de la fleur,

après

2. U{E COFÔLL! EÎAL

EE

il

es( ,i6re.

'shgmole' -- slyle- - ovo ire ,/ovules.

Dcssinors ses 3 porties: I'ovoire, rond, d'environ 2 mil-

limètres de diamètre, le fin style blanc, le stigmote
globuleux er jaunâtre.

t.

7. Arrachons
I'ovoire.

ll

un pistil et pressons légèrcment en sort une boule dont la surface est couoyules.
masse

verte de nombreux petits trains ronds, les
3. LÉ PIST I L

4.

COUPE DU pt sTl L

: elle est formée par une pleine dont la surface porte les ovules.
Coupons cette ôoule

L'ovaire ne comprend qu'unê leule loge avec. âu centre. une boule tarnie d'ovules (fit.4).

s.FLEUR

SÎYLE

V

6. FLEUR A A LOI{G SÎYLÈ COURT

8. Examinons des f,eurs provenant de pieds différents (fig. 5, 6 et 15). Dans certaines fleurs, les étamines se trouvent à I'entrée du tube de la corolle et le style est court; dans d'autres, les étamines sont situées au milieu de la corolle et c'est le style, très lon8, qui atteint I'ouverture de la corolle. Curieuse particularité, n'est-il pas vrail B. FRUIT
90 Le

fruit qui résulte

du développement de I'ovaire

7. LE

est sec; il s'ouvre par 10 fentes qui le découpent en formant 10 dents : les nombreuses graines peuvent ainsi s'échapper (fig. 7 et 8).
COU F 133

rr. le

nôle DU PoLLEN

(t)
des

%B#%o'
eRossls

1.l

9. ORAINS DE POLLIN ÎNES

anthères I ll est formé d'innombrables Petits Srains que I'on ne peut voir qu'au microscoPe (fig. 9)' Ces grains
sont dispersés Par le vert ou transPortés par les insectes qui visitent les fleurs. Beaucoup se perdent et meurent mais leur nombre est tel que certains d'entre eux tombent sur le stigmate d'une lleur d'une âutre Prime'

Que devi€nt le pollen qui s'échappe

vère ('). c'est-à-dire à un tube très fin ou tube pollÈ qu'il donne naissance nigue qui s'allonge en s'enfonçant dans le style (fig' 11)' 20 30 Le tube pollinique atteint I'ovaire, arrive âu contact d'un ovule dans lequel il pénètre (fig 12)'

Là, le grain de pollen germe,

IO. TRAXSPOFT DU POTTET

-

-t ube pollin ique
sly le

polle.,

----

Ce phénomène s'appelle la fécondotion et I'on dit
que I'ovule est fécondé.

,ovule

de ce moment, I'ovulê se trans' fôrme en graine. En mêm€ temPs I'ovaire devient fruit (lig. 13). Les aures Parties de la fleur disparais40

A Partir

sent.

rl . La 6PA|rl O€ POLLE OERrtE

50 Les étomines qui donnent organes môles de la fleur.
Le pistil

le pollen sont

les

qui abrite les greines en formation en est

la partie femelle. 6o Étamines et Pistil sont les deux Parties Prin<ioales de la f,eur. Elles Permettent à la plante de se reproduire, elles assurent lz fonction de reproduction'
de tout Un€ fleur dâns lâquelle on a mis le stigmate à I'abri iane et tombe sans donner de fruit' epport d€ Pollen sc

\-5:'fi::
.Fruil

70 Calice

et corolle n'ont qu'une fonction

de

Protectlon.
Une fleur dont on a enl€vé les séPales quand même donner un fruit.

et les Pételes Peut

gro rne
f3. UOVAIRÉ ESl DEVENU FRUIÏ

(1) Lۍo. I l.ir.

en

2'.nnéê dê Cou'i Mo/'n

(2) C'.3t la Poll,n'tolion

1t4

lll.

La famille de la primevère

Beaucoup de plantes présentent, comme la prime. vère, des fleurs dont :
14 , LÊ tlOUROt'l ROUGE A DES

FEUILTESOPPOSE ES

de très nombreux oyules.

o les 5 péto/es sont soudés; o /es 5 étomines sonr fixées à la corolle; a le pistil contient, dans son ovaire à une seule loge,
Ces plantes forment la

famille des primulacées.

lV. Des plantes de cette famille
Certaines p.imevères ., en est de même ll

déià étudiées nous onr monrré, au conraire, des feuiiles fixies-à la ttge une por;ne ot) feuilles olternes. Les fleurs de mouron sont petites et généralement d,u-n beau rouge vif, quelquefois bleues. Le fruit, rond com." ,n" boule,-s,ouvre de façon curieuse p-ar un couvercle. Ses graines sont un poison pour les petits oiseaux,

oritinaires de Chine sont cultivées comme plantes d,ornement. du c;rclomen, qui, à l'état sauvate, pousse dans les montagnes. .. Le mouron rouge ou mouron des chomps a des feuilles fixées à la tite deux pot deux, I'une en face de I'autre : de telles feuilles sont dites opposées (fig. 14). [es autres plantes

sépales soudés, 5 pétales soudés, S étamines, un pistil dont I'ovaire contient de nombreux ovules, 2. Le pollen des étamines doit atteindre les ovules pour que ceux-ci se transformênt en graines et que I'ovaire devienne un fruit. Le fruit mûr est sec et s'ouvre de lui-même,

- l. La primevère, plante vivace grâce à son rhizome, a des fleurs grou_ pées en ombelle. Chaque f,eur a 5

lV.

Résumé

3. La famille des primulacées comprend les plantes dont les fleurs ont 5 sépales et 5 pételes soudés, 5 étamines llxées à la corolle; I,ovaire contient de nombreux ovules (primevère, mouron rouge).

V.
sligmo le
é

Exercices
vivace I des feuittes

lomines

1. Pourquôi la primevère est-elle
2. Quelle est la forme
posées I

I Commênt sonr-e

es dis-

3. Décrivez le

Éû

YJ
FLEURS DE LA PFIMEVÈRE
DE

calice et la corolle de la fleur de primevèrG. 4. Comment les éhmines ront-elles dispo!ées I 5. Décrivez le pistil de la pl.imevère. Commenr sont placés

les ovules I

I5. LES DEUX SORTES

6. Par quoi le pollen est-iltransporté I 7. Que devient le trâin de pollen sur le itiSmele I 8. A quelle condicion un ovule peut-il se transformer
trâine I

en

9. Quels sont les caracrères de la famille des Primulàcées I
13s

LES CUPULIFÈRES

I. LE CHÊNE
A. PLANÎE ET
FLEURS

Voici, parmi les plantes, un téant : le chêne, roi de nos forêts. ll atteint 30 et même 40 mètres de hauteur

et peut avoir plusieurs mètres de diamètre à la base. Qu'y a-t-il d'étonnant à ce que le bon La Fontaine
I'ait opposé au faible roseau! Et cet arbre magnifique Peut vivre Plusieurs centaines d'années.
1o Les jeunes pousses de I'année sont vertes

et tlexibles;

les pousses des années précédentes sont brunes, dures et cassantes. Les rameaux se sont donc transformés en ôois, on dit encore qu'ils se sont ,ignifés ou qu'ils sont devenus ligneu-{, 20 Observons une bûche de chêne. L'écorce, de couleur brune, est rugueuse et crevassée.

On utilise cette écorce dans les tonneries; le tonin qu'elle contient assure la conservation des cuirs.

le bois, très dur, montre sur la coupe faite par la scie des couches successives (fig. 1). Chacune de ces couches
représente le bois formé en une année. Comment donc pouvons-nous évaluer l'âge de la tige coupée I La partie centrale ou (< cceur >, très dure, n'a pas la même teinte que la partie située vers I'extérieur ou << aubier >>, constituée par du bois plus tendre.

30 Les feuilles sont portées par les rameaux de I'année. Elles sont tixées uîe par une à la tige; elles sont olternes. Leur limbe est bordé de larges découpures arrondies ou lobes, on dit qu'il est ,obé (Iit.2).
Obseavoni une feuille pâr !rânsperenae. Dessinons-la en indiquânt les nervures les plus important€s.

A I'approche de I'hiver, les feuilles du chêne tombent : elles sont djtes codugues (t). L'ârbre continue à vivre : il est vivoce.
(1) ll existe une vàriété de chênê dont lês feuille3 nê rombêni p.s châquê.n^ée : lê .< chênê vert >.
136

ou b ier

"ouch"s onn u elles

40 Observons en avril-mai les jeunes branches d'un gros chêne, alors gue les feuilles ne sont encore
q

u'à demi développées.

Certains bourgeons, dont on voit encore les écailles, ont donné naissance à un long fil garni de petits bouquets espacés les uns des autres; ces sortes d'épis pendants s'appellent des chotons. 50 Observons I'un de ces chatons, si possible à la loupe. Châque petit bouquet apparaît formé de plusieurs étomines dont les flets partent d'un même point (fig. 3). Les onthères sont facilement reconnaissables, surtout lorsqu'elles sont ieunes, Dès qu'elles sont mûres, elles libèrent leur pollen puis ne tardent
à se dessécher.
pas

cæun 1. COUPÊ

D'U

econce N TRONC

Chaque bouquet du chaton est une fleur sans corolle ni pistil. On dit que c'est une fleur d étomines ou encore une fleur môle.

2. UNE FEUILLE
-on

60 Les fleurs à pistil (fig. 4). Près de I'extrémité des rameaux verts, nous découvrons de petites tiges vertes (r) qui portent généralement deux ou trois petits ( boutons >> rougeâtres rerminés par une tête de couleur foncée. En examinant ces << boutons >> à la

thère

loupe, nous constatons qu'ils sont recouverts
petltes écailles. ll s'âgit de fleurs ô pistil (ou fleurs feme,les).

de

:--

Filer

La tête de la fleur est formée par les stigmctes du pistil. Les écailles qui enveloppent l'ensemble constituent une cuirasse protectrice que I'on appelle cupule. ll n'y o pos de pétoles.
70 Un chêne poÉe donc deux sortes de fieurs
:

3. UNE

FLEU R A EÎAMINES

des fleurs à étamines et des fleurs à pistil. Le pollen des

premières, en tombant sur les stigmates des secondes, provoquera leur transformation en fruit,
Remarque

: le chêne

ne fleurit qu'eprès avoir âtteint ùne

cinquentâine d'ennées.

80 Le fruit du chêne est le gland : il n'est complètement développé qu'au mois d'octobre. Nous pourrons facilement I'observer à cette époque.
('l ) lls'.siti.i du chên€ pédo.c',,é. Drns le <hênê à pistil sont fixéèr dir€ctément À l. b.rn<he.

.@vr., lesflèur3

4. FLEU RS

A

PISlI L

137

,es

ie du

shigmole

B. FRUIT ET GRAINE
que sont deYenues 90 Observons en automne ce à des
cupule arrondie Chaoue qland est enchâssé dans une

lég ument

rc, nlltt'at pi.til' Elles ont donné naissance i.ui., Ut"n connus, les glonds (fig' 5)'
lottoche! 'âo.ts lo
5. LE FRU IT

r"i"e"tï"i l"iii"s
la base de la fleur.

écailles soudées qui existaient

à

cupule 6. LA GRAINE

pos de loo Le Sland est un fruit sec gui ne.s'ouvre surface par fri-teÀ i est facile de reconnâître laainsi que le i"l""ii" ,' nJi attaché dans sa cupule

reste du stiSmate.
11o Ouvrons ce

fruit

: nous découvrons une Sroine
(ou-tégument )

"J".;;:'" d:'.;;;;;:t?"" li-t",
ooroi
d
r.:

: I'amande apparaît formée de deux ( )) dort .otyleaon, réunis Par un Petit germe poinie du gland (fig 7)' i"'r"ii.r,"""i. i,t'gée vers la
nous observe' 12o I'l€ttons des glands à termer: I'enveloppe du r" toJ" J" l" ridicule quidé"hite de la tige Puis le déveloPPement ii"i.

(f'g

61'

Enl""on'-"n la peau

*"t

".11","*..ine, et des feuilles (fig' 8)'

8 DÉBUT

DE LA GEFMINATION

du contenu des cotyLa ieune Plante s alimente âux déPens qui se flétrissent Peu â Peu' lédoni

NOISÉ'TIERcho l'on

au CHÊNE (r) uNE AUTRE PLANTE QUI RESSEI'IBLE

-LE
tleu"
<i

II. LE NOISETIER OU COUDRIER
une f leur ô élo mines -9. LES FLÊURS DU NOISETI ER

cet arbuste' 10 Les lonqs Ghatons Pendants de avant ,"rUt"Ut", à ie gr"nde' chenilles' apparaissent qui les forment ii,ri""rlru. gl Dis février' les écailles très abondant' ....r,*i". i"'*""i éth"pp"t un pollen ài^I"" a"'ri" porte à sa Partie inférieure Plusieurs ;"i;:'-;;;;'.i;nc une fleur ô étomines ou freur mdle (fie. 10).
20 Les fleurs à pistil ou fleurs femelles "lP":itt::: > surmontés de Porls sous la forme de i' bourgeons 11)' ,oug"t qui sont des stigmates (fig
ent3uré.131 30 Lc fruit ou noisette est en Pârtie ll ne contient qu'une Sroine' rrcne u* crorle (fig. 13)' rt"'i., .eg"j des écureuils ' et des enfants'

--- écoille

sligml
.ou9es to.uNE fLEUR -. r.ÀLE ( l-oce inl )

tI. UIE
138

FLEUFI FEMELLE

éco ille"s

""

(r) c.

H. 2

i-resle - -ge.me

du srigmote ont

lll.
r

La famille du chêne

Comme le chêne, beaucouP d'arbres ou d'arbustes
des fleurs sons Pétoles.

poroi du liuil

--léoumenl cle lË onoin" le lo 9rorne
cot ylddons
t- -

Ces fleurs sont de deux sortes : les unes sont des feurs ô étomines, les autres sont des fleurs d pistil. Les unes et les autres sont Portées Par le même pied.

a

pas d'eux-mêmes

Les pistils deviennent des fruits secs qui ne s'ouvrent et sont entourés d'une cupule. Les

- cupule

graines

ont deux

cotylédons.

Ces plantes forment

la famille

des Cupulifères.

Beaucoup des arbres de nos forêts font partie de cette famille 12. LE GLAND cou#, ÊN LoNG

lV.

Les Cupulifères ont donc une très trânde imPortance. Du câêne nous utilisons le bois trèsdur, l'écorce pour le tannageducuir; l'écorce épaisse du chêneliège, arbre des ré8lons méd iterrânéen nes, sert à la fabrication des bouchons. Le chôtoigniu fleurit en iuin-juillet. Les fleurs à Pistil sont groupées par trois dans une même cupule, à la base des chatons de fleurs à étamines. Les fruits - ou châtaignes sont entièrement enfermés dans la cupule épineuse(1). Dans nos forets poussent également le hêtre, le charme,l'oune, le boulequ' le noiseticr'

lV.
l.

Résumé

ll Porte' pied, des f,eurs à étamines ct des feurs à pistil' Lc fruit ou sur le même gland est llxé dans une cupule. ll contient une graine à 2 cotylédon:' 2, La famille des Cupulifères, âux fruits entourés d'une cupule, n'a que dcs freurs sans pétales,les unes à étamines, lè3 autres à pistil. Ces plantcs (chêne, hêtre, châtaignier, etc'), généralement de Srande taille' con3tituent la plus grande partie de nos forêts.
Le chêne a un€ tiSe ligneuse très dure et des feuilles lobées.

V.

Exercices

1. Qu'observe-t-on sur la coupe d'une grosse btchc de chêne I 2. Quelle est li formê des fèuillêt du chênê I 3. Décrivez une Reur à éttmincs, une tlêur à Pl3tll I ,1. DÂns quoi le fruit du chênê êst-il ll)aé | Comment êst'il
constitué |

5. Décrivêt 1ê3llêuri à étâmines, lcs fleurs à piitil du nolætier. 6. Quels sont lês principaux c.ractères de l. famllle das Cupulifères I 7. Citez des Cupulifèrês. Pourquoi ces plÂntes ont-elles unc trandc importÀncê I
13, LES NOI

(r)

.Dc.la.

ôooù..

139

LES LILIACÉES

I. LA TULIPE
A. PLANTE EÎ FLEUR Fleur printanière, dès avril la-tulipe présente
ses

éclatants coloris pour la plus trande jole de nos yeux. De cette fleur magnifique, il existe plus de mllle variétés. Originaire d'Afrique et d'Asie, elle a été introduite dans nos pays il y a trois ou quatre slècles. Depuis, elle a toujours été cultivée car elle fait I'objet d'un commerce considérable. C'est surtout en Hollande que cette culture se fait sur une échelle importante; d'immenses champs,soitneusement entretenus, offrent, à l'époque de la floraison, un spectaèle fé€rique. o Observons un pied entier de tulipe : de la base d'un oignon, ou bulôe, recouvert d'une écorce brune, pârtent de nombreuses racines disposées en cercle. Sur le côté du bulbe prend naissance lne longue tige,
'I

2o Coupons le bulbe en long (fig. 1) : de la base part la tite. Elle est entourée d'écailles desséchées. Le bulbe lui-même èst formé d'épaisses écailles charnues avec, au centre, un bourgeon.
C'ert cê bulbe qui, I'en prochâin, doônera {euilles et fleur) La plante actuelle s'est forhée aux dépens des éciilles maintênânt desréchées.

30 La tige, verte, cylindrique comme un crayon, porte, en général, trois feuilles alternes, ovales, pointues à I'extrémité, plus ou moins pliées dans le sens de
la longueur.

40 Chaque feuille est aans pétiole mais elle entoure presque complètement la tige, formant autour de celle-ci une gqine. Nous ne voyons pas de nervure principale mais de nombreuses nervures porol,èles parcourent la feuille d'une extrémité à l'autre.

50 La f,êur, isolée au sommet de la tite, a la forme d'une cloche : I'ouyerture est diritée vers le haut.

éco illes

chornues
bou

-.Fi9e

60 Les sépales et les pétales se ressemblent beaucoup : comptons les grandes lames colorées. Observons ensuite la fleur par-dessous : 3 lames sont fixées au dehors,3 en dedans. ll ne s'agit donc pas de
6 pétales mais de 3 sépales et de 3 pétales.

êcô illes

.

/t..,\

desséchées 1.LE BULB
sépo les

TOCr

nes

Ler sépaies sont-ils disposés en fâce des pétàles nance avec ceux-ci | (fit. 2).

o!

en alter-

COUPE EN LONG

Détochons colice

et cotolle. Les 6 pièces se séparent

\l

1pédoncule

facilement une à une : elles sont libres entre elles.

70 Les étamines sont au nombre de 6 (fig. 3).
Elles sont souvent entraînées lorsqu'on détache les sépales et les pétales : il est alors facile de remarquer qu'elles sont placées chacune exactement en face d'un sépale ou d'un pétale (fig. 4).

pélo le! 2, FLEUF VUE DE

DESSOUS

80 Èxaminons une ieune étamine: le filet, très larle, est coloré en noir ou en jaune ou en violet.
L'anthère, également colorée et dressée verticalement

à I'extrémité du filer, est partagée en deux parries
égales par un sillon.

élo
3 LES ÉÎAMIXES E? LE PISÎI L

9o Dans une étamine plus âgée, I'anthère est ouverte suivant deux fentes, l'une à droite. I'autre à
gauche. Le pollen est ainsi libéré.

;-1
's

\ '''

-pél-o le

ou. sépole

10o Au centre de la fleur, le pistil (fig. 5) est formé d'une épaisse colonne verte, / oyoire, que coiffe une sorte de chapeau à trois cornes, le stigmote. Entre ces deux parties, un étranglement très court correspond au st/le.

E

ETAMINÊ
'11o

Coupons l'ovaire en travers (fig.5); exami-

ly le

nons-en, par transparence, une tranche mince distinguons 3 groupes de chacun 2 ovules.

:

nous

logi
ovo r ae

,

12o Coupons
alignés sur

orr..,rlg3

I'ovaire en long: les ovules sont toute la hauteur, lls forment donc 6 piles,
I lotes,
les ovules étant fixés à un

groupées 2 par 2.
L'ovairc est divisé en

5. LE PISl I L

pilier

ce.rtral.

141

B. OVAIRE ET FRUIT
feuilles modifiées se sont rePIiées suivant leur lontueur Pour se .ouder bord à bord, chaque bord Portant une rân8ée d'ovules' Cçs J parties se sont étalement soudées entre €lles. formant ainsi un ovair€ à I lotes.

1lo La constitution d€ I'ovai

rG

d. l. tuliPe

(fig. 6) : trois

ô3loç
6. FORIIAIION
DE UOVAIRE

fruit est formé par I'ovaire considéragrossi (juin-juillet). ll se dessèche et s'ouvre blement
140 Le

par 3 fentes situées au milieu des loges' libérant ainsi ses 6 rangées de graines empilées (fig.7).
-

-gl-oinês
UNE AUTRE FLEUR QUI RÉSSEI'IBLE A LA TULIPE (')

II. LE LIS BLANC
E DU FRUIT

onlhère

On le cultive pour parfum pénétrant.

ses splendides

fleurs blanches

au

orithàne
ou

veile

1o Le bulbe est recouvert d'écailles. Sur ses côtés se forment des Petits bulbes appelés (oieux' Puis le gros bulbe disParaît. Au PrinlemPs suivant' les caieux donneront chacun un nouveau pied de lis 20 Les feuilles alternes sont parcourues par des
nervures Porollèles.

3o Les f,eurs fiuin), groupées en Sroppe, s'éPanouissent du bas vers le hâut. Comme lafleurde tulipe, elles comP.ennent unco'ic€ de 3 sépoles blancs et une corolle formée de 3 pétoles'

de même couleur.
Les étomines,

au nombre de 6' se Prêtent bien

à

l'observation car elles sont de très grande dimension (fis. 8). Chacune d'elles est formée d'un filet blanc et à'Jn"'anthè.e iaune. Celle-ci, lorsqu'elle est mûre' par bascule à I'extrémité du filet et s'ouvre en long deux fentes. Elle libère alors un pollen iaune très abondant (fig. 9). Le Pistil est semblable à celui de la tuliPe mais son style est très long (1g. 10 et 11).

40 Le
(r

fruit
2

mûr est sec. ll s'ouvre par 3 fentes'

) c.

1.r.

111

lll.
la tulipe
:

La famille de la tulipe

Plusieurs milliers d'espèces de plantes ont, comme

o des feuilles à nervures parallèles: o des fleurs régulières ayant 3 sépales, 3
6 étamines, un ovaire à 3 loges.

pétales'

De plus, alors que les plantes étudiées Précédemment

ont des groincs è 2 cotllédons,les Sraines du lis et de la

tulipe ne possèdent qu'un cotylédon.

\
12. TLEUR DE cotcHlQUE

Ces plantes forment la famille des Liliacées.

lV. Certaines Liliacées sont alimentaires,
d'autres sont ornementales
consommons les bulbes. De I'osperge, nous mangeons les ieunes tites cueillies au moment où le bourgeon terminal sort de terre.

Nous cultivons pour notre alimentation le Po],eou, I'oignon ' I'oil, l'écholote dont nous

Parmi les Liliacées, quelques espèces sont très décoratives : tu/rpes' Jocinthes, lis ornent nos Jardlns. Le ioli muguet au parfum délicat croît dans les forêts.

V.
Dans

Résumé

1. La tulipe a un bulbe et des feuilles allongées à nervures parallèles. la fieur, on comPte 3 sépales et 3 Pétales colorés de la même façon, 6 étamines et un Sros pistil dont l'ovaire contient dans ses 3 loges de nom' breux ovules. 2. La famille des Liliacées groupe des Plantes dont les feuilles ont des nervures parallèles, Les graines n'ont qu'un seul cotylédon. Certaines Liliacées sont elimentaires (poireau, asperge...), d'autres sont ornementales (tulipe, jacinthe' lis...).
le

Vl.

Exercices

1. Que trouve.t-on à la bâse du pi.d d. tuliPê I 2. Comment sont faites lcs fêuilles de tulipe ! 3. Déc.ivez le calice et la corollê de la tulipe.
.1. Qu'obseryê-t-on en couprnt I'ovÂlae en travêas 5. Comprrez les teuilles du lis à c€lles dê h tuliPê.

I

6. Compù.Z dê meme lea flêurs des deux Plântes. 7. Quals ront les principâux c.ractères des Liliâcées I 8. Citêz quêlqud Liliâcé.s cultivées et dites pourquoi on
cultive.

les

Attention! le Col(higua d'âutomnê renfêrmê un violent

1!.UN! TULIPs

COUPES ÊN

ION6

poison (fi8. l2), 143

LEs cRAMtNÉEs

r. r-ç

sLÉ
FLEUR

A. PLANTE ET
Juin

ses épis innombrables Les délicaies étamines se balancent légèrement toul au long

: le blé forme

de l'épi encore vert. Étudions la modeste fleur dont dépend notre Pain quotidien.
rocires aPrès les avoir lavées. Celles qui Partent du piedsont àPeu près d'égale grosseu r. Nous nelrouvons pas de grosse racine PrinciPale mais au contraire un ces racines sont dites ioisceou de racines semblables :
foscicu/ées (fig. 1).

'!o Arrachons

un pied de blé et

observons

les

2(l LatiSe du blé est un chaume' Observons les næuds, ."nfl""ments de la tige, et les entre-næuds(fig 2)'
Coupons

en long une tige

:

celle-ci est pleine aux

nceuds, creuse dans les entre-nceuds.

chaume constituera la poiile, utilisée pour la litière des animaux. Desséché,

le

3o ObserYons une feuille allongé, Pointu à l'extrémité.

: le limbe en est très
de la feuille'

I-es nervures vont d'un bout à l'autre sans se ramifier ; elles sont porollèles.

Trouvons-nous dans la feuille de blé une nerrure Ptin'iDolê

et des nervures secondoires I
La feuille de blé s'attache à la tige d'une façon très

pârticulière :

"n""loppe

de Pétiole mais un étui très long qui la iige et que I'on appelle la go'ne (lig' 2)'
Pas

Ouvrons cette goine dont les bords se recouvrent sans se souder, A sa partle suPérieure, elle est prolongée

tr
144

par une Petite languette. A sa partie inférieure' elle ,'att"ch" tout autour de la tige, au niveau d'un nceud'
Obse/vors

est

goine Fot uonslorcn'e : comme pârcourue PÀr des nervur€s Paràllèles'

lo

le limbê' €lle

40 Observons un épi r il comprend un cerrain nombre de masses vertes qui semblent formées par
des écailles empilées; ce sont des p€tits épis ou épj,lets.

Le gros épi est donc un ensemble d'épillets.
Arrochons guelgues épil,ets pour mieux voir l'oxe sur lequel ils éraienr fixés (fig. 4). Chacun d'eux s'attache à un petit plateau, I'un étant à gauche, le suivant à droite, etc. ll y a donc deux rcngs d'épillets.

r. LES RACINES
FASCICULEES

, -.1-ige
1o ng
u

etlie

J
a

50 Étudions un épillet (fig.
Enleyons les glumes :

5) : à sa base nous

trouvons deux écailles; ce sont les glumes (r).

limbe o ne-. vures poro ll.

l

il reste, fixées à un axe, 3 ou 4

c

o

petltes masses dont chacune est une fleur.
Le! fleurs de la base de l'épillet sont les mieux développées.

CL

60 Observons I'une des f,eurs de l'épillet, choisie parmi les plus grosses; séparons-la de ses sceurs

2. TI6 E E1

FEUIL LE

(fie.6).
Écortons
melles (r).

les deux écoilles que I'on nomme glu-

L'une e une neryurê médiane prolontée par uôe pointc; f'autre, qui était emboîtée dans la première, e dcux nctvurcs,
une de châquê côté.

mes
DE

l]EflLLET

4. AX F DEL, EPI

fi

70 Les étamine3, dans une fleur jeune, sont enfermées entre les glumelles. Elles sont au nombre de 3. Lorsqu'elles sont mûres, leurs anthères, en forme de X allongé, pendent hors des glumelles, à I'extrémité
de

rtlets longs et ninces.

L'épi en est alors tout entouré et I'on dit que << le bléest enfleurs>>. Aumoindre choc, il s'en échappe une

très fine poussière que le vent emporte. C'est le pollen, libéré par les anthères. Celles-ci ne tardent
pas à se dessécher et elles se détachent alors aisément

de leur fragile filet.

glum

es'
EPILLET

80 Au centre de la f,eur se trouve un ovaire minuscule que surmontent deux stigmotes en forme de plume d'oiseau.

90 Concluons : dans la petite fleur de blé. nous n'avons observé que des étamines et un pistil enveloppés dans de simples écailles. Que nous sommes loin des brillantes corolles de la giroflée et de la tulipe! Et Pourtant c'est de cette modeste fleur que va naître le précieux train de blé.
(1) Glumc G! rluôelle 3on! d.r nomr lém'nins. 145

-aoi sill

le

-

B. FRUIT 10o L'ovaire se transforme en fruit après le rransport, par le vent, du pollen sur les stigmates' Ceux-ci, de même que les étamines, disParaissent'

p lo nFu

le
)E BLE

7. LE GRAIN

il

F9

r'in e

L'ovaire, bien à I'abri entre ses deux glumelles' devient le grain de blé. 'l1o Le grain de blé est un fruit à une graine (fie.7). ll ne s ouvre Pas. Sur une face, tl présente un rition, tu. I'autre. on distingue. Près d'une extrémité, un Petit disque qui est la piontu/e de la graine' pa|. ,a"nrpa."nce. A I'autre bout' des poils repré"r" les restes de la fleur. sentent

--J::,,',0,{
oll"

en long un grâin de blé suivant le sillon (1) (fig. 8) La graine' soudée au fruit' ne s'en ,ép"r" p"t. Sui le côte, on voit la Piontule' aPPliquée p". son unigra cotylédon contre une masse de forine' par Âu moulln, on séParera la farine du son formé
12o CouPons

I'enveloppe du grain.

9."-.'
EN LONG

UNE AUTRÉ PLANÎE QUI RESSEMBLE AU BLÉ

()

8. GRAIN COUPé

il.

L'AVOINE CULTIVÉE
à

1o Râcines, tiges,feuilles ressemblent beaucoup

-L'AvolNÊ-

celles du blé.

2o Les fleurs (Iin juin) forment une SropPe d'épillets portés par des pédoncules longs et fins (lig 9)' 30 L'éPillet comprend en général 3 fleurs enfermées à I'intérieur de deux longues glumes qui constitueront' ))' lorsqu'elles seront desséchées' la << balle d'avoine (fig. 10). '

oédo n.ul'. l' ép ille F

porte une lonnous trouvons deux glumeiles dont I'une

1o Étudiont la fleur qui est

à la base de

l'épillet

:

l"

,,n é/ ille lO LA GPAPPE D'ÉPtLLETS DE uAvolNE
Fleurs
ote

Z"lJ-.
o

,oi".ouae"' puis 3 étomines, à filet long et grêle' "u" l. "nfin un ovoire surmonté de deux stiSmotes Plumeux' 50 Deux des fleurs de l'épillet, Parfois une seule' ses gludonneront un fruit qui restera enfermé dans d'avoine' melles :c'est le grain 60 L'avoine est emPloyée pour la nourriture blé' elle des chevaux et des v;lailles' Comme le servent a est I'une des plantes dont les grains nourrir I'homme et les animaux domestiques et que I'on aPpelle des céréoles'
(1) G.ain qùi a séiourné 2'1 heùrês

!o. UN ÉT'iL LEl
116

ll"

d'o t oin")

d..s I'eiu

OUV ERT

(2)

c. M,2

lll.
.
o o

La famille du blé
:

De nombreuses plantes ont, comme le blé
des feuilles à nervures parallèles;

une tige creuse entre les nceuds (chaume);

des fleurs sans pétales,

à 3 étamines dont

les

anthères, mûres, prennent la forme d'un

X

allongé;

o des groires farineuses à un seu/ cotllédon. Ces plantes forment la famille des Graminées.

lV. Les Graminées sont particulièrement utiles à
1o Graminées

I'homme

les céréoles fournissent des farines dont cerraines sont à la (blé, seigle, orte, avoine, mais (fig. iO), erc.). Les Graminées fourragères servent à nourrir les bestiaux : elles forment I'essentiel des prairies.
base de notre alimentation On utilise aussi la conne à su.re, le bomôou, Io,fo (pâpier, cordetes).

utiles:

2o Graminées nuisibles
comme le chiendent.

:

cerlaines Graminées sont de

<< mauvaises herbes

>>,

V.

Résumé

l. Le blé a des racines fasciculées, une tige en partie creuse ou chaume, des feuilles à nervures parallèles. Les f,eurs forment un épi d'épillets. La graine n'a qu'un seul cotylédon. 2. La famille des Graminées est formée de plantes à tige creuse et à nervures parallèles. Les fleurs, sans pétales, sont groupées en épis. Elles ont 3 étamines. Les graines sont à un seul cotylédon.
Cette famille compte les plantes les plus utiles pour I'alimentation humaine (blé, avoine, orge, seigle...).

Vl.

Exercices

2. Comment est constituée la tiSe du blél 3. Comment sont fâites les feuilles du bléf Commenr

'1. Comment sont disposées l€s racines du blél

s

atrâ-

4.

chent-elles à la tiSe ? Pàr quoi esr formé l épi d€ blél
pârri€s d'une Ileur de blé? blé

6. Quelles sont lei difiêrentes
g lu me

5. Commênt les épillets sont-ils disposés sur I'axe de l'épil

lle

12. UNE FLEUR D'AVOINE

,l0. Comment est fâite la tiSe des Grahinées I l'1. Citez les principales Grâminées utiles cultivées dans votre
ré8ion. 147

7. Les épillets d'âvoine sont-ils Sroupés comme ceux du 8. Par quoi est constituée la bâlle d'avoine 9. Comperez la fleur d'evoine à lâ fleur de blé.
?

|

-légument
emolocem'
de lç

La plante A.
LES ORGANES DE

I

.odicule

LA

PLANTE

I . LE HAFICOT

'.r::..n
cotvlédons'\
illes

Précédemment nous avons observé les différentes

parties qui consti!uent les végétaux. Procédons une révision.

à

I. LA
'1,r

GRAINE

/t

2. LES @TYLEOONS sÉponÉs
Feu

Sous la peau ou té8ument, nous trouvons la future plante ou Plontuie formée de deux énormes cotylédons et d'un < germe > mrnuscule Dans ce dernier nous distinguons la rodicule,la tigeiie et la gemmule (fig 2)'
20 Observons des haricots en germination (fig' 3)' La rodicule déchire le tégument et se déveloPPe en une rocine qui donne naissance à des racines secondaires

Observons une graine de haricot

(fig l )'

,,!

colylédons

ou rodicelles. La tige/le devient une tige, la gemmuie s'épanouit

flét.irs

en une paire de feuilles séparées par un bourgeon qui ne tarde pas à se développer lui-même en un rameau
fe u

illé.

rod
TOCt

ic elles

Les cotylédons flétris tombent, mais la plânte est maint€nant en mesure de se nourrir Parses proPres moyêns Les réserves contenues dans les cotylédons ont servi à aliment€r lâ Plantule

ner

pendant sa trânsformÀtion.

II.
'.
GERM
I

LES RACINES

NAÎION OU HARICOT

3t, La racine principale de la girollée s'enfonce pivotonte' dans le sol comme un pivot j c'est une rocine Le blé, au contraire, nous afourni un exemple de rocines toutes à Peu Près de même taille'
fosciculées, La betterâve la cârotte sont des racines pivotantes Elles ont emmagasiné des réserves de nouttilute'

rod ice

llel

poils----

obsorbot

remarquons vers I'extrémité des poils nombreux et fins. Par ces Poils, la racine obsorbe I'eau avec les sub5tances que celle-ci a dissoutes, c'est-à-dire lo sève' Ce sont les po,/s obsorbonts

40 Obseryons

à la loupe des

radicelles

(')

:

(fit.4)'

5" Les racines fixent la Plante au sol'
d

issoules

4- riEAU DU SOL ESl ÀBSORSÉE PAR DÊS POILS
148

(1) CeÈle étude Peù! ê!rê résê'vé€ à h 2 'nné€ do Cours Moven ou eu Cou.5 SUPé.ieur (2) Metre drns Ieào lêt r.cines d'un€ Pl'nte (poit pâr exemPlê) p"rr.e d.n3 lê irble fin er .ff.(hé"v€' te3 Plus t"ndei Pré_

"y."t

bourgeon

l-errninol,'
bo,

"g.on..

Fer'ille -noeud _-

LES TIGES 60 Nous avon3 vu des tites herbacées (renoncule, pois) et des tites ligneuses (cerisier, chêne). 70 Une tiSe se compose de neuds et d'entrenceuds (blé): chaque nceud porte une ou plusieurs feuilles (fi9. 5). 80 Des bourgeons sont situés au sommet de lo tige (bourgeon terminal) er à I'oisselle de choque
feuille.
lls contiennent l'ébàuchc d un ramelu feuillé.

III.

enlne noeud

tt..
5. SCHÉMA

no"rd

D,UN! TIoE

90 Certaines

tiges sont souterraines, ce sont
:
la

des rhizomes (renoncule, primevère),
Les tjges aonticnnent parrois dês réJerves nutritives
pomrhe de terre est unê riga souterrtine renflée (ou tubercure).

6. SCHÉMA D'UNË

(giroFlee) (cerisier) ( chêne)
7, FÊUILLES AIUPLÉS

enlière deniée
-y'1

||r
FIUILL!'

IV. LES

FEUILLES

10o Les feuilles que nous avons étudiées ont généralement une queue ou pétiole et un limbe parcouru par des nervures (fig. 6).
La bese forme pârfois une taine (blé).

lobée

11o Le limbe pêut être simple ou composé de folioles (feuille du pois). Simple, il peut être entier (giroflée), denté (cerisier), lobé (chêne) (fig. 7 et 8). 120 L'étude de la disposition des feuilles nous

$

Fol;o1es.-

\r\r
8. FEUILLE COMPOSEE ( PO IS)

-

a permis d'observer des feuilles olternes (pois, chêne) et des feuilles opposées (mouron rouge) (fi9. 9). 13o A peu près toutes les feuilles sont vertes.
Écrasons des feuillas dans un peu d'alcool à 95o. La liquide devient vert. ll a dissous unê substance vêft€ qu€ contiênnênt les leuill€s et qu'on appelle l^.hlorophylle.

V. LES FLEURS
'l4o Les fleurs comprennent souvent à la fois des organes de protection (sépales, pétales) et des organes de rèproduction (étam ines, pistil) (fi9. 10).

(giroFlJe) (-ou.àn rouge) 9. DIgPOSITION DES FEUILLé;
'l5o

ollernes

oooosées

VI.
sève,

LES VAISSEAUX

Tous les organes d'une plante à fleurs contiennent des vaisseaux conducteurs de la
("'"-. d" (reprod.u c l--i to. scF Er4a

6"q"-i

E.xpérience: plonteons dans l'encl.e rouge la bese de Èmeàux coupés. Ti8es, feuilles et fleurs ne tardent pas à se colorer en route. Le liquide a cir€ulé dans des vdisseour tout comme le srng circule dans nos veines et nos ârtères. Le! nervurer des teuilles sont formées de vàisseeux.

149

La plante (suite) B. LA VIE DE LA PLANTE
COMME NOUS LA PLANTE RESPIRÉ

I.

Ë
t. ! RESPrFAllOll PRODUIT DU
6AZ CAREOIIqUE

1o Remplissons de champignons frais la moitié d'un bocal divisé dans le sens de la hauteur par un morceau de treillage. Bouchons soigneusement. Une heure plus tard, nous constatons qu'une allumette enflammée plongée dans le bocal, s'éteint (r). Un peu d'eau de chaux versée le long de la paroi laisse une trace blanche. Ces plantes ont don c rejeté du goz corbonigue. De plus' elles ont cbsorbé I'oxygène de I'air. C'est le phénomène de Ia.esPirotion. 20 Cela a lieu aussi bien le jour que la nuit.
comme un tubercule de Pomme de terre, une râcine de carotte ou un châmPi8non.
La r€spi.âtion a lieu dens les organes de la Plante : dans les parties vertes. comme les f€uilles, et dans les Parties non vertes

COMME NOUS LA PLANTE TRANSPIRE
11.
30 Écrasons des racines charnues ou des ieunes tiges : la plante contient de l'eou.
Ellê puise cette eau dâns lê sol 8râce âux poils absorbants

3.

LA RESPIFAl ION
SE

DIMIXUER LE POIDS

4. LA ÎPANSPIRATION FAIÏ
D

rT-l 1u-,
Ê LA

FAIÎ JOUR ET NUII

40 Plaçons une salade balance et faisons la tar€.

sur le plateau d'une

Quelques heures aPrès, nous constâtons quê lâ Plante â diminué de poid5. De plus ses f€uilles se sont flétries. Nous savons du reste qu une Plante Privée d'eâu se fane comm€ une plante coupée.

La plante perd donc conslamment de I'eau par
trcnspirotion.

la

lJn bouleau de taille moyenne reielte âinsi châque iour environ 500 kE d'eaù.
Le iardinier a soin, en Période de sécheresse, d'arroser ses létumes. Les rêtions trop sèches et non irrituées sont
désertiques.

50 Les plantes nê Peuvent se passer d'eau.

1il. coMME NOUS LA PLANTE S'ALIMENTE
60 L'eau qu'elle absorbe dans le sol contient en solution différentes substances nutritives.
La sève monte des racines dans lei feuillês. On la voit sourdre en ebondance toasqu'on couPe un sarment de vitne en avril. On dit âlors qu€ la vitne <( pleure ). (l ) Le même essai . été t i! :t, déblt de l'èxPérience.

TRAN3PI RAlION

7o Dans les feuilles, la sève s'enrichit d'un aliment gue lo plqnte prcnd ri I'oir. Celle-ci utilise en
effet le goz corôonigue contenu dans I'air, le décompose en orygène qu'elle rejette et en corbone qu'elle garde pour constituer, avec la sève montée des racines, les aliments dont €lle vit80 Ce phénomène ne se produit que dans les perties yertes des plantes, feuilles et jeunes tites, grâce à la chlorophylle qu'elles contiennent. ll ne se produit que le jour, On I'appelle ossimÈ
loti on chlo tophvl I ien ne. L'homm€ et les ânimaux, eux, sont incapebles d'utiliser einsi lê 8az carbonique d€ I'air.

FONCT I ON
CH LORO FHYLLI EN NE

IV. LA PLANTE CONSTITUE
PARFOIS DES RÉSERVES 9o Les réserves sont emmagasinées dans
7.
des

LA

FONCTION

NE SÊ,

FAII QUE LEJOUR

CHLOROPHYLLIEN E

rocines (carotte, radis), des tiges (chou-rave, tubercules de la pomme de terre), des groines, etc,

tion

Dans lâ carotte, les réserves sont utiliséei lors de la forlna-

ligen.

tf

Dans les

des fleurs, c'est-à-dire eu cours de la deuxième année. trainei, elles servent au dévêloppement de la plentule.

L'homme détourne à son profit les réserves accumulées par la plante.

V. ENFIN LA PLANTE
tube)-cu le 8. tA POI|ME De TEPRç,
(

SE

veux ---.--\bo..,.geons)

DAIS UN TUBERCULE

ACCUMULE DEs FIÊSERVES

REPRODUIT 10o Dans les plântes à fleurs, se forment des g.oires qui, en germant, donnent naissance à une
nouvelle plante.

r. Une prante à partir de ra pranture d,une graine. Elle èst formée dè racines, d'une tige et de feuilles. Les racines puisent dans le sol I'eau et des substances nutritives disroutes. La tige porte feuilles et bourgeons. Les feuilles au limbe plus ou moins découpé-contiennènt de la chlorophylle. La sève circule dans des vaisseaux. 2. Sans cesse la plante respire, c'est-à.dire absorbe de I'oxygène et

"..u".,.rr""I,:rÉr:.::.:

reiettè du gaz carbonique. De plus, pendant le jour, grâce à la chlorophylle, elle utilise le gaz carbonique de I'air, conservant le carbone êt reietant I'oxygène. Par la transpiration, elle relette de I'eau, Les plantes à lleurs se reproduisent généralement par des graines.
,1,

vil. EXERCICES
6. Qu'est-c. que la transpirâtion des plâôtes I 7. En quoi consiste I'assimilition chlorophylfeuillel

Décrivez la 8€l.minâtion du haricor. 2. A quoi servent les racines de lâ plante I 3. Que rrouve-t-on sur un€ tige I
1. Quelles soôt les différentes partie5 d'une
5.

ei q""i .o".i.i" r".".pi."tion a"" pr""...

i

8. Dans quels ortanes les plântes peuvent-elles emmegesiner des réserves I
151

PLANTES SANS FLËURS
(Leçons pour

le

Cours Suxrieur)

l.

Les Fougères

LE POLYPODE
Le polypode pousse aussi bien dans les bois que sur les vieux murs ou sur les rochers. . 1o Arrachons un pied de polypode (fig. 1) : nous découvrons une grosse tige souteuaine, dure comme du

rhizome. Les jeunes feuilles sont enroulées en crosse. Dessinons une feuille entièrement déyetoppée; sa forme jeu"e Feuille générale_est triangulaire. Un long pétiole se prolonge en caosse en une forte nervure principale. De celle_ci partent des nervures secondaires dans chacun des grands lobes qui découpent le limbe.

bois, recouverte d'écailles brunes; c'est un .hizome. 2o Au rhizome sont fxées des rocines, de couleur brune également, 30 De grandes feuilles partent également du

péiiol,e

4o Observons la face inférieure de la feuille : sur un grand nombre de lobes, nous voyons, alignées sur deux rants parallèles, et de part et d'autre de la

(lie.2). roctne
Ê,NTI È R E

nervure, des taches rondes de couleur verte ou marron 5o Observons ces taches

I. LA PLANTE

formées par la réunion de nombreuses petites boules appelées sporonges, qu'un petir filament attache à la
feu

à la loupe :

elles sonr

ille.

6o Des sporanges s'échoppe une,lre poussière for_ mée de petits grsins oppelés spores (fig. 3). Les spores Peuvent germer et donnent une petite lame verte sur laquelle se développe ensuite un nouveau polypode.

\\

g.o Jpe de

2. UN LOAE DÊ LA FEUIÙLE (FACE ILLE INFÉRlEURÊ)

spo.o hges neavure

nÉsut-lÉ
'1. Le polypode possède une tige, des racines et des feuilles. ll ne lteurit lamais; il
se

reproduit par des spores, 2. Les Fougères sont des plantes

sans

I
spores
vues por-

fleurs; elles possèdent des racines, des tiges et des feuilles.

lronspor.
a.

I
d

EXERCICES
1.
Décrivez une feuille de poj/pode. 2. Les Fougèrês ont-elles des fleu6l Commenr se reprouisênt-elles I

uN sPoRANeÉ

ouvÊRT ( eRossi too Fotst

sporon9esr/ . sporê rÈiruÉ iurs

152

ll.
LE
-Feui

Les Mousses

POLYTRIC

lles

Mousses qui, dans nos tapis épais et moelleux. 10 Observons

Le polytric esr une des nombreuses espèces de forêts, revêtent le sol d'un
un pied de cette modeste plante.

Le polytric possède des tiges rampantes et des tiges dressées, très fines (fig. 1), mesurant quelques centimètres de hauleur. 20 Les tites dressées portent des petites feuilles allongées, pointues, sans pétiole, serrées les unes contre les autres.

Filoments

oiFFe
30 Pas
quelques filaments

I,

POLYÎRIC

de vérit.bler r'cines, mais seulement qui, partanr de riges rampantes,

fixent la plante au sol.
,coi F te 40 Observons de5 polytrics en été. Un certain nombre de tiges feuillées sont alors prolongées par un long filament grêle ou soie que termine un

renflement allongé (fig. 2).

-

-

Ce renflement est lui-même formé par une sorte de boîte appelée urne, fixée au sommet de la soie, et protégée par un curieux chapeau pointu, la coinË.
2.POLYTRIC
PO

FTANT UNE UR Ë sore

50 Lorsqu'elle est mûre, I'urne s'ouvre par un couvercle et en même temps, la coiffe tombe. ne
Les spores que conrenait I'urne sont ainsi libérées; en germant elles donneront de nouveaux pieds de

-

polytrics.

5,

l-UFNE
u

RÉsUMÉ
aôe

GROSSte

4.ljURNE SANS I.A COI FFE

l. Le Polytric a une tite et des feuilles; il est dépourvu de vraies racines. ll ne
donne iamais de f,eurs et se reproduit par
des spores.

couveac t!

2. Les J{ousses sont des plantes

rans

fleurs ; elles posrèdent der tiges et des feuilles mais n'ont pas de racines.

EXERCICES
t. Que porte le Polytric à la
2.

place de racinesl Comment les spores d€ I urne sont-elles libéréesl 153

lll.

Les Algues

LE FUCUS'"
On I'appelle communément vorech, ll pousse sur les rochers battus par la mer. Nous pourrons au besoin nous en procurer chez le marchand de coquillages.
t

lolieur

10 Observons la façon dont la plante se fixe au rocher : nous ne trouvons pos de rocines mais de simples c.ompons qui s'accrochent aux pierres (lig.'l).

20

Lâ plante est formée de rubans plats

qui

ne ressemblent ni à des tiges, ni à des feuilles. Charnus,
assez épais, de couleur brune, ces rubans sont légère-

ment renforcés en leur milieu. lls portent de part en part des renflements de forme ovale (fig. 2 et 3). Ouvrons l'un de ces renflements i il est creux. ll joue le rôle d'un f/otteur et permet à la plante de rester
dressée dans I'eau.

I. LA PLANÎE

I,NII!R!

30 L'extrémité des rubans porte des masses en forme d'ceufs, de couleur orangée ou vert brun.
Ces renflements servent à la reproduction (tig, 3). Des unes et de! âutres t échàppent des grains extrèmement
petits qui, aprèr leur union, donneront naissance
à

de nouveaux

4() Plongeons un fucus dans

chaude
cTomoons

: il

de I'eau douce et devient vert. Le fucus contient de la

chlorophylle, comme toutes Ies plantes que nous avons étudiées jusqu'ici.

RÉSUMÉ

2

FIE LE FUCUS

COMMEXT SE RAMI-

oxe rentorcé
Floll-eur .e^Êé rrlenls pou. lo production

1. Le fucus est une plante marine qui vit fixée aux rochers par des crampons. Formé de rubans plats munis de llotteurs, le fucus n'a ni racine, ni tige, ni feuilles et ne fleurit
Pas.

2, Les Algues sont des plantes sans fleuri qui ne possèdent ni racine, ni tige, ni feuilles mais qui contiennent de la chlorophylle. Elles vivent généralement dans
I'eau.

EXERCICES
1. Décrivez un pied dê fucus. 2. comment montre-t-on que le fucus conti€nt de la chloro_
phylle I (1) Fùcus vésiculeut.

D'UII RAMEAU
154

lomelles

lV. Les Champignons LE CHAMPIGNON DE COUCHE
En automne, le rosé apparaît dans les prés après les pluies, lorsque le temps est chaud. On le cultive sur des << couches >> de fumier de cheval; c'est pourquoi on I'appelle chompignon de couche1o Observons un champignon

mûr (fig. 1). ll

est

t.LE cHAMptcNoN DEcoUcHE Le pied, lisse et blanc, Porte à la Partie supérieure tn onneou blonc. Le chopeou est Sarni à sa face inférieure de fines chopeou-lomelles rayonnantes.

llomelles
20 Observons un jeune champignon, non encore ouvert; coupons-le en long (fig. 2). Les lamelles, de couleur rose, sont complètement enfermées à I'intérieur du chapeau. Pour s'guvrir, ce dernier se déchirera, laissant subsister un anneau autour du Pied.

- -pied

chomp jeune 2-COUPES EN LONG

3o En vieillissant les lamelles noircissent. Posons un chopeou ouvert sur du paPier blanc (fig. 3). Une poussière noire se dépose peu à peu ; elle est formée de spores extrêmement petites. Ces dernières peuvent reproduire le cham piSnon. 40 Un champignon est I'appareil reproducteur d'une plante. Le reste de cette plante est formé de longs floments enchevêtrés qui se développent
dans le sof (blonc de chompignon) (fig.4).

50 Le champignon ne contient pas de matière verte. DEs IAI,I ELLES

RÉSUMÉ 1. Le champignon est formé de longs fila' ments sur lesquels se développent des appareils reproducteurs qui donnent des
sPores.

2. Le groupe des Champignons réunit les plantes sans f,eurs qui n'ont ni racine, ni tige, ni feuilles, ni matière verte.

EXERCICES
FiloÂe.,ts (blonc de Chompignon) 4. LA PIAIITE ENTIÈFÊ,
1. Décrivez l'appàreil reProducteur du chamPiSnon 2. Qu'appelle-t-on
<<

de

blanc de chamPisnon

)l
'155

la classification
PLANTES

A

FLEURS
a a.)

(I,

PLANTES SANS FLEURS

/<=,',,3,. t,J '.,

.

';

,'.1

des élamines

et leur pollen...
pas de vaisseaux
conducteurs de lâ sève

des vaisseaux
conductêurs de la sève

un pistil

et

ses ovules,

,*{
fu

\de,a

de la

tures graines...

I

sraines à

i

cotytédonl

-/

(')
trâin

\__ E."j""t

à2

.;t;I;E

(')

Ex. le

de blé.

feuilles de ces plantes ont les nervures parallèles

Les feuilles de ces plantes onr
des nervures

$t,,tf
(")

pâs de pas de feuill€s.

,"0",,10n"'" tites,

pas de r ites,

pas de feuilles.

dêr tl8c', d€r Lulll.r,

ramifiées


(')
à fleurs et Plantes sans fleurs. Ler Plantes à fleurs se reproduisent par des graines qui ont généralement I ou 2 cotylédons. 2. Les Plantes à I cotylédon ont des feuilles à nervures parallètes. Ellcr se divisent en plusieurs familles comme les Liliacées (tulipe) et les Gre. minées (blé). 3. Les Planter à 2 cotylédon: présentent des feuilles à nervures ramlflées. Elles se partagent en 3 groupes suivant que leurs fleurs sont à pétalêt libres, à pétales soudés ou sanr pétales. Chaque groupe se divise à ron tour en familles, 4. Les Plantes sans fleurs comprennent les fougeres, pourvues de vairseaux conducteurs de la sève, et les groupes des champignons, des algucr et des mousses qui n'ont pas de vaisseaux.

,\
Leurs fleurs

w
V
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F;r,'é";l F"p,trtE

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pilE -1

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(')

Fpé,d";ril;l

>-FE;l;;;dél

- Conclusion 1. Les Plantes se divisent en Plantes

Résumé

f$
llés,-r"-,,",l F;-,,IÆl
re

Exercices
de ses graines I 2. Le seigle a des graines à un cotylédon. Commenr sont disposées les n€rvures de r.! Lulllar I 3, Donnez les ca.actères du troupe des Fougères. En quoi les Fourères diffèrenr-êllcr dÙ lloullr I

) !.r Dlrn!.. à ll.uri forment un Emb.âôchêmenr. (Dan' un des3èin de limprifi<àrion, on à ériminé rnr.r I oyulôr nur (pin) po'rr ne r.rirer que cetoi des ptanre3 à ovutes enctô,.)
Cio'r.r d.! mono(orylédonê3 ei de. di<or/lédones.

'1. Le chôu appertienr à lâ famille des Crucifères. eue pouvez-vous dire de ses fleurs, dG tal laùtll.t,

.,

TABLE DES MATIÈRES

l.
1

Notions sur I'air, les combustions' I'eau
4 6 8

- LES CORPS SOLIDÊS" L',EAU, LES CORPS LIQUIDES " EÎ HoRIZoNTALE 2 - LA suRFAcE l-tsfi.e ôe u'eeu Esr PLANE
3 J NOTIONS SUR

L'AIR
: LA
COMBUSTION DU CHARBON DE

,b

Notions sur ,es combustions

BOIS "

" -

10 12 11 16 18 20 22 21 26

s'Nogions su, ,es .ombustions
6 - Notions 7-

su' ,es .ombustions

I :

LA COMBUSTION

DU PÉTROLE
QU'EXIGENT LES COMBUSTIONSI

QUE PRODUISENT'

8-LA DILATATION OE L'EAU .''".,"' 9. LE THERMOMÈTRE A LIQUIDE lO- L'edu : LES EAUX NATURELLE5 ET L'EAU POTABLE SOLIDIFICATION DE L'EAU ' 11 - L'êou : FUSION DE LA GLACE ET ;; -;'""; , vAPoRlsArloN rr rtQuÉrecrtoN ET CRISTALLISATION DU 13.I'CCU : PROPRIÉTÉS DISSOLVANTES; DISSOLUTION
I4-L'COU: ÉVAPORATION DES EAUX

LA DILATATION DES SOLIDE5

SUCRE

"

28 30

NATURELLES

ll.
15- Lo <ào'pcnre du corls humoin:
LES

L'hômme
3,1

OS DU TRONC ET DES MEMBRES 16-Lo chorp.nte du.ot!s hÙmoin: LES OS DE LA TÊTE FORME ET LA CONSTITUTION DES oS 17 - to chotpente du cotps humoin : LA
18 - L'àommc se meut

36 38

I

LEs MUSCLES

,()
42 44 46 48
50 52

5.{

56

- lc tronspon de l'oxygènê et dês motières nutritivas dons lc cotps ftumo,'l : LE SANG 29 - Le trdnrpo.t de I'oxygène et der mdtières nutritives ddni l. cotqs humoin j TRANSfORMATIONS
28

SUBIES PAR LE
30

SANG..,,,..,...
.

60 62 64

- le

.orps humoin se déborrosse dc s.J poisons : LE FOIE, LES REINS. LES GLANDES SUDORIPARES.

3t -

LES ORGANES DËS SENS ET LE SYSTÈME NERVEUX.. , , , , , . ,

lll.
32 33
3,{

Les animaux
66 68 70

- LEs AN|MAUX. LE

MATÊ.RIEL

. LE CHAT
- LE CHIEN. LES CARNIVORES
LE LAprN. ies roncÉuns LA IAUPE. LES INSECTIVORES LE CHEVAL. LE GROUPE DES CHEVAUX LE BGUF. LES RUMINANTS LE PORC. LES PORCINS

35 36. 3738 39.

,.

.r-.,.. ........ ... .. ):
.r......................
.

72 71 76

t8
æ
a2 84 86 88

40 - LEs MAMMFÈRES 41 -

.........

LA POULE,,,,,,
LES OISEAUX

.t2. LE PIGEON.
43

- LE LÉZARD
COULEUVRE,
LES REPTILES

,',t. LA

90

.t5 - LA GRENOU|11E ,t6 - MÉTAMoRPHosEs DE LA GRENoUILLE, LEs BATRACIENS
,{7

................

..,,.......,.,,.., .......

.91
96 98

- LA CARPE
VERTÉBRÉS

48 - LEs PorssoNs. LEs 49 - LE
50

HANNETON

........

100
'102

- LES INSECTES sl - L'ÉcREVrssE. LEs cRUsrAcÉs s2 - L'ARATGNÉ€. LE GRoupE DEs ARATGNÉEs. LEs ARTrcuLÉs
53

1U
106 108
1'10

- L'ESCARGOT. LES MOLLUSQUÊS
VERS

5.t. LE VER, LE GROUPE DES

112

lV.

Les plantes
'111

116
118
'120

122 124

LE FRAtstER. LEs RosAcÉEs...

..

.

176
't

28

159

130
'|

32

13,t 136 138

't,o
112

14
116
1,18

150 152 15,t

76 - LES ALGUES. LES CHAMPIGNONS 77 - CLASSIFICATION DES PLANTES

156

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