Fiche d’application LA RÉGULATION ET LA PROGRAMMATION DES INSTALLATIONS DE CHAUFFAGE A EAU CHAUDE Cas des installations de chauffage non mixtes

Une installation de chauffage non mixte est une installation constituée d’un système de chauffage assurant la totalité des besoins. Ainsi, un local n’est desservi que par un seul système de chauffage. Par opposition, une installation de chauffage mixte est une installation constituée d’un système de chauffage de base assurant la majeur partie des besoins et un système de chauffage dit d’appoint assurant le complément par rapport au système de base si les conditions le nécessitent. Attention : Un système de chauffage à eau chaude constitué par exemple d’un plancher chauffant basse température au RDC d’une maison individuelle et de radiateurs à l’étage est un système de chauffage non mixte. PREAMBULE Le rôle de la régulation centrale en chauffage à eau chaude est de limiter la puissance disponible au niveau des émetteurs terminaux. C’est une pré-régulation qui facilite la régulation terminale. Pour les installations de forte puissance, il s’agit souvent d’une régulation en fonction de la température extérieure et pour les installations individuelles, il peut être choisi une régulation en fonction de la température intérieure par un thermostat placé dans une pièce qui agit au niveau central sur la chaudière. Le rôle de la régulation terminale est d’individualiser la température de chaque local compte tenu des variations climatiques et des apports gratuits dans le local. Le rôle de la programmation du chauffage est de permettre la pratique de l’intermittence du chauffage : régimes de fonctionnement différents (régime normale, régime de réduit, régime de hors gel, régime d’arrêt et régime de pleine puissance). La RT2000 impose des exigences minimales pour le dispositif de réglage automatique du chauffage (c'est-à-dire pour la régulation terminale et centrale ) et pour le dispositif de programmation (c'est-àdire le programmateur). Les exigences sur ces dispositifs de régulation diffèrent selon le type d’émetteur et la surface des locaux concernée par la régulation. DEFINITIONS Occupation discontinue (cf annexe III arrêté du 29 novembre 2000) : Un bâtiment ou une partie de bâtiment est dit à occupation discontinue s’il réunit les deux conditions suivantes : Il n’est pas destiné à l’hébergement des personnes, Chaque jour, la température normale d’occupation peut ne pas être maintenue pendant une période continue d’au moins dix heures. Les parties de bâtiments ou les bâtiments ne répondant pas à ces deux conditions sont dits à occupation continue.

EXIGENCES MINIMALES POUR LA REGULATION (cf article 47-1) Si le chauffage n’est pas assuré par un plancher chauffant à eau chaude fonctionnant à basse température alors l’installation de chauffage doit comporter par local desservi un dispositif de réglage automatique en fonction de la température intérieure (c'est-à-dire un régulateur terminal qui agit en fonction de la température du local) et un dispositif d’arrêt manuel de chauffage. Dans le cas d’une insallation de chauffage par radiateurs, ceci peut être réalisé à l’aide de robinets thermostatiques. Si l’installation comprend en plus des robinets thermostatiques un thermostat d’ambiance dans une pièce principale pour une action centrale sur la production de chaleur, il n’est pas obligatoire d’installer un robinet thermostatique dans cette pièce. (cf article 47-1) Si le chauffage est assuré par un plancher chauffant à eau chaude fonctionnant à basse température alors, le dispositif de réglage automatique en fonction de la température intérieure peut être commun à des locaux d’une surface totale maximum de 150 m². (cf article 48-2) Pour un bâtiment autre que d’habitation, si les 3 premières conditions suivantes sont réunies, et pour un bâtiment d’habitation si les 4 conditions suivantes sont réunies: : chauffage assuré par des émetteurs raccordés à une génération centrale de la chaleur, La génération centrale de chaleur dessert une surface de plus de 400m², La surface desservie par la génération centrale comporte plusieurs locaux, le réseau de distribution ne sert pas à la fois au chauffage et à la production d’eau chaude sanitaire décentralisée. alors : Le système de chauffage doit comporter en plus des dispositifs de réglage automatique en fonction de la température intérieure (cf article 47 – 1), un ou plusieurs dispositifs centraux de réglage automatique de la fourniture de chaleur qui soit fonction au moins de la température extérieure(*) (régulation centrale au moins en fonction de la température extérieure), Un même dispositif central de réglage automatique de la fourniture de chaleur peut desservir une surface d’au plus 5000 m². Dans le cas d’une insallation de chauffage par radiateurs raccordés à une chaudière fonctionnant au gaz naturel, ceci peut être réalisé selon différentes façons, ci joint deux configurations ( non exhaustives) : Configuration 1 : La régulation centrale peut se faire par un régulateur qui agit sur la température de départ d’eau dans la chaudière en fonction de la température extérieure (courbes de chauffe) et la régulation terminale peut se faire à l’aide de robinets thermostatiques
Configuration 2: Les régulations centrale et terminale se font en fonction de la température intérieure. Un thermostat d’ambiance placé dans une pièce sert de régulation centrale par action sur la chaudière (action sur le bruleur) et des robinets thermostatiques pour la régulation terminale sur tous les radiateurs sauf ceux situés dans la pièce comprenant le thermostat d’ambiance

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Norme en vigueur : NF EN 12098-1 régulation pour les systèmes de chauffage – partie1 : équipements de régulation en fonction de la température extérieure pour les systèmes à eau chaude.

EXIGENCES MINIMALES POUR LA PROGRAMMATION (cf article 50) Toute installation de chauffage à eau chaude desservant des locaux à occupation discontinue (cf définition donnée plus haut) doit comporter un dispositif de commande manuelle et de programmation automatique au moins par une horloge permettant : une fourniture de chaleur selon les 4 allures suivantes : confort, réduit, hors gel et arrêt, une commutation automatique entre ces allures. Lors d’une commutation entre deux allures, la puissance de chauffage devra être nulle ou maximum de façon à minimiser les durées de phases de transition. Plusieurs grandes familles de produits répondent à cette exigence : les horloges de programmation qui commandent le changement de point de consigne des régulateurs intégrés ou non dans les émetteurs, les thermostats programmables qui assurent à la fois la fonction régulation et programmation, les programmateurs d’intermittence utilisés dans certains bâtiments tertiaires, les systèmes de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) qui permettent de faire varier les consignes des régulations terminales en focntion d’un programme horaire.

Ces appareils peuvent intégrer ou non une fonction d’optimisation qui fait varier l’heure de changement de consigne selon la température intérieure ou extérieure.

Un tel dispositif ne peut être commun qu’à des locaux dont les horaires d’occupation sont similaires. Un même dispositif peut desservir au plus une surface de 5000 m².

CALCUL DU COEFFICIENT C SELON LA METHODE DE CALCUL TH-C: LES ENTREES POUR LA REGULATION La seule entrée qui concerne le système de régulation proprement dit est la classe de variation temporelle. La variation temporelle dépend du type d’émetteur et du type de régulation qui lui est associé. En référence, le couple formé par l’émetteur et sa régulation a une variation temporelle de classe D. Le tableau qui suit donne la classe de variation temporelle à considérer en fonction du couple ‘émetteur – régulateur’ (la liste n’est pas axhaustive). Couple ‘émetteur – régulateur’ Radiateur muni de robinet thermostatique Classe de variation temporelle - Si le robinet thermostatique est admis à la marque CENCER : classe D - Si le robinet thermostatique n’est pas certifié : classe E - Si le régulateur dispose d’un PV d’essai(*): Classe de variation temporelle figurant sur le PV d’essai - Si le régulateur ne dispose pas d’un PV d’essai(*) : classe E
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Radiateur avec régulateur de température intérieure déporté Plancher chauffant à eau chaude avec régulateur de température intérieure Ventilo- convecteur 4 tubes avec régulateur de température intérieure déporté.

Ventilo-convecteur 2 tubes – 2 fils (la fonction chauffage étant assurée par les deux fils et par les deux tubes) avec régulateur de température intérieure déporté.

- Si la régulation se fait par zone : classe D - Si la régulation se fait par local : classe C - Si le régulateur dispose d’un PV d’essai(*): Classe de variation temporelle figurant sur le PV d’essai - Si le régulateur ne dispose pas d’un PV d’essai(*) et qu’il permet l’arrêt total de l’émission : classe E - Si le régulateur ne dispose pas d’un PV d’essai(*) et qu’il ne permet pas l’arrêt total de l’émission : classe F - Si le régulateur dispose d’un PV d’essai(*): Classe de variation temporelle figurant sur le PV d’essai - Si le régulateur ne dispose pas d’un PV d’essai(*) et qu’il permet l’arrêt total de l’émission : classe E - Si le régulateur ne dispose pas d’un PV d’essai(*) et qu’il ne permet pas l’arrêt total de l’émission : classe F

Le PV d’essai doit provenir d’un laboratoire indépendant pouvant caractériser les produits par leur variation temporelle (méthode de test SIMTEST) dans l’attente de la publication de la norme préparée par le CEN TC247 WG6). La liste des produits disposant d’un PV d’essai est sur le site : http://kheops.champs.cstb.fr/Simbad/Regulation/Rapport_Essais/Rapport.aspx Dans l’attente qu’un laboratoire indépendant puisse caractériser les régulateurs pour les planchers chauffants à eau chaude par leur variation temporelle (méthode de test SIMTEST) et dans l’attente de la publication de la norme préparée par le CEN TC247 WG6
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CALCUL DU COEFFICIENT C SELON LA METHODE DE CALCUL TH-C: LES ENTREES POUR LA PROGRAMMATION Deux entrées sont nécessaires pour le calcul du coefficient C : Une entrée indiquant si le programmateur est conforme ou pas aux normes ou avis techniques en vigueur. En référence, le programmateur est conforme aux normes ou avis techniques en vigueur Cas des programmateurs : Si le programmateur est conforme au cahier des charges UTE Programmateurs à intermittence pour le chauffage – Aptitude à la fonction : UTE C 47-107 (juillet 2000), alors l’entrée Th-C est : programmateur conforme, sinon, l’entrée Th-C est : programmateur non-conforme(1). Cas des optimiseurs : Si l’optimiseur est conforme à la norme NF EN 12098-2 Régulation pour les systèmes de chauffage- Partie 2 : optimiseurs d’intermittences pour les systèmes de chauffage à eau chaude, alors l’entrée Th-c est : programmateur conforme, sinon, l’entrée Th-C est : programmateur non conforme. Le type de programmateur d’intermittence : il s’agit d’un choix dans une liste En référence : Cas de locaux à occupation discontinue : le programmateur d’intermittence est à heure fixe avec contrôle de l’ambiance, Cas des locaux à occupation continue où le programmateur commande une surface inférieure ou égale à 400m² : le programmateur d’intermittence est à heure fixe avec contrôle de l’ambiance, Cas des locaux à occupation continue où un même programmateur commande une surface supérieure à 400m² : le programmateur d’intermittence est à heure fixe sans contrôle de l’ambiance.

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Cette solution est transitoire dans l’attente de la publication de la norme ‘NF EN 12 098-5 : régulation pour les systèmes de chauffage – Partie 5 : Programmateurs d’intermittences pour les systèmes de chauffage’

Le tableau qui suit donne pour certains types de programmateurs le type d’appareil à considérer comme entrée des règles Th-C (la liste n’est pas exhaustive) : Dispositif de programmation Thermostat programmable assurant une régulation centrale en fonction de la température intérieure (action sur la génération et/ou sur la distribution) Programmation des régimes associée à une régulation seulement en fonction de la température extérieure Programmation des régimes associée à une régulation en fonction de la température extérieure ( courbes de chauffe) et à une régulation en fonction de la température intérieure Optimiseur avec contrôle de l’ambiance Système de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) qui permet de faire varier les consignes de température des régulations terminales en fonction d’un programme horaire. Système de Gestion Technique du Bâtiment (GTB) qui permet de faire varier les consignes de température des régulations terminales en fonction d’un programme horaire et qui assure une optimisation des relances Type de programmateur (entrée Th-C) Programmation à heure fixe avec contrôle de l’ambiance Programmation à heure fixe sans contrôle de l’ambiance (courbes de chauffe) Programmation à heure fixe avec contrôle de l’ambiance

Optimiseur avec contrôle de l’ambiance Programmation à heure fixe avec contrôle de l’ambiance

Optimiseur avec contrôle de l’ambiance