3
Principaux enseignements (1/2)
La vague de septembre de
l’Observatoire
de
l’opinion,
réalisée les 14 et 15 septembre par téléphone auprès de 969 personnes, montre que la baisse de popularité du couple exécutif se poursuit. 7 jours après son intervention télévisée et
l’annonce
de mesures visant à redresser la situation nationale, les opinions positives à
l’égard
de François Hollande se situent désormais en deçà de la barre des 50%, à 49% (-4 points par rapport à juillet). Dans son sillage, Jean-Marc Ayrault voit sa popularité baisser de 6 points à 50%
d’opinions
positives.
- François Hollande voit les opinions positives à son égard baisser de 4 points à 49% alors que la défiance des catégories
précaires se poursuit et que la satisfaction s’amenuise auprès de sa base électorale
-
La baisse de la popularité concernant François Hollande en tant que président de la République se poursuit en septembre, 49%des Français déclarant
qu’ils
en ont une opinion positive soit une baisse de 4 points. Cette mesure ayant été réalisée après
l’intervention
du 9 septembre, on peut émettre
l’hypothèse
que cette baisse aurait été plus importante encore si la mesure avait étéréalisée au début du mois de septembre, alors
qu’une
prise de parole du chef de
l’Etat
était très attendue. Si les opinions trèspositives à
l’égard
du chef de
l’Etat
sont stables (11%), ce sont les opinions assez positives qui diminuent (38%, -4 pts) etsoulignent sa difficulté à générer de
l’enthousiasme
. 43% des Français ont à
l’inverse
une opinion négative du chef de
l’Etat
(+6pts)
et ce sont plus particulièrement les opinions « très négatives » à son égard qui progressent (+5pts à 20%) soit une zone de « rejet »
qui se développe.
Sur cet indicateur de popularité présidentielle, il est important de préciser que, si le solde
d’image
du Président (opinions positives
–
opinions négatives) se déprécie de 10 points, il reste positif à +6. Pour rappel, à partir de février 2008 et
jusqu’à
la fin de sonquinquennat, le solde
d’image
de Nicolas Sarkozy
n’a
plus été positif. Si François Hollande voit donc son niveau de popularité sedégrader pour la deuxième mesure consécutive et
qu’il
passe, avant son prédécesseur, sous le seuil symbolique des 50%
d’opinions
positives,
il
n’est
pas encore confronté à une part majoritaire
d’insatisfaits
et garde une marge de
manœuvre
dans
l’opinion
.
Alors que son intervention du 9 septembre dans le journal télévisé de TF1 devait lui permettre de reprendre pied dans
l’opinion,
François Hollande semble cependant ne pas avoir convaincu et ne pas avoir uniquement déstabilisé les Français vivant au sein defoyers dont les revenus mensuels sont supérieurs à 5000
€
(-14pts à 47%), cibles principales des efforts fiscaux annoncés.
Si en juillet
c’est
auprès des catégories « précaires » que la popularité de François Hollande avait le plus nettementdiminué, en septembre
c’est
auprès des soutiens-clefs du Président dans la « course à
l’Elysée
»
qu’une
dégradation desopinions est à noter.
Même si elles restent satisfaisantes, les opinions positives à
l’égard
de François Hollande baissent en effettrès nettement auprès des 18-24 ans (-17pts à 53%), des 25-34 ans (-5pts à 54%), des cadres (-15pts à 58%), des salariés dusecteur public (-7pts à 56%) et des individus dont le niveau
d’études
est supérieur ou égal à Bac+4 (-8pts à 59%). Parallèlement, lePrésident voit sa popularité continuer de chuter auprès des ouvriers (-20pts à 42%), des individus appartenant à des foyers dont lesrevenus mensuels sont inférieurs à 1200
€
(-1pt à 48%) ou ayant un niveau
d’étude
inférieur au Bac (-3pts à 46%).