Note d’actualité : Convention innovation-entrepreneurs / Protectionnisme à la Trump
 
le 09/01/2017
 
Convention sur l
innovation et les entrepreneurs :
Le 5 janvier dernier, Marine Le Pen concluait la dernière convention thématique de sa campagne, supervisée  par les collectifs Croissance Bleu Marine et Audace, sur le thème de l
innovation et des entrepreneurs. Comme pour les autres conventions, elle en a profité pour délivrer certaines des propositions qui figureront dans son projet présidentiel, lequel sera rendu public à l
occasion des Assises présidentielles qui se tiendront à Lyon les 4 et 5 février prochains Liste des propositions :
1) Retrouver les instruments de notre souveraineté économique, au service d
un État stratège :
Aujourd
hui prisonnière des règles de l
Union européenne et de l
euro, la France n
a ni les armes ni les outils pour défendre ses intérêts dans la mondialisation. Il lui est ainsi interdit de mettre en place toute forme de patriotisme économique ou de protectionnisme intelligent, comme il lui est impossible d
user de sa monnaie pour appuyer la compétitivité de ses entreprises.
Libérer la France de l
Union européenne et retrouver une monnaie nationale
 adaptée à notre économie est donc un préalable indispensable au rétablissement d
un cadre économique favorable aux entreprises et à l
emploi dans notre pays. Cette dimension économique du retour de notre pleine et entière souveraineté s
ajoute aux motivations politiques et démocratiques. Très concrètement, le retour de cette souveraineté économique permettra par exemple de
réserver l
accès des marchés publics aux entreprises produisant en France
, à l
image du
 Buy American Act 
 en vigueur aux États-Unis.
2) Développer les financements pour stimuler l
innovation et soutenir les entreprises de demain :
L
un des obstacles les plus courants au développement de l
innovation et des entreprises innovantes dans notre pays est la difficulté à trouver un financement, notamment à cause de banques qui ne jouent pas le  jeu, préférant la spéculation financière à l
économie réelle. Marine Le Pen a donc proposé de
réserver de manière obligatoire 2 % du placement des assurances-vie, soit 35 milliards d
euros, en investissements dans le capital-risque français, pour stimuler beaucoup plus fortement l
innovation
. Dans le même but, Marine Le Pen a également proposé de créer un
fonds d
investissement à destination des « start-ups »
 et un autre, en lien avec la BPI, plus spécialement orienté vers les entreprises innovantes dans le domaine de santé. L
accès à ce dernier fonds serait en outre conditionné à un engagement de l
entreprise à rester sur le sol français et à ne pas revendre ses brevets à une entreprise étrangère pendant 10 ans.
 
 
3) Créer un guichet-unique pour les entreprises :
Le guichet-unique permettra de faciliter les démarches des TPE et PME vis-à-vis de l
administration, notamment pour traiter des questions sociales et fiscales, de plus en plus complexes.
4) Organiser des Assises sur la protection sociale des indépendants et remettre à plat le RSI.
Au vu des dysfonctionnements majeurs du RSI, mis en place en 2008 par le gouvernement de François Fillon, et ses conséquences très graves, tant économiques qu
humaines, Marine Le Pen a proposé de remettre totalement à plat la question du régime social des indépendant, en organisant des Assises nationales sur la question. L
objectif sera d
offrir aux indépendants un « bouclier social » tenant compte des spécificités de leur régime, mais aussi de permettre, à ceux qui le souhaitent, de s
affilier au régime général
.
 
Protectionnisme intelligent aux États-Unis : le volontarisme paie !
Le renoncement par Ford, la semaine dernière, d
un projet de construction d
une usine au Mexique pour  produire des véhicules destinés au marché américain, a été interprété à juste titre comme une victoire du  président élu Donald Trump, d
autant que ce renoncement s
est doublé de l
annonce d
un nouvel investissement sur un site aux États-Unis, pour la production de voitures autonomes et électriques. L
on se souvient que Donald Trump, à de nombreuses reprises pendant la campagne et depuis son élection, a explicitement menacé Ford, mais aussi d
autres constructeurs automobiles, de taxes importantes sur les véhicules produits à l
étranger et vendus aux États-Unis. Ce faisant, le président Trump n
a rien fait d
autre que rappeler (avant même d
avoir à les réactiver) les  principes d
un protectionnisme intelligent, en vue de protéger les capacités de production de son pays.
Il a donc fait preuve d
un volontarisme politique très fort
, suffisant à ce stade pour influer les choix d
investissements de certaines entreprises, qui sert de leçon grandeur nature à ceux qui prétendent que la mondialisation des échanges rend inéluctable la désindustrialisation des pays dits « développés ». Cependant, il faut aussi garder à l
esprit que le président Trump agit comme le chef d
État d
un pays libre, économiquement souverain, disposant de sa monnaie et d
une législation lui permettant de protéger les secteurs stratégiques de son économie, et l
autorisant à pratiquer un patriotisme économique en matière d
accès aux marchés publics (
 Buy American Act 
).
Dans le cas de la France, faire preuve de la même volonté que Trump supposerait d
avoir le courage de remettre totalement en cause les règles économiques imposées par l
Union européenne et, bien entendu, de retrouver notre monnaie nationale
. C
est tout le sens du projet de Marine Le Pen qui, une fois la France redevenue souveraine et sous l
action d
un État stratège, mettra notamment en place une politique de protectionnisme intelligent (droits de douanes ciblés, normes spécifiques, quotas, etc.) en vue de protéger et/ou de recréer des filières industrielles françaises, viables et compétitives. Auteur : Joffrey B
OLLÉE
 
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