Je demande seulement une liberté, que vous allez tout de suite
trouver légitime, et que vous persuaderez vos coreligionnaires
de m’accorder : n’avoir pas plus de parti pris en faveur des
Israélites que de parti pris contre eux.
Je juge, et j’entends juger toujours avec une entière indépen-
dance, les partis politiques, les hommes politiques, les simples
particuliers, uniquement par rapport à la cause que je sers,
c’est-à-dire à la cause française. […]Quiconque agit dans l’intérêt de la France et de son peuple, je ne lui demande pas quelle est son origine ou sa confession, pour moi, c’est un bon Français.Quiconque menace ou compromet l’intérêt de la France et de son peuple, je ne veux pas savoir davantage d’où il vient, à qui ni à quoi il se rattache pour moi, c’est un mauvais Fran-çais, un ennemi.Voilà mon seul
critérium
.
Si j’ai fait une exception un peu plus marquée pour les
financiers judéo-germano-américains, c’est que j’ai constaté,
avec preuves à l’appui, qu’ils sont à l’origine d’un fléau funeste à l’Europe, dévastateur du monde en général.Ils ont commis, dans leur champ d’opérations, de tels excès,
qu’ils ne pouvaient pas ne pas provoquer une réaction humaine
en tout cerveau civilisé. Et encore, même parmi eux, j’estime qu’il y a des discriminations à faire, car ils n’ont pas tous le même degré de responsabilité.
Chaque point ainsi précisé, vous ne pouvez qu’approuver
mon
critérium
et, en bon Français, vous y rallier.
Vous particulièrement, Monsieur, dont la famille vit avec
nous depuis si longtemps, vous qui êtes par conséquent francisé,
qui êtes un des nôtres. »
Et c’est ici que le parfumeur-propriétaire prend à témoin
son lecteur-notable :« La question que vous formulez ne se serait jamais posée si
la position des Israélites francisés depuis des générations n’avait
BERLIN, 1933
332
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