Lacordaire, de Marc Sangnier, penseur d'une démocratie moderne et apaisée, mais aussi des philosophes des Lumières et de nombreux résistants qui ont su voir au-delà des frontières. De Robert Schuman, enfin, qui a jeté les bases de la construction européenne avec Jean Monnet.Ces personnes et ces forces politiques ont toujours mis au cœur de leur projet la démocratie sociale, la répartition et la redistribution justes des richesses, enfin un idéal de fraternité. C'est cet idéal qui fonde notre volontarisme : complémentarité des facteurs de production, promotion de l'éducation populaire et des œuvres communautaires. Et plus que tout, la lutte contre l'argent-roi.En définitive, le projet de Nicolas Sarkozy, au-delà des nouvelles promesses auxquelles il est difficile d'accorder crédit, tant celles de l'élection précédente ont été bafouées, c'est de continuer, continuer en pire parce que la situation est plus difficile encore aujourd'hui qu'hier. Nous n'avons eu de cesse tout au long de ces cinq années de dénoncer l'argent public gaspillé, la préparation de l'avenir négligée, la pratique autocentrée du pouvoir, les valeurs humanistes de la France trop souvent remisées. Notre jugement pour le passé et nos craintes pour l'avenir n'ont pas changé. Or, notre pays a été trop mal géré au cours des cinq dernières années pour que nous en confiions les rênes au même homme cinq ans de plus.Au contraire, nous retrouvons beaucoup de nos priorités essentielles dans le projet présidentiel de F. Hollande.D'abord, nous partageons la priorité au renouveau productif, que F. Bayrou a portée avec force avec le « produisons français ». Pour distribuer, il faut produire : aujourd'hui F.Hollande emprunte cette voie, c'est un point crucial que nous partageons.Ensuite, pour nous, le rétablissement des comptes publics est majeur. Nous le souhaitons très rapide, mais nous jugeons que les engagements pris par F. Hollande de retour sur les 3% en 2012 et à l'équilibre en 2017 sont sérieux et mettront la France sur de bons rails.Pour les centristes, le cœur de la politique, c'est d'abord la préparation de