You are on page 1of 53

I.

Gestion des ouvrages d’art
La gestion d’un ouvrage d’art est subdivisée en trois domaines:
 L’exploitation (exemple la ventilation et l’éclairage d’un tunnel, capacité portante d’un pont sous un passage d’un convoi exceptionnel)  La maintenance (surveillance et entretien ordinaire)  La réparation ( mise à niveau ou renforcement)

1

1. Maintenance des ouvrages d’art
• Dans le cadre de la gestion des ouvrages d’art, la maintenance occupe une position clé: seuil entre une situation normale et une situation anormale. • Il faut avoir une répartition judicieuse des moyens attribués à la surveillance et à l’entretien afin d’éviter des réparations nécessitant des investissement financiers importants. • Le groupe de recherche en matière de routes et de transport estime que le cout annuel de maintenance devrait s’élever annuellement à 0.7% de la valeur de remplacement des ouvrages: 0.2 % pour la surveillance et 0.5% pour l’entretien. • Une maintenance régulière et systématique des ouvrages est donc nécessaire si l’on ne veut pas que les réparations atteignent des montants disproportionnés par rapport au capital investi lors de la construction.
2

2. La surveillance • Elle a pour but de déceler à temps les défauts ou les modifications de l’ouvrage ou de son environnement. Elle doit permettre d’établir une planification des entretiens nécessaires. Dans le cas normal, où l’ouvrage doit être considéré à priori comme saint et où le contrôle continu ne se justifie pas, la surveillance peut s’effectuer sous forme d’inspections:
3

 Inspection périodique: permet de faire une image complète de l’état de comportement de l’ouvrage. Le choix de l’intervalle de temps entre deux inspections périodiques cherchera à optimiser le cout d’inspection et à garantir la sécurité. Pour les ponts, cet intervalle est généralement 5 ans.  Inspection de routine: conçues de manière plus simples pour permettre de déceler à temps les défauts apparents. Elles viennent s’intercaler entre les inspections périodiques.  Inspection spécifique qui s’effectue lors d’un changement important dans l’état d’un ouvrage.

4

II. Analyse des désordres
• Les désordres dans un ouvrage apparaissent en trois catégories:  Altération des matériaux  Dégradation de la structure  Anomalies de comportement • Les origines de ces désordres sont:  Des erreurs de conception  Des erreurs de construction  Des sollicitations extérieures
5

5 et 13.1 défauts et dégâts du béton • Epaufrure/cassure: fragment détaché de la masse du béton sous l’effet d’une charge extérieure (choc de véhicule) • Cavité/ nid de gravier: absence du béton en surface ou dans l’épaisseur du béton ( diminution de la section résistante et mise à nu des aciers) • Carbonatation: réaction de l’hydroxyde de calcium du ciment hydraté avec le gaz carbonique contenu dans l’air ou dans l’eau qui entraine une baisse du ph de l’eau incluse dans les pores(normalement entre 12. • Fissuration: sous l’effet d’efforts extérieurs(retrait.5 à 8)…augmentation du risque de corrosion des armatures • Écaillage: fine couche de mortier durci décollée de la surface …risque de mise à nu des aciers • Perméabilité: résultat d’un compactage insuffisant….1. Altération des matériaux 1. gonflement)…infiltration d’eau et corrosion 6 .risque d’infiltration et de corrosion.

fatigue du métal) • Rupture ou desserrage des assemblages (vibration. dégâts aux aciers de construction • Corrosion généralisée (absence ou défaut de la protection de l’acier) • Corrosion par piqures (aspect de trous d’épingles et progressant dans l’épaisseur). • Corrosion sous tension: caractéristiques des pièces sous tension.1. fragilisation du métal.2. • Fissuration ( contrainte trop élevée. fatigue) 7 .

2. effet de courbure…). 8 . Les conséquences de cette augmentation peuvent être des fissurations de la structure.1 Déformations:  Augmentation de flèche due soit au chargement soit à une insuffisance d’inertie. Ce qui induit des fissurations et des dégâts dans les appareils d’appui. des effets dynamiques importants dans les joints.  Déformations transversales mauvaise reprise des efforts de torsion(tassement différentiel. Les conséquences sont des désordres dans les appareils d’appui. Dégradation de la structure 2. des sollicitations supplémentaires dans certains équipements. blocage des joints de dilatation.  Dilatation sous l’effet de variations thermiques imprévues ou avec empêchement de déplacement (mauvais fonctionnement des joints).

 Mouvement de terrain qui crée des modifications d’appui de l’ouvrage.2. D’où une mise en danger de tout l’ouvrage.3 Rupture: Des parties des ouvrages peuvent se rompre. des efforts supplémentaires se reportent sur d’autres éléments. 2.2 Fissuration:  Insuffisance de résistance à la flexion  Insuffisance de résistance à l’effort tranchant 2. 9 .4 Fondations:  Affouillement ce qui induit un risque de basculement de l’ouvrage.

 Evacuation des eaux bris de canalisation. eau stagnante. chocs de trafics lourds.5 Dégradation des équipements:  Les appareils d’appui: rupture des pattes de scellement. mauvais record avec l’étanchéité du pont.  Etanchéité et revêtement les effets thermiques et dynamiques fissurent le revêtement et l’étanchéité. 10 .  Joints de dilatation corrosion .2. déplacement de l’appui. dilatation trop importante. écrasement ou déchirement des appuis.

• Sollicitations non prévues(appuis et joints). 11 . Dégradations de comportement • Déformations non stabilisées.3. • Vibrations excessives Ce qui induit des effets nuisibles sur le comportement mécanique.

Méthodes et moyens de contrôle • Le contrôle de l’ouvrage d’art se divise en 3 catégories: Etat des matériaux Etat de l’ouvrage Comportement de la structure 12 .III.

(la dépassivation du métal se traduit par une augmentation de la différence de potentiel électro-chimique entre béton et acier. Pour les structures métalliques. on procède à une magnétoscopie (observation des perturbations du champ magnétique artificiellement crée)ou des méthodes ultra –soniques. Etat des matériaux • Résistance du béton scléromètre (appareil mesurant le rebond d’une masse frappant la surface du béton) • Homogénéité du béton mesure de vitesse de son(détecter les nids de gravier. • Corrosion des armatures mesure du potentiel électro-chimique.3) • Fissuration: control visuel . 13 .éclairage.) • Rupture des armatures radiographie (graphique) ou radioscopie (vidéo).1.(rouge si le pH supérieur à 9 et reste incolore si pH inférieur à 8. les éléments étrangers…) • Carbonatation test à la phénolphtaléine. Ceci demande beaucoup de temps pour traverser le béton allant jusqu’à 60 minutes pour 50 cm d’épaisseur du béton. ressuage.

• Contrôle des équipements 14 . Etat de l’ouvrage • Déformation: control visuel ou nivellement géométrique optique. • Etanchéité: inspection visuelle(le revêtement se déforme: nid de poule). rayonnement infrarouge(mettre en évidence une humidité sous l’étanchéité). échographie(décollement de l’étanchéité). • Mouvement des fondations : mesures géométriques et trigonométriques .2. carottage(inconvénient d’être destructif).

Etat de la structure • Suivi topographique (flèche en fonction du temps) • Mesure des pentes (clinomètre mécanique ou électrique. • Suivi des réactions d’appui: soit intégration d’un dynamomètre dans l’appui soit le soulèvement pour la mesure de la force nécessaire jusqu’à libération des liaisons internes de l’appui. 15 . • Mesure des températures (sondes thermiques noyées dans le béton).3.

grande souplesse de mise en œuvre). Méthodes de réparation des ouvrages d’arts Différentes technologies de réparation des ouvrages sont couramment utilisées depuis de nombreuses années. .IV. Les zones fissurées font l’objet d’injection de polymères (produit organique présentant des propriétés mécaniques intéressantes. Les différentes techniques de renforcement structurel correspondent soit à la projection de béton fibré ou non fibré . Le traitement du béton peut faire l’objet d’opérations de ragréage par application de couches de peinture ou de mortier hydraulique ou polymérique après traitement de la poutre dégradée.soit au collage de tôles d’acier. soit à l’application d’une précontrainte additionnelle par câbles métalliques ou 16 composites. bonne adhérence.

• Le produit peut se présenter sous deux formes différentes : deux composants : une résine et un durcisseur trois composants : une résine. Matériaux • Le mortier époxy est un mortier dont le liant est une résine de type époxyde.1. 17 . un durcisseur et une charge additionnelle.

fibres. 18 . . soit les deux de manière à en améliorer les caractéristiques.• Le mortier à liant hydraulique modifié est un mortier de ciment auquel est ajouté : soit des polymères non réactifs (extrait sec compris entre 5 et 20 % en masse sèche de la teneur en ciment).. soit d'autres produits tels que adjuvants.. Le polymère est dit non réactif quand il ne subit pas de transformation chimique durant la prise.

• Le principe de la projection d'un béton ou d'un mortier consiste à : 1. les transporter par canalisation grâce à des pompes ou à de l'air comprimé 3. grâce à l'air comprimé.2. le matériau sur les supports à revêtir. • Le béton projeté a une épaisseur minimale de 5 cm en l'absence d'armatures principales et de 8 cm en présence de telles armatures. homogénéiser les matériaux à l'état sec ou à l'état humide 2. Projection: • Le mortier projeté a une épaisseur maximale de 5 cm et ses granulats ont une dimension inférieure à 8 mm. 19 . à projeter plus ou moins violemment. malaxer.

est apparue une technique de réparation qui substitue. les principaux problèmes d’ordre technologique concernent : — la mise en flexion locale des tôles au voisinage des fissures recouvertes . aux tôles métalliques. le poids propre des tôles et leur rigidité spécifiques rendent difficiles les conditions d’application in situ En conséquence. des feuillets composites moins lourds. — la répartition des déformations entre les aciers passifs internes à la structure et les aciers collés extérieurement. dès 1990. au Japon. Renforcement des structures: Dans le cas du collage de plats métalliques. plus performants mécaniquement et 20 plus faciles à mettre en œuvre. . — la répartition des efforts entre tôles dans le cas d’un empilement .3. Par ailleurs.

21 .

effet d’angles) de la surface à réparer pour minimiser les problèmes ultérieurs de délaminage ou de décollement .4. soit par application d’un produit (mortier) de ragréage . — appliquer une couche de polymère (primaire) entre le support et le composite pour améliorer l’adhérence 22 . conception du système multicouche — rendre sain l’état de surface de la couche support (béton) en cherchant à éliminer les fissures. soit par injection de polymère. — éliminer les défauts géométriques (planéité.

(fibres-polymère) suffisant pour assurer la stabilité de l’ouvrage ..appliquer un nombre de couches de matériaux composites. — appliquer une couche de finition pour assurer une bonne tenue à la corrosion . — procéder à un placage de feuilles de placoplâtre ou à la projection de couches à fort taux de charges minérales pour améliorer la tenue au feu et en température du système 23 .

24 .

qui introduit une innovation mondiale dans le champ des systèmes de renforcements structural à base de fibres hautes performances. étudiée pour la rendre solidaire au support béton. il dépasse les performances des procédés traditionnels avec fibre de carbone et matrice en résine époxy. 25 . appelées FRP (Fiber Reinforced Polymer). X Mesh Gold est un système constitué par une maille de fibre de Polyparaphénylène (PBO) et d'une matrice cimentaire. Le système X Mesh Gold permet de reprendre jusqu'à 10 fois les efforts initiaux d'une structure béton.Réparation d’ouvrages d’art X Mesh Gold est un nouveau système FRCM (Fiber Reinforced Cementitous Matrix) breveté. Par ses hautes performances mécaniques propres aux composites.

y compris les structures sujettes à l'action du feu ou aux hautes températures : . .• Utilisations : * Renforcement de structures en béton armé ou précontraint.Confinement des piliers avec petite excentricité. . .Renfort à l'effort tranchant. 26 .Confinement et renforcement longitudinal de pilier avec grande excentricité.Renfort à la torsion. .Renfort au moment fléchissant.

27 .

burinage(marteau pneumatique.Préparation de la zone à traiter • Avant de procéder à une application quelconque d’un produit de réparation. bouchardage(marteau à aiguille). il faut enlever sur toute l’épaisseur l’ancien matériau: (brossage (brosse métallique). en profondeur). 28 . sablage à sec ou humide(projection sous pression de l’eau ou l’air de quartz ou grenaille métallique).

Ce système ne peut être utilisé dans le cas de soudure fissurée. préalablement à tout travail. 29 . à une qualification sur un assemblage représentatif du travail à réaliser. Le travail s'effectue notamment : • au marteau pneumatique : l'outil se présente sous la forme d'une gouge bien arrondie avec un affûtage régulier. En l'absence de qualification. il procède. • au chalumeau gougeur.Réparation de cordons de soudure défectueux • Tout cordon de soudure est enlevé par du personnel qualifié et selon une procédure approuvée par le fonctionnaire dirigeant.

30 . la matière est enlevée par couches successives. • Toute réparation est réalisée avant tout traitement thermique par un opérateur qualifié.• Lors de l'enlèvement d'un cordon de soudure. Des contrôles par ressuage ou par magnétoscopie peuvent être exigés afin de vérifier que tout défaut éventuel est bien éliminé (cas des fissures sous cordon d'angle par exemple).

31 .Remplacement d'appuis • Procédés de soulèvement Le nombre de pompes et de vérins est fonction de l'ouvrage et du schéma hydraulique utilisé. l'ouverture des vérins et la pression sont réglées de manière à ce que le décalage vertical entre poutres reste toujours inférieur à la limite théorique fixée. En effet. Au cours du soulèvement de la structure par paliers successifs. • deuxième schéma : n vérins associés à n pompes Ce schéma s'applique aux ouvrages pour lesquels les réactions diffèrent sensiblement entre les appuis d'une même ligne. les efforts exercés par chacun d'eux sont pratiquement identiques. à sections de vérins égales. Le tablier risque d'être soumis à des efforts inadmissibles. Deux schémas distincts sont utilisés en pratique : • premier schéma : n vérins associés à une même pompe C'est le schéma classique mais qui ne s'applique pas aux ouvrages pour lesquels les réactions diffèrent sensiblement entre les appuis d'une même ligne.

32 . • Une variante de ce procédé consiste à placer le mortier sur la face d'assise inférieure et de déposer l'appui sur ce mortier. il est nécessaire de maintenir l'appui en place avant de redescendre le tablier pour s'assurer d'un parfait remplissage entre face d'assise et appui. Dans ce cas.Premier procédé : • le tablier est soulevé • les surfaces d'assise sont ragréées • les appuis sont posés à leur emplacement définitif • du mortier de pose est déposé sur l'appui en quantité suffisante • le tablier est redescendu • le mortier en excès est éliminé.

deuxième procédé : • le tablier est soulevé en utilisant le schéma à n circuits indépendants • les surfaces d'assise sont ragréées • les appuis sont posés à leur emplacement définitif • le tablier est redescendu jusqu'à 2 mm des appuis. 33 . le système de soulèvement est ensuite enlevé. Sa position au droit de chaque appui est ensuite ajustée de manière à y induire les contraintes précisées dans la note de calcul • l'espace entre tablier et appuis est ceinturé par un joint de mastic puis injecté au moyen d'une résine époxy • après polymérisation de la résine.

graviers. etc. le remplacement d'éléments dégradés et l'aménagement des abords du joint. 34 .Réparation des joints de dilatation • Les travaux comportent la remise en état de l'étanchéité du joint.) qui peuvent perturber le mouvement ou qui risquent de dégrader un élément de ce joint ou de ses abords. boulons. • Préalablement au démontage du joint de dilatation. celui-ci et ses abords sont nettoyés par élimination des débris de toutes sortes (cailloux.

il y a lieu de procéder sans détérioration des éléments structurels de l'ouvrage. De plus : –la zone de travail est délimitée par des traits à la craie indélébile –la position des câbles et des ancrages de précontrainte est repérée avant de procéder aux forages et aux démolitions –la démolition de béton à proximité de ces câbles et ancrages est interdite –les produits de démolition sont soigneusement enlevés afin d'éviter le blocage du mouvement du tablier. Les armatures éventuellement endommagées sont remplacées aux frais de l'entrepreneur par de nouvelles armatures scellées dans le béton sain. par simple démontage ou par démolition du béton d'ancrage. Les zones d'appui ainsi que les espaces entre travées ou entre tablier et culée doivent notamment être débarrassées de tous débris –la mise à nu des armatures existantes se fait avec le plus grand soin. afin de ne pas les endommager. La démolition du béton se fait à l'intérieur de la zone délimitée par les traits de scie dans le revêtement routier. suivant le cas. Cette zone est indiquée sur les plans. 35 .L'enlèvement du joint existant se fait. Dans le second cas.

• Sauf prescriptions contraires des documents d'adjudication. la longueur d'ancrage (et donc la profondeur du trou) est la même que celle de l'ancrage d'origine. soit par carottage. –possibilité de placer l'ancrage à côté de celui qu'il remplace. Dans ce cas on procède par carottage autour de celui-ci. • Les moyens mis en œuvre pour procéder au forage ne peuvent en aucun cas altérer le béton au voisinage de l'ancrage 36 .Remplacement d'éléments de gardecorps et de barrières de sécurité Deux cas sont rencontrés : –obligation de placer l'ancrage au même endroit que celui qu'il remplace. • Dans ce cas on procède soit par forage.

–introduction de la résine d'ancrage en quantité suffisante. –attendre 48 heures au moins avant de poser et fixer les éléments à remplacer. trou et tige. 37 .Réalisation de l'ancrage Les opérations sont réalisées dans l'ordre suivant : –nettoyage et séchage des trous au moyen d'air comprimé. –faire tourner la tige dans la résine afin d'assurer un contact parfait entre résine. –introduction de la tige d'ancrage.

50 m de hauteur. 38 .R. de 1.S. constitué de 11 travées isostatiques de 30 m de chacune. trois entretoises intermédiaires et surmontées par une dalle en béton armé. Ces poutrelles sont solidarisées par deux entretoises d’about. Le tablier de 10 m de largeur est composé de trois poutrelles métalliques en P.Cas d’étude Il s’agit d’un pont mixte horizontal d’une longueur totale de 340 m.

20 m de largeur et 0. Le support de la chaussée est formé de deux appuis en béton armé avec murs en retour et dix piles intermédiaires constituées de : • Chevêtre de 1. Le béton a été dosé à 400 kg/m3 de ciment portland CPA 325 avec un rapport E/C (eau /ciment) de 0.Son profil en travée est constitué d’une chaussée de 8 m de large encadrée par deux trottoirs de 1 m de largeur. 750 kg /m3 de sable roulé 0/5 et de 1100 kg/m3 de gravier 5/25 provenant des carrières de la région de Biskra.8 m de hauteur reposant sur trois (03) fûts circulaires de 1. 39 . Les fondations des piles implantées dans l’Oued sont protégées par des batardeaux en palplanches métalliques.0 m de diamètre.55.

40 .

• Les chevêtres des piles N° P1. • poussée à vide des armatures d’ancrage à retour d’équerre 41 . • fissuration multidirectionnelle du béton . P8. • détérioration du béton d’enrobage . P2. P3. les dégradations constatées se manifestent sous les formes suivantes : • corrosion avancée des armatures . P9 et P10 sont les plus touchés.Désordres • De nombreux désordres ont été constatés sur cet ouvrage principalement fissuration du béton et corrosion des armatures provoquant l’éclatement du béton d’enrobage.

42 .

43 .

Ila été constaté que là où il y a des signes d’écoulements les dégradations sont importantes et montrent que ces eaux sont très agressives. 44 . Après enquête. des murs cachés en parpaing plein ont été construits au dessus des sommiers des piles et les culées et ce dans le but de protéger l’ouvrage contre d’éventuels actes de sabotage. il s’est apparut que l’augmentation de l’agressivité des eaux pluviales provient des sels chutant des camions faisant la navette entre le gisement Chat Malghigh et Biskra. En 1994. puis elles s’écoulent sur les fûts. Ce qui a permet aux eaux de pluie de pénétrer à travers les joints de chaussées déversant sur les chevêtres où elles sont retenues temporairement par les murs cachés construits en parpaing. Il a été observé que les joints de chaussées aux nivaux des trottoirs ne sont pas étanche . Ces eaux sont retenues par les palplanches métalliques mâles conçues qui forment un réservoir. La pluie permet de faire le lessivage du tablier et dissoudre le sel.Causes des désordres Les travaux de réalisation de l’ouvrage ont été exécutés entre 1983 et 1985. l’eau salée pénètre à travers les joints intertravées non étanches.

45 .5 %). Le manque d’enrobage dans certains endroits et la mauvaise qualité du béton remarquée par l’état du parement et la présence des niches de graviers ont favorisé la corrosion des aciers.Ainsi la cause principale des dégradations est l’attaque chimique par les ions de chlorure (Cl-) qui provoque la corrosion des armatures et cette dernière engendre l’éclatement du béton. La dégradation concentrée au niveau des extrémités des chevêtres est vraisemblablement liée à la forme en toit des chevêtres (pente transversale symétrique de 2.

46 .

47 . Mise en place de joints de chaussée étanches y compris dans les zones des trottoirs .Réparation Elimination des causes directes Démolition des murs cachés construits sur les sommiers des supports (à faire en urgence) . afin d’éviter la stagnation des eaux. Elargissement des ouvertures des gargouilles. Découpage des palplanches métalliques qui forment une cuvette.

• Renforcer les armatures dont la section à diminuer par le rajout de nouvelles barres en assurant un recouvrement total à la base des fûts. • Traitement des armatures corrodées par un produit anti-corrosion généralement sous forme de kit pré-dosé composé de résine et durcisseur. • Débarrasser les barres d’armatures de toutes les traces de rouille par sablage . • Rinçage et nettoyage par sablage de toute la surface du béton . • Mettre les armatures à nu en les dégageant d’au moins 2 cm tout autour .Réparation des futs • Préparation de la surface • Piquer tout le béton détaché ou désagrégé sur toute la hauteur des fûts (y compris les parties enterrées) jusqu’à atteindre le béton sein. • Les barres non exposées aux jets de sables doivent être nettoyées à l’aide d’une brosse métallique . si les barres existantes sont fortement corrodées . 48 .

49 .

50 . Cette augmentation de la section à pour but de facilité le coulage du béton et de renforcer la résistance des fûts. doit être muni de cales d’espacement destinées à assurer l’enrobage des armatures avec une augmentation du diamètre des fûts de 20 cm par rapport au diamètre initial.Coffrage • Le coffrage. de préférence métallique.

51 .

mais ils offrent une protection bien supérieure à celle obtenue avec des bétons courants de type B 30. Selon différents auteurs. la durée de vie pour les resurfaçages en béton de latex (réparation) serait d’au moins quinze à vingt ans.• Le remplissage des gaines se fera par un béton de latex. 52 . Les bétons de latex ne sont pas complètement étanches à la pénétration des chlorures.

53 . un agent dispersant est utilisé afin d’obtenir une distribution tridimensionnelle uniforme des fibres dans la matrice.Chevêtres • Mélange et mise place Un des grands avantages des fibres de carbone est leur faible dimension. les matrices cimentaires renforcées de fibres de carbone (MCRFC) sont appliquées sur les chevêtres par crépissage. l’utilisation d’un sable fin est recommandée. Cependant. On peut utiliser comme agent dispersant des fumées de silice. En raison de la très petite dimension de leurs particules. En effet. Lorsque tous les composants sont mélangés de façon adéquate. ainsi que l’ajout d’un superplastifiant à un dosage supérieur à la normale (souvent supérieur à 5 ml/kg de ciment). pour pouvoir mettre en place de grandes quantités de fibres. Les fumées de silice sont l’agent dispersant le plus utilisé. leur diamètre étant sensiblement le même que celui des grains de ciment. pour faciliter la mise en place. De plus. il devient alors possible de fabriquer des composites ayant une haute teneur en fibres. les fumées de silice permettent d’améliorer l’adhérence entre les fibres et la matrice.