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ROYAUME DU MAROC

DIRECTION DU BUDGET

I

CONTEXTE GENERAL DE LA REFORME BUDGETAIRE

II

COMPOSANTES DE LA REFORME BUDGETAIRE

III

PERSPECTIVES

I.- CONTEXTE GENERAL DE LA REFORME BUDGETAIRE

La GAR est la résultante de quatre phénomènes:
   

Pendant que les trois premiers imposent une approche axée sur les résultats dans les pays en développement, le dernier pourvoit les agendas de réformes de contenus et de possibilités de benchmark

Une frustration due au faible rythme du développement économique Une réflexion Post- Consensus de Washington sur le contenu des réformes Une révision du rôle des institutions multilatérales du développement Les réformes du secteur public dans les pays de l’OCDE dans les 20 dernières années

rôle de la loi Plannification Budgétisation Autorisations législatives Moyens Exigences Processus clé de prise de décision .OCDE Crise de l’Etat bureacratique Réactivité Engagement à délivrer des services de qualité conformes aux besoins individuels Renforcer les managers Accountability Gouvernement Parlement Budget Department du plan Accords Internationaux Amérique latine Le moteur du changement Défi stratégique Principaux objectifs Besoins du développment Légitimité. confiance Réduire la pauvreté et les inégalités Promouvoir la concurrence Améliorer la transparence et les dispositifs légaux Créer les managers Gouvernance.

 Simplifier les procédures de la dépense publique et adapter le contrôle à la logique de résultats.Lancement depuis 2002 d’un processus de réforme budgétaire participatif et progressif Modernisation continue de l’approche budgétaire en vue de :  Accroître la performance en orientant le budget vers les résultats. en renforçant la  Renforcer la déconcentration budgétaire pour favoriser une gestion de proximité répondant aux attentes des citoyens. .  Donner plus de clarté aux choix stratégiques programmation budgétaire pluriannuelle.

Programmation pluriannuelle glissante: Visibilité accrue des choix stratégiques Gestion budgétaire axée sur les résultats: Indicateurs de performance Contractualisation des relations: Responsabilisation des gestionnaires Déconcentration budgétaire: Indicateurs sensibles au Genre Contrôle modulé de la dépense: Simplifier les procédures et internaliser le contrôle de régularité Audit de performance: Apprécier le niveau de réalisation des objectifs et de l’efficacité socio-économique Système d’information de gestion budgétaire: Mutualiser et dématérialiser l’information budgétaire Renforcement des capacités des gestionnaires budgétaires .

Il établit un lien entre les objectifs stratégiques et le budget de l’année. Durée couverte: 3 ans glissant OBJECTIFS:  Renforcer la pérennité des politiques publiques.1. Améliorer les conditions de préparation de la loi de finances et renforcer l’efficacité des arbitrages intersectoriels. Accroître l’efficacité des ressources budgétaires en renforçant le lien entre les stratégies sectorielles et le budget annuel.  . en s'assurant de la compatibilité de leur impact budgétaire futur avec les possibilités financières de l’Etat et le cadre macroéconomique.   Donner une meilleure visibilité aux gestionnaires sur les possibilités de programmation budgétaire pluriannuelle en s’assurant de la cohérence entre les différentes composantes du budget de l’Etat. Le CDMT ne se substitue ni au plan de développement économique et social ni au budget annuel.CDMT Définition:  Instrument de programmation triennal glissant permettant de placer la gestion budgétaire dans une perspective pluriannuelle.

Exécution Au niveau déconcentré Affectation des moyens 3 Allocations budgétaires reflétant les besoins différenciés des populations ciblées .COMPOSANTES DE LA REFORME BUDGETAIRE Rendre compte des résultats Elaboration des rapports annuels de performance Définition des priorités à la lumière de l’identification des besoins 6 Evaluation de l’impact des programmes sur les populations cibles au regard des indicateurs de performance pré-établis Mesure des résultats Clarification des stratégies sectorielles 1 Fixation des objectifs chiffrés et datés et identification des indicateurs associés 5 Déclinaison en programmes d’actions 2 4 − Approche de proximité répondant aux attentes des citoyens. − Fongibilité des crédits.

► Présentation des objectifs concrétisant la stratégie: valeurs cibles et période déterminée. 3. faiblesses. SEGMA. Détermination des besoins de financement sur une période de 3 ans ► Identification des ressources propres mobilisables sur 3 ans: recettes affectées. fonctionnement et investissement: BG. . Définition des moyens sur un horizon de 3 ans ► Personnel. 2. ► réalisation des études préalables et des études d’impact pour les programmes achevés. rémunération pour services faits et dons. ► Présentation des recettes et des dépenses : BG. ► intégration intersectorielle des opérations.Elaboration des projets des CDMT par les ministères 1. CAS et SEGMA. ► Identification des mesures nécessaires pour la mise en œuvre de la stratégie. ► Indicateurs de performance. Déclinaison en domaines et programmes d’action ► Distinction entre les programmes en cours et les nouveaux programmes. ► Objectifs chiffrées et datés. ► Détermination des difficultés éventuelles de financement. CAS. ► Fixation des résultats attendus. contraintes et principaux défis à relever. Formulation des stratégies sectorielles ► Analyse de la situation du secteur: forces. 4. ► Ventilation des recettes et des dépenses par domaine et programme d’action correspondant aux articles et paragraphes de la nomenclature budgétaire.

Domaine de l’enseignement primaire Programme 1 Infrastructures scolaires Programme 2 Soutien social Programme 3 Lutte contre la déperdition scolaire Sous programme 1 Constructions scolaires Sous programme2 Aménagement/ réhabilitation Projet 1 Construction de 15 écoles primaires Projet 2 Extension de 25 écoles primaires .

investissement. ► renforcement de la compatibilité entre les impacts budgétaires programmes d’action et les possibilités de financement du Trésor. compensation. ► meilleur éclairage pour la fixation des enveloppes budgétaires.  Meilleur éclairage sur les possibilités de changement de la structure du budget au niveau des recettes et des dépenses: dette. futurs des  Amélioration du processus de préparation du projet de loi de finances: efficacité des arbitrages intersectoriels: ► espace de dialogue permettant de renforcer les concertations entre les différents départements ministériels. Développement du lien entre les stratégies sectorielles et le budget annuel: ► mise en place d’un système d’allocation des ressources en cohérence avec les priorités stratégiques sectorielles et intersectorielles du gouvernement. ► identification des marges potentielles au regard des possibilités financières de l’Etat. ► amélioration des instruments de programmation .  Amélioration de la performance des administrations: ► renforcement de la déconcentration et de la contractualisation: meilleure visibilité sur les ressources à affecter. masse salariale. .

► Elaboration par les ministères de rapports d’évaluation annuels: mesure de la performance. ► Réaménagement des documents budgétaires autour de programmes cohérents . ► Clarification des stratégies sectorielles et leur déclinaison en objectifs et programmes. Contenu ► Elaboration d’indicateurs chiffrés: lien logique entre objectifs. crédits alloués et résultats attendus.2 Globalisation des crédits Objectif s ► Augmentation de la marge de manœuvre des gestionnaires. . ► Fongibilité des crédits à l’intérieur des paragraphes. ► Responsabilisation des gestionnaires autour d’objectifs prédéfinis mesurés par des indicateurs de performance.

respect des règles de la nomenclature budgétaire. les actions programmées. projets et actions. les résultats attendus. les crédits ouverts. Conditions d’éligibilité   •     • spécialisation des chapitres budgétaires. chiffrés Etablissement d’indicateurs d’objectifs permettant d’établir un lien entre : les objectifs sectoriels.2 Globalisation des crédits • Restructuration de la morasse budgétaire :  identification et homogénéisation des programmes. sur la • Renforcement du contrôle interne axé performance et la reddition des comptes. 8 . Présentation des indicateurs dans un document intégré à la morasse budgétaire.

contrôlable et disponible à moindre coût.2 Globalisation de crédits Qualités d’un indicateur -Etre lisible. et Objectifs des indicateurs -S’assurer de la pertinence des choix budgétaires. -Disposer d’outils budgétaire. 9 . -Etre placé temporel. dans un horizon -Rendre compte des performances réalisées au regard des objectifs assignés et des crédits consommés. -Etre fiable. compréhensible facilement interprétable. de pilotage -Etre pertinent et synthétique.

vous ne pouvez le récompenser Si vous ne pouvez pas récompenser le succès.Globalisation des crédits       Si vous ne pouvez pas mesurer les résultats. vous gagnerez le support de vos partenaires . vous ne pouvez pas le corriger Si vous pouvez montrer les résultats. vous ne pouvez en apprendre Si vous ne pouvez pas reconnaître l’échec. vous récompenserez probablement l’échec Si vous ne pouvez pas voir le succès. vous ne pouvez pas distinguer entre le succès et l’échec Si vous ne pouvez pas voir le succès.

15% des élèves inscrits Cibles 1.GLOBALISATION DE CREDITS Résultats Indicateurs Ligne de référence 1. 60% auront plus de 12 points dans lesdits tests 1-En 2002. 85% des élèves inscrits 1-Meilleur accès 1. 40% des élèves inscrits 2.En 2002.En 2009.Pourcentage des élèves au des élèves inscrits préscolaire dans le préscolaire en milieu urbain 2. 30% des élèves ont eu plus de 12 points dans lesdits tests .En 2009.en 2002.Pourcentage des élèves inscrits dans le préscolaire en milieu urbain 2. 60% des élèves inscrits En 2006.Pourcentage des élèves ayant reçu plus de 12 points dans des tests scientifiques standardisés 2.Les résultats d’apprentissage des élèves se sont améliorés 1.

GLOBALISATION DES CREDITS Exemples d'indicateurs Taux de scolarisation des enfants âgés de 4 à 5 ans par milieu et sexe Taux de scolarisation des enfants âgés de 6 ans à 11 ans au niveau national Taux global de réussite aux examens des trois cycles de l'enseignement Nombre de conventions de partenariat par programme Pourcentage des dépenses allouées à l'appui social au niveau national dans le budget de fonctionnement des académies Pourcentage global des élèves bénéficiant des internats au niveau national Taux de couverture des établissements scolaires en salles multimédia 17 .2.

Construction d’une base de données Source données Indicateurs 1 Méthode de collection de données Fréquence de la collection Coût et difficultés de la collection Qui utilisera les données 2 3 .

d’efficacité et de transparence. Contractualisation Pourquoi ? • Insuffisance d’autonomie dans la gestion des crédits (en moyenne 25 à 30% des crédits font l’objet de délégation). Nécessité d’adaptation aux des modes exigences de de  management nouvelles rendement. 16 .II-2 Contractualisation  Confinement des services déconcentrés dans un rôle d’exécutant.

 identification des moyens.  élaboration des indicateurs de résultats. de contrats objectifs-moyens  Conclusion pluriannuels :  définition des engagements réciproques. les Objectifs et contenu de la mesure  Renforcement de la cohérence et de la coordination de l’action publique à travers le regroupement fonctionnel des services déconcentrés en pôles.II-2 Contractualisation  Redistribution des responsabilités vers échelons déconcentrés de l’administration.  système d’évaluation. 17 .

personnel et patrimoine aux AREF Renforcement des systèmes comptables et financiers des AREF Responsabilisation des délégués et des chefs d'établissements scolaires pour une meilleure proximité 21 .CONTRACTUALISATION Les préalables de la contractualisation Développement des systèmes d'information Parachèvement de l'opération de transfert des compétences. ressources.

CONTRACTUALISATION Les étapes de la contractualisation phase 1 :cadrage stratégique phase 2 : définition des objectifs opérationnels des AREF phase 3 : négociation et conclusion du contrat Ministère / AREF phase 4 : mise en œuvre du contrat 22 .

Entités concernées: MINISTERE 23 .CONTRACTUALISATION PHASE 1 .CADRAGE STRATEGIQUE : Elaborer une note d’orientation générale à adresser aux AREF dans laquelle sont explicités entre autres le contexte général de la démarche et les axes de développement de l’enseignement.

Elaborer des indicateurs de performance. développement des programmes. amélioration de la qualité des enseignements.CONTRACTUALISATION PHASE II . Entités concernées: 24 AREF .DEFINITION DES OBJECTIFS OPERATIONNELS DES AREF : • Définir des objectifs opérationnels à intégrer au contrat:    • • Développement des infrastructures d’accueil. de la formation continue.. l’encadrement pédagogique etc. de Elaborer le plan d’action pluriannuel (3 ans). et d’évaluation périodique adossés aux objectifs à atteindre.

CONTRACTUALISATION PHASE III : NEGOCIATION ET CONCLUSION DU CONTRAT MINISTERE / AREF : • • • • • • négocier autour des objectifs missions de l’établissement. S’entendre sur le système de suivi à adopter. cadrant avec les objectifs stratégiques et les définir les engagements des parties (moyens et résultats). prévoir les conditions de révision du contrat . valider le plan d’action à intégrer au contrat . Entités concernées: 25 MINISTERE / AREF . établir un planning de réalisation des actions.

. Entités concernées: MINISTERE / AREF 26 .).CONTRACTUALISATION PHASE IV ŔMISE EN ŒUVRE DU CONTRAT : Mettre en place un dispositif pour le suivi de la réalisation du contrat (comptes rendus.. réunions périodiques et rapports d’évaluation.

CONTRACTUALISATION Contenu d’un contrat (Illustration) Préambule. L’état des lieux.). textes réglementaires cadrant l’action.. Les clauses de révision. Des annexes (axes de réforme.. La procédure de suivi de l’exécution du contrat (tableaux de bord. contrats précédents ou autres éléments de référence..) 27 . organisationnels. Les sanctions. Les moyens pour y aboutir (financiers. La référence au plan d’action. la segmentation des activités. comptes rendus. humains. les indicateurs de suivi. réunions périodiques et rapports d’évaluation. le plan d’action.). système de contrôle de gestion.. Les objectifs du contrat..

. et redéploiement du personnel administratif et  Bilan des activités sociales.  Normes de répartition des moyens pédagogiques.Exemples d’indicateurs de suivi pour les AREF . par discipline du personnel enseignant et personnel  Requalifications technique. 28 .Gestion des ressources humaines:  Bilan des politiques de formation continue.  Répartition technique..

29 .  Suivi et maîtrise des coûts.Gestion des ressources financières:  Répartition des budgets par nature ou par rubrique.  Evolution des recettes.Exemples d’indicateurs de suivi pour les AREF .  Taux d’engagement des ressources.

30 .  Coûts de la maintenance par unité.Gestion du patrimoine:  Crédits affectés à l’aménagement et la maintenance du patrimoine..  Suivi de l’état du patrimoine (à décliner en sous indicateurs).  Coûts d’aménagement au m².Exemples d’indicateurs de suivi pour les AREF .

Implication des départements ministériels et établissements public à travers des mesures d’accompagnement tendant à adapter leurs modes de management.  Institution d’une nouvelle vision budgétaire permettant de répondre aux besoins de proximité et d’améliorer le rendement de l’administration.IV Conclusion  Contribution des nouveaux dispositifs budgétaires au renforcement de la déconcentration et à l’amélioration de l’efficacité et de la transparence de la dépense publique. Enclenchement d’un processus de réforme en vue d’adapter en permanence les procédures budgétaires aux objectifs de responsabilisation et d’assouplissement en contrepartie de la réalisation de performances prédéfinies.   32 . à améliorer leurs systèmes d’informations et à développer une culture d’audit et d’évaluation.

MERCI POUR VOTRE ATTENTION 32 .