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Université Saad de Blida Faculté des sciences agrovétérinaires et biologiques Cours 6 de Microbiologie Générale NOTIONS DE MYCOLOGIE (Les mycètes

) Préparé par Mme DEBIB Aicha

. Définition
 Ce sont des cellules eucaryotes. Ils se distinguent des

plantes par l’absence de chloroplastes et des cellules animales, par la présence d’une paroi cellulaire. Les mycètes sont des chimioorganotrophes. On regroupe, sous le terme des mycètes, l’ensemble des champignons microscopiques :  Les levures.  Les moisissures.

Les moisissures (pluricellulaires)

Les levures (unicellulaires)

A. Les levures :
 A.1. Morphologie :  Les levures sont unicellulaires. La cellule (thalle) a une

taille très variable selon les espèces. Elles sont observables { l’état frais. Les levures se reproduisent par bourgeonnement, se sépare ou reste accroché pour former des filaments (Pseudomycélium).

.  Cytosol : Contient tous les éléments. Ils sont constitués d’ADN.  Noyau : Contient les chromosomes qui sont présents par paires.A.  Paroi : Structure rigide donnant la forme caractéristique de la cellule.2. Structure :  Membrane cytoplasmique : Riche en dérivés du cholestérol.

 10-20% de phosphates (mannoprotéines).  Lipides : 7 à 10%  Sels minéraux : 5% . glucose et chitine).La paroi des levures  Elle est composée de :  70à 80% de polysaccharides antigéniques (mannane.

.B.  L’élément structurale de base est appelé hyphe (filament mycélien) et l’ensemble des hyphes forment le mycélium ou thalle pluricellulaire.  Le cytosol est limité par la membrane plasmique et contient tous les organites caractéristiques des cellules eucaryotes ainsi que plusieurs noyaux. pluricellulaires.Les moisissures :  Ils sont immobiles. mais les cellules sont fusionnées avec plusieurs noyaux  Leur paroi est riche en cellulose et en chitine.

ou non cloisonnés. Ces filaments peuvent être cloisonnés par des septum. ce sont alors des siphons ou coenocytes Hyphes (septé) siphons . on les appelle hyphes (septé).Le thalle  Le thalle de la très grande majorité des espèces est constitue par de nombreux filaments très fins et ramifiés dont l'ensemble forme un mycélium.

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microfibrilles de glucanes . .2. Celles-ci sont souvent immunogènes.Des glycoprotéines peuvent aussi être présentes et permettre l'adhérence. Cytologie  1) Paroi fongique  Elle est majoritairement composée de: .La paroi est souvent recouverte de mannoprotéines. un polyoside très résistant. .de chitine.B. .

sur la structure des filaments et des organes reproducteurs.Classification  Le règne des mycète possède 4 embranchements.2. La classification est basée sur la composition des parois.1. .

sexuée basidiospores asexuée. sexuée Zygospores Mycélium Exemple septé Lichens Tuber Mélanosporum septé Penicillium camemberti septé Coprinus comatus Siphon Mycorhizes Rhizopus stolonifera .Caractéristiques des différents mycètes Ascomycètes Nombre d’espèces Reproduction Spores 30 000 Deutéromycètes 25 000 Basidiomycètes 25 000 Zygomycètes 1 500 asexuée. sexuée ascospores asexuée conidies asexuée.

Les Deutéromycètes • Les champignons de l’embranchement des “Deutéromycètes” sont des mycètes qui se reproduisent uniquement de façon asexuée.2.1. • Leurs spores spécialisées se nomme : Les conidies. Le mycélium est • . septé.1.

Importance pour les humains:  a) Penicillium: La pénicilline est un antibiotique qu’on a d’abord obtenu { partir d’une espèce de moisissure. Penicillium camemberti . les pénicillines naturelles (Pénicilline F et K) et les pénicillines synthétiques (Pénicilline G. La découverte de la Penicilline est dût à Mr Fleming (1928) On donne ce médicament à un patient à la suite d’une transplantation pour contrôler le système immunitaire et éviter le rejet du nouvel organe. V.   B) Cyclosporine:   C) Camenbert: . le Penicillium. Production d'une mycotoxine : l'acide cyclopiazonique. Il existe plusieurs types de Pénicilline subdivisées en 2 groupes. Ampicilline). La pénicilline est un antibiotique Bactériostatique qui bloque la synthèse des parois bactériennes.

2.Zygomycètes  Ce sont la plupart des moisissures. champignon et rhiza . racine).2.1.Sexuée: lorsque les ressources sont limités.  Reproduction: . quelques Zygomycètes peuvent intervenir dans les mycorhizes (du grec myco . Essentiellement saprophytes..Asexuée: Lorsque les condition sont abondante .  zygospores: structures dipoloïdes qui se développent suite à la fusion des noyaux de deux hyphes haploïdes de types sexuelsopposés .

Mycélium  Mycélium Le mycélium d’une moisissure du pain comme Rhizopus stolonifera se compose de deux formes d’hyphes. .  Stolons: hyphes horizontaux qui s’étendent sur la surface du pain  Rhizoïdes hyphes qui s’infiltrent dans la mie de pain et y encre le mycélium. Les rhizoïdes sécrètent des enzymes qui digèrent d’abord la nourriture et absorbent ensuite les nutriments digérés.

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Ascomycètes  Se caractérisent par la façon qu'ils ont de générer leurs spores à l'intérieur de petits sacs appelés "asques". Souvent en forme d'assiettes ou de bâtonnets. .

quatre spores ou basidiospores. . dont les spores pour la reproduction sexuée sont produites dans des sacs en forme de massue appelés BASIDES.Basidiomycètes  Les BASIDIOMYCÈTES Ce sont des champignons. pour la majorité macroscopique. Chaque baside produit. à maturité.

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Université Saad de Blida Faculté des sciences agrovétérinaires et biologiques Cours 6 (suite) NOTIONS DE VIROLOGIE (Morphologie et classification ) Préparé par : Mme DEBIB Aicha .

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En 1892. Cette filtration. réussit à transmettre à un plan de tabac sain. une maladie végétale dite mosaïque du tabac par l’intermédiaire d’un filtrat d’un jus provenant d’une plante malade. IVANOWSKI. . éliminant toute bactérie suggéra à cet auteur le rôle d’une toxine filtrable comme responsable de la maladie.Historique  La découverte des virus remonte à la fin du 19ème siècle.

. ayant repris les expériences d’IWANOWSKI démontra que ce n’était pas une toxine qui passait { travers les filtres mais bien l’agent infectieux lui-même. responsable de la mosaïque du tabac (le caractère infectieux du filtrat permet de le distinguer d’une toxine). un autre botaniste BEIJERINCK.Historique  En 1898.

.Historique  A la fin du 19ème siècle les pathologistes étudiants les maladies de l’homme et des animaux domestiques reconnaissent qu’un certain nombre de maladies infectieuses n’étaient pas dues { des bactéries ou { des protozoaires mais à des agents inconnus qui traversent les filtres utilisés pour les bactéries.

.  En 1956.Historique  Le rôle prédominant de l’acide nucléique dans le pouvoir infectieux fut démontré en 1952. on a démontré que l’acide nucléique purifié extrait des virus de la mosaïque du tabac produit l’infection d’une plante saine.

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Définition .

Caractères généraux des virus Un certains nombre de caractères sont communs à tous les virus :  Petite taille : ce caractère explique : .Leur invisibilité : les virus ont des dimensions inférieures à la limite de résolution du microscope optique. . ce qui pendant longtemps a empêché la connaissance de leur forme et de leur structure .Leur filtrabilité : les virus ont la propriété de traverser les filtres bactériologiques usuels . .

.Caractères généraux des virus  Parasitisme intracellulaire obligatoire : dépourvus de tout équipement enzymatique. les virus ne peuvent croître sur les milieux bactériologiques usuels et ne peuvent se multiplier qu’{ l’intérieur d’une cellule-hôte vivante ce qui provoque une atteinte profonde de la cellule qui se traduit par une modification importante de son comportement métabolique ou des lésions qui entraînent le plus souvent la mort de la cellule infectée .

Caractères généraux des virus  Spécificité : la spécificité des virus est en rapport avec leur constitution chimique et elle est sous l’étroite dépendance du génome viral qui est responsable à la fois du pouvoir infectieux et de l’élaboration des protéines de structure qui constituent les antigènes viraux. .

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L’ensemble capside et acide nucléique constitue la nucléocapside. .  Tube hélicoïdale.Structure générale  Tous les virus sont constitués par une molécule d’acide nucléique enclose { l’intérieur d’une couche de protéines qui forme la capside.  La capside est formée par l’assemblage de molécules de protéines. Cet assemblage se fait d’une façon précise et caractéristique selon deux types bien distincts :  Formation d’une coque fermée .

avec une symétrie hélicoïdale. A ces deux types d’assemblage correspondent deux types différents de capsides :  Capsides icosaèdrique. caractérisée par une symétrie cubique . la capside est enclose { l’intérieur d’une enveloppe dite peplos.  Capsides hélicoïdales. .  Dans certains cas.

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Classification des virus .

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glycoprotéines ou lipopolysaccharides chez les bactéries). Entrée du génome viral et décapsidation. Réplication du génome viral / multiplication virale : réplication du génome. Assemblage des virions / phase de maturation : assemblage et maturation des virus dans la cellule infectée. expression du génome sous forme d’ARNm (transcription). acquisition d’une enveloppe par bourgeonnement (mb plasmique ou mb nucléaire) Libération des virions { l’extérieur de la cellule hôte. . encapsidation du génome. Fabrication/production des protéines virales : traduction des ARNm en protéines par RE et appareil de Golgi.Multiplication des virus  Schémas général de la multiplication des virus 6 étapes :  Attachement (adsorption) à la cellule hôte : liaison d’une protéine      virale à un récepteur de la surface cellulaire (glycoprotéines ou glycosphingolipides chez Eucaryotes .

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 Ce sont des outils fondamentaux de recherche et d'étude en génétique moléculaire. Le support génomique des bactériophages peut être un ADN ou un ARN.Les bactériophages  Ce sont les virus des bactéries. de vecteurs de clonage de gènes. . Ils représentent pour les bactéries les agents infectieux qui entraînent généralement la lyse et la mort des bactéries.  Les bactériophages servent entre autres.