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Le système politique démocratique

Thème 1 – Quelles sont les composantes institutionnelles des régimes démocratiques ?

Les indications du programme
Thèmes et questionnements Notions Indications complémentaires 1.1 Quelles sont les Largement ouvert à des composantes institutionnelles Régime parlementaire, régimeillustrations historiques et des régimes politiques ce thème semi-présidentiel, régimecomparées, démocratiques ? sensibilisera les élèves à la présidentiel. diversité des solutions constitutionnelles mises en œuvre dans les démocraties occidentales pour séparer le pouvoir exécutif du pouvoir législatif. Acquis de première : État de droit.

Introduction- Qu’est-ce-que la démocratie
Les régimes politiques contemporains peuvent être globalement classés en trois grands types : les régimes démocratiques, les régimes autoritaires et les régimes totalitaires. Deux critères liés permettent de fonder cette distinction tripartite : la source du pouvoir et le degré de consensus imposé aux gouvernés. Les démocraties reposent sur le principe de la souveraineté du peuple (fut-ce par l’intermédiaire de représentants - on y reviendra), de la liberté d’opinion et d’expression et garantissent, en conséquence, la possibilité de manifester son désaccord avec le pouvoir en place ; les régimes autoritaires sont dirigés par des individus ou des groupes qui monopolisent le pouvoir et contrôlent la liberté de la parole ; quant aux systèmes totalitaires, fondés sur la toute-puissance d’un parti unique incarné le plus souvent par un chef, ils visent à aire disparaître toute forme de résistance et exigent l’adhésion active de chacun à une idéologie unique. La démocratie est donc le seul type de régime politique qui repose sur l’institutionnalisation du dissensus. Source : Dormagen J-,Y, Mouchard Daniel, Introduction à la sociologie politique, De Boeck, 2010, p 43-44. Questions: 1. Quels sont les deux critères qui permettent de classer les régimes politiques ? 2. Distinguez les 3 formes de régimes politiques

Introduction- Qu’est-ce-que la démocratie
Les démocraties peuvent être réparties en deux catégories de base : la démocratie directe et la démocratie représentative. Dans une démocratie directe, tous les citoyens sans l’intermédiaire de représentants élus ou désignés, peuvent participer à la prise de décisions publiques. Un tel système n’est manifestement praticable que pour un petit nombre de citoyens – au sein d’une communauté restreinte, d’un conseil tribal, par exemple, ou encore d’une cellule syndicale, où les membres peuvent se réunir dans une seule pièce pour mettre une question en discussion et prendre une décision par consensus ou par un vote à la majorité des participants. […] Les sociétés modernes, étant donné leur taille et leur complexité, donnent peu d’occasions à leurs citoyens de pratiquer la démocratie directe. […] Aujourd’hui, la forme la plus commune de démocratie, qu’il s’agisse d’agglomérations de cinquante mille habitants ou de nations de cinquante millions de personnes, est la démocratie représentative. Les citoyens y élisent des représentants chargés de prendre les décisions politiques, d’élaborer des lois et d’administrer des programmes pour le bien commun. Source: Agence d’information des États-Unis, Qu’est-ce que la démocratie ? www.civnet.org.1991 Questions: 1. Quelles sont les deux formes de démocratie? 2. Pourquoi la démocratie représentative est-elle plus adaptée aux sociétés modernes?

I – Les conditions de la démocratie

A – Le respect des libertés publiques
Le suffrage universel C’est la reconnaissance du droit de vote à tous les citoyens. Le droit de vote est universel, égal et secret. La loi définit les conditions d’existence du droit de vote (âge, nationalité, incapacité) Tout citoyen doit pouvoir se déterminer librement et sans pression d’aucune sorte Cela suppose aussi la liberté de la presse et de l’audiovisuel Tout citoyen peut être candidat à des postes de représentation. La loi définit les conditions de l’éligibilité(âge, nationalité, incapacité) C’est l’existence de plusieurs partis ayant des conceptions de la société et des programmes d’action différents. La constitution garanti la liberté d’existence et d’exercice des partis politiques sous réserve du respect des principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. Les partis politiques concourent à l’expression du suffrage L’opposition doit pouvoir s’organiser et s’exprimer librement

La libre détermination des individus L’éligibilité à des postes politiques Le pluralisme politique

La liberté de l’opposition

Publicité des débats et délibérations des Assemblées Publication des actes politiques

Tout citoyen peut assister librement aux délibérations de toutes les instances élues tant nationales que locales .

Source: D.Grandguillot, L’essentiel des institutions de la V° République, Gualino, 2003 3 p 12 du manuel 1 – Comment définir les libertés publiques ? En quoi sont-elles indispensables à la démocratie

B – Assuré dans un Etat de droit

1- Définition
L’État de droit peut se définir comme un système institutionnel dans lequel la puissance publique est soumise au droit. Cette notion, d’origine allemande (Rechtsstaat), a été redéfinie au début du vingtième siècle par le juriste autrichien Hans Kelsen, comme un État dans lequel les normes juridiques sont hiérarchisées de telle sorte que sa puissance s’en trouve limitée. Dans ce modèle, chaque règle tire sa validité de sa conformité aux règles supérieures. Un tel système suppose, par ailleurs, l’égalité des sujets de droit devant les normes juridiques et l’existence de juridictions indépendantes. L’existence d’une hiérarchie des normes constitue l’une des plus importantes garanties de l’État de droit. (…) Au sommet de cet ensemble pyramidal figure la Constitution, suivie des engagements internationaux, de la loi, puis des règlements. A la base de la pyramide figurent les décisions administratives ou les conventions entre personnes de droit privé. Cet ordonnancement juridique s’impose à l’ensemble des personnes juridiques. L’État, pas plus qu’un particulier, ne peut ainsi méconnaître le principe de légalité : toute norme, toute décision qui ne respecteraient pas un principe supérieur seraient en effet susceptible d’encourir une sanction juridique. Source : http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/quest-ce-que-etat-droit.html Questions: 1. Quelles sont les caractéristiques d’un Etat de droit ? Quelles en sont les répercussions ?

2 – Le rôle de juridictions indépendantes
A : 4 p 12 du manuel B: La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) avait invalidé en décembre dernier les comptes de campagne de l'ancien président pour l'élection présidentielle de 2012, estimant qu'il avait dépassé le plafond autorisé de plus de 300.000 euros. Elle jugeait que les dépenses liées à certains déplacements présidentiels devaient être imputées au candidat. Nicolas Sarkozy avait déclaré pour 21.339.664 euros de dépenses, la commission comptabilisait 22.509.000 euros. Source : Le Figaro, Le Conseil constitutionnel rejette les comptes de campagne présidentielle 2012 de Sarkozy, 04/O7/2013 Questions: 1. Questions 1 et 2 p 116 2. Pourquoi le Conseil Constitutionnel a-t-il invalidé les comptes de campagne de N.Sarkozy? 3. Que cela traduit-il ?

C – Grâce à la séparation des pouvoirs

1 – Une condition indispensable

A :1 p 11 du manuel Questions:
1. Questions 1 et 3 p 11

1 – Une condition indispensable
A : « C’est en ma personne seule que réside la puissance souveraine... C’est de moi seul que mes Cours tiennent leur existence et leur autorité : la plénitude de cette autorité, qu’elles n’exercent qu’en mon nom, demeurent toujours en moi et l’usage n’en peut jamais tourner contre moi, c’est à moi seul qu’appartient le pouvoir législatif sans dépendance et sans partage » Source : Louis XV en 1766, Jules Flammermont, Les Remontrances du Parlement de Paris au XVIIIème siècle,1898

B : Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, le roi participe à la justice. Il juge personnellement certaines affaires, y compris des affaires d’apparence mineure comme des conflits familiaux, parfois conclues par l’émission d’une lettre de cachet (lettre close émanant du roi concernant un particulier, en général condamné sans jugement à la prison ou à l’exil). Le roi pouvait par ailleurs intervenir à tout moment d’un procès pour imposer son jugement et même après, en raison du droit de grâce. Source : D’après MILLIOT Vincent, Pouvoirs et société dans la France d’Ancien Régime, Nathan, pp. 61-62. Questions: 1. En quoi la situation sous l’Ancien Régime confirme-t-elle l’analyse de Montesquieu ?

2 – Instaurée grâce à la Constitution
2 p 11 du manuel Questions: 1. Questions 1 à 3 p 11.

II– Une application différente selon les pays

Introduction
Max Weber propose un outil particulier d’analyse : le type idéal. Un type-idéal ou idéal-type est un outil d’investigation qui permet de définir un phénomène social par ses caractères les plus généraux observables dans tous les types de société. L’idéal-type est un modèle, une construction intellectuelle, qui permet d’extraire de la réalité empirique, certains traits caractéristiques. C’est un outil qui permet d’utiliser des concepts simples pour pouvoir appréhender une réalité sociale complexe et multiforme. Selon Weber, il peut être une reconstruction intelligible d’une réalité historique complexe : le capitalisme, la ville occidentale, ou des éléments abstraits qui se retrouvent dans diverses configurations historiques : les formes de pouvoir par exemple , ou les types d’activité. Source : http://www.lyc-arsonval-brive.aclimoges.fr/secosoc/breve.php3?id_breve=380 Questions: 1. Présentez les caractéristiques de l’idéal-type

Introduction
La distinction, née à une époque où la doctrine limitait ses recherches à quelques régimes jugés significatifs, a été surtout établie à partir des pratiques des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. De plus, en décrivant les caractéristiques des deux catégories, les constitutionnalistes systématisent à l'excès leurs différences, et détachent celles-ci des institutions concrètes dont elles sont issues. Ils en font ainsi des modèles abstraits et figés, représentant chacun l'une des conceptions possibles de la séparation des pouvoirs : le régime parlementaire serait fondé sur une application souple de ce principe, le régime présidentiel sur une application rigide. Chacun des types de régimes correspond donc à une forme idéale d'organisation des pouvoirs. De tels modèles peuvent éventuellement servir pour classer, sur une sorte d'échelle, les régimes concrets selon qu'ils contiennent ou non certains de leurs traits distinctifs. Mais, compte tenu de leur caractère abstrait, ils ne peuvent définir des catégories utilisables pour ranger systématiquement les institutions existantes. Source : Richard Moulin , Election présidentielle et classification des régimes, http://v2.revuepouvoirs.fr/IMG/pdf/Pouvoirs14_p29-40_classification_regimes.pdf Questions: 1. En quoi la distinction des régimes démocratiques relève-t-il de l’ idéal-type? 2. Quels sont les deux modèles distingués ? En fonction de quels critères ? 3. Quels sont les avantages et les inconvénients de cette distinction ?

A – Les régimes parlementaires
5 p 13 du manuel Questions: 1. Expliquez la phrase soulignée 2. Pourquoi le régime parlementaire apparaît-il en Grande- Bretagne ?

A– Les régimes parlementaires
A :6 p 13 B : La principale caractéristique de ce régime réside dans la nécessité pour le Gouvernement de disposer de la confiance de la majorité parlementaire : il est donc responsable devant elle et doit remettre sa démission s’il ne dispose plus d’une majorité. Pour cette raison, l’exécutif est dissocié entre le chef de l’État et le Gouvernement. Le premier, qui peut être un monarque, incarne la continuité de l’État et ne participe pas à l’exercice du pouvoir en dehors de la nomination du chef du Gouvernement. N’ayant pas, en principe, de rôle actif, il est politiquement irresponsable. En revanche, le chef du Gouvernement et ses ministres assument la conduite de la politique nationale sous le contrôle des assemblées parlementaires : l’autorité et la responsabilité politiques sont ainsi étroitement liées. Pour cette raison, la plupart des actes du chef de l’État doivent être contresignés par les membres du Gouvernement concernés. Source: http://www.vie-publique.fr/decouverteinstitutions/institutions/approfondissements/differents-types-regimespolitiques.html

A– Les régimes parlementaires
Le fonctionnement du régime parlementaire implique une étroite collaboration entre le Gouvernement et les assemblées. Le plus souvent les membres du Gouvernement sont choisis parmi les parlementaires et ont accès aux assemblées. Le Gouvernement dispose par ailleurs de l’initiative législative et participe à l’élaboration de la loi. Compte tenu des risques de blocage pouvant résulter de la mise en cause de la responsabilité du Gouvernement ou de la perte de confiance dans l’une des chambres, un pouvoir de dissolution est reconnu au chef de l’État ou au chef de Gouvernement. Le renversement du Gouvernement ou la dissolution apparaissent ainsi comme deux mécanismes de régulation permettant de surmonter les tensions qui peuvent survenir entre le Gouvernement et sa majorité. La dissolution présente, en outre, l’intérêt de solliciter l’arbitrage des électeurs. Source:http://www.vie-publique.fr/decouverteinstitutions/institutions/approfondissements/differents-types-regimespolitiques.html Questions: 1. Remplir la première colonne du tableau de la diapo 21 en vous aidant du texte et de la diapo 20

A – Les régimes parlementaires
• La chambre basse peut renverser le gouvernement (5). • Le chef de l'État peut en général dissoudre la chambre basse (6). • Le chef de l'État est élu par les chambres (3) ou désigné par l'hérédité dans les monarchies parlementaires. • Le chef du gouvernement est nommé par le chef de l'État (4), mais il est politiquement responsable devant la chambre basse (5). • Le législatif se compose en général de deux chambres (régime bicaméral). • La chambre basse est élue au suffrage direct (1). • La seconde chambre (chambre haute) est élue de façon différente et représente les États fédérés dans les États fédéraux (2). (2).

Source: http://langlois.blog.lemonde.fr/2008/1 1/17/regimes_politiques/

A– Les régimes parlementaires
Régime parlementaire
Séparation des pouvoirs Exécutif Rôle de l’exécutif Législatif Rôle du législatif Relations entre législatif et exécutif Avantages inconvénients Exemples

Régime présidentiel

Régime mixte

B – Les régimes présidentiels
8 p 14 Questions:

1. Remplir le tableau de la diapo 24 en vous aidant du texte et de la diapo suivante suivant
9 p 14 du manuel Questions: 1. Questions 1 et 2 p 14

B- Les régimes présidentiels
• Le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Il est élu par le corps électoral dans son ensemble au suffrage direct ou indirect (3). • Il nomme les membres du gouvernement (4). • Le législatif se compose en général de deux chambres (régime bicaméral). • La chambre basse est élue au suffrage direct (1). • La seconde chambre (chambre haute) est élue de façon différente et représente les États fédérés dans les États fédéraux (2).
Source: http://langlois.blog.lemonde.fr/2008/1 1/17/regimes_politiques/

B– Les régimes présidentiels
Régime parlementaire
Séparation des pouvoirs Exécutif Rôle de l’exécutif Législatif Rôle du législatif Relations entre législatif et exécutif Avantages inconvénients Exemples

Régime présidentiel

Régime mixte

C– Les régimes mixtes

1 – Les caractéristiques
On y trouve certaines caractéristiques du régime présidentiel : le chef de l’État, élu par le peuple, choisit et révoque les membres du Gouvernement, s’il dispose d’une majorité parlementaire conforme à ses vues. Le régime mixte emprunte aussi des éléments au régime parlementaire : le chef du Gouvernement est distinct du chef de l’État et sa responsabilité peut être mise en cause par l’une des deux assemblées. Le chef de l’État dispose du pouvoir de dissolution et le Gouvernement bénéficie d’importantes prérogatives dans la procédure législative. 10 et 11 p 15 Questions: 1. Remplir le tableau suivant

1- Les caractéristiques
Régime parlementaire
Séparation des pouvoirs Exécutif Rôle de l’exécutif Législatif Rôle du législatif Relations entre législatif et exécutif Avantages inconvénients Exemples

Régime présidentiel

Régime mixte

2 – Les conditions de fonctionnement des régimes mixtes

Un tel régime ne peut fonctionner qu’en cas d’accord entre le chef de l’État et la majorité parlementaire : dans une telle configuration le chef du Gouvernement est doublement responsable (devant le président de la République et devant le Parlement). Dans le cas contraire, le régime fonctionne comme un régime parlementaire à part entière, le président cède sa prééminence au Premier ministre. C’est le cas de figure de la « cohabitation » de la Ve République. Source : http://www.vie-publique.fr/decouverteinstitutions/institutions/approfondissements/differents-types-regimespolitiques.html Questions: 1. Dans quel cas le régime mixte devient un régime parlementaire ?

3– Un affaiblissement du pouvoir du président
Tout d’abord, le président perd certaines de ses prérogatives par rapport aux périodes de fonctionnement normal du régime. S’il nomme toujours le chef du Gouvernement, il doit impérativement le choisir dans les rangs de la majorité parlementaire. Mais rien ne l’y oblige sinon la sagesse politique, le président ne pouvant dans un contexte défavorable pour lui s’engager dans une épreuve de force avec la nouvelle majorité parlementaire. Il perd tout pouvoir sur la composition de l’équipe gouvernementale, à l’exception, ce qui n’est pas négligeable, des ministres ayant des responsabilités dans le domaine dit « réservé » du chef de l’État (Défense et Affaires étrangères). Ensuite, le président ne peut plus exiger que le Premier ministre démissionne. La pratique établissant la responsabilité du Premier ministre devant le président de la République n’est pas valable dans ce cas. Les deux chefs de l’exécutif étant de majorités politiques différentes, le Premier ministre n’est alors responsable que devant l’Assemblée nationale conformément à la lettre de la Constitution. Source:http://www.vie-publique.fr/decouverteinstitutions/institutions/approfondissements/differents-types-regimes-politiques.html Questions: 1. En quoi la cohabitation conduit-elle à à un régime parlementaire ?

4 – A relativiser
Mais le chef de l’État, devenu chef de l’opposition parlementaire, dispose toujours d’importants pouvoirs. Outre le droit de dissolution, il garde un rôle d’impulsion et de décision dans le domaine dit "réservé". • Il préside le Conseil des ministres et peut, à ce titre, faire part de ses réserves sur les orientations de la politique gouvernementale. • Il signe les ordonnances et les décrets en Conseil des ministres et dispose du pouvoir de nommer les fonctionnaires civils et militaires de l’État. Ces pouvoirs continuent d’être pleinement exercés par le président de la République et ils obligent le Gouvernement et sa majorité parlementaire à composer avec lui. C’est ainsi que le président François Mitterrand a refusé de signer certaines des ordonnances présentées en Conseil des ministres par le Gouvernement de Jacques Chirac entre 1986 et 1988. Ce dernier avait pourtant obtenu du Parlement l’autorisation requise par la Constitution pour légiférer par cette voie. Source:http://www.vie-publique.fr/decouverteinstitutions/institutions/approfondissements/differents-types-regimes-politiques.html Questions: 1. Le Président de la République perd-il tous ses pouvoirs ?

4 – A relativiser
• L’usage a également reconnu au chef de l’État, en marge du texte constitutionnel, un droit de regard sur l’ordre du jour du Parlement convoqué en session extraordinaire. • Enfin, le président de la République dispose d’un pouvoir propre incontournable en matière constitutionnelle. Il dispose de l’initiative dans ce domaine et décide de la convocation du Congrès (réunion de l’Assemblée nationale et du Sénat) ou du corps électoral pour l’approbation des révisions par référendum. Il dispose aussi de l’arme de pouvoir démissionner au moment opportun, pour se représenter ou soutenir un candidat de sa famille politique. Il a le pouvoir, en tant qu’arbitre, de « siffler la fin de la partie ». Source:http://www.vie-publique.fr/decouverteinstitutions/institutions/approfondissements/differents-types-regimespolitiques.html Questions: 1. Le Président de la République perd-il tous ses pouvoirs ?

5- Quelles solutions ?
Afin de sortir de cette situation institutionnelle préjudiciable au fonctionnement des pouvoirs publics et présentant un risque d’affaiblissement de la France sur la scène internationale, le Premier ministre et le président de la République ont décidé de réviser la Constitution (loi constitutionnelle du 2 octobre 2000). Il s’agissait de faire coïncider la durée du mandat présidentiel avec celui des députés, c’est-à-dire cinq ans Source:http://www.vie-publique.fr/decouverteinstitutions/institutions/approfondissements/d ifferents-types-regimes-politiques.html Questions: 1. Quelle solution a été trouvée pour limiter les risques de cohabitation ?

Conclusion : l’exemple français : des régimes en évolution
A : Regardez la vidéo [Nicolas Sarkozy en faveur d'un régime présidentiel] - Vidéo Ina.fr B :Du jamais vu sous la Ve République ! Un président de la République qui invite les parlementaires de la majorité à l'Élysée pour lire un véritable discours de politique générale. Pendant un peu plus d'une heure, les 344 députés et 160 sénateurs de la majorité ont écouté, religieusement, la parole présidentielle.(…) En soi, c'est une révolution institutionnelle : avant même de pouvoir s'exprimer au Palais Bourbon, comme il souhaite le faire à l'avenir, Sarkozy a convoqué les parlementaires de sa majorité pour fixer le cap et détailler certains grands chapitres de son programme. (…) Il n'empêche, journalistes et parlementaires sont sortis estomaqués par l'omniprésence du chef de l'État : à la fois président, premier ministre, chef de la majorité, porteparole du gouvernement, et même ministre de l'Économie et des Finances, puisqu'il a annoncé qu'il assisterait au prochain conseil Ecofin (le sommet des ministres de l'Économie des VingtSept), pour « expliquer la stratégie budgétaire de la France ». Pour ceux qui en douteraient encore, l'« hyperprésidentialisation » du régime n'est pas une simple figure de style. « J'ai été élu pour faire quelque chose sur tout », a-t-il même ajouté le soir sur TF1. Source: C. Jaigu et B. Jeudy, Nicolas Sarkozy, l'hyperprésident - Le Figaro 20/11/2007 Questions: 1. Quelles modifications souhaitait apporter N.Sarkozy? Pourquoi est-il qualifié d’hyperprésident?

Conclusion : l’exemple français : des régimes en évolution
Il n'aura échappé à personne que l'actuel (en 2010)président Nicolas Sarkozy a été, pendant la première partie de son quinquennat, présenté comme un "hyper-président" omnipotent. Le chef du gouvernement semblait lui cantonné au simple rôle de "collaborateur" du chef de l'Etat. La relation de force semble s'être inversée de telle sorte que notre régime semble se transformer en réel régime parlementaire. Il n'est pas question ici de mettre en avant la problématique des sondages qui donnent depuis plusieurs mois au premier ministre une popularité supérieure à celle président de la République. L'évolution repose en réalité sur la nomination récente de François Fillon qui, rappelons-le, s'est succédé à lui-même. Celui-ci faisait pourtant office de challenger face au favori Jean-Louis Borloo. C'est pourtant bien le premier qui a été reconduit dans ses fonctions il y a quelques jours. C'est un fait curieux qu'un premier ministre plus populaire que son président soit maintenu sur une période aussi longue à son poste. On peut alors s'interroger sur les raisons de ce maintien. Les commentateurs les plus avertis mettent en avant le fait que la majorité parlementaire UMP, qui est assez représentative de l'ex-RPR, ait rechigné à soutenir un chef de gouvernement qui ne soit pas directement issu de ses rangs.(…) Nicolas Sarkozy a raison quand il précise que le choix d'un premier ministre ne relève pas du fait du prince. En effet, le président vient de nous faire la démonstration qu'il est tenu de respecter sa majorité parlementaire et qu'il n'est donc pas aussi puissant qu'on aurait pu le penser. Source : Marc Le Roy , La Ve République est-elle devenue un régime pleinement parlementaire ?Le Monde, 09.12.2010 Questions: 1. Peut-on qualifier N.Sarkozy d’hyperprésident dans la deuxième partie de son mandat? Quelles en sont les manifestations? 2. En quoi cet exemple montre la limite d’une distinction forte des régimes politiques ?