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LES ACCORDS DE BALE III

Réalisé par: chiboub dalal Imane ait oukazzamane Najlae hanjir Soufiane mouhou

INTRODUCTION
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• PLAN
Introduction Généralités Présentation de bale III I. Les apports de bale III II. La convergence de bale III et les normes IFRS III. Les limites de bale III

Conclusion

Risque de crédit Risque de marche Banque Risque de liquidité Risque de taux .

Il se compose de hauts représentants des autorités de contrôle et banques centrales de 27 pays. le Comité a décidé d'introduire un système de mesure du capital communément appelé l'Accord de Bâle. . Vise à assurer la stabilité et la fiabilité du système bancaire et financier à travers l’établissement de standards minimaux en matière de contrôle prudentiel.Généralités En 1988.

.Passage Bale II Bale III Biais calculs de mesure de risque. FP caractère pro-cyclique récession. Conflit d’intérêts .

Schéma 1 : l’effet pro-cyclique des fonds propres .

. et dont l’objectif principal est d’améliorer la stabilité du système financier.Présentation de Bale III Bâle 3 est le troisième des accords de Bâle. afin de réduire la probabilité et la gravité des crises futures. dont le but est de mettre à jour les règles définissant la quantité de capital minimum avec lequel les banques doivent se financer.

Ces accords ont été confirmés lors du Sommet du G20 à Séoul.En 12 septembre 2010. le Comité de Bâle a publié l’accord Bâle 3. . un ensemble actualisé de règles internationales concernant les exigences de fonds propres imposées aux banques.

actuellement débattu au sein des institutions européennes.Ces règles vont maintenant être transposées en droit communautaire européen par le biais d’un texte législatif appelé CRD 4 (Capital Requirements Directive 4). .

Ratio de fonds propres: de 8% à 10.5%.5% Coussin contracyclique de 0% à 2. Ratio d’effet de levier et Ratio de liquidité. .

Les principes clés du Bâle III .

 Introduction du Ratio Effet.de-levier. réduire le risque systémique .Améliorer considérablement la qualité des fonds propres des banques et relever leur niveau. Convergence du Bâle III avec les Normes IAS/IFRS. Les Dispositions Transitoires.  Introduction du coussin contre-cycliques. .

et partant la robustesse des banques et donc leur aptitude à gérer des périodes de tensions. autrement dit la composante la plus solide des fonds propres d’une banque.1.Améliorer l’exigence En FP des Banques a) Amélioration de la qualité des fond propres: Améliorer la qualité des fonds propres revient à améliorer la capacité d’absorption des pertes. FP Au Moins 50% des FPB des A.Ordinaires Au moins 50% . Les nouvelles exigences de fonds propres mettent davantage l’accent sur les actions ordinaires.

b. après déductions.5 % des actifs pondérés des risques (APR). Relèvement des exigences en FP: .L'accent est mis sur les actions ordinaires. . . .5 % .le secteur bancaire a besoin d’une quantité accrue de fonds propres.Le ratio minimal de fonds propres T1 sera porté à 6 %. alors qu’il n’est que de 4% en application de Bâle II.De 8% à 10. dont le niveau minimal est porté à 4.

les banques seront tenues de disposer d’un volant dit « de conservation ».De plus. Le volant lui permettra de continuer de disposer des fonds propres nécessaires pour soutenir ses opérations en période de tensions. déjà important.5 % des actions ordinaires. représentant 2. viendra s’ajouter un volant contra-cyclique . les exigences totales pour la composante actions ordinaires seront effectivement portées à au moins 7 %. pour faire face à de futures périodes de tensions. en temps normal. Et à ce surcroît de fonds propres. C’est ainsi que.

.L’introduction du Coussin Contra-cyclique Compris dans une fourchette de 0 – 2. ce volant est imposé par les autorités lorsqu'elles jugent que la croissance du crédit entraîne une augmentation inacceptable du risque systémique.5 % et constitué d'actions ordinaires.2.

et renforcer la solidité des banques en période de récession. ce qui devrait permettre de ralentir la croissance du crédit pendant les périodes d’expansion. Cette mesure repose sur l’idée que le crédit est cyclique et exposé aux bulles. Les banques doivent donc accumuler des fonds propres supplémentaires pendant les périodes prospères. .

plus son bénéfice sera élevé. Ce qui amène la question suivante : voulons-nous un système financier qui résiste aux ouragans ou seulement aux brises? .3. Introduction du Ratio Effet de Levier L’effet de levier est aux banques ce que la profondeur des fondations d’un immeuble est au promoteur immobilier : moins les fondations sont profondes. mais plus l’immeuble sera fragile.

ACTIFS Effet de Levier = FONDS PROPRES Un Effet de levier plus élevé implique toujours un Risque plus Grand .

limitant le montant total des actifs qu’une banque peut posséder en fonction de ses fonds propres.Bâle 3 prévoit l’introduction d’un plafond d’effet de levier. . En termes techniques:  le ratio d’effet de levier sera calculé en divisant les fonds propres Tier1 (soit surtout des actions) par le total des actifs (y compris les actifs dits ‘hors bilan’). Il est prévu de plafonner ce ratio à 3%.

titres d'État liquides sur le marché et éligibles au refinancement en Banque Centrale..) doivent être supérieures aux fuites de liquidité . Son principe est le suivant : les réserves de liquidité (cash..Le ratio de liquidité le LCR et le NSFR Le LCR (Liquidity Coverage Ratio) est un ratio à un mois qui vise à permettre aux banques de résister à des crises de liquidité aiguës sur une durée d'un mois.

Son principe est le suivant : le montant des besoins en ressource stable doit être inférieur au montant des ressources disponibles .Le NSFR (Net Stable Funding Ratio) est un ratio à un an qui vise à permettre aux banques de résister un an à une situation de crise spécifique à l'établissement.

La dimension macro-prudentielle pour conter le risque systématique Bale III permettra de mieux appréhender le risque systématique découlant des interrelations et des expositions communes des divers établissements .4. les accords visent a s’assurer que les normes sont calibrées aussi en fonction de la place qu’occupe chaque établissement au sein du système entier . A cet égard. .

car il faudra beaucoup de temps pour transposer dans les différentes législations nationales ces normes internationales .5. Les dispositions transitoires Les réformes seront mises en place d’une manière à ne pas entraver la reprise économique .

LA CONVERGENCE DES IFRS ET BALE III .

I.La crise de 2007 : La conjonction des normes comptables et prudentielle Bale II et les normes IFRS suivaient une apparente synergie : Bale II IFRS Sécuriser le système financier international Améliorer la transparence dans la communication financière des entreprises .

. l’abandon du principe de la prudence .L’épicentre des normes IFRS consistait dans le remplacement du coût historique par la juste valeur. la prise en compte des plus et moins values …. Les autres changements portaient sur la comptabilité d’intention. censés bénéficier de l’efficience des marchés.

car elle pouvait être cause de :  La Procyclicité  Assèchement de la liquidité . Elle a été controversée dès l’origine par les trésoriers des entreprise et des banques.Le problème de la juste valeur La juste valeur est traitée dans les normes IAS 39 et IAS 32.

ni le niveau des fonds propres nécessaire en regard des expositions au risque de contrepartie découlant de ces activités . de re-titrisation ou de dérivés de crédit.Les banques n’ont pas étaient en mesure d’apprécier correctement les risques pris en initiant des opérations complexe de titrisation.

ainsi que les expositions liées au opérations de dérivés.D’un point de vue comptable. la difficulté à prendre correctement en compte les risques importants sur les positions du Bilan et Hors Bilan. a également été un élément déstabilisateur important pendant la crise .

L’introduction de Bale III et IFRS 9 Le comité de Bale et IASB. dont la réponse au problème de la procyclicité en cas de crise . Plusieurs point illustrent la convergence des normes comptables et prudentielles. ont proposé une révision globale de la régulation.

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limites des nouvelles exigences réglementaires de Bale III Pourquoi bale 3 divise les européens ? Et est ce que ces règles seront-elles suffisantes pour éviter une nouvelle crise ? .

• Les ministres des finances de l'Europe se rencontrent à chaque fois pour traduire en droit européen la nouvelle règlementation Bale 3 • Londres. soutenue par la Suède. l'Espagne et certains pays de l'Est. La capitale britannique veut éviter d'avoir à revivre les nombreux plans de renflouement consécutifs à la crise de 2007-2008. . milite pour que chaque pays puisse exiger à ses banques le respect des normes plus sévères que celles de Bâle 3.

menés par la France. Ils souhaitent au contraire. Tel que les banques Américaines qui ne respectent pas la réglementation à la lettre . une harmonisation maximale. craignant sans doute de mettre leurs propres banques en position concurrentielle défavorable. l'Italie et l'Autriche. s'opposent à cette mesure. l'Allemagne.• Mais d'autres pays européens. face à des établissements qui seraient mieux capitalisés.

L'augmentation de ce ratio devra contribuer à limiter l'incitation à la prise de risque. Avant 2019. auquel il faudra ajouter un coussin de protection de 2.• Les critiques adressées : les banques européennes devront porter d'ici à 2015 leur ratio minimal de fonds propres de 2 % à 4.5 % à partir de 2016.5 %. . toutes les banques européennes devront donc disposer d'un core tier one (fonds propres durs) de 7% du montant des prêts qu'elles accordent.

Ces établissements ne sont pas soumis aux exigences de fonds propres de Bâle III car ils ne reçoient pas de dépôts du public . qui affirment que le renforcement des fonds propres des banques se fera forcément aux dépenses du crédit. et donc de la croissance. les fonds spéculatifs.• Le chantage à la croissance est l'argument préféré des lobbies bancaires. Bâle III ne s’attaque pas aux établissements bancaires dit « fantômes » tels que les banques d’investissements.

malgré les dérives dans la titrisation. De plus. la réglementation bancaire a été et restera encore utile pour résoudre les problèmes identifiés plus haut.Conclusion Nous concluons que. Nous pourrions nous demander cependant si ces problèmes à résoudre ne seraient pas engendré par une réglementation précédente. une autre question émerge : trop de réglementation bancaire tuerait-elle la réglementation? .