LE REMORQUAGE

PORTUAIRE
Exercice de la veille Permanente
Une fonction essentielle reconnue
par les nations au sein de l’OMI

 pour garantir la sécurité des ports;
 pour garantir la protection de
l’environnement;
 pour faciliter le trafic portuaire;

( MSC/Circ.1101 Ship/Port Interface. Availability of tug assistance:MEPC/Circ.409;FAL/Circ.100;8 September 2003)

Une activité classée comme étant un service
auxiliaire au transport au même titre que le
Lamanage et le Pilotage

Dans la nouvelle classification de l’Insee le remorquage et
le lamanage font partie de la même sous section
néanmoins une distinction est faite entre le remorquage
portuaire dans les eaux fluviales et le remorquage
portuaire dans les eaux maritimes et côtières,
respectivement:

- Code 52-22-13
- Code 52-22-14
Positions communes de la Commission
et la Cours de Justice Européenne
Le remorquage portuaire ne constitue pas une
activité de transport.

- La commission en 2002
(2002/901/CE: Décision de la Commission du 19 juin 2002 concernant l'aide d'État octroyée par les
Pays-Bas en faveur des activités des remorqueurs néerlandais dans les ports maritimes et sur les
voies navigables de la Communauté)

- La Cours de Justice Européenne le 11 janvier 2007
dans un arrêt de la 2ème chambre de la CJCE. (affaire C-251/04-COMMISSION
EUROPEENNE/REPUBLIQUE HELLENIQUE)



ORGANISATION DU TRAVAIL DANS LE
SECTEUR DU REMORQUAGE PORTUAIRE
APPLICABLE AUX ARMATEURS BATTANT
LE PAVILLON FRANÇAIS

Les Textes Applicables (dans les grands ports maritimes)

- Convention contre le travail forcé ratifiée le 24 juin 1937 par la France

- Code du Travail Maritime

- loi n° 2008-596 du 25 juin 2008 portant modernisation du marché du travail
(aucune ordonnance n’a été publiée à ce jour pour appliquer cette loi au maritime)

- loi n° 2006-10 du 5 janvier 2006 relative à la sécurité et au développement des transports;

- Le Décret n° 2007-1843 du 26 décembre 2007;

- Décret n° 2005-305 du 31 mars 2005 relatif à la durée du travail des gens de mer ;

- les arrêtés préfectoraux;

- Conventions collectives;

- Contrat de travail;

loi n° 2006-10 du 5 janvier 2006 relative à la sécurité et au
développement des transports

« Art. 5-1. - Les personnels employés à bord des navires utilisés pour fournir de façon habituelle, dans les eaux
territoriales ou intérieures françaises, des prestations de services de remorquage portuaire et de lamanage sont
soumis aux dispositions législatives, réglementaires et conventionnelles du lieu de prestation, applicables en matière
de législation du travail aux salariés employés par les entreprises de la même branche, établies en France, pour
ce qui concerne les matières suivantes :

« - libertés individuelles et collectives dans la relation de travail, exercice du droit de grève ;

« - durée du travail, repos compensateurs, jours fériés, congés annuels payés, congés pour événements familiaux,
congés de maternité, congés de paternité, conditions d'assujettissement aux caisses de congés et intempéries ;

« - salaire minimum et paiement du salaire, y compris les majorations pour les heures supplémentaires ;

« - conditions de mise à disposition et garanties dues aux travailleurs par les entreprises exerçant une activité de
travail temporaire ;

« - règles relatives à la sécurité, la santé, l'hygiène au travail et la surveillance médicale ;

« - discrimination et égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, protection de la maternité, âge
d'admission au travail, emploi des enfants, durée du travail et travail de nuit des jeunes travailleurs ;

« - travail illégal.

« Un décret détermine les conditions d'application du présent article , notamment celles dans lesquelles des
formalités déclaratives sont exigées des prestataires étrangers, ainsi que les formalités dont ceux-ci sont
dispensés. »
Le Décret n° 2007-1843 du 26 décembre 2007
 Décret n° 2007-1843 du 26 décembre 2007 pris pour l'application des
articles 25-2, 28 et 104 du code du travail maritime

 Article 4

Les activités mentionnées à l'article 25-2 du code du travail maritime,
dont la nature ne permet pas de fixer avec précision les périodes de
travail et la répartition des heures de travail au sein de celles-ci, et pour
lesquelles une convention ou un accord collectif déterminent les
adaptations nécessaires, sont les suivantes :

a) Remorquage portuaire ;

b) Pilotage ;

c) Lamanage.
Décret n° 2005-305 du 31 mars 2005 relatif à la durée du travail des gens de
mer
 A bord des remorqueurs et des chalands, ainsi qu'à bord des bâtiments et engins employés aux travaux maritimes, qui
ne sortent pas des ports et rades ou de la partie maritime des fleuves et rivières, chaque heure de présence à bord, à
la disposition du capitaine, est considérée comme une heure de travail effectif, des accords collectifs étendus
déterminant dans quelles conditions des temps de pause ou de repos peuvent en être défalqués.

Toutefois, pour le calcul des repos compensateurs prévus par l'article 26-1 du code du travail maritime et pour
l'application des dispositions du présent décret relatives aux durées maximales du travail, le temps de travail effectif
est le temps pendant lequel le personnel est, par suite d'un ordre donné, à la disposition du capitaine, hors des locaux
d'habitation à bord.
 La durée maximale quotidienne de travail, fixée en application de l'article 24 du code du travail maritime ou résultant du
présent décret, peut être dépassée et atteindre la limite maximale de quatorze heures, conformément à une
convention ou un accord collectif, dans les cas suivants :


Notamment à bord des remorqueurs et des chalands qui ne sortent pas des ports et des rades ou de la partie maritime
des fleuves et des rivières ;

 Pour assurer la continuité du service de veille et de sécurité, dans les ports et les rades, à bord des remorqueurs qui
ne sortent pas des ports et rivières ou de la partie maritime des fleuves et rivières, un accord national étendu ou une
convention collective de branche étendue peuvent, dans le cadre d'une organisation du travail par cycles, porter
cette limite à seize heures, sous réserve que la durée maximale quotidienne de travail fixée à l'article 4 (soit 12 heures)
soit respectée en moyenne sur une période de quarante-huit heures consécutives.
L’ARRETE PREFECTORAL
(Cas du Grand Port Maritime du Havre)

 Article 2
 les effectifs et l'organisation du travail doivent permettre de satisfaire aux besoins de veille permanente et du service
minimum de sécurité définis en annexe au présent arrêté ;
 ARTICLE 3 – VEILLE PERMANENTE ET SERVICE MINIMUM DE SECURITE
 Un remorqueur en veille permanente est un remorqueur qui, à tout instant:
 - a un équipage complet de la décision d’effectif à bord et aux ordres de l’armateur,
 - maintient une liaison avec la capitainerie et son centre opérationnel,
 - a ses machines et ses auxiliaires prêts à manœuvrer sans délai,
 - est disponible pour remplir une mission.
 Le service minimum de sécurité comprend :
 a) le maintien de remorqueurs en veille permanente avec la possibilité de les exploiter commercialement lorsque ce
nombre est suffisant pour garantir le service minimum de sécurité, sauf décision contraire de la capitainerie. Ce
dispositif prévaut au Havre en situation courante.
 b) le maintien de remorqueurs en veille permanente exclusivement dévolus à ce service. Ce dispositif prévaut à Antifer
en situation courante.
 En raison de la distance séparant le site d'Antifer de la base ordinaire des compagnies de remorquage, un ou deux
remorqueurs, suivant les prescriptions de la Capitainerie, sont prélevés sur ce nombre et placés à Antifer en veille
permanente lors des escales de navires.
 Au-delà des remorqueurs nécessaires au service minimum de sécurité, il appartient à chacune des sociétés de
remorquage de définir le nombre de remorqueurs supplémentaires nécessaires au service commercial et leur
permettant d’effectuer l'entretien préventif et de pallier en moins de quatre heures l’avarie d’un remorqueur en service
minimum de sécurité. Il ne saurait y avoir moins d’un remorqueur supplémentaire en situation courante.
 Si plusieurs sociétés sont agréées et présentes, chacune d'entre elles fournit un nombre égal de remorqueurs qu'elle
place en veille permanente avec la possibilité d'effectuer des opérations commerciales permettant d’atteindre au total
le nombre fixé par l’arrêté.
CONVENTIONS COLLECTIVES
ACCORDS DE BRANCHE ETENDUS
Accords 35 heures APERMA


AMÉNAGEMENT, RÉDUCTION DU TEMPS DE TRAVAIL
L’activité du remorquage se caractérise par des périodes de travail effectif, entrecoupées de périodes de durées
variables, d’attente, de pause ou de repos à bord des remorqueurs ou éventuellement à terre, non susceptibles d’être
toujours prédéterminées et portées, par avance, à la connaissance des personnels qui arment ces unités.

 A. - Service discontinu au port dans lequel il est possible de déroger dans le cas de l’exercice d’une veille permanente.

 Le service de veille et de sécurité s’entend d’une période d’armement continu d’un ou de plusieurs remorqueurs requis de façon
régulière ou occasionnelle

- Chaque heure à la disposition du capitaine à bord du remorqueur, ou à proximité du bord, est une heure de travail effectif sous réserve des
périodes de repos continu susceptibles d’en être défalqués.

 B. - Service continu au port

 Armement cyclique à deux équipages successivement à bord

- l’amplitude moyenne de travail ne peut excéder douze heures
- si l’amplitude (la vacation) est supérieure à 12 heures attribution d’un repos équivalent au double de la vacation


 Armement cyclique à un équipage à bord
L’organisation des périodes de travail doit, dans ce cas, respecter impérativement les conditions et les mesures compensatoires et/ou les
contreparties minimales suivantes :

- La durée hebdomadaire du travail effectif au cours d’une même semaine peut être portée à quarante-huit heures (48 h) dans le respect d’une
durée moyenne de quarante-deux heures (42 h) sur une période quelconque de 6 semaines consécutives.
- La durée quotidienne de présence sur le lieu de travail (amplitude) peut être portée à vingt-quatre (24) heures sous réserve que le personnel
puisse bénéficier ;

A l’issue de la vacation journalière,d’une période de repos/congé continu de cycle de 24 × 2 = 48 heures consécutives minimum.

EXERCICE DE LA VEILLE
PERMANENTE
Loi du 5 janvier 2006

Décret du 31 Mars 2005 Article 6.II
Pour assurer la continuité du service
de veille et de sécurité

Accords 35 heures

Veille
Permanente
CONCLUSION
 Dans le remorquage Portuaire et dans le
cadre de la veille permanente toutes heures
de présence à bord constituent du travail
effectif.
 Seules les conventions de branche
s’appliquent (ACCORDS APERMA)
 Il est de la responsabilité de l’Etat de les
faire appliquer.