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Introduction

Roland Recht distngue deux tendances dans


l’approche du gothique :
- approche rationaliste dans la lignée
de Eugène Viollet-le-Duc (Dictionnaire)
http://tinyurl.com/2hrpko
- interprétation symbolique axée sur la lumière,
les formes, loge…L’architecture du XXe siècle
s’inspire du gothique (Gropius, Mies Van der Rohe)
Panofsky revient à la rationalité :
L’architecture gothique résulte de trois facteurs
essentiels qui ont présidé à sa mise en place :
- pensée scolastique et spiritualité
- aspects formels (voûte d’ogives, hauteur…)
- aspects techniques (piliers, ouvertures…)

Nikolaus Pevsner : le gothique est nouveau « style »


qui combine des éléments anciens (arc brisé, arcs
boutants, croisée d’ogives, travée…) pour créer une
nouvelle esthétique.
Le gothique offre une amélioration esthétique par la
clarification et la lisibilité.
Animation des maçonneries statiques du roman,
accélération du mouvement spatial, réduction de
toute la strurcture à « un ensemble apparent de
lignes de forces ».
Chartres façade ouest
1. La naissance du gothique
• Les premiers édifices sont la basilique Saint Denis et la cathédrale de Sens.
L’abbé Suger de Saint Denis (abbaye et nécropole des rois d France) associe le nom du premier évêque de Paris à Denys
l’Aréopagite converti par Saint Paul et d’un néo-platonicien du même nom du Ve siècle) lance les programmes gothiques en
France.
Les innovations de Suger (?) :
: elle reprend les dispositions de Caen « façade harmonique à deux
tours » pour la première fois en Ile de France, mais ajoute un vaste
programme iconographique (dont une mosïque disparue et des
statue-colonnes) aux portails ainsi qu’une rose (encore réduite mais
promise à un bel avenir).
Les intentions : Le nouveau chevet étant réuni au narthex
L'église étincelle, éclairée en son vaisseau médian,
Car lumineux est ce qui joint en clarté deux sources de lumière.
L'oeuvre fameux resplendit de cette clarté nouvelle
L'agrandissement fut réalisé de nos jours
C'est moi, Suger, qui a dirigé les travaux.
La Geste de Louis IV par Suger

(Façade 1140-1168)

Nef : la lumière et
sa fonction
« anagogique »
Saint Denis, un chevet révolutionnaire

• Choeur : construit en quatre ans (!!!)


généralisation de l’arc brisé, des voûtes en
croisée d’ogives quelle que soit leur taille, et
surtout le double déambulatoire doté de
chapelles rayonnantes « intégrées »et
séparées de contreforts
Seul le rez-de chaussée du chevet date de Suger.
Des controverses sur l’origine de ce programme

• Selon Nikolaus Pevsner, un tel programme, avec autant de


technicité n’est pas à la portée d’un non spécialiste comme l’abbé
Suger. Sant-Denis inaugure l’ère des maîtres d’œuvre (voire des
architectes), des concepteurs encore anonymes, mais qui, au vu de
ces réalisations extraordinaires, vont acquérir la notoriété.

• Panofsky de son côté insiste sur le lien entre pensée scolastique et


formes gothiques. Il s’appuie sur la clarification de l’édifice qui
correspond à la clarification de la pensée opérée par la pilosophie et
l’enseignement scolastique.
• Selon la scolastique, le développement de la pensée suit une
démarche tripartite : la disputatio. Celle-ci commence par la
formulation de la question (quaestio), suit l’exposé des arguments
préliminaires eux-mêmes divisés en arguments en faveur de la thèse et en
arguments contre la thèse, puis le maître détermine en exposant la solution
à la question, enfin la dispute se clôt sur la réfutation des arguments
préliminaires.
Quand les innovations techniques
rejoignent la théologie et la pensée
scolastique.
(voir E. Panofsky « Architecture
gothique et pensée scolastique »)
L’hypothèse : lien entre la forme des
cathédrales et la culture dans laquelle vivent
les lettrés (le clergé) de la région parisienne
qui en sont les commanditaires.

La scolastique est une philosophie et une


méthode d’enseignement qui vise à
concilier théologie chrétienne
(révélation) et raison hértitée de la
pensée grecque (Aristote).
Les pratiques d’enseignement se fondent
sur le commentaire et l’apprentissage des
seuls textes autorisés.

Panofsky établit un lien entre clarification


de la pensée qu’impose la rigueur
scolastique (cf. Somme de théologie de
saint Thomas d’Aquin vers 1269-72)) et
la structure des cathédrales gothiques.

Notre Dame de Reims, bas côté nord vers l’ouest, 1220-fin XIIIe
Selon Pevsner, la véritable innovation : une généralisation de la voûte en croisée d’ogives et
de l’arc brisé créent un nouveau « style » celui-ci évolue jusqu’au XVe siècle.

Voûte
en étoile
Cambridge King’s College, Voûtes en éventail
ou « fun vaulting », achevé en 1400.
Strasbourg : Chapelles Sainte-Catherine (XIVe)
et Saint Laurent XVIe)

Voûte quadripartite,
barlongue en croisée Liernes (:A) et tiercerons
d’ogives, nef de la
cathédrale de Chartres fin
1194-1220.

Tendance à la complexification
des voûtes, avec le gothique
rayonnant (1220-1350)
et surtout flamboyant (1350-1500)
Autour de quels principes
l’architecture gothique s’est-
elle affirmée ?