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La peinture italienne du Trecento (XIVe siècle)

Ambroggio Lorenzetti Maestà Vers 1335 Tempera sur bois, 155 x 206 cm Municipio, Massa
Un principe majeur : de nouvelles préoccupations picturales à Byzance et en Italie au XIIIe-
XIVe siècles
• Des expériences picturales équivalentes à celles de Giotto, contemporaines ou antérieures ont lieu dans le monde byzantin :
- Sopoçani en Serbie au XIIIe cf. leçon sur l’Art byzantin
- Kahriè Djami à Constantinople au XIVe siècle ci-dessous.

Mosaïques de l’église, monastère du Christ de Chora (Kahrié djami) : le miracle de la transformation de


l’eau en vin aux Noces de Cana sur le pendentif de . Jean (II,1-11). C’est un retour à l’art paléochrétien.
• Goût de la narration et du pittoresque
• Décors architecturés et motifs naturalistes (animaux, végétation)
• Gestuelle et mouvement
• Nouveauté : émotion fragile et touchante de la Vierge Marie, très loin de la figure imposante post-
iconoclaste.
Mais dans la principauté de Mistra (Péloponnèse) la tradition byzantine se perpétue malgré
le contact avec l’Occident

Mistra : Forteresse
construite par
Guillaume de
Villehardouin près de
Sparte, elle devient
byzantine en 1262 et
autonome en 1340.
Centre artistique et
intellectuel jusqu’après
la chute de l’Empire en
1460.

Fresque de la Nativité,
église de Peribleptos,
XIVe siècle.

Chef d’œuvre de la maniera greca : la Vierge se repose vêtue de son Maphorion bleu nuit. Variété des
attitudes : anges immobiles, volants, agenouillés. Mages montrant l’étoile et chevauchant sur la gauche.
Silhouette très affrirmée de la Vierge d’une grande subtilité. Chromatisme très riche. Se manifeste donc un
plus grand intérêt pour la Nature et pour les scènes narratives de la Bible comme en Italie.
La rupture entre Italie et Byzance au XIVe
siècle

Détail Vierge de la Nativité à Mistra dans une attitude « Résurrection de Lazare », Mistra église de la
mélancholique. Pantanassa : narration, sentiments, cependant il ne s’agit
que d’un petit détail dans un décor monumental ->
essemblance à une enluminure.
Le mouvement est plus affirmé, les figures s’effilent, s’allongent, enveloppés dans des draperies
compliquées. Les gammes chromatiques s’enrichissent. Mais à partir du XIVe siècle les peintres byzantins
n’avanceront plus aux côtés des Italiens. La peinture byzantine semble se figer comme pour mieux se
différencier de l’Occident( cf.Choc du pillage de Constantinople par les croisés en1204)
I. Au XIIIe, la « maniera greca » est encore dominante dans
la peinture italienne

Atelier Berlinghieri
Vierge à l’Enfant dite
«Eleousa» avec Saints
et Crucifixion 1260 -
1270
Tempera sur bois
(103 x 122 cm)
Galleria degli Uffizi,
Florence, Italie

Une famille de peintres


dont Bonaventura est
le plus connu.

Ils sont marqués par la


peinture byzantine dont
l’influence grandit après
la prise de Constantinople
par les croisés en 1204.

Bonaventura Berlinghieri instille une certaine vivacité dans les figures et les objets avec beaucoup
de raffinement, presque comme un miniaturiste
Bonaventura Berlinghieri (décédé en 1236)

Travail très influencé par les icônes byzantines

Vierge à l’Enfant du type « Hodigétria », celle


qui guide sur la voie du salut (vers le Christ).
Tempera sur bois,fond d'or, 80x53cm,
New York, Metropilitan Museum of Art
La première représentation
de Saint François d’Assise
Retable avec « arc en mitre »

Retable de l'autel de l'église de


Saint François de Lucques,
1235, et représentant six
épisodes de la vie du Saint.
Cette œuvre est l’une des rares
de cette époque qui nous soit
parvenue.
Retable roman de type ancien
Deux détails des scènes de la vie du saint : les miracles des paralytiques