Thème 1

-
L’analyse néo-
classique du
marché du
travail


Regards croisés

I - Travail, Emploi, Chômage
1 – 1 - Comment s'articulent marché du
travail et gestion de l'emploi ?
Les indications du programme

INDICATIONS
COMPLÉMENTAIRES :En se
limitant à une présentation graphique
simple et en insistant sur les
déterminants de l'offre et de la
demande, on expliquera l'analyse néo-
classique du fonctionnement du
marché du travail.

Acquis de première : salaire, marché,
productivité, offre et demande, prix et
quantité d’équilibre,

NOTIONS : Taux de salaire réel, coût
salarial unitaire, salaire minimum,
Introduction
Pour visionner
D’ou vient le
chomage ?
cliquez ici
Questions
1. Quelles sont selon la vidéo les principales explications au chômage de
masse auquel la France est confrontée ? ( distinguez déterminants
structurels et conjoncturels
2. Quelle est selon la vidéo la réponse la plus adaptée au chômage,
expliquez pourquoi ?
I - Le marché du travail, un marché comme les
autres
A – Le travail, un bien comme un autre
Pour les néoclassiques, le travail est un bien/service comme un autre, qui s'échange sur un
marché contre un prix. Il existe donc bien un marché du travail, c'est-à-dire un lieu de rencontre
entre :
- Des offreurs de travail (les individus travaillant déjà et les chômeurs constituent la population
active) ;
- Des demandeurs de travail (les entreprises et les administrations) ;
Source : Gaëlle le Guirrec-Milner, L'essentiel des mécanismes de l'économie, Lextenso-éditions,
2013.
L’un des grands «trucs» (d’aucuns diront «traits de génie») de la doctrine néoclassique est de
considérer la main-d’œuvre comme un facteur de production au même titre que les autres. La
production y est formulée comme une fonction des intrants – acier, machines et travail. Cette
mathématique risque de faire naître l’illusion qu’elle est effectivement une marchandise comme
une autre, comme l’acier ou le plastique.
Source : Joseph E. Stiglitz,Emploi, justice sociale et bien-être, Revue internationale du Travail,
vol. 141 (2002), n o 1-2
Questions:
1. Comment les auteurs néo-classiques conçoivent-ils le travail? Pour quelles raisons?
2. Comment faut-il donc l’étudier?
3. Distinguez offre et demande de travail

2 p 333
Questions :
1. Question 1
2. Le travail a –t-il été toujours une marchandise ? Expliquez

Pour visionner la vidéo de D Méda
cliquez ici
p 333
Questions :
1. La définition du travail est-elle
récente ?
2. Répondez à la question 1 du livre
3. Le travail a –t-il été toujours
considéré comme une
marchandise ? Expliquez

A – Le travail, un bien comme un autre : une
marchandise ?
B – Un mode de fonctionnement identique à
celui du marché des biens et des services :
la CPP
4) parfaite mobilité du facteur « travail » : les salariés peuvent changer de
secteur professionnel ou géographique.
le marché du travail doit répondre aux cinq conditions de la « concurrence pure
et parfaite » définies par les Néoclassiques.
2) Homogénéité du « travail » : en réalité, le marché du travail est déclinable en
de multiples marchés sur lesquels le « produit » a une certaine unité. Ex :
informaticiens, secrétaires, commerciaux etc.
3) libre circulation du facteur « travail » : pas d'obstacles juridiques, humains
ou techniques à l'exercice d'une profession salariée, au recrutement ou au
licenciement.
5) transparence du marché : information complète et efficace sur les offres et
les demandes, grâce à l'ANPE, Internet etc.
1) Atomicité : pas de situation de force des salariés (monopole d'un métier ou de
l'embauche), ni des entreprises (monopole de recutement).
Source :Boris Adam, lycée Marcel Gambier
C – Un calcul de maximisation sous contrainte :
les individus sont des homo oeconomicus
A:
Dire que l'individu est rationnel, pour les économistes, c'est supposer qu'il utilise au mieux les ressources
dont il dispose pour atteindre les objectifs qu'il vise. Ou, en reprenant le langage néoclassique, qu'il
"maximise" son utilité compte tenu des ressources dont il dispose, s'il est consommateur, ou, s'il est chef
d'entreprise, qu'il "maximise" son profit compte tenu des technologies existantes(…)
Au prix d'une très sévère simplification! A la fois des objectifs, des capacités et de l'environnement des
agents économiques. Homo oeconomicus ne vise que des intérêts personnels matériels et ne fait que des
choix cohérents entre eux. Il ne connaît pas les achats d'impulsion que l'on regrette ensuite et n'hésitera pas
un instant entre un emploi intéressant, mais mal rémunéré, et un pensum bien payé.
Source: Sandra Moatti ,Humaniser l'homo oeconomicus ,Alternatives Economiques Hors-série n° 057 -
mai 2003
B :
Il faut cependant ajouter que dans la tradition classique et néo-classique, ce bien qu'est la
monnaie présente une particularité supplémentaire : il n'est pas désiré pour lui-même (…) ;la monnaie
n'est demandée par les agents économiques que dans la mesure où elle permet de se procurer d'autres
biens.
Source : G. Abraham-Frois ,Économie pol itique (1 988)
Questions:
1. Rappelez les caractéristiques de l’homo oeconomicus
2. Quelle conception de la monnaie développent les néo-classiques ?
3. L’homo oeconomicus raisonne-t-il en termes nominaux ou réels?
A.C Pigou
A Marshall
II– Un modèle théorique basé sur la concurrence
pure et parfaite qui assure un équilibre de plein-
emploi
Document 3 p 334 du manuel
Sur le site de B.Adam du lycée M.Gambier de Lisieux : une animation flash présentant le
fonctionnement néo-classique du marché du travail Version web puis cliquez sur l’offre
de travail avec Diego
A- L’offre de travail
3 p 334 ( premier paragraphe)
Questions:
1. Quelle variable détermine l’offre de
travail ?
2. Quels sont les avantages et les
inconvénients du travail?
3. Quelles sont les deux effets
contradictoires d’une hausse de
salaire?
4. Quel est celui qui l’emporte ?
Pourquoi ?

Les déterminants de l'offre de travail :
l’arbitrage travail - loisirs

Travail Loisirs
Avantages
Coûts - directs :
- indirects :
- - d'opportunité :

Les ménages sont considérés comme des agents ________________. Ils cherchent à «
maximiser » leur ____________ sous contraintes, en procédant à une analyse
_____________________.
L' « utilité » ou la « désutilité » que chacun accorde au travail ou au loisir détermine sa courbe
________________de travail : à quel prix (taux horaire de salaire réel) un salarié est-il prêt à
renoncer à une heure de temps libre ?
A partir des réponses formulées par chaque salarié, on peut construire une courbe agrégée
(globale) de leur offre de travail pour chaque niveau de __________ horaire proposé.
Source :Boris Adam, lycée Marcel Gambier
Sur le site de B.Adam du lycée M.Gambier de Lisieux : une animation flash présentant le
fonctionnement néo-classique du marché du travail Version web puis cliquez sur la
demande de travail avec Irina

Les économistes de l’école de Chicago
B– La demande de travail
3 p 334 (deuxième paragraphe)
Questions:
1. Quelle variable détermine la
demande de travail ?
2. Pourquoi la productivité
marginale diminue-t-elle ?
3. Comment l’entreprise détermine-
t-elle sa demande de travail
optimale ?

Concernant le « facteur de production travail », la firme est prête à utiliser des heures
travaillées (embauches ou heures supplémentaires), tant que cet usage lui apporte
______, en termes de valeur ajoutée, qu'elle ne lui ____________
Traduit en termes techniques, cela signifie que les entreprises comparent
la______________________ marginale du travail (c'est-à-dire l'apport productif d'une heure
travaillée supplémentaire) au _______________ horaire réel (c'est-à-dire le coût d'une unité
supplémentaire de facteur travail).
Tant que la productivité marginale du travail est ____________________ au
salaire horaire, les entreprises sont prêtes à employer davantage d'heures
travaillées.
La rationalité des entreprises (les « firmes ») les conduit à rechercher un
____________________________sous la contrainte des coûts et de la concurrence.
Mais dès que la productivité marginale du travail est ___________________ au
salaire horaire, elles cessent d'augmenter leur demande de travail.
La courbe de demande de travail est donc ____________________ avec le salaire horaire.
Plus celui-ci est bas, et plus sa comparaison avec la productivité marginale est favorable à
l'emploi.
Les déterminants de la demande de
travail des entreprises
Source :Boris Adam, lycée Marcel Gambier
Sur le site de B.Adam du lycée M.Gambier de Lisieux : une animation flash présentant le
fonctionnement néo-classique du marché du travail Version web puis cliquez sur
l’équilibre avec Joe

C - L’équilibre du marché du travail
3 p 334 (troisième paragraphe)
Questions:
1. Que permet la confrontation entre
l’offre et la demande de travail ?
Sur le site de B.Adam du lycée M.Gambier de Lisieux : une
animation flash présentant le fonctionnement néo-classique
du marché du travail Version web puis cliquez sur
flexibilité des salaires

D – Comment la flexibilité du salaire ramène
t’elle à le marché du travail à l’équilibre ?
Le niveau de l'emploi est donc déterminé par le taux de salaire
réel , il appartient aux travailleurs d'accepter un niveau de salaire
réel suffisamment bas pour que tous ceux qui veulent travailler
trouvent une affectation :
 Le marché du travail fonctionne ainsi comme n'importe quel autre
marché : le marché s’autorégule grâce au mécanisme de la
flexibilité du salaire. Le marché reste donc en équilibre stable de
plein emploi
 Le chômage est donc:
 soit volontaire et d’origine _______-économique
(décision des salariés)
 Soit frictionnel («chômage de frottement »).
Conclusion: un chômage volontaire
III – Des rigidités qui sont à l’origine du
chômage selon les néo-classiques

Une comparaison Europe – Etats-Unis de l’évolution des taux de chomage 1955-2000

1. Donnez le mode de lecture
et de calcul pour l’année
2000
2. Opérez une périodisation.
Que pouvez-vous en
conclure?
Introduction
GRAPHIQUE Taux de chômage aux Etats-Unis et en zone euro (en %)


Questions :
1. Opérez une périodisation.
pour chaque zone
2. Que pouvez-vous en
conclure sur les
capacités de réaction
du marché du travail
américain ?
Introduction
source : Orphanides, The Euro
Area Crisis: Politics Over
Economics, (2014)
Depuis près d’un quart de siècle, la France connaît un chômage de masse qui la
singularise en Europe. Deux grandes catégories d’explications sont avancées pour expliquer
la persistance de ce phénomène :
- La première réside dans le manque de dynamisme de la croissance économique au
cours de ces vingt dernières années. Celui-ci expliquerait le faible nombre de
créations nettes d’emplois en France et un taux de chômage toujours proche de 10 % et qui
n’est pas passé en dessous de 8 % depuis le début des années 1980
- La seconde recense un certain nombre de déterminants du chômage liés davantage à un
dysfonctionnement du marché du travail, au cadre institutionnel et aux politiques sociales
mises en œuvre. Une littérature bien connue et trop abondante pour être citée ici liste ces
déterminants . Parmi eux, les plus souvent avancés sont : l’indemnisation du chômage,
la législation sur la protection de l’emploi, la réglementation des marchés de produits
à caractère anticoncurrentiel, la fiscalité, les salaires minimums ou encore le taux de
syndicalisation.
Source : Éric Heyer, Mathieu Plane et Xavier Timbeau , Emploi : le marché du travail est-il
trop rigide ? ,OFCE , 2012
Questions :
1. Quelles sont les deux grandes explications du fort taux de chômage français?
2. Présentez les différentes formes de rigidités du travail
Introduction
A - Les rigidités du coût du travail accroissent le
chômage
1– L’influence du salaire minimum sur le
chômage
Sur le site de B.Adam du lycée M.Gambier
de Lisieux : une animation flash présentant
les conséquences du salaire minimum selon
les néo-classiques Version web


La chancelière allemande, qui se pose en défenseur
de l’emploi en Allemagne, voit dans le salaire
minimum généralisé dont l’Allemagne est
dépourvue, la «raison» qui explique que «de
nombreux pays en Europe ont un taux de chômage
bien plus élevé que chez nous, du fait que les salaires
et le rendement ne sont pas en rapport».
Avec un chômage de 6,9% enregistré en mars,
l’Allemagne connaît actuellement un chomage
proche de son niveau le plus bas atteint depuis la
Réunification en 1990. Angela Merkel s’est dite
strictement opposée à «un salaire minimum
généralisé imposé par les politiques», en référence à
un projet de loi en ce sens adopté début mars par
l’opposition de gauche qui controle la chambre haute
du Parlement (Bundesrat), selon le tabloïd.
L’Allemagne n’a pas de salaire minimum applicable
à tous les salariés, mais les partenaires sociaux ont la
possibilité d’en fixer, région par région et secteur par
secteur : c’est déjà le cas pour le BTP, le personnel
d’entretien ou encore les peintres en bâtiment.
Un salaire minimum trop élevé nuit effectivement à l'emploi; mais un
salaire minimum fixé à un niveau raisonnable n'a pas cet effet, et peut
même avoir un impact positif. Ce n'est donc pas tant le salaire minimum
en général qui peut poser un problème, mais un niveau trop élevé. Il faut
donc savoir si le salaire minimum actuel (charges sociales incluses) est à
un niveau susceptible de générer du chômage.
Mais il est très difficile de répondre à cette question. La technique
consiste à essayer d'évaluer l'impact de hausses de salaire minimum sur
l'emploi; Francis Kramarz estime par exemple qu'une hausse de 1% du
SMIC détruit entre 15 000 et 25 000 emploi
Les employeurs peuvent aussi s'adapter à un salaire minimum élevé en
déplaçant leur production dans un pays dans lequel les salaires sont plus
faibles pour une productivité identique. Ils s'exposent néanmoins à toute
une série de contraintes: risque de fluctuation des taux de change,
productivité plus faible à l'étranger, difficulté de contrôler la qualité de la
production dans un pays éloigné, barrières douanières diverses.
Et c'est là que se pose la vraie question du salaire minimum en Europe.
Avec le marché unique, et la monnaie unique, il est très facile pour un
producteur européen qui trouve le salaire minimum trop élevé de déplacer
sans risque sa production vers un autre pays dont le salaire minimum est
plus faible. Le gouvernement belge s'est par exemple récemment plaint
auprès de l'union européenne du dumping social des abattoirs allemands,
qui ne sont pas assujettis à un salaire minimum, et gagnent des parts de
marché sur des pays à salaire minimum élevé
Source : A Delaigue, Le salaire minimum, responsable du chômage en
France et en Europe? http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/


1– L’influence du salaire minimum sur le
chômage
1. Comparez l’évolution du Smic et du chomage en
France entre 1975 et 2009; Quelle relation pouvez
vous faire apparaître ?
2. Expliquez pourquoi dans la zone euro le salaire
minimum peut causer du. Chômage ?


2- L’influence du coût du travail sur le
chômage
Salaire Net
Cotisations
patronales
Cotis.
Sal.
Coût total employeur (hors subventions)
Salaire Direct (ce
que « touche » le salarié)
Salaire indirect (sommes payées
aux organismes de protection sociale et
versées aux salariés sous forme de
prestations)
Salaire Brut (salaire imposable)
I
m
p
ô
t
s

s
u
r

l
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s

s
a
l
a
i
r
e
s

a- Salaire et coût du travail ne sont pas
synonymes
Pour un exercice
interactif, une
présentation de
J.Dornbush: ici


Source : w3.univ-tlse1.fr/.../th%E9me%207%20politique%20de%20l'emploi%20et%20... -

Pour visionner comment décrypter son bulletin de salaire
Cliquer ici
oCoût du travail (employeur) = ____________+
____________________patronales – aides à l’emploi versées par l’Etat

oSalaire brut (employé) = Salaire net + _________________ salariales

⇨Le niveau du salaire payé par l’employeur est donc différent du niveau de Salaire
perçu par le salarié (et ce à inflation constante) : Cette différence est le « coin
socio-fiscal ».


a- Salaire et coût du travail ne sont pas
synonymes

⇨Le coût employeur > salaire net
( prélèvement fiscal)

⇨Le coût employeur < salaire net
(exonération, emploi aidé)
Travail
Coût du travail
Offre de travail
Demande de travail
Salaire
d’équilibre
Quantité
d’équilibre
Les cotisations sociales _____________
le coût du travail
La demande de travail _.
________________ Elle se déplace vers
la ____________ (les charges
renchérissent le coût du travail, la
quantité de travail demandée diminue)
et vers _____________
Demande de travail 2
Nouvelle quantité
d’équilibre
b – Les conséquences d’un coût du
travail élevé sur la demande de travail
b – Les conséquences d’un coût du travail élevé
sur la demande de travail
Questions :
1. Construisez une typologie de l’évolution
du coût du travail entre 2000 et 2011
2. Construisez une typologie de l’évolution
du taux de chômage entre 2000 et 2011,
3. Comparez les .Que pouvez vous en
conclure ?
c-Les conséquences d’un coût du travail élevé
sur l’offre de travail: une désincitation au travail
Travail
Coût du travail
Offre de travail
Demande de travail
Salaire
d’équilibre
Quantité
d’équilibre
Les cotisations sociales
_______________ le salaire net
car le salaire net est inférieur au
salaire brut .L'offre de travail
________________. L'offre de
travail se déplace vers
_____________(les prélèvements
rendent moins attractif le travail
qui diminue en quantité) et vers le
____________ (pour continuer à
offrir la même quantité de travail,
les salariés réclament un salaire
plus élevé pour compenser les
impôts).
offre de travail 2
Nouvelle quantité
d’équilibre
Les trappes à l’inactivité (ou à chômage)
Il y a trappe à l’inactivité lorsque la différence entre tous les revenus net associés à
l’activité et à l’inactivité est faible compte tenu de la désutilité marginale et /ou de la
valorisation du travail.
Revenus d’activité =
₊ salaire
₊ Revenus liés à l’activité (prestations Comité d’Entreprise…)
- coûts liés à l’activité (garde d’enfant, transport, habillement…)




Revenus d’inactivité =
+ Revenu de remplacement
+ revenus liés à l’inactivité (gains lié à la réalisation de travail domestique…)
₋ Impact du changement de situation sur les prestations sociales ( niveau des allocations sous
conditions de ressources ou de statut)
₋ coûts liés à l’inactivité (coûts de recherche d’emploi …)
Différence
Source : w3.univ-tlse1.fr/.../th%E9me%208%20politique%20de%20l'emploi%20et%20... -
Document 4 p 334
Questions
1. Quelles conséquences a eu
l’introduction de la dole au
Royaume-Uni ?

L’allocation chômage perturbe le calcul rationnel des individus (J.
Rueff). Elle constitue une rémunération du temps libre qui incite
les salariés à arbitrer en faveur du _________ plutôt que du travail
:

 Elle incite donc les individus à «préférer» le _____________.

 Elle contribue aussi à accroître la désutilité marginale du
travail et à réduire l’utilité du salaire, ce qui rend plus difficile
les ajustement du marché (augmentation du salaire de
« réservation »).
 Chômage volontaire lié aux trappes
à l’inactivité
Les trappes à l’inactivité (ou à chômage)
Heures travaillées élevées
Taxes faibles
Heures travaillées faibles
Taxes élevées
Quel est l’effet des cotisations sociales et des
taxes sur les heures travaillées ?
1 Donnez le mode
de lecture décrivant
la situation de la
Corée
2 Quelle relation
pouvez-vous faire
apparaître ?
3 En quoi ce
graphique est-il une
illustration de la
trappe à l’inactivité

.2
.3
.4
.5
.6
A
v
e
r
a
g
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B
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f
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A
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U
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y
m
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n
t
1960 1970 1980 1990 2000
Year...
Average Unemployment Average Benefit Replacement Rate
Average Benefit Replacement Rate and Unemployment in Europe
Allocation chômage
Taux de chômage
Les allocations chômage sont elles liées au
taux de chômage ?
1 Donnez le mode
lecture et de calcul
des chiffres
correspondant à
l’année 1970
2 Périodisez les 2
courbes. Pouvez-
vous faire
apparaître une
relation entre les
deux variables ?
3 .En quoi ce
graphique est-il une
illustration de la
trappe à l’inactivité
?
Travail
Coût du travail
Offre de travail
Demande de travail
Salaire
d’équilibre
Quantité
d’équilibre
Demande de travail 2
Nouvelle quantité
d’équilibre
Conclusion
Offre de travail 2
La quantité de travail
d’équilibre est alors plus
__________et le coût du
travail________élevé
B - La législation pour l’emploi (LPE)
Les économistes mettent souvent en avant les effets de facteurs réglementaires et
juridiques pour expliquer l’inertie du marché du travail. Ces mesures, désignées sous le
vocable de législation de protection de l’emploi, incluent pour l’essentiel des contraintes
légales relatives aux procédures d’embauche et de licenciement, les clauses spécifiques
à certains contrats de travail, le montant et la durée des allocations-chômage. Ces
dispositions correspondent généralement à des coûts qui s’ajoutent à ceux engagés par
l’entreprise pour produire et peuvent ainsi peser sur sa demande de travail.
Dans la plupart des modèles théoriques du marché du travail, les mesures de protection
de l’emploi contraintes administratives et légales, indemnités et allocations versées à la
suite de licenciements, etc.) accroissent la durée moyenne du chômage et rendent le
marché du travail moins réactif.
Source : Denis Fougère, réformes structurelles sur le marché du travail : quels
enseignements peut-on tirer des études existantes, in Notes d’études et de recherches ,
août 2006
Questions :
1. Distinguez les différentes formes de LPE
2. Quelles en sont les conséquences sur l’emploi et le coût du travail?

Rigueur de la protection de l’emploi en 2013 dans les pays de l’OCDE et certains
pays en dehors de la zone OCDE
Questions:
1. Opérez une typologie de la rigueur de la LPE
2. Tous les pays adoptent-ils les mêmes formes de LPE ?
B - La législation pour l’emploi (LPE)
1– Quelles sont les conséquences de la LPE sur
l’emploi ?
Source : Natixis, Protection de l’emploi, chomage structurel,18 février 2013 – N° 159
Questions:
1. Donnez le mode de lecture et de calcul du chiffre correspondant à la France
2. Quel est l’intérêt du taux d’emploi?
3. Quelle corrélation opérez-vous entre rigueur de la LPE et la création d’emploi , entre rigueur de
la LPE et taux d’emploi ?


2 – La LPE a-telle un effet sur le chômage ?
Source : Natixis, Protection de l’emploi, chomage structurel,18 février 2013 – N° 159
Questions:
1. Donnez le mode de lecture et de calcul du chiffre correspondant à la France
2. Quelle corrélation opérez-vous entre rigueur de la LPE et le taux de chômage ?


3- Pouvez vous lier le développement
des emplois précaires à la LPE ?
1 Quelle
relation de
corrélation
pouvez-vous
faire apparaître
entre la rigueur
de la LPE et le
développement
des emplois
précaires?
2 Comment
pouvez-vous
expliquer ce
paradoxe?

Conclusion – Après la crise de 2007 la LPE
et le taux de chômage sont-ils toujours
corrélés ?
Source : Perspectives de
l’emploi de l’OCDE
2013
© OCDE 2013
Conclusion – Les indicateurs permettent-ils
de déterminer the one best way ?
Pour aller
sur
l’animation
de l’OCDE
cliquez ici
Questions :
1. Cliquez sur les différents indicateurs et comparez les pays (en particulier les USA, la
France , le Japon et la norvège) .Démontrez qu’ils obtiennent des résultats très
différents
2. Peut-on en conclure qu’un pays ait des indicateurs qui soient tous au vert ?