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La route est

longue,
mais…
Elle est belle !
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Cours de troisième année résidanat

2014/2015

Service de Toxicologie
Réalisé par : Yamoun
Assia
Plan du cours
I. Introduction
II. Principaux organochlorés et leurs
utilisations
III. Propriétés physico-chimiques
IV. Sources d’exposition
V. Comportement dans l’environnement
VI. Toxicocinétique
VII. Mécanisme d’action
VIII.Symptomatologie
IX. Traitement
X. Toxicologie analytique
XI. La réglementation des résidus de
pesticides
XII. Prévention
XIII.Conclusion

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I. Introduction

-Les OC = pesticides de première génération
-Des composés organiques synthétiques
-Dérivés chlorés d’hydrocarbures cycliques/aromatiques
-Des insecticides de contact

- Tous les pesticides OC : POP (Convention de Stockholm)

-Toxicité + persistance dans l'environnement: plusieurs POC
font l’objet d’interdiction au niveau européen/ international

-Ils font l’objet de contrôles internationaux

-Ils sont tous actuellement interdits en Europe




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Ainsi, tous les pesticides organochlorés de première génération sont des POP (Polluants Organiques Persistants) dont voici les principales caractéristiques : ils perdurent dans l'environnement ils s'accumulent dans les graisses et via la chaîne alimentaire notamment chez les super-prédateurs comme l'Homme ils sont dispersés dans l'environnement via les courants atmosphériques et marins ils sont dangereux pour la santé : cancers, altération du système immunitaire, problèmes de reproduction... 12 POP ont été recensés par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et interdits dans de nombreux pays comme l'Union Européenne (UE) et les Etats-Unis lors de la convention de Stockholm en mai 2001. Bien que ces POP ne soient plus utilisés dans les pays industrialisés depuis plus de 20 ans, ils perdurent encore dans les écosystèmes et donc dans nos aliments. De plus, les organochlorés interdits ont été remplacés par de nombreuses autres familles chimiques dont les organophosphorés moins persistant dans l'environnement mais plus toxiques.

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/pesticides.php
Ainsi, tous les pesticides organochlorés de première génération sont des POP (Polluants Organiques Persistants) dont voici les principales caractéristiques : ils perdurent dans l'environnement ils s'accumulent dans les graisses et via la chaîne alimentaire notamment chez les super-prédateurs comme l'Homme ils sont dispersés dans l'environnement via les courants atmosphériques et marins ils sont dangereux pour la santé : cancers, altération du système immunitaire, problèmes de reproduction... 12 POP ont été recensés par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et interdits dans de nombreux pays comme l'Union Européenne (UE) et les Etats-Unis lors de la convention de Stockholm en mai 2001. Bien que ces POP ne soient plus utilisés dans les pays industrialisés depuis plus de 20 ans, ils perdurent encore dans les écosystèmes et donc dans nos aliments. De plus, les organochlorés interdits ont été remplacés par de nombreuses autres familles chimiques dont les organophosphorés moins persistant dans l'environnement mais plus toxiques.

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/pesticides.php
Ainsi, tous les pesticides organochlorés de première génération sont des POP (Polluants Organiques Persistants) dont voici les principales caractéristiques : ils perdurent dans l'environnement ils s'accumulent dans les graisses et via la chaîne alimentaire notamment chez les super-prédateurs comme l'Homme ils sont dispersés dans l'environnement via les courants atmosphériques et marins ils sont dangereux pour la santé : cancers, altération du système immunitaire, problèmes de reproduction... 12 POP ont été recensés par le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et interdits dans de nombreux pays comme l'Union Européenne (UE) et les Etats-Unis lors de la convention de Stockholm en mai 2001. Bien que ces POP ne soient plus utilisés dans les pays industrialisés depuis plus de 20 ans, ils perdurent encore dans les écosystèmes et donc dans nos aliments. De plus, les organochlorés interdits ont été remplacés par de nombreuses autres familles chimiques dont les organophosphorés moins persistant dans l'environnement mais plus toxiques.

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/pesticides.php
I. Introduction
Septembre
2006:

OMS a
recommandé
l’utilisation du
DDT pour
contrôler la
malaria

Cet insecticide
est plus
puissant que
les autres
nouvelles
formulations
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-Large spectre
-Le+utilisé dans la plupart des pays
jusqu'en 1972,et ceci pour la lutte
contre les insectes, ainsi que pour
limiter les populations d'insectes
hématophages et de vecteurs de
maladie (paludisme)
-Encore largement utilisé dans
certains pays en Afrique
II. Principaux OC et leurs
utilisations
HCH: γHCH+isomères non
insecticides
γ -HCH : Lindane ® 99.5% pureté
*Insecticide du coton et d'autres
plantes à feuilles, traitement de
semence, traitement anti termites du
bois et aussi comme antiparasitaire
externe (tiques, sarcoptes, poux...)
-1950/1970
-Lutte contre les ravageurs du maïs
Aldrine : ≠ coléoptères/termites /
larves attaquant les racines
Dieldrine: trt du sol/ semences/
lutte contre les vecteurs de maladies
(moustiques et les mouches tsé-tsé)
Endrine : Rodenticide

-Cultures de coton, de tabac, de
céréales, ainsi que les forêts et le
bétail
-Maïs/agrumes/ légumes/ fruits
-Actuellement: détruire les termites
par injection dans le sol de
subsurface
-Insectes coupe-
feuilles/termites/fourmis
moissonneuses
-Ignifugeant dans les plastiques/
caoutchoucs/ peinture
-Insecticide
-Agent de conservation du bois
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III. Propriétés physico-chimiques
Solide/ PM élevé 290 – 545 g/mol
Très peu ou pas biodégradables 6 à 12 substitutions Cl →stabilité
chimique très ↑(peu sensibles à
l’oxydation)
Faible volatilité: ne participent que
de façon négligeable à la
contamination de l’air
Faible pression de vapeur
Ne s’accumulent pas dans l’eau Peu ou pas solubles dans l’eau (0,1 à
8 mg/L à 20°C)
Extrêmement rémanents (DDT)

Excellente affinité pour les sols riches
en matières organiques
Accumulation dans les tissus gras
des organismes vivants (SNC,
tissu adipeux, foie) et
contamination de la chaîne
alimentaire
Une lipophilie marquée : Fort pouvoir
bio-accumulatif

Bioamplification= biomagnification ↑ C le long de la chaine alimentaire
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IV. Sources d’exposition
Exposition
professionnelle
Formulation/
synthèse en
milieu
industriel
Pulvérisation/émissi
on atmosphérique
Épandage en
milieu
agricole
Lutte contre
les
arthropodes
Médecine vétérinaire
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IV. Sources d’exposition
Alimentaire : élément crucial
dans la contamination humaine
Exposition extra-
professionnelle
Rejets dans les effluents industriels
(eaux d’égouts) /déversements
accidentels
Exposition domestique : lutte contre les
fourmis, cafards et poux, protection des
textiles (mites)
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V. Comportement dans l’environnement
-Grande affinité pour la MO (liaison de type Van der Waals)
- [POC-MO] >> [POC-EAU]
-Cette affinité dépend de :
 Contenu de la MO en composés aromatiques
 Teneur du sol en carbone organique et taille des particules (adsorption)
 Teneur en eau : eau affecte le processus d'adsorption /modification de
l'accessibilité des sites d'adsorption et des propriétés de surface du sol
 T°: changement de solubilité du pesticide



Dans le sol
1
0

-L’eau n’est pas un milieu privilégié pour les O.C
-L’eau superficielle peut être contaminée à partir du ruissellement et de
l’érosion des sols contaminés
-On peut également observer un transfert vers les eaux profondes si le sol
est très argileux ou très pauvre en MO ou s’il été fortement contaminés
-Le potentiel de bioaccumulation très important dans les poissons et
autres organismes aquatiques
V. Comportement dans l’environnement
Dans l’eau
1
1

-Transportés sur de longues distances, cela peut être expliqué par :

*↓ solubilité dans l’eau
*Présence en phase gazeuse de la molécule ou adsorbé sur de petites
particules dont le temps de séjour dans l’air est long

-Certains photo-dégradés ou oxydés /l’ozone (formation de OH°):
chlordecone

- Les sources de contamination /POC peuvent être locales/ régionales
/éloignées

V. Comportement dans l’environnement
Dans l’air
1
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VI. Toxicocinétique
Absorption Métabolisme Distribution Élimination

→Une partie traverse la membrane respiratoire
→Une partie importante est déglutie pour atteindre le TD
Inhalation
Cutanée
Limitée, ex: DDT 3%
Digestive
→ 50-95 % ex: 90% DDT
→ ↑avec l’↑de la teneur en lipides
1
3

-S’accumulent dans les tissus riches en graisses (tissu adipeux, foie,
SNC)
-DDT: ratio Tissu gras/plasma =280/1
-Le relargage à partir des graisses est très lent
-Se lie a l’albumine, LDL, VLDL

-Traverse la BHE , s’accumule dans la substance blanche
-Ils passent dans le lait maternelle et la barrière fœto-placentaire
-[OC]plasmatique ≈[OC] Tissulaire La détermination de la C
plasmatique permet ainsi d’apprécier leur charge corporelle





VI. Toxicocinétique
Absorption Métabolisme Distribution Élimination
1
4

- Fortement diffèrent d’une molécule à l’autre
- Le foie++ avec une importante action du CYT p 450
- Lentement (dizaines d’année pour le DDT)
- Le nombre de métabolites ++ (plus de10 pour le lindane)
-Ce sont des inducteurs enzymatiques


VI. Toxicocinétique
Absorption Métabolisme Distribution Élimination
1
5

Déchloration
Déhydrochloration
Glycine, ac biliaires,
aspartate, ac
glucuronique
Foie++
Poumo
n
VI. Toxicocinétique
Absorption Métabolisme Distribution Élimination
1
6

VI. Toxicocinétique
Absorption Métabolisme Distribution Élimination
La demi-vie sanguine : 165 jours
1
7

-Non métabolisé chez l’homme
-In vitro : métabolisation en chlordécone
-Hépatique
-Détoxifiant
-Déchloration/déhydrochloration/déshydrogénation
microsomiques
-Métabolites : penta et hexachlorohexène, pentachlorobenzène,
2.4.6 trichlorophenol, 2.3.4.6 tétra chlorophenol
VI. Toxicocinétique
Absorption Métabolisme Distribution Élimination
Lindane
Mirex
1
8

→Urinaire ++
→Biliaire
→Lactée

-T ½ vie élimination: DDE>DDT>DDD

-Élimination lente après cessation de l’exposition= toxiques
cumulatifs

VI. Toxicocinétique
Absorption Métabolisme Distribution Élimination
1
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VII. Mécanisme d’action
1- Inhibition de la Na
+
/K
+
ATPASE
trouble de la repolarisation +
perturbation de la transmission
nerveuse
2- Inhibition de Ca
2+
/Mg
2+
ATPase
Perturbation de l’homéostasie
calcique+ découplage de la
phosphorylation oxydative
SNC
3- ↑des taux d’aspartate et glutamate, et ↓de la libération de
sérotonine
 déséquilibre entre systèmes (+) et (-) du SNC
4-Lindane / chlordécone agiraient au niveau des récepteurs du
GABA, empêchant l’action inhibitrice de ce neurotransmetteur sur les
neurones
2
0

Inhiberait le transfert des e- au niveau
mitochondrial
Initiant ou favorisant la genèse de la maladie de
Parkinson
VII. Mécanisme d’action
Génération accrue de RL° au niveau des cellules
neuronales dopaminergiques O
2
°- +++
Induction de phénomènes apoptotiques au niveau de
ce même type de cellules /activation des caspases
SNC
2
1

-Inducteurs enzymatiques :

-Entrainent une prolifération microsomale essentiellement
hépatique avec stimulation du cyt P450

-Ils amplifient leur propre métabolisme

-HCB agit en modifiant l’activité de certains enzymes hépatiques à
l’origine de l’apparition de porphyrie
VII. Mécanisme d’action
Foie
2
2

1-Propriétés oestrogéniques pour le DDT,
DDE , chlordécone, lindane ou la dieldrine :
Interagissent directement avec le RE

Compétition avec le ligand naturel du RE

Expression illégitime de gènes cibles

2-Atteinte des glandes surrénales par le DDD: induction d’une nécrose
sélective des zones fasciculée et réticulée et puis l’inhibition de la synthèse
de cortisol
VII. Mécanisme d’action
Système
endocrinien
3-Certains effets sur la reproduction seraient dus à des mécanismes
indirects (pas de liaison aux récepteurs hormonaux)
Ex: l’activation des enzymes hépatique/ mirex -chlordécone chez le
rongeur peut entraîner une augmentation du métabolisme de l’oestradiol
/hydroxylation
2
3

*Lindane est capable d’activer les récepteurs cytosoliques des œstrogènes
et d’activer certains PK et autres facteurs biochimiques caractéristique de
celle trouvé au cour du cancer du sein
*DDT, HCH, HCB→ soupçonnés d’induire ou d’accélérer la progression de
certains cancers (sein, prostate, endomètre, testicule)
*Un mélange de plusieurs OC ↑ la synthèses de nombreuses PK au niveau
des cellules humaines normales de l’epithélium mammaire
VII. Mécanisme d’action
Cancérogénici

2
4

*Action promotrice, peut être / induction de la protéine kinase C, enzyme
qui joue un rôle important dans la transduction des signaux cellulaires
Les études réalisées n’ont pas pu conclure dans le sens d’une relation causale
claire entre l’exposition aux POC - cancers
-Des effets rénaux et hématologiques ont été mis en évidence pour le
gamma-HCH, le chlordecone, et la Dieldrine



-Le Chlordecone et le Mirex peuvent être responsable de toxicité
sur les organes reproducteurs mâles, et notamment une diminution
de la mobilité et de la viabilité des spermatozoïdes chez le mâle


-Dépression des réponses immunitaires
VII. Mécanisme d’action
Autres
2
5

VIII.Symptomatologie
2
6

-Stimulation du (SNC)  agitations, angoisses, désorientations, ataxie et
parfois des convulsions
-Neurotoxicité souvent responsable de la mort lors d’intoxications
massives
-A fortes doses /VO : nausées / diarrhée
-Tps latence = 20’ à 24 h après l'absorption du pesticide
OC DL approximative /Homme/VO (g/ 70Kg)
DDT 3-30
Chlordane 6-60
Lindane 7-15
Aldrine / dieldrine 5
-Des intoxications au lindane ont provoqué une rabdomyolyse
(conséquence de convulsions), ou, très rarement, de troubles sanguins
(anémies ou leucopénies d’origine centrale) /cytolyse hépatique/
hyperexcitabilité cardiaque/ OAP
VIII.Symptomatologie
Intoxication
aigue
2
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1-Diminution de l'immunité: favorise l'incidence d'infections
bactériennes, virales, parasitaires ou de certains
cancers 2-les troubles de la reproduction:

•La majorité des hommes exposés aux pesticides ont une C spermatique
bien au-dessous de la limite considérée normale pour les hommes fertiles

*Des avortements, des mort-nés, des anomalies congénitales (DDT, lindane)

VIII.Symptomatologie
Intoxication chronique
*Ils entraînent chez le fœtus des syndromes TDS

*Une augmentation des cas de puberté précoce dans les deux sexes a
été observée chez les enfants
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9-Cancérogénicité :
*Leucémies, les tumeurs cérébrales,cancers infantiles
*L’exposition à l'endrine /DDT favorise le développement de tumeurs
mammaires
3-Dysfonctionnements dans le développement neurocognitif
4-Effets neurologiques : tremblements, anxiété, nervosité, se traduisant
par des maladies neuro-dégénératives (maladies de Parkinson et
d’Alzheimer)
5-Effets hépatotoxiques : hépatomégalie,↑de l’activité enzymatique des
microsomes
A long terme→une infiltration graisseuse aboutissant à la cirrhose
6-Atteintes rénales
7-Anémies hémolytiques : dieldrine
VIII.Symptomatologie
Intoxication chronique
8-Lésions eczématiformes de mécanisme allergique
2
9

IX. Traitement
*Traitement symptomatique :

-diazépam
-assistance ventilatoire

*Décontamination digestive ou cutanée

*Pas d’antidote
3
0

X. Toxicologie analytique
• les opérations de prélèvement et d’échantillonnage de la matrice

• le pré-traitement des échantillons

• l’extraction par des solvants organiques appropriés

• la purification qui permet de séparer les molécules recherchées des
impuretés issues de la matrice, susceptibles d’interférer lors du dosage

• l’analyse instrumentale par CPG/ HPLC couplée à des détecteurs
spécifiques et sensibles comme SM
Le schéma général de toute technique d’analyse de résidus de pesticides
comprend :
3
1

X. Toxicologie analytique
1-Milieu: sol, eau, air, denrées alimentaires , milieu biologique
3-Extraction des pesticides:
-POC étant solubles dans les graisses sont recherchés à partir d’un
extrait acétonique de tissus préalablement homogénéisés
-Ils sont extraits de la solution acétonique / éther de pétrole

2-Pré-traitement des éch : obtenir une petite fraction de l’éch
contenant la +grande quantité de pesticides
recherchés et le - possible des composés non
ciblés de la matrice
4-La purification des extraits:
-Extraction liquide-solide avec adsorbants polaires (silice/alumine/silice
greffée/florisil)
-Interférents éliminés/élution de la colonne avec des mélanges de solvants de
force éluante croissante

3
2

c-CPG-MS: le détecteur le plus sélectif et le plus sensible pour le dosage
/
la confirmation simultanés de composés OC
X. Toxicologie analytique
a-CCM :
-Extrait vaporisé, repris /méthanol puis spoté sur une plaque CCM
-Solvant de migration : cyclohexane
-Révélateur : KMnO
4
+ 2-aminoéthanol. Chauffer à 100°C pendant
20 min
-Laisser refroidir. pulvériser / AgNO
3

-Exposer à la lumière UV 254 nm pendant 15 min
-Resultats: POC donnent des taches brun /noir
-Dieldrine/ endrine ne sont pas détectées dans ces conditions
-Sensibilité 2.5 mg/l (aldrine 10mg/l)
5-L’identification et le dosage des pesticides:
b-CPG/ECD
3
3

-Le pesticide ou ses produits de dégradation peuvent être dosés au niveau
biologique

-Selon les substances, on les dose préférentiellement dans le sérum ou dans
les urines

-Certaines substances mères sont dosées dans le sang alors que leurs
produits de transformations sont dosés dans les urines
X. Toxicologie analytique
Existe-t-il un dosage biologique pour pesticides organochlorés ?
3
4

Dans le but d’assurer de bonnes pratiques dans le
commerce
des denrées alimentaires et protéger la santé des
consommateurs, des normes de qualité et d'innocuité
applicables aux aliments ont été définies au plan
international par la FAO et l’OMS
et au niveau national par plusieurs pays
XI. La réglementation des résidus de
pesticides
3
5

1- Normes de Codex Alimentarius pour certains POC

-Les normes de la Commission du Codex Alimentarius fixent des seuils de
résidus de pesticides (mg.kg-1) dans les denrées alimentaires, au-delà
desquels les denrées contaminées sont officiellement interdites à la
consommation humaine et animale

-LMR: pesticides homologués

-LMRE: pesticides non homologués /pesticides polluants organiques
persistants
XI. La réglementation des résidus de
pesticides
3
6

XI. La réglementation des résidus de
pesticides
3
7

v
v
2- Normes de potabilité de l’eau
-Varient en fonction des organismes et des pays
-Dans la réglementation de UE, la limite de résidus de pesticides à ne
pas dépasser dans l’eau destinée à l’alimentation humaine : 0,1 μg.L-1
/sub (molécule et métabolites de dégradation)
- C t des résidus ne doit pas dépasser 0,5 μg.L-1 (EU, 1998)
XI. La réglementation des résidus de
pesticides
3
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XI. La réglementation des résidus de
pesticides
3- Dose Journalière Admissible (DJA)
-La consommation /jour qui, au cours d’une vie entière, apparaît
comme comportant le moins de risques pour la santé du
consommateur
-Fondée sur tous les faits connus au moment de l’évaluation du produit
par la réunion conjointe FAO/OMS sur les résidus de pesticides
3
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1-Manipulation :
-Eviter l’inhalation des poussières
-Eviter tout contact cutané ou
oculaire
-Eviter l’absorption par voie orale
-Eviter les rejets dans les milieux
aquatiques /sols
-Ne pas brûler les emballages
(formation de dioxines)
2-Protection individuelle :
-Porter des gants adaptés bien
secs
-Porter des lunettes de protection
-Porter un masque à poussière
très efficace pour les particules
même fines
4-Stockage :
-Stockage réservé aux POC dans un
endroit sec (Standard OSHA 1910-
1945)
-Ne pas stocker en présence d’acides
minéraux forts, ou d’oxydants forts
XII. Prévention
3-En cas d’incendie :
-Utiliser pour éteindre le feu: poudres
chimiques/CO
2 /
eau pulvérisée
-Eviter de respirer les vapeurs très
corrosives (libération HCL)/toxiques
(dioxines)
4
0

XIII. Conclusion
-OC présentent des risques pour la santé humaine et
l’environnement suite à leur persistance, leur
accumulation dans les écosystèmes, et à leur toxicité
redoutable


-Plusieurs états se sont mobilisés pour limiter et
abandonner leur utilisation en faisant recours à des
produits moins toxiques et facilement dégradables


-La limitation des rejets de ces substances nécessite
une entente à l'échelle mondiale (Conventions de
STOCKHOLM )


-Tableau 65 des maladies professionnelles




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1

4
2


Référence
s
2 . Gbénonchi M. Bilan environnemental de l’utilisation de pesticides
organochlorés dans les cultures de coton, café et cacao au Togo et
recherche d’alternatives par l’évaluation du pouvoir insecticide d’extraits
de plantes locales contre le scolyte du café (Hypothenemus hampei
Ferrari) [Thèse]. Sciences des Agroressources : Toulouse ; 2008. 207p.
1 . Juc L. Etude des risques liés à l’utilisation des pesticides
organochlorés et impact sur l’environnement et la santé humaine
[Thèse]. L’environnement et ecodeveloppement: Lyon 1; 2007. 227p.
4 . Flangan RJ, Braithwaite RA, Brown SS, Widdop B, Wolff FA.
Eléments de toxicologie analytique. Genève: OMS; 1997.
4
3

3 . Viala A, Botta A. Toxicologie. 2
e
édition. Paris: Lavoisier; 2005.

Référence
s
Christophe MAGDELAINE, responsable du site Aimable relecture de F. Veillerette (Générations Futures)

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/pesticides.php#plus
Christophe MAGDELAINE, responsable du site Aimable relecture de F. Veillerette (Générations Futures)

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/pesticides.php#plus
Christophe MAGDELAINE, responsable du site Aimable relecture de F. Veillerette (Générations Futures)

Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/pesticides.php#plus
7 . Magdelaine C, Veillerette F. Les pesticides ou produits phytosanitaires
[En ligne]. notre-planete.info [ Date de mise à jour le 07/11/2013].
Disponible à l’URL:
http://www.notre-planete.info/ecologie/alimentation/pesticides.php#plus
8 . InVS. Pesticides organochlorés [En ligne]. Institut de veille sanitaire
[Publié le 12/09/2011 ]; [Dernière mise à jour le 12/09/2011 ]. Disponible
à l’URL: http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Environnement-
et-sante/Biosurveillance/Index-de-A-a-Z/P/Pesticides-organochlores
9 . L’Union européenne.Convention de Stockholm. Stockholm :
Communauté européenne; 2001.
4
4

5 . Jeanne Perrin, JL Bergé-Lefranc, MR Guichaoua. Environnement
professionnel et fertilité humaine un nouvel enjeu de la prévention.
Annales. 2010 ;(28) :17-21.
6 . Cire Antilles-Guyane, Insecticides organochlorés aux Antilles:
identification des dangers et valeurs toxicologiques de référence
(VTR). Antilles: InVS; 2004.
4
5