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Le maître de

photographie
C'est avec la représentation des petits métiers qu'Atget
va constituer une première série conséquente. Il
commence cette petite suite de prises de vue en
restituant une vision élargie de la place Saint-Médard
avant de resserrer son cadrage sur les petits métiers
ambulants. Ce mouvement lui permet aussi
d'expérimenter plusieurs types de représentations.
D'une part Atget montre l'activité de ces marchands en
leur faisant jouer une scène de rue (les personnages
miment une action), d'autre part en isolant certains
petits métiers, Atget se place dans la tradition de la
représentation gravée des Cris de Paris gravés par
Edme Bouchardon ou Carl Vernet. Pris en légère
plongée, arrêtés, les corps des marchands sont intégrés
dans une composition structurée par les lignes de fuites
que dessinent les pavés et les trottoirs parisiens. Mais
Joueur d’orgue, 1898 -1899
Eugène Atget
Marchand de
paniers
Eugène Atget
Marchande de
mouron
Eugène Atget
Marchand
d'herbes
Eugène Atget
Marchand de boisson
sur la voie publique
Eugène Atget
Marchand de
papier à lettres
Eugène Atget
Repasseur
Cette sélection de photographies est issue de l'album
"Enseignes et vieilles boutiques" constitué par Atget en
1912. Il regroupe une succession de devantures et
d'enseignes qui sont autant de signes singuliers d'un art
populaire lié au commerce. Que ce soient des lettres
peintes, des enseignes sculptées ou des arrangements
de façades, tous sont d'uniques productions individuelles.
Cet art et cette culture populaires présentent aux yeux
d'Atget un intérêt pour l'histoire du vieux Paris. En
diversifiant les types et les points de vue, le photographe
montre comment la signalétique de ces vieilles boutiques
est constitutive de la forme des commerces eux-mêmes.
Plus encore, l'aspect du vieux Paris dépend étroitement
de ces signes envahissant l'espace public.
Eugène Atget
À l'Homme Armé,
25 rue des Blancs-
Manteaux
Eugène Atget
À la Coquille
d'Or, 42 rue de
la Sourdière
Eugène Atget
À la Biche, rue Geoffroy-
Saint-Hilaire
Coin du marché des
Carmes, place
Maubert
Corsets, Boulevard de
Strasbourge, 1912
Shope, Avenue des Gobelins,
Eugene Atget, 1925,
Du XIXe jusqu'au XXe siècle, la zone cristallisa un
mélange d'attirance et de répulsion. Elle est
paradoxalement, aux yeux des habitants de la
capitale, une région certes fangeuse où vit une
populace effrayante, mais aussi un espace de
liberté qui fascina la bohème.
Avec son album Zoniers, Atget décrit à la fois la
zone et ses habitants. Au-delà du seul pittoresque,
le photographe fait le portrait de ses habitants qu'il
tente de replacer dans leur environnement. Plus
qu'un simple reportage, il expose un point de vue
très éloigné du misérabilisme ou de la compassion.
Les zoniers, pour la plupart des chiffonniers, ne sont
pas seulement appréhendés par Atget comme
marginaux, mais sont considérés comme formant
une population originale ayant son mode de vie, son
organisation et son architecture singulière.
Eugène Atget
Zoniers. Porte
d'Ivry (13e
arrondisseme
nt)
Eugène Atget
Zoniers. Porte
d'Italie (13e
arrondisseme
nt)
Eugène Atget
Zoniers.
Poterne des
Peupliers (13e
arrondisseme
nt.)
Chiffonniers.
Porte
d'Asnières,
Cité Valmy
(17e
arrondisseme
nt)
Eugène Atget
Zoniers. Porte
de Montreuil
(20e
arrondisseme
nt)
Zoniers.
Poterne des
Peupliers (13e
arrondisseme
nt)
Eugène Atget
Zoniers. Porte
de Choisy
(13e
arrondisseme
nt)
Comment se mêlent texte et architecture ? Atget déjà
s'intéresse à l'affiche, à l'enseigne, à la relation entre
texte et image. Aujourd'hui, tags, graffitis, affiches, sous
de multiples formes les mots envahissent les façades. De
mot à mot, de phrases en phrases, du sens se tisse, une
parole émerge des murs de la ville
Eugène Atget
Cabaret Alexandre,
100 boulevard de
Clichy
Eugène Atget
Hôtel de Saint-Roman,
48 rue de l'Arbre-sec
Eugène Atget
Impasse des
Bourdonnais
Eugène Atget
33 rue Saint-Denis
Eugène Atget
Coin rue Saint-Denis et
la Reynie, juin 1907
Eugène Atget
Rue du Jour. Vue prise
de la rue Montmartre
Eugène Atget
Passage Beaujolais, 47
Montpensier, mai 1906
Eugène Atget
Église Saint-Médard
La ville est en perpétuel mouvement; avec la
destruction d'immeubles ou de cités une
mémoire disparaît, des tranches de vie
s'effacent. Le regard d'Atget fait émerger le
"vieux Paris" plein de nostalgie.

Chez Atget, la démolition est un irrémédiable


gâchis qui ne préfigure rien ; Immeubles
éventrés, espaces laissés vacants par la
destruction des bâtiments, décombres
accumulés derrière les palissades, énormes
étais soutenant des maisons tenant encore
debout par miracle. Témoignent d'une ville
Eugène Atget
Chiffonniers.
Rue Barrault,
bas de la
Butte-aux-
Cailles
Eugène Atget
Fortifications.
Porte d'Ivry, 18
et 20 boulevard
Masséna, 13e
arrondissement
, 1913
Eugène Atget
Dépendances de
l'hôtel Royal, 13 rue
des Lions
Eugène Atget
Ancien Hôtel-
Dieu, rue
Lagrange
Eugène Atget
Rue Domat
Eugène Atget
Élargissement de la
rue du Petit-Pont.
Vue prise de la rue
Galande, février
1908
Eugène Atget
Rue Saint-Jacques,
élargissement à
hauteur de l'église
Saint-Séverin. Vue
prise de la rue de la
Parcheminerie,
février 1908
Eugène Atget
Rue Saint-
Jacques,
élargissement à
hauteur de
l'église Saint-
Séverin. Vue
prise de la rue de
la Parcheminerie,
février 1908
Eugène Atget
Boulevard de Port-
Royal
Eugène Atget
La place du
Louvre et Saint-
Germain-
l'Auxerrois, en
mai 1902
Les ornements
merci
Toutes les informations et les photographies proviennent de site:
http://expositions.bnf.fr/atget/index.htm