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Cours de troisième année résidanat

2014 - 2015 
Service de Toxicologie

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Yamoun Assia

22 Janvier 2015
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I- Prof
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II- Env

Envenimations

Intoxications

1. Piqûres de poissons osseux
ions de poissons
2.
Piqûres
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III- Int cartilagineux
1. Scombrotoxisme
3. Morsures de vertébrés
lusion
cmarins
onCiguatera
C2.
3. Tétrodotoxisme
4. Envenimations par
4. Ichthyoalleinotoxisme
invertébrés marins (poissons
hallucinogènes)
5. Ichthyootoxisme (choléra des
barbeaux)
6. Autres intoxications par vertébrés
aquatiques
7. Mytilisme
8. Intoxications par 2
les crustacés

Introduction
Les océans recouvrent une grande majorité de la
surface de notre planète et les biotopes y sont
variés, avec une biodiversité inégalée et des
biomasses telles que l’homme a souvent eu
l’impression que les ressources halieutiques étaient
infinies
La lutte pour la survie en milieu aquatique est
intense, ce qui explique que de nombreuses espèces
ont développé de complexes systèmes de défense
ou d’attaque, incluant de multiples appareils
vulnérants, mais ainsi de nombreuses productions
toxiques témoins d’une guerre chimique dont
l’homme commence à peine à entrevoir l’étendue
L’homme est un étranger dans les milieux aquatiques et sa
méconnaissance en fait une victime aisée de ces armes
développées par les organismes marins
Les connaissances sur la toxicologie marine ont beaucoup
augmenté au cours des dernières décennies et l’on distingue
désormais de nombreux syndromes dont beaucoup ne sont
décrits qu’en milieu tropical 3

Introduction

1

Plusieurs facteurs ont contribué au
développement récent des connaissances
scientifques en toxicologie marine

L’épuisement des
ressources des mers
froides et tempérées a
poussé les
professionnels de la mer
à aller chercher en
milieu tropical ce qu’ils
ne trouvaient plus chez
eux
La mondialisation
économique aboutit à
des effets collatéraux
inattendus

3

2

Les marchandises n’ayant plus de
frontières, il est possible désormais
d’observer hors des zones d’endémie des
intoxications

La notion de réchauffement climatique
est une réalité bien tangible dont les
conséquences en toxicologie marine sont
patentes : nombre d’espèces tropicales

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4

4

Introduction
Les espèces aquatiques dangereuses, vertébrées
et invertébrées, sont pour la plupart marines
Espèces venimeuses

Espèces vénéneuses

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intoxication
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Poissons,
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(clupéidés,
murènes,
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serpents, éponges,
un v des vers, des

Un venin et un appareil inoculateur

d’

oursins et étoiles de mer, des
poulpes, des mollusques…

n
cothons,
tétraodons ou « fugu »…)

Certains animaux sont dangereux par leurs
morsures
(requins, barracudas…)
5

Introduction

6

I- Profl épidémiologique des intoxications - CAP
Alger 2012
Répartition selon l’agent mis en
cause et l’âge

7

I- Profl épidémiologique des intoxications - CAP
Alger 2012
Répartition selon l’agent mis en
cause et l’âge

8

I- Profl épidémiologique des intoxications - CAP
Alger 2012

9

I- Profl épidémiologique des intoxications - CAP
Alger 2012
Répartition des intoxiqués selon l’espèce
en cause

10

I- Profl épidémiologique des intoxications - CAP
Alger 2012
Répartition des cas en fonction du siège
anatomique

11

Plan

CAP
2012

II- E

s
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nvenim
1. Piqûres de poissons osseux
2. Piqûres de poissons
cartilagineux
3. Morsures de vertébrés
marins
4. Envenimations par
invertébrés marins

Envenimations

Intoxications

12

II- Envenimations
1. Piqûres de poissons
osseux

Nombreuses espèces appartenant à des familles différentes
Susceptibles d’injecter un venin à un humain qui les manipule ou qui
marche dessus
Grande diversité zoologique: tableaux cliniques relativement
similaires

Il n’existe pas de véritable différence
entre les protocoles de prise en charge
de ces envenimations
Poissons trachinidés : vives
Poissons scorpénidés : rascasses
Poissons uranoscopidés :
rascasses
blanches
Poissons synanceiidés
: poissonspierres
Poissons-chats

13

II- Envenimations
1. Piqûres de poissons
Poissons trachinidés : vives
osseux
Espèces
Caractéristiques
Circonstances
Grande vive (Trachinus
draco)
Petite vive (Echiichtys
vipera)
Vive araignée (Trachinus
araneus)
Vive à tête rayonnée
(Trachinus radiatus)
Localisation
Trachinus araneus
Atlantique
Méditerranée
Venin

Peu actifs
En posant le pied sur la
s’enfouissent dans le nageoire dorsale lors
sable et ne laissent à d’une marche sur le
découvert que le
sable
sommet de leur tête Lorsqu’un pêcheur
et leur nageoire
tente de décrocher
dorsale
l’animal d’un hameçon
Aiguillons reliés à
ou d’un filet
une glande à venin+ Lorsqu’un cuisinier
aiguillon venimeux
Echiichtysmanipule
vipera sans
sur chaque opercule précaution le poisson
frais
Mode d’action

Liquide limpide + bleuâtre
Venin a des
Complexe +thermolabile
propriétés:
-50-60 °C
hémolytiques
Petite vive: échiicthine
neurotoxiques
+enzymes
agit sur les
Échiicthine:DL 50 mal
systèmes radiatus
Trachinus
connue
cardiovasculaire

Clinique
Dominé par la douleur
immédiate et intense,
irradiant dans tout le
membre Oedème local
/ Signes généraux liés
draco
auxTrachinus
algies: malaise
14
vagal,N, agitation.

II- Envenimations
1. Piqûres de poissons
osseux
Espèces

Localisation

Rascasse rouge
(Scorpaena scrofa) Océans Indien
Rascasse
Pacifique
pustuleuse
(Scorpaena
notata)
Rascasse brune
(Scorpaena
porcus)
Venin

Circonstances

Peu connu
Il n’a
pratiquement pas
été étudié

Plongeurs / baigneurs
piqués alors qu’ils
croyaient poser la
main sur un rocher

Poissons scorpénidés :
rascasses
Caractéristiques

L’appareil venimeux :
aiguillons reliés à des glandes à
venin( premiers rayons des
nageoires dorsales, anales et
ventrales +aiguillons sur les
opercules)
Vivant parmi les rochers
Sûrs de l’efficacité de leur
camouflage, ne fuient qu’au
dernier moment
Clinique
Très proche de ce qui a été
décrit avec les vives, avec une
douleur aussi intense

Particularité : la blessure
Préparation d’un plat saigne
à base de poisson frais
abondamment
15
(piqûre réflexe)

II- Envenimations
1. Piqûres de poissons
osseux
Espèces

Poissons uranoscopidés :
rascasses blanches

Localisation

Très prisés en
Rascasses blanches
du genre Uranoscopus Méditerranée

Caractéristiques

 Deux aiguillons
operculaires

Fréquemment impliqués Pas d’appareil
dans des envenimations
venimeux dans les
humaines en Grèce ou en nageoires
Italie
Circonstances
Concernent ++ les pêcheurs qui les remontent
dans leur filet
Les cuisiniers qui les préparent
Nageurs /plongeurs ne sont pas concernés car
une rencontre avec ces poissons est
pratiquement impossible

Clinique
Symptômes sont
comparables à ce que
l’on peut observer avec
les rascasses
communes

16

II- Envenimations
1. Piqûres de poissons
osseux
Espèces

Poissons synanceiidés :
poissons-pierres

Localisation

Poisson-pierre à verrues Indopacifique
(Synanceia verrucosa)
Fréquentes dans
Considérées à juste
certains récifs
titre comme les
(Australie, Maldives)
poissons les plus
venimeux

Caractéristiques

Proches cousins des
rascasses
L’appareil venimeux:
aiguillons venimeux des
nageoires dorsales,
ventrales et anales

Clinique
Douleur immédiate, intense et souvent syncopale, entraînant des signes
généraux à type d’angoisse, sueurs froides, hypotension artérielle, malaise,
vomissements
Un oedème extensif souvent décrit
Si cas sévères: symptômes d’envenimation générale ( choc, dyspnée, voire
paralysie
respiratoire, troubles cardiaques et/ou convulsions)
17

II- Envenimations
1. Piqûres de poissons
osseux
Espèces
Localisation
 Ictalurus melas
Océans
Silurus glanis
Indien
Poisson-chat marin rayé Pacifique
(Plotosus lineatus)

Circonstances
Poisson-chat marin rayé des océans
Indien et Pacifique : vit en bancs
compacts

Poissons-chats
Caractéristiques
 Spécimens juvéniles se servent
volontiers de leur appareil
venimeux pour se défendre
lorsqu’ils se sentent agressés
 Spécimens adultes ne piquent
que de façon exceptionnelle
Souvent cachés sous les pierres
Extrêmement résistants à
l’asphyxie
Clinique
Identique à celui d’une piqûre de
vive,
De nombreux signes généraux liés
à l’intensité des algies locales

Les plongeurs qui se font surprendre
sont généralement victimes de plusieurs Surinfections fr
dizaines de piqûres simultanéess
18

II- Envenimations
1. Piqûres de poissons
osseux

Traitement

Thermolabilité du venin des poissons
osseux ???
 Intervention spécialisée hospitalière : les résultats publiés ne
paraissent pas très intéressants puisque les algies perdurent en
moyenne 12 h après l’emploi du produit anesthésiant, ce qui
correspond plus ou moins à l’évolution naturelle de
l’envenimation sans aucun traitement
 Désinfecter la plaie, vérifier l’absence de débris d’aiguillon dans les
tissus lésés et mettre à jour la couverture vaccinale antitétanique
 Une antibiothérapie peut être nécessaire en cas d’infection
 Les australiens produisent un antivenin couvrant les venins des esp de
poissons-pierres
Cet antivenin utilisable par voie IM n’est pas recommandé dans les
pays
19

II- Envenimations
2.Piqûres de poissons
cartilagineux
Espèces

Requins et poissons proches

Localisation

Plusieurs espèces des
genres Heterodontus
dans les océans Indien
et Pacifique
Squalus en Atlantique
(Squalus cubensis et
Squalus acanthias)

Océans Indien
Pacifique
Atlantique

Caractéristiques
 Rares
Importantes plaies
dilacérées douloureuses
Sujettes à de
fréquentes
complications
d’infection

Circonstances
Concernent principalement les professionnels de
la mer (pécheurs dégageant ces poissons des
filets)

Clinique
Syndrome algique
majeur

Généralement surpris par la présence chez ces
espèces d’un appareil venimeux absent chez tous
les autres requins
20

II- Envenimations
2. Piqûres de poissons
cartilagineux
Espèces
Aigle de mer
(Myliobatis aquila) en
pleine eau
Pastenague (Dasyatis
pastinaca) vit sur les
fonds sableux

Circonstance
Ne sont pas agressifs
Envenimations
surviennent lorsque la
victime marche sur le «
manteau » des raies
Déclenche une piqûre
réflexe

Raies armées

Localisation
Certaines régions du
monde (plages de
Californie, d’Indonésie ,
etc.)
Indo-Pacifiques

Clinique
Blessure profonde +
douloureuse
Peut se compliquer
d’oedème,
d’hémorragies et
d’ulcérations
nécrotiques

Caractéristiques
Possèdent à la base de
leur queue un ou deux
aiguillons barbelés reliés
à des glandes à venin

Traitement
Symptomatique :
antalgiques,
antiseptiques,
antibiotiques, ablation
des débris d’aiguillon et
parage de la plaie
21

II- Envenimations
3. Morsures de vertébrés
marins

Poissons muraenidés :
murènes

Espèces

Caractéristiques

Les murènes
(genres Muraena et Gymnothorax)

Clinique
La plaie peut saigner
abondamment
Signes généraux (myalgies,
polypnée, malaise)

Ne possèdent pas d’appareil
venimeux à proprement parler
Mais leur salive est hémolysante à
cause de la présence de plusieurs
variétés de toxines dont les
crinotoxines
Traitement
Symptomatique

22

II- Envenimations
3. Morsures de vertébrés
marins Localisation
Espèces/

Serpents marins

Une seule espèce véritablement agressive: le
serpent marin à bec (Enhydrina schistosa) : nord
de l’océan Indien
L’espèce la mieux adaptée au milieu marin :
serpent marin à ventre jaune (Pelamis platurus )
pélagique et ne s’approche des côtes que de façon
sporadique
Venin
Neurotoxines
protéiniques, agissant
au niveau des JNM
Le venin a des actions:
Myotoxique
cardiotoxique
hémotoxique
DL 50 Pelamis platurus

Circonstances
Piégé dans un filet de
pêche
Spécimen manipulé
sans précaution
Peut attaquer les
baigneurs et les
plongeurs

Clinique

Traitement

Signes locaux mineurs
Dans la majorité des
cas, il n’y a pas injection
de venin
Si graves: signes
généraux apparaissent
rapidement+++ avant 6
h : fatigue générale,
douleurs musculaires,
paralysie des paupières,

Rares
Potentiellement
dangereuses
Il existe un antivenin
australien spécifique
pour neutraliser le venin
des serpents marins
Antivenin peu
disponible
n’est utilisé
23
qu’en cas

II- Envenimations
3. Morsures de vertébrés
marins

Serpents marins

Le classique syndrome « cobraïque » décrit avec les serpents
terrestres de la famille des élapidés est observé lors d’envenimation
grave par serpent marin :
paralysie ascendante avec risque élevé d’asphyxie par
dépression respiratoire
 mise en jeu rapide du pronostic vital

24

II- Envenimations
4. Envenimations par
invertébrés marins

Cnidaires

Méduses+ anémones de mer + coraux et les formes voisines

25

II- Envenimations
4. Envenimations par
invertébrés
marins
Espèces
Localisation

Cnidaires
Caractéristiques

Anémones genres
Actinia , Sagatia

Côtes atlantiques Anatomie simple : corps en
forme de sac délimitant la
Méditerranéenne cavité gastrique avec un seul
Plusieurs espèces de
s
orifice entourée de tentacules
méduses genres Pelagia,
servant à la capture des proies
Les tentacules des cnidaires
Cyanea, Aurelia
supportent des cellules
urticantes spécialisées:
cnidocytes capables
d’injecter au moindre contact
le venin qu’elles contiennent
Clinique
Douleur immédiate +vive
Très viteune rougeur cutanée
Évolution souvent caractérisée/possibles
complications de nécrose cutanée retardée,
de mauvaise cicatrisation et de zone
pigmentée définitive
Très peu de cnidocytes délivrent d’emblée
leur contenu et les tentacules transparents

Traitement
Calmer la victime + l’empêcher
de frotter les lésions/ Pour enlever
les tentacules invisibles,
l’application de mousse à raser ou
de sable permet de « piéger » les
débris de méduses
Le membre atteint doit être
ensuite rincé
à l’eau de mer / puis
26
avec du vinaigre ou alcool pour

II- Envenimations
4. Envenimations par
invertébrés marins

Cnidaires

En milieu tropical: coraux de feu du genre
Millepora à l’origine de lésions en tout point
comparables à celles des méduses des côtes
européennes
Il existe dans les mers chaudes des espèces qui peuvent être
responsables d’envenimations beaucoup plus sévères, voire mortelles :
les anémones de l’Indo-Pacifique des genres Actinodendron et Doflenia
les cuboméduses de l’Indo-Pacifique des genres Chironex et
Chiropsalmus
Ces espèces entraînent des signes généraux lors de lésions cutanées
étendues, avec lipothymie, contractures musculaires, hypotension
artérielle, paralysie respiratoire ou collapsus cardiovasculaire
Les australiens élaborent un anti-venin pour traiter les brûlures de
Chironex fleckerii
(box jellyfish antivenom disponible dans les trousses des27
secouristes sur
les plages du Queensland)

II- Envenimations
4. Envenimations par
invertébrés marins

Échinodermes

Oursins (Échinides), étoiles de mer (Astérides) et holothuries
(Holothurides)

28

II- Envenimations
4. Envenimations par
Espèces
invertébrés
marins Localisation
Quelques espèces
d’oursins (genres
Toxopneustes et
Tripneustes)
Une espèce d’étoile de
mer dangereuse pour
l’homme (Acanthaster
planci, appelée Taramea
en Polynésie)

Échinodermes

Plusieurs espèces d’oursins
venimeux ont été
importées en Europe et en
Amérique du Nord pour le
maintien en aquarium dit «
récifal »

Caractéristiques
Tous ces
échinodermes
tropicaux possèdent
un venin
neurotoxique pour les
mammifères

Clinique
Plusieurs espèces d’oursins capables d’infliger des
blessures,
La persistance de débris d’aiguillons dans la peau
la formation d’un granulome non inflammatoire 
se compliquer d’ostéolyse ou d’arthrite
Responsables d’envenimations parfois mortelles lors
de simples contacts cutanés, sensation de brûlure, V,
paresthésies
paralysie pouvant aboutir à une détresse respiratoire

Traitement
Symptomatique

29

II- Envenimations
4. Envenimations par
invertébrés marins
Espèces
Localisation
Océan IndoConus geographus
Pacifique
Conus striatus
Conus textile

Venin
Conotoxines
thermostablepetits peptides de
15 à 40 aa
Capables de
bloquer la
transmission
neuromusculaire
de l’influx nerveux

Circonstances
Pêcheur
/plongeur

Mollusques gastéropodes
Caractéristiques
Coquillages carnivores nocturnes
vivant en eaux peu profondes
Appareil d’inoculation complexe : un
proboscis extensible capable de
projeter une dent radulaire imprégnée
de venin et renouvelée à chaque
attaque
Clinique
Apparition immédiate d’une douleur
locale vive + oedème régional parfois
volumineux
Cas sévères: des troubles de la
sensibilité (paresthésies et/ou
dysesthésies) s’étendent à tout le
membre piqué+ signes généraux
sont observés (faiblesse musculaire,
ptosis, troubles de la coordination,
tachypnée, épigastralgies, céphalées,
etc.)
30
Décès par paralysie des muscles

II- Envenimations
4. Envenimations par
invertébrés
marins
Espèces
Plusieurs espèces de
seiches (décapodes)
La quasi-totalité des
pieuvres ou poulpes
(octopodes)

Mollusques céphalopodes
Caractéristiques

Tout à fait placides +peu agressifs, la fonction de
leur venin étant uniquement à but alimentaire
(immobilisation des proies)
Possèdent un appareil venimeux avec une glande à
venin reliée à chaque dent de leur bec
En Méditerranée: 2 espèces de poulpes du genre
Octopus activement pêchées, mais les
envenimations sont rares

Toxine

Clinique

Analogues de
la tétrodotoxine et de
la saxitoxine
Puissants inhibiteurs
de la transmission
neuromusculaire

La zone de pénétration des dents est anesthésiée
durant qlq htout rentre dans l’ordre spontanément
Il existe quelques cas de paralysie locale
(notamment faciale ou cubitale) durant ++
semaines lorsque l’injection du venin a été effectuée
près du trajet d’un nerf
31

II- Envenimations
4. Envenimations par
invertébrés marins

Mollusques céphalopodes

Pieuvres à anneaux bleusDans l’Indo-Pacifique, deux petites espèces
appelées poulpes à anneaux bleus
(Hapalochlaena maculosa et H. lunata) sont
caractérisées par un venin neurotoxique pour
les mammifères
Ces poulpes colorés ont un comportement
étonnamment peu farouche, ce qui est sans
doute la conséquence de leur grande toxicité
La morsure est pratiquement indolore, mais,
en qlq min, des paresthésies des quatre
membres apparaissent, suivies de malaise et
vomissements
Brutalement, une paralysie flasque
ascendante se développe, pouvant aboutir à
32
une dépression respiratoire

Plan
CAP
2012

Envenimations

ns
o
i
t
a
c
i
x
III- Into

1. Scombrotoxisme
2. Ciguatera
3. Tétrodotoxisme
4. Ichthyoalleinotoxisme (poissons
hallucinogènes)
5. Ichthyootoxisme (choléra des
barbeaux)
6. Autres intoxications par vertébrés
aquatiques
7. Mytilisme
8. Intoxications par les crustacés

Morsures
sans
envenimati
on

Intoxications

33

III- Intoxications
Scombrotoxisme
Espèces
Famille des scombridés :
thons, bonites et
maquereaux I
Plusieurs espèces des
engraulidés (anchois)/
clupéidés (sardines,
harengs)/ carangidés
(carangues)/ xiphiidés
(espadons) / coryphaenidés

Mode d’intoxication
Si les méthodes de
conservation ne sont
pas bonnes: histidine
dégradée en histamine
par des bactéries se
développant à la chaleur
et au soleil
(Acromobacter
histamineum la
principale espèce

Circonstances

Caractéristiques

Caractère collectif
 Bien que dans la majorité
des cas la mauvaise
conservation concerne des
tranches de poisson frais, il
existe de nombreuses
observations ayant pour
origine du poisson bleu
congelé ou en conserve

La masse musculaire de
ces poissons est
caractérisée par un
aspect rouge évoquant
la viande et par la
présence dans leurs
tissus de grandes
quantités d’histidine

Clinique

Traitement

La chair contient en qlq
h de telles quantités
d’histamine que
l’ingestion de qlq
bouchées de poisson
entraîne en 10 m à 3 h
un tableau mimant une
allergie : rougeur du
visage ; céphalées ;
tachycardie ; bouffées

Antihistaminiques qui
Les corticoïdes n’ont
pas leur place dans le
traitement de ce type
d’intoxication

34

III- Intoxications
Ciguatera
Les récifs coralliens sont un biotope favorable à la pousse de
multiples variétés d’algues de toute taille
Lorsque la santé des récifs est bonne, la concurrence entre les
différentes espèces permet d’obtenir un équilibre empêchant
toute prolifération d’un taxon aux dépens des autres êtres
vivants
Dans certaines conditions naturelles (cyclones, éruptions volcaniques) ou
liées aux activités humaines (pollutions, travaux sur les récifs), l’équilibre
est rompu et l’algue unicellulaire Gambierdiscus toxicus pullule
brutalement

Il s’agit d’un dinoflagellé qui sécrète
plusieurs toxines (ciguatoxine,
scaritoxine, maïtoxine, gambierol) qui
contaminent toute la chaîne
alimentaire

35

III- Intoxications
Ciguatera
Espèces
+ 400 espèces de
poissons récifaux
Intoxication tropicale

Localisation
Incidence stable
en Polynésie et
dans l’océan
Pacifique où cette
intoxication est fr

Caractéristiques
Poissons habituellement
consommés sans problème,
et ce n’est que lorsque le
récif a subi des agressions
que la ciguatera apparaît

Toxine

Traitement

Clinique

Toxines résistent à la
cuisson
S’accumulent dans les
tissus des poissons (têtes,
foie, viscères et dans une
moindre mesure dans les
muscles)
C importantes pour les
grands carnivores en bout
de chaîne (mérous,
barracudas)

Bien que qlq
articles proposent
d’utiliser du
mannitol à 20 %
en perfusion, il
n’existe pas
actuellement de
trt véritablement
efficace pour
améliorer le
confort de
patients souffrant
d’une ciguatera

Qlq m -> 30 h après repas
contaminant + le délai bref
+le cas peut être sévère Signes:
digestifs VD, rapidement suivis
de troubles neurologiques
périphériques (picotements de la
face et des membres, douleurs
musculaires, perturbations de la
sensibilité thermique, possible
paralysie). Fatigue intense,
myalgie, bradycardie,
hypersudation, hypotension
artérielle complètent le tableau
de la phase d’état qui dure 3 à 4
j
36

III- Intoxications
Tétrodotoxisme
Espèces

Localisation

Dans l’ordre des tétraodontiformes,
plusieurs espèces sont susceptibles de
contenir de la redoutable
tétrodotoxine/Intoxications humaines
concernent +++ les espèces du genre
Tetraodon =fugu en japonais

Des mers
tropicales (Japon,
Chine,
Polynésie…)

Toxine

Traitement

Tétrodotoxine/ en + C dans gonades + Pas d’antidote
foie, à de moindres C dans l’intestin + Traitement
peau /quasi absente dans la
symptomatique
musculature Poison très puissant,
hydrosoluble et résistant à la
cuisson=une amino-perhydroquinazoline
C11 H17 N3 O
DL 50 d’environ 10 μg/kg souris / voie
intrapéritonéale
Rapidement absorbée par l’organisme,
elle inhibe la transmission synaptique

Circonstances
Fr + grave (très courante
au Japon avec 60 à 70 %
de cas mortels)
Ces poissons sont
particulièrement toxiques
durant leur période de
reproduction

Clinique
L ’apparition rapide des
symptômes (de 5 min-3 h),
Picotements + anesthésie
buccale+ engourdissement
des extrémités+céphalées,
troubles dig  brutale
paralysie musculaire
Risque de dépression
respiratoire important
37

III- Intoxications
Ichthyoalleinotoxisme(poissons hallucinogènes)
Espèces
Poissons des récifs se
nourrissant d’algues et de
débris organiques: les mulets
(mugilidés), les rougets
(mullidés), les poissons-lapins
(siganidés), les saupes
tropicales (kyphosidés), certains
poissons chirurgiens
(acanthuridés) et, en
Méditerranée, la saupe Sarpa
salpa

Localisation

Caractéristiques

Océan Indien
(Maurice, Afrique du
Sud)

Poisson ne sont pas
toxiques toute
l’année, mais
seulement durant
Océan Pacifique où
quelques mois ou
mélanésiens et
quelques semaines
polynésiens utilisent Notion fait
l’activité
suspecter le rôle de
hallucinogène de ces toxines d’algues
poissons lors de rites ingérées par les
religieux
poissons et pullulant
à certaines périodes
Clinique

Dominé / signes neurologiques centraux : 2 h après le repas- vertiges,
troubles de la coordination, perturbations de la sensibilité thermique buccale
et pharyngée, cauchemars, puis hallucinations visuelles et auditives, délire et
agitation- troubles digestifs (NVDA) possibles+ modérés et peu fr/ durent en
moy 24 h
Lors du retour à la normale/amnésie ont été collectés

38

III- Intoxications
En Méditerranée, le tétrodon Lagocephalus
sceleratus est un nouveau venu qui provient de
mer Rouge (poisson lessepsien)
Tout comme ses cousins les fugus, ce poisson
est totalement impropre à la consommation car
ses viscères et sa peau sont riches en
tétrodotoxine
 Les pêcheurs de Méditerranée ne connaissent
pas cette espèce qui est désormais prise
régulièrement dans les filets dans toute la partie
orientale de cette mer fermée
 Depuis peu, plusieurs observations
d’intoxications sévères et quelques décès ont été
rapportés en Israël, au Liban, en Turquie et en
Grèce après consommation de ce nouvel
envahisseur redoutablement toxique
Il faut souligner le fait que Lagocephalus
sceleratus a envahi un bon tiers de la
Méditerranée en un temps record, laissant
présager
son arrivée
sur algériennes
les côtes françaises
dans
Les poissons-lapins
ont envahi
les eaux
dans la
peu de d'El
temps.
partie-est de l’Algérie
Kala, Skikda, Jijel39et Chlef  en
provenance des eaux tunisiennes

III- Intoxications
Ichthyootoxisme (choléra des barbeaux)
Espèces
Choléra des barbeaux = ichthyootoxisme observé après l’ingestion d’oeufs
de poissons d’eau douce
Concerne +++ les espèces européennes de barbeaux du genre Barbus (B.
fluviatilis et B. meridionalis), mais la carpe, la tanche ou le brochet ont aussi
été cités
Seuls les oeufs (ou plus précisément les ovules non fécondés) sont toxiques
Ingestion de chair de femelles gravides ne posant
pas
de problème
Barbus
fluviatilis
Mode toxique

Clinique

Traitement

Toxicité due aux
phospholipides des
réserves vitellines des
futurs alevins indigestes
pour les humains

Douleurs abdominales,
diarrhées hydriques,
vomissements,
angoisse, malaise

Une hospitalisation est
souvent nécessaire pour
maintenir l’équilibre
hydroélectrolytique
Notons que les trt
antidiarrhéiques sont
peu ou pas efficaces

 Les risques de
déshydratation avec
oligurie et hypotension
artérielle sont
importants

Les pertes hydriques
s’arrêtent
spontanément
40
en 10 à 12 h

III- Intoxications
Autres intoxications par vertébrés aquatiques
Une hypervitaminose A avec céphalées, troubles digestifs
(vomissements incoercibles), vertiges, érythrose palmoplantaire et
céphalique suivie en quelques jours par une desquamation en plaque,
myalgie et hypertension intracrânienne
Après absorption de foie de prédateurs marins
Rare mais plusieurs publications font
état de tels cas en Arctique chez des
populations Inuits ou chez des
explorateurs ayant consommé du foie
de phoque, de baleine, d’ours polaire
ou de grands poissons carnivores
Pour les poissons des eaux
tempérées ou chaudes: espèces de
requins, de mérous, d’espadons, de
carangue ou de thons

Parmi les poissons nordiques:
flétans du genre Hippoglossus qui
présentent les plus grandes
quantités de vitamine A hépatiques
rendant cet abat totalement
impropre à la consommation

Le traitement de ces intoxications est symptomatique et il faut
veiller à ce que l’hypertension intracrânienne ne mette pas en
41
jeu le pronostic fonctionnel neurologique

III- Intoxications
Autres intoxications par vertébrés aquatiques
Le carchatoxisme est dû à l’ingestion de chair de grands
requins des genres Carcharodon (dont le fameux grand requin
blanc) et Carcharhinus
Des observations d’intoxications collectives avec de nombreux décès ont
été décrites dans les océans Indien et Pacifique (et peut-être en
Atlantique)
C’est à Madagascar que les cas les plus dramatiques concernant
plusieurs centaines de personnes ont été rapportés
Tableau clinique = ciguatera, mais les troubles cardiaques + sévères
(bradycardie, troubles du rythme cardiaque, collapsus) et les risques de
dépression respiratoire + importants
Les toxines appelées carchatoxines sont en cours d’étude et ne sont pas
produites par les requins eux-mêmes (probable accumulation le long de la
chaîne alimentaire)
42

III- Intoxications
Autres intoxications par vertébrés aquatiques
La chair de poissons peut être contaminée par différents résidus
de l’activité humaine, pesticides et métaux lourds, avec la
tristement célèbre maladie de Minnamata due aux dérivés
mercuriels
Une grave intoxication neurotoxique, conséquence de la pollution des
eaux marines par les rejets industriels
Elle doit son nom à la baie de Minamata, au Japon, dont les riverains
et pêcheurs furent, durant les années cinquante, intoxiqués par des
poissons qui contenaient des quantités importantes de dérivés
organomercuriels rejetés dans la baie par les industries locales
(fabriques de papiers, plastiques, pesticides, peintures…)
C’est un empoisonnement par les organomercuriels qui dérivent du
mercure rejeté à la mer ; le méthyl-mercure liposoluble se fixe dans la
chair des poissons de façon inoffensive, dans celle des Invertébrés et
sur les micro-organismes
Cet empoisonnement laisse des séquelles importantes (atteinte
cérébelleuse, tremblements, diminution des capacités intellectuelles)
Les symptômes de la période d’état sont : engourdissement des
membres, troubles visuels et auditifs, convulsions, ataxie, atrophie
musculaire, rigidité et insomnie permanente
43

III- Intoxications
Autres intoxications par vertébrés aquatiques

Le taux de mercure ne cesse d’augmenter dans les océans et
les mers, notamment ceux et celles qui baignent les côtes
européennes (mais les échanges entres toutes les régions et
profondeurs océaniques sont constants)
Les thons notamment
stockent d’importantes
quantités de mercure, et
atteignent désormais, en
Méditerranée
notamment, des charges
trop élevées

Mais ces poissons ne sont pas les seuls à
être touchés, c’est également vrai pour
de nombreux autres animaux marins,
comme les Crustacés et les Mollusques
(on doit noter que ceux-ci fixent
également beaucoup de cadmium, dont
les effets toxiques sont bien connus)

Thons
44

III- Intoxications
Mytilisme
Intoxications par ingestion de coquillages fltreurs (moules,
huîtres, palourdes, etc.) qui ont accumulé dans leurs tissus des
toxines d’algues unicellulaires du phytoplancton
(dinoflagellés / diatomées)

Ces algues microscopiques normalement présentes en
petites quantités peuvent pulluler dans des conditions
favorables (chaleur, soleil, présence d’engrais dans l’eau), et
ce à tel point qu’elles peuvent modifier la coloration de l’eau
(phénomène d’« eaux rouges »)

Les espèces d’algues toxiques sont diverses, et nous
pouvons distinguer 4 types de mytilisme/ 2seulement qui
peuvent être observés en Europe
45

III- Intoxications
Mytilisme Mytilisme digestif « diarrheic shellfsh poisoning »
Espèces

Clinique

Espèces du genre
Dinophysis
Plusieurs toxines de
découverte récente
-susceptibles d’entraîner
aussi des troubles dig si elles
sont accumulées dans les
bivalves : pectenotoxines
parfois associées aux
dinophysistoxines/
yessotoxines
/homoyessotoxines produites
par les dinoflagellés du
genre Prorocentrum et une
toute nouvelle famille de
toxines appelées
azaspiracides

C’est la forme la plus fr
en Europe

Traitement
Symptomatique

L’apparition dans les 6 12 h qui suivent le repas
de douleurs
abdominales,
vomissements et
diarrhées (un signe
négatif important à
souligner est l’absence
de fièvre)
Le risque essentiel est
la déshydratation

Les toxines diarrhéiques
de type acide okadaïque
Il n’y aurait donc pas un
et dinophysistoxines ne
mais des mytilismes digestifs modifient pas le goût
46
dont l’intensité serait
des coquillages dont la

III- Intoxications
Mytilisme neuroparalysant « paralytic shellfsh
poisoning
»
Espèces
Clinique
Traitement

Mytilisme

Plusieurs espèces de
dinoflagellés sont connues
pour entraîner ce type de
mytilisme (Alexandrium sp.,
Gonyaulax sp., Prorocentrum
sp., etc.)
rare en Europe, mais plus
fréquent en Amérique
Toxines

Ces toxines sont
responsables dans les h
qui suivent le repas de
paresthésies faciales et
buccales, puis
d’asthénie,
engourdissement des
membres, mydriase,
ataxie, avec risque de
dépression respiratoire

 Des troubles digestifs
Les toxines de type
sont possibles mais peu
saxitoxine et gonyautoxines : fréquents
inhibiteurs thermostables
des canaux sodium induisant
une baisse drastique de la
transmission
neuromusculaire

Basé sur le
maintien d’une
bonne oxygénation
avec l’aide d’une
éventuelle
ventilation assistée
Evolution
favorable en
quelques heures à
quelques jours

47

III- Intoxications
Mytilisme amnésiant « amnesic shellfsh
poisoningClinique
»
Espèces

Mytilisme

Conséquence d’une
pullulation d’une diatomée
(et non pas d’un dinoflagellé,
ce qui en fait une exception)
dont le nom actuel est
Pseudonitzschia multistriata
Cette diatomée, et peutêtre d’autres espèces
d’algues apparentées,
produit de l’acide
domoïque+ ses isomères qui
sont des aa neuroexcitateurs
thermostables dont l’activité
mime l’action de
neurotransmetteurs tel
l’acide glutamique

Essentiellement rencontré en Amérique du
Nord, il est caractérisé par l’apparition de
troubles cognitifs (mémoire, vigilance,
attention) dans les heures qui suivent le
repas
Dans les 5 à 6 h postprandiales, les premiers
signes ont été des troubles digestifs modérés
et aspécifiques (douleurs abdominales,
vomissements, diarrhée) ; mais 48 heures
après le repas toxique, un tableau
neurologique complexe a été rapporté :
céphalées, convulsions, mouvements
oculaires anormaux, troubles de la mémoire à
court terme avec amnésie des événements
récents, coma

48

III- Intoxications
Mytilisme neurotoxique « neurotoxic shellfsh
poisoningClinique
»
Espèces

Mytilisme

Il a été principalement
décrit dans le golfe du
Mexique et en NouvelleZélande

Très proche d’une ciguatera avec troubles
digestifs toujours présents, et décrits entre 30
min-3 h après le repas, rapidement
accompagnés de bradycardie, vertiges,
myalgies, mydriase, ataxie cérébelleuse et
Ce type de mytilisme est dû troubles de la sensibilité (paresthésies
à la pullulation de
intenses à type de démangeaisons et
dinoflagellés des genres
picotements, inversion de la
Gymnodinium, Chattonella et thermosensibilité)
Heterostigma capables de
Tout comme pour la ciguatera, il est fr
produire des brévétoxines
qui s’accumulent dans la
d’observer un prurit séquellaire évoluant sur
chair des bivalves
plusieurs Semaines
Ce sont des toxines
liposolubles qui facilitent
l’entrée de sodium par les
canaux voltage-dépendants
(d’où une activité
neuroexcitatrice)

On ne connaît aucun cas mortel de mytilisme
neurotoxique

49

III- Intoxications
Intoxications par les crustacés
Espèces
Parmi les crustacés,
plusieurs espèces des récifs
coralliens ont été à l’origine
d’intoxications sévères.
Citons les crabes
responsables de la
palytoxicose : Atergatis
floridus, Demania reynaudii,
Lophozozymus pictor et
Zosimus aeneus

Clinique

Traitement

Le traitement de
Fatigue, hypersudation,
ces intoxications
vomissements et
est symptomatique
diarrhées, puis crampes : anticonvulsivants,
musculaires,
ventilation assistée
bradycardie, insuffisance et réanimation
rénale, convulsions et
cardiovasculaire
détresse respiratoire
Atergatis floridus

Toxines
Toxines : palytoxines puissants vasoconstricteurs
Elles ne sont pas sécrétées
par les crabes eux-mêmes,
mais par des dinoflagellés
benthiques (genre
Ostreopsis) ou symbiotiques
des coraux mous
(dinoflagellés du genre

Demania reynaudii
50

Conclusion

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Me
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52

53

Références
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toxicologie marine. EMC
(Elsevier Masson SAS, Paris). Pathologie
professionnelle et de
l’environnement, 16-078-C-10, 2011.
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dangereux. EMC
(Elsevier Masson SAS, Paris). Toxicologie Pathologie Professionnelle,
16-078-C-10, 2003.
[3] Bouree P, Lançon A. Les animaux aquatiques
dangereux. Revue
Française des Laboratoires (Elsevier, Paris), avril
2002; N ° 342: 61-64.
[4] OMS, Morsures et piqures d'animaux terrestres
et aquatiques en
Europe 76 (38) (2001) 290-298. 54