*  Les principaux

instruments de
protection de la
politique
Commerciale 

L’objet
Le présent projet porte sur les principaux instruments de
politique commerciale employés par les Etats afin de protéger
leur branches de production de la concurrence extérieure. Il
met en lumière et analyse les principales conséquences
économiques de ces interventions et leur impact social.
Point clé
Les instruments de protection peuvent être scindés en deux
grands groupes. D’un côté, les instruments directs qui portent
sur les biens qui participent aux échanges internationaux que
ce soit à l’exportation ou à l’importation. De l’autre, les
instruments indirects qui habituellement concernent plutôt la
production intérieure que le commerce extérieur mais qui ont
néanmoins des effets sensibles sur les échanges.

Les principaux instruments de
protection
Les interventions directes

Les interventions indirectes

 Les droits de douane
 Les quotas d’importations
et exportations
 Les subventions aux
exportations
 Les barrières sanitaires et
phytosanitaires

 La gestion du taux de
change
 Les programmes par
produit
 Les aides à la
commercialisation
 Les subventions aux
intrants et les
exonérations d’impôts
 L’aide à l’investissement à
long-terme

Les instruments de protection directe
Les instruments de protection directe portent sur les produits
échangés sur le marché mondial soit importés soit exportés. Les
instruments de protection les plus utilisés sont les
droits de douane, les quotas d’importation et
d’exportation, et les taxes et subventions aux exportations.
 Les droits de douane
Un droit de douane - une taxe prélevée sur un produit
importé. Certains droits spécifiques sont prélevés sous forme:
 d’une somme fixe par unité de marchandise importée (par
exemple, 3 dollars EU prélevés sur chaque baril de pétrole).
 les droits ad valorem correspondent à un pourcentage du prix du
produit importé, soit par exemple 20 pour cent du prix d’un
tracteur.
Les droits de douane peuvent être fixes (une somme constante par
unité ou un pourcentage du prix) ou variables (le montant varie
selon le prix lui-même).

Les quotas
Les différents types de quotas
Les quotas sont définis par l’Etat à partir de la quantité physique
des importations ou des exportations.
Ils peuvent être instaurés unilatéralement par un Etat ou bien être
négociés avec les pays importateurs ou exportateurs qui consentent
«volontairement» à restreindre leurs importations ou exportations.
Les Etats mettent généralement en place les systèmes de quotas
par le biais de licences. Il s’agit de titre de propriété portant sur le
droit pour leur détenteur d’importer ou d’exporter une certaine
quantité d’un bien donné. L’Etat peut fort bien vendre ces licences
ou les mettre aux enchères auprès des importateurs et
exportateurs intéressés; il peut également les délivrer
gratuitement en fonction de critères administratifs.

Les subventions aux exportations
Une subvention à l’exportation est le versement fait à un individu ou à une
entreprise qui expédie des biens vers l’étranger.
Elles incitent les producteurs et les négociants à exporter en rendant leurs
ventes à l’étranger plus rentables, ce qui a pour effet d’entraîner à la
hausse les prix de ce produit sur le marché intérieur. Les subventions à
l’exportation privilégient donc les
producteurs de biens
d’exportation et les
commerçants, au détriment
des consommateurs nationaux
et des contribuables.

Les barrières sanitaires et phytosanitaires
Les barrières sanitaires et phytosanitaires appliquées aux importations ne
sont pas en elles-mêmes des instruments de protection commerciale mais
peuvent aisément le devenir. Il n’est pas rare, en effet, que les Etats
adoptent de telles mesures non pas tant en prévention de risques sanitaires
confirmés par des preuves scientifiques, mais plutôt en réponse à
l’activisme développé par certains lobbies.

Les instruments de protection indirecte
 La gestion du taux de change
Le taux de change correspond à de la monnaie nationale exprimé en
devises étrangères. Il détermine par conséquent le montant de
monnaie nationale qu’un exportateur
percevra en contrepartie d’une valeur
donnée d’exportations et aussi le
montant qu’un importateur paiera
pour une valeur donnée d’importations.
La dévaluation d’une monnaie encourage par conséquent les
exportations tout en décourageant les importations. Et ces hausses
des prix assurent une meilleure protection globale de tous les
exportateurs nationaux et des producteurs de biens de substitutions.
Le contraire vaut pour la surévaluation; un taux de change surévalué
décourage les exportations et encourage les importations car il agit
comme une subvention aux importations et une taxe aux exportations.

Les programmes par produit
Les programmes d’appuis non marchands tendent à progresser
dans les pays développés
Ces programmes sont conçus pour garantir le revenu des agriculteurs et
comportent généralement des quotas d’importations et des subventions
aux exportations. Ils incluent des paiements directs aux agriculteurs sous
forme de prix subventionnés ainsi que des programmes de gestion de
l’offre visant à diminuer les surfaces emblavées.

Les aides à la commercialisation
Les instruments de soutien à la commercialisation cherchent à diminuer
les coûts de commercialisation des producteurs nationaux, par le biais de
divers programmes tels que les subventions au transport et au stockage
ou les crédits de commercialisation à taux subventionné.

 Les subventions aux intrants et les exonérations
d’impôts
Les subventions aux intrants sont plus utilisées dans les pays en
développement
Les subventions aux intrants visent à réduire les coûts de production
en diminuant le coût des intrants. Ils prennent la forme de
subventions appliquées directement sur intrants (les subventions
pourront ainsi représenter, par exemple,
une réduction de 10 pour cent sur le prix
courant), d’exonérations d’impôts indirects
sur les intrants (comme les exonérations de
taxes sur les carburants utilisés par les engins
agricoles), de crédits à taux subventionnés
pour les emprunts.

Les subventions aux investissements à long terme
Les aides à l’investissement à long terme visent à améliorer la
productivité et la rentabilité.