You are on page 1of 75

Module 1

Epidémiologie, transmission,
et prévention de l’infection à
VIH chez l’enfant
Programme de formation à
la prise en charge du VIH
pédiatrique au Cameroun 2015

Module 1 - Objectifs
• Décrire l’épidémie du VIH dans le monde, en
Afrique et au Cameroun en particulier chez
l’enfant
•  Enumérer les modes de transmission du VIH
chez l’enfant et l’adolescent
•  Expliquer la physiopathologie et les
différentes étapes de l’histoire naturelle de
l’infection à VIH chez l’enfant, y compris la
différence entre l’adulte et l’enfant
• Décrire la prévention de la transmission du VIH
2

Module 1
Unité 1 
L’épidémie du VIH dans le Monde,
en Afrique et au Cameroun en
particulier chez l’enfant

Programme de formation à
la prise en charge du VIH
pédiatrique au Cameroun 2015

VIH dans le Monde en 2013 •~3. 650 enfants ont été nouvellement infectés chaque jour • 520 enfants sont morts chaque jour •Seulement 24 % enfants infectés par le VIH ont •eu accès au traitement • 22 % des enfants infectés ont accès au TAR dans les 21 pays prioritaires 4 . • environ ~240 000 enfants ont été nouvellement infectés par le VIH •190 000 sont décédés de maladies liées au VIH • Au total.2 millions d’enfants âgés de 0 à 15 ans vivaient avec le VIH.

VIH en Afrique en 2013 • 2. qui comptent pour 89 % de l'épidémie mondiale de VIH .était de 16 % •  Seulement 39 % des nourrissons nés de mères vivant avec le VIH dans les pays à ressources limitées ont bénéficié d’un test virologique dans les 2 mois suivant la naissance 5 .9 millions d’enfants infectés représentant 91 % • de la population du VIH pédiatrique •  Le taux de transmission mère-enfant (TME) dans les 21 pays prioritaires du Plan Mondial.

VIH en Afrique en 2013 • Ecart substantiel d’accès au traitement entre la prise en charge des adultes (68 %) et celles des enfants (24 %) • 22 % des enfants infectés ont eu accès au TAR dans les 21 pays prioritaires 6 .

parmi lesquelles 61 % ont reçu les ARV pour protéger leurs enfants • 9 500 enfants ont été nouvellement infectés • Seulement 24 % des enfants nés de mères séropositives au VIH ont bénéficié du test • virologique pour le dépistage du VIH dans les 2 mois suivant la naissance et seulement 26 % ont reçu le 7 .VIH au Cameroun en 2013 • 38 000 femmes séropositives ont accouché.

les taux de TME ont chuté jusqu'à <1 %. 8 .La Transmission Mère-Enfant (TME) • La transmission mère-enfant (TME) de l’infection à VIH est évitable et doit être éliminée. •  Dans les pays industrialisés. • Au Cameroun ce taux est de 25 % après l’allaitement •  Les interventions mises en œuvre pour aider les femmes à éviter la transmission du VIH pendant la grossesse et l'allaitement restent insuffisantes.

VIH chez les adolescents • Environ 2 millions adolescents âgés de 10 à 19 ans vivaient avec le VIH en 2013 • Environ 20 % des enfants nés avec le VIH survivent jusqu’à l’âge de 17 ans. ≈ 10 % des jeunes hommes et 15 % des jeunes femmes (15-24 ans) connaissent leur statut VIH • Au Cameroun à peine 2 % de malades sur TAR sont les adolescents! 9 . • En Afrique subsaharienne.

B.) A. D. à combien sont estimés les taux de TME ? (Sélectionnez une seule réponse. C.Question 1. qui comptent pour 89 % de l'épidémie mondiale de VIH.1 Dans les 21 pays prioritaires du Plan mondial. 2 % 10 % 16 % 30 % 10 .

2 Quel est le pourcentage des enfants nés de mères séropositives ayant bénéficié d’un test de dépistage précoce au Cameroun en 2013? (Sélectionnez une seule réponse.5 % 11 .24 % C.) A.39 % B.Question 1.15 % D.

3 Quel était le pourcentage des enfants de 0 à 15 ans sous traitement antirétroviral en 2013 dans les 22 pays prioritaires.38 % 12 .15 % C.25 % D.Question 1. (Sélectionnez une seule réponse.9 % B.) A.

Question 1.4 Quel était le taux de la TME en 2013 au Cameroun? (Sélectionnez une seule réponse.) A.35 % 13 .25 % D.10 % C.5 % B.

Module 1 Unit 2 Les modes de transmission du VIH chez l’enfant et l’adolescent Programme de formation à la prise en charge du VIH pédiatrique au Cameroun 2015 .

Les modes de transmission du VIH au nourrisson et à l’enfant Il existe plusieurs modes de transmission du VIH aux enfants:  La transmission du VIH de la mère à l’enfant La transmission par voie sexuelle chez l’adolescent et les enfants victimes d’abus sexuels La transmission par voie sanguine (transfusion de sang ou de produits sanguins contaminés. absence d’asepsie lors des injections et des scarifications) 15 .

• Si l’enfant n’est pas allaité. au moment de l’accouchement. • Dans les cas où l’allaitement est proposé par une personne autre que la mère biologique.La Transmission du VIH de la mère à l’enfant • En Afrique. près de 91 % des nourrissons infectés par le VIH ont été contaminés par leur mère pendant la grossesse. ou après la naissance par l’allaitement au sein. une femme séropositive au VIH peut transmettre le virus au(x)nourrisson(s). le risque d’infection à VIH par la mère est très faible. 16 .

La Transmission du VIH de la mère à l’enfant Moment de la transmission Au cours de la grossesse Au cours du travail et de l’accouchement Au cours de l’allaitement au sein Cumulé hors allaitement au sein Cumulé avec allaitement au sein jusqu’à 6 mois Cumulé avec allaitement au sein pendant 18 à 24 mois Taux absolu de transmission (%) 5–10 10–20 5–20 15–30 25–35 30–45 17 .

g.La Transmission du VIH de la mère à l’enfant – facteurs de risque élevé • Les mères qui sont infectées par le VIH pendant leur grossesse et ou l’allaitement présentent un risque élevé de TME à raison des charges virales élevées associées à une infection aigüe à VIH.. • Une charge virale maternelle élevée à n’importe quel stade de l’infection à VIH chez la mère est associée à une plus forte probabilité de TME. l’accouchement et l'allaitement. • Les mères profondément immunodéprimées et à un stade avancé du VIH (e. quelle que soit leur charge virale. 18 . le SIDA) présentent un risque élevé de TME. la TME de l'infection à VIH peut être évitée. • En mettant en route un TAR chez la mère VIH+ pendant la grossesse.

• Un TAR à vie devrait être mis en route sans attendre le bilan biologique chez toutes femmes enceintes et les femmes allaitantes séropositives au VIH.La Transmission du VIH de la mère à l‘enfant (suite) • Chez la femme enceinte dont le dépistage est négatif pendant la grossesse. un TAR devrait être proposé. une répétition du test de dépistage du VIH devrait être proposée en fin de grossesse (à la troisième ou quatrième visite prénatale) et/ou lors de l'accouchement afin d'identifier une infection à VIH contractée pendant la grossesse ainsi que les cas de séroconversions. 19 . • En cas de confirmation d’une infection par le VIH.

• En l’absence de TAR. le nourrisson devrait être mis sous TAR jusqu’à une semaine après l’arrêt de l'allaitement.La Transmission du VIH de la mère à l’enfant (suite) • Au cas où la mère n'est pas sous TAR ou si le traitement n'est pas disponible. ¾ des enfants infectés pendant la période périnatale arrivent au stade du SIDA 20 .

crevasses. bactérienne ou parasitaire du placenta (paludisme) Infections sexuellement transmissibles (IST) Malnutrition maternelle (cause Charge virale élevée (infection récente ou stade avancée du SIDA) Charge virale élevée (infection récente ou stade avancée du SIDA) Rupture des membranes de plus de 4 heures  Durée et mauvaises pratiques de l’allaitement au sein  Maladies des seins : mastites.Grossesse Facteurs de risque de TME Travail et Allaitement maternel accouchement Charge virale élevée (infection récente ou stade avancée du Sida Infection virale. liquides et ou muqueuses génitales de du lait artificiel) la femme (épisiotomie. infections Procédures invasives de Introduction avant 6 l’accouchement qui mois de l’alimentation augmentent le contact de complément avec le sang infecté des (aliments. monitoring du scalp fœtale) Premier né d’un Alimentation accouchement multiple insuffisante ou 21 .

Autres Modes de Transmission du VIH à L’Enfant • Le prémâchage de la nourriture du bébé par un prestataire infecté par le VIH. • Les violences sexuelles chez les enfants. 22 . la transfusion de sang d'un donneur infecté). la pose de piercings dans des milieux non médicalisés. • La découverte d’une infection sexuellement transmissible chez l’enfant doit faire rechercher systématiquement une exposition au VIH. • L’utilisation de matériel non-stérile pendant les procédures (la circoncision.

Les modes de transmission du VIH
chez l’adolescent
• La voie sexuelle représente un mode de
transmission important chez les adolescents.
• Les adolescents sont particulièrement
vulnérables à l’infection par le VIH.
• Dans le monde, 15 % de toutes les femmes
qui vivent avec le VIH sont âgées de 15 à 24
ans, et 80 % d’entre elles vivent en Afrique
subsaharienne.
• L’infection par le VIH a lieu environ cinq à sept
ans plus tôt chez les jeunes femmes que
les hommes.
23

Les approches pour réduire la
transmission du VIH à l’adolescent
• Accès universel aux tests de dépistage du
VIH systématiques
• Conseils et des liens avec les services de
soins pour les adolescents de tous les milieux
• Éducation sur la contraception et la santé
génésique.
• Environnement des services de soins adapté aux
adolescents.
• Explication des problèmes juridiques, notamment
lié au consentement au dépistage et au
traitement, entre le tuteur légal et l’adolescent.
24

La transmission par voie
sanguine ou transfusionnelle
• La transfusion de sang ou des produits
sanguins contaminés.
• La contamination par des aiguilles non
stériles du fait de la non-application des
principes de précautions universelles
d’asepsies lors des actes tels que les
injections.
• Les scarifications.
• Les excisions par des tradi-praticiens du
fait de l’utilisation des objets souillés.
25

Question 1. B.5 Parmi les propositions suivantes. La grossesse L’accouchement L’allaitement Le contact normal avec les proches 26 . dans laquelle la TME est peu susceptible d'avoir lieu? (Sélectionnez une seule réponse.) A. C. D.

Faux 27 . Vrai B. (Sélectionnez une seule réponse.6 Les moustiques peuvent transmettre le VIH.Question 1.) A.

Vrai B. le risque d’être infecté par le VIH lors d'un rapport sexuel est moins élevé que chez l’adulte.) A.Question 1. (Sélectionnez une seule réponse. Faux 28 .7 Chez l’adolescent.

Module 1 Unité 3 La physiopathologie et les différentes étapes de l’histoire naturelle de l’infection à VIH chez l’enfant y compris la différence entre l’adulte et l’enfant Programme de formation à la prise en charge du VIH pédiatrique au Cameroun - .

Structure du VIH 30 .

31 .Evolution clinique de l’infection chez l’enfant • Chez l’enfant. l’infection à VIH progresse rapidement à cause de son système immunitaire immature et moins efficace que celui de l’adulte. • Le taux de mortalité observé est plus élevé chez les enfants infectés par le VIH en Afrique à cause:  de la fréquence des infections intercurrentes de la malnutrition de l’absence de diagnostic de certitude du retard d’identification des enfants l’accès insuffisant aux soins de santé primaires liés au VIH et au TAR.

la maladie progresse rapidement vers la mort chez 53 % des enfants au cours des deux premières années de vie et 75 % à 5 ans de vie 32 .Evolution clinique de l’infection chez l’enfant (suite) • En Afrique. la majorité d’entre eux développent les symptômes liés au VIH dès l’âge de six mois et. si les nourrissons infectés par le VIH au cours de la période périnatale ne reçoivent aucune intervention.

Taux de mortalité chez les enfants infectés par le VIH non-traités Années à à à à 1 an de vie 2 ans de vie 5 ans de vie 10 ans de vie Pourcentag e 34 % 53 % 66-75 % 85 % 33 .

Evolution naturelle de l’infection VIH chez l’enfant 34 .

une chorioamnionite). • L'apparition de signes et symptômes liés à l’infection par le VIH avant ou peu après la naissance. • Une baisse rapide du nombre de CD4 chez le nourrisson.. 35 .  • L’exposition à une infection intra-utérine (par ex.Les progresseurs rapides • Environ 25 à 30 % des cas en Afrique.  • La charge virale élevée et le faible nombre de CD4 chez la mère.

en règle générale. 36 . elle touche les nourrissons âgés de 3 à 6 mois.Les progresseurs rapides (suite) • L’anémie. le retard de croissance staturo-pondérale et la lymphadénopathie généralisée sont considérées comme des facteurs de mauvais pronostic. • La mortalité maternelle est associée à cinq fois plus de la mortalité infantile au cours de la première année de vie. • Parmi les infections opportunistes la pneumonie à Pneumocystis jirovecii (PCP) est la plus courante et la plus grave • PCP peut se déclarer chez les nourrissons âgés de 4 à 6 semaines. même si.

Les progresseurs intermédiaires • 50-60% des cas en Afrique. • Les premières années .symptômes et signes non spécifiques ou légers: une lymphadénopathie une hépato-splénomégalie une parotidite un trouble du système nerveux central accompagné d’un retard de développement. 37 .

une phase de détérioration immunitaire et clinique.Les progresseurs intermédiaires • Vers l’âge de 5 ans . • Vulnérabilité aux infections opportunistes: les infections bactériennes sévères (la pneumonie et la bactériémie) les zonas les infections disséminées dues au Mycobacterium tuberculosis et au complexe Mycobacterium avium l’œsophagite invasive à Candida 38 .

Les progresseurs lents • 5-25 % de cas en Afrique. • Plus de 1000 enfants ne peuvent qu’être diagnostiqués que tardivement en l’absence du diagnostic précoce systématique chez les enfants né de mère VIH+. • Les premiers symptômes se manifestent chez les enfants vers l’âge de 8 ans. 39 . • La contamination a lieu pendant l’accouchement ou au cours de l’allaitement maternel.

Différence entre le VIH de l’enfant et celui de l’adulte • Immaturité du système immunitaire de l’enfant • Expression plus grave des maladies courantes de l’enfant • Progression plus rapide du VIH chez les enfants que chez les adultes • 53 % de mortalité chez les enfants VIH+ non-traités à l’âge de 2 ans 40 .

• CD4 varie en fonction de l’âge et atteint le niveau retrouvé chez l’adulte à l’âge d’environ cinq ou six ans. • Le pourcentage du taux de CD4 est fixe en fonction des tranches d’âge et permet de définir les différentes catégories immunologiques  41 .Différences immunologiques • Chez le nourrisson ou le jeune enfant qui n’est pas infecté par le VIH. le nombre de CD4 est > à celui observé chez l’adulte.

le système immunitaire est en mesure de limiter la réplication virale au cours de la phase initiale de la maladie. • Le nombre de virus est très élevée (>100 000 copies/ml) à l’âge de deux mois. et le demeurent lors des 12 premiers mois de vie avant de diminuer progressivement les années suivantes 42 .Différences virologiques • Chez l’adulte. • Celui de du nourrisson est immature et moins efficace pour contenir le virus.

43 . • ARV disponibles pour l’enfant sont limités.Différences thérapeutiques • Certaines formes galéniques avec dosages inadaptés pour l’âge. • Doses d’ARV sont basées sur le poids de l'enfant ou de la surface corporelle. en fonction du médicament (donc à ajustée à chaque visite si gain de poids).

Différences emotionnelles • Différence de développement selon l’âge / maturité • Compréhension différente de la maladie affecte: l’annonce l’observance le bienêtre 44 .

45 • Influence des pairs. . • Augmentation progressive de la responsabilité par rapport à l’âge (acquisition de l’autonomie progressive chez les adolescents) ou acquisition précoce chez les enfants (chefs de famille) ou quand le niveau d’instruction ou l’occupation du parent constitue un frein à la compréhension du traitement).Différences sociales • La dépendance de l’enfant par rapport au responsable des soins à domicile et qui donne le médicament à l’enfant (caregivers) • Multiples caregivers (en particulier chez les orphelins avec les multiples changements de domicile) ou institutions (orphelinat. internat).

Question 1. (Sélectionnez une seule réponse.8 Chez l’adolescent. Faux 46 . Vrai B.) A. le risque d’être infecté par le VIH lors d'un rapport sexuel est moins élevé que chez l’adulte.

) A. C. B.9 Parmi les propositions ci-dessous. D. laquelle n’est pas susceptible d’être associée à la progression rapide du VIH chez un nourrisson? (Sélectionnez une seule réponse. Taux de CD4 élevé chez la mère Chorioamniotite chez la mère Allaitement Chute rapide du taux de CD4 chez le nourrisson 47 .Question 1.

20 % C.10 La mise en route précoce du TAR chez les nourrissons permet de diminuer la mortalité chez les nourrissons infectés pendant la période périnatale.10 % B. (Sélectionnez une seule réponse.50 % D. une réduction de _____ a été observée dans la mortalité précoce des enfants présentant un système immunitaire normal grâce à la mise en route du TAR avant l’âge de 12 semaines au lieu de commencer le traitement lorsque l’enfant remplit certains critères cliniques ou immunologiques.) A.Question 1.75 %   48 . En effet.

Module 1 Unité 4 La prévention de la transmission du VIH Programme de formation à la prise en charge du VIH pédiatrique au Cameroun 2015 .

50 . – service de suivi postnatal.La prévention de la transmission du VIH à l’enfant • L’intégration de la prévention de transmission mère-enfant (PTME) et de la santé maternelle. – service de vaccination. néonatale et infantile (SMNI)  • L’utilisation de toutes les portes d’entrée des soins de la SMNI: – CPN – maternité.

La prévention de la transmission du VIH à l’enfant (suite) • Actions à promouvoir pour chacun des piliers de la PTME • Pilier 1: La prévention primaire du VIH chez les futurs parents (les femmes en âge de procréer) • Pilier 2: Prévention des grossesses non désirées chez les femmes séropositives • Pilier 3: Prévention de la TME du VIH • Pilier 4: Traitement. soins et soutien pour les femmes VIH+ et tous les membres infectés de leur famille 51 .

• Méthodes d’accouchement a moindre risque. • Planification familiale et prévention des grossesses non désirées. • Accès à des conseils et des tests de dépistage rapides en routine du VIH (y compris les tests répétés). • Accès à une combinaison de TAR au cours de la grossesse et de l’accouchement. de préférence dans une formation sanitaire. effectuées par un personnel de santé qualifiée.La prévention de la transmission du VIH à l’enfant (suite) • Prévention de l’infection à VIH chez les femmes en âge de procréer. 52 .

La prévention de la transmission du VIH à l’enfant (suite) • Accès des mères et des nourrissons au TAR dans le cadre du traitement et de la prophylaxie du VIH après la naissance. • Surveillance systématique de la croissance • Vaccinations systématiques et évaluation régulière du stade de l’infection à VIH chez les nourrissons exposés au VIH. • Diagnostic précoce du VIH chez le nourrisson. • Conseil lié à l’observance du TAR chez la mère dans le cadre de la santé maternelle et de la PTME. 53 . • Orientation de la mère et liens sur le long terme avec les services de soin et de traitement du VIH.

• Ce TARV doit être poursuivi pendant toute la grossesse. 54 .Le Cameroun • Le Cameroun a adopté en Novembre 2014 l’option B+ pour la politique nationale de PTME. • Initiation systématique du traitement antirétroviral (TARV) chez toute femme enceinte ou allaitante séropositive quel que soit son stade clinique et immunologique. l’accouchement. l’allaitement et à vie.

55 .Prise en charge de la femme enceinte dans le cadre de la PTME • Utiliser les portes d’entrées pour encourager la femme enceinte à faire les consultations prénatales dans la formation sanitaire de son choix dès qu’elle est enceinte. • Offrir au cours des consultations prénatales un paquet minimum de services.

L’algorithme national de dépistage du VIH chez la femme enceinte  56 .

TDF + 3TC + EFV   Si non disponible ou si effets secondaires : AZT + 3TC + EFV ou bien TDF + 3TC + NVP Tout prestataire doit assurer le suivi clinique des femmes enceintes ou allaitantes vivant 57 avec le VIH sous TAR pour la prise en charge .Les directives nationales sur l’initiation du TAR chez les femmes enceintes ou allaitante vivant avec le VIH Début de mise sous TAR chez la femme enceinte ou allaitante vivant avec le VIH0 Préalables pour la mise sous TAR Protocole de traitement ARV Suivi clinique et biologique sous TAR Tout prestataire doit mettre sous TAR toute femme enceinte ou allaitante vivant avec le VIH quel que soit le stade clinique de l’OMS ou le nombre de CD4 (Option B+) Tout prestataire doit : faire une éducation thérapeutique et évaluation des facteurs susceptibles d’entraver la qualité du traitement.

Protocoles de traitement pour l’option B+ • Si intolérance au Tenofovir: donner AZT/3TC 2 fois/jour + Efavirenz 600 mg une fois/jour  • Si intolérance à Efavirenz: TDF (300mg)/3TC (300mg) une fois/jour + NVP 1 comprimé 2 fois/jour ou encore TDF/3TC une fois/jour + LPV/r 200/50 mg 58 .

2 ml/kg) par jour jusqu'à ce qu'il atteigne 2000 gr 1ml = 10 mg de NVP 59 .La prophylaxie ARV chez l’enfant né de mère séropositive De la naissance à 6 semaines Doses quotidiennes Poids : 2000 à 2499 gr Poids : ≥ 2500 gr 10 mg en une seule prise (1 ml) 15 mg en une seule prise (1.5ml) NB: Chez le nouveau-né avec un petit poids à la naissance (<2000 gr). commencer par 2 mg/kg (0.

Le Suivi de l’enfant né de mère séropositive Tous les enfants nés des mères séropositives encore appelé enfants exposés doivent bénéficier d’un suivi régulier dans la formation sanitaire jusqu’à la fin de la période du risque de transmission post natale du VIH (18 -24 mois post-partum). 60 .

A 6 semaines           Faire le suivi de la croissance Faire le suivi du développement Evaluer l’adhérence au traitement ARV prophylactique Faire le conseil à l’allaitement Initier le CTX Diagnostiquer et traiter les affections rencontrées Documenter les activités de soins Préciser la date du prochain rendezvous Le suivi de l’enfant exposé De 6 semaines à 6 De 6 à 24 mois mois (visite tous les trois (Visites mensuelles) mois) A chaque visite: A chaque visite:             Faire les vaccinations du PEV Surveiller la croissance Surveiller le développement Administrer le CTX (approvisionnement mensuel) Counseling Alimentation du bébé Vacciner suivant le calendrier du PEV Rechercher les pathologies et les traiter Faire le dépistage de l’infection à VIH suivant algorithme national :  PCR à 6 semaines  confirmation des sérologies positives par la PCR Initier le TAR si l’enfant est infecté par le VIH         Surveiller la croissance et le développement Administrer le CTX (approvisionnement de 3 mois) Conseils en alimentation du bébé Vaccinations selon le calendrier du PEV Recherche des pathologies et traitement Sérologie VIH à 9-18 mois (ou avant 9 mois si nécessaire) et confirmation par PCR si sérologie positive Sérologie VIH à 18 mois ou 6 semaines après l’arrêt de l’allaitement Initier le TAR si l’enfant est infecté par le VIH 61 .

lorsque l’infection à VIH est diagnostiquée chez une femme enceinte. Attendre le troisième trimestre pour commencer un TAR C.) A. Prendre deux médicaments antirétroviraux au cours de sa grossesse jusqu’à l’accouchement uniquement D. Prendre trois médicaments antirétroviraux à vie 62 . quel est la conduite à tenir? (Sélectionnez une seule réponse.Question 1.11 Selon les lignes directrices publiées en 2013 par l’OMS. Commencer immédiatement un TAR à base de zidovudine B.

) A. Zidovudine + lamivudine + Efavirenz C.Question 1. Tenofovir + Emtricitabine + Efavirenz 63 .12 Quel est le régime préféré pour les femmes en PTME au Cameroun? (Sélectionnez une seule réponse. Tenofovir + lamivudine + Efavirenz D. Zidovudine + lamivudine + Nevirapine B.

sauf une.13 Toutes les propositions ci-dessous sont importantes en matière de dépistage du VIH chez les adolescents. Laquelle? (Sélectionnez une seule réponse.) A. conformément aux directives nationales C. Informer l’école de l’adolescent des résultats de son test de dépistage du VIH 64 .Question 1. Fournir des conseils et établir des liens avec les services de soins B. Obtenir le consentement d’un adolescent. Assurer une éducation à la santé sexuelle et génésique D.

Module 1 ÉTUDES DE CAS CLINIQUES 65 .

  Une femme de 24 ans. récemment mariée. est enceinte et se présente seule à sa consultation prénatale. Son test de dépistage du VIH a révélé un résultat positif.A. 66 . Que faut-il faire? Poursuivre avec le scénario du choix du TAR en cas de coïnfection avec la tuberculose et discuter des risques de TME. La jeune femme explique également qu’elle a perdu du poids et tousse depuis deux mois.Cas 1.

B Une femme dont le test de dépistage du VIH s’est révélé négatif pendant sa grossesse a un nourrisson de 4 mois. La mère indique que son partenaire est séropositif et est malade depuis peu. Elle prend rendez-vous pour les premières vaccinations de son enfant.Cas 1. Poursuivre avec le scenario de séroconversion et réalisation d’un nouveau test de dépistage du VIH chez la mère et le nourrisson. 67 . Le nourrisson est allaité et se porte bien.

Ils souhaitent qu’il fasse un test de dépistage du VIH. 68 . puis les options de prise en charge de TAR. a souffert de quatre épisodes de pneumonie.Cas 1. Il se rend dans une formation sanitaire avec ses grands-parents.C Un adolescent de 13 ans. Sa mère est décédée lorsqu’il avait 10 ans. Poursuivre avec le scénario d’identification tardive de l’infection par le VIH pendant la période périnatale chez un adolescent. qui est petit pour son âge.

Module 1 POINT DE VUE DU PATIENT/DE LA PERSONNE QUI S'OCCUPE DE LUI 69 .

Son test de dépistage du VIH a révélé un résultat positif. 70 . mais refuse de lui parler du résultat de son test. récemment mariée. est enceinte et se présente seule à sa consultation prénatale. ni prendre des antirétroviraux de peur que son mari et sa famille n’apprenne son statut VIH. Elle pense avoir été infectée par son mari. Elle ne veut pas effectuer un suivi.Cas de figure 1. A • Une femme de 24 ans.

71 . mais sans que sa mère n’en sache rien. La mère est emmenée dans une autre salle pour effectuer le test.B • Une adolescente de 15 ans se rend dans un établissement de soins avec sa mère enceinte. Le prestataire de soins propose à la mère un test de dépistage du VIH.Cas de figure 1. sa fille explique au prestataire de soins qu’elle souhaite aussi effectuer le test. En son absence.

ténofovir et lamivudine.Cas de figure 1. Elle vous consulte à nouveau trois mois après l’accouchement. 72 . En outre. Elle s’interroge sur la poursuite de ce TAR pendant sa grossesse. Depuis deux ans. Elle vous avoue qu’elle a arrêté de donner le traitement à son bébé lorsqu’il avait six semaines. Elle vous explique que son bébé souffre de diarrhée chaque fois qu’elle prend ses médicaments. Elle a peur que le TAR ait des effets sur son bébé et envisage de l’arrêter et de ne le reprendre qu’après l’accouchement. elle a arrêté de prendre son TAR il y a un mois et continue d’allaiter. Son infection par le VIH est connue. la femme suit un traitement efficace associant éfavirenz. C • Une femme infectée par le VIH est enceinte de son premier enfant. Vous lui expliquez les facteurs de risque de transmission mèreenfant et réussissez à la convaincre de continuer à le prendre.

73 . • Les mères qui sont infectées par le VIH pendant la grossesse ou l’allaitement présentent un risque élevé de transmettre le virus à leur bébé en raison des charges virales élevées associées à une infection aigüe à VIH. • Une charge virale maternelle plus élevée à n’importe quel stade de l’infection à VIH chez la mère est associée à une plus forte probabilité de TME.Module 1 – Résumé • La TME est le grand pourvoyeur de l’infection à VIH chez l’enfant.

• Cette approche préconise l’initiation systématique du traitement antirétroviral (TARV) chez toute femme enceinte ou allaitante séropositive quel que soit son stade clinique et immunologique. 74 . une répétition du test de dépistage du VIH devrait être proposée en fin de grossesse et/ou lors de l'accouchement afin d'identifier une infection à VIH contractée pendant la grossesse ou la séroconversion. l’allaitement et à vie. • Ce TARV doit être poursuivi pendant toute la grossesse.Module 1 – Résumé (suite) • Chez la femme enceinte dont le dépistage est négatif pendant la grossesse. l’accouchement. • Le Cameroun a adopté en Novembre 2014 l’option B+ pour la politique nationale de PTME.

• Au Cameroun. on doit débuter la prophylaxie ARV le plus tôt possible après l’accouchement ou bien dès que l’on a connaissance de son exposition.Module 1 – Résumé (suite) • A tout enfant né de mère séropositive qui est allaité au sein ou qui reçoit une alimentation de substitution. 75 . cette prophylaxie ARV est constituée par la Nevirapine à donner en une seule prise chaque jour pendant six semaines.