Théories des organisations

Niveau L1 ou L2 Fanny Poujol MCF IAE Valenciennes

Introduction 

Objet de l étude :
Les organisations : objets complexes, outils au service de l homme moderne. Mieux les connaître pour mieux les utiliser 
Compréhension des mécanismes de structuration des organisations  Compréhension des comportements organisationnels 



Une tâche difficile La théorie des organisations rassemble tout ce qui favorise une meilleure compréhension du phénomène de l organisation.

Expliquer

Réalité

Agir, orienter, transformer

Modèles théoriques

Modalités de management

Représentations de L¶individu au travail Relations entre modèle théorique, management et représentations dans M. Foudriat 2005

Introduction 

La théorie des organisations est une discipline des sciences de gestion qui rassemble, analyse, développe des connaissances qu elle peut appliquer pour l efficacité du fonctionnement des organisations (J. Rojot 2003)

Sciences de gestion appartiennent aux sciences sociales  Rien n est établi avec certitude  Il existe un pluralité d approches : des théories plutôt qu une théorie unifiée 

Introduction  Absence de définition volontaire mais des termes récurrents (J. Rojot 2003) : Unité/système But/création/émergence Liens/interactions Division/regroupement/coordination Membres/limites Durée/permanence .

des procédures Des communications formalisées Une spécialisation des rôles L emploi de personnel qualifié Des objectifs spécifiques .Introduction  Khandwalla (1976) : repères comme facteurs constitutifs de l organisation les éléments suivants : Une hiérarchie Des règles.

F.Introduction Qu est-ce qu une organisation ? estUn système social créé par des individus afin de satisfaire grâce à des actions coordonnées certains besoins et d atteindre certains buts (Y. Livian) .

Plan    Introduction Partie I : Les théories classiques des organisations Partie II : L école des relations humaines et les apports de la psychologie sociale Partie III : Les approches systémiques Partie IV : L apport de théories plus récentes   .

2000. H.M. Y. O.C. 2003 J. Théorie des organisations. 1995. Economica. 1999. Les organisations : état des savoirs.Bibliographie         P. M. Mintzberg. Cabin. B. Dunod. 1992.J. DeBoeck Université. Rojot. Les grands auteurs en organisation. Théorie des organisations : de l intérêt de perspectives multiples. Théorie des organisations. Scheid. Hatch. J. Editions Sciences Humaines. 1996 . Les nouvelles théories de l entreprise. J. Weinstein. Introduction à l analyse des organisations. PUF. Livre de poche. 1995. Coriat. 2000. Plane. Editions Eska. Structure et dynamique des organisations.F. Livian.

2. Le modèle bureaucratique . Les théories classiques 1.T. Le fordisme 3. Les principes de l O.S.Partie 1. L administration selon Fayol 4.

Réflexion de départ L explication de la mauvaise qualité dans une entreprise à partir des théories classiques  Approche rationnelle de l école classique : Soit les règles de production ont été insuffisamment pensées Soit elles ne sont pas respectées  Approche rationnelle de l école des relations humaines : La mauvaise qualité s explique par une insatisfaction vécue par les ouvriers C est la non reconnaissance de leur besoin de reconnaissance et d estime qui explique la non qualité .

Introduction  Contexte : Avec le développement de la taille des entreprises et la séparation croissante entre les propriétaires et les gestionnaires apparaissent au début du XXième siècle des premières théories des organisations L entreprise et en particulier l entreprise industrielle doit être organisée de la meilleure façon possible. elle devient objet d études Époque convaincue des bienfaits de la science et de la rationalisation .

ils existe des conflits d intérêt (patrons/ouvriers) problème de l incitation des ouvriers à travailler plus Les méthodes de travail sont souvent inefficaces - - .W Taylor (1856-1915) : Organisation Scientifique du Travail (1856 - Trois constats de départ : La prospérité devrait être le but du travail de tout homme (entente productivité) Or.1. Les principes de l O.S.T F.

S. Les principes de l O.W Taylor (1856-1915) : Organisation Scientifique du Travail (1856o Optimisation de la manière de travailler et analyse scientifique (efficacité des gestes et standards de performance) Décomposition des tâches et spécialisation (division horizontale du travail) Distinction entre conception et exécution (division verticale) Sélection et entraînement des ouvriers Rémunération à la tâche et conception économique de la motivation o o o o .T F.1.

Les principes de l O.S.T Salaire journalier Salaire différentiel Salaire différentiel : amplifie l écart de salaire pour toute production supérieure à la norme Salaire proportionnel Norme fixant la cadence Nbre de pièces prod. par jour .1.

1. Les principes de l O.S.T Vices et/ou vertus du taylorisme ? o Naissance de services de gestion du personnel et bureau des méthodes Recherche systématique de la « one best way » = principes universels Autorité s exerce par la « science du travail » Vision très appauvrie du potentiel humain o Mais Taylor avait prôné la collaboration entre les experts et les exécutants o Taylor répondait par ses principes aux difficultés de gestion du personnel de l époque o o o .

1.T Cas Pizza Hut  NéoNéo-taylorisme : le cas de Pizza Hut En 1958 deux étudiants du Kansas ont l idée d ouvrir un kiosque à pizza Aujourd hui Pizza Hut est une division de Tricon Global Restaurants :       7600 restaurants aux USA 3000 points de vente dans 86 pays Les 2/3 des restaurants sont franchisés 4000 salariés Un CA de 122 millions d Euros 130 Pizza Hut en France (30 restaurants et 100 magasins de livraison) . Les principes de l O.S.

1. Les principes de l O. goût. coupe.S. texture.T Cas Pizza Hut  NéoNéo-taylorisme : le cas de Pizza Hut Organisation scientifique de l activité : forte homogénéisation internationale du point de vue des services et des produits Rédaction d un manuel de procédures concernant la fabrication et les livraisons : « bible des standards » = 945 points de procédures à respecter Gold Standard est le standard de qualité international qui définit la qualité d un produit : couleur. cuisson. La diffusion des standards. l établissement des normes sont centralisés au siège de Dallas .

.S.T Cas Pizza Hut  NéoNéo-taylorisme : le cas de Pizza Hut Les commandes sont centralisées par continent Les employés doivent connaître le manuel de procédure correspondant à leur domaine de compétences (degré de dépendance double : employés/enseigne) Pizza Hut dispose d un logiciel d aide au recrutement qui confronte la personnalité du candidat à l esprit et aux exigences de l entreprise.1. Les principes de l O.

Les principes de l O.S. menu ) le franchisé peut fixer luiluimême ses prix ou modifier une recette Tous les trimestres un superviseur réalise un audit de contrôle des procédures .1.T Cas Pizza Hut  NéoNéo-taylorisme : le cas de Pizza Hut Au niveau de la production une certaine marge de man uvre est accordée au niveau local (tenir compte des différences culturelles)  A coté d un noyau du non négociable (aspect du restaurant.

T Cas Pizza Hut  NéoNéo-taylorisme : le cas de Pizza Hut En 2003. Les principes de l O.1.S. nettoyage des tenues  Retour au principe « un manager=un restaurant »  Respect des contrats de travail et droit à la vie privée  Interrogation sur l avenir des salariés dont les enseignes vont fermer (10 en 2004) . le groupe a connu au niveau mondial un fléchissement de ses résultats commerciaux et financiers Les principales revendications :  Application du 13ième mois et revalorisation des salaires  Amélioration des conditions de travail  Annulation de la suppression de la prime de salissures.

2. Le fordisme H. pièces standardisées ) Redistribution salariale : « Five dollars a day » Développement d une production de masse = économies d échelle = consommation de masse Importance des institutions sociales = compromis sociaux CROISSANCE ECONOMIQUE DURANT LA MAJEURE PARTIE DU XXème SIECLE . Ford (1863-1947) (1863 o o o Les principes du Fordisme : Travail à la chaîne : l ouvrier perd le contrôle de la cadence de son travail Standardisation des biens de production (grandes séries.

Ford (1863-1947) (1863 Modèle remis en cause depuis les années 1980 o Chocs pétroliers (1973-1979) : incapacité du modèle à (1973s adapter aux nouvelles règles de l environnement concurrentiel o Recherche fordienne de production de masse et d économie d échelles ne correspondait plus aux exigences du marché des années 80 (évolutions rapides de la demande en volume et variété) o Poids excessif de la hiérarchie et complexité des organisations a entraîné de véritables lourdeurs . Le fordisme H.2.

fondé sur la gestion de projet.2. Ford (1863-1947) (1863 Modèle remis en cause depuis les années 1980 o Les entreprises japonaises ont apporté des éléments de réponse (production de masse de bien différentiés. de qualité à des coûts compétitifs) o Ex: succès de l entreprise Toyota : travail de groupe. Le fordisme H. mobilisant des compétences et la participation active des ouvriers à l amélioration de la qualité et de la productivité .

L administration selon Fayol H. . . .3.de sécurité. prépondérante = POCCC pour PREVOIR ORGANISER COMMANDER COORDONNER CONTROLER o .administrative Fonction administrative.commerciale.financière. . de direction. .technique. Fayol (1841-1925) (1841o o o Continuité du Taylorisme et du Fordisme mais s intéresse à l administration Approche fonctionnelle de l organisation 6 groupes d activité : .comptable.

L administration selon Fayol H.3. o o . Fayol (1841-1925) (1841- POCCC o o o PREVOIR : planifier. COORDONNER : synchroniser l ensemble des actions de l entreprise pour garantir cohérence et efficacité. ORGANISER : allouer des ressources (K et W). COMMANDER: tirer le meilleur partie possible des agents qui composent l entreprise. préparer l avenir. CONTROLER : vérifier si tout se passe conformément au programme adopté.

Stabilité du personnel . Équité : notion de justice sociale. organisation pyramidale.3. L administration selon Fayol H. Surface de contrôle. clarté de la hiérarchie. Chaîne de commandement. Fayol (1841-1925) (1841-  16 principes généraux d organisation et de direction : o o o o o Unité de commandement.

Fayol (1841-1925) (1841-  o o Principaux apports : Notion de prévoyance Développement du leadership. L administration selon Fayol H. le rôle du manager Communication interne o .3.

4.organisation rationnelle/légale : (basée sur des principes bureaucratiques) . Le modèle bureaucratique M.organisation charismatique (basée sur le rayonnement personnel des leaders) . Weber (1864-1920) (1864- Types purs d organisations/ aux formes d autorité .organisation traditionnelle (basée sur les droits traditionnels des groupes dominants : aristocratie et/ou propriétaires terriens) .

Le modèle bureaucratique Modèle d organisation dans Economie & société 1922 Centralisation des décisions Légitimité des règles organisationnelles : accord mutuel ou application de la rationalité  Impersonnalité des relations de travail = équité  Structure d autorité : distinction pouvoir et autorité   Obéissance n est pas due à la personne qui individuellement occupe une fonction mais à la position qu elle occupe dans un ordre impersonnel.4. La bureaucratie n est pas propre au service public Modèle simple et stable = ROUTINES .

 Les règles formelles ne sont pas en mesure de tout planifier.Le phénomène bureaucratique (Crozier .  Leur absence ou leur contradiction produisent des zones d incertitudes qui donnent du pouvoir aux personnes qui les intègrent. .  Le cas français accentue probablement les dysfonctionnements bureaucratiques (mise en évidence de la notion de culture sociétale = approches culturalistes).1963) Importance des règles informelles Production de cercles vicieux :  Idée que les bureaucraties produisent des cercles vicieux qui prolifèrent et se constituent du fait de la production de règles informelles.

Complément : définition caractéristiques formelles/ caractéristiques informelles    L organisation formelle = organisation pensée. définie selon une approche « rationnelle » : ensemble des règles. sans avoir été codifiés. existent de fait. activités. qui définissent les grandes fonctions. tâches Les caractéristiques informelles d une organisation = comportements et relations qui se développent. Se superposent dans les organisations des comportements conformes mais aussi des comportements inattendus .

Le modèle bureaucratique  Conséquences négatives et non voulues : Déplacement des buts Sous-optimisation SousEsprit de corps Apathie vis-à-vis du public visRigidité Faible capacité à traiter les cas particuliers Interminables formalités Application de la règle pour la règle Résistances aux changements (inertie) .4.

organigrammes. analyse d écarts. Les idées liées au management et les nombreux outils qui en ont découlé : descriptions de postes. ont fort bien fonctionnés dans la pratique et continuent à le faire Approche qui répondait en partie aux besoins de l économie du début du XXième siècle   .Conclusion : apports et limites de l école classique APPORTS  Mettre de l ordre dans les organisations en définissant un système cohérent de règles d application générale dans la structuration et dans la gestion des organisations. budgets. contrôle de gestion.

Conclusion : apports et limites de l école classique Limites « Une place pour chaque homme et chaque homme à sa place. une place pour chaque chose et chaque chose à sa place » (Fayol) .

Conclusion : apports et limites de l école classique LIMITES      Caractère normatif = dégage des principes universels idée qu il est possible de trouver la bonne organisation. répétitifs et poids important de la hiérarchie Individus interchangeables Considère seulement le poste. ce qui supprime toute contradiction. ennuyeux. tout conflit Forte rationalisation du facteur humain travail déshumanisant : emplois simplifiés. la fonction Entreprise = système clos .

répétitifs et poids important de la hiérarchie Individus interchangeables Considère seulement le poste. tout conflit Forte rationalisation du facteur humain travail déshumanisant : emplois simplifiés. ce qui supprime toute contradiction. ennuyeux.Conclusion : apports et limites de l école classique LIMITES      Caractère normatif = dégage des principes universels idée qu il est possible de trouver la bonne organisation. la fonction Entreprise = système clos .

2. 2. Les fondements Approfondissement : le leadership . Ecole des relations humaines 1.

P. Elle considère le conflit comme normal.Introduction En réaction au taylorisme : o o réaction contre l excès de division du travail réaction contre une possible rationalisation de la main d uvre Apparition de comportements nouveaux qui ne relèvent pas seulement de l organisation : conflits. .moral en baisse Dès 1920 M. Follett insiste sur les notions de conflit et de pouvoir au sein des organisations. manque d initiative.

Les fondements E.1. ce qui est important pour la productivité. Mise en évidence de l importance du leader et de son style Existence de normes informelles et de leaders informels . ce sont les relations de travail dans l unité. la cohésion et les bonnes relations entre collègues. Mayo (1880-1949) : le père fondateur du courant (1880Expériences menées entre 1924 et 1932 à la Western Electric Compagny (USA) dans l établissement Hawthorne « Effet Hawthorne » :      Simple connaissance par un individu du fait qu il est sujet d observation modifie son comportement L intérêt porté aux ouvrières augmente leur productivité et cela n a rien à voir avec les conditions matérielles de production et le contenu physique de travail car la production augmente dans tous les cas Importance des relations interpersonnelles au sein d un groupe.

Certains adoptent des positions révisionnistes « L effet Hawthorne n existe pas »! Principes qui restent très proches du «one best way»  Mais l école des relations humaines va fournir de multiples prolongements car la dimension sociale des organisations est mise en évidence. problème de double rôle des observateurs..1. Les fondements  De Nombreuses critiques des expériences et des conclusions : Problèmes de méthodologie : expériences peu préparées.. .

/Org Apprentissage et développement organisationnel .Qui irriguent d autres courants théoriques (ex : école socio-technique.1. ) socio- . Les fondements De très nombreux prolongements Styles de management et dynamique des groupes Motivation Conflit Ind.

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