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Table de Mixage

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La table de mixage

I. Introduction :
Il y a beaucoup d'utilisations différentes pour les tables de mixage. Une table de
mixage est destinée à mélanger (mixer) plusieurs pistes pour n'en sortir que deux
ou plus en formats multicanaux. Elles servent également à préamplifier et
corriger les signaux avant l'enregistrement. Il en existe beaucoup et de très
différentes, avec une large fourchette de prix.

Les utilisations :
Pour les enregistrements de tournage cinéma, télé ou reportage, on utilise des
tables de mixage appelées mixettes. Elles ne possédent que peu d'entrées, entre
deux et quatre, et est souvent portable.
Les tables de mixage les plus complexes et les plus chères sont utilisées pour la
post production cinéma ou musique. Les mêmes modèles sont fréquemment
utilisés pour les deux domaines.
En sonorisation, on retrouve parfois les mêmes tables qu'en post-production,
néanmoins elles ne sont pas utilisées de la même manière. De plus, des tables de
mixage bien spécifiques existent pour la sonorisation, par exemple: celles dites
de " retour ".

Une console est composée de deux parties: la section input (composée de toutes
les tranches d'entrées) et la section master. Les tranches ( ou voies d'entrée) se
lisent verticalement, elles sont toutes identiques entre elles, sauf les tranches
stéréo souvent en plus petit nombre. Pour ce qui est de la partie Master, elle est
composée de toutes les sorties et bus de la table. Voyons maintenant les entrées,
sorties et bus présents dans une table de mixage.

II. Les entrées et sorties de la table de mixage :


On définit une table de mixage pas son nombre d'entrées et de sorties. Voyons
d'abord ce qu'est une entrée et une sortie sur une table de mixage.

Toutes les tranches de la table de mixage correspondent à une entrée. Il existe


aussi d'autres entrées comme le 2Trak input qui correspond à une entrée stéréo
que l'on affecte directement au Mix final. Il y a aussi des aux return qui sont des
entrées stéréo servant par exemple au retour effet. Dans le cas des 2trak et des
aux return, on ne peut généralement pas toucher au signal (ni amplification ni
equalisation).

Il existe cinq sorties principales. Tout d'abord, les plus utilisées à savoir :
- les sorties master, nommées L/R ou encore PRG (programme). Au nombre de
deux ou plus pour les consoles destinées à des formats multicanaux, elles
alimentent souvent un enregistreur deux pistes (DAT) en studio ou les amplis
pour les façades en concert.
- Le control room, lui, reçoit de la table le même signal que les sorties master ou
des switch permettent de choisir une autre source de signal (groupe, aux, 2trak).
Il sert à l'écoute du studio et possède son contrôle de volume indépendant. Cela
pour pouvoir jouer sur le niveau d'écoute sans modifier le niveau
d'enregistrement ou de diffusion.
- Pour chaque tranche il existe aussi ce que l'on appelle les direct out. Des sorties
directes qui reçoivent le son de la table de mixage après toutes les corrections
que l'on a appliquées au signal sur la tranche en question (post-fader). Elles
servent particulièrement pour les enregistrements multipistes.
- On trouve également les auxiliaires. Ces sorties peuvent être considérées
comme un deuxième mix dans le sens où l'on règle le niveau de sortie auxiliaire
sur chaque tranche, donc pour chaque source. Ils servent beaucoup au départ
d'effet et aux retours sur scène pour la sonorisation.
- Les groupes ou sous groupes sont une partie très importante de la table de
mixage. Prévus pour donner plus de sorties à une table de mixage ils permettent
par exemple à un table qui possèdent des sorties master stéréo et six sous
groupes de faire du 5.1. On les utilise de la même facon que les sorties master.
Néanmoins, on peut également s'en servir pour des prémix et non comme sortie.
Cette utilisation des sous groupes comme moyen de pri-mixage est très
recontrée en sonorisation. On sélectionne tout un groupe d'instruments, par
exemple les éléments d'une batterie, disons que cela repésente 10 tranches. On
les envoie tous dans le groupe 1 et 2, on en utilise deux pour garder la stéréo que
l'on a à appliquer. On dirige le groupe 1 et 2 dans les sorties master et ainsi pour
monter le niveau de batterie, il nous suffit de monter les fader du groupe 1 et 2 et
non plus les 10 tranches des éléments de la batterie. On utilise ce procédé très
fréquemment, pour les cœurs, les section cuivres ou tout ce que l'on veut.

On trouve les sorties listées au-dessus sur presque toutes les tables de mixage
(sauf mixette). Néanmoins, il existe beaucoup d'autres options sur les tables haut
de gamme. Par exemple :
- Les bus de routing : Ils fonctionnent de la même facon que les sous-groupes à
la différence près que les possibilités de signal source sont plus nombreux et
qu'ils ne possèdent pas de réglage de volume indépendant. Il est fréquent de
diriger leur sorties vers une autre tranche de la table pour bénéficier de toutes les
possibilités qu'elle offre. On retrouve leurs sorties au Patch qui sont souvent pré-
cablées vers les entrées du multipiste.
- Les bus cue : Ce sont des bus auxiliaires stéréo placés avant le fader d'une
tranche. Il servent la plupart du temps à alimenter le casque.
- Les bus solo : Ce bus est placé à différents endroits de la console et permet
d'écouter seul le signal sélectionné. Ils sont présents sur chaque piste mais aussi
sur les départs auxiliaires ou encore les groupes.

Voilà pour les principales sorties de la table de mixage. Pénétrons maintenant


plus en profondeur pour bien comprendre comment tout marche.

La table de mixage
III. Etude d'une tranche ou voie d'entrée :
Une tranche sert à controler les entrées puis à router le son vers les sorties de la
table.
Chaque tranche est composée de plusieurs étages. Nous allons les voir un par
un. Comme je l'ai signalé précédemment, les tranches sur une même table de
mixage sont identiques. La compréhension d'une tranche entraîne la
compréhension de toutes. Commençons par le haut de la tranche.

Nous allons étudier tout cela avec comme exemple une petite console Behringer.
Je l'ai choisie car les tables de mixage Behringer sont très pratiques pour débuter
et s'équiper pas cher. Attention toutefois la qualité n'est pas toujours au rendez-
vous.

Tout en haut se trouve l'étage des entrées. Il y a plusieurs connectiques, des


fiches femelles généralement. Il y a l'entrée MIC (pour les micros), l'entrée
LINE (pour tout ce qui n'est pas micro), l'entrée tape (qui sert souvent à brancher
les sorties du multipiste pour pouvoir écouter l'enregistrement ou le mixer), on
trouve également les sorties direct out. Il y a aussi les connecteurs pour les
inserts. Nous verrons les inserts et les direct OUT plus tard. Ces différents
connecteurs sont souvent sur la face arrière de la console. La plupart du temps,
les entrées MIC et LINE se font sur le même connecteur (en XLR). C'est un
switch qui controle le niveau. Sur certaines consoles moins professionnelles,
l'entrée LINE est en jack (comme sur notre exemple), tous les autres connecteurs
sont également des jacks femelles asymétriques (insert et direct OUT). Sur
notre exemple les inserts se situent sur le côté arrière de cette console,il n'y
a ni direct OUT ni entrée TAPE.

Toujours au même étage, après les connecteurs viennent les premiers


potards. Le numéro un, le gain ou trim, sert à régler le préampli. Il faut que
le signal qui circule dans la tranche soit à un niveau correct, on utilise donc
des préamplis. Sur les tables haut de gamme, il existe un réglage de gain
pour les entrées MIC et LINE séparé. Cela évite de devoir atténuer les
entées LINE pour qu'elles puissent utiliser les préamplis MIC. Il faut éviter
le plus possible de toucher au signal, à chaque modifiquation on perd un peu en
qualité. Ainsi il ne faut appliquer que des actions utiles. Atténuer un signal pour
le réamplifier après est une perte de qualité inutile.
Pour choisir entre l'entrée MIC, LINE ou tape il y a deux petits commutateurs
(switch). Un MIC/LINE pour choisir entre l'entrée micro et line et un nommé
souvent MIX qui prévalue sur le premier pour écouter les entrée TAPE.

On trouve, toujours au même étage d'autres switchs :


- Un pour générer du 48V qui sert à alimenter les micros électrostatiques.
- Un atténuateur (-20dB, -30dB dans cette ordre là) sert à atténuer un niveau qui
attaquera les préamplis trop fort. Il est souvent nommé PAD et n'est affecté qu'à
l'entrée MIC.
- On trouve aussi un switch PHASE qui sert à inverser la phase du signal. (voir
opposition de phase dans la partie Les principaux termes des Fiches
Techniques )

Sur notre exemple, il n'y a ni inverseur de phase ni atténuateur, on trouve juste


un coupe bas qui appartient plus à l'étage de l'équalisation mais qui se trouve
très souvent en haut des tranches comme ici. Cela s'explique par le fait que
parfois, il est placé électroniquement avant le préampli de manière à ne pas
préamplifier les fréquences basses qui de toutes façons ne seront ni enregistrées
ni diffusées.
Ici le 48V n'est pas commutable par tranche (comme sur beaucoup de consoles
peu professionnnelles) , on l'enclenche ou non sur toutes les entrées MIC. Cela
n'est pas dangereux pour les micros ne nécéssitant pas d'alimentation phantom.

Descendons maintenant d'un étage. Nous arrivons à l'étage de l'équalisation.


Pour plus de détails sur le fonctionnement de l'équalisation, rendez vous à la
fiche suivante qui traite des périphériques, vous y trouverez tout ce qui concerne
les équaliseurs.
Pour résumer ici, l'équalisation possède trois paramètres. Ils ne sont pas
forcément présents sur toutes les tables. Un potentiomètre sert à choisir la
fréquence, un deuxième le gain à donner en plus ou en moins et le troisième,
appelé Q définit à quel point la correction porte sur les fréquences voisines de
celle sélectionnée. Un Q réglé large donnera une équalisation qui jouera sur
bande passante large. On trouve ces trois réglages pour trois ou quatre bandes
de fréquence pour agir sur les basses, bas médium, médium, haut-médium ,
aigües) . Une petite table de mixage ne pourra jouer que sur les basses et les
aiguës avec seulement un potentiomètre, la fréquence et le Q étant sélectionnés
d'office.
Il est fréquent de trouver un petit commutateur qui permet de couper ou non
l'effet de l'équalisation que l'on vient de régler. Cela est très pratique pour voir si
notre équal est meilleur ou moins bien que le signal de base.

Dans l'exemple ci contre, on peut agir sur la fréquence aigüe 12KHz en


l'atténuant ou en l'amplifiant de 15dB. De même sur la fréquence basse 80hz. On
peut également atténuer ou amplifier dans les mêmes valeurs une fréquence
choisie entre 100Hz et 8KHz.

A l'étage d'en dessous on trouve les départs auxiliaires. Il y a autant de potards et


de départs qu'il y a d'auxiliaires . Le nombre des auxiliaires varie beaucoup
d'une table à l'autre. Il existe des auxiliaires stéréos et dans ce cas le premier
potard sert à contrôler l'envoi et le deuxième est un panoramique.
Sur les bonnes tables de mixage, il existe un petit commutateur qui permet de
choisir si le départ auxiliaire est post-fader ou pré-fader. Post-fader cela signifie
que le départ vers l'auxiliaire dépend également de la position du large-fader de
la tranche. Si ce dernier est coupé, (tout en bas) aucun signal ne partira dans les
auxiliaires. Dans le cas du Pré-fader, l'envoi auxiliaire est indépendant, la
position du fader n'importe pas. Même avec un fader à moins l'infini, le départ
vers les auxiliaires aura lieu.
Les deux méthodes ont leurs avantages et il faudra choisir.
Par exemple : dans le cadre d'un concert où les retours sont gérés par les
auxiliaires de la table facade. Si on réglait le AUX en post-fader à chaque fois
que l'on voudrait amener des rééquilibrages de niveau en facade, ça jouerait sur
les retours. Hors ils sont prévus pour les musiciens et n'ont rien à voir avec
l'équilibre de la façade. Il faut donc mieux gérer les retours avec des AUX
positionnés en pré-fader.
Dans un autre cas où les AUX servent au départ d'effets, il n'est pas impensable
de les mettre en post-fader. Si l'on baisse le niveau d'un signal, il est préférable
de baisser également son niveau de réverbération.

Il existe sur les tables plus importantes des inserts. Si l'on branche un câble dans
la sortie insert, le signal y transite pour attaquer le périphérique placé en insert
(souvent un compresseur) pour ensuite revenir sur notre tranche au même
endroit et attaqué le reste de son parcours. Il existe un circuit d'insert par tranche
et on peut le commuter ON ou OFF. Si l'on ne cable pas le retour d'insert, le
signal ne transite plus dans le reste de la tranche et on peut obtenir ici une
vraie sortie.

A ce niveau, on arrive au panoramique. Ici on trouve un petit potard qui sert à


envoyer le son plus ou moins dans les canaux L/R de la sortie master. On
trouve également sur certaines tables, un seul commutateur pour les groupes
1-2 et 3-4. Dans ce cas le PAN tourné complètement à gauche n'enverra le
signal que dans les groupes impaires et l'inverse, à droite pour les groupe
paires. A savoir si le panoramique est en position centrale il existe une
différence de -3dB par rapport aux deux positions extrêmes du PAN.
Sur ce même étage, on trouve également le commutateur MUTE et SOLO ou
PFL. Pour couper l'envoi de la tranche vers les sorties master dans le cas du
MUTE et n'écouter qu'elle dans le cas du SOLO ou PFL (prés fader listening).

Vient ensuite l'étage du routing. On y trouve beaucoup de commutateurs


servant à router le son vers la sortie voulue. On y trouve les départs vers les
groupes et les sorties master. C'est ici également que l'on choisira les groupes de
mute. Tous ces départs sont post-fader.

Dans notre exemple, on constate une petite particularité: le switch "mute / alt 3-
4". En fait, dans ce cas lorsque ce switch est enfoncé le son n'est plus dirigé vers
les sorties master mais vers les groupe 3 et 4 appellés ici ALT. On ne peut pas
choisir de router le son à la fois vers les sorties master et vers les groupes.

Le large fader trouve sa place tout en bas de notre tranche. C'est lui qui contrôle
le niveau d'envoi dans les groupes, les sorties masters, les sorties contrôle room,
les direct out et les AUX en position post fader. Le large fader positionné à 0dB
ne soumet le signal à aucune atténuation ni aucune amplification.

Voilà pour une tranche de console dans la moyenne. Il existe bien sûr des tables
qui ne possèdent pas tout ça et d'autres qui possèdent bien plus de possibilités.
Certaines tables possèdent des compresseurs intégrés pour chacune de leur
tranche mais ce n'est qu'un exemple, il existe beaucoup de combinaisons et
d'innovations.
La table de mixage
IV. Partie master :
La partie master de la table de mixage regroupe toutes les commandes
communes de la table de mixage. On y retrouve donc :
- les sortie masters,
- les faders de sous groupes avec leur commutateur de routing vers les sorties
masters,
- le niveau général des départs auxiliaires.
- Le niveau du contrôle room
- Le niveau général des SOLO
- Un bloc de sélection composé de plusieurs commutateurs permettant de choisir
ce que l'on veut dans les contrôles room. On peut effectivement choisir de ne pas
écouter en permanence les sorties master et écouter les sous groupes un à un ou
les auxiliaires. On trouve également l'écoute du 2 track input, c'est une entrée
stéréo en plus. Elle acepte uniquement des niveaux LINE et ne possède aucune
préamplification. On y branche souvent en concert un lecteur CD pour ne pas
utliser de pistes en plus et diffuser de la musique pendant que les spectateurs
rentrent.
- On trouve également les différents vu mètre de la table. Sur les plus grosse
tables, il y a de nombreuses possibilités de visualisation pour les vu mètre.
Ainsi, on peut alors surveiller le niveau du signal à n'importe quel endroit de la
console.
- Si la console possède une automation, c'est dans la partie master que tout se
gérera. L'automation et les consoles numériques sont décrites dans la fiche
suivante.
- Les groupes de mute aussi sont gérés de la partie master.
- On trouve fréquemment ce que l'on nomme retour effet ou AUX Return. Ce
sont des tranches simplifiés que l'on utilise si on est juste en nombre de tranches.
Elle servent souvent comme leur nom l'indique à brancher le retour des
auxiliaire qui correspond fréquemment à une reverb, ou un autre effet. Ces
tranches simplifiées sont uniquement en niveau LINE et s'avèrent parfois bien
utiles.
- Est également parfois disponible un oscillateur générant un signal sinusoïdale
réglabe plus ou moins. Si il est fixe la fréquence la plus répendue pour étalonner
les différents matériels audio est le mille Hz. Néanmoins, il en existe d'autres ce
qui peut être une source de problème. Nous parlerons de l'étallonage plus en
détail dans une prochaine fiche.

La suite sur les tables numériques et l'automation bientôt en ligne.

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