0% found this document useful (0 votes)
28 views3 pages

Maths Oral

Uploaded by

Goupil
Copyright
© © All Rights Reserved
We take content rights seriously. If you suspect this is your content, claim it here.
Available Formats
Download as DOCX, PDF, TXT or read online on Scribd
0% found this document useful (0 votes)
28 views3 pages

Maths Oral

Uploaded by

Goupil
Copyright
© © All Rights Reserved
We take content rights seriously. If you suspect this is your content, claim it here.
Available Formats
Download as DOCX, PDF, TXT or read online on Scribd

Le chiffre π

Introduction :

La constante d’Archimède, autrement dit Pi est un nombre irrationnel (qui ne peut pas être
ecrit comme quotient de 2 entiers) connu depuis l’Antiquité mais n’ayant pas de valeur précise
(babylonien 25/8, egyptiens 16/9 au carré). Il faudra attendre le traité d’Archimède en 250 avant
Jésus-Christ pour avoir une meilleure approximation.On vient donc à se demander :

Comment est déterminé une valeur approximative de π ?


Il existe plusieurs méthodes pour trouver cette valeur, mais aujourd’hui on va se concentrer sur
comment Archimède s’y est pris, ensuite (la méthode……), et enfin la méthode de Buffon, autrement
dit l’aiguille de Buffon

L’encadrement de Pi par Archimède


Pi est alors défini comme un rapport constant de la circonférence d’un cercle à son diamètre
dans un plan euclidien, c'est-à-dire qu’un diamètre de cercle 1, possède comme circonférence π.

Archimède est le premier mathématicien à avoir fait un encadrement de Pi exacte. Une


première approche consiste à tracer plusieurs cercles de diamètres différents puis de mesurer leur
périmètre du mieux possible. En affectuant le quotient du périmètre par le diamètre on trouve des
résultats très proche des uns, des autres. Mais cette méthode est loin d’être précise et rigoureuse,
elle ne possède pas non plus une approche scientifique alors Archimède se doit de trouver une
meilleure approche.

Pour améliorer son résultat de manière plus mathématiques, il utilise la méthode dite « des
polygones d’Archimède », il donne ainsi un encadrement de π qui est :

Environ 3,1408‹π‹3,1428

Sa méthode est alors remarquable pour l’épode puisqu’elle donne deux


décimales exactes. Détaillons donc sa méthode. Pour trouver cette valeur, la méthode de base
consiste à partir d’un polygone régulier inscrit dans un cercle et inversement, plus le nombre de
cotés augmente plus on se rapproche du cercle. On retrouve alors le cercle en faisant tendre le

SCHEMA (voir feuille 1 étape hexagone)


nombre de cotés vers l’infini.

On encadre un cercle rayon 1 entre 2 polygones de cotés n. On va chercher a calculer le périmètre du


polygone pour toute valeur de n. On commence par le polygone inscrit (à l’intérieur du cercle) :

La hauteur ( h n ) a pour longueur, d’après les formules de trigonométrie en utilisant l’angle au centre
t n:
cos() t n hn
2
= =hn (car R=1)
R

( 2 ) Cn
Cn
( t2 )
()
n
On fait de meme pour le sinus : t donc Cn=2 ×sin
sin n = =
2 R 2
t n 360 180 π
On comme tn est l’angle d’un polygone de n cotés : = = =
2 2× n n n

alors : Cn=2 ×sin ( Πn )


Le périmètre du petit polygone pnvaut alors : pn=n× C n=2 n× sin ( πn )
Le polygone exinscrit étant un agrandissement du polygone inscrit, on va déduire son périmètre Pn
de pn. Le coefficient d’agrandissement k n vaut :

R 1 1
k n= = =
hn hn
cos ( tn2 )
Pn=k n × pn=2 n ×sin ( πn )× cos1 t =2n × ¿
Alors :
(2) n

Ainsi :

pn ≤2 π ≤ Pn

On remplace par les expressions + simplification par 2 on a :

n ×sin ( πn )≤ π ≤n × tan ( πn )
Archimède a ainsi pu encadrer π entre deux suites dont la limite vaut bien π. Pour calculer la limite

de pn c’est-à-dire n ×sin ( πn ) on va utiliser l’approximation affine de sin ( πn ) en utilisant la tangente


π
en 0 (car tend vers 0 quand n tend vers l’infini).
n
Equation de la tangente : T : y =f ' ( a ) ( x−a )+ f ( a )

En 0, pour sin ( πn ): sin' ( 0 ) ( πn )+sin ( 0) (¿ cos 0 × πn +0)= πn


D’où nlim p n=π
→+∞
Pour la limite de la suite P le procédé est le même puisque tan ( )=
π (
sin
n)
π

, on retrouve :
n
cos ( )
n π
n
lim P n=π
n →+∞

La suite converge alors très lentement vers π, il faudrait prendre des polygones possédant de
nombreux cotés ce qui n’est pas possible à l’époque d’Archimède

You might also like