Merise
Merise
1. Notion de système
1.1. L entreprise élément du système économique
stratégiques
commerciales
financières ...
B ie n s e t S e r v ic e s
R è g le m e n ts d e b ie n s e t s e r v ic e s
M énages R evenus
B ie n s e t S e rv ic e s
E n tr e p r is e s
R e tr a its
P r ê ts
R è g le m e n ts
D é p o ts e t p la c e m e n ts
D é p ô ts D é p ô ts p u b lic s
P la c e m e n ts R e tr a its , fin a n c e m e n t d e d é fic it
Im p ô ts
C o tis a tio n s
S a la ir e s e t p r e s ta tio n s s o c ia le s
A d m in is tr a tio n s
S u b v e n tio n s
Im p ô ts e t c o tis a tio n s s o c ia le s
Les relations :
les fournisseurs
les sous-traitants
l état (+ organismes para-étatiques)
Biens
Services
Moyens financiers
Informations
Fournisseurs Banques
Règlements Composants,
Matières Services
Sous-traitants Règlements, Administration
premières, Frais
Prestations
de service
Règlements
Règlements
Constructeur
Automobile
Produits semi-finis Services
Produits
Produits finis:
finis Règlements Automobiles Règlements
Pièces
détachées
Règlements
Clients Concessionnaires
Produits
finis
Figure 2: L'entreprise et son environnement économique immédiat
fonctionnel
hiérarchique
géographique ...
Gestion financière
Gestion comptable
Gestion commerciale
Gestion des approvisionnements
Gestion de la production
De plus, chaque département peut être découpé en services. Tous ces éléments
échangent entre eux des flux : d informations, monétaires, de biens, de services
G estion Fournisseurs
C oncession CEE
prévisionnelle
C lients Sous-traitants
directs
Pièces
détachées
Matières premières
Matières premières
Production
Approvisionnement
Bordeaux
Documentation de liaison interne
Bons de livraison
Factures
Certification des
fournisseur Chèques
comptes par
le cabinet de l expert
comptable
H. Habrias
Merise Le Système d Information des Organisations Claude Belleil 4
dans « Le modèle relationnel binaire - Eyrolles 1988 » présente le concept en
citant Ferdinand Saussure, père de la linguistique moderne qui indique qu un
système
« est une totalité organisée, faite d éléments solidaires ne pouvant être définis
que les uns par rapport aux autres, en fonction de leur place dans cette totalité » .
les éléments sont constitués par l ensemble des moyens humains et matériels
les organisations forment un système ouvert, c est à dire en relation avec leur
environnement.
Les organisations sont des systèmes évolutifs animés d une dynamique.
d une façon générale, la prise en compte de l écoulement du temps est indispensable
à la compréhension du fonctionnement d un système.
décision
information
2. les différents flux qui traversent ces trois niveaux ainsi que l environnement
immédiat.
2 - L objet va être considéré comme étant « actif ». C est à dire que l on va recenser ce
que sa simple existence dans l organisation a déjà provoqué comme flux d informations, de
moyens de paiement, de services, d autres biens ... Avant d être présent dans l entreprise, il
a fait l objet d une fabrication ou d une commande chez un grossiste. Pour ces actions, des
documents ont été établis (bons de commande, de fabrication, de contrôle etc...).
3 - Si la pièce ou le produit font l objet d une commande client, on doit alors faire
intervenir des phénomènes régulateurs qui sont déclenchés par cette action : planning de
travail des personnels, planning de fabrication des ateliers etc...
b/ leurs interactions
La vie d une organisation est marquée par des événements qui n ont pas le même
degré d importance vis à vis des objectifs qui ont été fixés. Ces événement déclenchent des
processus qui supposent que :
Les flux expriment des interactions dans le système. Un flux est un échange de biens,
d argent, d informations, de services entre une personne morale ou physique émettrice et
une autre réceptrice. Tout ce qui peut produire un flux est nommé acteur. Les flux peuvent
être représentés par des diagrammes de circulation.
Gestion
comptabilité
informations ventes
informations rémunération
commande GESTION DES
VENTES informations personnel Gestion du
personnel
facture
1
Exemple emprunté à Jean Nardot, CERTA de DIJON
Merise Le Système d Information des Organisations Claude Belleil 7
2.2.2. Notion de Flux de Données
commande
bon livraison 2 commande 2
Client facture
informations vente Gestion
règlement Gestion des informations visite
comptabilité
Factures
informations ventes 2
Gestion Gestion du
Force de informations rémunération personnel
vente
informations personnel
Gestion des
Commandes
facture Gestion
facture 2
Client Facturation
Gestion
comptabilité
facture 3
règlement
informations règlements
Suivi des
Règlements
informations vente 2
Gestion
Force de
vente
2
Jean Nardot, CERTA de DIJON
3
Idem
Merise Le Système d Information des Organisations Claude Belleil 8
de flux conceptuels (MFC) ou diagrammes de flux de données (DFD). Les flux
d'information sont :
les flux échangés par les activités du domaine de l étude avec les domaines
connexes, les acteurs externes
les flux échangés entre les activités du domaine de l étude.
Le passage d'un modèle de niveau i à un modèle de niveau i+1 est effectué par
décomposition d'activités du niveau i. Un modèle de communication de niveau i+1 résulte
ainsi d'un « zoom » effectué sur une activité du modèle de niveau i.
La décomposition d'une activité peut entraîner la décomposition d'un flux agrégat. Par
exemple, le flux de données « Informations relatives aux ventes » (DFD de niveau 1) est
décomposé en flux « Facture 2 » et « Informations relatives aux règlements » (DFD de
niveau 2)4.
L analyse des flux permet de mettre en évidence les trois niveaux du système d une
organisation : le système de décision, le système d information et le système
opératoire.
Il concerne toutes les activités l entreprise relatives à l exécution des tâches qui
concourent à la réalisation des objectifs fixés par le système de décision. Par exemple, un
tel système transforme un flux physique d entrée (matière première, produits semi-finis, flux
financiers, demande de services...) en flux physique de sortie (produits finis, flux financiers,
réalisation de services...)
4
Jean Nardot, CERTA de DIJON
Merise Le Système d Information des Organisations Claude Belleil 9
Le système de l entreprise
Système
de pilotage
(décisions)
Biens et services
Système opératoire
Informations
utiles ou non
structurées ou non
formelles et informelles
Il met en relation :
Connaissance, donnée, signe, information, code .... quels rapports entre ces différents
termes ? Essayons de clarifier ces différentes notions au travers d un exemple :
Redskins-49ers 23-19
Que peut représenter cette formule pour un lecteur français ? C est une suite de
signes alphanumériques à laquelle on ne peut « raccrocher » aucune sémantique. A partir
de quel moment ces signes vont-ils devenir des données ? Il faut pour cela disposer d un
système de décodage.
Le code employé est celui des résultats des équipes de football américain. Associée à
son code, l expression devient : « l équipe des Redskins de Washington a battu par 23 à 19
l équipe des 49ers de San Francisco.» Ainsi, un ensemble de signes associé à un système
de décodage produit des données. On peut donc écrire :
Aucune des définitions du paragraphe 1.3 n est réellement satisfaisante. Sans doute
celle qui appréhende le mieux le caractère spécifique du concept d information est celle qui
est issue du milieu du marketing :
Stratégique
Tactique
Opérationnel
Modèles Règles
de de
Gestion Gestion
Transactionnel
DOMAINES
DONNEES
Spécifiques
Communes
Domaine de
Gestion des approvisionnements
Système
e Pilotage
Système
d information
Système
Opérant
comptabilité générale
comptabilité fournisseurs
comptabilité clients
contrôle de gestion
qui sont des projets. Le coût de revient d une commande client sera une application
du projet contrôle de gestion.
de la fonction occupée
de la position hiérarchique
de l expérience professionnelle
du vécu personnel
des convictions politiques, syndicales,....
5
Système d Information de Gestion.
Merise Le Système d Information des Organisations Claude Belleil 1
Pour assurer son rôle de couplage entre système opérant et système de pilotage, il
doit disposer d un certain nombre de fonctions dont les quatre principales sont :
3.6.1. Saisie
Une donnée n existe pour le SIG que lorsqu elle a été saisie, lorsqu elle est présente
dans le système. Mais une autre question se pose au moment où le système va s approprier
une donnée : la codification. Comment transformer un événement en signe ?
Les données devront posséder trois propriétés :
3.6.2. Mémorisation
Pour qu une donnée saisie prennent une existence dans le système d information, elle
doit être mémorisée dans un endroit qui permettra de la retrouver et donc de l exploiter.
Pour que l accès soit efficace et pertinent, la mémorisation suppose qu il y ait eu un effort de
modélisation et de structuration..
3.6.3. Traitement
2 - de les mettre en forme. Problème de l utilisation des données collectées dans des
formats différents avec des outils différents
3 - D effectuer des traitements. C est à dire de créer des informations avec une valeur
ajoutée par rapport aux données collectées permettant : décisions, planification, contrôle,
communication...
3.6.4. Communication
Il s agit d assurer, après les phases précédentes, les transferts d information vers le
système opérant ou vers le système de pilotage, et également entre l intérieur et l extérieur
de l organisation.
Plus qu une méthode, MERISE est avant tout un état d esprit, une démarche
pratique. MERISE évoque la greffe réussie des méthodes informatiques sur
l organisation comme celle de la branche d un cerisier sur un merisier.
conception
logique
physique
1
Modèle Entité-Association
2
Système d information
Merise La Démarche de l Analyse Informatique Claude Belleil 2
la construction d un nouveau SI de façon indépendante de l organisation et des
choix techniques.
une représentation visuelle des modèles conceptuels qui permet un dialogue
constructif entre partenaires collaborant à la conception du nouveau SI.
1. étude préalable
2. étude détaillée
3. réalisation
4. mise en uvre
ce découpage correspond au CYCLE DE VIE d un SI
une description détaillée de la structure de travail nécessaire à un
développement de SI
1. comité directeur
2. groupe projet
3. comité utilisateur
Entité
Association
Propriétés
Cardinalités
Processus
Evénement
Opération
Synchronisation
Règle d émission
Tâche
Répartition Homme/Machine
Fonctionnement Temps réel / Temps différé
Répartition géographique des données et des traitements
On répond à :
Analyse
MCD
MLD
MPD
C est une VUE que l utilisateur a des données, au travers d une procédure. C est
un modèle Conceptuel des Données qui est construit dans l optique d un seul
traitement. Il s agit de mettre en cohérence MCD (statique) et MCT (dynamique). Le
formalisme utilisé et les concepts manipulés sont les mêmes que pour le MCD.
Merise La Démarche de l Analyse Informatique Claude Belleil 4
En général, à ce stade on peut faire le choix d un des modèles suivants :
2.2.2. MOT
Il doit préciser l ensemble des concepts décrits dans le Modèle Conceptuel des
Traitements et décrire de quelle façon les procédures de traitement sont mises en
uvre au sein de l organisation.
Les concepts manipulés sont :
Les choix techniques sont définis et pris en compte. Il représente les moyens qui
sont mis en uvre. C est le niveau où l on décrit le COMMENT.
2.3.2. MOpT
3. La conduite de projet
MERISE constitue une méthode de développement de projets informatiques. On
peut décomposer cette démarche en six étapes principales.
3.1.2.1. Recueil
Au niveau des données, le MCD qui a été réalisé au cours de l étude de l existant
est actualisé, un MLD est ébauché. On évalue également les volumes de données qui
seront traitées.
Au niveau des traitements, on élabore le MCT et le MOT pour validation.
le plan de formation
la documentation
le plan de réception
les conditions de démarrage
le plan d initialisation des données
nombre d écrans
nombre d états de sortie
difficulté des algorithmes mis en uvre
nombre de fichiers mis à jour
Merise La Démarche de l Analyse Informatique Claude Belleil 8
programmeur débutant/confirmé
connaissance du matériel et des outils de développement
...
3.1.4. Réalisation
Cette phase qui aboutit au logiciel testé et prêt à l utilisation est constituée de
quatre étapes :
production du logiciel
tests unitaires correspondant à l unité de traitement
tests d intégration dans l ensemble du logiciel
Eventuelle optimisation du MPD
3.1.6. Maintenance
Il s agit de faire vivre et évoluer les applications en fonction des besoins nouveaux
qui apparaissent.
le cycle de vie
le cycle de décision
le cycle d abstraction
Alors qu'au niveau conceptuel on modélise la réalité perçue dans son ensemble,
le niveau organisationnel exprime cette même réalité telle qu'elle est vécue par les
différents acteurs. A ce niveau, aucune différence n'est faite entre les hommes et les
machines. On intègre à l'analyse les critères liés à l'organisation. Les règles
d organisation sont intégrées dans la description.
le niveau physique
Entité Opération
Association Processus
Propriété Evénement
Cardinalité Synchronisation
MCD MCT
Organisationnel Modèle Organisationnel des Données Modèle Organisationnel des Traitements
Modèle Modèle Modèle
Relationnel Codasyl Fichiers Procédures
Tables Record Fichiers Phases
Attributs Fields Rubriques Tâches
Formes
Normales Set
MLD MOT
Physique Modèle Physique des Données Modèle Physique des Traitements
Algèbre Langages Langages
Relationnelle Spécifiques Procéduraux Applications
SQL Unité de traitement
QBE Transaction (temps réel)
Traitement
par lots
Indépendance Indépendance Dépendance (temps
totale partielle totale différé)
MPD MPT
Abstraction
validation
Interaction - validation
Physique
MPD MPT
Interaction forte
Exploitation
1. Notion de modèle
Merise Le Modèle Conceptuel des Données (1) Claude Belleil
2
2. Le modèle Entité-Association
On ne modélise bien que ce que l on connaît bien. La maîtrise d un outil de
modélisation ne permet pas de compenser un manque de connaissance du problème
étudié. En revanche, un bon modèle permet un échange entre les acteurs du système
d information débouchant sur une meilleure compréhension du SI.
être suffisamment précis pour être utilisable par des spécialistes de l analyse
1
C est Praslin, une des îles de l archipel des Seychelles (voir annexe)
Merise Le Modèle Conceptuel des Données (1) Claude Belleil
5
informatique,
être suffisamment accessible pour permettre un dialogue avec les utilisateurs.
Des travaux de recherche menés aux USA ont débouché dans les années 70 à la
définition d un nouvel outil de modélisation conceptuelle : le modèle
« Entité-Association2 ».
Intégré à la méthode Merise (MCD), son succès est lié aux qualités suivantes :
Le syndicat d initiative d une ville organise une série de concerts. Afin de gérer au
mieux ces manifestations, le responsable demande à un spécialiste des systèmes
d information de modéliser cette situation.
2
On le nomme parfois modèle individuel
Merise Le Modèle Conceptuel des Données (1) Claude Belleil
6
Salle
Nom de la salle
Nombre de places
Coût de la location
Orchestre
Oeuvre
Nom de Formation
Titre de l'oeuvre
Nom du chef
Nom du compositeur
Coût de la prestation
Droits d'auteur
la date d exécution
la durée
l heure de début
le prix des places
le nombre de participants dans le public
SALLE, ORCHESTRE, UVRE sont des éléments qui ont une existence
propre et indépendante de l organisation des concerts dans cette ville là, à ce
moment là. La salle peut être utilisée à un autre moment, dans d autres
circonstances pour des manifestations d une autre nature. L orchestre et le
soliste ont eu des activités avant cette série de concerts et poursuivront leur
carrière après. Enfin, l uvre exécutée existait avant ce concert et sera à
nouveau interprétée ou enregistrée après ce concert particulier.
EXECUTE correspond à la mise en commun, à un moment donné, dans des
circonstances précises de tous les éléments que nous avons énumérés plus
haut. En cela, cet élément n a pas d existence propre, autonome en dehors
des circonstances et des participants cités.
Salle
Salle Graslin
450
12000
Orchestre
Oeuvre
Orchestre des Pays de Loire
La truite
Jean Dupont
Schubert
6500
250
Entité
Merise Le Modèle Conceptuel des Données (1) Claude Belleil
8
Association
Propriété
Cardinalité
2.2.1 L entité
L ENTITE est un élément concret ou abstrait qui a une existence propre et sur
lequel nous souhaitons enregistrer des informations qui lui sont spécifiques. En
général, l entité est exprimée par un substantif.
NOM DE L ENTITE
2.2.2 L association
Formalisme :
NOM DE L ASSOCIATION
posséder des propriétés qui sont alors énumérées dans la partie principale.
On ne peut pas représenter une association sans les entités qui lui sont liées.
Voici quelques exemples d associations permettant d exprimer certaines des
caractéristiques attachées à ce concept.
Une association est reliée aux entités constitutives de la relation par des
segments. Le nombre de segments constitue la dimension de l association. Une
association entre deux entités est dite « binaire », entre trois « ternaire », au delà on
parle d association « n_aire ».
Enseignant
Enseigne
Matière Salle
Personne
est mariée
Appartient
Joueur Equipe
Est capitaine
Chaque occurrence d une entité doit pouvoir être repérée sans ambiguïté afin de
la distinguer de toutes les autres. Pour cela, une ou plusieurs propriétés jouent le rôle
de discriminant.
L identifiant3 d une entité est une propriété ou un ensemble de propriétés qui
permet de repérer une occurrence. On représente l identifiant d une entité en
soulignant la (ou les) propriété et en la faisant figurer en tête de la liste.
Enseignant
Numéro Enseignant
Nom
Grade
Spécialité
Enseigne
Date
Heure
Matière Salle
No Matière No Salle
Nom Matière Bâtiment
Coefficient Capacité
3
On parle aussi de Clé
Merise Le Modèle Conceptuel des Données (1) Claude Belleil
12
Remarque :
Produit Dépôt
No Produit Stocker No Dépôt
Libellé Adresse
Prix Unitaire Capacité
PRODUIT DEPOT
23 STOCKER 56
Bureau ZI Nantes
1200 1500
PRODUIT DEPOT
36 STOCKER
Chaise
560
On peut exprimer ces situations différentes en valorisant les liaisons entre les
entités et les associations en terme d occurrences minimum et maximum. Ainsi, pour
4
c est à dire capable de l identifier
Merise Le Modèle Conceptuel des Données (1) Claude Belleil
13
2.2.4.1 Définition
La cardinalité d une entité par rapport à une association s exprime par deux
nombres appelés cardinalité minimum et cardinalité maximum.
Patte
Cardinalité Cardinalité
minimale maximale
« Une entreprise gère des produits qui peuvent ne pas être stockés (articles
vendus uniquement sur commande) ou qui peuvent être stockés dans des dépôts
spécifiques (un produit ne se trouve que dans un seul dépôt) . Cette entreprise a des
dépôts qui contiennent au moins un produit, en général plusieurs »
Produit Dépôt
No Produit Stocker No Dépôt
0,1 1,n
Libellé Adresse
Prix Unitaire Capacité
un produit peut ne pas être stocké, c est à dire qu il peut exister une
occurrence de PRODUIT sans occurrence de STOCKER (cardinalité minimum
= 0)
lorsqu un PRODUIT est stocké, il ne peut être stocké que dans un seul
DEPOT, c est à dire que pour une occurrence de PRODUIT, il ne peut exister
qu une occurrence de STOCKER (cardinalité maximum = 1)
un DEPOT a en stock au moins un PRODUIT, c est à dire que pour une
occurrence de DEPOT, il existe au moins une occurrence de STOCKER
(cardinalité minimum = 1)
un DEPOT peut stocker plusieurs PRODUITS, c est à dire que pour une
occurrence de DEPOT, il peut exister plusieurs occurrences de STOCKER
(cardinalité maximum = n)
Tous à tous :
E1 E2
A
1,n 1,n
E1 E2
A
1,n 0,n
E1 E2
A
0,n 0,n
E1 E2
A
0,n 1,n
Un à tous :
E1 E2
A
1,1 1,n
Aucun ou un à tous :
E1 E2
A
0,1 1,n
Client
No Client Commande
Passe
Nom 1,n 1,1 No Commande
Adresse Date Commande
Code postal
Commune
Sur le plan sémantique, cela signifie que pour une occurrence de « client » il
existe une occurrence de « passe ». Les clients ont vocation à passer des
commandes.
Client/Prospect
No Client Commande
Passe
Nom 0,n 1,1 No Commande
Adresse Date Commande
Code postal
Commune
Index du texte :
1. NOTION DE MODELE....................................................................................................................2
1.1 MODELISER, C EST SIMPLIFIER POUR COMMUNIQUER ....................................................................2
1.1.1 Le modèle, outil de représentation........................................................................................2
1.1.2 Le modèle, outil de communication ......................................................................................3
2. LE MODELE ENTITE-ASSOCIATION .......................................................................................4
2.1 PRESENTATION INTUITIVE D UN EXEMPLE .....................................................................................5
2.2 DEFINITION DU MODELE .................................................................................................................7
2.2.1 L entité...................................................................................................................................8
2.2.2 L association .........................................................................................................................9
2.2.3 Les propriétés ......................................................................................................................11
2.2.4 Les cardinalités ...................................................................................................................12
2.3 SEMANTIQUE DES CARDINALITES MINIMALES ..............................................................................15
FIGURE 20: EXPRESSION DES MINI ET MAXI PAR LES CARDINALITES .....................14
Université de Nantes
Claude Belleil
Année 2004 - 2005
CLIENT REPRESENTANT
code client code représentant
SUIVRE
nom client 1,1 0,n nom représentant
adresse client date d'entrée
taux de commission
0,n
COMMANDE
PASSER
1,1 numéro commande
date commande
Un représentant peut être transféré sur un autre secteur. Par contre, un Client
correspondra toujours à la même commande. Ainsi, dans la vie du système, certaines
associations sont susceptibles d'être mises à jour, d'autres sont immuables. Le fait que
les liens entre certaines entités évoluent peut poser des problèmes de cohérence au
sein du modèle.
Une commande est toujours « attachée » au même client ; toute occurrence de
l'association « passer » est immuable.
Dans le temps, le représentant chargé du suivi d'un client peut changer ; une
occurrence de l'association « suivre » peut être mise à jour.
La non-stabilité de ce dernier lien pose des problèmes de cohérence sémantique;
une commande passée par un client n'a pas été obligatoirement prise par le
représentant qui le suit à l'heure actuelle. La relation implicite qui existe entre une
commande et un représentant ne peut pas être déduite, de manière sûre et
intemporelle, des liens « passer » et « suivre ».
On ne peut donc pas uniquement raisonner en termes de dépendances
fonctionnelles transitives pour décider de l'inutilité d'une association. Il doit être tenu
compte de la sémantique et de la possibilité d'évolution de l'association.
1
Exemple emprunté à Jean Nardot, CERTA de DIJON
2
Exemple emprunté à Jean Nardot, CERTA de DIJON
0,n 0,n
0,n
REPRESENTANT
code représentant
nom représentant
date d'entrée
taux de commission
0,1
0,n
REPRESENTANT
code représentant
nom représentant
date d'entrée
taux de commission
0,1
DF
0,n
REPRESENTANT
code représentant
nom représentant
date d'entrée
taux de commission
L entité faible Ayant Droit n existe que par rapport à l entité forte Assuré Social.
Lidentifiant d'une entité est toujours absolu. Dans le cas d'une entité faible,
l'identification est relative.
Ici, un Ayant Droit est identifié par un incrément sur l identifiant de l entité forte :
Assuré Social. Ce lien exprime une relation d'appartenance. Dans les modèles orientés
objet, il correspond à un lien de composition.
4. L'identification relative
Merise Le Modèle Conceptuel des Données (2) Claude Belleil 4
Un identifiant constitué uniquement de propriétés intrinsèques à une entité est
qualifié d'identifiant absolu. L'identification d'une occurrence d'entité est indépendante
d'autres occurrences auxquelles elle serait reliée. On qualifie parfois ces entités
d'indépendantes.
Mais, certaines entités ne peuvent être identifiées qu'à travers l'association avec
d'autres entités. Il s'agit alors d'identification relative.
Il serait faux de considérer qu'Ayant droit a un identifiant composé, car numéro de
Sécu est une propriété intrinsèque d'Assuré. D'autre part, les valeurs de rang d'un
ayant droit n'assurent l'identification que par rapport à un assuré !
L'identification relative d'une entité par rapport à une autre entité ne peut se faire
qu'avec une relation porteuse d'une dépendance fonctionnelle, c'est à dire une
cardinalité 1,1 sur la patte de l'entité "relative". Elle est graphiquement indiquée par (R)
sur la patte de relation concernée. On qualifie parfois les entités identifiées
relativement, d'entités relatives.
5. Contraintes Inter-Associations
Merise 2 propose un ensemble de notations qui permettent d'exprimer des
contraintes particulières entre associations. Une contrainte est signalée graphiquement
par un cercle relié aux associations concernées. Celui-ci contient un des opérateurs
suivants:
X Exclusion
T Totalité
XT Partition
S Simultanéité
I Inclusion
Suivre
Contrainte
0,n 1,n
Formation
Employé X
0,n 1,n
E2
0,n
R1
0,n
E1
0,n
R2
0,n
E3
Pour illustrer les types de liens existants entre les trois entités, voici une
représentation ensembliste des occurrences des Entités. Dans l ensemble E1, e11
représente une occurrence (réalisation) de cette entité.
E2
e21
e22 e24
e23
e27
E1 e25
e26
e13
e17
e15
e16
e18 e19
E3
e31
e32 e34
e33
e37
e35
e36
e38 e39
e21
e22 e24
e23
e27
E1 e25
e26
R1
e11 e28 e29
e12 e14
e13
e17
e15
e16
e18 e19
E3
R2
e31
e32 e34
e33
e37
e35
e36
e38 e39
A partir du formalisme ainsi défini, voici la sémantique exprimée par chacune des
contraintes inter association.
5.2.1 Définition
0,n
R1
0,n
E1
X
0,n
R2
0,n
E3
E2
EXCLUSION
L'EXCLUSION SIMPLESIMPLE
Si une occurrence de l entité E1
e21
participe à la relation R1
Si une occurrence de l'entité E1
participe à la relation R1 e22 e24
elle
elle nepas
ne peut peut pas participer
particiter
àà la relation
la relation R2, et réciproquement
R2 (et réciproquement) e23
e27
E1 e25
e26
R1
e11 e28 e29
e12 e14
e13
e17
e15
e16
e18 e19
R2
E3
e31
e32 e34
e33
e37
e35
e36
e38 e39
Contexte d énonciation :
Enseignant
0,n
Appartient
0,n
Personne X
0,n
Appartient à
0,n
Lycéen
5.3.1 Définition
0,n
R1
0,n
E1
XT
0,n
R2
0,n
E3
E2
EXCLUSION
L'EXCLUSION TOTALE
TOTALE
Toutes
Toutes les occurrences
les occurrences de l'entité E1 de l entité E1
e21
participent
participent au moins,au moins
e22 e24
soit à la relation R1, soit à la relation R2
soit à la relation R1, soit à la relation R2
mais pas aux deux
mais pas aux deux e23
e27
E1 e25
e26
R1
e11 e28 e29
e12 e14
e13
e15 e17
e16
e18 e19
R2
E3
e31
e32 e34
e33
e37
e35
e36
e38 e39
Les employés de la société travaillent soit dans une des succursales, soit dans
Succursale
1,n
Travailler_1
0,n
Employé Société XT
0,n
Travailler_2
1,n
Direction
5.4.1 Définition
E2
0,n
R1
0,n
E1
0,n
R2
0,n
E3
e27
E1 e25
e26
e13
e17
e15
e16
e18 e19
E3
e31
e32 e34
e33
e37
e35
e36
e38 e39
Tous les employés qui travaillent sur des postes réputés dangereux doivent
participer à des formations continues.
1,n
Responsable
0,1
Employés
T
0,1
Participer 1,n
Formations continues
5.5.1 Définition
qui occurrence
Toute participe à laE1relation R1
de l'entité e21
participe simultanément
qui participe à la relation R1
participe simultanément à la relation R2
à la relation R2 e22 e24
e23
e27
E1 e25
e26
R1
e11 e28 e29
e12 e14
e13
e17
e15
e16
e18 e19
R2
E3
e31
e32 e34
e33
e37
e35
e36
e38 e39
Stage
1,n
Inscrit
0,n
Personnel
S
0,n Participe
1,n
Projet
E2
INCLUSION
INCLUSION
SiSi
une
uneoccurrence
occurrence de de l'entité
l entitéE1
E1
participeà àlalarelation
participe relation R1
R1, e21
elle participe aussi à la relation R2, e22 e24
elle participe
mais aussi à la relation R2
pas réciproquement.
mais pas réciproquement. e23
e27
E1 e25
e26
e17
e15
e16
e18 e19
E3
R2 e31
e32 e34
e33
e37
e35
e36
e38 e39
Faire partie
1,n 1,n
Joueur Equipe
I
0,n 1,1
Etre Capitaine
Commande
1,n Composée 1,1 Ligne de Commande
No_Commande
Date Commande No_Ligne
Date Livraison
1,n
1,1
1,n 1,n
Il n'est pas nécessaire d'indiquer une contrainte d'unicité pour les relations
binaires. Celle-ci est exprimée de fait par la présence d'une cardinalité 1,1 ou 0,1 sur
un des liens. En revanche, ces cardinalités n'étant pas possibles sur un modèle
ternaire ou plus, il existe des situations ou une telle contrainte doit être précisée. On la
note alors de la façon suivante:
ARTICLE
1,n
CIF
CLIENT
code client
adresse
CA
Un taux de remise à un client sur un article dépend du dépôt dans lequel il est
stocké.
exclusivité
taux de remise CIF
1,n
FOURNISSEUR
code fournisseur
INDEX DU TEXTE :
5. CONTRAINTES INTER-ASSOCIATIONS.................................................................................... 5
5.1 CONTRAINTE D'EXCLUSION TOTALE (PARTITION)............................................................................. 7
5.2 CONTRAINTE D'EXCLUSION ............................................................................................................... 7
5.3 CONTRAINTE DE TOTALITE .............................................................................................................. 11
5.4 CONTRAINTE DE SIMULTANEITE ...................................................................................................... 12
5.5 CONTRAINTE D'INCLUSION............................................................................................................... 13
5.6 CONTRAINTES D'UNICITE ................................................................................................................. 15
6. LES LIMITES DU MODELE ENTITE-ASSOCIATION ........................................................... 16