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Buffetaut 1997 Gastornis SGF

Buffetaut 1997 Gastornis SGF

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Bull.

Sot:.

séot.

fi anft,

1991. r. 168.

no

6. pp. IJ05 8l

I

SéenL. stéLidlisée SGF COFRHIGEO Histoik e! lpisl!nologie tle lo géologie

Putis. l2 juitl

1996

L'oiseau géant Gastornis : interprétation, reconstitution et vulgarisation de fossiles inhabituels dans la France du xrx€ siècle
par Entc BUFFETAUT'k
Mots clés.

- Garlrrris.

Aves. Paléogène. Histoirc dc

paléonlologie, Rcconstituriuns.

Rélunié.

Lcs preniers restes de Ioiseau gé.tnr Gustùt is. décou!erts en 1855 dans I Eocène inférieur de Meudon paf le physicien caston Planté. suscrtèrent un grand in!érêt dans la communÂulé scicntiiique. à câuse à la ibis de la gfande laille de cet oiseau et de sa srande ancienneté. Ca.r/.rrrir f t paf lr suite mentionné dans de nombreLrses publiculions deslinées au grand public. Vers 1880. la découverte de restes plus âbondânts dans le Prléocène des environs de Reims conduisit V Lemoinc à proposcr une reconstitution du squelette (le Gasloflis iniluencée par les découverre\ d oiseaux primilils Iailes à cetie époque. qui âpportâient un soutien à la théorie de l évolulion. A cause dc ccltc reclrnstitution euonée. les étroites ressemblânces entre Gdrro,,?ir et 1.r fofme loi\ine nord-américaine Diturrmû restèrent insoupconnécs pendant prùs d un siècle.

The giant bird Gastornis: interpretation, reconstruction and popularisâtion of unusual fossils in 19th century France
À'"\ r'or"dr. - C.rr.)rrir. Aves. Palâeogene. Histor), of pâlaeontology. Reconstruclron 1he first rcmains of rhe giant bird Cartornir. found in 1855 in the Lower Eoccnc of Meudon. near Pâris. attracted much attention in the scientific communilv. borh bccausc of rhe large size of this bird and bccàusc of ils grca! antiquity. Therealier. Gd.çro'?i.ç wâs mentioned in mâny
books ând pâpers aimcd ar a lârge audicncc. About 1880. rhe discover), of rnore âbundâùr rcrnains ir the P.llaeocene of the Reims area led V. Lemoine to publish a feconstruction of ûe skeleton of Gastornit which x,as influenced by contenporaneous discoveries of prinilive birds. which lverc used

AhstM.l.

îSe\idenceinfavou|ole\,olution'Becauseofthise||oneou||econstruction.thecloseresemblancerbel\leenclrf,?l;j fotm Diutr\tnd went unrecognized ibr neârly â centufy.

ABRIDGED ENGL]SH VERSION
1855. the tibia of a very large bird was found by the physicist Gaston Planté in an early Eocene conglomerate at Meudon, near Paris (a tind which was soon fbllou,ed by that of a femur). This bird was described as Gastonris paùsiensis by Hébert 118551, and, being both one of the oldest and one of the largest known birds at the time, it attracted much attention and elicited some controversy among palaeontologists, who expressed widely divergent opinions about its systematic affinities. Gustornis soon found its way into the popular scientifjc Iiterature of the mid-nineteenth century. where both its great geological age and its large size were emphasized, although its adaptations were mysterious (was it a

In

tlying or a flightless bird?). In the 1E70s and 1880s, Victor Lemoine described additional material of Gastornis trom the late Palaeocene of Cernay, near Reims. On the basis of these new remains. in 1881 he oublished a reconstruction of Gastornis which showed it as a large bird with primitive. reptile like features. such as persisting cranial sutures and tooth like processes on the jaws. Lemoine's interpretation was clearly influenced by contemporaneous studies, notably by Huxley and Marsh, which emphasized the evolutionary links between reptiles and birds and the intermediate nature of sorne fossils, such as the toothed Cretaceous birds lrom Kansas. Lenroine's reconstruction of Gttslornis was generally accepted for several decades. When remains of giant ground birds, desclibed as Diatriûut by Cope [876], were repofied tiom the Eocene of North America, possible relationships with Gaslornis were suggested. However, when a fairly complete Dl.rlr-rn.r skeleton from Wyoming was described by Matthew and Granger I19171, this robustly built, large headed bird appeared quite different frorn Lemoine s reconstruction of Gostornis, so that close relationships between the early Tertiary European and North American giant birds appeared
unlikely. Significantly, giant bird remains from the early Tertiary of Europe reported from the 1920s onward were generally retèrred to the better known.Diat\ma, and Gastornis, being rather poorly known and not well understood, was relatively
torgotten. When the purported Gastornis material from Cernay was revised in the I980s by Martin, it became clear that Lemoine had unwittingly used non-avian elements (from fishes and reptiles) in his reconstruction of Castornis. The supposedly reptiie-like leatures of this tâxon are in lact based on this erroneous inclusion of non-avian bones in Lemoine's skeletal reconstruction. Recent reappraisals by Martin and Andors suggest that Gestornis and Diatryma are closely related, even perhaps congeneric, a possibility reinforced by new naterial ol Gastornis IBuffetaut, 1997a]. The story ofthe succeeding interpretations of Gastorni.ç shows how it was at first, in the 1850s, considered as especially remarkable mainly because of its great geological antiquity and huge size. In the 1880s, in an intellectual environment strongly inf-luenced by the theory of evolution, it was reinterpreted by Lemoine as being intermediate in some respects between reptiles and birds. Lemoine's erroneous skeletal reconstruction, which was partly a produat of this environnent,

* UMR 5561 du CNRS (Université d€ Bourgognc). ct l-aboraloife de Paléontologie des Veftébrés. Université Pâris 6. Case 106. 4. plâce Jussieu. 75252 Pxris cedex 05. Frânce. Mânuscrit déposé 1e 5 juillct l996i llccepré après révision le 3 juin 1991 .
Bull.
Sot:. géol.

F,:, 1997. n" 6

Durnér'il I I 8551 lui tlouva des rcssemblances lrvcc la cigosne. comme le tbnt 1es cigognes et plusieurs Echassiers ". il faut se rappeler 1'état de développement de la paléo-ornithologie vers le nlilieu des années l8-50. I]UITETAUT thereafter hindered the reco-gnition of the closc sirrilalities between Caslorai. mais aussi d'unc certaine perplexité qùant aux afïinités de cet oiseau. qui avait vu les ossements A la suite clc ces pfe.t. probablement adapté à 1a vic terrestre plutôt Pour comprendre I'intérêt considérable suscité par les qui considère lcs gaslorn ithiforme s cornme Ic groupe tr-ère des anseriformes). Planté. il trouva convenable de le compîrer à I'albatros. Valenciennes et Constant Pré vost de lui I'aire un rapport sur la découvcrtc de Gaston Planté. Cet exemple illustle aussi la façon dont une reconstitution e[onée mais devenue classique et reprise de îaçon non critique par divers manuels et lraités peLlt eDtraver les progrès de la paléontologie en retardant la découverte d'trf- A loccasion de l'étude de quclques restes inédits dc I'oi seau géirnt Ga. Quant à Valenciennes 118551. et il clevait devenir un physicien renolnmé. Constant Prévosl [I855bi. Planté.stontis perisietL\i. et quc cet os <très pcsant'. inlerlrel ion\ ct recon. Prévost dans son pre Hilaire.. sur le sol. Sa découverte de l8-55 attira fortement I'attention des géomier article estima que I'oiseau en questiotr dcvait avoir vingt tbis le poids d'un cygne. prenant le G4l aalrl. 199/.tléonlologle 8-53. Hébert [855a] lui trouva des resscmblances avec les < palmipèdes lamelliroslrcs > (rétrospectivement. avant de disparaitre à la suite d'un trrnsfefi ru Muséum de Paris ). Les opiniors queique peu hétéroclitcs des natulalistes ci tés plus haut leur valurent dès l8-56 les critiques plutôt acerbes du Prince Charles Bonaparte.1106 E. Owen conclut que Gdstornis était bien un genre dis tinct d'oiseau. en 1855 à Paris. Ie comparant non seulement au Cygne. célèbre notamment pour I'invention di]s accumulateurs électriques tu plomb. pr'ésenta sa conception de I'aspect Jt. et plus proclte des échassiers. Les ossemcnts de Ga.\ (et aussi à un plaidoyer contre les révolutions du globc).rit plobJhlerl(nl commc un \')!ne el ioUir\rll en même temps de lr faculté dc pouvoir rester deboul. lui. en 1855.t de Madagascar dans les Aepyornithidae. nrières comnunications. et seuls .Matthew and Granger !9171 published a reconstruction Ltf Diurtnn *hich diflerccl rnarkedll fronr Lcnroine s recoîstruction oÏ Gastor i.ôme pour un Loa3i penne oo Grund yoilier. il continua d'ailleurs ses recherches paléon tologiques. Gaston PIanté (1834-1889) érair alors préparateur au cours de physique de Becquerel au Conservatoire des Arts et Métiers.. cette inrerprétation. l'impact des idées transfbr mi\le. le corps porté sur Ll|tc seule janrbe tenduc.storals. Sot. An haeopt('rr. " dù nom de Gaston Planté. En parnllèle à ses activités de physicien. l'étude de la littérature assez abondante consacrée à cet aoimal depuis les pr-emières découvertes. encorc utilisés dans les automobiles actuelles. est cLrdeusement prochc de celle d'Andors [988.r and the North American I)iutr\' la.rrrl. Constant Pfévost annonça la découvelte dals le Conglomérat de Meudon d'un lossile remarquable. reprise ulté eurcment par Milne Edwards |867- logues et paléontologues de I'époque.. étaient parrni les plus ancicns restes d'oiseaux connus.RNIS À MEUDON A la séance du l2 mars 1855 de l'Académie des Sciences de Paris. C'est aussi en 1856 que fut publiée la prenière figuration du tibia (plus exactement un tibio tarse) découvelt à Meudon par Gîston Planté.ç. qtol. lsidolc Geofïroy Saint mations de taille faites à son sujet.1011. et émit quelques doutes sur Ies estiRull. Cet os avait été trouvé par un jeune homme studieux et plein de zèle >.. En particulier. considérait Ia classe des oiseaux comtrre "une de celles dont I'histoire paléontologiquc est Ia m()ins avancée )'. Hébert [855b] annonça quanl à lui qr. et présentant des al'l'inités avec les Grcl/rr tores (Echassiers). ellc ne le lut pas par un des natùralistes français s'étant intéressés à Gd. mais à l Albatros I" Bonaparte.ç pour un PALMIPÈDE ! voire . dans un a]ticlc consacré notanlmcnt au gisement du Gtt. nrême pendant son sonmeil.. qui. alors c1u'il s'y tlouvait comme membre du jury de I'Exposition Universelle. (cl . à savoir le tibia d'un oiseau "de taille gigantesque". soit 200 kg. Ce rapport ne semblc prs avoir été publié en tant que tel. when no altempt is made to go back to the original fossil material.r'il avait découvert les restes d'un fénrur tle Goslornis al trois orètres du point de décou verte du tibia. l'Académie chargea même une comrnission composée de Durnéril. a révélé quelques détails intéressants. restes somme toute assez fiagmentaires trouvés à Meudon.i\eJU rp ôl6r err leltncs a\\c/ li . lll6lll.nant la façon clont certains fossiles rares et exceptionnels ont pu être intcrprétés par la communauté paléontologique druant le XIX" siècle. ]997a1. IBut'fetaut. c\t bicn perceptible dans I'histoire des idées au sujet de Gasrorni. ct publia notamment en 1870 tu Bulletin tle lu Société géologitlue de Fr(rn(e une nete sur des restes de crocodilien et de mammifèrcs provenant aussi de Meudon. qui ténloignent bien cle I'in lérôt suscité par la découverte dc C. mais d'autres communicatioDs parurent rrpidemeut dans Ies Colrpter Rentlus au sujet de GlrJt.çtornis conservés à I'Université de Reims LES PREMIÈRES DÉCOUVERTES: GÀS?O.rlo|ris.tilulion. Assez curieuseûlent. le pltrçait [856b] avec 1'Aep\orni. L'étude du fossile avait cn et]èt été confiée à Ednond Hébert. à proxinité du Dodo. clui fut un des pre- nageur que les anatidés. dans une note sur lornithologie fossile fl856a. La note de Prévost fut suivie d'unc série d'alltres colnmunications à I'Académie. indiquait un oiseau llui n'était pas organisé pour le vol.c <<Castorni. cet os a fait partie de la jambe d'un oiseau dont le volumc ct 1e poids approchaient peut-être de ceux d'un che rrl.ur iettainc. dans son Troité de P. p. D" (. concei. Edouard Lartet [855] pensa qu'il avait appartenu à un oiseau moins essentiellement 19921.7771 s en prenair à eux en ces termes : (Ce sont les Professcuts de la capitale. p. Pictet. . miers du genre. csDecially after. et clui avait reçu de Hébert et Lartet des rnoulages des spécinrcns (les paléontologues liançais espéraieût apparemment quc leur célèbre collègue britanniquc pourrait pafvenir à une conclusion claire quant à la natlrre et aux affinilés du mystérieux oi qu'aquatique.re\qUe\: <. et le dési-qna sous le nonr d. Itt. qut trrre. en 1855. Elic de BeaLrmont. au point qu'il jugeait < impossible d en présenter ici une histoirc détaillée".t parisiensis (HÉBERT)>. seau). INTRODUCTION finités cntle des taxons pourtant très proches. qui enseignait alors la géologie à I'Ecolc Norrnale Supérieure (dans les collections de Iaquelle le lossile trouva place. le nom générique devant rappeler le prénom de G.\ This clearly shows how an erroncous reconstruction can exert a lasting influence on palaeontolo-qical interpretati()ns..x n'avait pas encore été décrit. mais par Richard Owen.

à partir des années 1lJ70. etlwordsii et G. pensait avojr à sa disposition un nom- hre sullis. qui. qui n'étaient pas sans évoquer les leptilcs. 1). qui permettaient enfin de se laire une idée plus précise de l'aspect de cet oiseau. ntinor. Rien d'é tonnant dès lors à ce quc Bonaparte Il856bl ail rapproché Gastornis d Aeptoutis. G. nrtis seulement d'erreurs qui peuvent paraîtle rétrospectivement grossières.dans lc contexte de la paléontologie des années 1880.. des éléments non-aviens. IIs montraient en effet des caractères curieusement prirnitifs. Sa rcconstitution était une sorle de chinère londée principalement sLLr des fragments de poissons et de reptiles.cernaysienne>. et qui étaient d'Lrne importance toute particulière. avaient été reconstitués de façon scientiiiques. qu il décrivit clans une monographie en deux parties lLemoine. qui. J( C.iiJ.)rril. contrairenrent àr Gaslor-rris). de disliDguer deux noLrvelles espèces. étaient désornais considérés comme présentanl un irtérêt considé- était qu'elles irug entaient de îaçon notable ce que l'on savait de C. qui étaient encore si mal connus dans les années 1850.nle\) de Nouvelle Zélande. nc pcuvent être retenues:en 1l381. 1551 se demandait s'ils pouvaient être legardés ircomme Lrnc dernière tface des r'éritables alvéoles qui garnissent le bec de l ft/itlrlornis". qui corrcspondent à 1'acceptation de plus en plus générale de I'évoiution (si ce n'est du darwinisme). il proposa aussi Ie genre Retniornis. Milne-Edwards considérait Ouslornis corllme se rapprochûnt de la famille dcs palmipèdes iarnellilostres (c'est à dire les canards). et qui permit une rttfibution indiscutable à Grrstor-rl. et cela était en soi un nrotif d intérêt. Dotamment dans le bassin.ç (Lemoine jugca bon. 1878. ail)si qLLe des "pertuis" dont Lemoine []881. son étude par Owen.i. lui. 18811. toujours selon Maltin Il992l. Lemoine trouva ir Cernay des restcs dc grands oiseaux. ce que Pictet soupçonnait cléjà). Lemoine. comme I'a démontré Martin |9921 à la suitc d'un réexamen des spécimens : le squclette post-crânien comportait. PIus encore pcul-être qu ArLllucoptei'\'x. Outre des vertèbres et des os clcs membres et du bassill.(]ASTORN IS 807 quelques lestes trouvés en Angleterre et dans le New Jersey pouvaient éventuellernent témoigner de l'cxislence d'oiserux crétacés (plusieurs d'entre eux se révélèrent appar tenir à des plérosaufes. le gisement de Celnay avait livré des ossenrents attribués par Lenroine à dc nombreuses rable du point dc vuc dc l évolution. Hitchcock comme celles de grands oiseaux (on sait aujourd'hui qu'il s'agit d'err- preintes de dinosaures). et cela au delà des cercles parties du corps cle Gdsrornl. aux nembLes antéfieurs atroplljés. et Ia nrise en évidence par Huxlcy de ses ressen'lblances avec certains dinosaurcs. D rutre part. la très grande taille de Gn.li. Mais aussi bien Aeptorttis que les nroas s'étaient éteints récemment. et qu OweD ll856l l'ait comparé aux oiseaux gérnts de Nouvcllc-Zé1ande. au long cou. Parnri ces ossements figurait un libiotarse resseûlblant beaucoup à celui de Meudon. Artlttrcopteryx s'était révélé être un intermédiairc inattcndu entre les reptiles et les oiseaux lBufletaut. à l'exception de quel |:lues fragments trouvés à Passy lors de la construction d'un gazonrètre. auxquels Owen s'était particulièfemenl intéressé. Après la découverte du squelctte acquis par le British Museum. nais aussi certains éléments du squelette. 1993. d'un grand oiseau cotireur. dont on sait aujourd'hui qu'elle remonte au Thané tien. se replacer. la découverte de Gaston Planté suscita un grand intérêt. p.les oiseaux à dents (odontornithes) de 1a Craie du Kansas (Hesperornis el Ichthyontis\. pour conprendre les erreurs de Lemoine. Une des planches de son article de 1881 figure donc le squelette.50 m (fig. qui selon Martin [992]. que Lemoine I'igufa ct décrivit cn 11181. mais qui n'en passèrent pas moins inaperçues de I'ensemble des spécialistes d'oiseaux fossiles pendant fort longtemps.rir et autr-es fo. et qui fit longtemps figure de plus lncienne laune de vertébrés terrestres connue dans le Tertiaire d'Europe. Lemoine ajoula à son dessin un jeune homne haut de I .t/. La présencc cic GrrsÎo|rls dans le Conglonrérat de Mcudon témoignait de l existence d'oiseaux à une période très rcculée de l ère tertiaire.çlr)/. dont on conrmençait à connaîlre non seulement les æufs gigan tesques..rrnenr.attrc Sirnoetktsuut-ls. <Your work on thcse old bircls and on tlle many fbssjl animals of N. comme le tarso-métatarse. et les mâchoires portaient des protubérances évoquant des dents. 19871. peu de nouveaux restes attribuables à Gastornis furenl signalés.r\t. aux pattes postérieures longLLes et relativement gra ciles. qui furent signalés en 1867-1868 par A. Milne Edwards dans son grand ouvrage sur les oiseaux lbssiles de France.rnt rl . n'étaient pas soudés entre eux. après avojr été les contemporains de l'homme. Les nonbreuses enpleinles de pas tridactlles tror. jusque là connu par des restes très incomplets.r. exprimait ce point de vue sans ambiguité [McCarren. 1997. oettement tlop long. âvec d'abord les illors (1)i?(r. Lcs os du crâne. Mais c'est au sujet du crâne que Martin fit les observations Ies plus étonnantes : presque aucun des éléments osseux attribués par Lemoine au crâne de C. Les oiseaux fossiles. près de Reims. Lcs découvertes d'oiscaux géûnts 1()ssiles (oLr subfossiles) s'étaient rnultipliées dans les années précédentes. Sans doute laut-il. témoignait de l existence de iels oiseaux géants àr une époquc bien antér'ieure. D" 6 . Elle n'en était pas moins très largcment erronée. eo f lj78. cn I lJ8I . fit connaître l'irnportante faune de vertébrés du Conglomérat de Cernry.///i\ pour propo. le matériel de Cernay conrprcnail cles os du crâne et des mâchoires. puisque Grrsrornis ne tarda pas à être mentionné clans nombre d ouvrages de vuigarisatiol (voir plus oas ). faisaient alors figule de preuves particulièrement démonslratives de l'évolution. Quoi qu'il en soit.ç.llI. mais des doutes (exprimés notam mcnt par Pictet) subsistaient qurnt ù cette interprétation. et au crâne allongé. Aussi bien la boîte crânienne aux os non fusionnés que les mâchoires pourvues de sortes de dents sont des fictions paléon tologiq ues. p. olt au noins les ex pansions osseuses ressenblant à des deuts connues chez certiliDs oiseaux. A côté des nombreux mammifères primitifs qui tirent la célébrité de la laune .rr.r.:. dans une lcttrt: à Marsh de 1880. En eifèt. montranl les particulari{és lnentionnées plus haut. fon dées sur des interprétations enonées d'é1éments osseux non-aviens. Gcrsto|ll. America has atïorded the best support to the llrl!.er ultr reconstitution du squelette de cet oiseau. est valide et doit êtfe placé parmi lcs paléognathes. Darwin lui-mênre. puis avec 1'Aeptornis de Madagascar.Lvées dans les grès rouges de Nouvelle Angleterre attribués au Trias étaient certes interprétées par E. celtes en grande partic reconstitué nrais impressionnant. La bonne foi de Victor Lemoine n'cst pas en cause:il ne s'agit certainement pas d'une tentative délibérée de lraude. contrairement à ceux des oiseaux.t n'appartenait réellement à un oiscau. Cette reconstitrltion de Grrstoirris devait laire autorité et être re prodLrite nraintes lois pendant des décennies. L'aspect le plLls intércssant des découvel(es de Lemoine inexacte. décrits dans une superbe monographie par Marsh IJtl80]. Pendant deux décennies. et cefiains os. ct dc certains surprenants reptiles tels que Ie champsos. VICTOR LEMOINE ET LA RECONSTITUTION DE GAS?ORN1S L'étape suivante dans lî découvertc tle Gzrslolrls corres pond aux recherches du médecin rémois Victor Lemoine. -s3l : uit! t-. PouI clonner l échelle.r rttirait atrssi l iittention. Sot.

193. Meunier mentioltne dc noltveau Gasrornis (décoLlvert Rtrll.1Ue.r (avec un rappel.ES CONSÉQUENCES D'UNE RECONSTITUTION Comme on l a I u. Lorsque Louis Dollo décrivir en llilJ3 un 1émur inconplel dc Go. l). Mênte si ses afïinités étaient discutables et son aspect général dilficile à reconstituer à parlir des nraigres lestes disponiblcs. gros comme un cheval : il nageait comme un cygne. plus grands que l'aulruche.lrvir t guère de ressemblances Ivoir 1'historique fourni par Andors. Le n'roinc tllit îréquemment allusion aux travaux de Marsh srLr les Odontornithes. avec une dérive intéressante observable dans ies publications du géologue Stanislas Meunier. des traces d'un héritage reptilien qui en augincntaient considérrble mcnt I'intérêt paléontologique. chez un oiseau relativement ancien tel que Ca. des diverses opinions cxprinées au sujet des spéciotens dc Meudon). lor-sque Matthew et Granger décrivirent un scluelette prcsque complet de Diutt. plus pnissants que le casoar. 1997.rlor'7?is parisiensis. ment le G. et dc nouveau dans la dcuxième édirion de ce lirre publiée en l9l2 (oir i1 est présenté.rrlrls par la préscnce d alvéôles à la : mâchoire supérieure ILambrecht. En l'absence de rnatériel nord-américain sutlisammcnt complet.i. Iornis cI DiLttr| td demeura controversée peirdant pJusieurs pendi.r Iorrl./.50m. ct évoclua clc possibles aifinités entre la forme eu ropéenDe et ceLle qu'i1 venait de ciécouvir en Amér. l) : Diutrtnn était un grand oiseNu massivemenl bâti. les erreurs d'identification révélées plus d'un siècle plus tard le célèbre électlicien > Gaston Planté).98.!nt étendue décennics. Il se pose à ce sujet la question suivantc JllllJl.le postLlrc.nicr qualt du xlxc siècle (par exemple ceLrx d Angleterre décrits prr Newton. <Au premier temps de l'époquc tertiaire. 1rl:.. Lambrccht. c'est-à drrc comnte un t. mais. Cctte ilgufe a pu être inspirée par les reconstitutions de squelettei de dino< par hilLrtcLLr de 3 saures conrparées à des spectalcurs humains que les paléontologr. Ce matériel per ccnnies oiseau géanl. 19. il était tentanl de rechercher. En lllglJ. mais un adLLlte. comlne Un ratite).les nerlcilleuses hypothèscs de " Ia paléontologie>.tr sëot. ce qui donne à I'oiseau un aspect plus imposant. déploient leurs vastes ailes et vont donner de lll tête contre la paroi de la voûte granitique". ct qui parail quelque peu inquiet face à cet énorme oiseau (îig. Ce n est en fait qu'à pafiir de l9l? que la siruarion évolua de façon significative. dans lequel il fait 1'historique des décoLrvcftes et insiste sur les rechelches de Lemoine. Dans son rexte de 1881.Matthew ct Granger faisaicnt allusion bien sûr' ir Gaslolnis.Les américains commençaicnt ir publier.\'mo pro venant de l'Eocène inférieur du Wyoming. which has appeafed during rhe lasr twenty years >. cclui-ci pu blie dans Lu Nnture un court ar{icle consacré uniqucnrent àu Gustor is.çtornit pourrlit-il être consicléré comme unc sorte cle type corrcspondant dans la classc cles oiseaux.grand comtne l'aulruche. mentionné dès 1875 clans la prcmière édition dc sa Géologie rle. la question des atïinités possibles enrre Gar. Tissandier 118751 semble même l avoir considéré commc capable de voler. On tlouve des mentions cle Gaslr. p. nul ne se lança dans la révision de daslonrls souhailéc pûr les paléontologues américains. suivait le naturaliste rémois (et mêmc allait au delà de ses interprélatlons) sur la qucstion des dents de Grrrrorrri. p. une fois la paix rcvcnuc. des oiseaux imnenses.1pe orttitltologitlue it tendances /"1)/t lienttes l Ii est " plobable que son interprétation de Gcsroral. vOirr idcrrti.econstitution de Gastorni.s (nviJotlt Lle P. p. cet oiseau ù la lois gigantesque et très ancien l'rappait les imaginalioDs. Iorsque l'un des héros.'ches. Après les découverles de Victor Lemoine. lui attribue une nètres et de véritable\ denls. et reproduit une noLlvelle li)is la reconstitLltion clu squelette due à l-emoinc. 1ll5l. colnparée cette lbis à nn homme d âge ntûr. et sug-qéraient aux pâléontologues européens d'cn reprendre l'étude. en tout étrt de cause.i 2rrrriiis. et aux travaux dc Huxley sur lcs res serrblances cntre certains dinosaures ct Ies oiseaux. avec de plus en plus en évidence la tiLille colossale de Gastontis. 1933. Pendant les dé- mettait enlin une reconstitution très vraiscmblable de cet qui suivircnt Ia descliption de Diatnntt p. drns un autre ouvrage de vulgarisation géologique intitulé No. lorsquc Cope décrivit un tarso-Inétatarse incomplet de l'Eocène clu Nouveau Mcxique sous lc nom cLe Diutn nt gigente o.ç fort fut inconsciemnrent influencée par lcs décoLivertes de Marsh et les conceptions de Huxley. avcc une illustration incongrue représentanl un témLlt incomplct qui n'est pas..i/or-lis. comment "dans les dernièles couches. pourvu d'une canne er d'un haur cle-tbrme. Gaston Planté '. la l-econstilLltion proposée par Lcnroine en liilJl pour siluef le tbssile belge. Mais la gravurc cle Meuniel n'utilise plus. puisqu'il délinissait le genre Cara. Au-clelà de la vulgalisalion et des mcntions dans dcs ouvrages principalcment géoiogiques. C\)pe n ignorait pas l existence tle Gustornis dans l'Eocène de FraDce. Elle téiroigne en tout cas d'un souci plus ou rnoins conscient de meitre Meunicr. qui dilférait à bien des égarcls de la recons titution de (iustorni. B UFFE1 A tJT theorv ol cvolutioD. un adolesccnt haut d'1. Il est fort possible que Jules Verne ait pcnsé à Gctstrtrnis (sans le lommer) dans son Vot. celui trouvé I Meudon. tout en émetrant quel ques doutes quant à lidentificdtion de certains os par Le noinc ct quant à sa reconstitutiotr du squelette. comme l'attestent quelques fitssiles. et pourvu d'un puisstnt bec lappelant quelque peu cclui d'un perroquet. l air étair peu plé d'oiseaux. à propos dc Meu don. p. Dans scs Excursions géologiclues () trdrers It Frunte fl882l. Il est vrai que lcs quelques restes attribuables à Gasntnti. comme échclle. 19ll8l.ç ploposéc par. mais LtD dcs osscments découvcrts à Cernay par V.l inage de Ga. Dans ces condilions. 130) clentaires p. seau. prr Martin. ll885l) étaienl trop fragmentaires pour remettre en qLlcstion cette reconstilution. p. puisqu'il écrit (p. dont les débris ont été recueillis à Montmartre Isic]. Cer. l-571: <<Le Ga. Dès 1882. par M. s73l. certains considérant ces deux formes comute très pr.i. et strtout sa reconstitution dù squelette publiée en ltl8l. Mcunier évoque aussi Gastornis.r'riis dans nombre d ouvrages de vulgalisation du xtr" siècle.ç si gnalés en Europe durant le der. Dans leur discussion des atTinités de Diutryna. s'intércssait tbrt à cet oi.ique du Nord.rul_e. Axel. clormait debout sur une patle çolnlrle unc ci-sogne'. dès les plemières découvcrtes cle Meudon. il utilisa.y proposée par Lentoinc 36 ans aupa ravant (fig. lssy et Vanves. de minimes moclifications . d. En 1917. jusclu'à provoqucr. contrairement à la légende. SoL. En 1933.rigc aL! cetltre de lq Terre []867. beaucoup d entrc eux avaient d'autres pré occ upatiot]s.11 que Madame Stanislas Meunier ll8ll2. p.ç attira l attenti()n des paléontologues.ytornis provenant du Lanilénien (Prléocène supérieur) de Belgique. <rê\'e rour éveillé et évoque.ç présentée au pubiic se modilie assez sensiblenent.. au cou plLrs courl quc celui du Gaslor-lls reconstitué par LemoiDe. à la suite des découverlcs de Lemoine. la r. notant- La question dcs oiseaux gérnts du Paléogène s'était ceà l'Amérique du Norcl dès 1E76.1108 I]. parmi .t/. n" 6 . l79l le décrivent comme.. Lenroile. Ju LOnlll ( ne Iri.tains d entre eux le pléscntent encore dans les termes utiiisés par Conslant Prévosl : aussi bien Victor Meunier I I 869.Lemoine connLlt un certain succès parmi 1es paléontologues. dont il rcplend la reconsfitution. I. Gastoinl.

:+r È1]]=È:>a Btll. r. *:J i*-.<=:: .. 5. <:: :t2 a-a : i= .. :<tiol.À4i.:=: !>: 1'vE:-Z! -: -= lÈ::: :=! .. /:. ù'' 6 .-: -d ::- - - t2 Z' =! " ".=.-: '=t.: a-95:i= ..:: i ç3-: =: .. ea .: : .: j { 1:<: "= ! rE.-=-::: ! 9 --S-:.::l!il. ::.si -ôr-. '> ? > :* =--Z -:. { .-.t à\-.:-: .j.=. 7 Y.: a < ! i ç.': -ot_:=:. :: n =- = -i-È 't:: :! =-<= I.:.: : b:: --.'È =.-: l.: . 1997.= a i:t4. .- -'- -È::Èi -È -:!::.i..C r\STO RN IS 809 >:=.r. .:.o -_:: 2'.i i: is > = :: i!= + ic :!." :S -.Z:i-> ": ?= -?: '-:-::: . = .-: :<: i:! ji.. : É ?.-.' -": ::.

\\lpBErt. l'étude de la question des rapports en:]Le Gusrornis cI Dio tnmd re ïit guère de progrès. Los Angele: C. 1 : first Eutopean Cong?s\ on V(tt(btatu' Plltteuùolog\'.)ts(h..rus dem Eozan de\ Geiseltales bei Hâlle (l)DR). est ici évident. dont Ihistoire était très mai connue dlns les années 1850. . ^. L'histoire des interprétations successives de Gasloriiis. A short histor] of verrebrilc prlaeonrology. Mons.. B/r/1. BtsRc D E. . lll 11. 19651.rl ol thc Eocene groùndbird Di.. ru pojnt que le paléontologue rémois identifie de façon erronée des restes qui lui permettent de donner à drrstoi-nis une place plus intéressante dans l'histoire des vertébrés.!n/r S. (l9li7). Ret .l. BoN^p. Ldnd(. . 2. p. les oi seaux. D'un point de vue hislorique.lh. /r: K. A. BplgitrL?. de France IGtrilJard. Mxr.t't. et auquel on attribue dès lors la plupart des nouverux restes d'oiseaux géants paléogèncs découverts en Eu rope. DuNrÉRrr- E. et pour que lcs raissail comme beaucoup mieux connu_ C'est ainsi que prttlquenrent torLs les restes de très grands oiseaux tt.tlt\'t1t. Gi. Nc!v Y()rk.. appartenant de surcroît à un groupe.. (1965). par Weigelt ll939l. ll. Mais on peut remarquer aussi que les incertitudes au sulet de Od. Il l'allut d'une part la révision de Diatryntt par Andors 11988. Nrch$ei\ dc\ Riesenlâufvogels llidrvnd im Eorin von Messel bei Daflnstâdl/Hessen.risse ISchaub. illustrc quelclues uns des lacteurs qui pcuvent influcncer Ie déroulimcnt de la recherche paléontolog iq ue. Si elles étaient encore ir démontrer.'utit.\ n'est plus simplement quclque palnipède ou échassier géant. Con\pcctLrs incplorum et stfuthiorum.3. BUFFETAU] d'"oubli > de Cdsror.lb. Dorrol-. Paris. 36. Hi\!. Les interprétations divergentes des prcmières études ne sont pûs surpl-enantes dans le cas de resles incomplets.2r)i 05.D.)rnir 1. Sur une confignralion caractéri\lrquc du tibia drns | . So(. .. 26':ll.rdDit.1'he unfinished slory of the errly Tertiâry giant bird Cd'r. Gcol. nême si Lambrccht [1933.. Gustonli. Jlr. Philutlelphu. il clevient tun rnrilion r'ntle lc.' dcs Geiseltales.nl par Matthew ct Granger. 1978 i Berg./. ^\DoRs (Aves: A.t Or itholqie.sror.619. on assista en Europe à un phénomène appa- Allemagne. Papcrs A. (1997b).ÈrAUr E. près dcs Frs(HtsR K.rBLFFETÀrrf 1. Bode l. 3.r. hc!s. FlljFFF1au| 0./r. 1997a. 221 p.rs\i\e infirieurc dc 1 étage Lrndénien à Mesvin.tonti.ut gfoundbirds of North Amcfica (Aves. . Nd/.8r0 E.'ihle .uclils. - Reâpprâis.r1i|nlu. qui ne suggérait évidemment pas d étroites alfiirités.?is ne l'empêchèreD1 pas de connaître un certain succès dans la littératurc de vulgarisation scientifique de l époque.93. .4.mme ru plu' po. qéol. Geologicâl Society ol Dcnmûrk.t ne sont pas en fait synonymes IBufiètaut. P. r\(kr. C1âudine Cohen et Goulven Lanrenl pour leurs rrpports const. Ptt liit)n1. Lcs dimensions considérables de cet oiscau (quelque peu cxagérées par ccrtaines reconstitulions). (1978). mais sous la pression du climat scientifique du temps. Der Rrcscnlnulvogel Didtr\rtt der eozânen ^r\ Bfaunkohl.serimorph!c). Ornilhologie ti)ssile servânl d-inlrcduclion au libleau conrparrlii des inefies et dc\ autruches.r.ience du c.çtontis pour que la reconstitution de Lemoine se révélât prolondérnent inexacte.rris. Lliitell(tt\(h. BuF. 133 l. CopL ED (1876). -t. St.l.E. CONCLUSION rcssemblances étroites entre les deux genres devinssent apparentes. ne sent é\'idemment pas étrangères à ce phénonènc : un cxamen. Rull./ryrr. en découvertes de Meudon. 775 l8l BoNAfARfL C. au rnatériel fossile originaJ. même rapide. La seule cxception paraîr êrre la mention de Goslornis dans le Paléocène de Walbeck. beaucoup mieux connu al partir de l'article de Matthew et Granger de 1917. C.\RrE C.. Ce n'est qu'à la laveur d'un examen critique des restes étudiés par Lemoine que la siluation se débloque et C'est enfin un certain conservatisme scientifique qui marque les stades ultérieurs de l'histoire des interprétations de Gostornis. 1962. L' interpréta tion et la reconstitution dc Lemoine n'étant pas remises en cause.rux. depuis I'intérôt et les interrogations suscités par les premières Références ANDORS A. tionships berlvcen Gastomis 1\nd I)ittir\.r/or-l?is et Di..New rernrins ol the giânr bird cdrrd. et le réexamen par Martin |9921 du marér'iel européen attribué à Ga.On Line Series. de la liltérature de vulgarisation ac- lucllc (au sujet dcs dinosaures.r/r)nd in avirn pâleontolog).13. elles découragent les que des comparaisons significatives peuveot enfin être laites entre Guslornis et Diotr\'tna. Prris.1 K. Aujourd'hui.t. Pendant cctrc période. 2. Neue Resle dc! Ricscnl!ulvogels Didrl1rra. C. lt4us.t. Atal. question qui ne pourra être résolue que par une révision complrative de I'ensemble du matériel européen. honoring Picrcc Bfodkofb. 840-8'11.4. Enl oise.riir lrom the Llpper Palcoccnc oi the e. Dissertation. qu'ils proviennenl de Sr. Linterprétation du crâne et du squelette de C..r. ùtt. F/:. Ph.:t. Di midae). n)\. 68 72. Noti. qui onl permis d améliorer cer ûrticle. ou d'Allemagne lFischer. S. 19371. 19291.:10. .610.. C. on peut se demander si Gd.l'ro(. (1997â).R. ce qlri ne lacilitû évidemment pas les comparai sons avec [)iotrytna.Hul!. seraient bien mises en êriclence pur le cl' de G. Nur.ie i ts. 109-12s. O a gigrnlic bifd frollt the Eocene ol New Me{ico. FlscrrLR . c'est l influence du clirnat scientifique de 1'époclue (la naissance de la paléontologie évolutionniste) el cclle d'autl'es découvertes (les oiseaux à dents du Kansas) qui se fonl sentir. Columbiâ Uni!crsiry. 578] considérait une parenté enlre Gestornis et Diatt\tlld \'. .r. I997. 19921. 511 P rr). (1992). par exemple) lrroutre cornbien le fait d être "le plus grand" est censé passionner le public. Srr:.rl/.rtu. (1988).i.R. er Ie.ouvés dalrs lc Paléogène d'Europe à patir dcs années 1920 l-Lrrent attribués à Diutt\'tlta. J997bl. N. 43.t. Hisr. Le poids d'une erreur commise en toute bonne foi. Crc0nl Helm. jusqu'aux questions rctuelles sut ses refalions ayec Di. Avcc les travaux de Lenoine sur les restes plus abondants de la région de Reims.. London. (1961).' tlii err sans doute la dilTér'ence profondc entr-e les reconstitutions de Ga. n"6 . 179 l90.rtornis pnr Lemoine ne fut guère remise en question pendant un siècle.s par Lemoine er de Diutr\. ll856r). I'importance d une lecture critique des travaux paléontoiogiques et celle d'un retour systématique..ls au prolit de Dicttrlno.(llllll) Nole suf la pré. en cas de doute..lrii LLNrotNE.1.bl. (11i55). qui Matthew et Granger.Je remercie Céci1e Mourer-Chauviré.. qu'il ait été attribué à I'oliginc ir Gdstornis ou it Diatrtna. Ed. reptilc. Unc tles rili\ons de c. C. .r. oi'elur comparaisons avec Diolr\lne pourtant de mieux en mieux connu./n. c est l'importance d une reconstitution (inexacte en I'occurence) dans l'interpréta tion d'un groupe d'organisntes fossiles qui mérite d'être soulignée. (1856b).rstern Paris Br'\in and lhe rel.

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