You are on page 1of 41

Les techniques de transmission optique.

Projet bibliographique.

1

Introduction
 Fin des années 1970 : possibilité de transmettre à la vitesse de la lumière?  Centres de recherche permanent.  Des débits actuels de l’ordre du To/s.

2

Plan de la présentation.
1) Définition d’une fibre (fabrication, différents types etc…) 2) Les fibres dans les différentes zones réseau. 3) Le multiplexage des données. 4) La modulation, la détection et l’amplification des signaux. 5) Les évolutions des systèmes optiques et la recherche actuelle.

3

1) Définition d’une fibre
 Un guide d'onde optique de 2 ou plusieurs couches de diélectriques transparents (verre ou plastique) d'indices de réfraction différents.

4

5 .1) Définition d’une fibre  Dans une fibre.  Deux types de fabrication: méthodes internes et externes:  Consiste en la pose à l'intérieur d'un tube de silice d’un matériau vitreux et à rétreindre cette structure pour obtenir un barreau. Le rétreint est effectué après retrait du mandrin en même temps que la vitrification du matériau. la lumière est confinée dans le coeur et guidée grâce à la gaine optique.  Le matériau est déposé sur un mandrin en rotation.

1) Définition d’une fibre – 2 types.  La fibre multimode   si par contre le coeur est de l'ordre de plusieurs dizaines de microns  fibre multimodale  propagation de la lumière plus complexe avec phénomènes de dispersion plus importants. Utilise une diode.  Il est à noter qu'il existe deux types de fibres optiques définies de la façon suivante: La fibre monomode    Si le cœur de la fibre est de l’ordre de quelques microns. Utilise un laser. la lumière s’y propage selon un seul mode. 6 . c’est une fibre dite monomode.

 Résistance à la corrosion.  Nombreux atouts par rapport aux câbles en cuivre : Débits très élevés. Encombrement moindre. Légèreté.1) Définition d’une fibre – Transmission.     7 ... Insensibilité aux perturbations électromagnétiques.

1) Définition d’une fibre – Transmission. 8 . ouverture qui dépend bien évidemment des indices respectifs des deux couches optiques. • L'angle d'acceptance permet de définir ce qu'on appelle l'ouverture numérique de la fibre. il passera alors dans la gaine et sera perdu. • Un rayon hors du cône d'acceptance sera simplement réfracté à l'entrée dans la fibre puis à l'interface des deux couches. • Un rayon guidé va subir une réflexion totale à l'interface des deux couches optiques.

 On appelle les extrémités sectionnées des fibres des épissures. plusieurs fibres sous-marines ont été posées et ont du être soudées entre elles.  Exemple: pour relier Europe et USA. 9 .   Une fibre ne peut pas mesurer plusieurs kilomètres pour relier un réseau de bout en bout.1) Définition d’une fibre – Connexions.

un désalignement radial .  Lors d'une connexion bout à bout on peut avoir au niveau des connexions:      une séparation longitudinale . voire une ellipticité des coeurs .  Le positionnement idéal coïncide évidemment avec un maximum de lumière transmise.1) Définition d’une fibre – Connexions. 10 . une excentricité des coeurs . un désalignement angulaire .

on perçoit un problème important  L'affaiblissement du signal au passage dans ces épissures si celles-ci ne sont pas bien calées ou sont mal soudées.1) Définition d’une fibre – Connexions.  Plusieurs sources d’affaiblissement.  Dès lors. 11 .

Les réseaux locaux (Local Area Network = LAN). ou types de réseaux. Ce sont les réseaux déployés à l'échelle d'un pays ou d'un continent et dont les noeuds sont de très grands centres urbains.2) Les fibres dans les différentes zones réseaux. ont été définies:  Les réseaux longues distances (WAN.  Dans le monde de l'informatique et des télécommunications. Ils représentent le dernier maillon et finissent d'acheminer les informations à l'abonné. Wide Area Network). 3 zones principales. Les réseaux métropolitains (Metropolitan Area Network = MAN) qui correspondent aux réseaux mis en oeuvre dans une grande ville.   12 .

5 Gbits/s et 10 Gbits/s sont déjà installés)  Les fibres ont permis de gagner en débit et en distance entre répéteurs par rapport aux systèmes existants.  La transmission des informations se fait désormais sur fibre optique à un débit élevé qui ne cesse d'augmenter (les débits 2.2) Les fibres dans les différentes zones réseaux WAN  Interconnecte deux réseaux séparés par une vaste distance géographique grâce à deux autocommutateurs à autonomie d'acheminement. 13 . à savoir le câble coaxial (la distance passe de 2 à 100 km).

14 . Métropolitains d'accès. On peut distinguer 2 types de réseaux métropolitains:   Métropolitains structurants.2) Les fibres dans les différentes zones réseaux MAN  Le réseau métropolitain connaît un véritable essor. Il possède un environnement souvent très complexe et divers.

2) Les fibres dans les différentes zones réseaux LAN  C'est la dernière partie du réseau de télécommunication. 15 .   Il est de plus en plus envisagé de réduire l'utilisation de circuits de transmission électrique  tout optique dans le but d'augmenter le débit disponible chez l'abonné.  Il est toujours constitué par une partie en fibre optique entre l'autocommutateur et la terminaison de réseau optique suivie d'une partie en cuivre qui va jusque chez l'abonné. celle qui relie l'abonné et le dernier autocommutateur.

et la partie circuit cuivré est très courte. ou encore sur un poteau.2) Les fibres dans les différentes zones réseaux LAN  Selon la localisation de la terminaison optique. Elle est partagée entre plusieurs abonnés qui lui sont raccordés par des liaisons en fil de cuivre. dans un centre de télécommunications. soit dans un local technique en sous-sol. différentes configurations sont envisageables :  FTTH/FTTO (Fiber To The Home / Fiber To The Office) : la terminaison de réseau optique est implantée dans les locaux de l'abonné.  FTTB (Fiber To The Building) : la terminaison de réseau optique est localisée soit au pied d'un immeuble.  16 . FTTC/FTTCab (Fiber To The Curb / Fiber To The Cabinet) : la terminaison de réseau optique est localisée dans une armoire sur la voie publique. La fibre va donc jusqu'à son domicile ou son bureau.

2) Les fibres dans les différentes zones réseaux LAN 17 .

elle consiste à partager le média de communication. Le multiplexage peut être temporel ou à longueur d'ondes.3) Le multiplexage des données.  Diverses solutions ont été proposées pour pouvoir bénéficier pleinement des capacités de la fibre. 18 . pour y envoyer les données.  La technique de multiplexage a été choisie.

3) Le multiplexage des données – Multiplexage temporel  Le multiplexage temporel (TDM=Time Division Multiplexing)  offrir à un utilisateur à la fois.  Rq: Un atout majeur: on peut regrouper plusieurs canaux de communications à bas débits sur un seul canal à débit plus élevé. 19 .  L'allocation se fait en divisant l'axe du temps en intervalles de temps (IT). et chaque utilisateur ne pourra transmettre que pendant son intervalle de temps. la totalité de la bande passante pendant un court instant.

20 .3) Le multiplexage des données Multiplexage temporel Chaque intervalle de temps (IT) est affecté à une voie.

Optique  Le multiplexage temporel peut être réalisé de manière optique (OTDM= Optical Time Division Multiplexing).3) Le multiplexage des données Multiplexage temporel . 21 .

22 .  On retrouve ce type de multiplexage temporel sur les canaux E1 en Europe qui regroupent 30 voies analogiques en une voie à 2. le codage RZ et " l'assemblage " des données se font électriquement .048 Mbits/s.3) Le multiplexage des données Multiplexage temporel .Electronique  Dans le cas de l'ETDM.  Le haut débit obtenu est ensuite utilisé pour la modulation du courant de polarisation d'une diode laser et il n'y a qu'un seul signal lumineux émis.

Electronique 23 .3) Le multiplexage des données Multiplexage temporel .

 La bande passante est découpé en périodes.  Appelé aussi multiplexage frequentiel (Frequency Division Multiplexing). 24 .3) Le multiplexage des données Multiplexage en longueur d’ondes(WDM) WDM (Wavelength Division Multiplexing):  N porteuses optiques à différentes longueurs d'onde transmettant chacune un débit D. Chaque sousbande est affectée à un canal.

 Des multiplexeurs/démultiplexeurs optiques pour combiner/séparer l'ensemble des signaux optiques dans/de la fibre.3) Le multiplexage des données Multiplexage en longueur d’ondes(WDM)  L'utilisation nécessite:  Un ensemble de diodes laser émettant à des longueurs d'ondes différentes. 25 .

 Longueur de transmission. Chaque abonné se voit attribuer une longueur d'onde. ce qui équivaut à une "couleur".  Débit des données de chaque source .    Une autre application du WDM concerne les LAN. La capacité du système est un débit numérique égal à N * D. Permet une évolution continue du réseau par l'ajout de nouveaux services ou de nouveaux abonnés simplement par insertion d'une nouvelle longueur d'onde.3) Le multiplexage des données Multiplexage en longueur d’ondes(WDM)  Pour éviter le chevauchement des ondes. 26 . il faut déterminer un espacement minimum qui dépend de plusieurs facteurs :  Qualité de la fibre  Qualité des multiplexeurs/démultiplexeurs.  Qualité des sources...

 Associer TDM et WDM est la situation la plus fréquente.3) Le multiplexage des données – WDM Combiné à TDM  Chaque signal modulé issu d'une étape de multiplexage temporel. après démultiplexage optique.  Dans ce cas. 27 . peut être ensuite multiplexé avec d'autres signaux à d'autres longueurs d'onde. une étape de démultiplexage temporel permet la restitution des signaux d'origines " bas débit ".

Chaque bit=1 est remplacé par une séquence différente pour chaque utilisateur et définie comme la signature (le code).CDMA  CDMA (Code Division Multiple Access)  affectation d'un code à chaque station ou utilisateur.    Un nombre important de messages peut être envoyé sur une même ligne de transmission. Le destinataire possédant la bonne " clé " pourra décoder son signal. 28 .3) Le multiplexage des données – Accès multiple à répartition de code .

 Pour transmettre des informations dans les medias optiques. 29 . il faut les imprimer sur le signal à envoyer. la détection et l’amplification des signaux.  Il existe principalement 2 techniques : la modulation directe et la modulation externe.  Pour cela. il est nécessaire de réaliser une conversion des données électriques en données optiques. c'est ce que l'on appelle modulation.4) La modulation.

l’amplification … Modulation directe – modulation d’amplitude  Modulation facile :  la modulation du courant qui les traverse entraîne directement la modulation en intensité de la lumière émise. seuls un générateur de courant et un driver sont nécessaires.  Peu de composant :  en dehors du laser. la détection. 30 .4) La modulation.

Elle est obtenue en modulant directement le faisceau lumineux en sortie du laser et non plus le courant d'alimentation à l'entrée du laser.4) La modulation.   Un driver est souvent présent entre les données et le modulateur afin de fixer les niveaux de la tension de contrôle et choisir les modifications du facteur de transmission. 31 . l’amplification … Modulation externe  La modulation externe consiste à écrire les données électriques sur un signal optique continu. la détection.

 Deux types de détection:  Directes.  Cohérentes (hétérodyne. l’amplification … La détection  Plusieurs méthodes pour envoyer l'information sur le media lumineux  différentes techniques pour la récupérer. la détection.4) La modulation. homodynes). 32 .  Le photodétecteur (photodiode PIN ou avalanche) est toujours nécessaire pour convertir le signal optique en électrique.

l’amplification … La détection .  Les harmoniques peuvent être éliminées par filtrage. on peut le redresser. 33 . la détection. Le signal modulant et des harmoniques sont alors émis. dans la mesure où la fréquence de l'onde porteuse est très grande devant la fréquence maximale du spectre du signal modulant. soit une photodiode à avalanche (PDA).4) La modulation.directe  Pour extraire le signal qui module en amplitude une onde.  Le détecteur peut être réalisé soit par une diode PIN.

Réception homodyne : utilisation d’un oscillateur local à la même fréquence que le signal reçu et synchronisé en phase avec la porteuse de celui-ci. Le signal détecté est filtré autour de la fréquence intermédiaire.  réception homodyne  cas particulier de la réception hétérodyne. l’amplification … La détection – hétérodyne/homodyne  Réception hétérodyne : Le signal reçu ainsi qu'un signal issu d'un oscillateur local sont couplés pour réaliser une combinaison linéaire des signaux présents sur ses deux entrées. la détection.4) La modulation. 34 .   Une des deux sorties attaque le photomélangeur.

35 .  L'amplificateur à haute impédance d'entrée  Jusqu'à quelques MHz. moins de bruit que Haute Impédance. On rencontre deux types de préamplificateurs. la détection. préamplificateur et photodétecteur sont souvent réunis dans un même boîtier.  Structures très sensibles et de faible bruit.4) La modulation.   Limites : Au-delà de 500 MHz. l’amplification … L’amplification  Pour minimiser les perturbations (bruit et distorsion) sur les signaux. > 50 Mhz.  L'amplificateur transimpédance  freq. cette solution est limitée par des problèmes de stabilité et on utilise des transistors à effet de champ.

5) Les évolutions et la recherche actuelle – Le pont Laser  Interconnexion de deux bâtiments grâce à une liaison laser et donc sans fils.  Les avantages offerts par ces solutions sont nombreux et méritent d’être examinés :       Pas de licence d’utilisation Bande passante élargie Sécurité des transmissions de données Installation rapide Rapport Prix/performance Souplesse et adaptabilité 36 .

6 térabit/s en laboratoire (Fujitsu). projet financé par l'Europe.  Le point clé se trouve aujourd'hui au niveau des "routeurs" tout optiques qui doivent orienter les paquets de donnée à ce débit . Mise en place en laboratoire permettant de tester des "routeurs terabits" – (Avril 2001) 37 .  Atrium.5) Les évolutions et la recherche actuelle – La recherche  Les progrès dans ce domaine sont encore plus rapides que pour les microprocesseurs.  Aujourd'hui: 10 Gigabit/s sur le terrain pour une paire de fibre et 2.

5) Les évolutions et la recherche actuelle – La recherche  Le WDM (Wavelength Division Multiplexing). 38 . permet de multiplier par 32 la capacité de la fibre (10 gigabit/s par canal) soit 320 Gigabit/s par paire de fibre.  Nortel travaille depuis 1999 sur la technologie "OPTera" qui gère 160 couleurs: 1.6 térabit/s  Le DWDM (Dense WDM) avec 300 longueurs d'onde puis l'UDWDM (Ultra DWDM) avec 1022 ont déjà fonctionné en 1999 aux Bell Labs  Début 2001 Cable & Wireless annonçait le projet Apollo d'une capacité de 26 térabit/s.

 Les grands constructeurs se penchent très sérieusement sur la conception du meilleur routeur. 39 .Conclusion  Développement de la piste tout optique.  Problèmes actuels:  Routeurs pouvant supporter les débits énormes des fibres ?  Recâbler chaque habitation en remplaçant la paire de cuivre. par un média optique.

doc Propagation.php?page=fibre Rapport sur les transmissions optiques et les conversions opto-électriques et electrooptiques.htm Les réseaux : fondements.Sources  http://www.comelec.fr/demos/GTRT-002/cha_2/cha_2_3_4.html Rapports divers sur les transmissions optiques.fr/index. http://www. évolutions. http://www.cem2.html Techniques avancées de communications numériques optiques http://www. dispersion.comelec. calculs mathématiques.univ-montp2.uhb. équations mathématiques…  http://www.free.fr/recherche/opto/projetsci.fr/recherche/opto/cdma.enst.html Les fibres : caractéristiques.cyber. fonctionnement.fr/urfist/Supports/IntroInternet/InternetAujourdhui/Inter netAujourd'hui_reseaux.enst. épissures …     40 .fr/~moreau/cours/TelOptiques. topologies. le multiplexage etc… http://nobo728x.uhp-nancy.

QUESTIONS ? ? ? ? 41 .