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Le petit déjeuner avec Emma Beddington
Lt uÞunc= tsi un sujet sensible à
Bruxelles. Les expatriés regrettent
l’absence de huevos rancheros et de
cappuccinos dignes de ce nom, les hôtels
rivalisent de bußets toujours plus fastueux
et les résidents échangent les bonnes
adresses avec réticence, de peur que vous
ne voliez leur table. Au risque de trahir mes
rudes origines septentrionales, je ne suis
pas très brunch. Pourquoi échanger petit
déjeuner et déjeuner (repas qui me sont très
chers) contre des œufs brouillés tiédasses ?
Heureusement, il y a maintenant Oma.
Ouvert cet été dans une petite rue de
Saint-Gilles, Oma est un lieu charmant à
l’esthétique, comme son nom le suggère,
assez « grand-mère » : assiettes et tasses
vintage, photos noir et blanc chinées et mur
tapissé de grandes fleurs lui donnent un
côté douillet et accueillant. En semaine, les
propriétaires Colienne et Morgane ouvrent
au petit déjeuner et au déjeuner, servant
à une clientèle locale jeune mais pas snob
tartines, soupes et plat du jour inventifs.
Le brunch du week-end, pour revenir à
lui, commence à 10 h 30, assez tôt pour
que j’y voie un petit déjeuner. Mieux
encore, il est décontracté et généreux : 15 €
(10 € pour les enfants) pour une corbeille
de viennoiseries toutes fraîches, une
boisson chaude (le café, fait remarquable
à Bruxelles, est bon et corsé) et le bußet
sucré et salé. Pas d’huîtres ou de cygne rôti
comme dans les gargantuesques brunchs
d’hôtel, mais un copieux petit déjeuner
comme à la maison, le travail en moins.
Au menu, bon pain au levain, brioche,
œufs, charcuterie, pancakes au caramel,
yaourt au coulis de fruits, mais aussi
quiches et salades bien pensées. Pour
3 € de plus, une coupe de bulles. Pas
vraiment le petit déjeuner traditionnel de
mon Yorkshire natal, mais appréciable.
Peut-être vais-je apprendre à aimer le
brunch, en fin de compte.
Emma Beddington blogue sur
belgianwa ing.com
sÞu×cn :s nLvnvs a hot topic in Brussels. Expats
grumble about the lack of huevos rancheros and
proper cappuccino, hotels vie to lay on ever more lavish
bußets and locals swap favourite addresses warily (they
don’t want you stealing their table). Maybe it’s my dour
northern English roots but I don’t really hold with brunch.
Why should I relinquish breakfast and lunch – meals
I’m extremely attached to – for the promise of tepid
scrambled eggs? But now, thankfully, there’s Oma.
Oma opened this summer on a St Gilles back street.
As the name suggests – it means ‘Nana’ – there’s a
slightly grandmotherly aesthetic: vintage plates and
teacups, black-and-white flea market photographs and
a wall of overblown floral wallpaper all give a cosy,
welcoming feel. During the week, co-owners Colienne
and Morgane open for breakfast and lunch, serving
creative tartines, soups and a single, homely plat du
jour to a young but not cliquey crowd of locals.
The weekend brunch is served from 10.30am: early
enough for me to call it breakfast. Better still, it’s
laid-back and generous: €15 (€10 for children) gets you
a basket of warm pastries, a hot drink (the coßee,
remarkably for Brussels, is good and strong) and a sweet
and savoury bußet. It’s no gargantuan hotel monstrosity
of oysters and roasted swan; more like an indulgent home
breakfast where someone else does the work. There’s
good sourdough and sticky brioche, eggs and charcuterie,
piles of pancakes with a jug of salted caramel sauce and
yoghurt with fruit coulis, as well as quiches and
thoughtful salads. For €3 you can get a glass of
fizz too, not a traditional element of a Yorkshire
breakfast, but welcome nevertheless.
Emma Beddington blogs at belgianwa ing.com
OMA
129 RUE JOURDAN,
1060,
+32 (0)2 539 29 04,
CHEZOMA.BE
BRUNCH – €15
yaourt
quiche
3 € de
vraime
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