EDITION SPÉCIALE

Le Conseil constitutionnel a rappelé, hier soir dans un communiqué, que la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle relevait de sa «seule» et «unique» compétence. «Le Conseil constitutionnel rappelle qu’en vertu de l’article 163, alinéa 2, de la Constitution, la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle relève de sa seule et

Le Conseil constitutionnel rappelle que la proclamation des résultats définitifs relève de sa seule compétence

unique compétence, et ce après contrôle de la régularité des opérations électorales de cette élection, conformément aux dispositions de la loi organique relative au régime électoral et du règlement fixant ses règles de fonctionnement, tel qu’il a été précisé dans son communiqué du 14 avril 2014», précise la même source.

18 Djoumada Al Thani 1436 - Vendredi 18 Avril 2014 - N°15107 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

51,70% DE TAUX DE PARTICIPATION

L A R E V O L U T I O N PA R L E P E U P L E E T P O U R L E P E U P L E

Le taux de participation à l’élection présidentielle au niveau national a atteint 51,70 %, a annoncé, hier soir à Alger, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz. Le taux de participation à cette présidentielle est passé de 9,15% à 10h, 23,25% à 14h à 37,04% à 17h.

es Algériens, qui avaient rendez-vous hier avec cette date hisL torique du 17 avril pour élire leur Président, ont tenu à accomplir leur droit de vote de manière magistrale puisqu’il a été enregistré un taux de participation fort appréciable au vu des chiffres provisoires disponibles et en comparaison avec les précédentes consultations où il ressort une progression remarquable. La participation au vote constatée fait bonne figure par rapport à ce qui se passe dans les pays démocratiques puisqu’il est admis aujourd’hui que l’élévation du taux d’abstention est une tendance universelle. Le sens civique et patriotique des citoyens s’est donc exprimé avec éclat traduisant la prise de conscience des Algériens quant aux enjeux décisifs liés à ce scrutin pour la consolidation de l’État de droit, de la démocratie, et la préservation des acquis inestimables aux plans de la stabilité et du développement, conséquence des efforts considérables déployés des années durant pour asseoir la paix et la sécurité à travers la politique de réconciliation nationale, mais aussi par la mise en œuvre d’ambitieux programmes de développement ayant permis de jeter les bases du développement durable prenant en charge les besoins et préoccupations des ci-

toyens aux plans de l’emploi, du logement, etc. Le peuple algérien, qui a réussi à surmonter la douloureuse épreuve de la décennie noire en comptant sur lui-même et fort des valeurs de la glorieuse Révolution de Novembre, a tenu, une nouvelle fois, à répondre à l’appel du devoir en allant voter massivement.

PARTICIPATION REMARQUABLE

Les électeurs présents en force dans les bureaux de vote ont voulu, certes, signifier leur volonté de contribuer à faire en sorte que leur pays, l’Algérie, suive la trajectoire du progrès et de la modernité à travers le choix judicieux que chacun a pu faire en toute liberté dans l’isoloir. Un geste accompli le cœur plein d’espoir pour l’avenir qui se profile, mais aussi avec fierté, au regard des avancées remarquables accomplies par l’Algérie dans la construction de la démocratie, une réalité que les nombreux observateurs internationaux, présents à cette élection, ont été una-

nimes à constater, reconnaissant, lors de l’accomplissement de leur mission sur le terrain, que toutes les conditions garantissant la transparence et la régularité du scrutin étaient réunies, en plus, bien sûr, de la réalité du pluralisme politique, de la liberté d’expression, avec, sur la scène médiatique, une presse publique et privée, de l’existence d’une opposition qui active dans le cadre de la loi et participe à la vie politique, et au sein des institutions, l’Algérie devenant, de ce fait, le bon exemple à suivre aux plans des droits de l’homme et de la démocratie pour les pays qui font des efforts dans cette voie et qui sont, par conséquent, encouragés à persévérer avec conviction et courage, car c’est le seul chemin garant de stabilité et de prospérité. En attendant de connaître les résultats définitifs du vote et le nom du candidat qui aura réussi à gagner les suffrages des électeurs, et qui aura, par conséquent, la lourde tâche d’œuvrer, avec le soutien de tous, à relever les nombreux défis qui se posent, une chose est certaine : le peuple algérien vient de franchir, en cette journée historique du 17 avril, un pas important sur le chemin menant vers l’avenir que chacun attend avec impatience. El Moudjahid

Quotidien national d’information — 20, rue de la Liberté - Alger — Tél. : (021) 73.70.81 — Fax : (021) 73.90.43 — 55e Année — Algérie : 10,00 DA - France : 1 €

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Mét éo

EL MOUDJAHID

ENSOLEILLÉ

CET APRES-MIDI, A 15 H AU SIEGE DU FLN
Le SG du FLN, M. Amar Sadani, animera une conférence de presse cet après-midi à 15 h au siège du parti. ***********************************************

Conférence de presse

CE MATIN À 11 H AU PALAIS DES NATIONS

Au Nord, le temps sera généralement ensoleillé, les températures varieront entre 14 et 23° sur les régions Centre. Au Sud-Ouest, le temps sera très nuageux. A l’Est, l’on notera une prédominance du soleil. Au Sud, généralement chaud et ensoleillé avec quelques soulèvements de sable locaux. La température atteindra jusqu’à 38° à Adrar. Températures (maximales-minimales) prévues aujourd’hui : Alger (23°-14°), Annaba (19°-11°), Béchar (33°-19°), Biskra (28°-16°), Constantine (20°4°), Djelfa (28°- 9°), Ghardaïa (31°-19°), Oran (26°-14°), Sétif (21- 6°), Tamanrasset (34°-18°), Tlemcen (27°-12°).

Le président de la Commission nationale de supervision de l’élection présidentielle animera ce matin à 11 h une conférence de presse au Palais des nations du Club des Pins.

Conférence de presse de la CNSEL

A l’occasion de l’élection présidentielle du jeudi 17 avril, Algérie Poste a procédé à l’émission d’un timbre-poste commémoratif, d’une valeur faciale de 15 DA ayant pour thème  : «Election présidentielle 2014». La vente anticipée de ce timbre a eu lieu mercredi et jeudi 16 et 17 avril dans les 48 recettes principales des postes situées aux chefs-lieux de wilaya. La vente générale débutera demain dans tous les bureaux de poste. Une enveloppe 1er jour à 7 DA affranchie à 15 DA sera mise en vente avec oblitération 1er jour illustrée.

Emission d’un timbre-poste commémoratif

« ELECTION PRESIDENTIELLE 2014 »

Atelier pratique sur Microsoft Office Excel

DU 27 AU 30 AVRIL

BMGI Centre organise, du 27 au 30 avril, en son siège d’ Hussein Dey, un atelier pratique sur Microsoft Office Excel Niv. I et II qui sera assuré par un expert certifié en Excel, qui s’adresse à toute personne désirant acquérir les fonctionnalités de base et avancées de Microsoft Office Excel.

DU 21 AU 24 AVRIL AU PARC DES EXPOSITIONS DE LA SAFEX

12e édition de DJAZAGRO

LE 23 AVRIL A 9 H AU CENTRE DES CONVENTIONS D’ORAN

LES 29 ET 30 AVRIL A L’HOTEL MERCURE
BMGI Center organise, les 29 et 30 avril à l’hôtel Mercure, un séminaire de formation sur les procédures de passation des marchés (commandes et achats), règlements intérieurs des commissions, traitement des recours et règlement des contentieux. BMGI Centre organise, du 4 au 8 mai, un atelier technique portant sur la création, mise en forme et publication d’états pour analyse et interprétation des données avec CRYSTAL REPORTS qui sera animé par un expert en reporting des données et qui s’adresse aux utilisateurs, développeurs et administrateurs.

Regroupement régional des chefs d’entreprise

Séminaire de formation sur les passations de marchés

Le Forum des chefs d’entreprise organise un regroupement régional des chefs d’entreprise ouvert à tous les chefs d’entreprise de la région Ouest et aux représentants des administrations locales.

BMGI : Atelier technique

DU 4 AU 8 MAI

La 12e édition de DJAZAGRO, carrefour international des filières agroalimentaires en Algérie, ouvre ses portes du 21 au 24 avril du 10 h à18 h, au parc des Expositions de la Safex à Alger, avec 562 entreprises.

AGENDA CULTUREL
DU 19 AU 30 AVRIL LA CINEMATHEQUE D’ALGER ET DE TIZI-OUZOU

Rencontre avec la presse nationale

DIMANCHE 20 AVRIL A 10 H, A L’USTHB

Sortie nationale du film documentaire Abdelkader

Journée d’information sur les forces aériennes

LUNDI 28 AVRIL, A 8 H A SETIF

A l’occasion de la célébration du 40e anniversaire de la création de l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumediene (USTHB), le professeur Benali Benzaghou, recteur de l’USTHB, animera une rencontre avec la presse nationale, dimanche 20 avril à 10 h, à la salle du conseil de l’université (rectorat). L’Agence algérienne pour le rayonnement culturel organise la sortie nationale du film documentaire Abdelkader, en partenariat avec le Centre national de la cinématographie (Cinémathèque algérienne) et l’Entreprise publique de télévision (EPTV), du 19 au 30 avril à la cinémathèque d’Alger et du 19 au 30 avril à la cinémathèque de Tizi Ouzou. Des journées d’information sur les forces aériennes seront organisées les 28, 29 et 30 avril au centre d’information territorial de l’armée à Sétif. L’ouverture aura lieu lundi 28 avril à 8h.

DEMAIN A 17 H A LA SALLE DE CINEMA COSMOS
Sous le haut patronage du ministère de la Culture, la troisième édition du Festival culturel international de promotion des architectures de terre «Archi’Terre» se tiendra du 20 au 24 avril à l’École polytechnique d’architecture et d’urbanisme d’El-Harrach. La cérémonie d’ouverture aura lieu demain à 17h, à la salle de cinéma Cosmos de l’Office Riadh El-Feth.

3e édition de « Archi’Terre »

LUNDI 21 AVRIL, A 10 H A BOUIRA
La direction de l’industrie, de la petite et moyenne entreprise, et de la promotion d’investissement, en coordination avec l’agence Licorne de communication et ses divers partenaires, organise le 3e Salon international des industries agroalimentaires SIAGRO du 10 au 12 juin à la salle omnisports de Bouira. À cette occasion, une conférence de presse sera organisée lundi 21 avril à 10h à la maison de la Culture Ali-Zamoum.

Conférence sur le 3e SIAGRO

LUNDI 28 AVRIL, A LA SALLE IBN ZEYDOUN
À l’occasion de la célébration de la journée internationale du Jazz, décrétée par l’UNESCO en 2011, l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel présente, en partenariat avec l’Office Riadh El-Feth, l’ensemble Diagonale de Jan Chrizstophe Cholet – le projet Nights in Tunisia. Le concert aura lieu lundi 28 avril à la salle Ibn Zeydoun.

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Journée internationale du Jazz

Vendredi 18 Avril 2014

EL MOUDJAHID

L’événement
ALI BENFLIS :

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L

Après avoir accompli son devoir électoral, la secrétaire générale du Parti des travailleurs a expliqué qu’elle «respecte le libre arbitre de chacun, le plus important est qu’il n’y ait aucune pression sous toutes ses formes». Et d’ajouter : «Aujourd’hui, celui qui essaiera de frauder les élections est en train de condamner notre pays. Celui qui ne veut absolument pas accepter la souveraineté du peuple et qu’il ne veut pas attendre la fin du dépouillement afin de proclamer sa victoire, alors celui là veut s’accaparer de la souveraineté populaire, cela veut dire aussi qu’il est prêt à être un président imposé par les chars et les avions de guerre américains. On n’acceptera aucune tutelle étrangère sous n’importe quels prétextes. Le peuple algérien n’acceptera jamais ceci et va s’opposer par tous les moyens». Mme Hanoune a indiqué que «jusqu’à maintenant, je reste optimiste quand à la réaction du peuple algérien car elle reflète sa prise de conscience et sa grande capacité de discernement politique et définir les priorités. Indépendamment des résultats ça sera la plus grande victoire». Elle a estimé dans ce contexte qu’«il y a une détermination évidente par delà du résul-

« Je reste optimiste quand à la réaction du peuple »
LOUISA HANOUNE :

tat.» Aussi, «il ya une conscience des Algériennes et des Algériens, ils ne supportent pas la menace, ni la terreur, ils ont déjà beaucoup payé dans ce sens. Cette journée va être historique. Ceux qui parlent déjà de fraude après juste deux heures d’ouverture de bureaux de vote ce n’est pas rationnel», a-t-elle souligné, avant d’ajouter : «nos militants qui sont dans les bureaux de vote n’ont signalé pour l’ins-

« Contre toutes les formes de violence »
ALI FAOUZI REBAINE :
Comme chaque année, Ali Faouzi Rebaine accomplit son droit de vote à Alger-Centre, au CEM Berkani, au cœur de la capitale, plus précisément au boul e v a r d Mohamed V. Il était en effet 11h15, lorsque le candidat à la présidentielle fait irruption dans le bureau de vote, sous les crépitements des appareils photo des nombreux photographes et les prises de vue des caméramen des chaînes de télévision. Sollicité par les journalistes après avoir glissé l’enveloppe dans l’urne, le président du parti Ahd 54 s’est contenté d’une brève déclaration dans laquelle il a incité le peuple algérien à voter massivement. Et à choisir surtout le bon candidat. «Nous sommes tous responsables de l’issue et des résultats de ce scrutin. Le peuple doit savoir que nous sommes tous concernés par ces élections car il y va de l’avenir de l’Algérie», a-t-il commenté en réaffirmant à cette occasion sa conviction de préserver le pays contre toutes les formes de déstabilisation. «Nous aussi, nous sommes contre la violence et nous voulons du bien pour notre pays, a-t-il précisé, et j’espère que cette fois-ci, les résultats seront différents de ceux des précédents scrutins. Il est à rappeler que le corps électoral de la commune d’Alger-Centre s’élève à 54.559 électeurs encadrés par 1.070 encadreurs mobilisés pour l’opération électorale. Au total, on compte 21 centres de vote et 192 bureaux de vote. S.A.M.

Le plus jeune candidat à la présidentielle, Abdelaziz Belaïd a accompli hier matin son devoir électoral peu après 10h00 dans le bureau numéro 29, au centre de vote relevant de l’école Mohamed Belaâredj de Jolie-Vue, à Kouba devant une trentaine de journalistes. Visiblement détendu, le candidat à la magistrature suprême qui était accompagné par son directeur de campagne, M. Abdellah El Ouafi a pris son temps, avant de glisser son bulletin de vote dans l’urne, pour saluer les assesseurs du bureau de vote et les électeurs présents, distribuant généreusement poignées de mains et embrassades. Il a cette occasion appelé la population, notamment les jeunes à voter massivement « Je demande aux citoyennes et citoyens d’accomplir leur devoir électoral pour choisir leur dirigeant dans l’avenir. Cet acte de citoyenneté qui est un devoir et un droit en même temps est très important car il représente tournant essentiel et décisif pour l’Algérie », a-t-il déclaré à la presse, avant de souhaiter une bonne participation aux élections et un bon déroulement du scrutin. Le benjamin des six candidats à l’élection présidentielle, a exprimé, par ailleurs le souhait de voir le scrutin se dérouler dans la «transparence et la sérénité pour la stabilité du pays et la démocratie», tout en espérant un «avenir serein et stable pour l’Algérie », a-t-il notamment annoncé.

« J’aspire à un lendemain serein et stable pour l'Algérie »
ABDELAZIZ BELAID :

tant aucun dépassement. Ceux qui prétendent qu’il y a déjà fraude en réalité ne reconnaissent pas la souveraineté du peuple, ils n’aspirent pas à la démocratie et ils veulent s’imposer par n’importe quel moyen y compris la violence et ils comptent sur un soutien extérieur mais le peuple algérien n’acceptera jamais, au contraire il refuse que l’Algérie vive encore une fois l’épisode du sang et la destruction.» Pour la candidate à l'élection présidentielle, le peuple aspire à un avenir meilleur après qu’il ait repris la paix. «Le peuple algérien a compris le message et je pense qu’il va se comporter de la même manière que le 5 juillet 1962. Le peuple algérien va officialiser la souveraineté nationale, refuse toute intervention étrangère et va répondre au gouvernement français, aux ONG américaines qui veulent tâter la situation afin de déstabiliser l’Algérie. Je pense que l’Algérien a démontré son sens du nationalisme et il est capable de vaincre les aventuriers. L’Algérie ne se transformera pas en Syrie, ni en Libye. L’Algérie restera l’Algérie», a-t-elle déclaré. Wassila Benhamed

Ph : Louiza

MOUSSA TOUATI VOTE A MEDEA:

« Nous rejetons les alternatives qui remettraient en cause la stabilité du pays » Le candi-

dat du Front national algérien (FNA) M o u s s a Touati à l'élection présidentielle a estimé, hier à Médéa, où il a voté favorable à «un bulletin blanc» que l'option d'alternatives remettant en cause la stabilité du pays. «Nous préférons le vote à bulletin blanc, à défaut d’un choix pour un candidat, que d’opter pour des alternatives qui remettraient en cause la stabilité du pays», a souligné M. Touati au bureau de vote de l’école 24-Février de Médéa. Rappelant son appel pour le «respect de la volonté et du choix des électeurs», il a indiqué à sa sortie du bureau de vote que la participation à ce scrutin est «la seule issue pour rompre définitivement avec les pratiques du passé, qui ont caractérisé le système politique en Algérie». Le candidat du FNA a estimé également que le peuple algérien «ne sera pas entraîné vers la violence», avant d'affirmer que «le recours à la désobéissance civile ou à la violence est à écarter, car le citoyen algérien refuse toute forme d’anarchie qui pourrait pousser le pays vers l’inconnu». En réponse à une question sur l’éventualité d’un second tour, M. Touati a affirmé qu’il est «inconcevable» qu’il n’y ait pas de second tour, s’étonnant qu’un seul candidat «puisse passer dès le premier tour, alors qu’il a en face de lui d’autres candidats capables également d’obtenir des voix leur permettant d’accéder à un second tour».

Ph : A. Hammadi

Vendredi 18 Avril 2014

Ph : Nesrine

Ph : Billal

Ph : Nacéra

e Président de la République, candidat indépendant à l'élection présidentielle 2014, Abdelaziz Bouteflika, a accompli hier matin à Alger son devoir électoral. M. Bouteflika s'est déplacé à 10h34 au centre de vote Bachir-El-Ibrahimi à El-Biar sur un fauteuil roulant, saluant à son arrivée les nombreux représentants de médias nationaux et étrangers. Le candidat Bouteflika, qui était accompagné de membres de sa famille, n'a pas manqué de saluer des citoyens venus accomplir leur devoir électoral. Le candidat indépendant Bouteflika brigue un quatrième mandat consécutif pour la magistrature suprême après ceux de 1999, 2004 et 2009.

Le candidat Bouteflika accomplit son devoir électoral

« L’avenir de notre pays est entre les mains du peuple »
Le candidat à la présidentielle M. Ali Benflis a accompli, hier, son devoir électoral à l'école primaire Mohamed-Alik, Hydra (Alger). S’exprimant à cette occasion, l’ancien chef du gouvernement a souligné qu’il venait accomplir son devoir électoral «avec un sentiment de confiance et d’espoir pour mon pays». «Je saisis cette opportunité pour renouveler à mes concitoyens mon appel pour qu’ils participent massivement à ce scrutin déterminant». «L’avenir de notre pays est entre les mains du peuple qui est souverain», a-t-il ajouté. Il s’est également déclaré «convaincu que le changement et le renouveau par la voie pacifique des urnes est à portée de nos mains». «Notre pays a un rendez-vous décisif avec son histoire, un rendez-vous qu’il est important pour nous tous de ne pas manquer». Et d’ajouter que «chacun d’entre nous doit être convaincu que le changement démocratique auquel nous aspirons commence aujourd’hui». Selon lui, «la fraude à laquelle nous sommes habitués persiste toujours». Et de poursuivre : «Pour sauver notre pays de la crise et assurer son avenir, il est nécessaire d’instaurer la paix et la démocratie ainsi que le respect de la souveraineté du peuple algérien». L’ancien ministre de la Justice a relevé, par ailleurs, le fait que «personnellement, j’ai mis en garde contre la fraude durant la période électorale». Le candidat a rappelé qu’«il est venu avec son projet pour le renouveau national», qui vise, a-t-il ensuite précisé, «l’instauration d’un Etat de droit démocratique, fondé sur des institutions fortes, responsables, ayant pour principes et mode de fonctionnement les règles de bonne gouvernance et les mécanismes de concertation et de dialogue ». Néanmoins, devant les journalistes qui le pressaient de questions, il dira : «Je suis convaincu que si le vote ne se déroule pas dans la transparence et que la fraude persiste, l’Algérie ne sortira jamais de sa crise.» Enfin, il tiendra à réitérer le fait qu’il est contre toute forme de violence en cas d’échec : «Je suis un homme de paix, de stabilité et de réconciliation et je suis un homme qui refuse la violence comme moyen de communication, et je n’appellerai jamais à celà», a-t-il précisé à la fin Makhlouf Ait Ziane

Ph : A. Yacef

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L’événement
Veille et coordination à la direction de campagne du candidat Bouteflika
PERMANENCE DES CANDIDATS QG DE LOUISA HANOUNE

EL MOUDJAHID

Assurer la coordination avec les contrôleurs des bureaux de vote à travers les wilayas de l'Algérie et recueillir en temps réel des informations sur le déroulement du scrutin dans un esprit de veille sur les conditions de transparence, forment la mission principale du staff de la direction de la campagne électorale du président-candidat Abdelaziz Bouteflika, au jour du scrutin, a-t-on appris hier sur place. S'informer sur l'engouement des populations pour le vote et s'assurer de la représentativité du candidat Bouteflika en termes de contrôleurs au niveau des bureaux de vote, représentent l'autre souci du personnel actif mobilisé pour l'occasion, a expliqué à l'APS, Madjid Bekkouche, membre de la direction de la communication de la direction de campagne. "Le jour du scrutin, notre travail consiste notamment à assurer la coordination avec les directions de campagne locales et recueillir les infor-

QG DE CAMPAGNE DE BENFLIS
Véritable quartier général (QG), le siège de campagne du candidat indépendant à l'élection présidentielle, Ali Benflis, ne désemplissait pas hier matin, pris d'assaut par les membres du staff de campagne, les sympathisants et des journalistes nationaux et étrangers. Tenant à être les premiers à prendre part aux activités de la direction de campagne, de nombreux sympathisants ont passé la nuit dans leurs véhicules, stationnées à côté ou aux abords du QG du candidat Benflis, pour ne rien rater. Des journalistes, issus d'organes privés et publics, se sont présentés très tôt au siège pour s'enquérir de l'ambiance qui y régnait, et arracher d'éventuelles déclarations que pourrait faire le candidat lui-même ou l'un de ses représentants. Une grande salle, dotée d'une connexion Wifi, leur a été réservée pour leur permettre de réaliser leurs interviews et envoyer leurs articles. Des envoyés spéciaux et des correspondants de chaînes de télévisions et d'organes de presse étrangers se trouvaient aussi au siège de campagne de Benflis, l'un des six candidats en lice pour la magistrature suprême. Abordant de jeunes sympathisants de Benflis, une journaliste étrangère, parlant un français sans accent, voulait savoir quelles

Activité febrile

mations sur le déroulement de l'opération de vote", a indiqué M. Bekkouche, ajoutant que le staff veille à "assurer une parfaite représentativité du candidat au niveau des bureaux de vote" en terme de contrôleurs déployés. La direction de campagne du président-candidat Abdelaziz Bouteflika a mobilisé 60.520 contrôleurs au niveau des centres et bureaux de vote. Parmi les tâches à accomplir de la direction de communication,

figure aussi le suivi de l'information concernant le déroulement du vote diffusée sur la Toile et autres réseaux sociaux, a-t-il ajouté. Le staff mobilisé pour l'occasion, travaille dans l'effervescence et dans une ambiance bon enfant. Chaque membre, mine concentrée et déterminée, vaquait au travail que lui a été confié dans la perspective de l'accomplir avec succès. APS

Au quartier général de la permanence de la candidate du Parti des travailleurs (PT) à l'élection présidentielle situé à Belfort (El Harrach) la direction centrale du parti intensifiait les contacts avec les représentants locaux pour le suivi du déroulement du scrutin. Quatre membres de l'étatmajor de la campagne formant une cellule de suivi, coordonnaient avec les représentants du parti dans les bureaux de vote et les commissions wilayales de surveillance de l'élection. "Ils doivent être attentifs et enregistrer la moindre défaillance pouvant entacher le processus électoral, a indiqué à l'APS le directeur de campagne Djeloul Djoudi. "La cellule est en contact permanent avec les représentants du parti dans les wilayas et reçoit des rapports périodiques sur le déroulement du scrutin et les taux de participation dans chaque bureau de vote", a-t-il dit confiant. "Jusqu'à 13h aucun recours ni doléance n'ont émané des représentants du parti. Les choses se déroulent normalement selon les rapports des militants", a-t-il soutenu. A l'exception de l'interdiction de l'accès d'un bureau de vote, aux militants du PT à Mostaganem au début du scrutin, les représentants n'ont enregistré aucune doléance faisant état de dépassement", assure encore le directeur de campagne de Louisa Hanoune. Cette dernière qui a accompli son devoir électoral à Alger a intégré la permanence pour superviser le travail du staff, a encore
Ph : Nesrine

Le scrutin au microscope

ajouté M. Djoudi annonçant que la "candidate demeurera au QG". Il s'est dit satisfait du climat serein qui a prévalu au niveau national déplorant certains saccages mercredi dernier dans certains bureaux Bouira, Bejaia et Batna et auxquels il a été vite remédié. "Dans les autres wilayas, notamment Ghardaïa, Ouargla et Djelfa, les représentants du parti n'ont signalé aucun fait marquant", a-til affirmé. Il s'est félicité de la large adhésion populaire en faveur de la candidate du PT lors de ses meetings animés dans 30 wilayas. "Le calme qui a empreint de scrutin dénote le succès de la campagne électorale durant laquelle Mme Hanoune n'a cessé de mettre en garde contre les appels à la violence prônés par des aventuriers". "Abstraction faite des résultats, la plus grande victoire sera de sortir le pays de cette épreuve plus forte et plus unie que jamais", a considéré Mme Hanoune devant la presse après avoir accompli son devoir électoral.

Ph : Nesrine

étaient "les raisons qui les ont poussés à soutenir ce candidat en particulier". Les chefs des partis politiques, soutenant la candidature de Benflis, s'approchaient des journalistes et entamaient avec eux des discussions tournant autour, notamment, de l'événement du jour, pour ne pas dire de l'année, l'élection présidentielle. Outre les halls bondés de monde depuis 8 heures du matin, l'ensemble des bureaux que compte la villa, de trois étages, abritant le siège de campagne, étaient occupés par les équipes en charge de la mobilisation, de la communication et la logistique. "Où sont passées les photos de Si (monsieur) Ali en train de voter ? Nous devons les mettre sur le site (de campagne) et nos pages Facebook", a demandé, avec beaucoup d'enthousiasme, un des responsables de la

communication, à M. Abdelkader Sallat, directeur de campagne de Benflis. Une autre salle a été consacrée aux responsables chargés du suivi du déroulement du scrutin à travers le pays. Les contacts sont établis en permanence avec les surveillants du scrutin accrédités par le staff de Benflis. "Nous suivons le déroulement du scrutin depuis l'ouverture des bureaux et des centres de vote. Cela nous permet de connaître le taux de participation au fur et à mesure", a expliqué à l'APS, M. Sallat, qui s'apprêtait à sortir du siège pour se rendre à la villa où réside actuellement le candidat Benflis. "L'activité est appelée à doubler cet après-midi. Plus on approche de la fin journée plus la tension monte", selon un membre du staff de campagne du candidat.

Une ambiance particulière régnait hier à la permanence d'Abdelaziz Belaid, candidat à la présidentielle du 17 avril 2014, donnant l'impression d'une véritable fourmilière où chaque militant s'affairait à sa mission. M. Belaid, candidat du Front Al Moustakbal, a rejoint tôt le matin sa permanence nationale sur les hauteurs d'Alger, avant de la quitter vers 9h45 pour aller accomplir son devoir électoral à l'école Mohamed-Belaaradj à Jolie vue (Kouba). Les membres de la permanence s'interrogeaient ensuite sur la chaîne nationale qui diffusera l'opération de vote de Belaid. "Ce sera sur A3, disait l'un d'eux. Je pense que c'est sur Canal Algérie", estimait un autre. Les "jeunes de Belaid" se sont rassemblés au 3e étage pour vivre "on live" un moment qu'ils qualifient d'"historique". Vers 10h30 Belaid revient à la permanence après avoir voté, alors que les militants du Front Al Moustakbal étaient toujours à l'attente des images de leur candidat en train de voter. Ils n'ont pu le faire qu'à 11h00 et la vidéo a été tout de suite publiée sur la page Facebook officielle du candidat. Le directeur de campagne, Abdellah El Ouafi, rappelle les troupes à l'ordre et leur ordonne d'aller s'occuper de leurs tâches. "Nous ne devons rien laisser au hasard. Chacun de vous à une mission. La journée sera longue. Un maximum de concentration pour avoir le sentiment du devoir accompli après plusieurs mois de travail", lance-t-il, au moment où des journalistes de différents médias nationaux commençaient à rejoindre le Quartier général du candidat Abdelaziz Belaid. Une

Les militants découvrent l'ambiance de la présidentielle
FRONT AL MOUSTAKBAL

Ph : Nacéra

équipe chargée des statistiques s'est installée au rez-de-chaussée de la permanence pour suivre l'évolution du taux de participation et faire le point au fur et à mesure que l'opération avance. La récolte de toutes les informations en relation avec la présidentielle est aussi l'une de leurs tâches. "Nous sommes représentés au niveau de tous les centres électoraux. Nous récoltons des données sur le taux de participation pour faire le point à 12h, 16h, 18h et 20h. A la fin de l'opération, nous pourrions avoir le nombre de votants, et les voix récoltées par notre candidat", a précisé à l'APS le responsable de la cellule statistique. Au Centre web, les militants suivaient les contenus des sites internet et les sites électroniques des journaux pour informer ensuite le directeur de communication, Ahmed Bensebane, de l'évolution du scrutin présidentiel. M. Belaid a effectué une tournée dans la permanence pour s'assurer du bon fonctionnement du dispositif mis en place. "Allah y âouenkoum" (Que Dieu vous aide), a lancé Belaïd avant de rejoindre son bureau.

Vendredi 18 Avril 2014

EL MOUDJAHID

L’événement
OULD KHELIFA :

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« Le peuple attend une élection honnête et transparente » Le président de l'Assemblée poputransparente» a soutenu M. Ould
laire nationale Mohamed Larbi Ould Khelifa a mis en avant, hier à Alger, l'importance de l'élection présidentielle pour la construction d'un «avenir prospère» pour l'Algérie. M. Ould Khelifa qui s'exprimait devant la presse après avoir accompli son devoir électoral au centre de vote Saadi 1 à Ben-Aknoun a formé le vœu que le scrutin se déroule dans un «climat sain» et en «toute transparence». Le peuple algérien attend à son tour une «élection honnête et Khelifa qui a souhaité «un avenir prospère» pour l'Algérie. Le président du Conseil constitutionnel, Mourad Medelci, a accompli son devoir électoral dans le même centre. Pour sa part, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a voté à l'école AhmedAroua, à Bouchaoui. Le Premier ministre par intérim Youcef Yousfi a accompli son devoir électoral à l'école El Ghazali à El Mouradia.

MOHAMED SBIH, CHEF DE LA MISSION DES OBSERVATEURS DE LA LIGUE ARABE :

« La réussite de la démocratie en Algérie importante pour les pays arabes »

«Une véritable leçon de démocratie»
SELLAL :

Le chef de la mission d'observation de la Ligue arabe pour la présidentielle, Mohamed Sbih, a indiqué hier à Alger que la réussite de la démocratie en Algérie qui reste un modèle pour de nombreux pays était «importante» pour les pays arabes. «Le vote du peuple algérien dans le cadre de la présidentielle pour la réussite de la démocratie est important pour les

pays arabes», a précisé M. Sbih, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe, dans une déclaration à l'APS. Le climat serein qui règne entre les représentants des candidats dans les bureaux de vote montre que les candidats «font primer l'intérêt de l'Algérie pour une élection transparente et démocratique», a estimé le représentant de l'organisation panarabe. Les membres de la mission étaient présents à travers les différentes wilayas du pays avant l'ouverture des bureaux de vote, a fait savoir M. Sbih, précisant que les rapports émanant des observateurs présents dans les bureaux de vote «font état du bon déroulement de l'opération». Selon les rapports parvenus à la salle des opérations, dans la capitale, l'opération se déroule «dans la transparence», a-t-il dit, déplorant toutefois quelques "dépassements».

Le scrutin prolongé jusqu’à 20 h dans 36 wilayas
COMMUNIQUÉ DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

«J’ai accompli mon devoir de citoyen et je suis très confiant quant au déroulement de ce scrutin à l’échelle nationale, les citoyens ont donné une véritable leçon de démocratie au monde entier et particulièrement à ceux qui espéraient un faux pas. Dieu merci, le peuple a encore une fois fait preuve de maturité et a affiché son adhésion au projet de la paix et de stabilité».

L'opération de vote dans le cadre de l'élection présidentielle est prolongée d'une heure (de19h00 à 20h00) dans 36 wilayas, a annoncé hier le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales dans un communiqué. «Conformément à l'article 29 de la loi organique 01-12 du 12 janvier 2012 portant régime électoral et pour faciliter aux électeurs l'exercice de leur droit de vote, le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales annonce que le scrutin est prolongé d'une heure (de 19h00 à 20h00 ) dans les wilayas suivantes : - Adrar : Communes concernées (27) Adrar, Tamest, Cherouine, Reggane, In Zeghmir, Tit, Ksar Kadour, Tsabit, Timimoun, Ouled Said, Zaouia Kenta, Oulf, Tamekten, Tamntit, Fenoughil, Tenerkouk, Deldoul, Sali, Akebli, Lemtarfa, Ouled Ahmed Temi, Bouda, Ougrout, Talmine, Bordj Badji Mokhtar, Sebaa, Ouled Aissa. - Chlef : toutes les communes de la wilaya (35). - Oum El Bouaghi : Communes concernées (03) : Oum El Bouaghi, Ain Beida, Ain M'lila. - Biskra : toutes les communes de la wilaya (33). - Bechar : Communes concernées (02): Bechar, Beni Ounif. - Blida : Communes concernées (14): Blida, Ouled Yaiche, Beni merad, Oued El Alleug, Boufarik, Soumaa, Mouzaia, Cheffa, El Afroun, Larbaa, Bougara, Meftah, Bouinane, Chebli. - Bouira : Communes concernées (14) Lakhdaria, Bouira, Ain Bessam, Sour El Ghozlane, Dira, Hakimia, Dechmia, Maamoura, Ridane, Bir Ghbalou, Raouraoua, El Khabouzia, Souk Khemis, El Mokrani. - Tamanrasset : toutes les communes de la wilaya (10). - Tlemcen : toutes les communes de la wilaya (53). - Tiaret : toutes les communes de la wilaya (42). - Alger : toutes les communes de la wilaya (57). - Djelfa : Communes concernées (07) Djelfa, Hassi Behbah, Dar Chboukh, Mliliha, El Idrissia, Charef, Ain Oussera. - Jijel : Communes concernées (13) Jijel, Taher, Chekfa, Anseur, Stara, El Milia, Sidi Maarouf, Aouana, Djamila, Teksana, Ziama Mansouriah, Kaous, Emir Abdelkader. - Saida : Communes concernées (08) Saida, Ain Lahdjar, Moulay larbi, Sidi Ahmed, Hassasna, Maamoura, Ain Skhouna, Youb. - Skikda : Communes concernées (06) Skikda, Azzaba, Djendel Saadi Mohamed, Ain Cherchar, El Haouch, Ramdane Djamel. - Sidi Bel Abbès : Commune concernée (01) Sidi Bel Abbès.

-Annaba : Communes concernées (04) Annaba, El Bouni, El Hadjar, Sidi Amar. -Guelma : Communes concernées (04) Guelma, Oued Zenati, Belkheir, Boumahra Ahmed. - Constantine : Toutes les communes de la wilaya (12). - Médéa : Communes concernées (15) Médéa, Draa semar, Tamezghida, Ouamri, Oued Harbil, Hennacha, Ouezra, Benchicaou, Hamdania, Tizi Mehdi, Beni Slimane, Bouskène, Berrouaghia, Rabiaa, Ouled Daid. - Mostagamen: Toutes les communes de la wilaya (32). - Masacara : Toutes les communes de la wilaya (47). - Ouargla : Communes concernées (02) Ouargla, Rouissat. - Oran: Communes concernées (5): Oran, Bir El Jir, Es Senia, Oued Tlelat, Sidi Chami. - El Bayadh : Communes concernées (04) El Bayadh, Labiod Sidi Cheikh, Bouktob, Brizina. - Illizi : Toutes les communes de la wilaya (06). -Bordj Bou Arréridj: Communes concernées (27) Bordj Bou Arréridj, Ras El Oued, Ouled Braham, Ain Tesra, Mansourah, El Mhir, Ben Daoud, Ouled Sidi Brahim, Haraza, Hamadia, Ksour,El Euch, Errabta, Bir Kasdali, Sidi Mebarek, Bordj Zamoura, Tsamert, Bordj Ghdir, Laanasser, Belimour, Takaliit, Ghelassa, Medjana, Yachir, Hasnaoua, Thniat Nars, Khalil. - El Tarf : Toutes les communes de la wilaya (24). - Tindouf : Toutes les communes de la wilaya (02). - El Oued : Communes concernées (09) El Oued, Bayadha, Nakhla, Kounine, Rams, Guemar, Rguiba, Djamaa, El Mghaier. - Khenchela : Communes concernées (13): Khenchla, Ain Touila, Metoussa, Kaiss, Taouziant, Rmila, Hamma, Beghai, Tamza, Nsigha, Ouled Rechach, Mahmal, Bouhmama. - Ain Defla : Communes concernées (08) : Ain Defla, Meliana, Khemis Meliana, Attaf, Abadia, Djendel, Rouina, El Amra. - Naama : Communes concernées (06) Mechria, Ain Ben khelil, Asla, Sfisisfa, Naama, Ain Sefra. - Ain Temouchent : Toutes les communes de la wilaya (28). - Ghardaia : Toutes les communes de la wilaya (13). - Relizane : Communes concernées (04) Relizane, Zemoura, Sidi M'hamed Ben Ali, Oued Rhiou. Un total de 590 communes concernées par la prolongation.

Le représentant des observateurs de l'Union africaine (UA), Diallo Falilou, a félicité, hier à Alger, l'Algérie du «bon déroulement» et de la «bonne organisation» de l'élection présidentielle. «Nous sommes contents de constater que l'élection présidentielle s'est déroulée dans de bonnes conditions, notamment à travers le déploiement du dispositif sécuritaire», a déclaré M. Falilou, à l'issue d'une audience qu'a accordée le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, à un groupe d'observateurs de l'UA. M. Falilou qui est aussi l'ancien ministre et conseiller du président du Sénégal a estimé que les électeurs avaient voté dans de «bonnes conditions» étant donné que les bureaux de vote étaient munis d'isoloirs, contrairement à d'autres pays africains, relevant la «forte présence féminine dans les bureaux de vote». Cette élection présidentielle est un «acquis démocratique» pour l'Algérie, a ajouté le représentant

Des observateurs de l'Union africaine félicitent l'Algérie pour le « bon déroulement » de l’élection

Le Premier ministre par intérim, Youcef Yousfi a reçu jeudi à Alger Falilou Diallo, ancien ministre et conseiller spécial du président de la République du Sénégal, Vice-président de l'Observatoire panafricain de la démocratie (OPAD), en visite d'amitié en Algérie. M. Diallo, qui se trouve en Algérie pour suivre de déroulement de l'élection présidentielle dans le cadre du dispositif d'observation internationale, «a eu ainsi à s'informer sur les efforts déployés par l'Etat à l'effet de réunir toutes les conditions nécessaires, tant sur le plan humain que matériel, pour la réussite du scrutin», ont indiqué les services du Premier ministre dans un communiqué. M. Yousfi s'est, pour sa part, félicité de la présence en nombre des observateurs internationaux invités à suivre, dans toutes ses phases et sur l'ensemble du territoire national, le déroulement de cette élection présidentielle. APS

M. Yousfi reçoit le vice-président de l'OPAD

L'ambassadeur des Etats-Unis à Alger, Henry S. Ensher, s'est offert jeudi une balade à pied au centre-ville profitant de cette journée printanière, a-t-on confirmé auprès de l'ambassade américaine. «L'ambassadeur s'est déplacé au centre-ville d'Alger pour prendre un café profitant de cette belle journée printanière», a indiqué la même source. C'est la première fois qu'un diplomate américain de ce rang se balade librement à Alger et en toute sécurité, au moment même où les Algériens étaient affairés à accomplir leur devoir électoral pour élire le futur président de la République, a-t-on estimé. Par ailleurs, l'ambassade a fait savoir que des diplomates américains se sont déplacés, dans la journée, dans des quartiers populaires d'Alger (Bab ElOued, Mohamed-Belouizdad, etc.) pour s'enquérir, de façon «informelle» et «indépendante», du déroulement du scrutin dans des bureaux de vote. Ce déplacement, a indiqué la même source, s'inscrit dans le cadre des activités de ses diplomates dans le pays d'accueil dans le but de transmettre à Washington «leurs impressions».

L’ambassadeur US se balade à pied à Alger

des observateurs de l'UA, qui a également noté l'«importance du non report» de l'élection. L'ancien ministre sénégalais a fait, par ailleurs, un constat «positif» des moyens techniques et matériels mis en place en cette occasion. Il a noté, à ce propos, que de nombreux pays africains étaient contraints de louer le matériel de vote, lors d'organisation d'élections présidentielles. Pour sa part, le chef de la mission de l'UA, Deleita Mohamed Deleita, a observé que le vote s'était «bien passé» en général dans les centres de vote visités par les observateurs de l'UA. A l'issue de l'audience, le groupe des observateurs de l'UA ont visité le centre des opérations du suivi du vote de la communauté nationale établie à l'étranger au siège du ministère des Affaires étrangères. Des explications techniques ont été fournies aux observateurs qui ont mentionné que ces moyens électroniques «allaient renforcer la crédibilité du scrutin».

Vendredi 18 Avril 2014

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L’événement
CNISEP

EL MOUDJAHID

Une vingtaine de recours enregistrés
Il y avait foule tout au long de la journée d’hier au siège de la Commission nationale indépendante de surveillance de l'élection présidentielle qui a pris place à l’ex-CPVA.

E

t pour cause, les dizaines de journalistes qui ont fait le pied de grue depuis les premières heures de cette longue journée savaient qu’il y a matière à remplir des journaux et des journaux. « On nous a promis des points de presse toutes les deux à trois heures. Les apparitions de Fatah Boutbik sont dictées par le nombre de doléances que sa commission reçoit. Ceci induit-il donc qu’il y a moins de recours arrivés au niveau de la CNISEP ? Le président de CNISEP revient sur la scène pour la deuxième fois. Ce dernier révèle aux journalistes que 10 autres recours ont été enregistrés dans l’après-midi, s’ajoutant du coup à la dizaine d’autres supposés dépassements reçus par la CNISEP durant la matinée. Ces recours sont tous liés au non-respect du cadre légal du vote. « Il faut savoir qu’il existe des recours fondés, d’autres pas. Notre commission s’attelle à vérifier auprès des commissions de wilayas et même au niveau de l’administration centrale s’il y a eu réellement des dépassements. S’il s’avère après enquête et vérification que ces recours sont fondés, on saisit immédiatement le ministère de l’intérieur », a expliqué Fateh Boutbik qui citera parmi les re-

cours les plus importants le cas enregistré à Hanine (Tlemcen) où la CNISEP a été alertée sur un cas de violation jugé grave par Boutbik. « Il s’agit d’un décalage du nombre des inscrits entre la liste validée la

La Commission nationale de supervision de l'élection présidentielle (CNSEL) a été destinataire, depuis le début du scrutin et jusqu'au début de l’après-midi, de 92 recours essentiellement liés au non scellement d'urnes dans certains centres de vote, a indiqué, hier après-midi, le vice-président de la commission, M. Abdelouafi Khelifi. La CNSEL a été destinataire, jusqu'à 14 heures, de "92 recours dont 55% liés au non scellement d'urnes dans certains bureaux de vote", à déclaré M. Khelifi à l'APS. Le non scellement de certaines urnes "ne veut pas dire qu'elles étaient ouvertes auparavant. Les urnes en question étaient fermées à double clés ; la première confiée au chef du bureau de vote et la deuxième au plus âgé de ses collaborateurs", a précisé M. Khelifi, ajoutant que "le scellement, qui constitue une mesure supplémentaire au verrou de l'urne stipulée par la loi, n'a aucun impact sur le déroulement du scrutin". Les recours restants sont liés à la mauvaise disposition des bulletins de vote, au non affichage de la liste des membres des bureaux de vote, à l'absence de ces derniers et à la non conformité des isoloirs aux conditions légales, a précisé le vice-président de la CNSEL. Certains recours liés au scellement ont été immédiatement et systématiquement tranchés par les souscommissions. Les recours qui requéraient un examen plus approfondi ont été soumis pour délibéra-

tion à la cellule centrale de la CNSEL, a-t-il ajouté.

92 recours
CNSEL

veille et celle établie le jour du vote. On a nous a signalés que la différence dans le nombre des inscrits était de 1.000 », a-t-il confié. A Tlemcen, toujours, la commission a été alertée sur un dépasse-

ment qu’auraient commis les représentants du candidat Benflis en exhibant son portrait à l’intérieur d’un centre de vote. A Tizi-Ouzou, on signale des tentatives condamnables visant à influencer les élec-

teurs sur le choix d’un candidat précis tandis qu’à Biskra, la CNISEP a pris acte des agissements d’un centre de vote qui aurait refusé de communiqué les chiffres aux représentants des candidats. Un autre recours parvenu de Tlemcen a fait état de pressions exercées sur des citoyens. Les médias n’ont pas été épargnés dans cette joute électorale puisque Fatah Boutbik révèle que deux supports médiatiques ont été cités comme des médias ayant tenté d’influer les citoyens sur le choix de leur candidat. Déjà dans la matinée, et avant même midi, la CNISEP a reçu dix recours émanant de 7 wilayas. Il s’agit de Bejaia (2), Mostaganem (2), Bouira (2), Tizi-Ouzou, Batna, El Tarf et Khenchela. Cependant, les dépassements les plus graves ont eu lieu à Bouira qui a vu des bureaux de vote saccagés dans les communes de Saharidj et Mach'dellah, de même qu’à Bejaia où un bureau de vote à été saccagé à la veille du scrutin à Ighil Ali. Cependant, Fatah Boubtik a affirmé que « les choses sont rentrées dans l’ordre, le vote a été rétabli et les citoyens ont repris leurs activités électorales, normalement » SAM

Ph. : Wafa

« 12 recours enregistrés aux premières heures du scrutin » Il y a lieu de relever que "La CNSEL a été destinataire, aux premières heures du matin et jusqu'à 10 heures, de 12 recours, portant en majorité sur des urnes non scellées, notamment à Alger", a déclaré le responsable à l'APS faisant savoir que les sous-commissions de compétence ont émis dans l'immédiat des décisions faisant obligation au présidents des bureaux de vote de mettre les urnes en question sous scellés. "Les décisions ont été mises en œuvre", a-t-il dit soulignant que le scrutin se déroule dans de bonnes conditions. "Avant 7 heures, les membres et auxiliaires de la CNSEL se sont déployés dans les centres de vote pour veiller au grain", a-t-il rappelé. La CNSEL est composée de 362 magistrats et compte 11.500 auxiliaires entre juges, greffiers, huissiers et traducteurs assermentés qui ont bénéficié d'une formation sur le déroulement du processus électoral. « Le scrutin se déroule normalement », a souligné le président de la CNSEL. Le président de la CNSEL, Lachemi Brahmi, a affirmé, hier, que le scrutin se déroulait normalement et qu'aucun fait marquant n'a été signalé. M. Brahmi, qui a visité des centres de vote à Chéraga et Dar El Beïda (Alger), pour s'enquérir du

La Commission nationale de supervision de l'élection présidentielle de 2014 (CNSEL) a été destinataire de deux recours portant sur des faits à caractère pénal relatifs à la destruction de matériel lié à l'opération électorale au niveau de deux centres de vote dans la commune de Saharij dans la wilaya de Bouira, a indiqué le vice-président de la CNSEL, Yaakoub Moussa. La CNSEL a été destinataire de deux recours portant sur des faits à caractère pénal relatifs à la destruction de certaines urnes et de bulletins de vote au niveau de deux centres de vote dans la commune de Saharij dans la wilaya de Bouira, a précisé M. Yaakoub dans une déclaration à l'APS. Ces actes sont le fait de deux jeunes "inconnus", a-t-il ajouté, précisant que le procureur général compétent en a été saisi aux fins de prendre les mesures nécessaires. "Ces deux faits n'ont aucune incidence sur le bon déroulement de l'opération électorale", a-t-il affirmé, précisant que les deux recours en question faisaient partie des 130 recours reçus jusqu'à 18 heures. La plupart des recours portent sur "le non scellement d'urnes dans certains bureaux de vote", a-t-il dit, ajoutant que ceci n'a pas d'impact sur le bon déroulement du scrutin, car les urnes étaient fermées à double clé.

Deux recours à caractère pénal à Bouira

cours du scrutin a déclaré à la presse que l'opération électorale se déroulait "normalement". "Tous les moyens matériels et humains relatifs au déroulement du scrutin sont mobilisés", a-t-il rappelé soulignant la présence d’encadreurs et auxiliaires de la CNSEL dans les centres de vote outre la disponibilité de la connection internet dans les locaux des sous-commissions électorales pour la réception et l'enregistrement des recours. Concernant les recours dont l'instance a été destinataire depuis le début du scrutin et dont la plupart font état d'urnes non scellées M. Brahmi a fait savoir qu'ils "ont été pris en charge et traités". Il a imputé les faits liés à ces recours à une formation incomplète et une connaissance insuffisante des dispositions de la loi électorale. "Ils ne procèdent pas d'une intention malveillante", a-t-il dit. Synthèse de Soraya G.

Vendredi 18 Avril 2014

Ph. : T. Rouabah

EL MOUDJAHID

L’événement
Dans le calme
GHARDAIA

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Sécurisés et encadrés par un large déploiement des forces de l’ordre, les Ghardaouis ont voté, hier, dans le calme et la sérénité, sous un soleil printanier, pour désigner leur favori parmi les six candidats à l’élection présidentielle.

L

es personnes âgées, qui ont attendu l'ouverture des bureaux de vote assis parfois à même le sol, étaient les premières à glisser le bulletin dans les urnes, pour élire le nouveau président. Dans le bouillonnant quartier de Theniet El-Makhzen, le début du scrutin a été marqué par une atmosphère festive agrémentée de youyous et de salves de baroud, alors que les électeurs se rendaient aux urnes avec le sentiment que leur vote "compte". Les foules ont commencé à affluer dans les différents bureaux de vote, sécurisés, dans des conditions normales sans incident. Dans une déclaration à l’APS, le wali de Ghardaïa a souligné que le scrutin se déroule dans de "bonnes conditions, en présence d’observateurs internationaux et de représentants des candidats". Une virée dans les différents bureaux de vote de la vallée du M’zab a permis de percevoir une motivation des citoyens pour l'exercice de leur droit civique. Parmi plusieurs personnes patientant devant une école pour filles abritant un bureau de vote, dans le quartier de Theniet El-Makhzen, un médecin de 55 ans a estimé que "la meilleure chose à faire pour les Algériens est de participer au choix du président dans le calme. Moi, je viens voter pour l'avenir de l'Algérie, j'espère qu'elle se déroulera dans la régularité", a-t-il souligné. "Je suis content, les citoyens de Ghardaïa sont allés voter pacifiquement, tranquillement, a indiqué de son côté Omar un

commerçant de la ville Ghardaïa, qui voit dans cette élection "une fête" et prie "pour la paix et la quiétude dans le pays". "J'espère que les habitants du M’zab vont prendre conscience et voter pour un candidat qui nous sortira de cette situation (référence aux événements de Ghardaïa, ndlr) qui n'est plus tenable", a commenté le premier électeur du jour du bureau de vote "Ourida Meddad", un professeur d’enseignement moyen. "Je suis très fier d'avoir voté", a lancé, pour sa part, Djamel (19 ans, étudiant), après avoir glissé son bulletin dans l'urne "pour la première fois". Dans une file d'attente d’une di-

zaine de personnes, les discussions allaient bon train, dans une atmosphère détendue, dans un bureau de vote du quartier Hadj-Messaoud. "Les habitants du M’zab se sont fortement mobilisés, mercredi, pour l'élection présidentielle la plus tourmentée de leur histoire", a ainsi commenté un jeune, soulignant que les tensions qu’a connues dernièrement la région, jusque-là modèle de cohabitation, "ont fait craindre un dérapage, au point où on avait peur". Quelque 209.993 électeurs et électrices de Ghardaïa sont attendus dans les 549 bureaux électoraux répartis sur 123 centres de vote désignés à travers

cette wilaya, pour départager les 6 candidats en lice. Des bus pour permettre aux électeurs d’accomplir leur devoir civique Par ailleurs, une dizaine de bus ont été affrétés, exceptionnellement, pour permettre aux électeurs de la vallée du M’zab de se rendre dans les bureaux de vote, afin d’accomplir leur devoir électoral, a constaté un journaliste de l’APS. Affrétés par les pouvoirs publics exceptionnellement dans la vallée du M’zab, région affectée dernièrement par de douloureux événements, ces bus,

Deux centres de vote de la commune de Saharidj ont été saccagés par des jeunes et des échauffourées ont éclaté dans la matinée d’hier entre des unités anti-émeute de la gendarmerie nationale et des jeunes de la localité de Rafour (M’Chedallah), qui voulaient perturber le déroulement du scrutin présidentiel, a-t-on appris de source sécuritaire. Au centre-ville de Saharidj (60 km à l’est de Bouira), des jeunes sont entrés dans deux centres de vote, mis en place au niveau de l’école primaire Mohamed-Khider et de la Nouvelle-Ecole, où ils ont commencé à "tout casser", a-t-on précisé de même source. Contacté par l’APS, le maire par intérim de cette municipalité, M. Irnaten Mouloud, a confirmé cette information, en soulignant toutefois que des citoyens de la région "tentent d’apaiser les esprits pour permettre aux gens d’accomplir leur devoir électoral dans la sérénité". "Les urnes des deux centres de vote détruites ont été remplacées et le calme

Saccage de 2 centres à Saharidj et échauffourées
BOUIRA

Quarante-quatre éléments des forces anti-émeute de la gendarmerie nationale ont été légèrement blessés hier dans les échauffourées les ayant opposés à des jeunes de Rafour (est de Bouira) qui voulaient empêcher le déroulement du scrutin présidentiel dans cette localité, a-t-on appris de source hospitalière. "Nous avons prodigué les soins nécessaires à 44 gendarmes blessés par des jets de pierres, évacués vers notre établissement", a indiqué à l’APS le chef de service de surveillance médicale de l’hôpital de M’chedallah, M. Gaci Khaled, précisant que tous les blessés, qui souffraient de légers traumatismes, "ont quitté l’établissement hospitalier". Plusieurs émeutiers ont également été blessés dans ces échauffourées, a fait savoir citoyen de Rafour. Aucun blessé, parmi ces jeunes, n’a été cependant signalé par cette source hospitalière. Les échauffourées se poursuivaient toujours dans l’après-midi dans la localité de Rafour, où les gendarmes assuraient la sécurisation d’un bureau de vote, sachant que le second avait été saccagé par les émeutiers dans la matinée, a-t-on constaté. Dans la commune de Haizer, à une dizaine de kilomètres à l’est de Bouira, un groupe de jeunes a tenté en vain de saccager le centre de vote installé au niveau de l’école primaire Amzal-Ali de la ville, où un renfort d’éléments de la gendarmerie nationale y a été aussi déployé pour sécuriser les opérations de vote, a indiqué le maire de cette municipalité, M. Chaâbane Meziane, signalant qu’en dépit de cela, "les gens continuent de voter, bien que timidement".

44 gendarmes légèrement blessés

règne actuellement", a-t-il précisé, observant cependant qu’il y a "peu de gens" qui votent "pour le moment". A Rafour, des échauffourées qui ont éclatées la veille du scrutin entre des unités anti-émeute de la gendarmerie nationale et des jeunes de cette région, après avoir voulu saccager les bureaux de vote pour empêcher les gens de voter, se poursuivaient dans la matinée, a-ton ajouté de source sécuritaire. "Parmi ces jeunes, figurent notamment des militants du dit ‘‘Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie’’ (non reconnu)", a-t-on précisé de même source, ajoutant que la situation était "toujours tendue" et un renfort de la gendarmerie nationale y a été déployé. En dépit de cela, l'opération de vote se déroule et des citoyens se déplacent aux bureaux de vote "timidement", selon des informations recoupées auprès de citoyens contactés par l’APS, rappelant que cette localité renoue ainsi avec son rituel de violence émaillant chaque rendez-vous électoral.

C’

est dans un climat de calme et sérénité agrémenté par un temps printanier que s’est déroulée hier l’opération de vote du futur président de la République parmi les six candidats en course à travers les quatre coins de la wilaya, a-t-on constaté. Les centres et bureaux de vote au nombre respectivement de 670 et 1.194 ont commencé à accueillir des électeurs dès leur ouverture à 8h de cette matinée printanière. Hormis le saccage par un groupe de jeunes d’une urne dans un bureau de vote au village Azrou Bouer dans la commune de Mizrana et qui a été vite remplacée, après que les forces de l’ordre eurent dispersé ce groupe, tous les bureaux et centres de vote ont ouvert leurs portes aux électeurs de la wilaya pour leur permettre d’accomplir, dans la sérénité la plus totale, leur devoir national. En effet, selon des échos parvenus de plusieurs localités de la wilaya, l’opération de vote s’est déroulée plutôt dans le calme et sans aucune tentative d’empêchement ni encore moins d’incidents susceptibles d’altérer cette atmosphère augurant d’un lendemain de fête pour la région en particulier et l’Algérie en général. Rien absolument rien n’a dissuadé la population de TiziOuzou de se rendre aux runes dès les premières heures pour choisir librement et en toute conscience le futur premier magistrat du pays parmi les six candidats en lice. Lors de notre virée à certains centres de vote du centre-ville nous avons constaté que toutes les conditions ont été réunies pour que cette élection se déroule dans la transparence la plus totale. Dans la majorité de ces centres et bureaux de vote, des observateurs représentants essentiellement deux candidats, à savoir Bouteflika et Benflis, étaient là à observer le moindre geste et fait des agents chargés d’encadrement de cette opération électorale. Les représentants des quatre autres candidats n’étaient pas présents dans l’écrasante majorité des bureaux et centres de vote de la wilaya, eu égard à la faible représentation de ces derniers dans cette wilaya. L’affluence des électeurs aux urnes était timide aux pre-

Un temps printanier
TIZI-OUZOU
mières heures, comme de coutume d’ailleurs, avant de connaître une nette évolution au début de l’après-midi. Le taux de participation enregistré à 10h et communiqué à 11h était de 2,66% seulement. Ce taux passera en moins de trois heures à 9,26% (13h) à l’échelle de la wilaya. A la même heure certaines localités ont enregistrés des taux appréciables de 12,30% (Tizi Ghenif), de 12,84% (Frikat), de 13,32% (Ait Yahia Moussa), de 11,89% (Souammaâ), de 11,72% (Ouaguenoune), de 10,64% (Aït Aissi), de 10,78% (Draâ El Mizane), de 10,86% (Akerrou), de 11,36% (Ouacifs), de 11,23% (Sidi Naâmane) et de 10,24% (Tadmait). Ces taux sont pratiquement les doubles de ceux qui ont été enregistrés à la même heure durant les deux dernières élections présidentielles dans cette wilaya, selon des observateurs qui ont prévu que le taux de participation allait connaître une substantielle évolution dans les prochaines heures. L’opération électorale à Tizi-Ouzou s’est déroulée sous les yeux scrutateurs des représentants des commissions de surveillance et de supervision de cette élection présidentielles, des observateurs de l’Union africaine, de l’Organisation du congrès islamique (OCI), de la Ligue arabe et d’une experte onusienne mais aussi des représentants des candidats au niveau des bureaux de vote. Les représentants de toutes ces organisations ont assisté à l’ouverture de certains bureaux de vote

mis à la disposition des citoyens de Ghardaïa sans distinction, permettent d’assurer les déplacements d’électeurs entre leur lieu d’hébergement et les bureaux de vote, dans les meilleures conditions de confort et de sécurité, a indiqué le chef de la daïra de Ghardaïa. Cette disposition a été prise pour pallier la défection de nombreux bus de transport urbain caillassés par des jeunes durant les événements de Ghardaïa, et qui ont déserté plusieurs lignes urbaines et les principaux axes routiers situées dans les quartiers "chauds" de la vallée du M’zab, notamment El-Ghaba, El-Kourti, El-Ain, Ben-Smara, Bounoura et Daya Ben Dahoua. Cet affrètement vise à faciliter le déplacement vers les bureaux de vote, des électeurs qui ont été contraints de changer de lieux de résidence, suite aux échauffourées vécues par la région de Ghardaïa et marquées par la destruction, le pillage et l’incendie de plusieurs habitations ainsi que l’exode de plusieurs familles d’un quartier à un autre. Par ailleurs, la protection civile de la wilaya de Ghardaïa a déployé un dispositif de plus de 300 agents pour assurer la couverture des 123 centres de vote de la wilaya, ainsi que la mobilisation de deux unités mobiles pour assurer la couverture des communes de Mansourah et El-Atteuf dépourvues d’unités de la protection civile. L’opération électorale se poursuit dans de bonnes conditions, le calme et la quiétude à travers la wilaya de Ghardaïa.

et visité d’autres pour constater de visu les conditions mises en place pour le bon déroulement de cette opération, selon le wali de Tizi-Ouzou qui s’est par ailleurs réjoui du climat de sérénité qui a prévalu en cette occasion électorale. Par ailleurs, il faut signaler que pas moins de 88 journalistes représentants 34 quotidiens d’informations, quatre télévisions et autant de radio sont accrédités par la wilaya de Tizi-Ouzou pour couvrir cet événement important. Les électeurs qui ont voté ont tous indiqué qu’ils ont décidé de le faire pour l’Algérie et pour la consolidation de notre unité nationale. « Je suis venu choisir un candidat parmi les six en course pour manifester mon attachement indéfectible à notre unité nationale et à la paix retrouvée après l’enfer de la décennie noire que nous avons vécue », nous a indiqué un électeur, la cinquantaine entamée, au sortir du bureau de vote du CFPA Kerrad-Rachid de la ville des Genêts où le wali de Tizi-Ouzou a lui aussi effectué son « devoir de citoyen pour la consolidation du processus démocratique dans notre pays », comme l’a déclaré à la presse présente sur les lieux. « Je souhaite que la population votera massivement pour le triomphe de la démocratie », a-t-il par ailleurs précisé, en rappelant que son administration a mis en place « toutes les conditions, humaines, logistiques, voire psychologique pour que cette élection soit une véritable fête. » Bel. Adrar

Des urnes du centre de vote d’Azroubar dans la commune de Mizrana (25 km au nord de Tizi Ouzou), ont été saccagées à l’ouverture du scrutin pour l'élection présidentielle, mais le vote a repris normalement après leur remplacement, a-t-on appris de source sécuritaire. Un groupe de jeunes, qui s’était déjà opposé la veille à la présence des éléments de la gendarmerie nationale pour sécuriser le scrutin au niveau de ce centre de vote, est revenu dans la matinée d’hier et détruit des urnes pour empêcher le déroulement du scrutin, a-ton ajouté de même source. Le président de la commission de wilaya de surveillance de l’élection, Malki Hamid, a indiqué à l'APS que ''le scrutin se déroule normalement au niveau de ce centre de vote, après le remplacement des urnes saccagées''.

Des urnes saccagées
MIZRANA (TIZI-OUZOU)

Vendredi 18 Avril 2014

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L’événement
TOURNÉE À TRAVERS LES BUREAUX DE VOTE D’ALGER :

EL MOUDJAHID

« Il faut consolider les acquis démocratiques »
Cinquième présidentielle pluraliste dans l’histoire de l’Algérie qui s’achemine lentement, mais sûrement vers la consolidation de ses acquis démocratiques avec le déploiement de moyens humains et matériels colossaux à travers tout le territoire national pour l’encadrement de ce scrutin.

L

es Algérois, contrairement aux électeurs des villes de l’intérieur du pays, comme il nous a été possible de le constater, sont présents en force aux dernières heures de la journée. Ainsi, dans notre virée à travers les artères principales de la capitale, dont quelques commerces et boutiques ouvraient, l’atmosphère était plutôt à la nonchalance habituelle avec quelques citadins qui circulaient en faisant leurs provisions, mais on aura remarqué surtout des citadines bien matinales qui entraient dans les bureaux de vote aménagés dans les nombreuses écoles et collèges de la ville. Il faut dire aussi que l’impressionnant dispositif de sécurité avec des agents de l’ordre postés aux abords des bureaux et des voitures de police sillonnant le centre-ville était là rassurer les Algériens. Nous avons pu observer une présence, qui n’a pas toujours été habituelle, de femmes accompagnées de leurs enfants qui se dirigeaient vers les différents centres pour l’accomplissement de leur devoir électoral, bien qu’il ne nous ai pas toujours été facile de prendre les points de vue et impressions de chacun sur le déroulement de cette présidentielle. D’autres personnes ont pris le temps tout de même de répondre à nos questions posées à bâtons rompus pendant le vote ou encore à la sortie des bureaux. Ainsi, nous avons surpris Mélissa, jeune lycéenne de 19 ans accompagnée de sa mère Karima qui sortaient d’un bureau situé dans une école du boulevard Mohammed-V, une bonne vingtaine de minutes après que le candidat à la magistrature suprême Ali Faouzi Rebaïne eut accompli son vote. Ces dernières tiendront à nous exprimer leurs premières impressions sur un ton plein de fair-play, pour la fille, et de beaucoup d’émotion, pour la mère : «C’est ma première expérience aujourd’hui. J’ai donné ma voix à la personne qui m’a le plus convaincue.» Les électeurs d’Alger-Centre motivés Après avoir suivi la campagne électorale sur les radios et chaînes de télévision, j’ai pris ma décision

après avoir mûrement réfléchi», nous dit Mélissa, avant d’ajouter : «Je baigne dans un univers familial qui m’a toujours encouragée dans cette voie, on s’échange tous des idées sur la politique, c’est d’ailleurs ce qui m’a poussée à me rendre aux urnes. Je trouve l’atmosphère sereine et même très calme. Pour une première fois, j’ai trouvé que c’était bien, car, en votant, je souhaite surtout que l’Algérie soit au top et pourquoi pas leader des pays africains. Je voudrais aussi qu’il n’y ait pas de problème et que nous puissions vivre en toute sécurité.» Pour Karima, enseignante de lettres anglaises, mère de Mélissa, celle-ci a dit souhaiter que sa fille puisse s’exprimer en toute liberté et selon ses propres aspirations de jeune Algérienne. Il s’agit, pour cette dame née après l’indépendance, de transmettre le flambeau à la nouvelle

PAROLES D’ÉLECTEURS :

«La paix, la paix et encore la paix !» C’est la prière poignante, sincère et profonde de la majorité des électeurs qui se sont rendus aux urnes, hier. Ils le disent avec leurs mots, leurs regards, leurs gestes et leur détermination à refuser que l’Algérie se divise. «On n’a de leçon à recevoir de quiconque, ce peuple est assez conscient pour ne pas se laisser manipuler par ceux qui prônent l’anarchie et la violence. Nous sommes un peuple uni, et les appels à la révolte n’ont aucun sens et surtout n’auront aucun écho», dit Mme Soumicha, retraitée du secteur des finances votant dans la localité de Bouchaoui. Dans le même centre de vote, Zohra, professeur d’anglais, affirme qu’ elle vote «pour la paix», pour un État de droit et surtout pour exprimer un «non» catégorique à toute ingérence étrangère, «nous sommes assez grands pour nous gérer nousmêmes». L’accompagnant de près et arborant fièrement l’illustre haïk algérois, la mère de Zohra, native de Cherchell, ne veut plus revivre «les années noires où les Algériens s’entretuaient ; la fitna, c’est terminé, et au-delà des résultats, c’est la paix qui doit gagner pour l’Algérie». Courbée par ses 87 années bien vécues, khalti Djamila attendait patiemment son tour dans un bureau de vote de Bouchaoui. «Durant toute ma vie, je n’ai raté qu’une seule fois mon droit de vote, car j’étais malade. Je vote aujourd’hui comme je l’ai toujours fait, je choisis celui qui saura prendre en charge mes enfants et mes petits-enfants, celui qui réussira à réconcilier tous les Algériens», dit-elle. Ammi Saïd, barbe blanche, turban sur la tête et canne pour porter son poids, est entré dans le bureau de vote de Cherchell plein de verve en s’adressant aux jeunes se trouvant sur place : «Soyez dignes, ayez du nif pour votre pays, relevez le défi, car, si vous l’ignorez, le colonialisme est toujours là.» Soulevant sa canne comme une menace, Ammi Saïd exhorte avec force les jeunes à reprendre le flambeau avec dignité: «Comment ça se fait que moi, avec mon âge avancé et mon corps qui tremblote, je sois là pour accomplir mon devoir, et vous, avec votre jeunesse et votre énergie, restiez chez vous à réfléchir encore s’il faut voter ou pas.» À Bou Ismaïl, l’imam de la commune, Tazrout Mohammed, appelle à la sagesse et à la préservation de l’avenir de nos enfants : «Que celui qui sera choisi par les Algériens soit à la hauteur des aspirations spécialement des jeunes, et que ces derniers fassent preuve de jugement réfléchi et sage.» Il y a lieu de retenir, à l’unanimité, que les électeurs qui se sont rendus dans les bureaux de vote, à travers le territoire national, l’ont fait, en appelant de tous leurs vœux, pour la paix, le respect de l’autre et l’unité nationale. «Au-delà des résultats, on espère le meilleur pour l’Algérie», disent-ils. Farida Larbi

« La paix, la paix et encore la paix »

17.063 citoyens, soit 8.959 hommes et 8.104 femmes, tel est le nombre des résidents portés sur le fichier électoral de la commune au titre de la présidentielle de 2014. Le centre que nous avons visités, jeudi, situé au niveau de l’école Chekir-Ali, laissait entrevoir un bon déroulement de l’opération de vote, en présence des représentants des candidats. Au bureau n° 12, un jeune représentant d’Ali Benflis suivait attentivement le déroulement de l’opération pour relever toute éventuelle irrégularité. Les autres sièges censés être occupés par les personnes déléguées par les autres candidats dans le cadre du dispositif de surveillance du scrutin étaient encore vides au moment de notre arrivée. Selon la présidente du bureau, seuls Ali Benflis et Abdelaziz Bouteflika étaient représentés dans ce bureau. Aux alentours du centre, dispositif sécuritaire et agents désignés pour la circonstance étaient à leur poste bien avant l’ouverture des bureaux, pour veiller à la sécurité des lieux et à l’orientation

Les citoyens au rendez-vous
OULED FAYET
des votants, notamment les personnes âgées qui cherchaient leur bureau d’affectation. La grande affluence n’était pas au rendez-vous aux premières heures du scrutin, comme nous l’avons constaté de visu, les citoyens votent, généralement, dans l’après-midi. C’est un constat que nous d’ailleurs avons relevé à chaque échéance électorale. Il y a lieu de souligner que l’évènement, aussi majeur et décisif soit-il, n’a pas empêché les commerces d’ouvrir pour permettre aux citoyens de s’approvisionner dans des conditions normales. Traditionnellement acquise au doyen des partis, Ouled-Fayet qui a passé le relais au Mouvement populaire algérien (MPA), présidé par Amara Benyounès, à la faveur des communales du 29 novembre 2012, n’a pas encore opéré le changement attendu au plan économique et social. L’effort de développement engagé reste, en fait, limité, et les infrastructures sociales n’ont pas été au rendezvous, en dépit de la croissance significative du nombre d’habitants, conséquemment à l’implanta-

génération. «J’ai voté comme j’ai toujours eu l’habitude de le faire. J’ai accompli cet acte dans la joie et avec conviction, foi, civisme, nationalisme et beaucoup d’algérianité, si l’on peut employer ce mot. J’ai suivi, à travers les journaux et la télévision, tout ce qui s’est dit sur cet événement, comme j’ai pu entendre, parallèlement, tous les mensonges des uns et des autres. Et j’en suis sortie avec la conviction que tout ira bien pour l’Algérie et qu’il n’y a pas de raison pour que cela se passe mal. Je suis issue d’une famille de révolutionnaires», a-t-elle dit les larmes aux yeux. «J’ai vécu mes premières années dans la joie d’une Algérie indépendante et florissante, et il incombe aux gens de notre génération de transmettre cet héritage à nos enfants et de poursuivre la mission de nos aînés qui étaient nos parents. Je n’ai pas hésité un seul ins-

tant à accomplir avec ma fille mon devoir de citoyenne pour le candidat qui nous propose un programme dont je juge qu’il pourrait apporter un avenir meilleur pour mon pays», ajoute-t-elle. D’autres électeurs rencontrés au lycée Pasteur d’Alger diront : «J’accomplis tout simplement mon devoir de citoyen. C’est le bien-être de la nation qui m’intéresse. Je n’ai pas suivi la campagne électorale, mais j’ai parcouru le programme de chacun des six candidats. Personnellement, je suis pour le changement, ceci d’autant que le Président a fait la promesse qu’il va grandement changer les choses, permettre aux jeunes d’accéder à des postes de responsabilité. Je le crois, il a l’habitude de faire ce qu’il promet, tandis que les autres, eh bien, on ne les connaît pas», nous affirme Hamdane, vétérinaire. Pour Rachid, ancien électricien dans une entreprise étatique, aujourd’hui retraité, l’acte de voter n’est pas spécialement un devoir, mais il pose cependant un cas de conscience pour n’importe quel citoyen algérien soucieux de la stabilité et de la paix dans son pays. «Je sais que les élections peuvent êtres entachées d’irrégularités, je vote, parce que pour moi, c’est un problème de conscience, je pense qu’elle s’est déroulée dans une atmosphère où j’ai constaté une liberté d’expression, une certaine amélioration dans les différentes interventions des candidats lors des meetings», dit-il. Un autre votant qui descendait les escaliers l’air satisfait et déterminé nous dit : «Pour chaque scrutin et surtout lorsqu’il s’agit d’élection présidentielle, chaque Algérien doit exprimer sa voix, et ce peut importe les candidats ou les résultats et les taux de participation. Quand un citoyen ne le fait pas, il donne sa voix à quelqu’un d’autre qui privilégiera un candidat plutôt qu’un autre. C’est pour cette raison qu’à chaque élection, je vote, car il faut bien prouver son existence dans la société à laquelle on appartient. Je vote pour un programme qui élèvera un peu plus le niveau de l’Algérien.» Lynda Graba

Ph. Nacéra I.

HYDRA ET EL-ACHOUR VOTENT
Hydra et Oued El-Romane ont vécu, depuis les premières heures d’hier, aux rythme de la présidentielle. Les centres et bureaux de vote, tout comme les électeurs étaient rendez-vous au niveau de ces deux localités de l’Algérois, et commencent à enregistrer les premiers votants, venus accomplir leur devoir et surtout crier haut et fort leur amour et leur engagement pour la patrie. À l’école Mohamed- Allik, située au niveau de la commune d’Hydra, qui compte 3.218 inscrits sur la liste électorale, répartis sur 10 bureaux pour hommes et 2 pour femmes, il y avait foule. Des hommes, des femmes, des jeunes et moins jeunes ont tenu à s’exprimer et à contribuer ainsi à l’édification de la démocratie. Le même centre a enregistré, une heure après son ouverture, 98 votants, soit 3,04%. Au niveau d’un seul bureau, ce sont 33 hommes et femmes qui ont voté. À 11h, le nombre des votants grimpe pour atteindre les 484, soit 15,04%. Le bureau du chef du centre grouillait de monde. Ils étaient là pour s’informer sur la procédure à suivre, n’ayant pas de carte électorale en raison de changement de leur adresse. Un logiciel des inscrits sert de support pour l’agent affecté à cette tâche. La présidente de ce centre, Lamari Nacéra, affirme qu’une cinquantaine de citoyens ont était accueillis par le service en question qui était, lors de notre passage, dépassé par la grande affluence. À 80 ans, Mohamed Laaouar tient à ne pas rater cet évènement important. Accompagné de sa femme, et s’appuyant sur une béquille, suite à une fracture au pied, Mohamed précise qu’il a pris part à toutes les consultations populaires depuis le recouvrement de la souveraineté nationale. «Je dois bien cela à mon pays», relève-t-il, avant de poursuivre que «l’Algérien n’a pas un pays de rechange». Cet octogénaire ne manquera pas de lancer un appel à l’endroit des jeunes pour aller voter et jouer leur rôle dans le développement du pays. Pour Mustapha Hamouda, expert en nouvelles technologies d’information, installé en GrandeBretagne, venu lui aussi consacrer son droit et accomplir son devoir électoral, souligne que lui, qui n’a jamais voté, est là pour dire son mot. Je m’en veux toutes ces année où je suis resté à l’écart de ce qui se passe en Algérie». Au niveau de ce centre, tout se passe dans les normes, et les représentants des candidats Bouteflika et Benflis sont formels : «aucun incident n’est signalé». Il faut dire aussi que le même avis est partagé par les représentants de la commission indépendante pour la surveillance des élections qui n’ont rien relevé lors de leur passage dans les bureaux de vote. La presse étrangère, présente pour la couverture de cet évènement au centre MohamedAllik, par le biais de Sun Jian, journaliste chinois au quotidien du Peuple, qui affirme que l’élection est bien organisée et contrôlée, et tout se passe dans la transparence, avant de poursuivre qu’il a couvert, dans d’autres pays, notamment en Europe, des élections, et c’est presque la même chose, sauf qu’ailleurs on trouve des affiches des candidats dans les centres de vote. Dans la même commune, et au centre Ali-Kharbani qui compte 4.998 inscrits, répartis sur 17 bureaux, dont sept pour femmes, c’est le même constat, et le vote se déroule dans le calme et la sérénité. Les sondages relèvent 421 votants, à 11h. À El-Achour, et exactement au centre dun 1er-Novembre, situé dans le quartier d’Oued El-Romane qui compte 6.612 inscrits, on recensera, à 11h37, 945 votants. L’affluence se fait ressentir au fur et à mesure. Le bureau d’information et d’orientation a reçu une centaine de réclamations pour non-obtention de cartes de vote. Le vice-président de l’Observatoire panafricain pour la démocratie, Falilou Diallo, rencontré sur les lieux, indique que le vote se déroule dans la sérénité, avant d’ajouter qu’il a été frappé par le fait que le personnel féminin affecté pour l’organisation du scrutin est significatif. «C’est extraordinaire, comparé à d’autres pays arabes et musulmans, ou même africains», dit-il. M. Diallo se dit impressionné aussi par le nombre des femmes qui accomplissent leur devoir, ainsi que les isoloirs qui garantissent le secret du vote. Pour le vice-président de l’Observatoire panafricain pour la démocratie, il n’y a pas eu d’intimidations ni de violence. «Ce vote a une valeur et une signification», conclut-il. Samia D.

Affluence appréciable

tion de plusieurs sites de logements. Une population appelée à augmenter avec la livraison des sites AADL et les milliers d’autres catégories de logements, soit quelque 200.000 résidents nouveaux répartis sur les pôles urbains devant accueillir quelque 35.000 logements, selon les responsables de l’APC. Une urbanisation massive qui n’a pas été sans conséquences sur le quotidien des citoyens. Les électeurs qui ont tenu à exprimer leur choix par les urnes, le 17 avril, étaient unanimes à espérer que leurs préoccupations soient entendues durant la prochaine étape. Leurs noms importent peu tant leurs préoccupations étaient communes. Située à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de la capitale, la commune qui est entourée par neuf communes était, en 1963, sous la tutelle de Chéraga. En 1984, elle obtint son statut de commune indépendante et sera intégrée à la wilaya de Tipasa. En 1997, la commune sera de nouveau rattachée à Alger. D. Akila

Vendredi 18 Avril 2014

EL MOUDJAHID

L’événement
CHERAGA

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U

n grand nombre d’électeurs et d’électrices, profitant du soleil et du beau temps, ont accompli leur devoir électoral en se rendant aux urnes, accompagnés de leurs femmes et leurs enfants, donnant l’allure d’un véritable jour de repos à cette élection présidentielle 2014. Venu voter pour la présidentielle, avec sa femme et ses deux enfants, Mohamed la quarantaine tient à inculquer la valeur de citoyenneté. «J’ai tenu à ramener mes enfants avec moi pour partager avec eux un moment historique, celui d’élire le future président de l’Algérie. Je tiens, également, a leur transmettre cette valeur de citoyenneté ; le vote étant un droit et un devoir», a souligné à El Moudjahid, ce père de famille, juste après avoir placé son bulletin dans l’urne. La clémence du temps a fait que les habitants de cette commune se sont déplacés en nombre aux bureaux de vote pour ne pas manquer ce rendez-vous électoral qui a suscité beaucoup de d’intérêt de la part de différentes tranches de la population. 11 h, centre de vote KaddourChaâllal du quartier de Amara à Cheraga, des jeunes âgés entre 18 et 20 ans sont venus en groupe, pour accomplir leur devoir électoral. Affichant une bonne humeur, ces jeunes tiennent à exprimer à travers l’urne le candidat de leur choix. Réda, 22 ans, étudiant en agronomie : «C’est la première fois que je vote. Avant je ne me sentais pas concerné, mais maintenant j’ai acquis une certaine maturité qui me permet de prendre conscience de l’importance du scrutin électoral et de mon devoir d’y participer, notamment pour ce qui est du choix du futur président de mon pays». Et d’ajouter «j’ai l’impression de participer à un événement historique». Hayet, coiffeuse de profession, s’est dite convaincue qu’accomplir ce devoir électoral, «permet de

C’est une ambiance familiale qui a marqué ce jeudi, le scrutin présidentiel au niveau des centres de vote situés au centre de Chéraga (Alger).

Ambiance des grands jours

montrer qu’on est un bon citoyen». Pas loin de ce quartier, le centre de vote Abane-Ramdane nous accueille dans le calme et la sérénité. Comportant 15 bureaux de votes, ce centre qui compte près de 5.576 inscrits, a été marqué par une affluence assez appréciable. A l’intérieur des bureaux, des files d’attentes se sont formées. Un sexagénaire accompagné de son petit fils s’impatiente pour mettre son bulletin dans l’urne, affirmant qu’il n’a jamais raté un seul rendezvous électoral. Exprimant sa grande fierté d’accomplir encore une fois son devoir national, cet homme âgé a fait savoir qu’il a opté pour celui qui sera garant de la stabilité et de la paix en Algérie et qui sera en mesure de prendre en charge les préoccupations des jeunes. «Bien sûr, cela va de soi que je vote pour celui que je connais, celui qui a déjà fait des promesses et qui les a tenues. Donc pas pour celui que je ne connais pas !» a-t- il dit avec plein de fierté. Pour leur part, les responsables du centre de vote nous ont expliqué que la forte campagne de sensibilisation lancée par

Aucun équipement, de l’isoloir au matériel de communication ,en passant par les bulletins n’a manqué dans les centres visités, même dans les villages comme c’était le cas à Makhamra où nous sommes passés . Aucun incident n’a été enregistré. Que ce soit dans les centres ou ailleurs l’ambiance était calme pour ne pas dire fraternelle, les représentants des candidats et les encadreurs des bureaux ont partagé les repas et même les bons moments. La discussion que nous avons surprise entre les deux parties à propos du match Barça-Athlético Madrid en est une parfaite illustration . La sécurité qui a régné dans les localités que nous avons visitées était présente également sur les routes. Pourtant nous avons traversé des dizaines de kilomètres de chemins de wilaya, chemins communaux, routes nationales et même l’autoroute Est-Ouest sans le moindre problème. La présence des services de sécurité que ce soit la gendarmerie nationale ou la police était discrète mais efficace. La quiétude était maîtresse. La politique de réconciliation nationale est passée par là

Tous les chemins ont été modernisés et élargis donnant l’image d’un pays en développement. L’Algérie n’est plus ce qu’elle était. C’est ce qu’ont rappelé les citoyens que nous avons rencontrés dans les différents centres qui n’ont pas manqué de souligner tous ces acquis et d’autres tout en souhaitant qu’ils soient consolidés par le prochain président. Mais l’élément qui revenait le plus est la stabilité que certaines parties ont voulu mettre en doute et même en péril . Le déroulement des élections dans la wilaya a montré le contraire. Non seulement la situation était normale comme l’indiquent tous ces commerces ouverts, cette circulation sur les routes et les citoyens dans tous les endroits y compris le parc d’attraction qui a eu droit à son affluence habituelle. La peur de certains est restée dans leurs esprits .

Une grande réussite

BORDJ BOU ARRERIDJ

les médias, a apporté ses fruits  ; «contrairement aux années précédentes où l’on avait surtout des personnes âgées qui venaient voter, nous avons été surpris de constater que beaucoup de jeunes ont afflué aujourd’hui, ce qui démontre que ceux-ci se sentent de plus en plus impliqués dans la vie politique du pays. Et c’est très encourageant» a dit M. Cherfaoui, chef de bureau de vote qui a estimé par ailleurs, que la généralisation de l’outil Internet et la diffusion rapide de l’information, ont beaucoup d’aspects positifs, notamment dans l’augmentation de la prise de conscience chez les jeunes et sur les dangers qui guettent notre pays, notamment ceux venant de l’étranger. «ne vous y trompez pas, ils sont aujourd’hui, difficilement manipulables» a t-il affirmé. Notons que la circonscription administrative de Chéraga compte près de 141.542 inscrits repartis dans 5 communes à savoir Chéraga, Ain Benian, Hammamet, Dely Ibrahim et Ouled Fayet. Kamélia H.

Un beau soleil s’était levé, hier sur Ain-Defla, une belle journée printanière. Ain-Defla s’apprête à voter, à élire à l’instar du reste du pays son président. Centre Mahrez Khelifa au niveau du chef-lieu de wilaya. Des groupes de citoyens sont là attendant l’ouverture du centre. Ammi Rezki Khedim est là pour accomplir son devoir électoral, comme de coutume précise-t-il, fièrement. Huit heures. La cloche tinte, les portes s’ouvrent et les premières chaînes se forment devant les bureaux de vote, les premiers électeurs accomplissent leur devoir sous les yeux des contrôleurs et des observateurs internationaux. Au nombre de huit, trois de l’Union Africaine originaires du Rwanda, de la République démocratique du Congo et du Mali, deux de la Ligue Arabe venant de l’Egypte et de l’Arabie Séoudite et trois de l’Organisation de la Conférence islamique, de la Jordanie, la Turquie et l’Azerbaïdjan, ces observateurs internationaux se sont dispersés à travers les différentes circonscriptions électorales e la wilaya pour superviser le scrutin. La même ambiance est constatée lors de notre tournée à travers nombre de com-

En présence des observateurs étrangers

AIN-DEFLA

A l’ouverture des centres et bureaux de vote de nombreux contrôleurs représentant les six candidats étaient recensés absents. Ainsi sur les 1.644 contrôleurs prévus au niveau des 274 centres de vote, 863 étaient portés absents. Pour les 5.235 contrôleurs prévus au niveau des 1.054 bureaux de vote seuls 2.000 étaient présents à l’ouverture, 3.235 n’ayant pas répondu à l’appel. Les candidats Belaid Abdelaziz, Touati Moussa, Hannoune Louisa et Rebaine Ali Fewzi ayant enregistré le plus grand nombre d’absents et ce selon un listing communiqué à la presse par la wilaya. Une disposition, la présence des représentants des candidats en lice au niveau des bureaux et centres de vote, qui est prévue faut-il le rappeler par la loi et qui représente en elle-même un gage et une garantie supplémentaire de la régularité et la transparence du scrutin dans la mesure où ce sont ces représentants là qui supervise directement le scrutin et qui sont destinataires à la fin de l’opération d’une copie du procès-verbal de dépouillement… Par ailleurs, plusieurs représentants du candidat Ali Benflis se sont retirés des bureaux et centres de vote de Khemis-Miliana et Miliana, notamment au niveau des quartiers de Korkah et Hamama. L’incident de la veille où le représentant de ce candidat avait fait usage d’une arme à feu contre un groupe de jeunes semble être le détonateur de cette démission en cascade, en plus du fait que nombre de jeunes embrigadés n’ont pas perçu les indemnités de représentation promises. A.M.A

Absence des représentants des candidats et démissions en cascade chez le candidat Benflis

munes de la wilaya. Les centres de vote placés sous haute surveillance avec un considérable déploiement des forces de la sûreté nationale en milieu urbain et de la gendarmerie nationale en milieu rural. Aucun incident n’a été signalé partout à travers toute la wilaya, les citoyens accomplissant leur devoir en toute sérénité et en toute quiétude. La matinée avançant, le taux grimpe petit à petit. De 8,67 à 11 h, le taux grimpe à 23,93% à la vacation de 14 h. 111.894 des 467.667 inscrits venaient d’accomplir leur devoir. Un taux comme constaté lors des dernières élections qui grimpera davantage lors de l’après-midi avec la sortie en masse des femmes. Des groupes de femme, accompagnées de leurs enfants avons-nous constaté avaient pris possession des rues de la ville en direction des centres de vote. Le soleil haut dans le ciel se fait de plus en plus fort, le mercure grimpe considérablement, l’ombre est recherché, la sieste aussi. «Il faut s’attendre à une autre ruée sur les bureaux de vote après la prière de l’Asr note un citoyen. A 17 h, le taux grimpe à 38,02%. A.M.A

Ph. : T. Rouabah

Pas de place pour l’instabilité La bonne organisation des bureaux a levé toutes les équivoques à propos de l’intervention de l’administration. De l’aveu même des représentants des candidats, l’opération a été normale. Mieux toutes les dispositions légales

Vendredi 18 Avril 2014

ont été respectées. Ce que les observateurs étrangers ont confirmé. Le wali qui a effectué son devoir électoral au centre Bouderouaz Lamri au centre-ville de Bordj Bou Arréridj l’avait annoncé en soulignant que la mission de l’administration s’est limitée à mobiliser les moyens humains et matériels nécessaires pour la réussite du scrutin. Le seul espoir que nous formulons a ajouté le premier responsable de la wilaya qui était entouré de la presse locale et nationale, écrite et audiovisuelle, privée et publique pour montrer que l’interdiction dont elle a fait l’objet n’est qu’une rumeur, et que ces élections sont une fête pour l’Algérie. Tous ceux que nous avons rencontrés disaient qu’au-delà de la personnalité du futur président c’est l’Algérie qui gagnera comme le prouve le taux de participation qui est allé en grandissant. De 7,50 % en fin de matinée on est passé en début d’après-midi à 20,33 %. Cela n’a rien de surprenant quand on sait que les femmes attendent d’avoir fait leur travaux ménagers pour se rendre dans les bureaux de vote. Les hommes préfèrent y aller en fin de

journée . La seule exception se trouve dans les villages, à Makhmara le centre a fait le plein de votants à la fin de la matinée. Les paysans qui terminent leurs tâches très tôt préfèrent voter avant de se retrouver sur la place du village. A Ras El Oued, en début d’après-midi, des chaînes de femmes et d’hommes se sont formées, même devant les bureaux contrairement à Medjana ou les centres étaient vides ou presque le matin. Quand au chef-lieu qui a enregistré l’un des plus bas taux avec 16 % à 14 heures il faudra attendre la fin de la journée pour que les citoyens se libèrent et aillent voter. Au village nord, l’un des quartiers populaires de la ville, la participation n’avait d’égal que l’animation dont le quartier était coutumier. Même les enfants qui n’ont pourtant rien à voir avec l’événement se sont déplacés pour dire que ce dernier était important. Mais au-delà des chiffres et des noms c’est l’ambiance qui importe. A Bordj Bou Arreridj elle a été bonne et significative : le terrorisme ne passera pas, l’instabilité aussi. F. D.

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L’événement
Une Algérie qui avance
TIPASA

EL MOUDJAHID

Tôt, dans la matinée d’hier, des milliers d'électeurs se sont déplacés vers les centres de vote pour accomplir leur devoir.

A

u centre-ville de Tipasa un flux régulier et constant de votants, essentiellement des personnes âgées accompagnés de leurs enfants et petits-enfants, a été constaté au début du scrutin. Ils se sont déplacés en masse vers les urnes pour accomplir leur devoir. En effet, dans cette belle ville du littoral, les habitants ont répondu présents à ce grand rendez-vous d'autant plus qu'il s'agit du devenir du pays. Les bureaux de vote installés ont tous ouvert leur porte, à l'heure prévue, pour accueillir les premiers électeurs du jour. Les électeurs se sont massés devant les bureaux de vote où on a pu constater de longues queues se constituer. Quand aux électrices, c'est après avoir terminé les tâches ménagères qu’elles préfèrent, accompagnées de leurs bambins, se déplacer vers les urnes pour accomplir leur devoir. D’ailleurs, le centre de vote Mohamed-Ben-Othmane, situé au centre-ville, et réservé aux femmes, n’a pas enregistré une grande affluence durant la matinée. Selon le chef du centre Mohamed-Oufen, seule une centaine de femmes a accompli son devoir durant la martinée, parmi les 4.343 inscrites Au cours d’une tournée dans certains centres de vote connus par le nombre important d'électeurs inscrits, à l'instar du centre BoucettaAbdelkader, situé au centre-ville, où réside une assez importante population avec un corps électoral estimé

Sérénité et responsabilité ont marqué, hier, l’élection présidentielle dans la wilaya d’Annaba. Ce sont les personnes âgées qui ont été les premières à se rendre dans les bureaux et centres de vote pour accomplir leur devoir. Cette ambiance ira crescendo dans l’après-midi où les centres de vote ont accueilli la gent féminine libérée des travaux ménagers et les jeunes qui ont pris l’habitude d’accomplir leur devoir en fin de journée. Des électeurs et électrices rencontrés au sortir des bureaux de vote ont exprimé le sentiment du devoir accompli et se sont montrés satisfaits de l’accueil qui leur a été réservé et de la bonne organisation de ce scrutin qui ouvre des perspectives nouvelles pour la poursuite du processus démocratique. Comme pour les précédentes échéances, ce sont les zones rurales qui ont enregistré en fin de journée , des taux de participation élevés par rapport aux zones urbaines. A titre illustratif , la commune de Cheurfa , à une trentaine de kilomètres de Annaba , a enregistré un taux de participation de près de 70 % a dix sept heures trente .A l’exception de certains dépassements qualifiés de mineurs et de cas isolés telle la fermeture de la route nationale (RN) 21 a la hauteur du village de Ain Berda pour protester contre le vol de cheptel ovin la veille , le scrutin s’est déroulé dans de bonnes conditions grâce au dispositif mis en place .Par ailleurs et dans le but de permettre aux retardataires d’accomplir leur devoir électoral , il a été décidé de prolonger jusqu’à vingt heures les opérations de vote dans les communes de Annaba , El Bouni , Sidi Amar et El Hadjar ou se concentre l’essentiel de la population de la wilaya .Les six observateurs dont quatre représentant l’Union Africaine et deux la ligue Arabe , se sont rendus dans les centres et bureaux de vote de leur choix sans aucune influence .Le souhait largement exprimé est que ce rendez vous électoral important , permettra au pays de consolider sa stabilité et de se consacrer à la poursuite de la réalisation des grands chantiers de développement . B. Guetmi

Consolider la stabilité
ANNABA

à 5.632 électeurs, ils étaient à 9 heures déjà, plus de deux cents à se presser devant les bureaux de vote pour effectuer cette opération encadrée par les nombreux agents affectés à l'organisation. Au niveau de la cité Oued Merzouk, les votants se dirigeaient en groupes vers les bureaux, domiciliés au niveau de l’école primaire qui porte le nom de la cité, pour choisir entre les six candidats en course pour la magistrature suprême et par la même, accomplir leur devoir civique dans une ambiance conviviale. Le même constat a été établi au

niveau des grandes circonscriptions de la wilaya, où les électeurs se sont levés au chant du coq pour aller accomplir leur devoir civique dans les différents centres répartis dans les principales agglomérations. C’est le cas de la ville de Bou-Ismail et plus précisément, du centre de vote Ibn Badis, où quelque 3.060 électeurs sont inscrits. Ces dernier n’ont pas failli à leur mission, puisque une participation jugée « appréciable » avait été observée durant les premières heures de ce rendezvous. A midi, le chef de centre affiche déjà un taux de participation

Fidèle à leurs habitudes, les électeurs de la capitale de l’Est n’ont commencé à affluer, au niveau des 204 centres de vote que compte la wilaya, qu’en début d’après-midi. En effet, alors que le taux de participation enregistré à 11 heures avoisinait les 5%, avec, entre autres, 4.42% au niveau de la commune de Constantine, 6.60% au Khroub, 7.14% à Aïn Smara et 2.88% à Zighoud-Youcef, les chiffres donnés à 14 h ont marqué une tendance nette à la participation avec 17.12% sur l’ensemble du territoire de la wilaya, notamment 23.02% dans la commune d’Ibn Ziad, talonnée par celle Messaoud-Boudjeriou avec un taux de participation de 21.98%. La commune du chef-lieu enregistrait 15.24% de participation ce qui augurait d’une participation plus importante que lors des échéances passées. Ce qu’il y a à retenir, c’est que ce sont les bureaux de vote situés dans les quartiers populaires qui ont connu la plus grande

La jeunesse en force
CONSTANTINE
affluence. Ce fut le cas de ceux situés au niveau des cités Benchergui et Oued El Had. Dans la bouche de beaucoup d’entre eux revenait le même mot d’ordre : « Voter pour sauvegarder les acquis engrangés durant la décennie écoulée et éviter la déstabilisation du pays et un retour à l’instabilité ». Nous avons noté une grande présence de jeunes des deux sexes venus accomplir leur devoir pour la première fois. Abordé, l’un d’eux, Samir, un étudiant de 19 ans, nous dira : « Je suis fier de pouvoir donner ma voix à celui que j’estime être en mesure de mener le pays à bon port. Ce scrutin est une occasion d’apporter sa pierre à l’édifice que sera l’Algérie de demain ». Comme il est d’usage, le wali de Constantine, Hocine Ouaddah, a entrepris une tournée qui l’a mené dans différents centres de vote des communes de Constantine, Hamma Bouziane et Aïn Smara. Le premier

de 30%. Encadré par 7.900 personnes (y compris le chef-lieu de wilaya), le scrutin « s’est déroulé dans de bonnes conditions », d’après des citoyens et même des représentants des candidats, présents dans les bureaux de votes et veillent au grain. Rencontré au niveau du centre de vote, BoucettaAbdelkader, après avoir accompli son devoir électoral, Mohamed, un habitant de la ville nous confie qu’il n’a jamais raté un rendez-vous électoral et qu’il ne pouvait laisser passer ce dernier, ceci d’autant plus qu’ « il s’agit d'accomplir d'abord, son

devoir pour l'avenir et l'espoir, et marquer l'engagement pour une Algérie sereine et stable ». « Nous avons vécu des années très difficiles. On ne veut plus retourner en arrière », a-t-il lancé. Hadj Amer rencontré à la sortie du centre nous déclare : « Je suis venu avec mes trois enfants accomplir mon devoir et leur montrer en même temps, la voie à suivre, parce qu’il ne faut pas laisser les autres choisir pour vous ». Ni Khalti Yamna, âgée de plus de 80 ans, ni sa petite fille Amina, 18 ans, n'ont hésité pour aller aux urnes accomplir leur droit et devoir civique « Je suis venue avec l'intention de mettre ma première enveloppe dans l'urne ce qui est très significatif pour moi et bien entendu, dans la certitude d'apporter ma contribution à l'édification du processus démocratique dans le pays et prouver que j'existe et que j'ai mon mot à dire dans ce pays, mon pays à moi ! », nous dira Amina, toute confiante. De son côté, Samia, femme au foyer, accompagnée de ces deux filles, n’est pas resté indifférente à l’appel du devoir. « Nous sommes ici aujourd’hui pour prouver que les femmes sont assez conscientes et ne manqueront pas d’accomplir leur devoir et choisir la personne qu’elles jugent capable de les représenter », a-t-elle annoncé, avant d’exprimer son souhait de voir une Algérie meilleure, sereine et stable ». Salima Ettouahria

responsable de la wilaya s’est montré satisfait des conditions dans lesquelles se déroulait le scrutin et a, notamment déclaré que le taux enregistré lors de la matinée ne reflétait nullement l’intérêt manifesté par les citoyens de Constantine pour ces élections et ce, tout en se montrant optimiste pour le taux de participation final. Notons que trois observateurs étrangers issus de la Ligue arabe et de l’Union africaine ont effectué une tournée d’inspection qui les a menés au centre de vote des Frères Boudjeriou ainsi qu’à la commune de Hamma Bouziane. À 17 h, le taux de participation enregistré au niveau de la wilaya était de 29.01%, soit 170.297 votants sur un total de 587.016 ; la commune d’Ibn Badis arrivant en tête avec 40.87%, et celle du chef-lieu clôturant la liste avec 25.12%. Issam B.

Par les moyens mobilisés pour les besoins de l’opération, un dispositif d’une rare efficacité et d’une totale transparence surtout a été mis en place pour l’organisation de ces élections à Sidi Bel-Abbès. A telle enseigne que les représentants des candidats en lice furent rappelés à l’ouverture des bureaux par l’administration pour pallier à la défaillance de leurs observateurs comme pour annoncer la couleur et signifier la neutralité d’une mission s’articulant autour de la réunion des conditions de réussite du scrutin. Aucune anomalie

Engouement dès le début du scrutin
SIDI BEL-ABBES
n’a été relevée si l’on se fie aux déclarations du président de la commission de wilaya de surveillance, M. Guemmid Laïd à la suite d’une tournée qu’il a effectuée à travers les centres de vote de la wilaya. Toutes les commodités étaient assurées pour le bon déroulement de ce scrutin en permettant aux électeurs d’accomplir leur devoir en toute liberté. Un taux de participation de l’ordre de 21,84% était relevé au premier sondage de 11 h avant d’atteindre les 31,5 et dépasser la barre des 55% à 17 h. C’est dire tout l’engouement manifesté pour cette consultation avec une mention particulière pour les populations des zones rurales… Une responsabilité citoyenne, un engagement pour la préservation des acquis de paix et de stabilité enregistrés, une adhésion à l’enrichissement d’un processus démocratique sont autant d’arguments avancés par les citoyens de ces coins les plus reculés du Sud. « C’est un devoir et puis je dois exprimer la voix de l’Algérie profonde aux préoccupations différentes certainement. Des populations qui ont retrouvé

leur marque et leurs repères pour aujourd’hui œuvrer dans les sens de leur consolidation… », affirme avec enthousiasme Hadj Mohamed de la localité de Merine. En clair, toute une mobilisation est observée au niveau de la wilaya qui s’est préparée activement pour être à la hauteur. Il est à noter enfin que le corps électorale de la wilaya après la révision exceptionnelle est de l’ordre de 452.260 électeurs repartis à travers 179 centres de vote totalisant 820 bureaux. A. B.

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EL MOUDJAHID

L’événement
VIREE DANS LES COMMUNES DE KOUBA, BIR MOURAD RAIS ET BOUZAREAH

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Le vote pour l’élection présidentielle, qui a eu lieu dans les commune de Kouba, Bir Mourad Raïs et Bouzaréah, s’est déroulé dans une atmosphère calme, avec une affluence assez importante dans la matinée, et appréciable dans l’après-midi, au niveau de plusieurs quartiers de Jolie Vue, Garidi, Kouba et Fougeroux.

Affluence importante

L

es centres et les bureaux de vote ont connu une affluence importante d’électeurs qui ont tenu à exercer leur devoir électoral sous le contrôle des représentants des six candidats. Vieux, jeunes hommes et femmes, accompagnés souvent de leurs enfants, ont commencé à affluer vers les bureaux et centres de vote dès la première heure, 8h, pour choisir leur nouveau Président de la République. Le sentiment du devoir accompli a été mis en exergue par tous les électeurs au sortir de l’isoloir. Kahina Akkou (35 ans) rencontrée dans la commune de Bouzaréah, première citoyenne à avoir accompli son devoir de citoyenne, au niveau du centre de vote Amroune-Ahmed estime « extrêmement important de voter au profit du candidat Bouteflika qui a consacré toute sa vie pour l’Algérie et qui a fait avancer de gigantesques projets. » De son côté Ania (28 ans), une autre électrice qui vote pour la première fois pour son candidat préféré Abdelaziz Bouteflika, a décidé d’aller accomplir son devoir de citoyenne pour dire non à ceux qui appellent au boycott et pour la stabilité du pays. « Je vote pour le seul candidat qui a présenté un programme et qui a promis un changement progressif. Il a surtout promis en 2011, de transmettre le flambeau aux enfants de l’indépendance. » Un peu plus loin à Bir Mourad Rais, Mohand Saïd, qui approche les 80 ans et qui se félicite des réformes entamées depuis une bonne quinzaine d’années lance : « Je vote parce que c’est grâce à Bouteflika que ma vie s’est améliorée. C’est ma devise, car il faut donner son opinion si on veut aller de l’avant.» Pour la plupart des électeurs des différentes communes, « l’espoir est désormais permis avec le multipartisme, la démocratie et les réformes. » Ce jeune couple, inscrit dans la même commune, s’est montré fier d’accomplir son devoir électoral. « Voter est pour nous une manière d’exprimer notre existence et notre citoyenneté », soulignent Salim et Nada, avant de préciser : « Nos préoccupations ont été prises en considération, puisque nous avons été retenus pour l’AADL, nous espérons donc, que notre vie va s’améliorer encore plus », ont-ils dit. Au niveau de la commune de Kouba qui enregistre un peu plus de 180.000 inscrits et qui compte une vingtaine de centres de vote, l'ambiance est « chaleureuse ».

A l’école Mohamed Belaradj, Zitouni Mahfoud, un ancien moudjahid qui dépasse les 90 ans a tenu à accomplir son devoir de citoyen, malgré son état de santé. Accompagné de ses enfants il a affirmé que « l’acte de voter est sacré pour le bien de l’Algérie qui restera toujours debout et fière de ses enfants. » Sur les mêmes lieux, Chetoui Mohamed Ali, titulaire d’un magister en finances et cadre à la société tramway, s’est présenté avec son bébé Aness, pour voter pour son futur président. Il estime que « voter est un moyen de changement au profit de la jeunesse. » « J’espère que nos jeunes comprennent ce que signifie cet acte et l’accomplissent en toute conviction », souligne-t-il. Dans la même commune, au centre de vote Ibn Badis de Garidi, M. Mouhoubi Mahmoud, chef du centre, s'est « félicité » de l'affluence « assez importante » des électeurs. Selon les témoignages recueillis sur place auprès des représentants des partis, « l’opération se passe normalement et toutes les conditions d’organisation sont réunies. » Pour ce qui est du nombre des électeurs, le chef du centre souligne que ce centre compte 5.694 inscrits répartis sur les 14 bureaux de vote. Quant au taux de participation il est passé de 3% à 10h à 29% à 15h. Pour leur part, les chefs de bureaux rencontrés dans le même centre de vote, ont eu à constater une certaine mobilisation chez les

votants. Ils disent s'attendre à davantage d'affluence en fin d'aprèsmidi. Pour leur part les organisateurs affirment, dans les différentes communes visitées, la mobilisation de tous les moyens matériels et logistiques pour le bon déroulement du scrutin. Toutes les facilités ont été mises en place aux électeurs, y compris ceux ne détenant pas de carte d'identité nationale, pour leur permettre d'accomplir leur devoir électoral dans de bonnes conditions. Bouzaréah : le 3e âge à l’ouverture A l’image des autres communes de la capitale, Bouzaréah a connu un début de scrutin plutôt timide. Aux premières heures d’ouvertures, les bureaux étaient surtout fréquentés par des personnes du troisième âge ou des jeunes de moins de vingt-cinq ans, pour la plupart des hommes. C’est à partir de 15 heures que l’affluence à commencé dans les centres de vote de cette commune, située sur les hauteurs d’Alger. Les électerus se déplaçaient, en général, en famille pour accomplir leur devoir de citoyen. A Alger, comme d’ailleurs dans les grandes villes du pays, on ne change pas les habitudes. Les femmes votent toujours l’après-midi, après avoir accompli leurs tâches ménagères. « Nous vivons dans ce pays et nous sommes tous concernés par les événements qui concernent l’avenir de l’Algé-

rie. Les élections présidentielles sont importants pour notre avenir et celui de nos enfants. Il est donc tout à fait normal que je vienne accomplir mon devoir de citoyenne. Par ailleurs, par cet acte je rends hommage à toutes celles et ceux qui ont combattu pour le droit de vote aux femmes », nous a déclaré Mme Fatima B. (mère de famille et fonctionnaire), à sa sortie du bureau de vote. Pour sa part, M. Rafik H. (cadre de la compagnie d’assurance CAAR) a souligné l’importance de ce scrutin présidentiel pour la prospérité du pays. « Il faut voter, si certains candidats n’ont pas, à mon avis, le bon profil. C’est un devoir de citoyens. C’est aussi un geste civique important pour le développement du pays. J’espère seulement que le futur président respectera ses engagements et ses promesses électorales et qu’il fera le nécessaire pour la paix et la stabilité du pays tout en œuvrant pour résorber les crises de chômage et de logement dont souffre la population », a-t-il souligné. Dans l’ensemble, l’opération de vote pour ces présidentielles s’est déroulée dans une bonnes conditions et une ambiance bon enfant. A Bouzaréah les autorités locales étaient mobilisées, dès les premières heures, pour permettre aux 50.870 inscrits d’accomplir leur devoir électoral convenablement. Cette commune, l’une des plus peuplée de la capitale, compte 124

bureaux de vote repartis sur 19 centres. « Les onze bureaux que compte ce centre étaient opérationnels à 8 heures précise, pour permettre aux citoyens d’effectuer leur vote. Nous disposons d’un bureau d’information pour orienter les 4.839 électeurs inscrits chez nous. Pour ceux, qui ne trouvent pas leurs noms dans les listes ou qui n’ont pas leur carte, nous disposons de l’outil informatique pour trouver le bureau de vote où ils sont inscrits après vérification de leur identité. L’opération se déroule le plus normalement possible. Il n’y a aucun incident. Il n’y a pas eu beaucoup de votants dans la matinée. C’est en début d’après-midi qu’on a connu une plus grande affluence. Cela dit, le nombre de votants, pour ces présidentielles, est plus important que celui enregistré lors des dernières communales. A l’exception de M.Touati et M. Rebaïne, les représentants des autres candidats sont présents, avec nous, pour veiller au bon déroulement du scrutin dans ce centre », nous a indiqué M. Bourayou Madjid, directeur du centre de vote Ouarek-Othmane. Ce dernier a été d’ailleurs rejoint dans ses propos pour les représentants des candidats à ce scrutin, qui ont soulevé, à leur tour le bon déroulement de l’opération. « Il n’y a eu aucun incident à déplorer. Le vote se déroule le plus normalement possible. Les citoyens, accomplissent leur devoir sans aucune pression ou influence. Ils choisissent leur candidat en toute liberté », nous a confirmé Mlle Ghania Ait Fergane, représentante de M. Abdelaziz Belaid. Même son de cloche chez Mlle Fouzia Sahraoui, représentante de Mme Louisa Hanoune. « Tout se passe bien et dans une parfaite organisation. Il n’y a rien à signaler. » De son côté, le représentant M. Ali Benflis, n’a pas manqué de souligner la bonne organisation dans ce centre. « Jusque-là (16h30), nous n’avons signalé aucune anomalie. Les citoyens accomplissent leur devoir électoral normalement et dans de bonnes conditions. Même ceux qui ont du mal à trouver leur nom sur les listes sont orientés au niveau du bureau d’information », a mentionné M. Hadouche Madjid. Ainsi, les citoyens de Bouzaréah ont voté dans le calme et la sérénité pour élire, en toute démocratie, leur candidat. Sarah Sofi et Maouche Rédha

Ph. : Wafa

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L’événement
Reportage photos : Nacera, Louiza, Billal et Wafa

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L’événement
VIRÉE AU CIP

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Une ambiance paisible a régné hier au Centre international de presse (CIP), installé au niveau de l’hôtel El-Aurassi, à la veille de la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 17 avril. Armés de leurs caméras, appareils photo, micros et, surtout, leurs stylos, des représentants de différents organes de presse, nationaux et internationaux, y ont élu domicile.

Des moyens à la mesure de l’événement

N

otre arrivée sur les lieux coïncidait avec la visite effectuée par un des représentants du Président candidat, Abdelaziz Bouteflika, Belkacem Sahli en l’occurrence, au CIP. Ce représentant a eu droit à une visite guidée qui lui a permis de découvrir, les moyens mis à la disposition de ces derniers en vue d’assurer la couverture médiatique de cet événement. Selon le directeur du Centre international de presse (CIP), tous les moyens ont été mis à la disposition des journalistes pour accomplir leur travail. «Le CIP se charge également d’accueillir et d’orienter des journalistes nationaux et étrangers en mettant à leur disposition, tous les moyens nécessaires pour accomplir leur mission dans de bonnes conditions sur le plan de la qualité et de la continuité de service», a souligné le directeur du CIP, Tahar Bediar. C’est ainsi que le CIP a mis à la disposition des journalistes, deux importants espaces, le premier est réservé à la presse écrite, avec une salle de rédaction d’une capacité de 100 postes exclusivement aménagée pour les représentants des différents organes de presse, en plus de la connexion internet haut débit. Le deuxième espace a été dédié à l’audiovisuel, où, pour la première fois, il a été mis en place, des infrastructures de production et post-production (studio virtuel, plateau et 4 stind-up, avec caméra mobile en haute définition, station de montage, station flay away pour les transmissions des programmes des différentes chaînes TV étrangères et nationales à destination des différents continents, satellites arabes, européens… ). Il a été aménagé également des studios opérationnels pour la prise en charge des émissions TV des différentes chaînes accréditées. «Comme de coutume, à la veille des

élections, nous mettons à la disposition des journalistes, les moyens et les équipements logistiques nécessaires pour leur permettre d’accomplir leur mission dans les meilleures conditions», dit-il. Impressions de journalistes étrangers Compte tenu de l’importance de l’événement, un nombre important de journalistes étrangers se trouvent depuis quelques jours à Alger. Et c’est dans l’optique de connaître leurs points de vu et leurs opinions par rapport à cette échéance que nous avons justement approchés certains d’entre eux, lors de notre visite hier au Centre international de presse. Anne Allemeling, correspondante à ARD Radio et TV Allemande, nous a d’emblée précisé qu’ elle est en Algérie, «pour rapporter l’information. Ni plus ni moins». «Tout le monde s’accorde à dire que ces élections sont cruciales. Et moi, je partage cet avis. C’est la raison pour laquelle je me suis engagée à

Le journaliste-reporter de l’hebdomadaire français le Point, Armine Arefi, présent en Algérie depuis dimanche dernier et accrédité pour la couverture de l’élection présidentielle, a été impressionné par la bonne ambiance qui règne dans les bureaux de vote de la capitale et l’humour dont font preuve les jeunes.

« J’ai été agréablement surpris par cette liberté d’action »
ARMINE AREFI, JOURNALISTE FRANÇAIS AU MAGAZINE LE POINT :
lage entre leurs aspirations, leur problématique et ce qu’on leur propose à la télévision. Il y a eu tout de même des débats assez sommaires qui ne vont pas au fond des choses, notamment dans les programmes des candidats. C’est ce que j’ai relevé aussi. Comment se déroule la couverture de cet événement pour vous ? Très bien, et dans de bonnes conditions. Au début, on craignait de ne pas avoir la liberté de mouvement, mais, en définitive, on s’est rendu compte que non, qu’on pouvait aller où l’on voulait. J’avais la liberté de déplacement, malheureusement je n’ai pas eu le temps d’aller en dehors d’Alger pour voir plein de choses qui concernent l’Algérie, mais du peu que j’ai vu, j’ai été frappé et charmé par la possibilité d’exercer mon métier avec une liberté d’expression assez importante, et c’est surprenant pour un Français qu’il soit journaliste ou pas de voir qu’on peut critiquer le Président, chose qu’on ne constate pas dans tous les pays. J’ai abordé certaines personnes que j’ai rencontrées dans les bureaux de vote, lors de l’accomplissement de leur devoir électoral, et elles m’ont dit que c’est un rendez-vous important pour les Algériens. C’est leur pays, celui pour lequel leurs parents ont lutté, et que ce devoir ne peut être manqué. Elles ont préféré ellesmêmes déposer leur bulletin de vote au lieu de

être neutre dans mon travail et à éviter tout commentaire ou fausse lecture», a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter que l’Algérie a intérêt à préserver sa stabilité, puisque «c’est le seul pays en Afrique, en plus du Maroc, qui a réussi à se mettre à l’abri des révoltes inscrites dans le cadre de ce qui a été convenu d’appeler printemps arabe». Pour ce qui est du déroulement de la campagne électorale, Anne Allemeling a relevé qu’«il y a eu des dépassements qui ont été enregistrés lors de cette campagne, et que le citoyen algérien rechigne à aller voter, mais bon, le principal est d’avoir un président qui réponde à ses aspirations». Pour sa part, Cherif Djohar, un journaliste du journal egyptien ElAhram, présent pour la deuxième fois en Algérie après les élections législative de 2012, a souligné qu’«après la fin de la campagne électorale, il a eu l’occasion de rencontrer plusieurs candidats à la présidentielle du 17 avril, en

l’occurrence Moussa Touati, Abdelmalek Sellal (directeur de campagne du candidat indépendant Abdelaziz Bouteflika) «Aujourd’hui, j’ai rencontré des citoyens qui ont accompli leur devoir normalement, J’ai constaté aussi que tous les moyens ont été déployés pour la réussite de ce rendez-vous important et décisif pour l’Algérie, ce qui est remarquable.»

Le directeur de la rédaction de la revue Afrique Asie a précisé que «beaucoup de spéculations ont été enregistrées en Algérie comme à l’étranger sur la candidature du Président Abdelaziz Bouteflika, mais, d’après ce qu’on a vu aujourd’hui, il va bien». Il a tenu à expliquer que «les gens ont tendance à oublier que le président américain Roosevelt a guidé son pays, bien qu’il ait été sur une chaise roulante. C’est aussi le cas pour le président français François Mitterrand qui avait un cancer. Ce qui a été réalisé en Algérie, la paix, la stabilité et la sécurité sont des choses primordiales que Bouteflika a ramenées, et que personne ne peut lui dénier, c’est d’ailleurs de là que lui vient une popularité que personne ne peut concurrencer». Des observateurs étrangers devant assurer la surveillance des élections d’aujourd’hui ont été aussi présents au Centre international de presse. Abordé pour avoir une idée sur leur travail au niveau dudit centre, un des observateurs dépêchés par l’Union africaine s’est excusé de ne pas pouvoir nous faire de déclarations. «Nous ne sommes pas habilités à parler avec la presse», précise l’un d’entre eux, en ajoutant qu’«il y aura des déclarations après les élections». Kafia Ait Allouache

Ph : Nacera

Le centre de presse de la wilaya un véritable espace de communication
SIDI BEL-ABBÈS
La création, il y a quelques mois, d’un centre de presse de la wilaya, à l’initiative du wali, pour attribuer un sens à la notion de communication et signifier une certaine transparence dans la gestion de la chose publique, fut une louable initiative ayant permis, pour le moins, de valoriser l’information de proximité à travers ces rencontres périodiques sur l’évaluation des secteurs d’activité. Et à la faveur de cette consultation électorale, cette structure fut une veritable ruche bourdonnante par cet engouement des journalistes et ces échanges entre la corporation, surtout que tous les moyens ont été mobilisés pour faciliter la mission d’informer. Une bonne note pour l’initiative. A. B.

économique du pays, qui tarde. Je trouve, il est vrai, une indifférence touchante de la part de cette jeunesse parce qu’elle est majoritaire en Algérie, qui a beaucoup d’humour, qui a envie de parler, qui aime s’exprimer, qui accueille avec bras ouverts, les journalistes, chose qui est très marquante pour un journaliste.

C’est votre première présence en Algérie, en particulier pour la couverture de l’élection présidentielle. Quel constat en faites-vous? Effectivement, je suis là pour la première fois. Pour ce qui est de la couverture médiatique, j’ai été vraiment et agréablement surpris d’avoir cette liberté d’action, de faire ce que je veux, comme je veux, que ce soit durant les meetings où j’ai assisté, ou les gens, les jeunes, avec lesquels j’ai discuté dans la rue ; même avec ceux de la manifestation Barakat, j’ai été vraiment libre de mes mouvements, chose que j’ai rarement vue. Je suis vraiment enchanté à ce niveau-là. J’ai vu une certaine jeunesse désabusée pas forcément intéressée par l’élection, même si tout le monde s’y intéresse. L’intérêt est là. Je sens beaucoup de débats, beaucoup d’énergie dans cette société algérienne de la part de la jeunesse, mais pas uniquement. Il y a également le sentiment chez certains jeunes et les personnes âgées aussi qui ne sont pas représentés et qui ne trouvent pas de représentants. Il y a ce sentiment qu’il existe un certain déca-

Comment votre magazine traite-t-il l’événement ? Notre magazine, le Point, a lancé un site, «le point Afrique», pour lequel ces élections sont importantes, aussi bien pour le magazine que pour le site point.fr. Aujourd’hui, on tient un live pour permettre aux étrangers de suivre cela de près, y compris les Français et la communauté algérienne de France qui est nombreuse. J’essaie de suivre de plus près, le déroulement de ces élections qui sont cruciales pour l’Algérie qui est un pays intéressant, complexe, et c’est ce qui fait son charme d’ailleurs. Que pouvez-vous nous dire à la fin ? Je pense que c’est un pays magnifique qui mérite d’être connu davantage et qui me rappelle la chaleur et la sensibilité de la culture, l’énergie de la jeunesse iranienne dont je suis originaire. Propos recueillis par Kafia Ait Allouache

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Ph : Nacera

boycotter. J’ai vu des générations confiantes de femmes, des partisans avec les badges du candidat indépendant Bouteflika qui votaient. J’ai assisté à des querelles de personnes et des discussions profondes sur de véritables programmes sur la situation économique, la dépendance des hydrocarbures, sur la diversification

EL MOUDJAHID

L’événement
Une journée historique
BEJAIA
BECHAR

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opération de vote s’est déroulée dans le calme a travers la wilaya sauf dans la commune d’Aït Rezine où avant le début de l’opération, un groupe de jeunes ont incendiés trois urnes dans un bureau qui ont été remplacés immédiatement par les services de l’administration alors qu’à Feraoun un groupe de jeunes a pénétré dans un des bureaux du centre et a tenté de voler une urne, mais l’intervention des services de sécurité ont fait échouer cette tentative. Dans l’ensemble, les électeurs et électrices ont accomplis leur devoir électoral dans la sérénité a travers les 306 centres et 1.152 bureaux de vote répartis à travers les 52 communes de la wilaya. Le corps électoral de la wilaya compte 529.218 électeurs. Pour assurer le bon déroulement du scrutin 7.290 encadreurs ont été mobilisés pour les centres et bureaux de vote. L’administration a mis tous les moyens humains et matériels pour le bon fonctionnement de cet événement national. Certes, Bejaia s’est réveillé dans le calme hier, jour de marché hebdomadaire. C’est l’ambiance naturelle, les

commerces sont ouverts, les citoyens vaquaient à leurs occupation. A Bejaia, comme à l’accoutumé, ils votent plus dans l’après-midi, une tradition qui se répète à chaque échéance électorale. A 11 h, le taux, à l’échelle, de la wilaya a atteint 5,33%. Les premiers résultats continuaient à affluer des différentes localités où le taux de participation varie de 5,30 à 9,80%. Un taux qui augure

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es électeurs de la région de Beni-Chougrane se sont rendus en masse dans les bureaux de vote afin d’accomplir leur devoir électoral et choisir le président de la République parmi les six candidats en lice pour cette élection par la voix des urnes. Le wali a accompli dès le début de la matinée son devoir au centre de vote cheikh Bouras à Mascara et au centre de vote Allal-Fatiha du quartier populaire de Baba Ali, l’on a remarqué la présence d’observateurs internationaux parmi les cinq mandatés (2 de l’UA et 3 autres de la Ligue arabe). L’opération s’est déroulée dans de bonnes conditions tant l’organisation sur les plans matériel et humain était pleinement assurée par les services compétents. En début de matinée aux centres de vote du village socialiste Nouari-Hamou puis au centre Boukerroucha-Belaïd à Aïn-Fekan et ensuite à Oued El Abtal, une région enclavée qui a fait face, des années durant, aux affres du terrorisme aveugle de la décennie noire, et, dans la commune de Tighennif l’on a remarqué une grande affluence dans le centre de vote de femmes de l’école IbnKhaldoun et Lalla-Fatima ; l’ambiance était à la fête dans un grand nombre de bureaux de vote en ce sens que l’on a été accueillis par des bonbons, des dattes et des youyous... Quand ces femmes se

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emps printanier, organisation humaine et matérielle à la mesure de l’événement et participation prometteuse dès l’ouverture, à 8 heures précises, hier, des 2.151 bureaux de vote implantés au niveau de 610 centre répartis sur le territoire de la wilaya de Sétif ; c’est le moins que nous puissions dire de cette ambiance de calme et de sérénité. Pour ne pas faire exception à la tradition, Sétif s’est réveillé tôt, femmes et hommes ont rejoint les bureaux afin de voter pour l’Algérie comme devaient nous le signifier de nombreux électeurs, un devoir marqué aussi par l’attachement à l’Algérie de la paix et de la stabilité, montrant aux yeux du monde les vertus d’un peuple qui connaît le prix du sang et des souffrances endurées durant toute la décennie noire. Dès l’ouverture des bureaux, le centre implanté au lycée Kerouani est fin prêt, l’accueil est chaleureux et l’organisation impeccable. Nous nous rapprochons sans plus tarder de certains électeurs qui venaient d’ac-

complir leur devoir électoral. Hadja Aïcha, fière d’avoir accompli ce devoir, ne cache pas sa joie : « Je suis très heureuse d’avoir pu voter une fois encore, en dépit de mon âge avancé. Aujourd’hui j’ai voté pour la paix dans mon pays. Ceux qui ont vécu les affres de la décennie noire savent combien nous avons souffert et combien est précieuse la paix. A mon avis, il ne faut pas gâcher cette occasion pour préserver cet acquis et je dis à tous les Algériens d’aller voter et de ne pas écouter ceux qui les induisent en erreur. » Kamel nous rejoint pour abonder dans le même sens, même s’il émet le vœu de voir ces élections constituer une nouvelle avancée pour l’Algérie. Celui qui sera élu doit penser aux jeunes, à toutes ces familles en quête d’un logement et l’Algérie ne pourra que mieux se porter encore, n’en déplaise à ceux qui ne savent, hélas pour eux, nager que dans des eaux troubles. » Dans une ville parée de ses plus beaux atours où la vie battait son plein comme d’habitude , nous ren-

«J’ai voté pour l’Algérie»
SETIF

sont aperçues que nous représentons la presse écrite locale, elles nous ont chargés d’être leur porte-voix pour dire qu’elles sont ici pour s’acquitter d’un devoir patriotique national tant l’enjeu verse dans le renouveau, le modernisme et le changement apaisé d’une Algérie libre, démocratique et ouverte sur le monde. Beaucoup de jeunes votaient pour la première fois à l’école Emir Abdelkader de la localité de Aouf, Bekhaitia, Mohamamdia et nous ont fait part de leur fierté et de leur joie de voter en ce jour mémorable pour le candidat qui porte dans son programme leurs attentes et leurs espoirs ; une aspiration qui se passe de tout commentaire tant la maturité de ces jeunes générations n’est plus à mettre en doute. A El Bordj l’ambiance ressemblait aux grandes journées festives, car les électeurs, jeunes et moins jeunes, femmes et hommes n’avaient pas manqué d’être présents à ce rendez-vous et la cité des Gazelles, comme se plaisent à l’appeler les Bordjis, a été à la hauteur de cet événement historique et tout indiquait que le scrutin se déroulait dans d’excellentes conditions, de l’avis des encadreurs des CV et des observateurs des différentes formations politiques. Goudjili Naïma,19 ans, nous a dit à cet effet : « Je suis très contente d’accompagner ma mère et ma grand-

Fierté et joie
MASCARA

une participation correcte et les électeurs seront encore plus nombreux dans les heures suivantes. Dans l’après-midi, les électeurs étaient plus nombreux à voter comme à Adekar, Seddouk, Beni Maouche et Amalou dont le taux a grimpé à plus de 14% de votants. Selon, les informations qui nous parvenaient au fur et à mesure des différentes localités de la wilaya, les électeurs et électrices affluaient, de plus en plus, dans les bureaux de vote dans le calme et la sérénité. A 14 h, le taux de participation a atteint les 12,42% de votants. C’est dire toute la volonté de la population de la wilaya qui a fait de ce jeudi 17 avril, une journée historique pour préserver la stabilité et la prospérité de l’Algérie. Pour ce qui est de la surveillance de cette élection, le président de la CWSEP de Bejaia, a souligné que « les membres des commissions communales de surveillance sont sur place et nous signalent toute infraction, mais à cet instant, le vote se déroule dans de bonnes conditions ». M. Laouer

C’

mère au centre Mouloud-Feraoun » pour voter et je dis que l’Algérie est en marche, ajoutant que le candidat pour lequel elle a voté est le garant de la continuité. A Ghriss, Matemore, Maoussa ou Sidi Boussaïd, les électeurs, en dépit de la vague de chaleur qui prévalait, n’ont pas hésité un seul instant à se lever tôt ce matin d’hier pour aller s’aligner devant les centres de vote une demi-heure avant l’ouverture et ils étaient très contents de se rendre aux urnes. le taux de participation allait crescendo au fil des heures. A titre de rappel, il y a lieu de signaler que la sûreté de wilaya de Mascara a mis en place un ensemble de mesures, visant à sécuriser cet important évènement. Le niveau de vigilance a été élevé au sein des forces de police pour assurer le bon déroulement du scrutin à travers tout le territoire de la wilaya de Mascara et ce, en sécurisant les centres de vote relevant du territoire de compétence de la police et qui sont au nombre de 97, et, pour lesquels plus de 1.500 policiers ont été mobilisés nuit et jour pour veiller à la sécurité de ces centre. Par ailleurs, tous les moyens matériels et techniques sophistiqués ont été mis à la disposition des hommes de loi pour assurer le bon déroulement de l’opération. A. Ghomchi

controns Bouderbali Mohamed, le wali de Sétif accomplissant son devoir : « C’est un sentiment de fierté qui m’anime, fier d’avoir accompli ce devoir, cet acte civique qu’est le vote et d’autant plus heureux de relever ce haut degré de conscience qui anime tous ces citoyens qui accomplissent ce devoir pour donner à cet événement la dimension historique qu’il mérite. L’administration à mis en place, comme vous pouvez le constater, l’ensemble des moyens humains et matériels à même de garantir le succès de ce scrutin et les premiers échos qui me parviennent des différentes communes concernant notamment le volet inhérent à la participation sont bons. » Au siège de la daïra de Sétif, qui compte 50 centres et 396 bureaux pour plus de 210.000 électeurs, le service de la réglementation, notamment pour l’établissement des cartes nationales d’identité, est ouvert : « Pour la seule journée d’hier (mercredi) nous avons procédé à l’établissement de plus de 250 CNI et nos guichets sont

encore ouverts aujourd’hui (jeudi) pour faciliter au mieux la tâche aux citoyens dont la validité du document expire ce jour », nous dit Mohamed Taleb, le chef de daïra. Il est 13 heures, le taux de participation a déjà atteint 20,36 % au moment où les élécteurs continuent d’investir les bureaux ; il grimpera à 34,71% à 15 h. Au centre SelmaneAbdelhamid, le plus grand de la ville avec 11.366 électeurs, l’affluence est de taille, Abdelhalim souligne :« J’ai voté pour le sang de nos martyrs et mon vœu le plus cher est de voir l’Algérie relever le défi qui s’impose aujourd’hui », et, à Nadjat d’enchaîner : « J’ai perdu un cousin durant la décennie noire ; je ne veux pas perdre l’Algérie aujourd’hui. » Au moment où Tayeb, se tenant difficilement sur ses béquilles, ajoute : « Cela s’appelle un acte de souveraineté absolue ». Sétif, la cité de l’avenir est en fête, l’Algérie aussi ! F. Zoghbi

est à 8 heures précises que les 86 centres de vote, répartis à travers le territoire de la wilaya de Béchar, ont ouvert leur porte pour accueillir les premiers votants, venus accomplir leur devoir électoral. Le coup d’envoi de cette opération a été donné au centre de vote « Hassiba-Ben-Bouali » de Béchar, en présence des 4 observateurs internationaux (de l’OUA et de la Ligue des pays arabes) chargés de superviser le déroulement de ce scrutin, ainsi que des représentants des 6 candidats en lice, des membres de la commission de wilaya de surveillance de l’élection, des représentants de la presse, toutes tendances confondues et de nombreux électeurs, présents bien avant l’ouverture des bureaux de vote. Les 432 bureaux de vote étaient fins prêts dès le début de cet événement, pour lequel les pouvoirs publics n’ont pas lésiné sur les moyens, et qui, contrairement aux scrutins antérieurs, a connu une affluence remarquable dès les premières heures de l’ouverture des bureaux. Bien des jeunes sont venus exprimer leur choix quant au futur président algérien. A 11 h, on enregistrait un taux de participation de 15.13%, soit 30.330 votants sur les 200.438 inscrits sur les listes électorales. Il est à noter que cette élection présidentielle avait déjà débuté le mardi 15 avril, au niveau des 2 bureaux itinérants de Beni-Ounif, pour les 1.718 électrices et électeurs nomades de Oued Namous, Rosfa Taïba, Oued Lakhdar et Fendi, zones éparses de cette région et le mercredi 16 avril pour les autres 8 bureaux de vote itinérant de Zouzfana (Béchar), BeniAbbès, El Ouata, Timoudi, Ksabi et Tamtert, avec un corps électoral de 4.909 inscrits. La femme bécharie a également tenu à marquer sa présence, hier, et contrairement aux scrutins et élections antérieurs où la gent féminine ne faisait son apparition qu’aux dernières heures du scrutin, en raison de ses travaux ménagers, elle a été présente dès le début du scrutin. Bravant la hausse de la température, en raison du mercure qui fait des siennes en ce mois d’avril, les citoyens de Béchar ont su marquer leur présence dans les bureaux de vote et aucun incident n’a été enregistré en cette occasion, grâce au civisme des électeurs et au fort dispositif sécuritaire mis en place pour la circonstance. On aura, toutefois, remarquer que seul 1 ou 2 représentants des candidats à la présidentielle étaient présents dans les 432 bureaux de vote. Ramdane Bezza

On a voté malgré la canicule

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L’événement
VOTE A L’ETRANGER CANADA

EL MOUDJAHID

Les électeurs algériens établis au Maroc continuaient, hier, d’affluer vers les onze bureaux de vote installés dans les trois circonscriptions consulaires (Rabat, Casablanca et Oujda) pour accomplir leur devoir électoral au sixième et dernier jour du scrutin de la communauté nationale établie à l’étranger pour l’élection présidentielle, a-t-on appris auprès de l’ambassade d’Algérie à Rabat.

Adhésion de la communauté nationale au Maroc L
tion de Rabat (2.346 électeurs), trois bureaux ont été aménagés pour l’opération de vote, le premier au sein de la section des affaires consulaires à Rabat (1.338 électeurs), le deuxième délocalisé à Fès (717 électeurs) et le troisième délocalisé à Tanger (291 électeurs). L’adhésion à l’élection présidentielle a été constatée au niveau de la circonscription électorale de Casablanca (3.285 électeurs) où l’on s’attend à une forte participation en comparaison aux échéances politiques précédentes. Le consul général, M. NacerEddine Zahar, a estimé que « la communauté algérienne est certainement consciente de la nature de l’enjeu de l’élection présidentielle notamment en cette étape de la vie de la nation ». « L’enjeu de cette élection est plus important, très particulier et beaucoup plus visible », a-t-il souligné faisant observer que l’engagement dans le vote de la communauté a été remarqué depuis le début, samedi passé, premier jour du scrutin pour la communauté nationale établie à l’étranger. Trois bureaux de vote ont été installés dans la circonscription électorale de Casablanca, à savoir un au sein du consulat général de Casablanca (2.796 électeurs) et deux délocalisés à Marrakech (322 électeurs) et à Agadir (167 électeurs). Concernant le scrutin dans le centre électoral d’Oujda (nord-est du Maroc) composé de cinq bureaux, dont deux délocalisés à Ahfir et Taza, les ressortissants établis dans cette région y ont afflué, hier, en grand nombre pour voter en faveur de l’un des six candidats « dans une transparence totale », a-t-on appris auprès du consulat d’Algérie à Oujda. Vivants non loin de la frontière algérienne, une bonne partie des électeurs algériens établis à Oujda « préfèrent généralement imiter leurs concitoyens en Algérie et aiment voter en cette ultime journée du scrutin de la communauté nationale établie à l’étranger », a déclaré le consul d’Algérie Nour Eddine Khendoudi, faisant remarquer que « c’est une habitude chez les Algériens d’Oujda d’être en phase de leurs concitoyens vivant en Algérie ».

U

ne bonne participation de la communauté algérienne a été enregistrée durant cette opération de vote qui a été entamée samedi passé pour l’ensemble des électeurs algériens vivant à l’étranger surtout hier, jour de scrutin en Algérie, a-t-on précisé de même source. L’opération se poursuivait dans de « très bonnes conditions » afin de permettre aux 11.884 électeurs algériens installés au Maroc d’accomplir leur devoir, a-t-on ajouté faisant observer qu’au regard de l’afflux vers les bureaux de vote une participation plus importante par rapport aux législatives de 2012 « était attendue ». « Une bonne adhésion a été constatée chez les ressortissants établis dans la circonscription de Rabat, lors de cette échéance par rapport aux législatives de 2012 », a déclaré à l’APS, M. Ameur Betka, chargé des affaires consulaires, expliquant cette bonne participation par « l’importance du scrutin et à la volonté de la communauté de réaffirmer son attachement à l’Algérie, à la stabilité du pays et à son développement ». Dans la circonscrip-

Le centre de vote de Londres a connu, hier, dernier jour du scrutin pour l’élection présidentielle concernant la communauté nationale établie à l’étranger, une affluence meilleure par rapport aux jours précédents. Le bureau de vote a accueilli, dès les premières heures d’ouverture, une vague d’électeurs qui a crée une ambiance chaleureuse en discutant cordialement avec les membres d’encadrement ainsi qu’avec le staff du Consulat mobilisé pour parer à tout besoin administratif et à toute demande d’informations. De l’avis de la Consule d’Algérie, Mme Dalila Samah, qui jouit d’un capital expérience appréciable en matière d’organisation des élections, ce flux d’électeurs « est tout à fait normal », car, a-t-elle expliqué « les ressortissants préfèrent généralement voter le même jour qu’en Al-

Participation relevée à Londres
GRANDE-BRETAGNE

es Algériens de Montréal ont été plus nombreux hier à se rendre au consulat général de Montréal, au dernier jour du scrutin afin de participer à un vote à l’égard duquel ils se sentent « concernés ». Comme c’est souvent le cas en Algérie et à l’étranger, les électeurs algériens relevant de la circonscription de Montréal ont été nombreux à se rendre hier aux urnes en familles, en couples ou individuellement, afin de prendre part à un scrutin qui les « concerne » et pour lequel ils se sentent « impliqués », affirment des votants. « Je suis Algérienne avant tout et par conséquent, me sens concernée par cette élection. L’Algérie demeure ma patrie où que j’aille », martèle Malika, une jeune maman accompagnée de son époux et de son bébé. Avouant n’avoir pas été « tout à fait décidée » il y a une semaine quant à l’acte d’aller voter ou pas, cette employée d’usine à Montréal déclare avoir opté au final pour exprimer son opinion pour le programme qui a « permis à l’Algérie de retrouver sa stabilité », en espérant que la jeunesse se « mette à travailler sérieusement » afin de contribuer au développement du pays. « Nous sommes ici depuis deux ans, et nos débuts y ont été très difficiles, nous ne regrettons pas notre choix, car c’est une nouvelle expérience pour nous, mais nous réalisons que si nous avons eu des acquis, nous en avons aussi perdu d’autres », affirme-t-elle, en évoquant, notamment la nostalgie quant aux proches et à la mère-patrie. Son mari, anciennement contremaître à la SNTF occupe à Montréal la même fonction que son

Affluence considérable à Montréal

épouse, laquelle a abandonné son poste de chef de service dans les Assurances pour s’installer au Canada. Il intervient pour soutenir les mêmes propos et informer avoir voté pour un autre candidat, tout en étant « nourri » par les mêmes aspirations de stabilité et de progrès pour le pays d’origine. « J’ai voté pour empêcher l’usurpation de ma voix. J’aurais pu boycotter, mais j’ai décidé de prendre part pour participer au changement que je souhaite pour mon pays après l’avoir fait durant les récentes élections provinciales au Canada », argumente, de son côté, Samia Ferhani, contrôleur de la qualité dans une usine d’agroalimentaire à Montréal. « Peu importe qui gagnera, l’essentiel est que la stabilité de l’Algérie ne soit pas menacée », soutient de son côté Mohamed A. qui vient de sortir de quitter le consulat général, à l’instar de la majorité des électeurs rencontrés sur place. « Nous sommes les enfants d’Amirouche et de Si El-Haoues, nous sommes fiers d’être des Algériens et prions pour que notre patrie soit épargnée de toute atteinte. L’Algérie a des hommes et des femmes qui la défendent, nous méritons d’avoir une position plus prestigieuse au sein des nations », lance à haute voix un votant, la cinquantaine. Accompagné de sa fille adolescente, le fait de voter semble l’avoir si ému qu’il a du mal à s’arrêter de parler. A l’instar des jours précédents, de nombreux Algériens établis à Montréal n’ont pu exprimer leur position ou donner leur voix au candidat de leur choix à défaut de carte d’électeur.

Le scrutin pour la présidentielle de cette année se déroule dans une ambiance conviviale dans les bureaux de vote ouverts en Tunisie qui ont connu une affluence considérable des membres de la communauté nationale établie dans ce pays, selon des sources diplomatiques algériennes. L’opération de vote s’est déroulée dans une ambiance conviviale au niveau des bureaux de vote relevant des services consulaires de Tunis qui couvrent 11 wilayas tunisiennes, a déclaré à l’APS le consul général d’Algérie à Tunis, Menad Hebbak. Pour sa part, le consul d’Algérie à Gafsa,

Ambiance conviviale
TUNISIE

gérie ». Elle a également tenu à préciser que les services de la représentation consulaire ont poursuivi le travail de sensibilisation en envoyant quotidiennement des SMS et des Email, aux ressortissants inscrits sur les listes électorales leur rappelant leur devoir électoral et l’adresse du centre de vote. Cette initiative a été, du reste, très appré-

ciée par les membres de la communauté qui ont souhaité que ce travail de proximité soit généralisé à tous les aspects de la relation entre le Consulat et les ressortissants. Les témoignages d’électeurs, recueillis à la sortie du bureau de vote, se rejoignent sur le souhait de voir l’Algérie « continuer à vivre en paix et dans la stabilité ».

Ahmed Amara, a affirmé que la participation des Algériens au scrutin présidentiel, entamé le 12 avril dernier, était « considérable » à travers les six bureaux de vote qui couvrent les wilayas du sud tunisien. De son côte, le consul d’Algérie à Kef, Khireddine Hammoum, a indiqué que l’opération de vote s’est déroulée dans « une ambiance fraternelle » marquée par une affluence croissante, six jours durant. Le nombre des électeurs inscrits auprès des trois services consulaires (Tunis, Kef et Gafsa) est de 16.245 immatriculés, dont 10.433 à Tunis, 4.201 à Kef et 1.611 à Gafsa.

Les ressortissants algériens établis aux Etats-Unis continuaient à se diriger hier vers les 11 bureaux de vote ouverts depuis samedi dernier à travers le territoire américain pour élire le président de la République parmi les six candidats en lice. L’opération du scrutin ’’se déroule dans des conditions normales et aucun problème n’a été signalé jusqu’à l’heure actuelle’’, a indiqué à l’APS le consul général d’Algérie à New York, M. Noureddine Sidi Abed. Une ’’affluence normale’’ est constatée dans les neuf bureaux de vote relevant du consulat général de New York et installés dans cette plus grande ville des Etats-Unis ainsi qu’au New Jersey, Philadelphie, Boston, Chicago, Houston, Denver, Los Angeles et San Francisco. Le même constat est relevé dans les deux bureaux de vote ouverts respectivement à Washington DC dans les locaux de l’ambassade d’Algérie ainsi que dans l’Etat de la Caroline du nord. Avec les différents fuseaux horaires par rapport à Alger, la clôture du scrutin aux Etats-Unis interviendra également à 19 heures localement, mais avec 5 heures de décalage pour les bureaux de vote installés dans la côte-Est des Etats-Unis (minuit à Alger) et 8 heures de décalage pour ceux installés dans la côteOuest (3 h du matin à Alger). Le nombre global des Algériens inscrits sur les listes électorales aux Etats-Unis est de l’ordre de 9.000 électeurs. La circonscription de Washington DC, qui relève de l’ambassade, couvre les 1.205 électeurs algériens inscrits sur la liste électorale et résidant, respectivement, dans la capitale fédérale américaine ainsi que dans les Etats de Virginie, Ouest-Virginie, Maryland, Delaware, Caroline du nord et Caroline du sud. Quant au consulat général de New York, ses 9 bureaux de vote sont destinés à prés de 7.700 électeurs inscrits sur la liste électorale et résidant dans les 44 autres Etats des Etats-Unis. A rappeler que la souscommission des magistrats chargée de la supervision pour la zone 4 est installée à Washington DC, et est composée des circonscriptions diplomatiques et consulaires d’Amérique et de l’Europe (hors France).

De New York à Los Angeles le scrutin se poursuit
ETATS-UNIS

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EL MOUDJAHID

L’événement
ORAN

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La wilaya d’Oran est le troisième plus grand gisement électoral du pays après la capitale et Sétif, avc un peu plus d’un million d’électeurs, dont une bonne moitié est domiciliée au chef-lieu et le reste inégalement réparti sur les 25 autres communes.

Participation plus importante l’après-midi
On décide de ne pas faire un détour par Boufatis qui relève de la même daïra, et de partir directement à Béthioua, un centre de vote et déjà une file de citoyens disciplinés. Un homme nous interpelle : «Moi, je vote pour plus de justice et moins de corruption... on a besoin de paix pour nos enfants ... de travail... et pas de hogra». Des badauds acquiescent. Nous poussons plus loin vers Arzew, où une nouvelle nous attend. La délégation d’observateurs d’un candidat qui devait superviser l’opération de dépouillement dans les bureaux de vote dans cette zone s’est désistée. Un groupe de plus de 70 observateurs... Plus tard, on apprendra du président de la commission de wilaya indépendante de surveillance des élections, Rekik Salah Eddine, que ce groupe s’est désisté tard dans la nuit du mercredi ne laissant aucune chance ni au candidat touché par cette défection ni à la CWISEP de les remplacer. Il est midi. Il y a un petit moment que les premiers taux de participation des 26 communes sont tombés. Un très modeste 6,67 pour la moyenne de la wilaya.. pas de quoi désespérer. En

C

omme pour les grandes villes du pays, Oran, les jours fériés, a le réveil difficile. Une chance pour nous, car les routes sont dégagées, la circulation fluide et on se permet même une petite pointe de vitesse sur ce tronçon Oued Tlélat -Arzew, habituellement fréquenté par les camions et, aujourd’hui, ô bonheur, désert et voie dégagée. Le centre Akid-Lotfi d’Arzew regroupe 9 bureaux de vote. Nous demandons à un jeune boute-en-train, une petite réaction sur cette journée particulière : «Je n’ai qu’une chose à dire : One, Two, Three, Viva l’Algérie.» Mais revenons en arrière. D’abord, Oued Tlelat, l’une des neuf daïras de la wilaya, un rapide tour, au plus grand centre de vote de la commune, l’école Malek-Bennani, pas d’élèves ni de cartables en vue, mais (il est un peu plus de 8h), une petite grappe d’adultes désireux de «voter tôt avant la ruée masculine de 10 heures pour éviter l’inévitable file d’attente». Oued Tlélat (qui bombe le torse maintenant qu’elle est sortie de l’anonymat grâce à l’usine de montage de véhicule Renault), avec ses trois autres communes, Braya, Boufatis et Tafraoui, est restée relativement rurale. Aussi, au fil des consultations électorales, cette region a divisé la journée en deux subtiles tranches. La matinée, les hommes votent. Il n’est pas rare de voir des groupes se former d’abord au «café du coin»... siffler le «petit noir» et partir ensemble pour un «devoir» à l’école où ils sont inscrits. Pendant ce temps-là, sociologie locale oblige, les femmes sont plutôt occupées aux tâches ménagères. Leur tour électoral viendra l’après-midi. Elles aussi partiront, en groupe, en famille, rarement seules, pour voter. Il est un peu plus de 9 heures... trop tôt pour faire un relevé et «servir» le traditionnel taux de participation. De toute façon, comme à chaque élection, même locale, le taux de participation va «faire du surplace», la matinée, pour enregistrer un bond spectaculaire l’après-midi avec l’arrivée en force des femmes qui sont, très souvent, plus motivées que les hommes. Mais il faut croire que les choses commencent à bouger dans cette société. Des jeunes matinaux ! D’habitude, les chefs de familles, les adultes, les retraités représentent la première colonne, suivie vers

midi par les jeunes, plus tard les femmes et en fin d’après-midi par les tradionnels retardataires. «On vote pour qu’on ne nous vole pas notre ave-

nir... on a tellement entendu dire durant cette campagne, tellement de menaces qu’on a décidé de voter», voilà qui a le mérite de répondre à ma question.

« Voter pour l’Algérie »
TLEMCEN

2009, lors de l’élection présidentielle, il était à la même heure sous la barre des 5%. À cette heure, la commune de Hassi Ben Okba caracole à la première place avec 14,70% et Sidi Chahmi ferme le peloton avec 2,80%. C’est, d’ailleurs, cette commune qui a tiré vers le bas, la moyenne de la wilaya. Vers 17 heures, le taux global de la wilaya va considérablement augmenter. 36%... toujours pareil qu’en 2009. Cette fois-ci, c’est une commune côtière qui se classe à la première place. Bousfer avec 55% de votants... la commune d’Oran affiche à la même heure 30% de votants. Vers 18 heures, sur proposition du wali, et après accord du ministère de l’Intérieur, cinq communes sur les 26 se verront ajouter une heure supplémentaire pour permettre au plus grand nombre d’inscrits d’avoir une chance de voter. Il s’agit des communes d’Oran, Bir El-Djir, Es-Senia, Sidi Chahmi et Oued Tlélat. Dans ces communes, les urnes se fermeront à 20 heures. Il faut savoir que la wilaya compte 272 centres de vote regroupant 2173 bureaux de vote, encadrés par 12.225 agents. M. K.

«Voter pour l’Algérie, la continuité, la paix et la stabilité», est le maître mot des votants, lors de l’élection présidentielle, rencontrés hier à la sortie du centre de vote Pasteur de la ville de Tlemcen, après l’accomplissement de leur devoir électoral. Comparativement aux derniers scrutins, l’affluence semble, pour cette élection présidentielle, plus importante au niveau des centres de vote, qui continuent d’accueillir un nombre sans cesse croissant d’électeurs, jeunes et moins jeunes venus voter. Comme hadja Fatima Zohra Gaouar (80 ans), qui a déclaré à l’APS qu’elle est «venue voter pour l’Algérie et pour un avenir radieux pour nos enfants». Chekroune, un jeune de 24 ans, qui vote pour la première fois de sa vie, a souligné que ce vote l’a emballé plus

que les précédentes échéances électorale, «car il s’agit de la stabilité du pays à conserver». Cette motivation est partagée par plusieurs autres jeunes votants dans ce centre, exprimant leur souhait que le président élu accordera davantage d’intérêt et de soutien à la jeune génération. Conscients de l’enjeu de ces élections, les Tlemcéniens affichent le même enthousiasme en allant par groupes et individuellement aux centres de vote, de l’avis de scrutateurs habituellement mobilisées pour ce genre d’opérations électorales. Le vote dans la cité des Zianides se déroule dans une ambiance de sérénité et de convivialité, avec les incontournables youyous des femmes dans les salles, comme pour exprimer la joie du devoir accompli.

Dès l’ouverture des bureaux de vote pour la présidentielle 2014, à 8 heures, dans la wilaya de Boumerdès, les citoyens affluaient pour accomplir leur devoir et élire l’un des six candidats en lice pour le poste de futur président de la République pour le prochain quinquennat. Dès les premières heures, ce sont, comme à chaque fois, les hommes qui se sont déplacés en premier pour répondre à l’appel du cœur. Le scrutin dans cette wilaya balnéaire de près de 900.000 habitants se poursuivait dans les bureaux de vote aménagés au niveau de ses communes, dans de bonnes conditions. Après un début timide, le nombre d’électeurs n’a pas cessé d’augmenter au fil des heures dans les bureaux de votes, comme ce fut le cas dans le centre de vote du 1er Novembre 1954 à la cité des 800-Logements, au centre de Boumerdès. «La matinée n’a pas connu une grande affluence, néanmoins, dans l’après-midi, avec l’arrivée de femmes, le centre a connu une affluence appréciable», a précisé le chef du centre composé de 13 bureaux. Il a indiqué que l’opération de vote se déroulait «dans de bonnes conditions, et aucun incident n’a été déploré».

« Pour la paix et la stabilité »
BOUMERDÈS

Dans ce centre où l’on dénombre 8.036 inscrits, les représentants de 5 candidats (absence de celui de Moussa Touati) ont, pour leur part, souligné que

«le scrutin se poursuit normalement». Rencontré à la sortie du bureau, el -hadja Dahbia, 79 ans, a exprimé sa joie après avoir accompli son devoir :

«C’est une journée bénie pour l’Algérie. J’ai voté pour voir mon pays au sommet et pour que la paix et la stabilité soient instaurées d’une manière durable.». Et d’ajouter qu’elle était pour «la continuité tout en donnant sa chance à la jeunesse de s’impliquer un peu plus dans la construction de l’avenir du pays». De son côté, Karim, 21 ans, qui vote pour la deuxième fois de sa vie, a souligné que c’était «un devoir de participer à l’édification du pays, pour le bien de la nation». «Je suis venu pour apporter ma contribution à la stabilité du pays et contredire ceux qui appellent au boycott et veulent semer la zizanie. Ma voix est une manière de leur répondre par la négative», a lancé le jeune étudiant en droit. Au centre de vote Rabah-Boutoutaou de la commune de Tidjelabine, Djamel-Zidi, le chef de ce centre s’est dit satisfait de la forte affluence des électeurs, notamment des jeunes, précisant que «les élections se déroulent sous l’œil vigilant des observateurs de l’Union africaine et ceux de la Ligue arabe, ainsi que des représentants des candidats qui ont suivi minutieusement l’opération». Dans ce même centre où l’affluence était acceptable, le scrutin pour la pré-

sidentielle 2014 s’est déroulé dans une ambiance conviviale. Comme pour célébrer une fête, des parents accompagnés de leurs enfants venaient en sourire pour glisser l’enveloppe dans l’urne. À Tidjelabine, le taux de participation a avoisiné les 24% à 14 heures et continuait à connaître une courbe ascendante au fil des heures. Votant pour la première fois, Amina, 26 ans, d’un air timide, est sortie accompagnée de son amie du bureau 12 dans lequel elle vient d’exprimer sa voix. «Je vote pour la première, pour une seule chose, pour la paix et la stabilité de mon pays», nous a-t-elle déclaré. Le corps électoral de la wilaya de Boumerdès, après la dernière révision exceptionnelle des listes électorales, est de 470.835 électeurs, soit 258.593 hommes et 212.242 femmes, répartis sur 213 centres de vote, avec un total de 877 bureaux de vote dans 32 communes. Pour cette nouvelle échéance, on dénombre 12.274 nouveaux inscrits parmi lesquels 142 électeurs inscrits, ayant atteint l’âge de 18 ans. S’agissant du taux de participation, il a atteint, dans les centres de vote de Boumerdès, 16,42% à 14 heures. Mohamed Mendaci

Ph : Louiza

Vendredi 18 Avril 2014

18

L’événement
Dans l’attente des résultats
QG DE CAMPAGNE DE FAOUZI REBAINE AU SIÈGE DU FNA

EL MOUDJAHID

Ambiance calme et sereine

A

u quartier général de campagne en plein centre de la capitale, les membres de la permanence du candidat Rebaïne s'activaient hier soir à maintenir les contacts avec les représentants dans les différentes wilayas pour connaître le score de leur candidat, tout en suivant de près l’opération de dépouillement à la télévision. L’oreille collée à son téléphone, le staff de campagne du candidat du parti AHD 54 à l'élection présidentielle mise sur les facteurs de communication et coordination entre les structures du parti à Alger et ses représentants dans les bureaux de vote à travers le territoire. En sus du suivi direct du scrutin à travers les médias télévisuels et autres supports électroniques, un bureau est érigé en standard pour recevoir les appels des représentants du candidat. Djamel Amaouche, directeur de campagne de Faouzi Rebaïne, explique qu'une équipe mise en place au siège du parti "assure les contacts permanents avec les permanences, les comités de soutien et les représentants du candidat dans les centres de vote à travers le territoire". "Actuellement nous suivons le cours du scrutin avec nos représentants dans les wilayas qui nous font des rapports sur le déroulement de l'opération", a-t-il déclaré, faisant état, au passage, de "plusieurs dépassements". Parmi ces dépassements il a cité l'affichage du portrait d'un candidat devant plusieurs centres de vote et

L’Algérie élit son futur président et les Algériens, à qui le dernier mot revient, se sont dirigés hier aux bureaux de vote pour accomplir leur devoir électoral pour la stabilité, la paix. Que chacun vote suivant ses choix politiques, sociaux ou économiques. Ni les appels au boycott, ni les accusations de fraude, ni les craintes, n’ont empêché les Algériens de sortir pour accomplir leur devoir électoral. « C’est le cours normal de l’expression démocratique et que le meilleur soit élu », disent certains. « Nous sommes venues votées en tant que citoyens algériens et que le meilleur l’emporte pour plus de progrès et de paix pour le pays ». « Nous ne voulons pas que le pays retombent dans la violence des années noires. C’est un vote et que le meilleur gagne », avancent de nombreuses voix. Les Algériens confiants et conscients de leurs devoirs civiques, emplis de sentiments patriotiques, après des discours de campagne enflammés, les pressions et les tensions exprimant divers sentiments et les craintes de « retomber dans les années 1990 », sont sortis voter pour l’Algérie et uniquement l’Algérie. La démonstration de la maturité politique et civique des Algériens et des Algériennes s’est donc exprimée hier par l’engouement et les files d’attentes des électeurs et électrices devant les bureaux de vote, aussi bien au centre qu’à l’intérieur et dans les quatre coins du pays. Les mesures de sécurité prise par le ministère de l’Intérieur, rassurant les citoyens, les assurances de transparence et de neutralité du scrutin rassurant l’opposition, quand au bon déroulement de l’opération du scrutin, ont permis à l’Algérie de procéder à l’élection du cinquième président de la République, à l’ère de la démocratie et de la pluralité politique. L’Algérie qui a répondu à l’appel du devoir national, élit donc son futur président dans une compétition politique qui a mis en selle six candidats et autant de programmes politiques, de projets de société. Les six candidats qui ont appelé à un vote massif, en ce jour décisif, ce jour de grande décision pour le pays, ont, en face d’eux, une partie de ceux qui ont appelé au

G

Démonstration de maturité et devoir accompli
boycott. Si les premiers devront se soumettre au verdict des urnes, les seconds sauront-ils suffisamment assumer les conséquences de ce choix sans mettre en danger la sécurité, la stabilité du pays. C'est-à-dire avoir le sens du fair-play et se soumettre à la volonté du choix du peuple. Il demeure bien évidemment que l’ambiance des grands jours qui a marqué, les premières heures de vote, telle que rapportée par les médias nationaux et étrangers, fortement présents en Algérie, est suffisamment expressive et présente puisque l’on a relevé une affluence dense, assez appréciable, au niveau de nombreux bureaux de vote, au regard des files des populations de différentes catégories, des jeunes et des moins jeunes, des femmes et des hommes, contrairement aux pronostics avancés sur les abstentions. Le scrutin du 17 avril est le résultat de la consultation électorale pour laquelle les six candidats se sont confrontés durant 22 jours d’une campagne électorale très dense, rude et quelquefois débordante quand des candidats, au lieu d’expliquer et de présenter leur programme politique, leur vision de la société et du régime politique, se sont mus en de véritables chamailleurs.

l'utilisation d'urnes non scellées au début du vote dans une commune d'Alger-Centre. "Certains comités de soutien tentent d'influencer les électeurs", a-t-il signalé rappelant que les représentants du candidat Faouzi Rebaïne étaient présents dans 90% des centres de vote aménagés à travers le territoire. A une question concernant les résultats partiels du scrutin, le directeur de campagne du candidat Rebaïne a mis en garde contre la fraude. "Il n'est pas facile de contrer la fraude au regard de l'influence des médias et des pressions de l'administration", avait-il soutenu. Néanmoins le candidat est plus optimiste que les membres de son staff : "Je suis contre toute forme de violence et j'espère que les résultats du scrutin seront conformes à la réa-

lité », a-t-il déclaré à la presse après avoir accompli son devoir électoral au CEM Mohamed-Berkani à AlgerCentre. Rebaïne, fait du "changement radical" son cheval de bataille, pour concrétiser ses objectifs, le président du parti Ahd 54 se lance pour la troisième fois à la course présidentielle après celles de 1999 et 2004. Ses militants, rencontrés sur place, nous ont indiqué que cet enfant de chahid, qui se bat "tout au long de l'année" pour attirer plus d'attention à son projet de société pour une nouvelle Algérie, a de tout temps appelé à une "alternative" au pouvoir pour mettre fin au système du parti unique. « Rebaïne aspire à une Algérie où la justice règne, à condition que les représentants de la loi soient indépendants et où la démocratie soit l'un des piliers principal pour ce changement "radical" qui permet à ces magistrats de juger même le président de la République s'il venait à commettre des erreurs. A 59 ans, ce natif d’Azazga (Tizi-Ouzou) et opticien de formation ne compte pas arrêter son parcours de militant s'il venait à échouer au scrutin prévu ce jeudi 17 avril. Selon son entourage il ira même jusqu'à se représenter pour la quatrième fois à la magistrature suprême en 2019. K. Bentounès

L’

ambiance était plutôt calme et sereine hier au siège du Front national algérien où le staff de la permanence électorale du parti reste à l’affût de la moindre information et détail concernant le déroulement de l’élection présidentielle. Le président du FNA, Moussa Touati, était sur place au siège du parti depuis la matinée, après avoir accompli son devoir électoral à Médéa, son lieu de résidence. Il s’est déplacé au siège du parti, à Alger, afin de suivre de près l’opération de vote. En tout, 37.000 militants et sympathisants du FNA ont été déployés à travers l’ensemble des wilayas à l’effet de superviser l’opération électorale, a-t-on indiqué auprès du parti. Un desk a été mis en place au niveau de la permanence afin de recueillir l’ensemble des informations sur le scrutin. Selon un dirigeant du parti, le scrutin est suivi de très près par le FNA, signalant toutefois "quelques dépassements à Bejaia notamment où des urnes auraient été brûlées". Il a indiqué que des instructions ont été données aux militants et représentants du parti pour "photographier et filmer tous les actes de dépassement afin de remettre ces preuves à la Commission nationale de surveillance de l’élection". De son côté, le président du FNA, qui a improvisé un point de presse au siège du parti, a indiqué dans une déclaration à la presse que "des dépassements ont été signalés dans plusieurs wilayas du pays", estimant ainsi que "les jeux étaient faits". Le président du FNA a déclaré aussi que les taux de participation communiqués par le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales sont "gonflés", réitérant par ailleurs la position de son parti concernant son opposition au boycott qui n’est pas "la solution la mieux indiquée". Il a en outre fait part de ses "appréhensions quant aux conséquences de la fraude qui risquent de replonger l’Algérie dans l’instabilité".

Une Algérie victorieuse quel que soit le nom de son Président
Les Algériens sont sortis voter et dire non aux ennemis de la paix et de la stabilité, convaincus que l’Algérie qui a fait face à de plus grands défis dans sa longue histoire, saura certainement relever ceux à venir et tracer ainsi sa propre voie, à l’issue de ce parcours électoral, car nul n’est responsable des choix des électeurs qui ont désigné parmi les six politiques celui qui aura mérité le verdict des urnes au lendemain du dépouillement des bulletins de vote exprimées. Nul, aussi, n’a de conseil à nous donner en matière de démocratie quand la transparence des urnes et la clarté des choix auront tranché. Et pour la première fois, la classe politique nationale a trouvé ses accords et des alliances. Ce sont en fait tous les acteurs

qui se sont concurrencés dans un jeu collectif entre partisans et opposants face à des électeurs qui cherchent leurs marques. La campagne électorale qui a connu des milliers de meetings et rassemblements populaires, a été en outre accompagnée tout au long de sa période par des manifestations et autres revendications à caractère social et syndical et chacun a trouvé son compte pour prendre part à cette campagne électorale. Même des politiques, d’anciens enfants du système ont pris le train en marche pour coller à l’événement électoral. Le déroulement de l’opération de scrutin qui a accompagné le processus électoral depuis son lancement a certainement contribué à créer les conditions favorables à cette ambiance de vote permettant aux citoyens électeurs de s’exprimer en toute liberté. Et la période ayant précédé le scrutin de ce jeudi, marquée par une compétition farouche, réductrice de son caractère politique, qui s’est faite surtout entre plus des individualités que des programmes électoraux, entre plus des profils que des projets de société, démontre que le pays va bien, évolue vers des changements politiques inéluctables progressifs sans violence dans la mesure où les demandes relèvent plus d’aspect social, économique que politique. Les politiques algériens sauront-ils tirer les enseignements du scrutin et des leçons de la campagne sachant que toutes les conditions devant permettre le changement se trouvent réunies sans compter qu’autour des composantes et des courants politiques en compétition pour ces élections présidentielles ont gravité à l’intérieur de ce système, et ce, à divers titres de son architecture institutionnelle et constitutionnelle, car ayant exercé des fonctions et occupé des responsabilités. L’Algérie élit son futur président et les Algériens sont sortis nombreux voter, répondant à un sursaut de citoyenneté, pour dire oui à une Algérie unie, en paix, qui avance vers plus de stabilité, de progrès et de cohésion sociale et nationale, une Algérie victorieuse quel que soit le nom de son Président. Houria A.

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EL MOUDJAHID

L’événement
EL-BAYADH TIZI OUZOU

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Le petit-fils de Cheikh Bouamama, 97 ans, a voté
Belharma Maâmar, 97 ans, petit-fils de Cheikh Bouamama, figure emblématique de la résistance populaire algérienne, a accompli hier son devoir électoral à l’école Abdelhak-Benhamouda à El-Bayadh, animé de l’espoir d’un "avenir toujours meilleur pour l’Algérie". Tout en implorant Dieu de préserver le pays, sa stabilité et sa quiétude, M. Belharma a dit vouloir, à travers son geste électoral, "partager, avec les enfants de l’Algérie, cette fête de la démocratie qui consolidera le processus d’édification et de développement du pays". Aux yeux du petits-fils de Cheikh Bouamama, le peuple algérien a été et restera un "exemple de combat et de lutte". "Tout comme il s’est dressé, par le passé, contre l’occupation, il saura aujourd’hui répondre fermement aux ennemis de l’Algérie", a-t-il averti.

Les problèmes de santé n'ont pas empêché, hier à Oran, plusieurs citoyens de se rendre aux urnes et accomplir le devoir électoral. "Pour l'Algérie, il n'y a pas d'empêchement. Le devoir électoral passe avant tout", disent-ils. Animés par l’attachement au pays et l’esprit de responsabilité, des handicapés de différents âges, portés sur des fauteuils roulants et autres utilisant des cannes, ont affiché une volonté de se trouver dans un isoloir et choisir, par euxmêmes, un président de la République sur les six candidats en lice, a-t-on constaté dans les centres de vote des quartiers Essabah, Ennour et El-Yasmine, à l'est d’Oran et au centre-ville. Au centre de vote SaïdZemmouchi au centre-ville d’Oran, qui a enregistré une grande affluence d’électeurs depuis son ouverture, le jeune Sofiane (31 ans), handicapé physique suite à un accident du travail, s'appuyant sur une canne, a déclaré : "L’Algérie passe avant ma santé. Je n'ai pas d'autre patrie et je ne dois en aucun

Des citoyens bravent leurs problèmes de santé
ORAN

La veuve du colonel Ali Mellah, Mme Saâdia Mellah, qui a accompli, hier matin, son devoir citoyen au niveau du bureau de vote CheikhAchour de la commune de Tizi-Ghenif (50 km au sud-ouest de Tizi Ouzou), a exhorté, sur les ondes de la radio locale, les Algériens à voter "massivement pour préserver les acquis de l’indépendance nationale". Mme Mellah née Lediri, qui a précisé qu'elle s'adressait particulièrement aux jeunes, a estimé que les chouhada ont consenti au sacrifice suprême,

La veuve du colonel Ali Mellah appelle à préserver les acquis de l’indépendance
"pour que leurs enfants puissent vivre dignement dans un pays libre". Contactée par l'APS, Mme Mellah a indiqué, par ailleurs, qu'elle invitait les jeunes "à ne pas écouter la voix de ceux qui veulent replonger le pays dans l’instabilité et l’incertitude", et à œuvrer pour préserver la paix et la stabilité en Algérie, relevant que "tout peut s’acheter avec de l’argent, sauf la liberté, la dignité et la souveraineté nationale pour laquelle l’Algérie a donné un million et demi de ses meilleurs enfants". Cette jeunesse,

a-t-elle ajouté, est aujourd’hui appelée à s’impliquer dans la construction du pays, qui est en plein développement, pour honorer la mémoire des chouhada. Les Algériens ont voté hier pour choisir parmi six candidats en lice, le président de la République pour un mandat de cinq ans. Les six candidats engagés dans cette cinquième présidentielle pluraliste dans l'histoire de l'Algérie sont : Abdelaziz Belaïd, Ali Benflis, Abdelaziz Bouteflika, Moussa Touati, Louisa Hanoune et Ali Faouzi Rebaïne.

cas rater cet événement décisif." L’électeur Djillali (53 ans), amputé d'un pied par le fait

Ce scrutin présidentiel du 17 avril, qui a n concerné six candidats à la magistrature suprême, avait suscité un intérêt pour le moins

Les boycotteurs en ont pris pour leur grade
C’est un peu entrer dans un tunnel ou se lancer contre un mur sans assurance de sortir indemne ou «sans casse», eu égard au fait que les propositions des boycotteurs sont manifestement à l’encontre de l’intérêt général du peuple algérien. Ayant souffert des affres d’un terrorisme sanglant durant la «décennie noire», personne n’aspire à la revivre une seconde fois. Un épisode très éprouvant pour toute une nation. C’est pour cette raison que tous les candidats à ce scrutin, à l’unanimité, ont exhorté le peuple algérien à prendre d’assaut les bureaux de voter pour «voter massivement» pour l’Algérie, pour sa stabilité, afin qu’elle reste tel un chêne encore plus forte et solide, éternelle. Le fait de voter nous offre la possibilité d’actionner comme il se doit les leviers de la démocratie en donnant la possibilité à chaque citoyen ayant atteint sa majorité d’accomplir son devoir électoral en choisissant le candidat qu’il estimera répondre à ses attentes, mais surtout à celles du pays. Dans un monde en pleine mutation, marqué par la mondialisation, il n’y a de place que pour les nations fortes. Les nations dites faibles sont vouées à être dispersées en parcelles, sans chance de se reconstruire ou même de se relever.

du diabète, se réjouit d'avoir accompli son devoir électoral disant : "Je ne peux à aucun

moment fuir ma responsabilité envers le pays, surtout quand je vois les conditions difficiles que vivent des pays voisins. C’est une manière pour moi d'exprimer mon attachement à la préservation des acquis de la démocratie." Atteint de paralysie depuis 1998, Belhadj (77 ans) s’est rendu au centre de vote du CEM Et-Tahdib au centre-ville pour assumer son devoir et choisir en toute liberté, le futur "président qui préservera la paix, la stabilité et la sécurité de l’Algérie". Dans un bureau de vote au quartier Ennour, Hachemi (80 ans), aveugle, a affirmé : "Rien ne peut m’empêcher d'accomplir mon droit de vote que j’estime être un devoir national, comme l’ont fait nos parents en combattant le colonialisme français." Khadidja, qui est parvenue difficilement à monter au premier étage au centre de vote du quartier Es-Sabah pour voter, déclare que ce devoir électoral est la moindre des choses que peut apporter la femme algérienne qui a bénéficié de grands acquis pour sa promotion.

rarissime, frénétique même, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger. Car l’Algérie ne laisse personne indifférent étant le premier pays africain de par la superficie (2.380.000 km2), mais aussi d’être parmi les leaders du continent sur le plan économique, eu égard à son immense potentiel en matière d’hydrocarbures. On avait disserté à satiété donc sur ces élections. On avait même voulu, par des desseins inavoués, vouloir jeter le doute dans l’esprit des Algériens. Ceux qui ont fait un véritable embrouillamini en se liguant carrément contre les intérêts de leur propre pays en appelant les différentes «couches sociales» à ne pas aller voter le 17 avril ne peuvent qu’être déçus du fait que les Algériens ont eu une autre vision de la situation plus réaliste, nationaliste et surtout qui leur permet d’afficher ouvertement leur attachement indéfectible aux symboles de leur État. Ils ont compris parfaitement bien les intentions de ceux qui suivent les «sentiers battus, mais tortueux», en adoptant des politiques aventuristes et «suicidaires» sans aucune solution de rechange, voulant mener le pays à l’aventure.

Le fait de voter et de choisir librement son candidat par la voie des urnes demeure l’unique voie pour la consécration de la démocratie et du choix libre du peuple. Les Algériens ont écouté la voix de leur cœur, de leurs pulsations les plus intimes et les plus profondes, pour ne pas suivre ceux qui veulent pêcher en eau trouble. Ils sont tous sortis en profitant de la clémence de la météo (il faisait un temps printanier) pour accomplir, dans la bonne humeur, leur devoir électoral. En répondant à l’appel du Président Bouteflika, qui avait encouragé les Algériens à aller aux bureaux de vote pour ne pas «tourner le dos» à l’Algérie qui a besoin aujourd’hui de tous ses enfants à un moment pour le moins crucial de son histoire. En votant, ils ont fait échouer les appels désespérés des boycotteurs qui sont passés presque inaperçus auprès des Algériens qui savent faire la part des choses et séparer le bon grain de l’ivraie. La réponse est claire et simple, puisqu’elle est venue de l’urne qui est la seule garante de la démocratie. Par leur acte d’accomplir leur devoir électoral, ils ont fait taire tous leurs détracteurs. Et c’est déjà une grande victoire de cette élection présidentielle du 17 avril. Hamid Gharbi

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L’événement
WILAYAS DU CENTRE

EL MOUDJAHID

Les personnes âgées montrent la voie
Les personnes âgées étaient en grand nombre parmi les premiers électeurs à se diriger, aujourd’hui, vers les centres et bureaux de vote pour accomplir leur devoir citoyen dans les wilayas du centre du pays, où l’affluence des électeurs était plutôt timide dans les deux premières heures du début du scrutin présidentiel, ont constaté des journalistes de l’APS.

À

Blida, les citoyens ont commencé à se rendre aux bureaux de vote pour élire le président de la République parmi les six candidats en lice dès le début du scrutin qui se déroule dans de bonnes conditions sécuritaires et organisationnelles. L’affluence a été plutôt timide vers les lieux de vote au centre-ville, notamment de la part de la catégorie des jeunes aux premières heures de ce scrutin, a-t-on constaté. Au centre de vote du CEM Larbi-Tebessi, un jeune handicapé et un moudjahid étaient les premiers à ouvrir le bal, alors qu’une femme enceinte figurait parmi les premiers électeurs au centre de vote de l’école primaire les Orangers. Après avoir accompli leur devoir citoyen, ils ont déclaré à l’APS, qu’ils ont voté «pour que l’Algérie vive dans la sécurité et la stabilité». À Tizi Ouzou, quelques électeurs, notamment des personnes âgées, se sont rendus au centres de vote des écoles Hamoutène, Takoucht et Saliha-Ouatiki. Les bureaux de vote ont ouvert leurs portes dans la sérénité, et tous les moyens humains et matériels nécessaires ont été mobilisés pour le bon déroulement du scrutin, a-t-on constaté. Une électrice, qui venait de voter pour elle-même et pour sa sœur par procuration, a indiqué à l’APS qu’elle venait d’accomplir son «devoir de citoyenne pour l’avenir du pays». Le même climat de sérénité a été enregistré, lors du début des opérations de vote au niveau de la wilaya de Boumerdès, où les votants se dirigeaient en petits nombre aux premières heures du début du scrutin. Il s’est agi essentiellement de personnes âgées habituées à se lever tôt pour accomplir leur devoir citoyen aussitôt les bureaux de vote ouverts, à

l’image de Djelloul, 74 ans, croisé au centre de vote Ali-Hamdane, au centreville. «Je suis habitué à voter très tôt, et ce depuis plusieurs années», a dit ce septuagénaire. Les représentants des six candidats ont également marqué leur présence au niveau des centres et bureaux de vote, a-t-on indiqué à la wilaya, ajoutant que sept (7) observateurs de l’Union africaine (UA) et de la Ligue des États arabes effectuent également leur mission de supervision du déroulement de ce scrutin. Dans la wilaya de Béjaïa, le début de l’opération de vote s’est déroulé dans des conditions normales. Une faible affluence d’électeurs était cependant enregistrée à l’ouverture du scrutin. Les personnes âgées étaient les premières à se rendre aux urnes, comme Tayeb, qui exhibait fièrement sa carte de vote et sa carte d’identité à sa sortie de l’isoloir. Une faible affluence des électeurs a été, aussi, enregistrée durant la première

heure du scrutin à travers les différents centres et bureaux de vote dans la wilaya de Bouira. «Les opérations de vote se déroulent dans le calme le plus total», a indiqué un responsable du centre de vote à l’école primaire Larbi-Tebessi, au centre de Bouira. Composé de 10 bureaux de vote, le centre installé au niveau de l’école primaire DjenidiSalem à Draâ El-Bordj, dans la ville de Bouira, connaît la même ambiance. «Les gens ont tout leur temps pour voter. Donc, la majorité préfère venir au milieu de la journée», a expliqué à l’APS, un chef de centre. La situation n’est pas la même, cependant, dans les centres de vote mis en place dans les localités de Saharidj et de Rafour (est), où deux centres de vote à ont été saccagés par des jeunes dans la première localité, alors que dans la seconde, d’autres jeunes tentaient d’empêcher les citoyens de voter et s’opposaient avec violence aux forces de la Gendarmerie

nationale, présentes sur les lieux. À Aïn Defla, les citoyens ont commencé à accomplir leur devoir électoral dès l’ouverture des bureaux de vote. Au niveau du centre de vote de l’école primaire Mahrez-Khelifa, situé au centre-ville, des dizaines de citoyens, des personnes âgées notamment, se sont rangés dans une longue file, attendant dans le calme leur tour de passage à l’isoloir. Une longue file d’attente a été également observée au centre de vote de l’école Ourida-Meddad. Le scrutin se déroule dans de bonnes conditions organisationnelles et sécuritaires, a-t-on constaté. À Médéa, les personnes âgées et la gent féminine se rendaient aussi, tôt le matin, aux centres et bureaux de vote. Le début du scrutin se déroulait dans de bonnes conditions d’encadrement et de sécurité, avec, toutefois, une affluence timide des électeurs. À Tipasa, une présence «appuyée» des observateurs de l’Union africaine (UE) et de la Ligue arabe a été constatée aux centres de vote Ben-Athmane et Boussena-Abdelkader, au centre-ville, avant de se diriger vers les villes de Cherchell et de Koléa pour accomplir leur mission de supervision du déroulement du scrutin. L’affluence des votants était soit «nombreuse», comme à l’école Boussena-Abdelkader, ou «timide», comme au centre de vote de l’école Athmane, qui était quasiment vide durant les deux premières heures du début de vote. À Chlef, une affluence nombreuse des électeurs a été enregistrée au centre de vote Cherifi-Kaddour, au centre-ville, notamment de la part des hommes, a-ton constaté. Les observateurs de la Ligue arabe ont aussi marqué leur présence au début de cette opération, marquée par de bonnes conditions organisationnelles.

Hadja Amari, du haut de ses 117 printemps, continue de voter, au fil des ans. La centenaire de la wilaya de Tiaret a voté jeudi pour désigner son candidat à l’élection présidentielle 2014 à l’école Cheikh Sahraoui, dans la commune de Guertoufa. En dépit du poids des années, Hadja Kheira, native du village Traich, à Oued Lila, fait preuve d’une vitalité inégalable. À chaque échéance électorale, elle tient à se déplacer, ellemême, jusqu’à son bureau de vote pour glisser son bulletin dans l’urne. Ni ses enfants ni ses nombreux petits-enfants n’ont pu la dissuader ou la convaincre pour leur donner une procuration et voter à sa place. À 117 ans, Hadja Kheira jouit de toutes ses capacités physiques et mentales. Elle est complètement autonome. Elle se prend en charge elle-même sans l’aide d’une tierce personne. Son comportement suscite admiration et respect de tous. Et, lorsqu’on lui demande pourquoi elle vote, en dépit de son âge avancé, elle répond tout simplement qu’elle «veux servir d’exemple pour les jeunes générations. Je n’attends aucune gratification matérielle. Je vote pour mon pays, pour sa stabilité et pour son émancipation».

Hadja Amari, 117 ans, a voté à Guertoufa
TIARET

Émouvant a été le geste de Mohamed Baazizi, handicapé et à la santé fragile, lorsqu’il s’est prononcé hier au bureau de vote d’un hameau isolé de la modeste commune rurale de Fesdis, à 10 km au nord de Batna, pour un des six candidats à l’élection présidentielle. Ni sa paralysie, ni sa cécité totale, encore moins le poids de ses 69 ans et demi ne l’ont empêché de s’exprimer lors de ce scrutin qu’il a qualifié de «crucial pour le pays et le peuple algérien». Rencontré au gré du hasard par une journaliste de l’APS au bureau de vote installé au hameau de Bouakaz, dans la commune de Fesdis, Mohamed tâte des deux mains, le bureau sur lequel sont placées les six piles de bulletins et prends un bulletin de chaque candidat. Il chuchote à l’oreille du jeune qui l’accompagne pour l’interroger certainement sur le bulletin du candidat qu’il va choisir. Au sortir de l’isoloir, il fait signe au même jeune homme qui l’accompagne jusqu’à un bureau en face où il place, toujours en tâtonnant, son enveloppe dans l’urne. Il pousse, après ce geste, un profond soupir et dit tout doucement «Tahya El-Djazaïr», suivi d’un sourire simple de satisfaction qui se dessine sur son visage buriné. Les jeunes présents dans le bureau semblent puiser dans cet homme, une sorte de détermination et une motivation supplémentaire pour faire de même à leur tour. «L’Algérie coule dans mes veines, et je n’attends aucune récompense pour avoir accompli mon devoir, sauf, peut-être, celle de voir mon pays rayonner et vivre en paix», assure Mohamed à l’APS, avant d’affirmer n’avoir «jamais raté un rendez-vous électoral». «Mon handicap n’a jamais été un obstacle entre l’Algérie et moi, dont l’amour éclaire ma route, même si je suis aveugle», lance-t-il encore, avant de manifester sa «détermination à toujours accomplir (mon) devoir de citoyen jusqu’à la mort». Abdelakrim Dembri, le voisin de Mohamed et qui le promène dans son fauteuil roulant, souligne qu’en dépit de l’éloignement de son habitation du centre de vote, de son handicap et ses autres maladies chroniques, cheikh Mohamed a insisté pour être, comme à l’accoutumée, «parmi les premiers votants» dans cette agglomération rurale où les habitants le respectent énormément. «Je vote pour l’Algérie, et je suis fier d’avoir placé mon bulletin dans l’urne, car c’est la seule voie de l’espoir, de la stabilité et de la continuité», affirme, ce père de quatre enfants.

Mohamed Baâzizi handicapé et non-voyant
FESDIS (BATNA)

Droit comme un i, en dépit du poids des ans, Tayeb Harhouz vient de glisser son bulletin dans l’urne pour désigner son candidat à l’élection présidentielle 2014, et rencontre un vieil ami, centenaire comme lui. À la voix solennelle «a voté», le centenaire répond par un garde-à-vous solennel, lui faisant rappeler son premier engagement pour la cause nationale, en août 1954. D’un pas nonchalant et aidé de sa béquille, il salue les préposés au bureau de vote de Bagneux — un des sept bureaux délocalisés du consulat d’Algérie à Nanterre —, avant de prendre congé sous les youyou de son épouse, de sa fille et de jeunes venus également voter et accomplir leur devoir citoyen. «J’ai voté pour une Algérie stable, qui rassemble tous ses enfants. Nous sommes tous des frères. L’heure nous dicte d’être unis comme on l’a déjà été face à la France coloniale», at-il confié à l’APS. «Moussebel» de la première heure, Si Tayeb se rappelle avoir rejoint les rangs du FLN en 1954. «C’était un jour de l’Aïd-el-Kébir d’août 1954, rue du Commerce à Paris. J’avais le défunt président Ahmed Ben Bella comme voisin des années durant», se rappelle le natif d’Aïn El-Hdjel (wilaya de Msila), né le 1er janvier 1916. Des rendez-vous électoraux, il dit n’en n’avoir jamais loupé un. «Je réponds de la même manière que j’ai répondu à l’appel de novembre», affirme l’ancien ouvrier d’un des constructeurs de voitures en France, avant de rejoindre la Fédération de France du FLN. À la fierté d’avoir accompli son devoir national, est venu s’ajouter, pour Si Tayeb, la joie d’une

Centenaires, ils fêtent leurs retrouvailles dans un bureau de vote
BAGNEUX, EN BANLIEUE PARISIENNE
rencontre inespérée : son aîné et ami de longue date, Aomar Mesloub, venait de fouler l’aire du bureau 5, accompagné, lui aussi, de son épouse. Moment fort, chargé d’émotions. Les deux amis se regardent bien dans les yeux avant l’accolade. Ils ne se sont pas revus depuis une dizaine d’années. «El Hamdoullah, pour ces heureuses retrouvailles», lance Si Tayeb, pour qui, avec son vieil ami, ils auront voté non pas pour eux, mais «pour les enfants de l’Algérie». Établi depuis 1937 en France, Aomar Mesloub est, lui aussi, un électeur assidu. «Je n’ai jamais raté un rendez-vous électoral, sauf celui des élections législatives de 2012, suite à l’hospitalisation de mon épouse», confie avec fierté l’ancien «gueule noire» d’en Alsace-Lorraine (Nord). Pour ce centenaire, natif de Mekla (W. Tizi Ouzou), venu au monde un 16

Amina, un joli bébé de quelques heures, est venue égayer le foyer de ses parents hier 17 avril 2014, comme pour donner une note particulière à l’élection présidentielle, et dont sa naissance a coïncidé avec le début du scrutin, selon ses parents. Les parents de la nouveau-née ont choisi le prénom d’Amina pour marquer cet heureux évènement et symboliser l’importance de cette échéance politique pour la vie de la nation. «J’ai choisi Amina, un prénom dont le sens suggère quiétude, sécurité, assurance et stabilité. Autant d’espoirs auxquels aspire aujourd’hui le peuple algérien en se rendant, ce jeudi, aux urnes», a déclaré à l’APS, l’heureuse maman, rencontrée au niveau du service hospitalier de la ville de Tissemsilt. Le père, présent également, a estimé que la naissance de sa fille est «un signe de bon augure du fait que cet heureux évènement a eu lieu un jour que l’histoire du pays retiendra, celui de l’élection présidentielle». Il a expliqué que cette naissance ne lui a pas fait oublier d’accomplir son devoir de citoyen. «J’ai voté pour l’Algérie, pour sa stabilité, sa sécurité et son développement. J’ai voté pour l’Algérie pour que Amina soit à l’abri de toute menace», a-t-il ajouté.

Amina est née le jour du scrutin
TISSEMSILT

janvier 1915, le scrutin présidentiel doit être appréhendé comme une «voie pour éteindre les braises de la fitna». «Nous sommes certes indépendants depuis des années, mais toujours à la recherche d’une quiétude que nous avons du mal à retrouver», a-t-il dit, pour expliquer son geste de citoyen. Pour son épouse, l’acte de voter est la «seule voie» à suivre par les jeunes d’aujourd’hui, s’ils veulent opérer le changement dans le pays. «Je ne vois pas une autre issue», a-t-elle ajouté. Bras dessous, bras dessus, le couple Mesloub dit voter pour ses onze enfants, leurs 30 petits-fils et tous les Algériens. Curiosité d’une journée particulière, les Mesloub et les Harhouz viennent de fêter leurs retrouvailles, posant volontiers pour des photos-souvenirs pour des bénévoles du bureau de vote, d’électeurs.

Vendredi 18 Avril 2014

EL MOUDJAHID

Plusieurs centaines de personnes manifestaient jeudi à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, contre le pouvoir en place en raison de violences ayant fait trois morts.

Des centaines de manifestants à Marioupol contre Kiev
SUD-EST DE L'UKRAINE

Monde

21 L'opposant Sabbahi appelle à une union des partisans de la révolution
EGYPTE
Le leader de gauche égyptien, Hamdeen Sabbahi, principal rival du grand favori Abdel Fattah al-Sissi à la présidentielle en mai, a appelé mercredi tous les partisans de la révolution de 2011 à s'unir. S'adressant aux mouvements ayant animé et participé à la révolte contre Hosni Moubarak, M. Sabbahi a déclaré : "Je leur dis qu'il est maintenant temps d'unifier nos efforts, de définir nos objectifs et de prouver que nous pouvons gagner".

L

e rassemblement se tenait devant la mairie de Marioupol, à une centaine de kilomètres au sud de Donetsk. Le bâtiment est occupé depuis le week-end par des partisans d'un référendum local en vue d'obtenir plus d'autonomie, dans le cadre d'une fédéralisation proposée par la Russie. Les manifestants portaient le drapeau aux couleurs russes de la République de Donetsk proclamée par les sympathisants de Moscou. Une unité de la garde nationale a été attaquée mercredi soir par environ 300 assaillants, qui ont lancé des cocktails Molotov et des bombes incendiaires. Ils ont été repoussés par les forces spéciales du ministère de l'Intérieur, selon le ministre Arsen Avakov, qui a fait état de trois assaillants tués et 13 blessés et de 63 interpellations. Au volet diplomatique, les chefs de diplomatie des Etats-Unis, de la Russie, l'Union européenne et l'Ukraine se réunissaient hier à Genève pour tenter une désescalade des tensions en Ukraine, notamment dans l'est du pays, alors que le fossé continue à se creuser entre Russes et Occidentaux sur un règlement de la crise. Cette réunion quadripartite, dans un hôtel de la ville suisse, se tient

entre les ministres des Affaires étrangères ukrainien, Andrïï Dechtchitsa, russe, Sergueï Lavrov, le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, et la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Le chef de la diplomatie américaine s'était entretenu avant le début des discussions quadripartites tour à tour avec ses homologues européen, ukrainien et russe. C'est la première fois que les chefs de diplomatie russe et ukrainienne se rencontrent. Des diplomates américains ont confié mercredi soir en arrivant à Genève qu'il espéraient que cette réunion soit l'occasion d'un «vrai dialogue» entre Moscou et Kiev.

Poutine : « J’espère fortement ne pas avoir à envoyer l'armée russe en Ukraine»
Le président russe, Vladimir Poutine, a appelé hier les autorités ukrainiennes à tenir "un dialogue avec les populations des régions dans l'est et le sud-est" du pays. "Il est temps que les autorités (de Kiev) entament un dialogue avec la population de ces régions, libèrent des détenus et trouvent une solution par la négociation", a déclaré M. Poutine lors d'une séance de questions-réponses avec le public russe diffusée en direct. Il a, en outre, indiqué qu'il n'avait jamais planifié d'intégrer la Crimée au territoire russe, insistant sur le fait que le danger pour la population russophone avait été "clairement palpable". "Nous avons simplement suivi le cours des événements... Lorsque nous avons pris la décision, tout a été mis en œuvre rapidement et de façon décisive", a-t-il ajouté. Par ailleurs, M. Poutine a souligné qu'il "espérait fortement" ne pas avoir à envoyer l'armée russe en Ukraine. "Je tiens à rappeler que le Conseil de la Fédération russe (chambre haute) a octroyé au président le droit d'utiliser les forces armées en Ukraine. J'espère fortement que je ne serai pas obligé de recourir à ce droit", a-t-il dit.

NAUFRAGE D’UN FERRY EN CORÉE DU SUD

9 morts et 287 disparus

Le médiateur de l'ONU en Syrie, Lakhdar Brahimi, a appelé hier le pouvoir et l'opposition à reprendre les négociations pour parvenir à lever le siège de la vieille ville de Homs, où les bombardements ont repris. "Nous demandons instamment à toutes les parties de revenir à la table de négociations et de conclure l'accord qui était sur le point d'être signé", déclare M. Brahimi dans un communiqué diffusé à New York. Il précise que des discussions étaient en bonne voie entre les autorités syriennes et "un Comité de négociation représentant les civils et les combattants encore bloqués dans la vieille ville de Homs ainsi que les habitants du quartier de al-Waer". "Il est profondément regrettable que les négociations aient été brusquement stoppées et que la violence ait repris de plus belle alors qu'un accord semblait à portée de main", ajoute M.

Brahimi appelle à reprendre les discussions sur le siège de Homs
SYRIE

32 morts en 24 heures
IRAK
Treize soldats ont été tués hier dans une attaque d'insurgés contre une position militaire dans le nord de l'Irak, à deux semaines des élections législatives, a-t-on indiqué de source policière. L'attaque, qui a eu lieu dans la zone de Mahallabiyah, à l'ouest de la ville de Mossoul, a également fait 17 blessés parmi les soldats. Mercredi, une série d'attaques à travers le pays, dont un double attentat suicide contre un complexe de bâtiments officiels à Ramadi, ont fait 19 morts, à deux semaines des élections législatives. A Ramadi, à 100 km à l'ouest de Baghdad, un kamikaze a fait exploser sa ceinture à chacune des deux entrées du complexe, qui abrite le bureau du gouverneur, un bâtiment du conseil provincial et un quartier général de l'armée, selon un colonel de la police et un capitaine de l'armée. Les explosions ont tué trois soldats, un policier et un civil, et fait 12 blessés, selon ces officiers et un médecin. Les forces de sécurité tentent de reprendre le contrôle de la province d'Al-Anbar, où des insurgés se sont emparés début janvier de quartiers du chef-lieu Ramadi et de la totalité de Falloujah, à 60 km à l'ouest de la capitale. A Baghdad, une voiture piégée a fait au moins quatre morts et 11 blessés dans le quartier de Sadr City, une autre a fait au moins trois morts et neuf blessés à Mashtal, et des hommes armés ont abattu un homme près de chez lui dans le secteur de Chaab, selon des sources médicales et de la Sécurité. Plus au nord, une attaque au mortier a visé mercredi une base militaire à Saba al-Bour, faisant deux morts et neuf blessés parmi les soldats, tandis que l'explosion d'une bombe sur un marché de la ville faisait un mort et cinq blessés, selon des responsables. Toujours au nord de la capitale, deux combattants de la Sahwa (anti-Qaïda) ont été abattus à Tikrit tandis qu'un policier de la route a été tué par balles à Mossoul.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES PRISONNIERS

Des milliers de Palestiniens ont manifesté hier en Cisjordanie et à Ghaza en solidarité avec les prisonniers détenus dans les geôles israéliennes, qui observaient une grève générale de la faim d'une journée à l'occasion de la Journée internationale des prisonniers célébrée le 17 avril. "Nous n'oublierons jamais nos prisonniers , les prisonniers d'abord", scandaient des manifestants à Ghaza. "La question des prisonniers revêt une importance particulière cette année car elle est la raison pour laquelle les négociations sont au bord de l'effondrement", a déclaré le directeur de l'association des prisonniers palestiniens, Abdel al-Anani, cité par la presse. Selon un accord conclu en juillet sous l'égide du secrétaire d'Etat américain John Kerry pour relancer le processus de paix, l'occupant israélien s'était engagé à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant les accords d'Oslo de 1993. Mais Israël a refusé de libérer, le 29 mars, comme prévu, un quatrième et dernier contingent de prisonniers, réclamant désormais une prolongation des négociations audelà du 29 avril. "L'internationalisation (de la question des prisonniers) a commencé dans les faits quand les Palestiniens ont pris la décision d'adhérer aux 15 conventions et traités inter-

Manifestations en solidarité avec les détenus palestiniens

Brahimi. "Nous avons contacté tous ceux qui pourraient aider à mettre un terme à cette tragédie", a-t-il ajouté. L'armée syrienne a déclenché mardi une offensive contre le centre de Homs et y a remporté d'"importants succès en avançant en direction des quartiers de Jouret al-Chiyah, Hamidiyé, Bab alHoud et Wadi al-Sayeh", selon la télévision syrienne. D’autre part, les autorités syriennes ont affirmé que les véhicules militaires visés mercredi par l'aviation jordanienne n'appartenaient pas à l'armée syrienne. "Aucun engin militaire ni blindé appartenant à l'armée arabe syrienne n'a fait mouvement vers la frontière jordanienne", a indiqué une source militaire syrienne, citée par la télévision officielle, ajoutant que les véhicules détruits par l'aviation jordanienne "n'appartenaient pas à l'armée syrienne".

Au moins neuf personnes ont péri et 287 autres sont toujours portées disparues suite au naufrage mercredi d'un ferry près de la côte méridionale de Corée du Sud, selon un nouveau bilan du Centre national de gestion des catastrophes. Il s'agit d’une jeune membre de l'équipage, de cinq lycéens, de deux professeurs, ainsi que d'un passager, le sauvetage de 179 personnes et la disparition de 287 autres, ont été confirmés jeudi. Selon les chiffres enregistrés par le Centre de gestion des catastrophes, cités jeudi par les médias sud-coréens, 325 lycéens et 15 professeurs, qui étaient en route pour un voyage scolaire de quatre jours, figurent parmi les passagers du ferry, qui assurait la liaison entre Incheon, sur la côte ouest, et l'île touristique de Jeju dans le sud du pays. Un précédent bilan faisait état de 4 morts et près de 300 disparus.

nationaux, dont les Conventions de Genève, qui garantissent plusieurs droits importants pour nos détenus", a expliqué jeudi à la radio palestinienne le ministre chargé des Prisonniers, Issa Qaraqé. De son côté, le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, a réclamé à nouveau jeudi la libération du dernier groupe de détenus emprisonnés avant Oslo, autour d'une trentaine, comme promis par Israël. Selon un rapport du ministère palestinien des prisonniers, "les arrestations sont devenues un phénomène quotidien et leur totalité sont contraires aux règles du droit international humanitaire en ce qui concerne les formes de détention et les circonstances de l'arrestation et du lieu de détention et de torture". "Environ 800.000 personnes, dont 15.000 femmes et des dizaines de milliers d'enfants, ont été incarcérées depuis 1967 jusqu'à la fin de 2013", a rappelé le rapport, indiquant que "l'occupant israélien détient actuellement 5.000 prisonniers, parmi eux : 476 des condamnés à mort, 19 des femmes, 200 des enfants, 185 des détenus administratifs, 11 des députés et un certain nombre de dirigeants politiques répartis sur 22 prisons et centres de détention.

SOUDAN DU SUD

14 blessés dans une fusillade
Au moins 14 personnes ont été blessées dans une fusillade alors qu'elles participaient à une manifestation à l'extérieur de la base de l'ONU dans la ville de Bor, détruite par le conflit qui ravage le Soudan du Sud, a indiqué le maire de la ville. "Des jeunes manifestaient et des coups de feu ont été tirés", a déclaré Nhial Majok, maire de Bor, cité par l'AFP.

Vendredi 18 Avril 2014

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Page animée par Mourad Bouchemla

Détente -TV
Mots FLÉCHÉS
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OUBLIER ———————————— CONSONNE DOUBLE ———————————— VIEUX LOUP COSA NOSTRA ———————————— IL LUI FAUT DE L’AIR ———————————— BRUIT SEC

EL MOUDJAHID

Mots CROISÉS
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PUISSSANCE OCCULTE —————————————— MAÎTRE DU LOGIS ————————————— PHALANGE

Définitions
HORIZONTALEMENT
I-Proposition d’embauche-dès ce moment. II-Prénom-la foi. IIIPierre de lune. IV-Se dit d’un rayons invisible à l’œil humain-Gros. V-Exluant les religions.VI-Actinium-Groupes de soldats.VII-Bureau-Table de soldats. VIII-Vagabondera-Durée de la vie. IX-Cours en Suède-ChoixCherche un lieu.X-Miroir.

TENTA ——————————— PERFORMANCE ——————————— TÉLÉVISION

ÉCORCE DE CHÊNE ——————————— TERNE ——————————— ASSEMBLER DES CORDAGES

VENUE AU MONDE ———————————— ECHOS ———————————— ENTRELACÉE

PATHOGÈNE —————————— NOTE EN PAGE

VERTICALEMENT
1-De la géométrie. 2-Note-Tapage. 3-Multiples coups de baguettesCourt. 4-Absurde. 5-Bouleversé-Sans mouvement. 6-Être favorisé par le sort-Arme de jet. 7-Maladie auto-immune-Dans un titre. 8-NatalMouvement basque. 9-Émietté-Fécule de palmier. 10- Charges de baudetPas à moi.
SOLUTION DES MOTS CROISÉS
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LA POSTE ——————————— RENFERME ——————————— EMETTEUR SECONDAIRE

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13. Lamellaire 14. Inaccompli 16. Politiquer 17. Présalaire 18. Blanquette

37. Fébrifuge 38. Hussarde 39. Traînant 40. Haridelle 41. Demi-deuil 24. Extension 25. Essoreuse 27. Obliquité 29. Vomiquier 30. Rillettes 1. Consacrer

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Réalisé par : Djaffar Kacem Avec : Athmane Bendaoud, Sid Ahmed Agoumi, Sofia Koulinef
15h00

MAWID MAA EL QADAR

09h00 : Bonjour d'Algérie week-end (direct) 10h30 : Yamachi fel layle (17) rediff 11h00 : Sur le fil '''redif'' 12h00 : Journal en français+météo 12h25 : Assr el khoulafa'e (22) 13h20 : Prière du vendredi (direct) 13h45 : Association El Mansourah ''Oran'' 14h10 : Réflexions 15h00 : Mawid maa el qadar ''1 ère ptie'' 17h00 : REX GENERATION (49) 17h25 : Kapita (20) 18h00 : Journal en Amazigh 18h20 : Yamachi fel layle (18) 19h00 : Journal en français+météo 19h25 : Mc didine le roi du burger (08) 20h00 : Journal en Arabe i20h45 : Conférence de presse 21h45 : Variétés algériennes 22h35 : Hassan taxi

Réalisé par Mohamed Slim Riad Avec Rouiched, Salwa, Robert Castel, Lucette Sahuquet, Mustafa Chougrani
22h35

HASSAN TAXI

Malek est un brillant neurochirurgien de 35 ans, qui a perdu son épouse et l'enfant dont elle était enceinte, lors un tragique accident de voiture. Après une investigation policière, il ressort que l'accident a été causé par des malfaiteurs venant de commettre un vol à main armée.

Hassen, fatigué, usé par les longues années de post-indépendance obtient en tant qu’ancien combattant, une licence de taxi, il sillonnera les rues d’Alger et vivra les aventures les plus rocambolesques.

Vendredi 18 Avril 2014

EL MOUDJAHID

Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du vendredi 18 Djoumada Al Thani 1435 correspondant au 18 avril 2014 :
- Dohr.........….............12h47 - Asr.............................16h29 - Maghreb................... 19h28 - Icha……...……....... .20h52
Samedi 19 Djoumada Al Thani 1435 correspondant au 19 avril 2014 :

CONDOLEANCES

Vie pratique

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Berrane Amel

CONDOLEANCES

La Présidente-Directrice Générale et l'ensemble du personnel du journal El Moudjahid, profondément affectés par le décès de Monsieur

- Fedjr........................04h36 - Chourouq.................06h09

AFIR Ahmed, Commissaire aux comptes, présentent à la famille
du défunt leurs sincères condoléances et l’assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur profonde sympathie. Qu'Allah le Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. «A Allah nous appartenons et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub 18/04/2014

QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA au capital social de 50.000.000 DA

EL MOUDJAHID
20, rue de la Liberté, Alger Téléphone : 021.73.70.81

Présidente-Directrice générale de la publication

Le Président-Directeur Général et l'ensemble du personnel de la Société d'Impression d'Alger «SIMPRAL», très affectés par le décès de Monsieur AFIR Ahmed, Commissaire aux comptes, présentent à la famille du défunt leurs sincères condoléances et l’assurent en cette pénible circonstance de leur profonde sympathie. Puisse Allah le Tout-Puissant accorder au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueillir en Son Vaste Paradis. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub 18/04/2014

Anniversaire

soufflera aujourd’hui, 18 avril 2014, sa septième bougie d’anniversaire. En cette heureuse occasion, ton papa, ta maman ainsi que toute la famille Berrane te souhaitent que tous les moments heureux de ta vie t’appartiennent aujourd’hui et toujours. On lui souhaitent tout le bonheur possible et beaucoup de réussite. Bon anniversaire !

Kamal Oulmane — Achour Cheurfi
DIRECTION GENERALE Téléphone : 021.73.79.93 Fax : 021.73.89.80 DIRECTION DE LA REDACTION

Naâma Abbas
Rédacteurs en chef

El Moudjahid/Pub du 18/10/2013

CONDOLEANCES
Le Président-Directeur général, les cadres dirigeants ainsi que l'ensemble du personnel du Laboratoire d'Etudes Maritimes, très touchés et peinés par le décès de la mère de Monsieur AIT DAHMANE Mohamed Kamel, Président du Directoire de la SGPERGTHY, lui présentent ainsi qu'à sa famille leurs sincères condoléances et les assurent en cette douloureuse circonstance de leur profonde compassion. Que Dieu Le Tout-Puissant accorde à la défunte Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. « A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»
El Moudjahid/Pub

BUREAUX REGIONAUX CONSTANTINE 100, rue Larbi Ben M’hidi Tél. : (031) 64.23.03 ORAN Maison de la Presse 3, place du 1er Novembre : Tél. : (041) 29.34.94 ANNABA 2, rue Condorcet : Tél. : (038) 86.64.24 BORDJ BOU-ARRERIDJ Ex-siège de la wilaya Rue Mebarkia Smaïl, B.B.A. 34000 Tél/Fax : (035) 68.69.63 SIDI BEL-ABBES Maison de la presse Amir Benaïssa Immeuble Le Garden, S.B.A. Tél/Fax : (048) 54.42.42 BEJAIA : Bloc administratif, rue de la Liberté. Tél/Fax : 034.22.10.13 TIZI OUZOU : Cité Mohamed Boudiaf (ex-2.000 logts) Bâtiment 3, 1er étage, Nouvelle ville Tél. - Fax : (026) 21.73.00 TLEMCEN :12, place Kairouan Tél.-Fax : (043) 27.66.66 MASCARA : Maison de la Presse Rue Senouci Habib Tél.-Fax : (045) 81.56.03 CENTRE AIN-DEFLA : Cité Attafi Belgacem (Face à la Poste) Tél/Fax: 027.60.69.22 PUBLICITE Pour toute publicité, s’adresser à l’Agence Nationale de Communication d’Edition et de Publicité “ANEP” ALGER : 1, avenue Pasteur Tél. : (021) 73.76.78 - 73.71.28 - 73.30.43 Fax : (021) 73.95.59 - Télex : 56.150 Télex : 81.742 ORAN : 3, rue Mohamed Khemisti Tél. : (041) 39.10.34 Fax : (041) 39.19.04 - Télex : 22.320 ANNABA : 7, cours de la Révolution Tél. : (038) 84.86.38 : Fax : (04) 84.86.38 Régie publicitaire EL MOUDJAHID 20, rue de la Liberté, Alger : Tél./Fax : 021 73.56.70 ABONNEMENTS Pour les souscriptions d’abonnements, achats de journaux ou commandes de photos, s’adresser au service commercial : 20, rue de la Liberté, Alger. COMPTES BANCAIRES Agence CPA Che-Guevara - Alger Compte dinars n° 102.7038601 - 17 Agence BNA Liberté - Dinars : 605.300.004.413/14 - Devises : 605.310.010078/57 Cptes BDL - Agence Port Saïd - Dinars : 005.00 107.400.247 86 20.28 - Devises : 005.00 107.457.247 86 20.28 Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID Siège social : 20, rue de la Liberté, Alger IMPRESSION Edition du Centre : Société d’Impression d’Alger (SIA) Edition de l’Est : Société d’Impression de l’Est, Constantine Edition de l’Ouest : Société d’Impression de l’Ouest, Oran Edition du Sud : Unité d’Impression de Ouargla (SIA) Unité d’Impression de Béchar (SIA) DIFFUSION Centre : EL MOUDJAHID Tél. : 021 73.94.82 Ouest : SARL “SDPO” Tél-fax : 041 46.84.87 : Sud : SARL “TDS” Tél-fax : 029 75.02.02 Est : SARL “SODIPRESSE” : Tél-fax : 031 92.73.58

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MINISTÈRE DE LA DEFENSE NATIONALE DIRECTION DU SERVICE NATIONAL

ANEP 201443 du 18/04/2014

VISITE MEDICALE DE SELECTION DES JEUNES CITOYENS NÉS ENTRE LE 01 JANVIER ET LE 31 DECEMBRE 1995

COMMUNIQUÉ

Il est porté à la connaissance des jeunes citoyens nés entre le 01 janvier et le 31 décembre 1995 qu'ils sont tenus de satisfaire à la visite médicale de sélection prévue par l'ordonnance 74-103 du 15 novembre 1974 portant code du Service National. Les jeunes concernés ayant reçu une convocation doivent se présenter à la date indiquée dans la convocation au Centre du Service National ou au Bureau du Service National de rattachement munis de la convocation, d'une pièce d'identité et éventuellement des pièces justifiant leur état de santé. Ceux qui n'ont pas reçu de convocation doivent la retirer soit auprès de l'Assemblée Populaire Communale de naissance, soit auprès du Centre du Service National ou du Bureau du Service National de rattachement. Pour bénéficier d'un sursis ou d'une dispense, les jeunes convoqués peuvent déposer leur dossier auprès du Centre du Service National ou du Bureau du Service National de rattachement le jour de la visite médicale de sélection.
Tout citoyen qui ne répond pas à la convocation en vue de subir la visite médicale de sélection sera considéré comme Bon Absent au Service National et déclaré apte d’office. A ce titre, il ne pourra pas bénéficier ni de sursis ni de dispense. Il sera appelé à satisfaire à ses obligations avec les contingents de sa classe d'âge.
El Moudjahid/Pub ANEP 116489 du 18/04/2014

France : IPS (International Presse Service) Tél. 01-46-07-63-90
Les manuscrits, photographies ou tout autre document et illustration adressés ou remis à la Rédaction ne sont pas rendus et ne peuvent faire l’objet d’une réclamation..

J.H., 27 ans, cherche emploi comme démarcheur, distributeur ayant une expérience de 2 ans. Tél. : 0551 97-96-32 ——0o0—— J.H., 24 ans, habitant Alger, licencié en langue allemande, cherche emploi comme agent administratif. Tél. : 0552 49-01-04 ——0o0—— J.H., 27 ans, habitant Alger, licencié en droit + CAPA avocat + 3 ans d’expérience désire travailler dans son domaine ou autres. Tél. : 0552 49-01-04 ——0o0—— J.H., 29 ans, réside à Alger, diplômé en électricité bâtiment, 2 ans d’expérience comme agent polyvalent (montage de faux-plafonds, parquets, revêtement mural, montage climatiseurs, plombier). Mob : 0550 05-06-50 ——0o0—— Secrétaire Direction administrative, diplômée en informatique, plus de 15 ans d’expérience, cherche emploi dans société ou entreprise nationale ou internationale. Contacter le 0555 78-29-60 ——0o0—— J.H., 27 ans, ingénieur d’application bâtiment avec expérience, cherche emploi. Tél. : 0662 10.86.88 - 0554-81-97-31 ——o0o—— J.F., 23 ans, diplômée en informatique, cherche emploi comme secrétaire ou agent de saisie. Tél. : 0558-31-73-26 ——o0o—— Jeune âgé de 23 ans, habite à Alger, licencié en sciences de gestion, spécialité finances ; 6 mois d’expérience à Hydro-Aménagement de Rouiba, cherche emploi dans le domaine (étatique ou privé). Tél. : 0550-17-31-71 ——0o0—— Cadre technique (homme), leader dans son domaine, 52 ans, célibataire, bonne présentation, TS gestion stocks, 25 ans d’exp. Prof. Gestion Approv. Stocks PR + logistique, Moyens généraux, démarchesprospection ; suivi commercial, représentation, domiciliation, liaisons, sondage, pré-inventaires, consulting, préconisation, traitement de textes, maîtrise le français, satisfaisantes connaissances en anglais, outil informatique, offre ses services à Béjaïa. E-mail : gosto06@yahoo.fr Tél. : 0553805048 ——0o0—— JH, 27 ans, sous-traitant en topographie, 4 ans d’expérience, possède un véhicule, bonne maîtrise de l’appareil topographique, apte aux déplacements dans tout le territoire national, cherche emploi dans le domaine. Tél. : 0663 59-92-99 ——0o0—— Jeune fille cherche emploi dans le domaine archéologie (musée) ou autres. Tél. : 0797 83.12.85 ——0o0—— Jeune fille licenciée en éducation physique cherche emploi comme prof. de sport. Tél.: 0561 51.92.49 ——0o0—— J.H., 29 ans, licencié en sciences économiques, 5 ans d’expérience, cherche emploi dans le domaine aux environs d’Alger. Tél. : 0554-14-02-17 ——o0o—— J.H., 34 ans, cherche emploi dans un café ou restaurant comme plongeur au niveau d’Alger. Tél. : 0794-89-98-60
El Moudjahid/Pub du 18/04/2014

Demandes d’emploi

Vendredi 18 Avril 2014

La transparence a prévalu
OPÉRATION DE DÉPOUILLEMENT À L’ÉCOLE PRIMAIRE EL-ISTIQLAL, 20, RUE DE LA LIBERTÉ, ALGER-CENTRE
D E R N I E R E S

Le Brent à 109.76 dollars

PÉTROLE

L'euro à 1.381 $

MONNAIE

A

près une journée de vote, l’heure est au dépouillement. Il est 20h30 au niveau du centre de vote de l’école primaire El-Istiqlal, sis 20, rue de la Liberté, dans la commune d’Alger-Centre. À l’entrée, quelques policiers détendus assuraient la sécurité des lieux. Nous avons rejoint le bureau du chef du centre, Brahim Nedjimi, en pleine discussion avec son adjoint, Mohamed Tebib. Le centre de vote dispose de huit bureaux de vote, pour un nombre de 2.913 inscrits. À 17h, 651 personnes avaient accompli leur devoir électoral. À 18h, le chiffre a évolué pour atteindre les 725 votants. Nous avons ensuite demandé au chef de centre, Brahim Nedjimi, de nous décrire l’ambiance qui régnait et le déroulement du vote depuis l’ouverture des bureaux à 8h. À cet effet, il dit :  «Tout se passe dans les meilleures conditions et dans le calme. Il n’y a aucun incident à signaler, chacun fait son travail comme il se doit, les agents de l’Administration, la police, les représentants des partis et toutes les parties prenantes à ce scrutin. On ne peut que s’en féliciter.» L’adjoint du chef de centre, Mohamed Tebib, a souligné pour sa part : «Tout se déroule à merveille, les votants arrivent au fur et à mesure, même si l’affluence est moyenne comme d’habitude dans la capitale. L’essentiel, c’est que tout fonctionne dans une totale transparence, comme vous pouvez le constater. C’est la démocratie qui en sort grandie, et notre peuple ne demande que le progrès, la justice et la paix.» Un représentant de la Commission nationale de supervision des élections gardait un œil vigilant sur tout ce qui se passait au niveau de ce centre. Il nous a lui aussi confié

Alger, 17 avril 2014. Date importante pour l’avenir du pays et pour toute la nation. Les Algériens avaient encore une fois rendez-vous avec l’histoire. Six hommes étaient en course à la magistrature suprême.

Ph : T.Rouabah

Le parti du Front de libération nationale (FLN) a exprimé sa «satisfaction» des conditions favorables ayant entouré le déroulement du scrutin présidentielle sur tout le territoire national. Les conditions qui ont entouré le processus électoral «ont permis une affluence massive des citoyens vers les bureaux de vote et une bonne organisation du scrutin par les instances de l’État à la faveur d’un climat serein dont le mérite revient à l’Armée nationale populaire et aux différents corps de sécurité», indique un communiqué du parti. Cette importante affluence «dénote la grande prise de conscience par le peuple algérien quant à l’ampleur de la responsabilité qui lui incombe et dont il a toujours été à la hauteur», ajoute le communiqué, précisant que le peuple algérien «a su répondre aux pronostics tendancieux avancés par certaines parties». Après avoir remercié le peuple algérien qu’il a qualifié de «héro», le parti du FLN a tenu à saluer les agents de l’État qui ont veillé à réunir les conditions favorables «au bon déroulement du scrutin», ainsi que les membres des deux commissions de supervision et de surveillance de l’élection présidentielle pour avoir «veillé à la régularité et à la transparence du scrutin». Le parti a également salué le rôle des médias audiovisuels, écrits et électroniques qui ont accompli «leur mission avec beaucoup de professionnalisme au service du pays et pour leur rôle de sensibilisation et de mobilisation».

Le FLN « satisfait » du bon déroulement du scrutin

que tout fonctionnait comme il le souhaitait, et que la sérénité était de mise. On a noté la présence des représentants des candidats Abdelaziz Bouteflika, Louisa Hanoune, Ali Benflis et Moussa Touati. À 20h tapantes, retentit la sirène de

ALGER...

fermeture du centre de vote et en même temps annonçant l’opération du dépouillement. Le portail de l’école se referme, de même pour chaque bureau de vote. On assiste au dépouillement dans l’un des bureaux. Ensuite, on fait le

tour de chaque bureau sur les huit que compte le centre pour relever les résultats. Ces derniers donnent Bouteflika grand vainqueur, avec au total de 469 voix sur les 768 votants. Vient ensuite, et loin derrière, Benflis, avec un total de 131

voix, suivi de Belaïd avec 27 voix et Louisa Hanoune avec 25 suffrages. Maigre récolte par ailleurs pour Rebaïne et Touati avec respectivement 12 e 4 voix seulement. Il y a eu 71 bulletins nuls. Mohamed-Amine Azzouz

Ph : T.Rouabah

... EN LIESSE

Ph : Billal