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Bruxelles, 15 Décembre 2008 Eléments de langage du Président de la Commission européenne José Manuel BARROSO A la suite de sa rencontre avec M.

Pascal COUCHEPIN Président de la Confédération Suisse

Je suis particulièrement heureux de recevoir aujourd'hui le Président Couchepin et aussi les conseillers fédéraux Merz et Wildmer-Schlumpf alors que les relations entre la Suisse et l'Union européenne viennent de franchir un pas très important, avec l'adhésion de la Suisse à la zone Schengen vendredi dernier. Je vous réitère aujourd'hui mes félicitations sincères, à vous et au peuple suisse. L'adhésion à la zone Schengen représente la levée d'obstacles à l'unité, la paix et la liberté en Europe, tout en créant les conditions pour une sécurité accrue. En ce faisant, la Suisse a encore fait la preuve de son engagement à coopérer aussi étroitement que possible avec l'Union européenne, pour le plus grand bénéfice du peuple suisse. Cette rencontre fait suite à ma visite à Berne en juin dernier. Et je tiens à vous dire à quel point j'ai apprécié cette visite et la qualité de l'hospitalité qui m'a été offerte par le Président Couchepin et par le Conseil fédéral. Je tiens aussi à souligner la qualité et l’intensité des relations entre l’Union européenne et la Suisse, un pays qui est vraiment une priorité pour les rapports de l'Union européenne. Nous avons examiné l’état de l’intégration de la Suisse dans l’espace de Schengen et dans l’espace de sécurité douanière communautaire. La Suisse participera désormais à notre espace de sécurité. Nous partagerons nos critères er d’évaluations de risques. En supprimant les contrôles aux frontières à partir du 1 juillet 2009, date d’application des mesures de sécurité douanière dans l’Union européenne, nous éviterons l’engorgement du trafic tout en assurant la sécurité. Nous avons aussi évoqué certains régimes d’imposition des sociétés en Suisse. J'ai pris connaissance des prochaines étapes de la nouvelle réforme fiscale. Nous allons analyser ces éléments, qui me paraissent être un pas dans la bonne direction, en particulier en ce qui concerne l’abolition des sociétés administratives de domicile. Vous savez que nous avions discuté cette question à maintes reprises avec les autorités suisses et nous nous félicitons de cette volonté de travailler pour la révision de ce régime. En ce qui concerne les prestations de services transfrontalières, j’ai aussi évoqué les attentes de nos Etats membres dans ce domaine et je peux constater qu'il y a eu des progrès et qu'on travaille étroitement des deux côtés pour résoudre des problèmes qui parfois apparaissent, mais qui ne sont que naturels lorsqu'il y a une présence aussi forte d'entreprises européennes en Suisse. Finalement, nous avons passé en revue les négociations en cours sur différents domaines et j’ai bien sûr souligné l'importance que nous attachons à l’application de l’acquis communautaire comme base de notre coopération. Une coopération qui se développe de façon très intense, toujours dans le respect plein, naturellement, de la souveraineté suisse et en cherchant des solutions pragmatiques aux problèmes concrets qui parfois apparaissent mais qui ne sont que la preuve, précisément, de l'intensité et du dynamisme de ces relations.

C'est dans ce sens que nous avons également parlé de la possibilité de rationaliser tous ces accords existants au moyen d’un accord cadre qui faciliterait le dialogue politique. Comme vous le voyez, nous avons eu une réunion très constructive qui s’inscrit dans notre souci d’améliorer encore l’esprit de coopération qui préside à nos échanges. Et je tiens à cette occasion à féliciter le Président Pascal Couchepin pour tout son travail. Il va, vous connaissez le système suisse, donner la place à un successeur dans le Conseil fédéral comme Président de la confédération. Mais je peux vous dire très franchement que tout en défendant avec vigueur l'intérêt de la Suisse, comme c'est normal, le Président Pascal Couchepin a beaucoup travaillé pour un renforcement, une amitié encore plus profonde entre l'UE et la Suisse, et je lui en suis très reconnaissant. Je peux vous dire qu'il a aussi trouvé de notre côté le même esprit. Nous avons une grande amitié pour ce pays européen qu'est la Suisse, un pays qui partage avec l'UE les valeurs de la démocratie, de la liberté, de la solidarité, pays auquel nous sommes tellement liés, et je peux vous dire que pendant le mandat du Président Couchepin nous avons assisté à des progrès importants et je suis absolument convaincu que l'avenir des rapports entre la Suisse et l'UE sera un avenir plein de succès pour le peuple suisse et pour les peuples de nos 27 Etats membres.