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INTRODUCTION GENERALE A L’ECONOMIE

Dossiers de Travaux Dirigés Dossier TD n° 7 La macroéconomie keynésienne

Cours d’Antoine d’Autume, Jean-Pierre Laffargue et Nicolas Canry

Année universitaire 2009-2010

Dossier TD 7 – La macroéconomie keynésienne

Exercice 1. La marché du travail dans une perspective classique. 1) On admet que l’offre de travail est une fonction croissante du salaire réel, tandis que la demande en est une fonction décroissante. Rappelez en les raisons. 2) On suppose le salaire réel flexible. On admet que le progrès technique déplace la courbe de demande de travail vers le haut. Comment interpréter ce déplacement ? Quels sont ses effets sur les niveaux du salaire réel et de l’emploi. Illustrez ceci sur un graphique (en portant le niveau d’emploi sur l’axe horizontal et le salaire réel sur l’axe vertical). 3) On suppose maintenant que le salaire réel est rigide et est fixé à un niveau supérieur à son niveau d’équilibre. Quel est l’effet d’une hausse du salaire réel sur l’emploi et le chômage ? Illustrez ceci sur un graphique. 4) On se place maintenant dans une perspective historique de longue période. On admet que le salaire réel est fixé à un niveau de subsistance et qu’il reste constant tant que l’offre de travail, supposée aussi constante, n’est pas complètement employée. On admet que l’accumulation du capital déplace la courbe de demande de travail vers le haut. Utilisez un graphique pour décrire les effets de l’accumulation de capital, en distinguant deux phases successives. 5) On s’intéresse maintenant spécifiquement au marché du travail non-qualifié. La demande de travail non-qualifié dépend de leur salaire réel. On admet que le progrès technique déplace vers le bas la courbe de demande de travail non-qualifié. Comment peut-on expliquer ce phénomène ? On suppose que l’offre de travail non qualifié est constante et que l’on part d’une situation d’équilibre de ce marché. Utilisez un graphique pour décrire les effets du progrès technique lorsque le salaire réel est flexible, puis lorsqu’il est rigide. Quel cas vous semble mieux correspondre à la situation américaine ? à la situation française ? Quelles politiques correctrices peut-on envisager ?

Exercice 2. Les effets des dépenses publiques A. On adopte d’abord un point de vue classique. La production est déterminée par le plein-emploi et on a Y = 1100. La production Y est égale à la demande globale de biens : Y = C + I + G , où C, I et G désignent la consommation, l’investissement et les dépenses publiques. Les impôts sont T et le taux d’intérêt (exprimé comme un pourcentage) i. La fonction de consommation est
C = c( Y − T ) + C , c = 3 / 4, C = 100

La fonction d’investissement est
I = I − a i, a = 25, I = 250

Les dépenses publiques et les impôts sont exogènes : G = T = 100 1) Ecrivez l’égalité de l’offre et de la demande globales de bien et calculez le taux d’intérêt d’équilibre. Remplissez la première ligne du tableau suivant : Y Situation initiale Réaction classique Effet keynésien d’une baisse de demande Politique keynésienne L’épargne du secteur privé est S = Y − T − C . Quels sont les emplois de cette épargne ? Déduisez-en une autre expression de la condition d’équilibre, qui détermine le taux d’intérêt. Comment s’interprète-t-elle ? 2) L’Etat augmente les dépenses publiques de 50 et finance cette augmentation par emprunt. Quel est le nouveau niveau du taux d’intérêt ? Remplissez la seconde ligne du tableau et interprétez. C I G T

B. On adopte maintenant une perspective keynésienne. La fonction de consommation est inchangée mais l’investissement est considéré comme exogène et ne dépendant pas du taux d’intérêt. Des anticipations pessimistes des agents conduisent à :
C = 50 , I = 100

Les dépenses publiques et les impôts restent égaux à 100.

3) Calculez le niveau de la production et remplissez la troisième ligne du tableau. 4) L’Etat réagit en augmentant le niveau des dépenses publiques qui deviennent égales à 200. Cette augmentation est financée par emprunt. Calculez le niveau de la production et remplissez la quatrième ligne du tableau. Commentez. Comparez les effets de la hausse des dépenses publiques dans les questions 2 et 4.

Exercice 3. Les stabilisateurs automatiques On se place en économie fermée, dans un cadre keynésien. La production nationale est déterminée par la demande. Soit Y le niveau de la production nationale et T les impôts. La fonction de consommation est :
C = c(Y − T ) + C 0 0 < c <1

L’investissement privé I et les dépenses publiques G sont exogènes. 1) On considère d’abord que le montant des impôts T est fixé par l’État (impôt fixe). 1a) Déterminez le niveau de production Y. Quel est le multiplicateur de dépenses autonomes ? 1b) Application : c = 3 / 4, C0 = 1000 , I = 3000 , G = 4000 , T = 4000 . Quelle est la valeur du multiplicateur ? 1c) Les entrepreneurs deviennent plus pessimistes sur l’avenir. L’investissement diminue de 300. Les dépenses publiques et les impôts ne changent pas. Quels sont les effets de la baisse de l’investissement sur la production et le déficit budgétaire ? Interprétez. 1d) Remplissez les deux premières lignes du tableau ci-dessous. 2) On considère maintenant que les impôts sont déterminés par un taux d’imposition constant appliqué au revenu Y (impôt proportionnel). On a donc :
T = tY , 0 < t <1

2a) Déterminez le niveau de production Y. Quel est le multiplicateur de dépenses autonomes ? Comparez sa valeur à celle obtenue dans le cas d’un impôt fixe. Interprétez ce résultat. 2b) Application c = 3 / 4, C0 = 1000 , I = 3000 , G = 4000 , t = 1 / 5 = 20% . Quelle est la valeur du multiplicateur ? 2c) On suppose de nouveau que l’investissement diminue de 3000. Quels sont les effets sur la production et le déficit budgétaire ? Remplissez la troisième ligne du tableau.

2d) Comparez ces résultats à ceux de la question 2 et interprétez. Pourquoi parle-t-on, dans cette situation, de stabilisateurs automatiques ? Y Situation initiale avec impôt fixe Nouvel équilibre avec impôt fixe Situation initiale avec impôt proportionnel Nouvel équilibre avec impôt proportionnel C I G T ou tY Déficit budgétair e

Exercice 4. Les effets d’une hausse du prix du pétrole On étudie les effets de court terme d’une hausse du prix du pétrole. 1) On appelle Q la production nationale. Pour produire Q il faut utiliser une quantité bQ de pétrole où b est un coefficient constant de proportionnalité. Soit q le prix du pétrole (en termes du bien produit). Le PIB Y, c’est-à-dire la Valeur Ajoutée de l’économie, est la valeur de la production nationale diminuée de celle des quantités de pétrole utilisées pour produire. Y désigne aussi le revenu national. Comment s’exprime Y ? 2) On suppose pour simplifier que les importations se réduisent aux importations de pétrole. La production nationale est alors la somme de la consommation C, de l’investissement I, des dépenses publiques G et des exportations X :
Q = C + I +G + X

Montrez que l’on retrouve l’égalité habituelle reliant le PIB Y à la consommation, l’investissement, les dépenses publiques, les exportations t les importations. 3) On suppose que I, G et X sont exogènes. La fonction de consommation est :
C = cY +C

où c est un paramètre positif compris entre zéro et un et C un paramètre positif. Déterminez le niveau de Q, puis celui de Y. Interprétez. La présence des importations de pétrole augmente-t-elle ou diminue-t-elle le multiplicateur donnant la valeur de Q par rapport à celui obtenu dans le cas où il n’y a pas d’importations de pétrole ( b = 0 ) ? 4) Application numérique :
b = 0,1 q =1 c = 0,6 C =1980 I + G = 3000 X = 1000

Reproduisez le tableau ci-dessous et remplissez sa première ligne.

5) On suppose que le prix du pétrole double. Calculez la nouvelle valeur de Q et remplissez la seconde ligne du tableau. Interprétez les résultats obtenus. 6) On peut penser que la hausse du prix du pétrole s’accompagnera aussi d’une hausse des exportations. Pourquoi ? Indiquez sans calcul en quoi les effets analysés ci-dessus seraient modifiés.
C avant hausse après hausse I+G X Q Y qbQ X-qbQ