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#Chapitre préliminaire - L’OMC et l’avantage comparatif

La théorie des A.C est la théorie officielle de l’’OMC qui justifie un commerce ouvert
recherché par l’OMC.
SECTION 1 – RAPPEL : T.A.C
Elle est le concept principal de la théorie traditionnelle du commerce international. Elle a
été approchée par Robert Torrens en 1815 et démontré par la 1 ère fois par David
Ricardo en 1817. Certains la confondent avec l’avantage absolu.
Para 1 : La théorie associée à l’avantage comparatif
Principe : Chaque pays dans un contexte de libre échange s’il se spécialise dans la
production pour laquelle il dispose de la production la plus forte ou la moins faible
comparativement à ses partenaires, il est assuré d’être gagnant au jeu du commerce
international. » Il détient un A.C
L’obtention d’un gain à l’ouverture au commerce étranger est toujours assurée,
indépendamment de la compétitivité nationale. C’est l’argument principal du libreéchange contre le protectionnisme, qui réfute l’idée selon laquelle le commerce
international ne bénéficie pas aux !nations les moins compétitives.
Para 2 : A.C théorie officielle de l’OMC
Les travaux sur l’avantage comparatif ont toujours confirmé les résultats de Ricardo,
tout en précisant certains aspects. De ce fait, de nouvelles problématiques ont été
dégagées. À titre d’exemple, la théorie montre que l’ouverture commerciale accroît la
richesse nationale, mais aussi qu’elle en modifie la répartition au détriment de certains
agents économiques, peut-être les plus pauvres.
Cette théorie constitue l’un des arguments les plus solides en faveur de la libéralisation
des échanges, étant donné qu’elle rejette l’argument protectionniste selon lequel le
libre-échange condamne tout pays ne pouvant produire aucun bien à meilleur marché
que ses concurrents. Toutefois, elle démontre uniquement que le libre-échange est
préférable à l’autarcie (est un système économique d'un territoire géographiquement
défini, d'une région ou d'un État habité par des acteurs économiques qui peuvent suffire
à tous leurs besoins et vivre seulement de leurs propres ressources) et non qu’il est
supérieur à toute politique commerciale intermédiaire.
De ce fait, il y a eu un aboutissement à une série de résultats qui nuancent l’argument
traditionnel du libre-échange :
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la spécialisation des pays en fonction de leurs avantages comparatifs et leur
intégration au commerce mondial est profitable à chacun d’entre eux. Toutefois
le commerce international modifie la répartition des revenus au sein de chaque
nation
Le mécanisme qui conduit à cette évolution veut que l’intégration croissante des
économies suscite, à productivité identique, une convergence des rémunérations
à travers le monde.

ce résultat ne remet pas en cause le rendement optimal du libre-échange dans la mesure où la répartition des richesses peut faire l’objet d’une politique de redistribution interne par l’impôt. (Baisse des droits de douanes). Para 2 : Le danger du Protectionnisme Les gouvernements des pays riches et aujourd’hui de certains pays émergents sont d’ailleurs davantage susceptibles de céder à l’appel au signal du protectionnisme. En plus. en règle générale. d’un processus graduel qui nécessite l’intervention de l’État pour mener une politique d’ouverture adaptée aux spécificités du pays.humaines. naturelles. dans le but d’en retirer un avantage politique à court terme : accorder des subventions ou utiliser comme prétexte des objectifs généraux légitimes. D’après la théorie économique. A terme. industrielles. l’un des objectifs des négociations de l’OMC est d’empêcher une telle dérive des gouvernements vers le protectionnisme. En fait. ont des ressources . * Pour cette raison. Toutefois. tels que la préservation de l’environnement ou la protection des consommateurs pour protéger les producteurs. grâce à l’effet de stimulation exercé par l’ouverture de l’économie. Un pays qui a peut-être été favorisé par des coûts de main-d’œuvre moins élevés ou par d’abondantes ressources naturelles peut perdre sa compétitivité pour certains biens ou services à mesure que son économie se développe.qu’ils peuvent exploiter pour produire des biens et des services destinés à être vendus sur le marché intérieur ou à l’étranger. qui sera ou non jugée légitime par la population. qui va à l’encontre du but recherché. L’expérience montre que la compétitivité peut aussi passer d’un pays à l’autre.Cette nuance pose la question des finalités politiques de l’Etat . y compris les plus pauvres. Il s’agit là. il peut redevenir compétitif pour d’autres biens ou services. des usines sont obligées de fermer leurs portes et créer du chômage. ce lien s’explique par des raisons valables : tous les pays.Du point de vue empirique. Elle est également appuyée par les faits liés à l’évolution du commerce international et à la croissance économique depuis la seconde guerre mondiale. la théorie de l’avantage comparatif a des difficultés à expliquer certains flux commerciaux : la compétitivité des entreprises est en partie déterminée par la qualité de leurs produits. financières . SECTION II : LES ARGUMENTS EN FAVEUR D’UN COMMERCE OUVERT La justification d’un système commercial ouvert basé sur des règles convenues au niveau multilatéral est assez simple et relève essentiellement du bon sens commercial. Si les mêmes politiques sont appliquées par d’autres pays. . Para1 : Explication des arguments : Les données montrent qu’il y a un lien statistique indiscutable entre la libéralisation du commerce et la croissance économique. cette protection aboutit à des producteurs inefficaces avec un développement aussi bien excessif qu’exagéré qui offrent des produits dépassés et peu attrayants. les marchés se réduisent et l’activité économique mondiale ralentit : aux mesures protectionnistes d'un pays répondent celles d'un autre et font uniquement des perdants.

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l’OMC administre un système de règles commerciales transparent et prévisible (2éme Partie). Dans le cadre de ce Master. négociés et adoptés par les membres. la Conciliation. les Bons offices et l’Arbitrage. Pour assurer sa mission.SECTION III : L’OMC NEGOCIE DES REGLES REGISSANT LE COMMERCE ENTRE LA PLUPART DES PAYS : 1 . Il s’agit d’assurer la transparence en examinant la politique commerciale des membres dans le cadre de cet examen et d’aider à régler les différends en étant le lieu où les membres règlent leurs différends commerciaux. la dernière partie sera consacrée essentiellement à la procédure d’examen des politiques commerciales et abordera brièvement le règlement des différends (3éme Partie). se trouvent au cœur du système. D’autres procédures et mécanismes destinés à faciliter le règlement de situations difficiles ou conflictuelles sont organisés au sein de l’OMC : notamment la Médiation.Un troisième volet important des activités de l’OMC est l’examen des politiques commerciales et l'administration du mécanisme du règlement des différends. Ainsi. mais elle est également le cadre dans lequel les gouvernements négocient ces accords commerciaux de libéralisation.Les Accords de l’OMC.L’OMC s’emploie certes à favoriser la liberté des échanges. . elle a été dotée d’une structure appropriée avec des caractéristiques particulières héritées en partie de l’histoire du système commercial multilatéral (1ére Partie). 2 . 3 . Ils constituent les règles juridiques de base du commerce international.