Sébastien Hebray - Validation des Acquis de lʼExpérience

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Dossier 2 -
Paysagiste D.P.L.G 2010
EUROPE
Ain
Loire
Isere
Saône et Loire
Situation du départements du Rhône.
Détails &
descriptions des
activités exercées
Sébastien Hebray - Validation des Acquis de lʼExpérience -
Dossier 2 -
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 2
A t o u t e s c e l l e s e t
c e u x q u i m ' o n t
s o u t e n u , q u i o n t p o s é
l e s j a l o n s d u m é t i e r
q u e j ' e x e r c e , m a i s
a u s s i q u i o n t r e t i r é
m e s t u t e u r s .
R e m e r c i e m e n t s
Page 0
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 1
I ] Grille de lecture attestant de mes capacités
II ] Acquis scolaires Page 4
a) Formation initiale : Ecole du Paysage de Versailles
Cantons : Etude d'une Mesure Agro Environnementale
Paysage linéaire
III ] Acquis de l' Expérience : Description détaillée des activités salariées et bénévoles Page 5
a) Mon parcours à travers le métier Page 6
Jardinier Paysagiste
Dessinateur Paysagiste
Chargé d'étude
b) Ce qui se dessine sur le territoire Page 16
Commission qualité lotissement
c) Habitant - habité Page 24
Z.A.T (Zone d'Autonomie Temporaire)
IV ] Lexique & Bibliographie Page 38
S o m m a i r e
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Validation des Acquis de l’Expérience. Page 2
Introduction
L'envie de construire, m'a longtemps porté, avec une envie insatiable, c'est
la patience que j'ai appris durant ces années. Aujourd'hui je fais ce qui me
plaît, et dans la perspective de passer un concours de catégorie A, j'ai
trouvé opportun de présenter mon travail à travers un acte de valorisation
de mon expérience par la validation de ce diplôme que je n'avais pas eu à
l’Ecole Nationale Supérieur du Paysage de Versailles - Marseille.
Des travaux porté par le métier de paysagiste que j'ai appris à intégrer à
toutes mes pratiques, un métier à toutes les échelles intégrant des points
de vue englobant, que je partage par la représentation, ainsi qu'à saisir une
empreinte sur le paysage.
Jardinier/Dessinateur/Chargé d'étude/Paysagiste.
J'exerce au sein du service développement territorial de la D.D.E à Lyon,
avec le statut de dessinateur, assistant projet, je participe en anticipant les
changements prévus dans l es engagements du grenel l e de
l'environnement, en produisant des documents d'étude par une mise en
oeuvre assistée par ordinateur. Un poste hiérarchiquement rattaché au chef
du service développement territorial Denis Schultz, doté d'un lien
fonctionnel avec le responsable du bureau d'étude ingénierie Christophe
Tournebize.
J'ai eu une formation de jardinier qui a commencé par l'obtention du Brevet
d'Etude Professionnelle Agricole jardins et espaces verts.
j'y ai acquis les connaissances nécessaires pour avoir envie de continuer des
études de paysagiste, obtenant le Brevet de Technicien Agricole en 1995.
Travaillant deux mois comme jardinier à Montréal (Canada) la même année.
A la rentrée de mon deuxième stage à Montréal, en octobre 1999, je ne
pensais pas être six mois plus tard dans l’obligation de mettre fin à mon
cursus de paysagiste pour raison médicale de ce fait ma formation n'a pas
été finalisée par la remise du diplôme de Paysagiste DPLG. Des problèmes
familiaux récurans n'ont pas permis ma réintégration dans la promotion
suivante.
Ma situation, délicate au départ, ne m'a pas empêché de réussir par
exercer, pratiquer le métier de Paysagiste.
Si ma formation s'est passée en grande partie dans le Nord de la France :
BTSA obtenu dans la banlieue de Nantes (44) en 1997, puis intégration de
l'Ecole supérieure du Paysage de Versailles. Mes racines sont
profondément ancrées dans le Sud, plus précisément entre l'embouchure
de L'Aude (à l'est) et de l'Orb (à l'Ouest.) Aujourd'hui j'habite à Vaulx-en
Velin.
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I ] Grille de lecture attestant mes capacités
Doc 1 : P. 12 à 14 / Doc 2 : P. 6 & 7
Doc 1 : P. 16 à 19 / Doc 2 : P. 8 à 10
Doc 1 : P. 20 à 23 / Doc 2 : P. 11 à 23
Doc 1 : P. 25 / Doc 2 : P. 28 & 29
Doc 1 : P. 26 / Doc 2 : P. 30 & 31
Doc 1 : P. 27 / Doc 2 : P. 32
Critères concernés pour valider les acquis
de l’expérience
Repères
Expériences
présentées au
dossier
Jardinier Paysagiste
Dessinateur Paysagiste
Chargé d’étude
Colloque : Plate forme Echo-
Paysage
Adhérent : Association volubilis
Participant : Association
Brankitek
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En exemple deux sujets que j'ai traités lors de ma
formation à l'Ecole du Paysage de Versailles :
Cantons : «Paysages ruraux, étude d'une Mesure Agro-
Environnementale»
Sujet de troisième année du département Sciences Humaines
(Dir. Monique Toublanc)
Après l'étude de deuxième année sur le canton du Mas d'Azil
(Ariège, réalisée avec la participation de Mourad Resgui et
Benjamin Qui), une seconde étude se devait d'être menée en
troisième année ; une étude sur la procédure de mesure agro-
environnementale portant sur un territoire similaire.

Paysage Linéaire : «Le Parking de la pépinière»
Sujet de deuxième année et troisième année : Sur le site de
l'ancienne pépinière, intégrer un parking à destination du
château, pouvant contenir mille places de voitures et quinze de
Bus à la parcelle.
Ce sujet mêle deux départements : celui de technique (Dir.
Jean Marc Lanton) en deuxième année à celui de l'écologie (Dir.
Marc Rhumelard) pour un sujet de troisième année en forme de
post-face.

II ] Acquis scolaires
a) Formation initiale : Ecole du Paysage Paysage linéaire
Cantons : Etude d'une M. A. E
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III ] Acquis de l' Expérience : Description détaillée des activités salariées et bénévoles
Mon parcours professionnel, atypique, se compose en trois temps : Tout d’abord l’insertion, puis l'entrée par concours d'agent d'exploitation enfin la valorisation
de mes compétences dans les services voués au territoire.
Toutefois deux rythmes distincts se détachent de cet ensemble, celui d'une expérience de terrain mais aussi le début d'une professionnalisation en tant qu'agent
technique de l'administration d'état .
Dans un premier temps j’étais jardinier paysagiste, au service d'une association d'insertion pendant une période de deux ans, puis je devins agent du Ministère
de l'Equipement, de la fonction publique d' Etat, après un concours de catégorie C de la filière exploitation qui me permit de prendre mes fonctions en février
2005. Mon activité professionnelle au sein du service de développement territorial a rapidement évolué. Agent de terrain, j'ai été un de ces hommes en orange
dont la mission est de rendre praticable la voirie. Dans un deuxième temps, je suis passé à une pratique faisant écho à mes premières années de formation à
l'Ecole du Paysage en intégrant l'Atelier d'Urbanisme en septembre 2006.
a) Mon parcours à travers le métier
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Jardinier paysagiste
Rhône insertion environnement est une association
qui a pour but d'accompagner socialement, de
former, de pl acer professi onnel l ement des
personnes en difficulté, bénéficiaires du RMI. Tout
cela dans l'entretien de l'environnement, de la
nature, menant une lutte, armée de bons sentiments,
de débroussailleuses et de croissants.
CONTEXTE
Une activité à laquelle j'ai participé dans le cadre
d'un emploi aidé par le Département, peu
rémunératrice, mais valorisant mon savoir faire de
base.
En complément, il convient de rappeler que
l'Angleterre à la suite de la crise du pétrole de 1974,
sous le gouvernement de Margaret Thatcher et dans
un contexte de crise socio-économique, avait une
politique similaire : faire participer les chômeurs à
l'entretien des « ringtown ». Dans le département du
Rhône ce sont les coulées bleues que l'on fait
entretenir aux personnes en insertion, ce n'est plus
un circulaire autour du territoire de la ville, ce sont
ses vaisseaux d'irrigation comme de rejet, auxquels la
politique sociale prête mains forte. J'ai intégré une
équipe mie sous la tutelle d'une assistance sociale
composée d'un chef d'équipe et de 8 ouvriers.
ACTIVITES
Nous suivions le cours de la rivière qui nous était dédiée : l'Azergues, petit
affluent de la Saône son embouchure se trouve à Anse, commune
frontalière du département de l'Ain. J'installais de grandes plantations de
baliveaux choisies par un bureau d'étude, lui-même sous les ordres d'un
chargé de mission rivière, une activité automnale, sur le plan : un contrat
rivière.
Mon chef d'équipe Frédéric Gallo me proposa quelques mois après mon
début dans son équipe, d'en intégrer une autre en tant qu'adjoint celle de
Didier Racle Technicien rivière, qui devint mon responsable direct,. Ma
mission à la pépinière consistait à suivre les plans de commande qui m'étaient
donnés le matin pour les faire préparer à mon équipe : confection de
piquets en acacia, plantations, entretien et gestion sur le terrain de la
pépinière et ce avec l'aide de deux ou trois personnes selon la quantité de
travail.
VALORISATION
.
Ce sont des valeurs humaines que j'ai renforcées, en oeuvrant au côté de
personnes de tous âges, et de tous les milieux sociaux. La pratique
quotidienne de l'entretien des berges d'une rivière m'a permis d'acquérir des
connaissances en génie végétale.


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Dessinateur paysagiste
J'ai proposé à la fin de mon contrat au chef d'équipe, Didier Racle, d'établir
un plan d'aménagement de la pépinière et de ses abords.
J'ai préparé une présentation en forme d'état des lieux, j'avais convié le
directeur, ses adjoints dont le gestionnaire, malheureusement personne n'a
répondu à mon invitation.
Projet : Insertion - 22 Janvier 2004
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Dessinateur paysagiste
L'opportunité de passer de la route au bureau
me fut donnée au moment où je devais faire le
choix de rentrer dans la fonction publique
territoriale ou bien de rester agent de l'Etat.
En effet la politique de décentralisation faisait
passer la filière exploitation de notre service
sous tutelle de l'Etat à celle du Département ;
une transmission de compétence : la première
réorganisation des services de l'Equipement du
Rhône fut engagée avant mon intégration et pris
fin en 2006.
CONTEXTE
J'ai présenté, à l'occasion du transfert de
compétence au Département, mon travail
d'étudiant de l'école du paysage à Jacques
Nourdin, contrôleur des Travaux Publics de
l’Etat dans mon centre. Celui-ci en fit part à
Thierry Wadin, chef de l’atelier urbanisme, qui
se proposa de me donner un rendez-vous avec
son remplaçant.
Après un entretien avec le futur responsable de
cellule, un jeune Ingénieur-Architecte, diplômé
de l'Ecole Nationale des Travaux Public de
l'Etat, et ayant suivi un double cursus à l'école
d'architecture de Vaulx- en- Velin. J'ai pu faire
acte de candidature malgré mon grade d'agent
d'exploitation, car j'avais les aptitudes requises.

Par ailleurs les syndicats comme le futur chef de
cellule étaient d'accord.
La représentation syndicale dans la fonction
publique :
La défense d'un statut auquel je me suis
attaché s’avère lié à l'Etat par des valeurs
personnelles que je porte au service de la
communauté.
J'étais alors agent ( Macrograde C ) en filière
exploitation ; identité administrative qui m’a
marqué, pour cela je m’y suis beaucoup
intéressé lorsque j'étais sur le terrain, adhérant
au syndicat majoritaire : Confédération
Générale du Travail. ; mon adhésion fut
effective dés ma prise de poste.
Cette appartenance me semblait naturelle
puisque j'avais auparavant adhéré à un tout
autre syndicat, celui des employés de la ville de
Montréal. J'étais alors un travailleur, bercé par
un statut.
La Commission Administrative Paritaire permit
mon affectation au 1 er septembre 2006 à l'Atelier
d' Ur bani sme. Thi er r y Bui ssi èr e mon
prédécesseur était là pour m'accompagner.
Diplômé de l'Ecole Supérieure de l'Art des
Jardins ancien dessinateur, il est aujourd'hui
technicien au service connaissance des
t er r i t oi r es, de l a nouvel l e Di r ect i on
Départementale des Territoires.
T. Buissière me présenta la cellule et son
envi ronnement. Un servi ce regroupant
d i f f é r e n t s a c t e u r s i n t e r v e n a n t s u r
l'aménagement qui avaient pour vocation d'être
présent auprès des collectivités afin de
leur offrir des prestations de qualité, au service
du développement durable des territoires. Le
service a la responsabilité des domaines de
compétence de l'ingénierie d'appui territorial et
de l'application du droit des sols. Ce dernier est
composé de 4 antennes territoriales et de 5
unités au siège.
L'atelier d'urbanisme réalisait des études
techniques pour le compte des collectivités
dans les domaines suivants : aménagement
d'espaces publics, places, espaces verts,
traversées de bourgs, constitution de dossiers
de lotissements et de Zones d'activités.
La cité administrative dans laquelle se trouve
mon bureau est un énorme et complexe
bâtiment où il n'est pas difficile de se perdre
sans jamais sortir. Le conditionnement de l'être
par la structure s’avère ici fortement marqué ;
mon adaptation fut difficile : carte de pointage,
carte pour se nourrir, carte pour emprunter un
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Dessinateur paysagiste
véhicule, code pour le photocopieur, différent du code pour ouvrir une
session sur un poste informatique, code pour relever ses courriels. Je
n'avais jamais travaillé aussi longtemps dans une structure d'une telle
importance.
ACTIVITES
Au quotidien mon travail était avant tout nouveau, il fallait donc que je
m'adapte.
A mes yeux, le travail est une coopération entre personnes pour servir la
mission qui nous était confiée. J'ai commencé mon service avec comme
supérieur hiérarchique, une personnalité présentant un modèle bien éloigné
du mien. Le responsable de la cellule, me faisait faire des « plans
paysagés ». Dans son esprit existait aussi la coupe paysagère, en juste
opposition des coupes et profils qui n'étaient pas habillés celles du
technicien ou bien de l'ingénieur. J'avais pour mission de mettre en place, à
partir de croquis, un rendu, je multipliais les productions sans trouver à
satisfaire rapidement mon supérieur, le tailleur du projet. Pourtant je
l'habillais pour être présenté au public, présenté au maire, qui est «celui qui
à le dernier mot ».
Mes collègues à l'atelier d'urbanisme de catégorie B qui ne me donnaient
du travail que sur ses ordres Ce jeune homme avait déjà eu de nombreux
comportements déplacés envers ses subordonnés et il fit de même avec
moi.
Malgré une entente mal comprise mon supérieur n'en attendait pas moins
un travail de qualité et à mes yeux j'avais tout à prouver. Je faisais part de
mes points de vue en trouvant des solutions concrètes en cohérences avec
le projet. J'habillais les plans et coupes, proposais l'assistance de la vidéo
comme outil de rendu sensible, un logo pour l'atelier.
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Validation des Acquis de l’Expérience. Page 10
Dessinateur paysagiste
De plus j'‘assurais un travail administratif en plus de celui de dessinateur.
Mon responsable m’a offert de participer à une étude conjointe avec le
service construction publique, une étude urbaine celle d'un bourg :
Amplepuis, ville située dans le nord du département. La mission était de
travailler avec Cédric Vergne Technicien, au rendu d'une étude. La
commande consistait à faire un relevé typologique du centre urbain en
mettant en évidence sur les documents les bâtiments concernés par la
restructuration des services. Commandé par la mairie, ce fut un technicien
du bureau d'étude qui finit l'étude, ma mésentente avec le chef de cellule
mit fin à notre collaboration.
VALORISATION
Malgré tous mes efforts mon savoir être fut mis à mal jusqu'à ce que je me
sente obligé de faire appel au représentant du personnel.
Celui-ci, différent de celui que j'avais sur le terrain, eut une réaction
inattendue ; il se posa en tant que médiateur sans tenir compte des
antécédents de chacun ce qui ne fit qu'empirer les choses. Ce jeune
Ingénieur-Architecte m'avait offert d'être son bras droit pour sortir du terrain,
afin d’exploiter mes autres compétences. Malgré mon dévouement, nous
n'avons jamais réussi à nous entendre.
J'aurais du faire part de ses dérapages à ma hiérarchie, à celle de mon chef
de cellule et non pas seulement à mon représentant, mais les recours
administratif ne sont pas simples.
L’histoire de la ville, enseignée par le département des sciences humaines
à l'école du paysage, permettait une approche globale de l'analyse urbaine. Il
m'avait été demandé de participer au début de mon travail comme
dessinateur à la cellule de l'atelier d'urbanisme, toutefois la transmission
d'une méthode à ma hiérarchie s'avoua être un échec. J'ai renforcé ma
connaissance sur la représentation typologique du bâti par la pratique de la
lecture cartographique, aiguisant ma traduction de l'urbanisme, renforçant
par là-même mon point de vue, mon esprit de synthèse.
« Les capacités émotionnelles essence de la nature humaine, une personne
au comportement déviant, en fait au comportement naturel. » François
Terrasson
Suite à ces incidents, j'ai rencontré Denis Schultz le responsable du Service
Développement Territoriale dont la cellule faisait partie : Ingénieur des
Mines, dont la formation première était semble-t'il différente de ses fonctions
exercées, gestionnaire d'un service appliquant sur le territoire une empreinte
ainsi qu'un regard régalien.
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Chargé d'étude
Mission : Cartographie de données dans le but d'en tirer des analyses
urbaines dynamiques.
Finalité : Produire des documents traduisant les phénomènes urbains et
périurbains de la pression foncière à l'échelle communale sur le territoire de
la métropole lyonnaise.
CONTEXTE HIERARCHIQUE
Denis Schultz ne connaissait pas mes aptitudes mais il me proposa une
mission. C’était une commande bien définie consistant à représenter de la
manière la plus compréhensible ( possible) la dynamique de construction sur
trois communes avec comme support les permis de construire de 1998 à
nos jours. Durant cette étude d'autre travaux vinrent se greffer, offert par les
techniciens des cellules associées aux services qui utilisaient également mes
connaissances et mon savoir faire.
Pour mener cette étude sur la dynamique foncière, j'ai commencé par
récolter de nombreuses données dans les archives pour composer la base,
chercher l'information où elle se trouvait. La conséquence fut que je n'ai pas
pratiqué le terrain sur le site mais dans les différents antennes. Je croisais
les techniciens, des personnes de l'administration qui me guidaient à
travers l'organisation de mes recherches. De nombreux dossiers
manquaient toutefois, je prenais des rendez vous régulièrement avec le
chef de service pour lui faire part de mes avancées dans le travail et pour
qu’il puisse ainsi recadrer l'étude.
D
D
E

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u

R
h
ô
n
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Chef de service Denis Schultz 5364 Secretariat du C.S Maryse Bonnard 5365
Bâtiment A
165,rue Garibaldi
69003 Lyon
Accueil : 04 78
62 5302
AT.UR
atelier d’urbanisme
Thierry Wadin
5327
Nabil Ben -Lagha
5331
Bernard Gras
5352
Sylvain Beucher
5373
Sébastien Hebray
5328

B.E.I
bureau d’étude ingé-
nierie
Henri Gagnarire
5342
Emmanuel Balas
5362
Laure Chauvot
5323
Williane De-Nagy
5317
Michel Galhaut
5340
Pierre Goudet
5395
Jean-claude Hamid
5287
Patrick Hammad
5391
Jean-marc Juliani
5357
Christine Pastor
5371
Marie-Paule Pothin
5337
Dominique Robert
5316
François Rampello
5377

B.P.I
bureau pilotage
ingénierie
Véronique Mazoyer
5363
Laurent Vincent
5372
M.D.L
Mission dévelop-
pement local
Claude Vermorel
5307
Martine Gandat
5313

A.D.S
Application du droit des
sols
Pascal Heurtefeux
5435
Odile Najman 5478
Edwige Eglisot 5497
Charles-Yvon Cabal-
lero 5319
B.A
bureau administratif
Nathalie Thierry
5376
Josette eymond 5392
Albert Replat 5329
Henri Constanciel
5482
Marc Andre 5390
Jeanine Beaumarty
5308
Local archive 2739

Fiche mémo des numéros de téléphone de ServiceDéveloppementTerritorial
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Validation des Acquis de l’Expérience. Page 12
RESSOURCES
Système d'Information Géographique : C’est une base de données
géographiques et apparentées, en générale relative à une région
déterminée celle-ci étant plus ou moins étendue.
Le travail ne rencontra pas de problème excepté quelques erreurs
techniques au départ par manque de connaissances de ma part sur les
Systèmes d'Informations Géographiques.
Je m'adressais à Patrick Bérangé ou Thierry Abert, l'un est technicien
géomaticien expert l'autre dessinateur et sont les correspondants du
service. Tous les deux sont également animateurs au Système
d'Information Géographique de la D.D.E. A l'entresol de mon bâtiment ce
furent des aides précieuses pour mon initiation au logiciel Map-info,
p e r me t t a n t l a
transformation de
d o n n é e s e n
carte.
Chargé d'étude
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 13
Chargé d'étude
Deux formations supplémentaires vinrent étayer
mon initiation, sémiologie graphique dispensée
par deux géographes de l'IGN, ainsi que vertical
mapper un additif 3D à Map-Info.
Le gestionnaire de cette cellule Tarek Haïch
s’avère être un géographe, aujourd’hui encore
au service de la DDT, sa mission n'a pas
changé : Récolte et, connaissance des
supports ainsi que la prise en charge de la
formation. Le S.I.G est le lieu où sont stockées
des données géo-localisées, ainsi que leur
acquisition, gestion et diffusion sur intranet ou
internet.
Ce travail fut laborieux car il fallait que
j'apprenne à connaître, mais également que je
puisse exécuter la fabrication des cartes qui
illustrent la base de données.
La cellule S.I.G me proposa d'accompagner
mo n a p p r e n t i s s a g e e n f o r ma t i o n
compagnonnage avec Thierry Abert. Je pus alors
facilement apprendre à ses côtés un nouveau
logiciel, ses bases ainsi que ses fonctions. Ce
l ogi ci el demande en ef f et quel ques
connaissances de programmation particulières,
c'est alors Patrick Bérangé, qui répondait le
mieux à mes demandes de connaissances, sur
la programmation SQL.
Service Informatique
Le servi ce i nf ormat i que est composé
exclusivement de techniciens qui opèrent à la
façon du S.I.G : en transversal auprès des
différentes directions : Direction départementale
de l'Equipement, Direction Régionale de
l’Environnement, de l’Aménagement et du
Logement. Je me suis tout d’abord adressé à
ce service afin d'obtenir des « consommables »,
comme des clefs USB mais aussi également à
la demande de ma hiérarchie des vidéo-
projecteurs et des ordinateurs portables
puisque ce service a en charge la gestion du
matériel. Ma mission était de préparer ces
machines afin qu’elle puissent servir pour
présenter les documents de présentation de
l'Atelier d'Urbanisme.
Ce sont les techniciens de ce service :
P.Maillot, J.L Paron, S. et C.Pastor qui furent
mes correspondants dans l'étude des logiciels
«open-source» GIMP et SCRIBUS. Nous
échangions sur nos connaissances des
Technol ogi es de l ' I nf ormat i on et des
Communications.
La création des animations fut simplement
des documents fabriqués à partir de l’utilisation
du logiciel libre « open office ».
Pour la partie édition je bénéficiais d'une
machine puissante sur laquelle Adobe me
permit de faire des mises en page vectorisées,
que je pouvais imprimer par la suite sur l'un des
deux traceurs couleur qui se trouvent dans
notre service.
L'Etude Transversale
Le Service échange ses documents à travers
une arborescence : chaque cellule a son
dossier réuni sur le même disque dure en
réseau, la sécurité du travail de chacun est
assurée via des permissions d'écriture. J'ai
demandé que me soit attribué un dossier que
j'ai fait nommé : Etude Transversale.
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Validation des Acquis de l’Expérience. Page 14
Chargé d'étude
Malheureusement, la diffusion des liens furent laborieux, en effet cet outil
n'a pas servit de support à la large diffusion des documents qu'il contenait.
Par la suite l'utilisation d’intranet commença à se répandre, les
cellules et services se voyaient ouvrir un espace de diffusion de
l'information qui semblait répondre à la demande. J'espère par la
suite bénéficier d'un espace pour être en mesure de faire circuler
des informations relatives aux paysages et à l'aménagement, en
rapport aux projets en cours dans le service et avec l'appui des
réseaux volubilis et echos-paysage (cf : pages 28 à 31 )
Suite à ce travail d’étude un nouveau responsable à la cellule
«étude ingénierie» : M. Tournebize, ingénieur des ponts et
chaussées, devint le lien fonctionnel avec ma hiérarchie. Il a
permi d’assurer la fin des missions d'ingénierie sur le
départements.
J'ai travaillé sous sa direction, alors que C. Tournebize me
fournissait un travail d'étude cartographique dont nous rédigions
les commandes conjointement. Ainsi les travaux d'étude avaient
pour base ce travail en duo.
J' ai produi t des documents de communi cati on
cartographique adaptés à différent public et pu mettre à
profit mes connaissances de représentations des territoires en
faisant partager mes diagnostics sur leurs enjeux. Ainsi que
valoriser ma formation interne en utilisant un outil puissant de
cartographie : Map-Info.

Délibération municipale
Echelle : 1/20 000
PARCELLES CONCERNÉES
STATUT PROJET
BATIMENTS DURS
Défavorable (12)
Favorable (89)
Déja urbanisé
Bâtiments agricole (9)
Bâti
Légende
PARCELLES CONCERNÉES
STATUT PROJET
BATIMENTS DURS
Défavorable (14)
Favorable (60)
Déja urbanisé
Bâtiments agricole (8)
Bâti
Légende
PARCELLES CONCERNÉES
STATUT PROJET
BATIMENTS DURS
Défavorable (12)
Favorable (54)
Déja urbanisé
Bâtiments agricole (15)
Bâti
Légende
Commune de Monsols
Commune de Cenves
Commune de Saint Igny de Vers
Cartes des demandes de permis de construire et certificats d'urbanisme
Echelle : 1/100 000
Département du Rhône
Situation des communes concernées
Direction Départementale de l'Equipement du Rhône 165, rue Garibaldi 69003 Lyon
S
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Source ÌGN : Bd Carto, cadastre DGÌ
Echelle : 1/20 000 Echelle : 1/20 000
Période de 1998 à 2008 sur les communes de : Monsols, Cenves et Saint Ìgny de Vers
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 15
Chargé d'étude
Nouvelle illustrante de Pierre Senges .
« TABOURET RAIDE :
Ironie, peut être fatalité : la salle des cadastres où je fais acte de présence est
aveugle : ni vasistas, ni oeil-de-boeuf, ni même un soupirail en demi-lune ouvert
sur un paysage de talons et de bassets conférant à la pièce un statut de sous-sol.
Mon bureau ne comporte pas d'ouverture : peut- être pour n'être pas tenté de
regarder par la fenêtre, et comparer ce qui se montre dehors à ce qui se dessine
sur le papier – l'archiviste géomètre est lié par la confiance à ses plans, sur
lesquels il se penche, tenu de s'y confondre, d'en être le confident, le compagnon.
En regard de la rigueur des cartes, certains employés des cadastres jugent
volontiers frivole le monde du dehors – Le terrain – peut être parce qu'ils
considèrent le plan comme la version définitive d'une réalité toujours changeante,
toujours revenue sur ces engagements (seuls les arpenteurs s'y risquent ; leurs
théodolites forcent le respect). Mais le cadastre n'est pas une oeuvre définitive
révélé par Celui qui Est ; s'il est corrigible, falsifiable peut-être, c'est parce qu'il ne
considèrent pas l'éternité comme gage de sa perfection : chaque responsable de
plans, même s'il ne change de toute sa vie qu'une virgule, un pointillé se persuade
que la correction est en son pouvoir – ce constat lui tient lieu de serment. Un stylo
rouge est son attribut, son caducée ; la tradition, qui se perd, veut qu'il le garde
toujours ouvert. Les armoires, les étagères, couvrent les murs délimitent mon
périmètre de travail. On ne sait quel voeu de chasteté ou quelles superstitions
dignes des mormons interdisent à la science cybernétique de pénétrer dans ce
sanctuaire : il s'avère en tout cas que ma hiérarchie n'ose pas encore braver les
tabous ; je suis privé d'ordinateurs comme les bénédictins de tourne-disque.
D'ailleurs sur mon coin de bureau je ne m'occupe que de plans caducs ; tenue à
des réductions d'effectifs, toujours extraordinaire mais sans cesse renouvelées, la
direction n'a jamais pour autant osé me licencier : préfère me voir jouer avec
d'anciens rouleaux, d'immenses cahiers vétustes, en attendant l'âge de la retraite –
m'entretient comme son vieux souvenir. J'ignore ce que valent ces cartes, si mon
travail consiste à soulever la poussière : Les plans sont trop vieux pour faire
référence, trop jeunes pour servir d'archives et contenter les historiens, ou les
amateurs de curiosités – cependant suffisamment exacts pour donner une idée
juste de derniers plans en usage. Je ne me plains pas de mon sort : mes archives
frappées de nullité me sont sympathiques, je joue avec elles comme avec des livres
d'images ou des cahiers d'école ou des atlas datant des archiducs ou du Saint
Empire ; en toute impunité j'y rajoute des ratures, je dessine des ombres et des
points minuscules qui font office de graffitis, je dévoie les parcelles d'un seul coup
de crayon et, signant de mon nom, je m'attribue sans scrupule les chemins
communaux. Loin de moi de griffonner tous, ou de le falsifier dans l'unique but d'y
retrouver plus tard ma trace ; quand mon classement est terminé, travail toujours
recommencé, je sais rester contemplatif, je feuillette les cadastres avec le
sentiment d'avoir accès à des secrets d'Etat ou des plans de Cité Interdite ( :
parcourir du doigt le couloir qui mène au réduit d'une concubine) ; je regarde mes
plans de haut, avant de les replier une fois pour toute (qui s'y penchera à
nouveau ? ). Depuis que ma décision est prise, que ma campagne est en marche,
depuis que j'ai choisi de couvrir la ville sous la masse végétale, ces jeux purement
gratuits sont remplacés par des études de stratèges : je me sers avant tout des
cartes pour repérer sur le papier les parcelles urbaines dévolues aux jardins, aux
pelouses ; je calcule mes manoeuvres à venir d'après leurs emplacements, et leurs
surfaces : d'une croix je me les approprie : tous les espaces verts me sont
acquis. »
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CONTEXTES REGLEMENTAIRES
Règles générales d'aménagement et d'urbanisme : Règles générales
d'utilisation du sol
Articles L.110 ( L. n° 83-8, 7 janvier 1983 ; L. n° 87-565, 22 Juill.1987 ; L. n°
91-662, 13 Juillet. 1991).-
Le territoire français est le patrimoine commun de la Nation. Chaque
collectivité publique en est le gestionnaire et le garant dans le cadre de ses
compétences. Afin d'aménager le cadre de vie, d'assurer sans
discrimination aux populations résidentes et futures des conditions
d'habitat , d'emploi, de services et de transport répondant à la diversité de
ses besoins et de ses ressources, de gérer le sol de façon économe,
d'assurer la protection des milieux naturels et des paysages ainsi que la
sécurité et la salubrité publiques et de promouvoir l'équilibre entre les
populations résidant dans les zones urbaines et rurales ( Mots aj., L. n°
96-1236, 30 déc 1996 art. 17-I-1° et 17-II ) « et de rationaliser la demande
de déplacements », les collectivités publiques harmonisent, dans le respect
réciproque de leur autonomie, leurs prévisions et leurs décisions d'utilisation
de l'espace.
J'illustre ici avec son plus bel extrait, le document, consacré tel une bible :
Le règlement national d'urbanisme, de nombreux textes législatifs
agrémentent ce document papier. L'article cité se trouve en première page
du livre premier où l'on découvre que le premier titre est :
b) Ce qui se dessine sur le territoire
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Règles Générales d'utilisation du sol. Le fondement de la législation. La
base ainsi que les principes généraux sur notre territoire et les règles
applicables par toutes les collectivités se trouvent dans le Règlement National
d' Urbanisme duquel découlent également des lois de décentralisation.
Un document cartographique auquel se rapporte la loi :
LE CADASTRE : Base de lecture de l' urbanisme.
D'après le Petit Robert, 1992 le cadastre se définit ainsi : nom masculin,
Adjectif et verbe régulier transitif est un registre où figurent les
renseignements sur la surface et la valeur des propriétés foncières.
Acte officiel de la naissance du cadastre = loi du 15 septembre 1807, une
base solide fut mise en place par les ingénieurs géomètres, cent millions de
propriétés séparées étaient alors recensées, plusieurs ébauches avaient déjà été
faites, Colbert avait tenté une uniformisation des relevés sur le territoire. Le
but ayant toujours été d'établir une équité dans la répartition de l'impôt
territoriale.
La loi du 16 avril 1930 a prescrit la rénovation et la mise à jour permanente
du cadastre
Jusqu'en 1990 le cadastre fut modifié avec les outils traditionnels du dessin,
à partir de cette date il devint plus simple d'emploi ainsi qu’un outil
stratégique numérisé de connaissance du territoire. Il peut être traduit, la
façon dont s'étale le parcellaire, la façon dont s'agencent les bâtiments, sont
autant d'indice sur lesquels peuvent s'appuyer un paysagiste, un
cartographe, un urbaniste, un architecte ou bien un géomètre, en somme
l'ensemble des professionnels du territoire.
Un utilitaire :
Je me sers de ce document comme origine de mes études mais parfois
comme « sous-cul » au document final dans lequel je trouve la matière
première : Le parcellaire, un groupement des parcelles qui révèle
l'organisation élémentaire du tissu et, selon la période de formation, la
localisation dans la ville, est caractérisé par le rôle structurant des espaces
publics, la position des monuments, la logique de la densification et de la
croissance interne, les possibilités d'association avec d'autres formes de
tissus.
Ce travail sur le cadastre s’avère être une base sûre, puisque ce document
offre également une couche différente qui permet ainsi d'apprécier l’état
premier de la forme urbaine, celle des bâtiments ou
le bâti, c'est à dire l'édifice ancré dans le sol, intégrant des espaces ouverts
cour, jardin, etc., caractérisé par une relation précise aux espaces
urbains : rue , placette. La traduction des surfaces occupées devint alors la
base de mes études sur la dynamique urbaine.
En plus d'avoir une vision parcellaire du territoire, j'ai donc greffé de
nombreuses informations à propos des procédures administratives les
terrains concernés par la constructions de nouveaux volumes : procédure
de permis de construire, ainsi que les projets de construire avec la
délivrance des certificats d'urbanisme. A partir de ces données internes à
nos services, j'ai composé des bases de données géo-référencées qui
furent traduites par le logiciel.
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Production :
La carte est un "produit" qui a pour fonction de visualiser une information
ou un groupe d'informations. La logique qu'elle développe doit faire passer
le message que l'on s'est fixé avec la plus grande netteté pour le public
visé. Les fonctions assignées à la carte doivent être définies avec le plus grand
soin, en concertation avec l'ensemble des points de vue. Il faut alors
sélectionner méthodiquement les données qui seront portées sur le dessin.
La production cartographique d'aménagement vise, pour rester globale,
trois cibles : les techniciens, les élus et le grand public.
Cartes réglementaires, cartes techniques, cartes de décision ou bien de
communication. La production des cartes et documents ont eu un but
pédagogique en tant que support du discours tenus par les représentants
de l'Etat ou bien ont été des outils décisionnels.
Veille :
Il y a une volonté de la part de l'Etat mais également du Département de
lutter contre l'étalement urbain sur ces communes rurales dont le marché
foncier encore attractif, permet à bon nombre de personnes d'accéder à la
propriété. Si de nombreux territoires ne suivent comme règle que celle,
générale, du règlement d'urbanisme, les espaces situés à proximité de Lyon,
bassin d'emploi, sont soumis à son influence directe en conséquence la
pression foncière est importante. Le code de l'urbanisme suffit pour
quelques permis mais à partir de l'explosion des demandes, la question
demeure la suivante « Ne serait il pas judicieux d'utiliser un outil de gestion
territoriale, pour planifier le devenir de ce territoire?» De nombreux cas de
mitage du territoire sont apparus et la loi, depuis 1983, impose donc aux
collectivités publiques l'obligation de gérer le sol de façon économe .
Des documents, ayant pour but d'offrir une vision du territoire tenus par les
moyens administratifs de gestion. Ceux-ci sont mis à disposition des
communes: Plan Local d'Urbanisme, Plan d'Occupation des Sols, cartes
communales : un projet adapté pour la commune, simple, définissant le
constructible et le non constructible déterminé en fonction des réseaux
existants.
A l'invitation de Marianne Bailleux du Service Planification et Prospective,
j'ai pu assister et réagir à l'analyse qui était faite dans le Nord du
département autour de Belleville- sur- Saône et cela m'a permis d'avoir des
points de vue différents, de mieux saisir les objectifs politiques de gestion du
territoire. Faire un bilan, se poser en observateur de l'application de
règlement d'urbanisme particulier tel que le P.L.U, voilà à quoi peut servir
une étude sur la dynamique du foncier.
VILLEFRANCHE S/S
BLACE
Echangeur mis en service en Novembre 2006
1 0 1 2 3
Kilomètres
Échelle: 1:50 000
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On m’invita à participer à une de ces commissions avec le paysagiste
conseil de la D.D.E Sébastien Giorgis, intervenant 2 jours par mois.
Le paysagiste conseil est en effet mis à la disposition de nos services par le
préfet. Ce sont des maîtres d'oeuvre indépendants qui ont pour mission de
tenir un rôle de conseil et d’éclairage professionnel comme pédagogique.
M. Giorgis à fait appel à mes services, nous avons fait connaissance durant
un trajet dans le Nord du département. C'est donc lui qui m'a invité à
participer à cette réunion, inter-service.
Créée en 2002, la commission « qualité lotissement » regroupe la DDE, le
SDAP et le CAUE du Rhône. Elle a pour mission d’être un lieu de
rencontres et de débats sur les projets d’aménagements réalisés dans le
département. Depuis sa création, la commission se réunit neuf fois par an
et discute de la conception des lotissements, ZAC ou permis groupés. La
concertation a porté sur une centaine d’opérations. Les questions
environnementales, paysagères, architecturales sont évoquées à travers
une réflexion sur les déplacements doux, le gabarit des voies, l’insertion
paysagère ou le ruissellement des eaux pluviales. Ces points de travail sont
mis en perspective avec les enjeux économiques afin de trouver des
solutions directement applicables.

Définition du lotissement :
« Constitue un lotissement une opération d'aménagement qui a pour
objet ...ou qui a eu pour effet la division..., d'une ou plusieurs propriétés
foncières en vue de l'implantation de bâtiments.
L442-1 du Code de l'urbanisme du 8 décembre 2005. »
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Commission qualité lotissement
Lotissement de St Igny de Vers
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Chargé d'étude
Le lotissement est une figure commune de l'aménagement de notre
territoire rural, pour pouvoir créer ce type d'aménagement, une demande de
permis d'aménagé doit être déposée en Mairie.
Ce type d'urbanisation s'est caractérisé dans le passé par une forte
consommation d'espace mais aussi par l'impact visuel notable de ces
aménagements sur le paysage et l'organisation urbaine de leurs sites
d'accueil. C'est de cette façon que commence la fiche conseil du service de
l'architecture et du patrimoine. Dans cette observation de la structure
urbaine les problèmes sont là, les questions à se poser découlent
naturellement de l'introduction : gestion économe de l'espace, choix du site
et règles d'aménagement. Le conseil est alors donné de laisser faire
les spécialistes «hommes de l'art compétents», Architecte-urbaniste,
paysagiste, géomètre ; dans le cadre de la loi, ainsi des règles de, l'art
de composer.
Comme pour le permis, le maire de la commune signe l'autorisation
d'aménager mais le devoir de notre service reste aussi de veiller aux
décisions prises et si celles-ci ne sont pas contraires aux documents
d'urbanisme. Il arrive parfois que s'opposent les points de vue. Sur l'exemple
cité dans cette réunion le Maire donnait son accord alors que notre service
le refusait.
En participant à ces réunions de commission « qualité lotissement » j'ai
rencontré Samuel Bouvier, du Service départemental de l'Architecture et
du Patrimoine, ainsi que le nouveau responsable de cellule pilotage de
l'Application du Droit des Sols et un technicien : Joris Marrel et Benjamin
Guetat.
Le bureau Pilotage de l'Application du Droits des Sols est la cellule en
charge de l'harmonisation de la doctrine départementale et des pratiques
d'instruction en Application du Droit des Sols, ainsi que du conseil et du
pilotage de la filière des instructeurs de l'Etat. Il assure l'animation et la
formation du réseau des instructeurs Application du Droits des Sols de l'Etat
dans le département (5 sites, environ 35 agents). A ce titre, il assiste et
conseille les pôles Application du Droit des Sols des antennes et du Pôle
Instruction Urbanisme du Service Arrondissement Urbain et Transports il
assure aussi la veille juridique et la diffusion des nouvelles réglementations
en urbanisme et mène une réflexion sur les procédures et méthodes
d'instruction en Application du Droit des Sols.
Dans un souci d'harmonisation et de diffusion des bonnes pratiques
d'instruction, le bureau assure également une activité de conseil et de
formation à destination des instructeurs en urbanisme oeuvrant dans les
communes. Le bureau gère par ailleurs les relations avec les partenaires
extérieurs (géomètres, architectes, constructeurs de maisons individuelles)
ainsi que les autres
services de l'état.
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Chargé d'étude
(préfecture, DREAL notamment) et anime la
commission Qualité Lotissements.
L a c o mmu n e f a v o r a b l e a u p e r mi s
d'aménagement est conviée à participer à la
commi ssi on, l orsque l a médi at i on en
commission échoue chacun des partis fait part
des ses arguments au préfet, qui tranche.
La cellule application du droit des sols m'a
demandé une esquisse sur un « cas » passé
en commission devant servir à montrer au sous
Préfet la forme urbaine de la commune.
Argumenter par la carte en étayant les actes
administratifs écrits :
Ma mission étant d'illustrer en plus des comptes
rendus motivés des différents chefs de service
compétent,l e probl ème d' i ntégrati on du
parcellaire dans le bourg.
Ces documents que je décidais de faire en
plan, moyen à mes yeux le plus explicite pour
faire comprendre aux autorités de la préfecture
la décision prise. Au départ j'ai simplement pris
un bout de calque pour griffonner le centre
bourg, une rapide esquisse à présenter à
Benjamin Guetat avant d'obtenir son aval, puis
j’ai fait un rapide plan à l'aide du logiciel Map-
Info. Je pensais que mon croquis suffirait mais il
semblait peu lisible, je l'étayais alors à la
demande de mon commanditaire, d'un plan
couleur basé sur les données du cadastre pour
faire apparaître la taille trop importante des
parcelles du lotissement. D'après l'avis unanime
de notre service l'utilisation de l'espace dans ce
projet d'aménager était hors proportion.
Le croquis noir & blanc ne m'a pas permis de
faire ressortir les éléments du litige, manque de
savoir faire sans doute, il a fallu que je fasse
appel aux couleurs pour rendre plus lisible la
rapide analyse urbaine du centre bourg, je
pensais jouer sur les contrastes, ou bien même
symboliser l'ensemble.
La réforme de l'instruction des demandes
d'autorisation d'urbanisme, entrée en vigueur le
1er Octobre 2007 renforce, du fait des contraintes
imposées sur les détails d'instruction, implique
la nécessité de réflexions et de débats au
stade amont de la conception, c’est à dire
bien avant le dépôt des dossiers.
A travers la charte partenariale, pour la qualité
environnementale des lotissements, la D.D.E
entend renforcer sa volonté et sa disponibilité
pour un examen des dossiers préalablement à
la phase administrative d'instruction, surtout
quand les marges de manoeuvre pour
l'amélioration de leur qualité sont importantes.
VALORISATION :
Certaines de mes réactions étaient jugées
excessive, ce qui desservait mes propos.
Dans le travail la difficulté de communiquer peut
entraîner des incompréhensions qui perdurent.
Il était toujours difficile pour moi de rester
« tendre » quand le sujet me semblait
important, je manquais parfois de retenue, ma
communication passait pour de la colère, je
n'étais alors plus entendu. Impatient, parfois
crédule. Je participais à la vie du service, agent
à part entière, dessinateur, paysagiste, chargé
d'étude auprès du chef de service. J'offrais mes
services de dessinateurs, communiquant tous
en restant à l'écoute d'une administration que je
ne connaissais pas.
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Ma formation sur les outils géographiques avec comme sujet trois
communes m'a permis par la suite de mieux répondre à la demande et
traduire les désirs c'est avant tout les comprendre, mais c'est également
savoir se faire comprendre en retour.
L'approche régalienne du territoire est une chose que je n'avais pas eu le
plaisir d'aborder précédemment, de plus la connaissance de l'arborescence
des services de l'Etat chargés du territoire permet de mieux comprendre son
fonctionnement mais aussi de mieux connaître des intervenants ainsi que la
nature de leur poste.
« C'est en juillet 2008 que j'ai décidé de demander mon changement
de statut pour changer de filière pour enfin rentrer dans le corps des
dessinateurs, cela faisait un certain temps que le travail que
j'effectuais me semblait mériter reconnaissance. J'ai pris rendez
vous avec mon chef de service, je n'ai pas attendu que celui ci soit
dans son bureau, il fallait passer voir sa secrétaire pour prendre
rendez vous, Madame Bonnard, il n'est pas aisé d'aborder Mme
Bonnard derrière ses lunettes baissées, le comptoir dans son bureau
vous invite à patienter, le jeu consiste à se glisser d'un pas chassé,
dans l'exigûe mais agréable dépendance qui lui a été attribuée, dans
une diagonale le long du bureau qui se découvre. Enfin je pus
prendre un rendez-vous avec mon chef de service.»
Le contexte de la Révision Générale des Politiques Publiques a pour
conséquence d'alléger l'Etat de ses fonctionnaires mais n'était pas propice à
ce genre de demande. De nombreuses personnes partant à la retraite et,
n'étant pas remplacées, les services se voyaient attribuer de nouvelles
missions liées au Grenelle de l’Environnement, qui les obligeaient à sortir
du champs concurrentiel, ainsi qu’à des mesures couplées à une
restructuration du service développement territoriale.
Mon salaire :
Les échos du 25/09/2009 : « 10 % des agents de la fonction publique
gagnent moins de 1429 euros / Mois et 10 % gagnent plus de 3223 euros
par mois. » Je me situe dans la première partie.
Un poste de dessinateur, malgré la rigueur budgétaire, m'a été attribué. En
tant que stagiaire mon salaire est celui d'un agent de l'état avec le grade de
dessinateur Echelon 4 Indice 300. ( Fiche de paye jointe à l’annexe )
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
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L 'habitant ? Projet à destination de l'Ecole du
Paysage de Marseille :
Habiter les lieux, c'est sur ce thème que
Raphaêl Caillens et son association Da-Zein
m'ont demandé d'intervenir en faisant une
démonstration de mon savoir faire de Vj's, une
pratique d’habitation des lieux par l'image.
Pour présenter mon travail, je suis venu avec
Sylvain Pérouze Designer qui travaille sur le sujet
de l'éco-conception. Il se présente en tant que
représentant de l'association Appel d’Air, une
structure à la démarche éducative permettant
de créer du lien et des objets avec de jeunes
délinquants des quartiers Nord Marseillais.
Mon projet avec Da-Zein a pour but de
sensibiliser les futurs paysagistes à la
réglementation en vigueur mais aussi d'ouvrir
leurs créativités à travers une activité de
construction et de design, de créer de la
rencontre autour d'un projet commun, autour
d'une portion de territoire, une parcelle comme
passerelle.
La serre :cC’est un lieu où l'on acclimate, ou
bien où l'on force les plantes, cela permet de
faire des semis avant l'heure, de changer l'ordre
des saisons, de contrôler l'atmosphère ainsi
que l'irrigation. Le bâti n'abrite pas forcément
que l es habi tants. La moti vati on étai t
d’introduire le projet de construction avec
comme alibi la pluridisciplinarité mais surtout la
rencontre dans la pratique, des personnes
engagées dans le projet. L'art jardiné au travers
de diverses activités, l'occupation de l'espace
produit la rencontre.
Pratiques de l'espace en habitant :
( Associ at i on Chazay d’ Aveni r :
attestation en annexe )
Je m'interroge sur les capacités que
possède l'espace construit à être
identifié, investi, ainsi que vécu par les
habitants
Les habitants, habités : Une forme
d'expression des lieux, d'occupation des
lieux... «Occuper» a cette connotation
que l'histoire de notre pays nous laisse
entendre comme des moments de souffrance.
Je participe à l'occupation de l'espace, en
habitant les lieux, je viens tutoyer le «génius
loci» à travers les opportunités qui me sont
données, d'envahir à mon tour, l'espace. Aidé
par les plantes que j'installe, dans un souci
«d'apocalypse végétale», ma façon à moi de
parler de biodiversité à travers le jardinage.
Celui-ci s’avère être le moyen privilégié que
j'utilise pour mieux connaître ceux qui
m'entourent. En habitant je m'intéresse à mon
voisin, explorateur des lieux qu'il connaît,
j'apprends à son contact en partageant, en
croisant les points de vue, je crée des liens.

c) Habitant - habité
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Mais cela reste un besoin très terrien, de celui qui s'attache a l'art de
cultiver son jardin alimentaire, dans un souci de satisfaire un tout autre
appétit, nourrir son corps de son travail, fruits et légumes d‘espèces
choisies pour leur attractivité gustative mais aussi choisies de façon à
répondre à ma propre consommation.
Sur la commune de Chazay d'Azergues j’ai obtenu le droit de faire un
jardin dans une décharge végétale, sans eau, je choisis alors de mettre en
oeuvre avec l'aide d'un « copain » un champ de patates (Solanum
tuberosum solanacée ). Histoire de prouver qu'il n'est pas toujours difficile
de cultiver, du fait de ne pas avoir encore les moyens d'arroser je décidais
d'installer 2 espèces de patates.
J'ai réussis une récolte discrète, sans produit, mais le lieu ne convenait pas
beaucoup à l'échange auquel j'avais pensé.
« On ne commande à la nature qu'en lui obéissant » Francis Bacon
L'année suivant ej'ai pu obtenir un jardin sur un terrain privé situé non loin de
ma décharge, la terre était meilleure mais je n'ai pas eu le temps de
m'installer vraiment, une récolte de pomme de terre mais aussi de
nombreuses courgettes, l'année suivante je n'étais plus là.
Habitant quelque part : Vaulx en Velin
J'ai comme habitant, participé à la mise en place de jardins partagés dans
mon quartier l’Ecoin sous la combe à Vaulx en velin.
L'Ecoin sous la Combe s’avère être un toponyme très champêtre pour
désigner d'anciens champs de bitume remplacés par des « limites-
végétales » ou bien des « espaces enherbés ». Ce lieu a été mis à la
disposition des habitants du quartier, afin de bien identifier les parcelles ont
été installées au plus proche de nos habitations à caractère sociale.
Ville de primo-arrivants Vaulx en Velin bénéfice du soutien de l'Agence
Nationale pour le Renouvellement Urbain, pour le financement ainsi que l'aide
technique des services associés. Le programme national de rénovation
urbaine prévoit un investissement d'ampleur exceptionnelle pour rénover
l'ensemble du cadre des habitants des quartiers les plus en difficultés de
notre territoire dans un but de développement durable et de mixité sociale.
C'est en cours de travaux de rénovations que fut mis en place une
médiation pilotée par une chargé de mission de la ville ainsi qu'avec l'aide
de l'association « les passeurs de jardin».
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L'autorisation
La déclaration de travaux sur n'importe quelle
parcelle est obligatoire puisque soumise aux
règlements d'urbanisme ou bien à un règlement
local. Les travaux d'édification de changement
d'état, l'enduit des façades, de nouvelles
ouvertures doivent ainsi être déclarées à la
commune concernée. Par le terme «travaux» la
Loi entend et réglemente aussi ceux
concernant l'espace forestier.
La procédure :
Le dossier correspondant aux types de travaux
doit être remis complété selon le projet, à titre
privé j'ai été consulté pour donner mon avis et
aider à la mise en place des pièces composant
un permis de construire.
Cette production de dossier de permis de
construire ainsi que son étude m'a offert de me
confronter à une autre activité. Les conseils
que j'ai pu donner furent pour moi des éléments
que j'ai pratiqués à des fins d'apprentissage, me
permettant de mieux comprendre l'application
du droit des sols.
Ma maison
CONTEXTES : J'ai traduit l’envie d'un ami qui
avait comme projet de rénover sa cave en
partie habitable, sur la commune de Chazay
d'Azergues.
Memet Yildiz est le fils d'un administré de la
commune qui est propriétaire de deux
bâtiments situés sur le même tènement, sur la
même parcelle. Se posait ici la question du
découpage et de sa pertinence. Une grande
parcelle entre deux voies de circulations
distribuée chacune par un bâtiment.
En commune les secrétaires ne sont pas toutes
de bon conseil, si il est permis de consulter le
P.O.S ou le P.L.U, personne n'est forcément là
pour vous l'expliquer sur le moment, parfois les
dossiers ne sont pas les bons, ou bien il ne
vous reste plus qu'à faire un tour à l'antenne le
plus proche de la D.D.E bientôt de la DDT. Il
reste aussi la solution internet mais les conseils
donnés sur les forums ne sont pas toujours
éclairés.
ACTIVITES : Le dossier d'un permis c'est
l'arbre qui cache le grimoire Dalloz, la bible, le
Code de l'urbanisme ainsi que toute son
annexe spécifique à la commune : Le Plan
local d'urbanisme ou Plan d'Occupation des
Sols selon le dispositions prises par la
commune sur son territoire. En essayant de
remplir ce dossier, je trouvais les réponses
dans les documents d'urbanisme à ma portée,
mais à la disposition de tous. Les agents
spécialisés répondaient à mes questions.
Le projet ne comportait pas de volumes
nouveau mais des ouvertures, ce qui
supposait une demande de permis et non pas
une déclaration préalable. J'ai réalisé la totalité
des pièces ainsi que la note d'intention à partir
des esquisses de M. Yldiz. Trois visites sur le
terrain furent nécessaires. Un travail de 24 H en
atelier et de 6H sur le terrain.
VALORISATION : Ce travail d'étude à titre
personnel m'a conforté dans l'envie de
répondre positivement à l'offre qui m' a été faite
d'instruire les permis de construire dans la
région de Salon de Provence de ce fait je
bénéficierai d'une formation interne sur la
méthode d'instruction des autorisations de
travaux ainsi je pourrais mieux appréhender
l’urbanisme réglementaire. Sur ce projet ma
formation initiale m'a permis d'être efficace dans
les aller-retour avec le terrain.
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 27
Couper du Bois
CONTEXTE : J'ai soumis l'idée à un ami de lui
expliquer «son bois» à travers une cartographie
simple du territoire de la commune où nous
avions passé notre enfance. A titre privé et
gracieux dans le but de mener un travail à partir
d'un sujet concret.
En Octobre 2006 je viens tout juste de rejoindre
l'atelier d'urbanisme. Julien Roland a un
boisement, mais aussi un champs cultivé, une
parcelle en pointe en définitive une propriété
dont J. Roland souhaitait connaître les
responsabilités que lui conférait son achat,
mais aussi le devenir probable de celle-ci vis à
vis des grands projets routiers ou bien
communaux, enfin il souhaitait construire une
«cabane dans les arbres».
ACTIVITES : Sur le terrain mon ami et moi
avons fait le tour des espèces arborées : Petit
chênes Quercus robur torturés sous un couvert
dominant d'acacia, je lui indiquais que ce type
de bois est excellent pour la construction ou
bien l'édification de piquets. Mais qu'il me
semblait impossible d'établir une cabane viable
haute perchée dans les arbres, j'ai participé à la
réalisation de travaux sur cette parcelle.
Production d'un document en couleur : Le Plan
d'Occupation des Sols simplifié de la commune
de Morancé, ainsi que celui du ténement dans le
parcellaire de la commune.
VALORISATION : Au titre de la recherche du
panel de couleur adapté à la prise de décision :
le Plan d'Occupation des Sols simplifié.
Mes conseils sur la forêt ont permis de ne pas
déboiser mais bien au contraire, dégager une
clairière dans le centre du boisement Qui
entrainera à terme la création d'un cône de
végétation. Mon ami a acquis ensuite un
nouveau boisement ou l'espèce dominante est
le chêne sur la même commune.
Le jardinier parfois s'extrait de la terre, compte
tient des carnets, échafaude des plans, croquis
rapide, note ses comptes en tous genres : poids,
rendements. Je trouve que certains travaux dans
leur but se rapprochaient du travail d'un jardinier
mais aux yeux de mes commanditaires c'était
celle d'un architecte paysagiste, parfois c'était
le contraire, on vous identifie jardinier mais
c'est un travail de composition que l'on vous
demande, le travail d'un architecte. Si sur le but
il avait tort les chemins que j'ai empruntés ont
teinté leurs regards, j'ai répondu à la
demande, toutefois à travers cette démarche j'ai
réussi à intégrer une partie de moi même.
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 28
CONTEXTE : Participer peut prendre une
autre forme plus conventionnelle, j'ai rencontré
Mme Sagne directrice adjointe des espaces
verts de Lyon, responsable du pôle
développement durable. En me rendant à
l'invitation d'une journée organisée par
l'agence d'urbanisme de Lyon où j'ai
rencontré son adjointe Tatiana Soulier.
ACTIVITES : Echos-paysage essaie de
fédérer autour d'une convention de «bonne
conduite » les acteurs de l'aménagement :
Rassembler le privé et le public autour du
partage des ressources des enseignements,
des méthodes, des outils du développement
durable. Echos-paysage a également trouver
sa place sur le web sous la forme d'un blog.
Support de sensibilisation
Présentation de la gestion différenciée des
Espaces
Apport de solution techniques
Echos-Paysage est une pl at e-f orme
collaborative Rhône-alpine officialisée le 23
novembre 2007, entre plusieurs partenaires

La DRAF (Direction Régionale de l'Agriculture
et de la Forêt)
L'UNEP (Union Nationale des
Entrepreneurs du Paysage)
La Ville de Lyon
Elle a comme volonté et ambition de fédérer les
différents acteurs de la filière du Paysage et des
Espaces verts. Elle a également pour objectif
d ' e n c o u r a g e r e t d e p r o mo u v o i r l e
développement des pratiques alternatives en
matière de conception et de gestion durable
des espaces verts.
Elle propose différentes actions thématiques
prenant en compte les nombreuses attentes
des professionnels dans ce domaine :
Journées d'informations et de sensibilisations
Visites de sites pilotes
Journées techniques
Expérimentations…
A l'initiative de Sylvie Sagne, son rôle Echos-
paysage, s' appui e sur des techni ques
éprouvées depuis 15 ans : types de gestion
différenciée des espaces. Cette structure
essaye de se créer un réseau identifiable. Le
point fort à mes yeux est la liaison créée avec
les centres de formation : Les tables rondes
rassemblant les différents acteurs de la même
filière autour de sujets techniques. Je ne suis pas
réellement convaincu que l'envie de créer une
labelisation soit un passage obligatoire à
l'épanouissement de ce tout jeune réseau, pour
le moment les partenaires se sont rassemblés
autour d'une charte de partenariat eco-
responsable.
La présente charte d’éco-responsabilité s’avère
être est un outil destiné à concrétiser le
partenariat entre les membres fondateurs de la
plate-forme « Echos-Paysage », DRAF, UNEP
et Ville de Lyon ainsi que les professionnels
désireux d’adhérer à cette plate-forme
collaborative d’actions durables.
Celle-ci comporte 6 engagements principaux :
1.Respecter les différents partenaires de
cette plate-forme
Echos-Paysage : Plate forme participative sous convention
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 29
2.Mettre en pl ace une démarche d’ amél i orati on conti nue du
développement durable dans mes pratiques professionnelles et l’évaluer
3.Engager tous les moyens disponibles dans ma structure professionnelle
pour mener à bien cette démarche
4.Diffuser librement (ou laisser diffuser par « Echos-Paysage ») les résultats
et l’avancement de cette démarche
5.Conduire ce partenariat au terme de la durée établie par la présente
charte
6.Utiliser les services de la plate-forme “ Echos-Paysage” dans un principe
de ” bénéfices mutuels ”
VALORISATION : C'est à travers l'association echos-paysage, à titre privé,
que j'ai pu suivre l'évolution des pratiques de gestion alternative des
espaces et les moyens employés pour les enseigner. Des réunions en forme
de colloque dans lesquelles, je croisais les acteurs de la filière paysage et
espace vert auquel j'apportais mes connaissances et mon savoir faire.
Puisque je participais j'affirmais mes positions dans le sens de la recherche
de méthodes alternatives à la chimie, prenant la parole sur ce sujet sans
laisser place au « fumeux raisonnement » des traitements phytosanitaires.
Toutefois je dois reconnaître avoir mal exprimé certains éléments et les
erreurs que j'ai pu commettre m’ont enseigné la communication par ce type
de média.
Partisan du désherbage thermique malgré le CO2, de l'eau chaude malgré
la vie microbienne des sols, mais surtout de l'emploi différencié des
techniques : je suis partisan du bon emploi au bons endroits.
Je retrouvais des personnes avec lesquelles j'avais déjà conversé comme,
un ingénieur paysagiste du Grand Lyon : Frédéric Ségur, gestionnaire du
parc arboré de la communauté urbaine, Stéphane Jardinier au parc de la
tête d'or ancien jardinier au Potager du roi, mais aussi Olivier Masson
entrepreneur lyonnais gérant de la société Vivre en Vert. Par ma
connaissance des milieux professionnels, j’ai très facilement pu
communiquer avec l’ensemble des participants. Suite à ces rencontres, j'ai
également participé en duo avec Sylvie Sagne à la visite des
aménagements lyonnais organisée par Monsieur Amadi Mongi, des
Quatrième années de l'école du paysage de Versailles-Marseille.

Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 30
C'est une organisation non gouvernementale,
déclarée en France conformément à la loi de
1901 sur les associations à but non lucratif.
Elle a pour objet de tisser des liens culturel,
d’amitié, d’actions et de connaissances entre
les hommes et les territoires d’Europe et de
Méditerranée. VOLUBILIS est un réseau
d’acteurs impliqué par les questions du
territoire, travaillant dans des domaines aussi
divers que la nature et la culture, l’action et la
connaissance, l’art et la science.
Elle développe ses actions dans les domaines
notamment de la création et la gestion des
paysages urbains et ruraux, de l’environnement
urbain, du développement d’une agriculture de
terroir respectueuse de l’environnement et des
grands équilibres, du développement d’un
tourisme intégré, c’est-à-dire maîtrisé par les
habitants, appuyé sur une mise en valeur des
richesses culturelles, naturelles et paysagères
des territoires, de la réintroduction de l’art dans
les réflexions d’aménagement du territoire et du
développement.
Notamment par ses groupes de travail,
l'association structure et anime des réseaux
d’échange, de réflexion, de recherche,
d’entraide entre les différents niveaux d’acteurs
et de décideurs de l’aménagement, de
l ’ envi ronnement , de l a cul t ure et du
développement durable : les associations et les
citoyens des territoires concernés ; les
collectivités territoriales et notamment celles
qui, trop petites ou trop isolées, n’accèdent pas
aux réseaux de solidarité existants, les
entreprises , les créateurs, techniciens et
scientifiques.
C’est à travers un forum actif : yahoo-groupe
que les adhérents de Volubilis, s’échangent les
informations qui nous semblent répondre au
statut de l’association.
Qu'est-ce qu'un groupe ?
C'est un endroit où l'on peut se rencontrer et
se tenir au courant des sujets qui nous
intéressent.
Dans un groupe, vous disposez d'une multitude
de fonctions :
• Photos et albums photos
• Archives de messages
• Agenda du groupe
• Sondages et liens partagés
Sur le forum de volubilis je n’utilise comme
ressources que l’échange de courriel.
C’est une forme ancienne du forum, celui de
volubilis est public comportant environs 250
inscrits.
Volubilis : réseau européen pour l’environnement et les paysages
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 31
Ce lieu d’échange est souvent appelé forum de discussions toutefois le
terme « forum de discussion » est un pléonasme.
Les membres et les messages :
Certains forums ont un nombre excessif de participants. De ce fait, les fils
de discussions y sont trop nombreux et se développent trop vite pour que
les participants puissent y répondre. Sur celui de volubilis un grand nombre
de personnes ont accès aux informations mais les participants chevronnés
ne sont pas si nombreux, une petite dizaine de personnes animent
régulièrement les discussions. Il n’y a pas de sous section, mais des
messages privés peuvent être échangés par les adhérents.
“Urbanisme
Habitat
7ème cycle de conférences - Lycée Daudet
Lycée Daudet
Sal l e Ter r i s s e
3 bd Vi ct or Hugo
30000 Nî mes
ENTRÉE LIBRE !
I
n
v
i ta
t
i
o
n
Xavi er LEIBAR
archi t ect e
j eudi 17 décembre 2009 - 18h
“De Moderni t é et d’ Ici ”,
a-m.llanta-caue30@wanadoo.fr Contact : Anne-Marie Llanta :
Information transmise sur le groupe
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 32
Les Technologie de l'Information et de la Communication au service de
l'éducation mais apparaissent au service de mon art.
T.I.C
Dans un sens je me suis ouvert à ces espaces pour mieux saisir la façon de
faire et ainsi veiller à une évolution qui me semblait intéressante à comprendre
et à investir. Cette pratique de partage, s’adapte aux outils de la
communication contemporaine sous formes déclarées civilement à des
sociétés basées sur d'autres continents : C’est un territoire virtuel
intercontinental.
Naviguant sur tous les environnements, linux, mac et window's, je restais
perplexe quant à la façon d'utiliser ce genre d'outil, un produit de
consommation par excellence qui sait se plier à des pratiques de partage
de code de brique permettant d'adapter professionnellement une
application, en créer une, faire interagir des outils entre eux en dépassant
les barrières de l'incompatibilité.
D'autres personnes pratiquent en loisir un art lié aux nouvelles
technologies, la photo ou la vidéo avec un portable devient accessible, la
pratique de la musique à partir de logiciel aussi, et une étendue de
discipline liée aux outils nouveaux, aux instruments qui changent ne cesse
de se développer.
Je me suis greffé à un collectif musical en 2007 pour pratiquer ce type de
loisir. Ce n'est pas la sonorisation des soirées qui m’a attirée en premier
lieu. Mon attention s’arrètera sur la projection d'images. En effet une
projection sur un ou plusieurs écrans est courante lors de soirées
musicale en plein air. Le travail en groupe, avec un esprit de nomadisme
f e s t i f
résistant,
le choix d'ouvrir la fête à tous sur des zones piratées, friche ou délaissé, les
territoires du tiers paysage choisies pour leurs bucolisme me plait. Je suis
alors créateur d'expériences visuelles, je travaille en étroite collaboration avec
l'environnement sonore. Il y a des principes associés entre le phénomène
de logiciel aux licences libres et l'expression festive que l'on trouve sur des
zones d'autonomie temporaire ( Z.A.T ou T.A.Z ). C'est une oeuvre-
environnement à caractère collectif, l'installation de la zone demande une
connaissance du territoires, des techniques pour que le lieu deviennent
laboratoire puis une oeuvre à part entière.
Z.A.T (Zone d'autonomie temporaire)
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 33
Voici le texte que j'ai remis après mon intervention auprès des étudiants de
l'école du paysage de Marseille. C'est à la demande de Raphaël Caillens,
intervenant à l'école du paysage de Versailles-Marseille que j'ai participé à
la journée d'intégration de cette nouvelle promotion.
Les sites pirates : Art, Utopie de liberté
T.A.Z : The Temporary Atonomous Zone
« Pas un seul centimètre carré sur terre qui ne soit taxé et
policé...En théorie »
Ponctuel dans le temps, la Z.A.T en français est un moyen d'habiter !
Non pas une Z.U.P ( Zone d' Urbanisation Prioritaire ) ou bien, plus
contemporain, une Z.A.C ( Zone d' Aménagement Concerté ) toutes
deux : projets d'urbanisme, projet d'aménagement du territoire à la
procédure bien définie par nos textes de loi contenus pour l'essentiel,
dans le code de l'urbanisme.
La forme de Z.A.T la plus répandue est la Freeparty : Fête libre; une
T.A.Z, qui laisse libre de comprendre pourquoi les « teuffeurs »
préfèrent la nommer par ses initiales anglaises. Une manière de se
battre pour le droit à la fête, l'essence de celle-ci étant le face à face :
un groupe d'humains mettent en communs leurs efforts pour réaliser
leurs désirs mutuels – bien manger, trinquer, danser converser – tous
les arts de la vie, y compris le plaisir érotique. Ces fêtes organisées
en dehors du circuit commercial, à travers des pratiques et choix de
vie bien « encombrants » qui gênent : nomadisme, drogue,
internationalisme, Utopie etc.
Signifiant la liberté d'action et d'éclectisme, la TAZ s'affirme haut et
fort « La nature est notre culture » et nous sommes les chasseurs
cueilleurs du monde de la Techno-Com.
Dans la pratique la T.A.Z est un laboratoire, « tout peut me péter à
la gueule et personne ne m'en tiendra rigueur » Suite de
performances et de performeurs, on commence par prendre d'assaut
des lieux à la physionomie bigarrée, voués à l'oubli, détestés, pour les
transformer en esplanade festive éphémère ou converge les
affranchis. La présence invisible du génie du lieu « genius loci »,
bercé par une musique contemporaine, électronique, donne
naissance à une production artistique mêlant le son et l'image, une
« pénétration du Merveilleux dans la vie », utopie d'un instant,
vision contemporaine du futur, caressée par le désir d'évasion de
l'esprit libertaire et romantique, on affirme dans la Z.A.T son rejet du
contrôle social.
« Dans le monde de l'art, l'art est devenu une marchandise; mais plus
profondément encore, il y a le problème de la re-présentation elle-
même et le refus de toute médiation. Dans la TAZ, l'art-marchandise
est tout simplement impossible; il sera au contraire une condition de
vie. La médiation est plus difficile à dépasser, mais la suppression
des barrières entre artistes et utilisateurs d'art tendra vers une
situation où comme l'a décrit A. K. Coomaraswamy « l'artiste n'est
pas une personne particulière, mais toute personne est un artiste
particulier »
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 34
LYON LYON LYON
LYON
LYON
LYON LYON LYON LYON
VAULX en VELIN VAULX en VELIN VAULX en VELIN
VAULX en VELIN
VAULX en VELIN
VAULX en VELIN VAULX en VELIN VAULX en VELIN VAULX en VELIN
L'azergues L'azergues L'azergues
L'azergues
L'azergues
L'azergues L'azergues L'azergues L'azergues
La Saône La Saône La Saône
La Saône
La Saône
La Saône La Saône La Saône La Saône
Canal de jaunage Canal de jaunage Canal de jaunage
Canal de jaunage
Canal de jaunage
Canal de jaunage Canal de jaunage Canal de jaunage Canal de jaunage
Canal de Miribel Canal de Miribel Canal de Miribel
Canal de Miribel
Canal de Miribel
Canal de Miribel Canal de Miribel Canal de Miribel Canal de Miribel
Des lieux que j'habite en exerçant l'art du V.jing,
mais ou toute mes compétences techniques,
humaines et, morales sont mises à contribution
dans le bon déroulement du rassemblement.
Sur ce territoire mental de résistance l'exercice
est multiple dans la gestion d'un collectif ou des
identités s'affirment mais où le projet demeure
commun.
Le département est un territoire administratif
composé de 293 Communes et 33 territoires
intercommunaux, intégrés à une Région à
laquelle il prête son nom la Région Rhône-
Alpes.
Le long de l'Azergues, j'ai défriché lutté contre
l es envahi sseur s, végét aux, pl ant es
indésirables. J’ai également péché à une
époque où je ne manquais pas d'aller au
collège avec ma canne à pêche.
L'Azergues se jette dans la Saône sur la
commune de Anse, la Saône est une rivière qui a
la fâcheuse habitude de sortir de son lit de
s'étaler sur les pâturages avoisinants, jusqu'à
venir lécher quelques bandes d'asphaltes,
descendant du Nord du département jusqu'à sa
capitale, connue pour sa résistance, Lyon est
aussi une communauté urbaine étendue : le
Grand Lyon.
Le Canal de Jonage, un des canaux de
délestage de ce fleuve autour duquel depuis
longtemps l'homme s'est installé participant à la
gestion de l'eau pour préserver des crues, la
ville et sa banlieue.
C'est à 600 mètre du canal, sur d'anciennes terres
de marais, anciens lieux de maraîchage, que se
trouvent des grands ensembles, avec en limite la
zone industrielle portant le nom d'un cours
d'eau La Rize. Des tours, peu de barres, les
plantations ont remplacé les parkings qui eux
sont passé en sous sol, les banlieues défavorisées
lyonnaises au Sud : Vaulx en velin, Vénissieux,
Bron bénéficient du renouvellement urbain
partagent leurs jardins. Certaines banlieues
pavillonnaires favorisées ne veulent pas
participer à l'effort national de construction de
logement social.
L'objet est un territoire traversé de part en part
par une ligne d'eau une ligne enracinée en
Méditerranée. Rhône, département, fleuve dont
on peut observer la source à un « tour de roue »
de Martigny en suisse.
Le Rhône demeure un fleuve avant de désigner
du même nom le département. Là-haut, dans
les Alpes Suisse, coule un petit torrent, l'histoire
ne dit pas si les suisses s'amusent à uriner
dedans à la façon des espagnols dans la
Garonne, plus bas la Saône rencontre le Rhône
à Lyon. A Valence c'est l'Isère qui le rejoint puis
l'Ardèche au plus bas de la région vient grossir
ce petit fleuve. Des rivières toponymes des
départements de la région Rhône Alpes. A la
façon d'un circuit vasculaire renforcent l'artère qui
rejoint via Avignon le coeur : la Méditerranée .
Du parking à la source du Rhône, la nature
nous accueille, « bien aménagée », accessible en
partie celle qui ne mène pas jusqu'au
« sommet », mais à l'observatoire du torrent.
Une nature donc jugulée, ordonnée, maîtrisée,
qui nous conduit bien malgré elle sur un sentier
qui n'a plus besoin d'être balisé. A l'embouchure
la liberté s'offre à travers la diversité des
espèces mais aussi des espaces : la Camargue,
port St Louis, Marseille à une encablure.
J'ai effectué plusieurs demandes de mutation
dans le but de me rapprocher du territoire
méditerranéen. Une opportunité s'est offerte à
moi au sein de la DDEDA des Bouches du
Rhône. Je vais donc également présenter ma
candidature sur un poste d'instructeur fiscalité à
l'unité Application du Droits des Sols, ouvert à la
filière technique en janvier. Dans l'hypothèse
d'une commission administrative paritaire
favorable, je prendrais alors mes nouvelles
fonctions d'instructeur de permis de construire à
Salon de Provence en Avril 2009.
LE RHÔNE
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 35
Examen de f i n de d’ année
Un ancien projet mais aussi des lieux qui m'attirent, une envie bercée
par un optimisme, portée par le courant jusqu'aux racines du Rhône,
ou plutôt son embouchure.
Ce texte est l'ébauche de mon diplôme, celui que j'aurais du passer en
2002.
Piste pour un travail personnel de fin d’étude : Berre la Med,
réhabilitation pétrochimique.
Des espaces suburbains.
C’est en effectuant mon stage à la C.U.M (communauté urbaine de
Montréal) que l’idée de m’intéresser aux espaces suburbains et
périurbains m’est venue. De nombreux jardins sont répartis sur le long
de la rivière-des-prairies Les parcs régionaux de la C.U.M
constituent un réseaux d’espaces naturels consacrés à la nature
sauvage, lieux privilégiés pour des activités scientifiques
pédagogiques et récréatives, mis à la disposition du public
d’aujourd’hui et qui seront transmis aux générations futures. Ce sont
les pièces d’une urbanisation prévoyante, couverte d’une « table bien
mise ».
Faire bénéficier aux citoyens d’une métropole d’un réseau d’espaces
verts, lieux de nature issus de l’accession et de la transformation
d’anciens domaines d’activités proche de partie naturellement et
paysagérement intéressante, m’apparaît aujourd’hui comme un sujet,
support de réflexion, sur le devenir des lieux industriels.
L’étang de Berre, pétrole et paysage
Serré loin de la réserve naturelle Zoologique et botanique régional
de la plaine de la Camargue, en roulant, en direction de port St Louis
sur la deux fois trois voies A55, direction Montpellier, la Med. C’est
là que l’œil se fige sur un champignon, un château d’eau, situé a la
rupture de la chaîne de l’Estaque, à Bolmon, entre l’Arbois et la
Camargue du sud, c’est la raffinerie de la Med.
L’étang aux yeux noirs
La pétrochimie, les raffineries offrent le visage d’un vaste espace
industriel, espace utilitaire, rentable qui répond à des besoins de
production, reflêt d’une volonté d’efficacité, souvent dissociée du
reste de l’environnement alentour. Les usines, espaces productifs,
enclaves territoriales radicalement closes ou parfois les plus modernes,
tellement modernes qu’elles semblent devancer l’histoire, pareilles à
des villes du troisième millénaire, abritant une faune mécanique
peuplée la nuit de bâtons lumineux apparaissant comme une
multitude d’éphémères…
Depuis quelques années, on voit resurgir la volonté d’une
réhabilitation de l’étang au nom de principes écologiques, balayer
les enceintes pour intégrer l’image d’une nature méditerranéenne
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 36
« Dans ce contexte, c’est la vocation
même du territoire autour de l’étang qui
est amenée à évoluer. Un nouvel impératif
s’impose à cette région : Mener à bien le
passage d’une économie essentiellement
secondaire (industrie lourde, vocation
ouvrière, etc.) À une économie diversifiée
comportant une part croissante de tertiaire
(services, transports et logistique,
t ouri sme). » Demouchy, i n Amc ,
paysagiste à l’EPAREB (Etablissement
Public des Rives de l’étang de Berre).
À certain cela peut sembler un « espace
sur réglementé » au rationalisme exacerbé,
protégé. Un agencement offrant visibilité,
sécurité, c’est en fait un urbanisme
caractéristique prêt à être restauré,
r é ha bi l i t é , t r a ns f or mé da ns une
agglomération où la possibilité d’une
reconquête s’avère possible. Anticipation
de la ré-appropriation du lieu par le public,
le privé ou bien le collectif, là où arrive le
pétrole, là où il est transformé.
Raffinerie et pétrochimie sont des lieux
i mport ant s et essent i el s, dans un
agglomérat de ville, leurs mutations, leur
devenir dans l’avenir doivent être pris en
compte pour mieux guider le choix de leurs
futures fonctions.
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 37
OUTRO
La réforme générale des politiques publiques prévoit la création des
directions départementales interministérielles. Afin de mieux prendre en
compte au plus près du terrain les enjeux de société portant sur les risques,
la qualité de l'eau, la protection de la nature, la mise en valeur de l'espace,
la fusion de la D.D.E, de la DDAF et de certains services de la préfecture
interviendra au 1er Janvier 2010 pour constituer la direction départementale
des territoires du Rhône (DDT).
Mon poste au sein de la futur DDT change ; je serai désormais affilié au
Service Planification Aménagement Risques, dont la mission est de piloter
les activités relatives à la planification ( comme son nom l'indique ) et sa
déclinaison en aménagement, à l'application du droit des sols et au contrôle
de la distribution d'énergie électrique et à la prévention des risques naturels
et technologiques. En tant que dessinateur gestionnaire de données sous
Système d'Information Géographique avec pour mission de cartographier
les servitudes d'utilité publique avec la gestion de sa base de données, de
celle-ci il me faudra pourvoir à la fabrication des nombreuses cartes que
contiennent les documents d'urbanisme, en assurer la mise à jour mais
également le tirage régulier pour compléter les dossiers papiers, je devrai
aussi sans doute aider à la mise en ligne d'un outil adapté au web-citoyen à
disposition du public.
J’aimerais vivre un nouveau territoire en me formant à l'urbanisme
réglementaire, me voir confier des missions en rapport avec mes
compétences, c'est ce que j'espère faire sur le poste d'instructeur de permis
qui devrait m'être attribué dans le département des Bouches du Rhône.
La patience est devenue pour moi l'énergie du bon sens,etc'est de cette façon
que je vois mon travail de Paysagiste au quotidien.

« Le temps coule, la rivière de la vie est bordée de patience, patience
pour un temps voulu, des moments volés, patience pour trouver
l'amour, des moments donnés patience tu offres à l'esprit le calme de
la lenteur imposée. »
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 38
Lexique
S.I.G : ( Système d'Information Géographique ) Système informatique de
matériels de logiciels et de processus conçu pour permettre la collecte, la
gestion, la manipulation et l'affichage de données à référence spatiale en
vue de résoudre des problèmes d'aménagement et de gestion.
Sound system : fédération d’individus sédentarisés souvent regroupés dans
une structure associative (loi 1901). Il a ses propres Dj et en général son
matériel de sonorisation.
Teufeur (le) : amateur de free-party affranchi sur ses codes et ses valeurs et
qui les applique de façon correcte.
Travellers (les) : ils constituent un phénomène social né en Grande-
Bretagne, sous le thatchérisme, dans un contexte de crise socio-
économique. Des individus, pour diverses raisons (chômage, crise de
valeurs, etc.) ont décidé de changer de mode de vie et de partir vivre sur la
route, en camion. Certains de ces nomades se sont rattachés au
mouvement musical techno, fondant ce que l’on appelle communément les
tribus techno qui sillonnent les continents.
V.J (Video-Jockey) : passeur d'images, créateur d’atmosphères visuel. Il est
garant de l’ambiance visuel, festive donc, et doit rentrer en symbiose avec
le D.J (Disc-Jockey) qui fait danser les foules.
Bibliographie

Articles : Environnement, l’étang de Berre, A.M.C, 09/1997, p.121-143.
Mémoires : L’étang de Berre, quand les modèles imposés rencontrent les
figures locales. Steenhuyse séverinne, École des hautes études en
sciences sociales, école d’architecture de la Villette.
Ouvrages :
Ouvrages collectif :
Analyse urbaine : Philippe Panerai, Jean-Claude Depaule et Marcele
Demorgon, Marseille, Parenthèses, collection eupalinos, octobre 2005.
Environnement et aménagement cartes utiles, volume 2 : La carte de la
conception à la réalisation, aux éditions villes et territoires.
Livres :
• Lucie-Smith E., L'art aujourd'hui [1995], Paris, éditions Phaidon, 1999.
• Perec G., L'art et la manière d'aborder son chef de service pour lui
demander une augmentation, [Octobre 1968], Paris, éditions Hachette
Littératures, 2008.
• Senges P., Ruine-de-Rome, Lonrain, éditions Verticales, janvier 2002.
• Secchi B., Première leçon d'urbanisme, Marseille, éditions Parenthèses,
2006.
• Terrasson F., En finir avec la nature, Paris, éditions Sang de la Terre,
deuxième trimestre 2008.
Sébastien Hebray - V.A.E - Paysagiste D.P.L.G 2010
Validation des Acquis de l’Expérience. Page 39
Ouvrages consultés sur le réseau internet :
• Adolphe Chéruel, 1899, Dictionnaire historique des institutions, moeurs et
coutumes de la France, Paris.
• Hakim Bey, 1984,Utopies Pirates.

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