Sujet national, exercice 3, juin 2006

Énoncé
On considère le plan complexe P rapporté à un repère orthonormal direct (O ; u, v). Dans tout l’exercice, P {O} désigne le plan P privé du point origine O. 1. Question de cours On prend comme prérequis les résultats suivants. Si z et z sont deux nombres complexes non nuls, alors : arg(zz ) = arg(z) + arg(z ) à 2kπ près, avec k entier relatif. Pour tout vecteur w non nul d’affixe z, on a : arg(z) = (u; w) à 2kπ près, avec k entier relatif.

a) Soit z et z des nombres complexes non nuls, démontrer que : z arg = arg(z) − arg(z ) à 2kπ près, avec k entier relatif. z b) Démontrer que si A, B, C sont trois points du plan, deux à deux distincts, d’affixes respectives a, b, c, on a : c−a − − → → = AB, AC) à 2kπ près, avec k entier relatif. arg b−a
2. On considère l’application f de P {O} dans P {O} qui, au point M du plan d’affice z, associe le point M’ d’affixe z 1 définie par z = . On appelle U et V les points du plan d’affixes respectives  et i. z

a) Démontrer que pour z = 0, on a arg(z ) = arg(z) à 2kπ près, avec k entier relatif.
En déduire que, pour tout point M de P {O}, les points M et M’ = f (M) appartiennent à une même demi-droite d’origine O.

b) Déterminer l’ensemble des points M de P {O} tels que f (M) = M. c) M est un point du plan P distinct de O, U et V, on admet que M’ est aussi distinct de O, U et V.
Établir l’égalité z −1 1 = z −i i z−1 ¯ z+i ¯ = −i z−1 . z−i

En déduire une relation entre arg et arg z−1 . z−i

z −1 z −i

3. a) Soit z un nombre complexe tel que z = 1 et z = i et soit M le point d’affixe z. Démontrer que M est sur la droite z−1 est un nombre réel non nul. (UV) privée de U et de V si et seulement si z−i

b) Déterminer l’image par f de la droite (UV) privée de U et de V.

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Corrigé
1. a) Soit z ∈ C*, z ∈ C*. On pose Z = z . z On a alors z = Z z et d’après le prérequis : arg(z) = arg(Z) + arg(z ) [2π] z d’où arg(Z) = arg = arg(z) − arg(z ) [2π]. z

b) D’après la question a) : c−a = arg(c − a) − arg(b − a) [2π] arg b−a En appliquant le second prérequis, c−a − → − → arg = u, AC − u, AB [2π] b−a c−a − → − → arg = u, AC + AB, u [2π] b−a c−a − − → → soit arg = AB, AC [2π]. b−a
1 . z ¯ D’après le résultat de la question 1. a). 2. a) Soit z ∈ C* et z = arg(z ) = arg(1) − arg(¯) [2π] z arg(z ) = 0 − arg(¯) [2π] z Or arg(¯) = − arg(z) z d’où arg(z ) = arg(z) [2π]. La relation ci-dessus s’écrit aussi : −→ − −→ − u, OM = u, OM [2π] −→ − −→ − soit OM, u + u, OM = 0 [2π] et d’après la relation de Chasles sur les angles orientés : − −→ − → − OM, OM = 0 [2π]. On en déduit que les points O, M, M’ appartiennent à une même demi-droite d’origine O.

b) f (M) = M ⇔ z = z (z ∈ C*). 1 Soit f (M) = M ⇔ = z. z ¯ Cette égalité équivaut successivement à :
zz = 1 ¯ | z |2 = 1. Comme pour z non nul, | z | > 0, f (M) = M équivaut à | z | = 1. L’ensemble des points M tels que f (M) = M est le cercle de centre O et de rayon 1.

c) Pour tous z et z différents de 0, 1 et i :
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z −1 = z −i

1 z −1 ¯ 1 z −i ¯

=

1−z ¯ 1 − i¯ z

z −1 z−1 ¯ z−1 ¯ = = z −i i¯ − 1 z i(¯ + i) z soit z −1 1 z−1 ¯ = . z −i i z+i ¯ 1 Or = −i et z − 1 = z − 1, z + i = z − i, on a finalement : ¯ ¯ i z −1 z−1 = −i . z −i z−i De l’égalité précédente, on déduit : arg arg z −1 z −i z −1 z −i = arg(−i) + arg =− π − arg 2 z−1 z−i [2π]

z−1 z−i

[2π] π [2π]. 2

soit arg

z −1 z −i

+ arg

z−1 z−i

=−

3. a) M est sur la droite (UV) privée de U et de V si et seulement si : −→ −→ − − z = 1 et z = i et VM, UM = kπ, k ∈ Z, c’est-à-dire si et seulement si : z−1 = kπ, k ∈ Z. z−i z−1 Soit z = 1 et z = i et est un réel non nul. z−i z = 1 et z = i et arg

b) On a prouvé à la question 2. c) que, pout tout z et z différents de 0, 1 et i, on a : z −1 z−1 π arg + arg = − [2π] z −i z−i 2 −→ −→ − − π −→ −→ − − soit VM , UM + VM, UM = − [2π]. 2 Soit M un point de la droite (UV), distinct de U et de V, −→ −→ − − alors VM, UM = kπ (k ∈ Z)
−→ −→ − − π donc VM , UM = − − kπ (k ∈ Z) 2 donc M’ appartient au cercle de diamètre [UV] privé de O, U, V. Réciproquement, considérons un point M’ du cercle de diamètre [UV] privé des points O, U, V. 1 Comme z = 0, le point M’ d’affixe z admet un unique antécédent par f , le point M d’affixe z = ¯ . z Montrons alors que ce point M appartient à la droite (UV) privée de U et de V. On sait d’après la question 2. c) que −→ −→ − − π −→ −→ − − VM , UM + VM, UM = − [2π]. 2

−→ −→ − − π Comme M’ appartient au cercle de diamètre [UV] et est distinct de U et de V, alors VM , UM = + kπ (k ∈ Z). 2 −→ −→ − − On a donc VM, UM = −π − kπ (k ∈ Z)

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−→ −→ − − ou VM, UM = 0 [π] avec M distinct de U et de V. Le point M appartient donc bien à (UV) privée de U et de V. L’image de la droite (UV) privée de U et de V est le cercle de diamètre [UV] privé de O, U et V.

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