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Introduction
Gilles Lebreton : « Dispenser une sorte d’instruction civique aux juristes. » Problématiques contemporaines des libertés fondamentales, développement portant sur l’actualité des fois (ex : suppression du juge d’instruction).

+ Tendances des libertés fondamentales
--Il y a un enrichissement des sources. Longtemps les débats ont portés sur la détermination de la valeur juridique accordée à la DDHC puis plus précisément à la détermination de la valeur du préambule de la C° de 1946. Aujourd’hui la question des sources prend une dimension supra nationale avec le système européen des droits de l’homme et en particulier la juridiction européenne qui rend des arrêts obligatoires pour les EM du conseil de l’Europe. Ce phénomène résulte du mouvement d’internationalisation des droits de l’homme qui est à l’œuvre depuis la seconde moitié du 20ème siècle. Qui est lui-même à mettre en relation avec l’universalisation des droits de l’homme. L’aspiration universaliste est très ancienne (Révolution Fr.), après avoir été une aspiration elle a trouvée avec l’universalisation un vecteur mais il y a une limite (souveraineté des Etats). Le système international de protection des droits de l’H s’il peut imposer des obligations aux Etats, il ne peut le faire qu’à l’égard des Etats qui y ont consenti. Textes généraux par leur objet : DUDH adoptée le 10 décembre 1948 ce texte a une valeur déclaratoire (pas de caractère obligatoire) pourtant outre sa force symbolique elle a reçue une certaine effectivité du fait que son contenu a presque était intégralement repris dans les deux pactes de 1966. Changement entre 1948 et 1966, en 1966 on a rompu avec l’idée d’un texte unique prenant acte du principe d’indivisibilité des droits. Cette rupture s’est concrétisée par le fait que certains Etats ont choisis de ratifier un acte mais pas l’autre. La dualité créées par les pactes est bien réelles puisque outre les droits dissociés les obligations des Etats ne sont pas du même ordre, de même les systèmes de garanties des droits mis en place on été initialement très éloignés. Le comité des droits de l’H veille au respect par les Etats de leurs obligations découlant du pacte international des droits civils et politiques. Un protocole facultatif l’autorise à examiner les communications individuelles en cas de violation par un Etat d’un droit consacré dans le pacte. Le comité des droits économiques, sociaux et culturels (CODESC) : il n’examine que les rapports périodiques remis par les Etats. Toutefois le protocole additionnel facultatif (OPIDESC) a été adopté en décembre 2008. Ce protocole est ouvert à la signature depuis septembre, il permettra de recevoir les plaintes des particuliers/ONG constatant la violation d’un droit présent dans l’OPIDESC. Instauration d’un mécanisme de type juridictionnel. Il y a des textes internationaux avec des objets spécifiques : convention contre la torture, convention sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, convention des droits de l’enfant.

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Procès de Nuremberg, développement du droit pénal international date des 90’s avec le TPI de l’ex Yougoslavie, puis le tribunal pour le Rwanda, en 1998 mise en place de la cour pénal internationale qui est entrée en fonction en 2002. On constate de réels progrès dans le DPI. Systèmes régionaux de protection des droits de l’H. Le phénomène de régionalisation est plus ambivalent que celui de l’universalisation, car la régionalisation est tout à la fois une étape de l’universalisation (elle s’impose aux Etats) mais aussi un rempart contre ce mouvement d’universalisation des droits. La régionalisation permet de tenir compte d’un certain nombre de spécificités par rapport au modèle prétendument universel des droits de l’H. La régionalisation peut être le relais de critiques adressées à la visée universaliste des droits de l’homme. CESDH à Rome en 1950, instrument fondamental de l’Europe pour la promotion des droits de l’H. Elle consacre que des droits civiles et politiques garantis à toute personne quelque soit sa nationalité même non ressortissante d’un E parti à la convention. Toutefois la JP de la cour a étendue la protection à certains droits économiques, sociaux et culturels. Par une JP constructive guidée par le soucis d’effectivité des droits civils et politiques de la convention (arrêt CEDH AIREY 1979). Le système européen des droits de l’homme offre un mécanisme de protection efficace des droits de l’homme car toute personne après épuisement des voies de recours internes peut saisir la CEDH afin qu’elle constate qu’un de ses droits a été violés par l’Etat. Le système conventionnel se distingue de la charte sociale européenne qui ne bénéficie pas d’un système juridictionnel. Pour veiller à l’application de cette charte il y a simplement un comité d’experts qui travaillent sur les rapports fournis par les Etats relatifs aux mesures prises par ces Etats pour s’acquitter des obligations découlant de la charte. Le comité peut faire des observations et éventuellement des recommandations. Depuis 1998 le système de la charte a été amélioré car on a prévu le cas d’une réclamation collective, il y a un nombre moins important d’Etats qui ont ratifiés cette charte que ceux qui ont ratifiés la CESDH. Ceux qui ratifient cette charte peuvent choisir les articles sur lesquelles ils s’engagent. De plus il y a la règle de réciprocité qui s’applique, les Etats ne s’engagent à reconnaître les droits énoncés dans la charte qu’ils ont choisis qu’à leurs ressortissants et aux étrangers dès lors qu’ils sont ressortissants d’un Etat également parti à la charte. Il y a un système régional en américaine avec la déclaration US des droits et des devoirs, mais surtout la convention inter américaine des droits de l’H de 1969 (sauf que ni les USA ni le Canada ne sont partis à cette convention). Mise en place d’une commission et cour des droits de l’H qui peuvent être saisis par un individu selon un système proche à celui de l’Europe avant 1998. Dans la convention de 1969 il n’y a pas de droit éco, sociaux et culturels qui ont été intégrés par le protocole de San Salvador de 1999. S’agissant de l’Afrique, elle dispose depuis 1981 de la charte des droits de l’homme et des peuples qui est plus originale au regard des droits qui y sont consacrés (ex : droit à l’autodétermination, droit au développement), mais perfectionnement car depuis 2004 il y a une cour africaine qui peut être saisie par les individus et les ONG. L’acceptation de la compétence de la cour est facultative.

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Le monde arabomusulman, on refuse la visée universaliste des droits de l’homme et les textes comportant des références au droit musulman. La critique de l’universalité supposée des droits de l’H a trouvée un terrain d’expression lors de la conférence de Vienne de 93. A l’occasion de cette conférence cette thèse consistant à critiquer l’universalité a eu une tribune, l’essentiel de la thèse consiste à affirmer que l’inclusion des droits de l’H dans la culture européenne les rendrait non universalisable. Dès lors les autres cultures devraient produire leurs propres versions des droits de l’H. A cette occasion il y a eu la défense des valeurs de la thèse asiatique (caractère holiste) qui s’oppose à la conception européenne marquée par un fort individualisme. Il faut rester vigilant sur la mise en exergue de telles spécificités dès lors qu’elles impliquent souvent la restriction de certains droits fondamentaux. Le fait d’insister sur se fonctionnement consensuel des sociétés asiatiques permet de restreindre les droits individuelles que sont les droits politiques et donc la liberté d’expression. A cette tentative de remise en cause de l’universalité, cette conférence a répondue en réaffirmant l’indivisibilité et l’interdépendance des droits de l’homme en ces termes « tous les droits de l’homme sont universels, indissociables, interdépendants et intiment liés ». Cette critique de l’universalité des droits et les dangers qu’elle peut comporter en ouvrant la voie à la relativisation des droits peut être reliés à l’instar de Guy Harscher à la typologie des droits de l’homme. Il est courant que les auteurs de manuels confrontés à la multitude des droits procèdent à des classifications, mais ces classifications ne sont pas sans portée notamment au regard de leur universalité. Les atteintes à l’universalité ne sont pas le plus souvent directes, car elles prennent appuis sur ces typologies des droits de l’homme afin de privilégier certains de ces droits par rapport à d’autres. Il y a un risque de hiérarchisation des droits. VASAK : « Aussi longtemps que la typologie ne représente qu’un moyen pédagogique elle reste sans conséquences pour la valeur et la portée pratique des droits de l’homme. Elle devient inquiétante à partir du moment où elle traduit en fait sinon en droit une hiérarchisation des droits de l’homme permettant de distinguer les droits essentiels d’autres droits moins importants. »

--Enrichissement des droits : les droits évolues. La typologie générationnelle traduit que les droits s’enrichiraient progressivement au cours de l’histoire (droit liberté individuel= première génération 1789 en France, début du 20ème d’abord au Mexique puis en Europe avec préambule de la constitution de 1946 deuxième génération= dimension sociale des droits nécessité d’une action positive de la part des pouvoirs publics pour les mettre en œuvre. Cette stratification serait complétée par une 3ème couche composée du droit à la paix et au développement durable. Il y a une autre classification, distinction des droits libertés et les droits d’égalité. Droits libertés : opposables à l’Etat (liberté d’expression…), abstention de la part de l’Etat. Droits d’égalités : droits créances, obligation de l’Etat qui est vraiment le débiteur (droits exigibles de l’Etat). Cette typologie est fondée sur le rôle de l’Etat.

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de ce principe. Révision de la constitution pour intégrer le droit de l’environnement. « L’histoire des droits de l’homme n’est ni histoire d’une marche triomphale. un nouveau droit est explicitement consacré par le législateur. Il y a une perspective historique des droits en vigueur. Réception textuelle. Nouveaux défis auxquels les droits de l’homme sont confrontés. à savoir les pouvoirs privés. Le succès n’a pas contribué à la clarification du concept. Chacun des usagers l’entendent dans des acceptions particulières pensant parler de même chose. Il existe d’autres dangers que l’Etat. Chaque personne mérite le respecte de la dignité non pas au nom de son individualité propr)e mais au non de son universalité. Fin du 20 ème popularisation. ni celle d’une cause perdue d’avance.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. » Selon Kant : La dignité est possible que pour les personnes jamais pour les choses. On a considéré qu’il pouvait être protecteur d’où la consécration des droits sociaux. on a vu l’émergence de nouveaux dangers. Droit des libertés fondamentales 4 . Le bilan n’est pas que positif. nouvel forme de droit (2004). Fondement de la dignité Fondement théologique : la dignité fondamentale de l’homme vient de ce qui a été créé à l’image de dieu (téholingien chrétien).com Des auteurs tentent de relativiser cette opposition en montrant qu’il est faux que les droits libertés nécessitent une absolue passivité de l’Etat. On n’appréhende pas de la même manière l’Etat. fichage…). Fondement philosophique : « l’homme n’est qu’un roseau même extrêmement faible il pense c’est un roseau pensant. La mondialisation renforce la prise de conscience de ce que la menace pour les droits de l’homme vient aussi du pouvoir économique (ex : firmes multinationales). L’évolution tient à l’apparition de nouveaux dangers pour les droits existants (vidéo surveillance. Loi sur le droit au logement opposable. » PREMIERE PARTIE : LA DIGNITE Le principe de dignité vient de la sphère religieuse et du champ philosophique. Elle est l’histoire d’un combat. Les droits dits de 2ème génération sont souvent présentés comme des droits dits virtuels tant que le législateur n’est pas intervenu pour les mettre en œuvre. et car il y a égal dignité de tous l’égalité de tous est fondée. C’est de cette place et du rôle que l’homme doit assumer qu’il tire ces droits et sa dignité. Cette critique a trouvé place dans le droit international aujourd’hui.kazeo. entrée dans écrits juridiques/religieux . Puis avec St Thomas : « l’homme participe à une organisation divine de lumière ou chaque être vivant a une place déterminée et finalisée.

« Si on a consacré ce principe c’est parce que la dignité est en danger ».kazeo. S. La valeur enfouie devient l’objet d’une règle. La consécration par le droit à la dignité est une consécration formelle d’une notion qui existait. La dignité impose également d’assurer les besoins vitaux de la personne humaine (dimension sociale). Il y a une dimension personnelle au principe de dignité mais aussi une dimension sociale. On ne peut faire de l’homme « un réservoir de pièces détachés » ou de matériaux biologiques ce qui justifie certaines règles en bioéthique. + On conçoit la dignité comme la qualité attachée à la personne humaine. 1) Sources internationales et régionales Droit des libertés fondamentales 5 . Après 1945 le terme a pris sa place dans les textes. + Approche traditionnelle : la dignité serait une caractéristique attachée à l’institution ou une fonction.com Ce principe a mis du temps à apparaître sur la scène juridique. dès lors il y a une interprétation. 90’s. Chapitre 1er : La notion de dignité Principe de sauvegarde de la dignité humaine (CCL en 1994). Molfessis : « la tendance du droit positif qui s’attache à exprimer les valeur qui le fonde ». d’un côté les problèmes posés par la bioéthique et de l’autre il y des phénomènes d’exclusion (dimension sociale de lé vérité). La dignité implique d’abord que l’homme ne soit pas traité autrement que comme humain. Section 1 : Les sources de la dignité « Un régime inhumain tentait de détruire ce qu’il y a d’humain dans l’homme ». on y voit un principe unificateur. C'est-à-dire ni comme un animal ni comme un objet. Ex : Art 6 DDHC « tous les citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes les dignités. Cela est du aux traumatismes de la WWII. On veut trouver une norme qui permet de discerner le licite de l’illicite. D’où la référence à la dignité par les déclarations et conventions internationale… A cette époque la valeur juridique est limitée. porter atteinte à la dignité humaine et plus grave que porter à la vie. C’est un principe en vogue chez les juristes depuis les 90’s. » On protège la fonction et non la personne qui incarne la fonction. Cela interdit par exemple dans les conditions de travail.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. place et emplois publics. + On comprend la dignité comme une qualité opposable à l’homme par les tiers. Hennette Vauchez : il y a trois conceptions de la dignité en droit. Des obligations en découlent. nouvelle essor de la notion sous l’effet de 2 facteurs. cette qualité est opposable aux tiers dans un contexte d’égale reconnaissance.

S’agissant de la torture il y a l’accord de Londres de 1945 (plus annexe du tribunal de Nuremberg). Droit des libertés fondamentales 6 . soit protéger les individus qui sont particulièrement menacés. réduction en esclavage. La dignité est souvent présentée comme un standard. cet accord ajoute le crime contre l’humanité (assassinat ou extermination. laissant une grande latitude à l’interprète. L’ensemble de ces conventions font un lien entre la discrimination et la dignité. « Les peuples des NU se déclarent résolus à proclamer à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme dans la dignité et la valeur de la personne humaine ». La convention internationale contre la torture adoptée par les NU en 1984 intègre une référence à la dignité dans son préambule. « Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la justice et de la paix dans le monde ». convention de la cadre de l’OIT.kazeo. A/ Les consécrations internationales Il y a des mentions générales de la dignité. + Préambule de la charte de San Francisco des NU de 1945.com Les instruments internationaux proclamant les droits de l’homme se multiplie après la WWI on trouve notamment le respect à la dignité humaine. On vise aussi la discrimination. convention de Genève sur le droit humanitaire qui interdit les atteintes à la dignité des personnes notamment les traitements humiliants et dégradant. référence dans le préambule de certains instruments : convention international sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1965). --Appropriation par le juge de ce texte (les dispositions de la DUDH sont considérés comme ayant valeur coutumière (JUS COGENS). déportation et tout autre acte inhumain commis contre des populations civiles ou des persécutions en raison de motifs politiques/raciaux/religieux). --Intégration de son contenue à un certain nombre de convention. Quelle est la portée positive du principe ainsi proclamé ? Beaucoup de ces textes n’ont pas de valeur contraignante. + Préambule de l’acte constitutif de l’UNESCO de 1946. + La DUDH de 1948 dont le préambule et l’art 1er renvoi à la dignité. En fonction du type d’atteinte : on vise la torture (ou autre traitement dégradants) et la discrimination.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. convention relative à la discrimination à l’égard des femmes (1979). Il y a un protocole de 1977 avec cette convention qui s’intéresse à la torture. Il y a aussi des mentions spéciales de la dignité : soit on vise un type précis d’atteintes. convention sur le crime d’Apartheid. Tous les textes ne font pas le lien entre la torture et la dignité.

Conférence de Vienne de 1993 : déclaration finale qui évoque la dignité « l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale constitue une violation de la dignité humaine ». liberté et la justice sont les objectifs essentiels à la réalisation légitime des aspirations des peuples africains.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. En fonction des personnes On trouve un certain nombre de référence à la dignité pour des populations particulières. B/ Les consécrations régionales En droit inter américain il y a la déclaration américaine des droits et des devoirs (Bogota) qui débute le texte ainsi : « considérant que les peuples américains ont élevés à l’état de dignité la personne humaine ». sociaux et culturels art 13 : les Etats partis conviennent que l’éducation doit viser le plein épanouissement de la personnalité humaine et de sa dignité. Certains de ces textes pensent que l’éducation est le moyen privilégié pour assurer une existence digne qui impose également une rétribution juste pour le travail accompli. des individus que l’on juge vulnérable. Art 1du préambule : Les hommes naissent libres et égaux du point de vue de leur dignité et de leurs droits. êtres humains non nés (DU sur le génome humain de 1997 : prohibe des pratiques contraires à la dignité humaine tels que le clonage a des fins de reproduction d’être humains. Parmi ces populations on trouve notamment les détenus (art 10 du pacte international des droits civils et politiques). aliénés. JP communautaire dans le domaine de l’égalité professionnelle. Le parlement se dit convaincu que la dignité de l’homme implique le droit de mener une vie conforme à son identité sexuelle. Art 12 du corps de ce texte à propos de l’éducation. un transsexuel est licencié (CJCE 30 avril 1996). Art 23 : quiconque travaille a le droit à une rémunération lui assurant une existence conforme à la dignité humaine. Art 14 par rapport au travail : on a le droit au travail dans des conditions de dignité cela suggère une rémunération. En droit communautaire la 1ère référence à la dignité est une résolution du parlement européen de 1989 dans le domaine de la discrimination dont sont victimes les transsexuels. Dans l’arrêt on Droit des libertés fondamentales 7 . « La conférence affirme que tous les êtres humains *…+ ont le droit de poursuivre leur progrès matériel et leur développement spirituel dans la liberté et la dignité. protocole additionnel sur la convention des droits de l’homme et la bio médecine de 1997 qui interdit le clonage humain). sociaux et culturels indispensables à sa dignité. Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981 : dignité. c’est dans ce domaine qu’est apparue la toute première mention de la dignité humaine (déclaration de Philadelphie de 1944). DUDC 1948 : art 22 précise que toute personne est fondée à obtenir la satisfaction des droits éco.com Dimension sociale de la dignité. licenciement viol le principe d’égalité entre les sexes. Pacte internationale des droits éco. L’individu doit profité du progrès social et échapper à l’exclusion sociale.kazeo. dans la sécurité économique et avec des chances égales».

Ce principe apparaît concernant les affaires où on reproche à l’Etat des comportements violents. firme exploitant en Allemagne une installation de jeu simulant des meurtres. à cette occasion la cour dit que la dignité est un but de l’art 3. La cour a estimée que le droit communautaire bien qu’il ne contienne aucune référence écrite à la dignité consacre la dignité en tant que PGD (référence à une décision du 9 octobre 2001 Pays bas c/ Parlement et conseil). Cet arrêt semble définir la violation de la dignité comme le traitement d’un individu comme un objet. art 1 : la dignité humaine est inviolable. une requête relative à des conditions de vie misérables est irrecevable (VAN VOLSEN c/ Belgique 9 mai 1990 par la commission européen des droits Droit des libertés fondamentales 8 . affaire relative à des coups et blessures de policiers contre une personne en GAV. un ado a été condamné à recevoir des coups sur ses fesses dénudées. CEDH RIBICH 1995. une fois ce dernier ratifié elle aura pleine force juridique. Au niveau du droit européen : dès les 1ère réunions d’élaboration de la CESDH on trouve des références à la dignité humaine.com mentionne la dignité car le juge explique que toléré une telle discrimination reviendrait à méconnaître à l’égard de cette personnes le respect de la dignité que la cour doit protéger. Depuis la dignité a été consacré. Le RU devait assurer la dignité humaine à la personne selon la cour. Pour l’heure la cour refuse de lier la question de la grande pauvreté aux interdits de l’art 3 de la CESDH. Puis des arts interdisent les actes qui violent cette dignité. Il devait être refoulé vers les Caraïbes où il n’aurait pu bénéficier d’aucun traitement et personne ne pouvait le loger et le prendre en charge affectivement. La protection de la dignité humaine est compatible avec le droit communautaire. Ce dernier ne fait que rarement. La cour fait une certaine résistance. Il y a absence de lésions physiques graves et durables pourtant ce châtiment consiste à traiter le requérant comme un objet et porte atteinte à un des buts principaux de l’art 3 (dignité et intégrité physiques de la personne. Au débuts des 80’s ce principe à apparaît sur le fondement de l’art 3 selon MORER. La violence vient d’un Etat tiers. la police a interdit cette activité car c’est un danger pour l’OP.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. JP la dignité est devenu un PGD du droit communautaire dans l’arrêt du 14 octobre 2004 OMEGA. Cette charte est annexée au traité de Lisbonne. Dans cette affaire la cour a été saisie de la conciliation entre deux règles (libre prestation de service et la dignité humaine). CEDH D c/ RU en 1997 : Un étranger a été trouvé en possession de Cocaïne destinée à la revente et qui avait le sida en phase terminale. récemment et timidement présent dans la JP de la CEDH. Il fallait déterminer si cet arrêté était conforme au droit communautaire ou s’il violait la libre circulation des services. Pourtant rien dans le texte adopté ne contient une référence explicite au principe de dignité. JP sur les affaires d’éloignement d’étrangers. Le terme dignité a été utilisé par la commission européenne des droits de l’homme mais pas dans l’arrêt (où il est sous entendu). CEDH TYRER 1978. charte des droits fondamentaux adoptée à Nice en 2000 qui consacre son 1er chapitre à la dignité. toute usage de la force physique qui n’est pas rendu strictement nécessaire par le comportement de cette personne porte atteinte à la dignité humaine et en principe à l’art 3.kazeo. La cour n’a pas examiné cette interdiction allemande du point de vue de l’OP mais du point de vue des droits fondamentaux. A l’égard d’une personne privée de sa liberté.

tout pouvoir public doit la respecter et la protéger. art 1 : la dignité de l’humain est intangible. Loi fondamentale Allemande de 1949. Arrêt de la CEDH LARIOSHINA du 23 avril 2002 c/ Russie : la cour a admis que le principe que le montant totalement insuffisant d’une pension et d’autres prestations sociales pour maintenir un niveau de vie est susceptible de soulever un question au titre de l’art 3. Obligations positives pour l’Etat. + Mention générale : consécration de la dignité dans des termes assez vagues. La dignité humaine implique l’égalité juridique entres les Hommes par conséquent l’esclavage est interdit et interdiction de la discrimination raciale.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Par exemple la constitution d’Irlande de 1937 consacre l’objectif général de garantie et la liberté et la dignité de l’homme. En revanche l’acception sociale de la dignité n’est pas reconnue par la cour allemande Constitution portugaise post dictature de 1976.kazeo. le principe de la dignité est à l’origine d’interdit mais également d’obligations positives pesants sur l’Etat. art 1er dispose que c’est une république souveraine fondé sur la dignité de la personne. notamment le droit pour l’individu de connaître ses origines génétiques. la cour a admis que les conditions de vie précaire associée à une discrimination raciale pouvaient tomber sous le coup du texte européen et en particulier de l‘art 3. ce qui interdit l’usage d’un détecteur de mensonge. La dignité humaine n’est pas dissociée de la réalité corporelle en droit européen. Art 13 : tous les citoyens ont la même dignité sociale. La dignité humaine n’est pas présente dans le texte mais apparaît dans la JP comme le but ultime de l’art 3. cela fait partie intégrante de la dignité selon la cour. Charte sociale européenne : tous les travailleurs ont le droit à la dignité dans le travail. Art 1er de la loi fondamentale permet à la cour de justifier le changement d’état civil. Recommandation de 1986 du conseil de l’Europe : embryon et foetus humain doivent bénéficier en toute circonstance du respect du à la dignité humaine. S’agissant des interdits : le principe de dignité humaine impose la protection de l’intégrité physique et donc impose l’interdiction de la torture comme la punition corporelle. Tribunal de Karlsruhe : dignité est un principe de base et un droit fondamental. Droit des libertés fondamentales 9 . Commission du 10 décembre 1994 contre la France : la privation de toutes ressources n’atteint pas le seuil de gravité nécessaire pour que l’art 3 trouve à s’appliquer. 2) Sources nationales A/ Constitutions étrangères On trouve d’une part les mentions générales et d’autre part les mentions spéciales. Enfin la dignité humaine implique la protection de l’intégrité mentale. CEDH MOLDOVAN 2 juillet 2005.com de l’homme). évoque la dignité sociale.

com + Mentions spéciales : sur la dimension personnelle par ex la constitution grecque interdit la torture et les sévices corporels en estimant qu’ils sont contraires à la dignité. intellectuelle et moral. Silence du texte constitutionnel s’agissant du principe de dignité. Consécration du fait du législateur mais aussi des juges. projet rejeté par référendum. Droit des libertés fondamentales 10 . 1ère tentative avec le projet de déclaration d’avril 1946. Art 1er : La France assure à chacun le respect de sa vie privée et de sa dignité Ce silence a été comblé par le juge. on l’a retrouve dans l’ensemble des branches du droit. + Réception constitutionnelle de la dignité Constitutionnalisation du principe de sauvegarde de la dignité humaine. Art 38 : Nul ne saurait être placé dans une situation d’infériorité contraire à sa dignité.kazeo. Art 27 : la durée et les conditions de travail ne doivent porter atteinte ni à la santé ni à la dignité des travailleurs. « Tous les citoyens ont une même dignité sociale ».Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. 2ème tentative en 1993 avec le comité consultatif pour la révision de la constitution sous l’autorité du doyen DEDEL a proposé en 93 d’intégrer la dignité dans un art 66 chacun à droit au respect de sa vie privée et la dignité de sa personne. Décision sur les lois bioéthiques 27 juillet 1994 : « le peuple proclame à nouveau que chaque être humain possède des droits inaliénables et sacrés *…+ ». Repris dans le préambule de la constitution. contrairement à d’autres nations le droit constitutionnel français n’a pas reçu l’influence du droit international au lendemain du WWII. Constitution italienne de 1947 : on trouve la dignité sociale à propos du travailleur. Constitution belge de 1994 : le droit au travail et à une rémunération équitable pour mener une vie conforme à la dignité humaine. Art 22 : tout être humain possède des droits qui garantissent dans l’intégrité et la dignité de la personne son plein développement physique. B/ Droit interne français Dignité consacré en droit français assez récemment mais de façon quasi unanime. « Tous travailleurs doit avoir une rémunération lui permettant d’avoir une existence digne. Art 28 : Les hommes et les femmes ont le droit aux ressources nécessaires pour vivre dignement. « Considérant qu’il en ressort que la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme d’asservissement et de dégradation est un principe à valeur constitutionnel ». Constitution de Weimar 1919 : l’organisation de la vie économique doit se proposer comme but de garantir à tous une existence digne de l’homme. + Découverte prétorienne du principe de dignité Le juge constitutionnel consacre la dignité dans sa dimension personnelle et sociale dans les 90’s. Cette déclaration faisait mention de la dignité dans plusieurs dispositions.

kazeo. (art 225-13 : services non rétribués ou faiblement rétribués. affirmation de la dignité des aliénés mentaux qui sont hospitalisés sans leur consentement. - --Entrée de fait : cela concerne les références implicites du nouveau code pénal. La possibilité pour toute personne de disposer d’un logement décent est un objectif de valeur constitutionnel ». C’est plutôt un effet d’affichage dans le code pénal. Art 225-14 sur le logement cassation 11 février 1998).. -Nouveau code pénal de 1992. Atteinte au respect du au mort : atteinte à l’intégrité du cadavre. Les infractions en bioéthique sont dispersées au lieu d’être regroupé parmi les atteintes à la dignité. + Sources législatives -Loi du 3 septembre 1986 sur la liberté de communication prévoit que l’exercice de cette liberté par les diffuseurs de programme audiovisuelles peut se trouver limiter dans la mesure requise par le respect de la dignité de la personne humaine. La torture ou acte de barbarie qui sont souvent envisagés du point de vue de la dignité humaine figure dans le code pénal dans un chapitre consacré aux atteintes à l’intégrité physique. CCL découvre la dimension sociale de la dignité : « Considérant que la nation assure à l’individu et à la famille des conditions nécessaires à leur développement que la nation garantie à tous *…+ il ressort également du préambule de la constitution de 1946 que la sauvegarde de la dignité de la personne humaine contre toute forme de dégradation est un principe à valeur constitutionnel. à la violation ou profanation de tombeaux ou sépulture.com CCL 19 janvier 1995 décision sur la loi relative à la diversité de l’habitat. la doctrine pénalise estime que le nouveau code pénal accueil plus qu’il n’intègre le concept de dignité. Prévoit une aggravation quand les atteintes ont été commises avec des mobiles raciaux. La doctrine pense qu’il y a ces références dans l’incrimination du crime contre l’humanité.. --Entrée officielle dans le code pénal : prohibition nouvelle de 4 types d’atteintes à la dignité : Discrimination Proxênétisme Asservissement : instauration de nouveaux délits commis à l’égard de personnes vulnérables/dépendantes.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Droit des libertés fondamentales 11 . Le harcèlement sexuel ne figure pas parmi les atteintes à la dignité. -Loi du 27 juin 1990 sur les personnes atteintes de troubles mentaux. le génocide mais aussi quand il s’agit de protéger l’espèce humaine avec la pratique d’eugénisme. Référence dans la protection offerte au corps humain avec la réglementation des prélèvements d’organes ou de gamètes sans le consentement ou moyennant rétribution.

En droit du travail. CE 9 octobre 1996 association ici et maintenant. En droit civil. Section 2 : Le sens juridique de la dignité La dignité est conçue très diversement. Affaire Benetton 28 mai 1996. Art 21 de la loi du 21 juillet 1994 sur le plan pour l’hébergement d’urgence : s’agissant de l’hébergement d’urgence des SDF il faut une analyse des besoins. une direction a mis en place une fouille systématique des salariés pour éviter les vols. CE 20 mai 1996 VORTEX. art 16 du code civil : la loi assure la primauté de la personne. des capacités d’hébergement d’urgence à offrir dans des locaux présentant des conditions d’hygiène et de confort respectant la dignité humaine. Loi du 6 septembre 1996 déontologie médicale : devoir du médecin de protéger la dignité de la personne. Cette fouille ne peut être légalement prévue par le règlement intérieur que si celui-ci précise que le contrôle sera fait dans des conditions respectant la dignité et l’intimité des personnes. Affaire portée devant le comité des droits de l’homme des nations unies par le « nain » qui estime que la France méconnaissait sa dignité en l’empêchant d’exercé une activité rémunérée. confirme la sanction du CSA à une station radio où ont été tenus des propos racistes portant atteinte à la dignité humaine. + JP ordinaire En droit administratif la dignité humaine apparaît comme une composante de l’OP. Loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions. symbolique de stigmatisation dégradante selon les juges pour la dignité des personnes atteintes de manière implacable en leur chair et en leur être de nature à provoquer à leur détriment un phénomène de rejet ou de l’accentuer. les propos d’un animateur qui se réjouissait de la mort d’un policier tué lors d’une fusillade constituent une atteinte à la dignité de la personne humaine et à la sauvegarde de l’OP. diffusion d’un programme sur la radio skyrock. art 1 er : lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l’égal dignité de tout les êtres humains. L’existence de sources juridiques multiples ne permet donc pas de cerner avec certitudes les contours du concept juridique de dignité Droit des libertés fondamentales 12 .com Lois bioéthiques de 1994. Le CE en tant que juge des référés se fondent sur l’atteinte à la dignité humaine et sur le risque de trouble à l’OP pour interdire la distribution de cette soupe populaire à base de porc. campagne publicitaire qui montrait le corps humain marqué HIV positif. interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de la vie. ministre de l’intérieur contre l’association solidarité des Français : le juge des référés. Le juge n’exige pas que l’arrêté municipal soit justifié avec des circonstances locales.kazeo. Le juge estime que l’on peut réduire la liberté d’expression et la publicité.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Juge des référés le 5 janvier 2007. CE Morsang sur Orge de septembre 1995. CE juillet 1990.

kazeo. Les droits de l’homme envisage l’homme d’un point de vue juridique comme un individu universel alors que la dignité ne s’intéresse plus à l’individu mais à l’humanité. 1) Signification A/ Une notion difficile à cerner Elle a été une notion philosophique avant de devenir une notion juridique. Négation absolue de l’égale appartenance à la communauté humaine constitue aussi un tel crime. on peut y mettre des choses contradictoires. Edelman essaye de distinguer les droits de l’homme et la dignité. La dignité va irriguer tout le champ de la bioéthique. Elle aussi dit qu’il faut définir la dignité à partir de ce qu’il y a humain dans l’homme. Il faut prémunir l’individu contre toutes les attaques corporelles dégradantes. Il est difficile d’anticiper les conséquences. « La dignité serait ce qu’il y a d’humain dans l’homme » EDELMAN. En particulier quand l’individu est traité comme une chose (dégradation du corps humain). L’autre risque est d’en faire un concept fourre tout qui le viderait de sa substance. la vie humaine se distingue de la vie biologique. Ce respect du corps permet de dégager un fondement : la dignité va être difficile à contester dès lors qu’elle protège l’individu en ce qu’il a de commun Droit des libertés fondamentales 13 .Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Mireille DELMAS MARTY du point de vue de la bioéthique : « du point de vue éthique la dignité humaine paraît être au cœur des droits de l’humanité ». Dignité comme essence de la personne humaine Stricto sensu la dignité est en cause quand la corporalité de la personne est visée. c'est-à-dire à leur qualité d’être humain. Ex : création de sur homme avec la génétique. ce qui rend d’autant plus gênant le caractère flou. C’est un concept flou. Tout ce qui tend à déshumaniser l’homme pourra être considéré comme portant atteinte à la dignité. pour lui la dignité ne se situe pas sur le même plan que les droits de l’homme car elle désigne aussi l’essence de l’homme mais d’une autre façon que les droits de l’homme. Le droit au respect de la dignité humaine a une double dimension : -L’unicité de chaque être humain -Son égal appartenance à l’humanité Le crime contre l’humanité peut être définis comme celui qui comporte soit la négation absolue du principe de singularité ou d’unicité. Exclusion pouvons aller jusqu’à l’extermination d’un groupe de personnes. Promotion rapide de ce concept. B/ La double dimension du principe de dignité Cette dualité peut devenir opposition quand par exemple dans l’affaire de Nain : opposition entre la dignité abstraite de l’homme et la dignité éco de l’homme revendiquée par le nain.com Laurence WEILL : « La dignité humaine est une notion fondamentale saturée de sens » Le risque est que ce concept se transforme en une menace pour les libertés de l’individu d’où l’impérieuse nécessité de réfléchir au sens.

On glisse du corps vers une protection de la dignité humaine. Droit des libertés fondamentales 14 . CE Morsang sur Orge.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Positives : obligation de fournir certaines prestations. CA de Paris Benetton de 1996 : stigmatisation dégradante de la dignité des personnes mais en aucun cas il y a un droit reconnue à la dignité dont serait titulaire l’individu. CCL affirme un principe de sauvegarde de la dignité de la personne humaine ce qui est différent d’un droit. Si on suppose que l’individu ait un tel droit à la dignité. On se détache de la corporalité. dimension sociale. Le CE non plus ne reconnaît un tel principe. l’art n’évoque aucune prérogatives alors que les art précédents et suivants énoncent des droits subjectifs. Dimension sociale de la dignité Elle permet de protéger l’individu également dans sa sphère matérielle. Ce droit pourrait être source d’obligations positives et négatives. Quel serait le débiteur ? Et quelles seraient ses obligations ? Ce serait évidemment l’Etat. L’Etat doit organiser des prestations pour éviter que perdure des situations portant atteintes à la dignité de l’être humain. La notion de dignité protège l’homme dans l’ensemble de ces composantes de sa condition humaine. l’Etat ne doit pas par son action permettre l’atteinte à la dignité par un autre Etat. Cet éventuel droit s’impose également aux individus les un envers les autres. Les personnes privées doivent également respecter leur dignité et celle d’autrui. Négatives : obligation d’abstention de l’Etatpas de torture. La dignité dans le droit positif français n’est pas envisagée en terme de droit subjectif.kazeo. contrairement au titulaire d’un droit classique l’individu ne peut disposer de sa dignité (ne peut pas y renoncer). Tout d’abord s’il s’agit ou non d’un droit subjectif ? Et ensuite la question des rapports entretenus entre la dignité et la liberté ? A/ Un droit subjectif ? Obligation de respecter la dignité mais y a-t-il un droit subjectif à la dignité dont l’individu peut exiger le respect. Quand on lit l’art 16 c civ : « la loi interdit un certain nombre de pratiques ».com avec les autres. il devrait s’abstenir de porter atteinte à la dignité et devrait même créer des conditions favorables au respect de la dignité. mais aussi envers eux-mêmes. traitements inhumains. Si on veut considérer la dignité comme un droit subjectif il faut identifier un créancier et un titulaire. L’individu est il créancier ? Si oui y a-t-il un débiteur ? L’expression : droit à la dignité pose problème dans la mesure où dans toutes les situations l’homme reste un homme pourvu de dignité A partir de la on ne peut avoir qu’un respect au droit à la dignité. 2) Portée Deux questions permettent de cerner la portée en droit positif.

com La notion de dignité est souvent invoquée en renfort de la liberté. Si l’on se situe dans le paradigme de l’humanité on doit s’intéresser à l’individu comme composante de l’humanité. C’est pour cela que le consentement est indifférent. Par exemple l’approche de la pornographie qui trouvait ses limites en la morale avant. poupée vaudou à l’image de M. Mais récemment c’est plutôt le contraire. Le manuel de la poupée était considéré comme portant atteinte à la dignité car il incitait à piquer la poupée avec des épingles. Le commissaire du gouvernement soulignait l’atteinte à la dimension sociale de la dignité par un comportement individuel. Deux champs. Le commissaire de gouvernement qui est intervenu dans cette affaire devant le tribunal administratif a souligné le paradoxe : « de déclarer au nom des droits de l’homme a une personne de petite taille qui se sent et qui veut être un artiste qu’en réalité ces cascades ne sont que des exhibitions » 25 février 1992. les droits de l’homme (et donc la liberté) et la dignité corresponde à deux paradigmes distinctes. Si la liberté est l’essence des droits de l’homme. 2) La dignité comme borne de la liberté. est limitée aujourd’hui sur le fondement de la dignité. Mais peut aussi être invoqué pour limiter la liberté. + Dignité comme limite à sa propre liberté. CCL 19 janvier 1995 sur le droit au logement offre un fondement important. Sarkozy ». La dignité était au début utilisé pour conforter la liberté. on ne vise plus à la défense de l’homme comme individu mais comme partie du genre humain. La dignité permet de restreindre la liberté d’expression.Prise de notes M1 2009-2010 B/ Rapports entre dignité et liberté http://zarow. + La dignité comme borne à la liberté d’autrui : exemple de la liberté d’expression. le respect de la dignité humaine a pris le relais de la morale. Edelman. Loi du 3 septembre 1986 sur la liberté de communication limitée sur le fondement de la dignité humaine.kazeo. On peut pas renoncer à sa dignité et donc à sa qualité d’homme. référence à la dignité pousse à protéger l’individu contre lui-même. Mais la CA juge disproportionnée la demande d’interdiction de la vente de la poupée. Pour Edelman : les critiques doctrinales reviennent car on situe la dignité dans le paradigme de la liberté. Sarkozy : position nuancée du juge pour concilier la dignité et la liberté. Affaire du lancé de nain. 1) Deux problématiques hétérogènes l’une de l’autre. CA de Paris 28 novembre 2008. Dans cette décision on se rend compte que le droit au logement va être source de liberté mais aussi source de restriction/contraintes à la liberté. Le type d’universalité que soutiennent les droits de l’homme est une universalité de l’égoïsme. Mise en Droit des libertés fondamentales 15 . La CA a enjoint à la société d’apposé sur l’objet la mention : « il a été jugé que l’incitation à piquer avec des aiguilles constituent une atteinte à la dignité de M. Le type d’universalité que soutien la dignité est d’un tout autre genre. la dignité est l’essence de l’humanité.

Différents facteurs ont contribués au succès de ce concept. la mondialisation des rapports commerciaux fait prendre conscience des risques d’exploitation de la misère et de la pauvreté. Au lendemain de la WWII quand la communauté internationale panse les plaies du régime nazis. la dignité est apparue comme une sorte de rempart.kazeo. Question physique et sociale de la dignité ? La France est une bonne illustration car l’entrée de la dignité en France se fait au moment de la redécouverte (apparition dans le discours des juges). Concerne aussi la sphère économique et sociale. Dans la bioéthique on veut mettre des normes pour fixer des bornes aux possibilités nouvellement offertes par les progrès techniques. Puis dans les 90’s par sa redécouverte dans un contexte différent marqué par l’essor des techniques et par la marchandisation croissante de la société. droit de disposer de soit sont violés.com échec du droit au travail. certains favorables à une législation qui légalise cette pratique argue d’un droit de mourir dans la dignité mais pour l’heure c’est ceux qui sont contre qui ont gain de cause car on interdit l’atteinte à la vie humaine. Sans conteste elle a intégrée le vocabulaire juridique et plus largement le champ juridique en deux temps. Droit des libertés fondamentales 16 . risque que le pouvoir puisse faire peser sur les individus. La question du port du foulard.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. En particulier le principe d’indisponibilité de la personne est proclamé contre le droit subjectif de disposer de soit et de son corps. La notion de dignité était à l’origine théologique et philosophique. dès lors consécration de la dignité dans plusieurs texte. Question de l’euthanasie. émergence des nouvelles technologies à renouveler la question du pouvoir et du risque. c’est au nom de la dignité de la femme que des jeunes filles voilées ont été exclues des établissements scolaires. le droit de faire tout ce qui ne nuis pas à autrui.

Ce droit fait partie des droits insusceptibles de dérogations.Degré de souffrance . physiques ou mentales sont intentionnellement infligée à une personne par un agent de la fonction publique dans un but déterminé. cela sert à fonder une hiérarchie dans les droits de l’homme : droits essentielles (droits civils et politiques) reconnus lors d’une 1ère vague et des droits complémentaires qui serait nécessaire à un moment donnée. Section 1 : Implications individuelles de la dignité Il est communément admis que la dignité interdite de traiter la personne comme une chose. Matthieu la dignité doit se cantonner au champ individuel et personnel. En 2001 la cour précisera qu’il s’agit une règle impérative du droit internationale (21 novembre 2001 AL ADSANI). Définition de la torture dans la convention sur la torture des N. sont interdits la torture et plus généralement les traitements inhumains et dégradants.Prise de notes M1 2009-2010 Chapitre 2 : La concrétisation de la dignité http://zarow.Intentionnalité . « Les droits de l’homme concours tous au respect de la dignité humaine et celle-ci n’est ni morcelable ni divisible » F. SOERING : interdiction de l’art 3 est absolue. . Le principe de dignité permet de mettre en cause cette vision dichotomique des droits.com Dualité des droits de l’homme très répandue dans la doctrine. il s’agit en fait du critère de l’intensité de la souffrance qui est utilisé pour distinguer entre les différents actes prohibés par l’art 3. La différenciation entre l’homme et la chose pose question s’agissant des être humains potentiels. à l’instar de B.Le but Juge européen devait préciser ce qu’étaient les traitements inhumains et dégradants. Ce sont des droits qualifiés d’intangibles.kazeo. Ce sont des droits de l’homme situés. + Protection dont les contours sont précisés par la JP européenne (contours évolutifs) : Les textes garantissent une protection absolue mais ne définie pas les actes. et la cour ajoute que c’est une des valeurs fondamentales des sociétés démocratiques. Sudre Certains auteurs s’opposent à une acception si ouverte de la dignité. Les problématiques du traitement des embryons ou du clonage doivent être abordée. Mais il peut également tirer d’autres conséquences positives de ce principe d’humanité en favorisant le respect de la volonté de l’individu (permet de distinguer l’homme de la chose).U en 1984 « acte par lequel les souffrances aigues. Droit des libertés fondamentales 17 . 1) Dignité et violences a) De l’interdiction des traitements inhumains et dégradants + Protection de principe absolue : la CESDH art 3 pose l’interdiction de la torture et des traitements I&C.

La JP euro de l’art 3 est particulièrement fournis en matière de GAV et de police. L’etat de santé peut faire l’objet d’un contrôle au regard de l’art 3 : le seul grand age d’un détenu ne suffit pas selon la CEDH à caractériser un traitement inhumain et dégradant. OUL DAH qui était un officier mauritanien condamné à 10 ans de réclusions criminelles par la cour d’assises de Nîmes pour des actes de tortures et de barbaries en Mauritanie. des actes autrefois considéré comme inhumain ou dégradants peuvent être considéré aujourd’hui comme de la torture. La cour européenne rappelle que l’interdiction de la torture est inscrite dans la charte africaine des droits de l’homme et que plus généralement c’est un des valeurs fondamentales des sociétés démocratiques. Arrêt du 14 novembre 2002 MOUISELLE c/ France.com Qualification de torture réservés aux actes provoquant de fort grave et cruelles souffrances (Irlande c/ RU 18 janvier 1978). Arrêt Selmouni c/ France 28 juillet 1999 la cour y précise que la notion de torture doit faire l’objet d’une interprétation évolution. La cour a déclaré irrecevable le recours de m. Elle rappelle que la convention est un instrument vivant qui doit s’interpréter à la lumière des conditions de vie actuelle. Le traitement dégradant recouvre celui qui humilie l’individu devant autrui ou qui le pousse à agir contre sa volonté ou sa conscience ou encore l’acte qui abaisse l’individu à ses propres yeux (CEDH TYRER 25 avril 1978). On admet que la fouille intégrale est une nécessité en raison des impératifs de sécurité. Le CE a considéré que les fouilles intégrales pratiquées en prison étaient compatibles avec l’art 3 de la convention « compte tenu des mesures prévus pour protéger l’intimité et la dignité des détenus la pratique de la fouille est compatible avec l’art 3 de la CEDH ». Par traitement inhumain il faut entendre les actes qui provoquent volontairement les souffrances mentales et physiques d’une intensité particulière.kazeo. La cour dit que le fait d’interroger un individu debout au centre d’une pièce en état de nudité constitue un traitement humiliant portant atteinte à la dignité humaine. CC a également eu à sanctionner des pratiques policières sur le fondement de l’art 3.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. ch crim 10 janvier 1995. l’interprétation de la cour européenne évolue. Avant cet arrêt il n’y avait eu que deux qualifications de torture. Dans cet arrêt la détention est abordée du point de vue du traitement médical et de la dignité humaine. Ces contours sont évolutifs. mais aussi de détention. deux fois la Turquie était condamné en raison de violences policières (CEDH septembre 1997 AYDIN et Ascoy 18 septembre 1996 à propos de la pendaison palestinienne). le requérant avait une leucémie. Mais cette fouille doit être menée conformément à la dignité humaine (CEDH 24 juillet 2001 VALASINAS c/ Lituanie). La cour dit Droit des libertés fondamentales 18 . CEDH OUL DAH 15 mars 2009. b) Le droit au respect des détenus + La cour : s’y intéresse en matière de fouille et dans le domaine de l’Etat de santé. La France peut juger toutes personnes qui s’est rendue coupable hors du territoire de la république d’actes de torture. porte sur la torture et sur la compétence universelle. Il se plaignait du maintien de sa détention malgré son Etat de santé. 1ère fois que qqn est condamné en France au titre de la compétence universelle.

Ex : thème de la castration physique. Montgolfier : « une société qui paie sa tranquillité au prix de la dignité de ceux qu’elle enferme se méprise ». plainte contre conditions de détention (manque d’espace). Une première où il disposait seul de 2m² dès lors il y a moins de 3m² violation de l’art 3. la castration est une atteinte à la dignité humaine. La cour va distinguer deux périodes de détention du requérant. CEDH SIKORSKY c/ Pologne et ORCHOWSKY c/ Pologne le même jour. Mais le CPT a demandé aux autorités tchèques de mettre un terme à la castration chirurgicale qu’ils pratiquent. Ces recommandations sont en principe confidentielles mais si l’Etat ne coopère pas cela peut devenir publique. la santé et le lourd handicap physique constitue des situations au regard desquelles la capacité à la détention est posée par rapport à l’art 3. L’espace était inférieur à 3m².kazeo. CEDH 16 juillet 2009 SOULEJMANOVIC : relatif à l’espace accordé aux détenus en prison.com que l’age. Loi pénitentiaire française de 209 a alors suivis en réponse à ses critiques. surface minimum 7m². Dans une deuxième période il a un espace supérieur à 3m² mais inférieur à 7m² la cour considère que le manque d’espace n’est pas flagrantpeut quand même constituer une violation de l’art 3 mais il faut un manque d’accès à la lumière et l’air naturel en plus. CPT : ce comité pour la prévention des tortures est chargés de visiter les lieux de détentions dans les différents Etats parties à la convention et rend des recommandations. la Pologne doit faire des efforts conséquents et durables pour aboutir à une situation carcérale conforme à la convention.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Le commissaire au droit de l’homme du conseil de l’Europe a eu l’occasion en 2006 d’exprimer ses critiques sur la situation des prisons françaises. une place très importante est faites au consentement dès lors que sont concernés des actes touchant le corps humain. Le comité relève que les conditions de détentions dans certains établissements français en 1993. Il y a un disfonctionnement du système carcéral en Pologne vu le nombre de requête. Homme incarcéré dans une prison de Rome s’est plaint des conditions de détention au motif du manque d’espace de sa cellule. + Les autres organes européens participant à la protection des droits des détenus. caractérisé par la surpopulation et le sous-équipement sanitaire constituait des traitements inhumains et dégradants. La cour se base sur l’art 3 et se réfère au rapport du comité européen pour la prévention de la torture (CPT) mais aussi aux règles pénitentiaires résultant d’une recommandation du conseil de l’Europe de 2006. La cour ajoute en se basant sur l’art 46 des recommandations à l’Etat polonais. Au nom de la dignité sont prohibés des comportements violents. Pour le CPT la castration est un traitement inhumain et dégradant en Droit des libertés fondamentales 19 . La charge de la preuve pour la mesure de cet espace appartient à l’Etat défendeur. Elle réfère à la torture donc. Avec cet arrêt on se rend compte que la cour tend à substituer aux notions négatives de l’art 3 de la convention la notion de dignité humaine. L’art 3 impose aux états de protéger l’intégrité physique des personnes privées de liberté mais ne les oblige pas à libérer les personnes en raison de leur santé. A chaque fois que la cour sera saisie pour une raison de manque d’espace il existera une forte violation de l’art 3 dès lors que l’espace est inférieur à 3m². En l’espèce l’administration devait soigner le requérant.

Don doit être réalisé dans l’intérêt direct du receveur. Liste plus large que celle préconisé par l’OMS (qui exigeait un lien génétique entre le donneur et le receveur. frères et sœurs. Le fait que cela montre que la problématique de la dignité doit être distinguée selon que la personne visée est une personne malade ou non.com raison du caractère irréversible et il a des effets sur la santé mentale des personnes qui y ont été soumises. Certains sont soumis au respect de la dignité humaine ce qui implique des conséquences du point de vue de la dignité car on considère que leur prélèvement constitue une atteinte à l’intégrité du corps alors que pour d’autre produits il est d’usage de ne pas appliquer ce principe (cheveux. Nombre réduit de personnes susceptibles de réaliser ce don même si la loi du 6 août 2004 a étendue la possibilité de prélèvement. les G parents. Malgré tout il n’en reste pas moins une personne qui fait partie de cette humanité protégée par la dignité. Cette protection peut également se traduire par la soumission d’atteintes moins graves à l’intégrité du corps humain voire d’atteintes nécessaires pour la personne concernée. Peuvent être donneurs : les parents. Mais il constitue une atteinte importante à l’intégrité du corps c’est pourquoi c’est très encadré. a) Le principe du consentement corollaire de la dignité + Don d’organes par la personne vivante. Comité d’expert est chargé de cette information. les enfants mais également le conjoint ainsi que le conjoint du père ou de la mère. On distingue entre les différents éléments et produits du corps. On compte de nombreux textes relatifs au soin qui font référence au principe de dignité. cela passe par l’interdiction de la torture et des traitements inhumains dégradants. Le consentement a des rapports ambigus avec la dignité. Principe d’indisponibilité du corps et de non patrimonialité du corps (art 16-1 c civ).Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. dents. L’individu ne peut pas décider de s’extraire de l’humanité. Don soumis au consentement du donneur qui doit être informé des risques encourus de façon à ce qu’il soit éclairé. La pratique de la greffer d’organe nécessite de disposer d’organes c’est pou cela que le don d’organe est rendue possible. cousins germains. + Consentement aux soins : rapport entre la dignité et la personne malade. 2) Dignité et consentement La dignité impose la protection de l’intégrité physique. - Règles sanctionnées pénalement7 ans d’emprisonnement. pour autant le don de certains produits du corps et d’organes est admis de façon très encadrée. Droit des libertés fondamentales 20 . ongles…).kazeo. Le consentement doit être exprimé devant le président du TGI. oncles et tantes. Le consentement permet de distinguer l’homme susceptible de volonté de la chose toutefois pour des motifs variés des dérogations sont possibles.

Dès lors il va y avoir un lien étroit avec la dignité. autrefois il était purement passif mais on le voit progressivement considéré comme un véritable acteur de sa santé.kazeo.Consentement du patient La loi relative au droit des malades (Koushner) du 4 mars 2002. chambre des requêtes. que les médecins pourront passer outre le refus de soin du patient (SENANAYAKE). Cette évolution participe plus globalement de la transformation des rapports au sein de la relation médicale. Le CE avait cependant cassé l’arrêt de la CAA de Paris qui avait conclu également à l’absence de responsabilité administrative mais en considérant que l’impératif de sauvegarde de la vie devait systématiquement primer. Le consentement a été découvert par le juge judiciaire dans une décision de 1942. a intégré cette règle du consentement dans le code de la santé publique dont l’art L1111-4 du code de la santé publique est très précis (toutes personnes prend avec le pro des décisions concernant sa santé. le consentement de l’intéressé doit être recueilli préalablement excepté toutefois le cas où l’état de santé rendrait impossible le recueil de ce consentement).Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow.com On constate une place croissante faite par le droit positif au consentement dans la relation médicale. Le CE va faire une mise en balance entre les exigences du consentement et les exigences tenant à la vie. Puis il y a le texte de 2002 (loi Koushner). En cas de refus de traitement le docteur doit tout mettre en œuvre pour convaincre le patient d’accepter les soins indispensables mais aucun acte ne pourra être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne). Ce n’est que s’agissant d’un acte nécessaire à la vie. ce principe a été repris par le législateur au moment de l’adoption des lois bioéthiques avec son intégration dans le code civil à l’art 16-3 (il ne peut être portée atteinte à l’intégrité du corps humain qu’en cas de nécessité médicale pour la personne. Le médecin chargé de sauver de ses patients. + Protection de la vie contre la dignité : exemple des soins imposées. Droit des libertés fondamentales 21 . b) Dérogation au principe du consentement Confrontation entre la dignité qui implique le consentement et la préservation de la vie qui implique aussi la dignité. Il est moins compréhensible d’un point de vue juridique que le juge administratif (CE) ait maintenu sa JP antérieure à la loi Koushner qui aborde la question du refus de soin. subit un refus d’un patient.Nécessité médicale . Le médecin doit respecter ce refus alors que les soins sont nécessaires à la survie du patient. Et il n’a pas retenu la faute des médecins qui contrairement à la volonté expresse du patient avait pratiqué une transfusion sanguine. En 2001 le juge administratif a été saisi au titre de la responsabilité administrative de l’administration hospitalière. L’évolution de cette relation se traduit par un nouveau statut accordé aux patients. . et un acte proportionné à son état. Malgré la clarté de ces textes le consentement du malade n’est pas toujours respecté. Le médecin doit respecter la volonté de la personne.

kazeo. CC 1ère 20 Droit des libertés fondamentales 22 . il a été jugé que la transfusion pratiquée contrairement à la volonté du malade est attentatoire à une liberté fondamentale de manière grave et particulièrement illégale car l’acte n’était pas rendu nécessaire du fait d’un danger immédiat pour la vie. Ces essais sont aujourd’hui possibles non pas seulement quand il y a un intérêt thérapeutique pour la personne concernée mais aussi pour l’intérêt d’une finalité scientifique. CE 18 juin 1993 MILHAUD a montré le lien entre respect du au cadavre et principe de dignité. Le juge considère que même si le cadavre n’est plus une personne le corps est protégé au nom de la dignité de la personne que le corps incarnait. le juge administratif au titre du référé n’a pas enjoint à l’administration hospitalière de ne pas procéder aux transfusions sanguines (ordonnance du CE août 2002 FEYATEY). on peut de sort s’interroger sur ce à quoi consent l’individu soumis à l’expérimentation. JP est contra legem. Le principe de dignité humaine protège aussi la personne décédée. Dans cette ordonnance le CE examine la situation comme avant la loi de 2002.com Après la loi 2002. Une telle technique nécessite le prélèvement d’organe ce qui pose problème au regard de l’intégrité du corps humain et donc de la dignité. mais il n’y est pas porté une atteinte grave et illégale (deuxième condition du référé liberté non remplie) car l’acte est indispensable à sa vie. Lorsque l’essai a une visée scientifique on ne connaît pas ce qui va se réaliser. Tribunal admin de Lille 25 août 2002. L’autre hypothèse (visée thérapeutique) le patient est peut être pas en mesure d’exprimer un consentement libre car il est dans une situation de dépendance. Par conséquent injonction au centre hospitalier pour cesser ces transfusions forcées. Solution discutable car elle est contraire à la lettre et à l’esprit de la loi. + Solidarité contre la dignité : les prélèvements post mortem (dons d’organes). Le juge aurait pu parvenir au même résultat par une autre voie moins discutable. Sur la publication faite de photos de personnes décédées. Epouget.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Car il n’était peut être pas libre dès lors que l’on peut s’interroger sur la liberté des adeptes de mouvement sectaires. d’autres cas de solidarité vont permettre une limitation de la liberté de disposer de son corps (ex : obligation de se faire vacciner. Car cet acte est proportionné et car le médecin a tout fait pour convaincre le patient. LA règle est toutefois celle du consentement. on risque de faire de l’homme un réservoir de pièces détachées. injonction de soins…) La greffe d’organe est une technique médicale essentielle pour sauver des vies ou pour les améliorer (transplantation rénale améliore). On peut s’interroger sur la réalité de ce consentement. Question du consentement des personnes s’agissant des expérimentations ? Dans quelle mesure les hommes peuvent devenir des sujets d’expérimentations. par la voie du consentement vicié. Ch criminelle 3 janvier 1973 : le juge judiciaire semble permettre le respect de la volonté du patient dès lors qu’en vertu de cette JP de 73 le médecin qui respecte la volonté du patient ne peut pas se voir reprocher un délit de non assistance à personne en danger. Certes le consentement est une liberté fondamentale selon le CE.

cellules. la présomption n’est pas sans questionner puisqu’il s’agit de faciliter l’utilisation de certaines parties du corps humain pour autrui. a) Clonage Reproduction à l’identique de gênes.kazeo. Il y a un consensus sur l’interdiction du clonage à Droit des libertés fondamentales 23 . car la pratique s’est éloignée de la règle. Le code pénal va condamner la violation de sépulture. Il pourrait présenter certains intérêts en reculant les limites de la stérilité ou en permettant de fabriquer des réservoirs d’organes compatibles.com décembre 2000 publication de la photo du corps du préfet Erignac. ajoutant toutefois que le médecin doit vérifier auprès de la famille l’absence d’opposition exprimée de son vivant.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Atteinte à la singularité qui fait partie des composantes de la dignité. On ne recherche pas la volonté des proches. organismes existants sans passer par une reproduction sexuée qui permet la création d’organisme génétiquement différents. En remettant en cause l’indétermination génétique de chaque individu qui est au fondement de son identité et de son autonomie. 3) La dignité est les être « potentiels » Ce n’est pas les contours matériels comme précédemment mais son champ personnel. Il soumettrait l’individu à naître à une volonté extérieur parentale ou sociétale. voire d’un organisme entier à partir d’autres gênes. Il va falloir une impérieuse nécessité de santé publique pour pratique l’autopsie et qu’il n’y ait pas d’autres procédés permettant d’obtenir le diagnostic sur la cause de la mort. Bertrand Matthieu parle du corps humain comme d’un réservoir de pièces détachées. Le clonage fait naître des risques d’instrumentalisation du corps humain. Mais il aboutirait à une instrumentalisation de la personne. On estime à 200 personnes mortes faute de dons d’organes. Cette pratique brouillerait les ressorts de l’identité et de la filiation. C’est pourquoi les autopsies sont très encadrées. C’est parce que qu’on est dans une situation de pénurie que le législateur a mis en place la loi du 22 décembre 1976 un mécanisme de prévention de consentement aux dons d’organes de la personne décédée. Les conséquences pratiques sont réduites. cellules. La liste d’attente pour une greffe ne cesse de s’allonger bien que le nombre de transplantation ait augmentée. en dehors du cas de la procédure pénale où on recherche la cause du décès les autopsies médicales ne peuvent être pratiquée qu’en cas de consentement. les médecins ont pris l’habitude de se tourner vers les familles pour obtenir la confirmation de la volonté présumée de la personne décédée. Sur le plan du principe en particulier de la dignité. Pratique du clonage et la recherche sur embryon. Cela n’empêche pas la présomption du consentement pour les dons post mortem. La CC considère que la CA a pu juger que cette image était attentatoire à la dignité de la personne humaine. Le prélèvement doit avoir une certaine finalité (médicale ou scientifique). + Interdiction du clonage à des fins de reproductions : clonage d’un organisme complet par transfert de l’embryon obtenu par clonage. Loi de 2004 sur la révision des lois bioéthique confirme cette présomption.

Ainsi l’autopsie du fœtus est soumise à autorisation des parents. b) L’embryon Son statut juridique est complexe. Convention d’Oviedo qui interdit le clonage d’être humain. il y a deux positions opposées qui existent. Néanmoins la volonté des parents doit être respecté sur le choix concernant le devenir du corps fœtus résultant d’un IVG ou non. Le rôle de la science n’est pas appréhendé pareillement par tous les Etats. Droit des libertés fondamentales 24 . GB et Allemagne refuse pour des conditions de fonds. Même dans les pays européen le consensus sur la bioéthique ne va pas de soi. La loi de 1994 avait ainsi interdit toute recherche sur l’embryon. Le CE a rendu un avis en mai 2009. Avis du comité consultation 22 septembre 2005 : le fœtus est un res nullius. il définit la dignité par référence à ce qui lui est contraire comme tout ce qui nie qu’une personne est un être humain au même titre que les autres (esclavages. Mais beaucoup d’inquiétude car distinction entre clonage thérapeutique et reproductif est ténue. La déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme adopté en 1997 indique que des pratiques contraires à la dignité humaine telle que le clonage reproductif d’être humain ne doit pas être permises. La loi interdit les recherches sur l’embryon. + Clonage a visée thérapeutique : on utilise l’embryon obtenu par clonage pour extraire des cellules souches embryonnaires. Le statut du fœtus un peu plus clair n’est pas établit. il faut aussi le distinguer du fœtus.com des fins de reproductions. L’Irlande trouve aussi ce texte trop permissif. signée en 1997 par la France.kazeo. L’élaboration de convention se heurte aux divergences culturelles des Etats. La GB trouve l’instrument trop restrictif alors que l’Allemagne trouve cet instrument trop permissif. La France dit vouloir attendre la révision des lois bioéthiques avant de ratifier cette convention. car ces cellules sont porteuses d’espoirs d’un point de vue thérapeutique. car il y a une diversité des opinions/cultures/religieuses/philosophiques. absence d’éducation…). anti-sémitismes. D’où le choix de la France de punir cette pratique de 7 ans d’emprisonnement. limitant l’usage qui peut en être fait y compris pour soigner une personnes Le statut de l’embryon n’est pas tranché. clonage. Parmi les pays qui n’ont pas ratifiés on trouve la France. Mais les évolutions techniques sur les cellules souches exigeaient une évolution de la législation. l’Allemagne et le GB.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. L’embryon est il qu’un amas de cellules ? Dès lors utilisable à des fins de recherche ou au contraire doit il être considéré comme personne potentielle. Limitation ténue car l’embryon obtenue à des fins thérapeutiques transférés pourrait donner naissance à un être humain. Les Etats ne sont pas parvenus à dégager un accord sur un texte à caractère conventionnel. Comme l’indique le comité consultatif national d’éthique dans un avis du 22 avril 1997 « une telle pratique conduirait à des bouleversements de la condition humaine et à une instrumentalisation de l’homme ». Initialement seuls des études ne portant pas atteinte à l’embryon était permises.

Le domaine du bio droit est nécessairement évolutif. le CE a évalué le dispositif actuel plutôt positivement mais propose de faire un choix différent pour la révision des lois en créant un régime permanent d’autorisations dans des conditions strictes. Selon B. Beaucoup d’auteurs sont favorables à une telle vision compréhensive de la dignité.com C’est pourquoi la loi de 2004 révisant la loi de 1994 a réaffirmé l’interdiction de la recherche sur l’embryon mais a autorisé pour une durée de 5 ans une dérogation.Ne doivent pas pouvoir être menée par une méthode alternative d’efficacité comparable. Il faut l’autorisation du couple dont les embryons sont issus. Ainsi l’invocation de la dignité s’est diffusée dans le champ social et sert désormais notamment à condamner l’exploitation de la vulnérabilité des personnes en état de faiblesse ou d’exclusion. Ces autorisations ne peuvent viser que la recherche appliquée et non la recherche fondamentale.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Ce dernier a précisé de façon restrictive que ces recherches poursuivent une visée thérapeutique pour le traitement de maladie particulièrement grave ou incurable ainsi que le traitement des infections de l’embryon ou du fœtus. les tissus embryonnaires ou fœtaux issues d’IVG sauf à des fins thérapeutique/diagnostic avec l’autorisation de la femme. Interdit d’utiliser. La dignité peut alors servir de principe directeur dans cette recherche d’équilibre entre progrès scientifique et respect de l’intégrité du corps humain. Cette dérogation permet de délivrer des autorisations pour pratiquer des recherches sur les embryons. Section 2 : Implications de la dimension sociale de la dignité La dimension matérielle et sociale de l’existence peut aussi être comprise dans le concept juridique de dignité humaine. Ne sont pas visées les recherches destinées à comprendre le mécanisme de maladie. CE mai 2009 : efficacité et intérêt de ce dispositif (interdiction de recherche de principe avec dérogations). Toutefois on peut rechercher la cause de l’interruption dans certains cas. la réalisation d’étude ne peut porter que sur les embryons conçus in vitro dans le cadre d’une assistance médicale à la procréation et qui ne font plus l’objet d’un projet parental.Etre susceptible de permettre des progrès thérapeutique majeur . Matthieu sont totalement hostiles à une telle extension de la notion. conserver. Matthieu. Il ajoute Droit des libertés fondamentales 25 . le rattachement des droits sociaux au principe de dignité pose problème car la dignité est un principe absolu tandis que les droits sociaux sont contingents. l’obtention des autorisations est strictement encadrée. Les embryons conservés qui ont fait l’objet de recherche ne peuvent ensuite faire l’objet d’un transfert à des fins de gestation.kazeo. Sur autorisation de l’agence de biomédecine les recherches sur l’embryon sont permises. 2 conditions cumulatives : . les dérogations valent pour 5 ans à compter de ce décret. Décret d’application de 2006. Mais d’autres parmi lesquelles B. Il faut revoir les frontières entre le licite et l’illicite de façon à permettre la poursuite des avancées sur le fond de la science tout en ne transformant pas la personne en objet. La création d’embryon a des fins de recherches reste prohibée. L’essor des techniques médicales est telle qu’il rend envisageable nombre de pratiques qui n’étaient pas imaginable naguère.

de faim ou de maladie dès lors qu’on reconnaît son égale appartenance à l’humanité (protection de vie à minima en aucun cas des droits). Pour la cour la notion de servitude semble s’appliquer aux formes contemporaines d’asservissement que sont : la prostitution.com pour préciser sa pensée et mieux exclure l’acception sociale de la dignité le fait que l’interdiction de la torture figure facilement dans un projet universaliste. Il y a toutefois une exception la charte africaine des droits de l’homme et des peuples présente une spécificité car elle ne fait aucune référence au travail forcé alors qu’on interdit l’esclavage. En revanche cela relève de l’évidence que de rappeler que le domaine de l’exclusion de la dignité peut trouver sa source dans les conditions éco et sociale de l’existence. on ne peut considérer la personne comme un moyen/outil/instrument au service d’un autre. Avis de la prof sur la thèse de Matthieu : certes droits contingents. mais aucun droit n’est absolus. Selon Sudre le texte est ambiguë : « au nom de l’obligation de solidarité qui s’impose à lui l’individu a le devoir de travailler et de s’acquitter des contributions fixées par la loi pour la sauvegarde des intérêts fondamentaux de la société. S’agissant du coût (relativité éco des droits sociaux) ce n’est certainement pas inexacte mais cette critique ne semble pas décisive dès lors qu’elle n’est pas propre au droit sociaux. qui serait elle-même moins contraignante que l’esclavage). La dignité humaine impose de traiter l’individu comme une personne. + Interdiction absolue de l’esclavage pratique contraire à la dignité humaine. l’esclavage domestique voire l’exploitation de la mendicité.kazeo. Cette relation doit être régie par des conditions de travail conforme à la dignité humaine du salarié. 1) La dignité comme fondement de l’interdiction d’exploitation d’autrui. Définition de la société des Droit des libertés fondamentales 26 . Mais ce principe peut aussi légitimer de manière plus positive un certain nombre de politiques sociales (obligations positives de l’Etat. Les droits et libertés dépendent de plusieurs facteurs ne serait ce que la situation politique d’un Etat. S’il est possible d’offrir sa force de travail en aucun cas on ne doit être dans une relation de servitude. Même Bertrand Matthieu admet qu’on ne peut laisser mourir un homme de froid. §2). Par ex le droit de vote implique une organisation sur l’ensemble du territoire un coût très important. A l’inverse la CESDH interdit l’esclavage.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Le droit au procès équitable (art 6§1 CESDH) suppose un accès à la justice avec des délais satisfaisants est aussi extrêmement coûteux. Le principe de dignité peut être un instrument juridique pour combattre l’exploitation de la vulnérabilité en constituant le fondement juridique d’interdit (§1). Figure à l’art 4 qui ne peut faire l’objet d’aucune dérogation (droit intangible). Comme pour l’art 3 s’esquisse dans la JP (modeste) de la cour une gradation entre ces 3 situations (travail forcée serait moins contraignant que la servitude. La protection de la vie a elle-même un caractère universel. A/ Interdiction de l’asservissement de celui qui fournit un travail (esclavage moderne) Généralement les textes qui prohibent l’esclavage interdisent également le travail forcé. En revanche un tel caractère n’existe pas pour les droits sociaux qui seraient contingent et dépendant de différents facteurs (situations géo ou éco d’un Etat). la servitude et le travail forcé.

Il estimait que c’était un travail forcé car obligatoire. création de l’incrimination de traite des être humains (art 225-4-1 CP : «Fait contre une rémunération ou tout autre avantage de recruter une personne de la transporter. La liberté du salarié de ne pas être astreint à accomplir un travail forcé constitue une liberté fondamentale. La difficulté tient principalement à l’imprécision des notions notamment la notion d’abus de vulnérabilité. Cette critique a donné lieu à un aménagement du dispositif répressif français par la loi de 2003 relatif à la sécurité intérieure. notamment les étrangers en situation irrégulière. Ex 2 : Service militaire ou service d’un objecteur de conscience ne constitue pas un travail forcé (CEDH SCHMIDT juillet 1994). Art 4 de ma CESDH interdit l’esclavage. Art 1780 du c civ dans la section relative au louage de domestiques et d’ouvriers il est dit que le louage de services fait sans détermination de durée peut toujours cesser par la volonté d’une des parties contractantes. D’abord à propos de la journée de solidarité pour les personnes âgées (CE 3 mai 2005 référé liberté). Droit des libertés fondamentales 27 . La cour fait une appréciation critique du dispositif législatif français. de l’héberger ou de l’accueillir pour la mettre à la disposition d’un tiers afin de permettre la commission contre cette personne des infractions de proxenetisme *…+ constitue une traite d’être humain ». Interprétation à contrario de l’esclavage. + Travaux forcée et travaux obligatoires : tout travail ou service exigé d’un individu sous la menace d’une peine quelconque et pour lequel ledit individu ne s’est pas offert de son plein gré. Ex : CEDH 23 novembre 1983 VAN DER MUSSELE c/ Belgique. il y a un préambule dans lequel l’esclavage est qualifié d’attentat contre la dignité humaine. Obligation non disproportionnée par rapport à l’avantage d’accéder au barreau. La CEDH retient aussi cette acception. La cour a pu retenir la qualité de travail forcé dès lors qu’existait en l’espèce une contrainte physique et morale. Le caractère obligatoire de l’ensemble de ces travaux repose sur les idées maîtresses d’intérêt général et de solidarité sociale En France deux questions posées au juge interne s’agissant du travail forcé. Il n’y a pas d’atteinte grave et manifestement illégale à cette liberté fondamentale du salarié. il a trouvé à s’appliquer que dans l’arrêt SILIADIN du 26 juillet 2005.kazeo. or la nature du service ne sort pas du cadre des activités traditionnelles du professionnel. Le travail d’un détenu non plus. Elle se fonde sur la nature du service attendu de cet avocat. avocat stagiaire était tenu de défendre gratuitement une personne bénéficiant de l’assistance judiciaire. Cette obligation est la contre partie du monopole dont bénéficie les avocats. Définition de l’art 29 d’une convention de l’OIT. Art L225-13 s’applique aux personnes qui exploitent soit au domicile soit dans les ateliers clandestins.com nations (SDN) : « l’état ou la condition d’un individu sur lequel s’exerce les attributs du droit de propriété ou certains d’entre eux » (Convention de Genève du 25 septembre 1926 contre l’esclavage). La cour est allée plus loin qu’il s’agissait au-delà d’un état de servitude. la cour n’est pas d’accord. dans une affaire d’esclavage domestique. facilite la reconnaissance des infractions. Mais la mise en œuvre de la loi sur cette journée ne méconnaît pas l’art 4 de la CESDH. Le lien entre esclavage et dignité a été très tôt établi puisque le décret du 27 avril 1848 abolissant cette pratique en France. Elle a considérée que l’art 225-13 et 225-14 du CP qui ne répriment pas en tant que tel l’esclavage et la servitude.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow.

Difficile de porter plainte pour les victimes. Ce constat concerne un certaine réalité aujourd’hui » Henri Frédéric Aniel. Mais il n’y a pas de travail forcé dès lors que le CP prévoit que les TIG ne peuvent être prononcés par le juge contre une personne qui les refuserait. La difficulté tient au fait de déterminer le seuil à partir duquel les conditions de travail ou d’hébergement sont contraires à la dignité humaine. « Nous avons abolis l’esclavage mais sans avoir résolu la question du travail. Droit des libertés fondamentales 28 . car souvent des étrangers sans papier. Le conseil proposait l’octroie d’un titre de séjour humanitaire pour les victimes pour permettre le dépôt de la plainte. Soumettre une personne à des conditions de travail incompatible avec sa dignité humaine. La dignité de la personne qui offre son travail contre rémunération peut plus ou moins directement être affectée par les conditions de travail. mais il s’agit de la notion de crime contre l’humanité.kazeo. Ex 1 : CA de Bordeaux du 16 février 1997 : les juges estiment que le fait pour un employeur de profiter de l’existence d’une conjoncture économique très défavorable conduisant à une forte vulnérabilité est à une dépendance économique a été sanctionnée sur le fondement de ces textes pénaux. B/ Une sphère privilégiée d’atteinte à la dignité humaine : Le cadre professionnel Thierry REVET : « le lien entre travail et dignité est très profond. Mais le travail est également considéré comme une contrainte (sueur de ton front) qui rapproche l’homme de l’animal. Forme d’indépendance qui ne permet pas de caractériser la vulnérabilité. + Inadaptation du dispositif juridique français selon la CEDH (Siliadin). Le rapport pro s’établit dans la relation de travail est caractérisé par une inégalité entre le travailleur et le salarié. » Rapport ambivalent dans la bible entre travail et dignité. La cour affirme qu’en dépit de son jeune age elle avait la possibilité et en user d’aller et venir. déportation. George SELLE : « on loue une chose ou un animal. religieux raciaux en application d’un plan concerté… L’inadaptation était déjà apparue dans un rapport du conseil de l’Europe en 2001. en fait il y en a. réduction en esclavage inspirée par des raisons politiques. on pourrait louer un travailleur si la notion de dignité humaine et la suppression de l’esclavage ne s’y opposait. En droit il n’y a plus d’esclave.com Puis s’agissant des travaux d’intérêt général (sans rémunération) prescrit par le juge à la place d’une peine d’emprisonnement. + Délit d’exploitation de la vulnérabilité S’applique pour les travailleurs clandestins et déclarés (art 225-13 et 225-14). de contacter sa famille et de quitter sa famille pour un temps relativement long. La CA de Paris en 2000 a refusé d’appliquer la disposition du CP à une jeune femme esclave domestique mineure au moment des faits au motif que l’état de vulnérabilité ou de dépendance n’était pas établi à son égard.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Et donc qui éloigne de la dignité. L’art 212-1 du CP est évoqué l’esclavage. il en ressort que plusieurs milliers de femmes étaient concerné par cette situation. Il nous montre que dans la genèse il est le moyen pour l’homme d’accéder à la dignité. Et 20% les cas où les employeurs bénéficiait d’une immunité diplomatique.

L’employeur a fait de ses salariés des machines outil. Ex 1 : CA de Douai 10 septembre 1997. et cela nuit à la dignité humaine. cassation d’un arrêt concluant à l’absence d’atteinte à la dignité humaine sans avoir suffisamment apprécié la situation de vulnérabilité et de dépendance de la victime. le fait d’affecter un salarié à un poste où il est déchargé de toute tâche est contraire à la dignité humaine.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. contraire à la dignité à la personne du salarié la disposition du règlement intérieur du magasin qui imposait que les salariés conservent en vue d’un éventuel contrôle le ticket des achats effectués. Ex 4 : CA de Papeete 19 mars 1998. Ex 3 : CC crim 11 décembre 2001. le fait pour un chef d’entreprise de profiter de la situation de vulnérabilité sociale et économique de ses salariés résultant de leur absence de qualification et de la difficile situation de l’emploi. repos. le fait de faire surveiller un salarié par d’autres salariés sans aucune autorité hiérarchique sur la personne surveillée est considéré comme contraire à la dignité humaine. Ex 2 : CA d’Orléans 21 mars 1996.com Ex 2 : CC crim 4 mars 2003.kazeo. Ce droit est l’objet de toute la législation de droit du travail. 2) Dignité comme fondement des politiques sociales Place en droit positif et sens donné à la dignité. Droit des libertés fondamentales 29 . La dignité est à la base du droit social. + Dignité dans les relations de travail ordinaire. Ex 3 : CA de Dijon 1 avril 1997. A/ Emergence de la dimension sociale de la dignité Le lien n’apparaît pas explicitement avec la dignité humaine dans d’autres textes constitutionnels qui s’intéresse au champ social c'est-à-dire le préambule de 1946. Il y a une protection au nom de la dignité contre le harcèlement sexuel et morale qui est venu d’abord des juges. Le principe de dignité permet de protéger dans la sphère professionnelle à la fois le contenu de l’emploi et les conditions d’exercices de l’activité. n’est pas considéré comme du harcèlement portant atteinte à la dignité les actes par lesquelles les supérieurs hiérarchiques ont témoignés d’une affection particulière à l’égard d’une de leur salariée. le droit a des conditions dignes de travail (salaire. sécurité du travailleur). Mais le juge constitutionnel va établir ce lien entre dignité humaine et préambule pour en déduire des implications en terme de logement.

L’Etat a une obligation de moyen.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. + Juges et dimension sociale de la dignité Constitutionnalisation de la dimension sociale de la dignité. Le législateur de 1998 a prévu la possibilité pour les agents assermentés de visiter les locaux susceptibles d’être réquisitionnés. Matthieu se penche sur la JP du conseil. Le constituant lui-même a admis que ce droit ne pourrait pas être effectif car il n’a pas parallèlement à sa consécration prévue à l’alinéa 11 le principe d’une aide apportée aux chômeurs. Il existe deux types de liens entre dignité humaine et droit au logement dans le droit positif français. Comment envisager que des exigences liées à l’humanité et plus particulièrement à la dignité puisse céder le pas devant le principe de liberté contractuelle. Inscription dans le préambule de manière générale. Pour le droit au logement. L’Etat doit tout mettre en œuvre pour permettre à chacun d’occuper un emploi. B/ Dualité des implications de la dignité humaine s’agissant du logement.com + Droit à des conditions convenables d’existence (préambule de 1946).kazeo. B. Or tel n’est pas le cas dans la JP CCL qui juge que l’objectif à valeur constitutionnelle ne justifie pas que soit porté des atteintes particulièrement graves à l’économie des contrats conclus. Ainsi en est il d’un droit particulier. en reprenant l’idée d’une contradiction intresèque entre le caractère obligatoire de la dignité et le caractère contingent des droits sociaux auxquels figure le droit au logement. Le préambule associé au principe de dignité permet la reconnaissance par ce juge du droit au logement. Il n’existe aucun moyen pour la personne privée d’emploi d’obtenir grâce au juge la réalisation de ce droit. mais ses déclinaisons y sont également précisées. On parle d’absence de justiciabilité de droit. Il s’appuie sur la JP du CCL pour démontrer la contradiction : « si le droit au logement relève de la dignité humaine il doit avoir comme la dignité humaine un caractère absolu. Il a toutefois bénéficié d’une protection grâce au juge constitutionnel. + Critique faites entre la dignité humaine et le logement. JP de 1995 reprise le 29 juillet 1998 à propos de la loi relative aux exclusions. Décision 1995 diversité de l’habitat : la décision de 1994 sur la bioéthique est la première loi consacrant ce droit. le droit au travail consacré à l’alinéa 5 du préambule l’effectivité de ce droit est réduite car comme tout droit créance elle est subordonnée pour sa réalisation à l’intervention du législateur ou du pouvoir réglementaire. il n’est pas présent dans ce texte fondateur. On veut permettre la réalisation de l’objectif de valeur constitutionnelle. Dans la continuité du droit à des conditions convenables d’existences la dignité Droit des libertés fondamentales 30 . La décision de 1995 abandonne la référence à l’asservissement ce qui rend la dignité adaptable à la seule dégradation qui peut être à l’œuvre dans le domaine social.

Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. le lien est fait par la menace d’exclusion. donc susceptible d’un recours pour excès de pouvoirs et également d’une demande de suspension de provisoire dans le cadre d’un référé suspension. Droit des libertés fondamentales 31 . Liste transmise au préfet qui doit fournir un logement à ces personnes. Une mesure que les autorités tchèques auraient pu prendre avant de soustraire les enfants à leurs parents pour les placer dans une famille d’accueil (CEDH 26 octobre 2006 WALLOVA et WALLA). Droit d’effet direct non seulement vertical mais également horizontal. le logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation. Mais ce recours ne peut pas s’exercer dans le cadre de la procédure spéciale mise en place par la loi 2007.kazeo. association de réinsertion sociale du Limousin).com humaine implique d’abord de disposer d’un logement mais elle suppose en outre les caractéristiques du logement indépendamment de la question de l’accès soient conformes à la dignité. Loi sur le droit au logement opposable vie à faciliter l’accès à un logement. Le tribunal a considéré qu’il y avait un doute sérieux sur la légalité de la décision de la commission car la situation constituait une urgence. Mme F et association droit au logement. En France le juge administratif refuse de faire de l’accès à un logement une liberté fondamentale. Cette loi intègre un nouveau chapitre dans le code de l’habitation intitulé « droit au logement » et qui consacre le droit à un logement décent. Toutes personnes remplissant les conditions précitées qui ne s’est vu proposer aucun logement peut saisir cette commission. A défaut l’intéressé peut introduire un recours devant le juge administratif tendant à ce que soit ordonné son logement. Tribunal administratif de Paris 20 mai 2008. Il se sert de la JP constitutionnelle de 1995 en prenant soin de distinguer le droit au logement et la consécration comme simple objectif de valeur constitutionnel (CE 3 mai 2002. Cette loi institue des bénéficiaires de ce droit : personnes résidents en France de façon régulière et dans des conditions de permanence. Prévoit la mise en place de commissions de médiation dans chaque département. cette procédure étant réservée aux demandeurs reconnus prioritaires par la commission. Le CCL a rendu une décision le 29 mai 1990 où il jugeait aussi que la promotion du logement des personnes défavoriser répond à une exigence d’intérêt national. La loi BESSON 31 mai 1990. loi du 5 mars 2007. La CEDH a quand même eu l’occasion de souligner l’importance de l’accès au logement à propos du domicile des gens du voyage (Chapman 18 janvier 2001). le tribunal qualifie l’avis défavorable de la commission départementale de Paris de décision faisant grief. + Accès au logement On veut s’opposer à l’exclusion. Si l’art 8 de la CESDH ne confère pas un droit de se voir fournir un domicile il permet toutefois de souligner le caractère souhaitable que tout être humain dispose d’un endroit pour vivre dans la dignité. En 2006 la CEDH a pris en compte l’attribution d’un logement social aux membres d’une famille défavorisée dans l’exercice de son contrôle de proportionnalité d’une ingérence dans le droit de mener une vie familiale normale garantie dans l’art 8. celle-ci établit alors une liste des demandeurs prioritaires.

La dignité humaine est devenue un véritable concept juridique. CA d’Angers 20 janvier 1997 où le juge considère que l’hébergement du mari par sa femme dans le garage du domicile conjugal était attentatoire à la dignité du mari. Enfin la dignité est un élément intégré à nombre de textes législatifs tels que le code pénal. Dans une décision du 7 décembre 2000 sur la loi SRU. Dans cette décision il considère que constitue un logement décent un logement qui ne laisse pas apparaître de risque manifeste ou à la santé de ses occupants. CC estime que les conditions de détentions ne pouvaient recevoir la qualification d’infraction pénale pourtant doctrine majoritaire considère que les conditions étaient réunies car l’état de vulnérabilité résultait de la privation de liberté à condition de considérer qu’un hébergement ne se fait pas nécessairement avec une contre partie. c’est une composante de l’OP. S’agissant des juges ordinaires. Juge administratif accueille ce principe lorsqu’il procède à l’annulation d’un arrêté qui prescrivait pour les gens du voyage.com Décision du CCL sur la diversité de l’habitat fait de ce droit un objectif à valeur constitutionnelle. CC ch crim 20 janvier 2009 : il s’agissait d’un détenu qui se plaignait de ses conditions de détention. commune de Verdun). Cette ambivalence ne semble pas être une véritable originalité par rapport aux autres concepts de cette manière. + Il reste une incertitude sur la place de la dignité au sein des droits et libertés : autant limitation de ces droits et libertés que soutient à ces derniers. un séjour dans une aire non aménagée dépourvue de sanitaire (CAA de Nancy 4 décembre 2003. Tout logement non décent n’est pas pour autant contraire à la dignité. Le détenu se fondait sur l’art 225-14 du CP : ses conditions d’hébergement était incompatible avec la dignité humaine. L’existence d’implication personnelle et sociale de la dignité. De plus il précise qu’à défaut d’un logement présentant ces caractéristiques il est possible de prescrire au bailleur par l’intermédiaire du juge la nature des travaux à réaliser pour le rendre conforme aux exigences de la décence. Quant au législateur le 21 juillet 1994 a prévu un plan d’hébergement d’urgence pour les SDF en précisant qu’il devait conduire à offrir des places d’hébergement dans des locaux présentant les conditions d’hygiène et de confort respectant la dignité humaine. Le juge judiciaire d’abord. Droit des libertés fondamentales 32 . Ch crim 11 février 1998. ils sanctionnent les conditions de logement contraire à la dignité humaine. C’est un principe de valeur constitutionnel.Prise de notes M1 2009-2010 + Le droit à un logement décent http://zarow.kazeo. La valeur de la dignité en droit positif est une chose acquise. le CCL a eu à se prononcer sur ce qu’était un logement décent. Et un logement doté d’éléments le rendant conforme à l’usage d’habitation.

Il participe alors à l’élaboration de la loi à laquelle l’ensemble des citoyens sont soumis. La liberté autonomie exprime l’idée de l’existence d’une sphère individuelle du gouverné qui est exclu du champ d’intervention du gouvernant. Deux approches à distinguer de la liberté + Traces historiques de la liberté. Le contrat social génère les libertés car étant passé par tous il permet la réalisation de la volonté générale à laquelle tous les citoyens sont également soumis. . Le gouverné échappe à la contrainte social non pas Droit des libertés fondamentales 33 . Et la liberté figure parmi les droits de l’homme naturelle et imprescriptible. Le philosophe s’intéresse à la liberté intérieure. la liberté autonomie (des modernes).Invention de la liberté politique : invention grecque.kazeo. du point de vue du rapport de l’homme au monde la liberté est vue comme un pouvoir d’auto détermination en vertu duquel l’homme choisit lui-même son comportement personnel. l’homme est libre car libéré du pêché. Déclaration du 18ème qui marque le temps de la revendication puis de la consécration de la liberté ainsi la DDHC de 1789 conforme à l’esprit des lumières consacre la liberté dès son première article. Il a une vision de l’individu qui n’est pas le simple résultat de forces extérieures divines ou biologiques. On voit le lien entre liberté et égalité apparaître. Les plus nombreux (non citoyens) étaient exclus de cette liberté. L’homme est libre dans cette conception car il n’obéit qu’à lui-même. Le terme liberté est couramment utilisé mais ces utilisations peuvent avoir des sens variés. La liberté désigne la discipline. -Discipline -Eléments constitutifs de la matière -La liberté est vue comme le fondement possible des droits de l’homme en général. La liberté de la foi est au fondement de la validité des sacrements. homme libre appartient à une cité libre (non soumise à une puissance étrangère).com Multiples dimensions de la liberté. Pour Locke au contraire les hommes sont par nature égaux et libres. Faculté pour le gouverner de devenir gouvernant est la liberté participation. ces éléments constitutifs et les fondements de cette discipline. On peut retenir deux visions de la liberté : la liberté participation (des anciens).Prise de notes M1 2009-2010 PARTIE 2 : LA LIBERTE http://zarow. Cette aliénation se fait au profit de la société en contre partie il augmente la sécurité. Il y a plusieurs moments importants : . D’un point de vue politique. + Les trois approches de la liberté. On parle parfois même de catégorie de droits libertés consacrés lors de la 1ère vague. Le contrat est le seul procédé pour annuler une partie de sa liberté. D’un point de vue philosophique. nul ne peut être soumis à quelque pouvoir sans y avoir consentie. elle permet à l’homme d’échapper à la contrainte sociale en devenant mettre de son devenir politique.Source judéo-chrétienne du concept. La liberté ainsi entendue s’oppose au déterminisme. rapport de l’homme aux pouvoirs.

L’individu doit être en possession des moyens nécessaires à l’exercice de la liberté juridique dixit Capitan. Art 4 et 5. en revanche le terme droit peut recouvrir deux choses. psychologique ou morale mais aussi de manière positive comme le droit d’accomplir. La loi est vue comme l’expression de la volonté générale. pour cet auteur ce sont les libertés nommées ou définies qui sont à l’origine de la liste des libertés publiques au sens du droit positif. c'est-à-dire le principe général de liberté de tout les comportements dans tous les domaines. Le précaire équilibre de ce couple est perturbé par différents facteurs. Le principe général se décline en plusieurs libertés. Après les attentats de 2001 nouvelles procédures dérogatoires au droit commun pour assurer la sécurité. d’une part les pouvoirs d’auto détermination (droit de) et d’autre part le pouvoir d’exiger (droit à). la seconde tendra à la reconnaissance de liberté publique. les auteurs insistent sur les allers retours entre ces libertés. dans les droits à les droits se distinguent des libertés en tant que pouvoirs d’auto détermination. D’un point de vue juridique. ex attentats de 2001. Alors que la première donnera lieu à la consécration des libertés politiques. Ces deux conceptions ont des conséquences distinctes sur le plan juridique. L’homme exerce sur lui-même la liberté. Malgré cette opposition il ne peut y avoir de liberté sans sécurité.kazeo. Liberté et dignité Liberté et sécurité : il s’agit de deux impératifs semblant contradictoire mais sont interdépendants. Il précise que leur importance ne doit pas masquer l’essentiel.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow.com en décidant mais en restreignant le pouvoir du gouvernant. Contradictoire car il n’y a pas de sécurité sans empiétement sur les libertés. Le principe est la liberté et l’interdiction ne sera que l’exception. la sécurité est un droit fondamental est une condition d’exercice de la liberté. A ce facteur s’ajoute la prise de conscience des formes plus classiques de criminalité trouvent aujourd’hui une dimension nouvelle dans le cadre de la mondialisation. + Les couples antagonistes. Doit on parler de liberté ou de droit ? Le terme liberté est moins englobant que celui de droit car il s’agit de pouvoir d’auto détermination. La sécurité est un devoir de l’Etat. La sécurité est de plus en plus pensée comme une créance de l’individu sur la société voire comme un droit fondamental. ainsi que des mesures visant les étrangers. la police administrative a un rôle important. Droit des libertés fondamentales 34 . Distinction entre libertés naturelles et libertés juridiques : liberté naturelle peut se définir négativement comme le fait de ne pas être soumis à la contrainte physique. L’art 5 précise en substance que tout ce qui n’est pas défendu est protégées. L’art 4 car il précise que la seul borne de la liberté est celle fixée par la société pour le respect des droits d’autrui. Faut il parler de la liberté ou des libertés ? Riverot nous guide dans cette réflexion. La liberté matérielle est la condition de liberté juridique. Loi du 15 novembre 2001 sur la sécu quotidienne. deux dispositions de la déclaration du droit de l’homme et du citoyen.

+ Textes constitutionnel : art 66 dispose que nul ne peut détenu arbitrairement et l’autorité judiciaire gardienne de la liberté individuelle assure le respect de ce principe. Par la suite le CCL ne se réfèrera plus à ce principe fondamental. L’origine de la disposition n’est pas établie. Celle-ci se manifeste sous deux aspects d’inégale importance. 1) Incertitude due à son fondement La JP CCL a pu faire naître le doute sur les fondements textuels de la liberté individuelle. Hilaire trib de conflit de 1947 : la sauvegarde de la liberté individuelle rentre par essence dans les attributions de l’autorité judiciaire. Certains disent que le CCL s’est simplement tromper de termes. Par exemple dans une décision de 1984 le CCL considère que « figure au nom des libertés publiques constitutionnellement garanties la liberté individuelle et la liberté d’aller et venir ainsi que l’inviolabilité du domicile et ces libertés individuelles doivent être sauvegardées ». Dans les décisions ultérieures le CCL se sert de 2 fondements distincts textuels : art 66 de la C° et les arts 1. dont Favoreux : le CCL en employant le pluriel ne visait que l’expression droits fondamentaux. Loi du 3 juin 1958 : principe selon lequel l’autorité judiciaire demeure indépendante de façon à être en mesure d’assurer le respect des libertés essentielles. le CCL se réfère à l’art 66 mais il évoque aussi un principe fondamental reconnu par les lois de la république. Droit des libertés fondamentales 35 . 2 et 4 de la DDHC de 1789. Mais il y a aussi la libre d’administration des collectivités territoriales. La juridiction peut ordonner la libération immédiate. Certains attribut à WALIRE la paternité de cet article en considérant qu’il souhaiter intégrer une procédure d’habeas corpus 1679) permet à toute personne qui s’estime irrégulièrement détenue de demander au juge d’une juridiction supérieure d’ordonner à celui qui en assure la garde et d’autre part d’expliquer les raisons de la détention. + Réception de cette liberté par le juge constitutionnel : il a eu à connaître de cette liberté en 1977 l’affaire Fouille de véhicule. La conception étroite comprend cette liberté au sens de sûreté.com Chapitre 1 : De la liberté individuelle au droit au respect de la vie privée Section 1 : La liberté individuelle Souvent utilisée mais pas porteuse de clarté. La liberté individuelle est la seule liberté figurant dans le corps de la constitution.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. 2) Incertitude de la notion L’ambiguïté tient pour beaucoup à la JP du CCL. + Emploi par le conseil de l’expression liberté individuelle au singulier et au pluriel.kazeo. + Hésitations du juge entre 2 conceptions de la liberté individuelle : la conception étroite et celle extensive.

Le juge judiciaire devait connaître dès lors d’actes de l’administration. Le fait pour un étranger de devoir remettre son passeport aux autorités n’est que restrictif d’aller et venir (décision 22 avril 1997). Il ne s’agit pas de critères cumulatifs. Le juge CCL retient d’abord une conception large. Pour autant toute incertitude n’est pas levé. Inclusion de l’inviolabilité du domicile le 23 décembre 1983 perquisition fiscale. Le juge CCL apprécie l’objet de la mesure mais aussi sa durée. Autrement dit le critère utilisé par le juge serait le degré d’atteinte porté à la liberté. Le CCL a estimé que le maintien d’un étranger en zone de transit n’est pas par son objet une mesure privative de liberté. plus le juge CCL retenait une conception large plus le champ du juge judiciaire s’étendait au détriment du juge administratif. le CCL estime que c’est la liberté d’aller et venir qui est affectée.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Il y aurait une différence de nature et non de degré entre la liberté individuelle et la liberté d’aller et venir. Parmi ces droits et libertés. le juge CCL inclut le droit au respect de la vie privée. Droit des libertés fondamentales 36 . En revanche si la mesure n’est que restrictive de la liberté. car interprétation différente de la doctrine sur l’inclusion ou non de la liberté d’aller et venir dans la liberté individuelle. Plus précisément la liberté individuelle est entendue par le conseil comme « la certitude pour les citoyens qu’ils ne feront pars l’objet notamment de la part du pouvoir de mesures arbitraires les privant de leur liberté matérielle telle que les arrestations et les détentions » dixit RIVEROT. Ainsi si la mesure est privative de liberté alors on considère que c’est la liberté individuelle qui est en cause par exemple la GAV (décision du 11 août 1993) de même les contrôles d’identité effectués au poste de police sont eux aussi privatif de liberté (décision 20 janvier 1980). en refusant de faire une lecture littérale de l’art 66 en y incluant de nombreuses libertés au fil de sa JP. Certains estiment qu’elle ne recouvre que la sûreté tandis que d’autres estiment que le CCL inclus la liberté d’aller et venir. Pour autant le CCL estime que sous l’effet conjugué de l’importance de la contrainte et de la durée du maintient en zone de transit cette mesure peut affecter la liberté de l’individu au sens de l’art 66.kazeo. L’art 66 retient une conception étroite avec ces 2 alinéas. cela se distingue de la rétention. Progressivement le CCL a eu une JP nouvelle qui se caractérise par un reflux.com La conception extensive : il serait intégré peu ou prou l’ensemble des libertés qui concerne directement l’individu en tant que personne physique. Compte tenu de l’art 66 qui déduisait la compétence du juge judiciaire. en restreignant le champ de la liberté individuelle à la seule sûreté. La liberté individuelle est en cause que dans les cas les plus graves de privation. Il semble toutefois qu’on puisse faire une distinction entre la liberté individuelle entendue strictement et la liberté d’aller et venir. Ajout de la liberté du mariage également et le droit à une vie familiale normale (décision du 13 août 1993 maîtrise de l’immigration). En 12 juillet 1979 (péage) inclusion de la liberté l’aller et venir.

L’intégration de la liberté individuelle dans le texte fondateur se fait par le biais de l’attribution de la compétence juridictionnelle (approche fonctionnelle des constituant et non matérielle). Adéquation : adaptée au but recherché. Cette liberté individuelle doit être conciliée avec la recherche des auteurs d’infraction selon la JP et la prévention d’atteinte à l’OP (décision 21 janvier 1981. sécurité et liberté). « A titre exceptionnel les auteurs de crimes très graves pour lesquelles il est établit à l’issue d’examen médicaux qu’ils présentent une particulière dangerosité avec une possibilité de récidive élevée. Liberté individuelle doit se concilier avec la recherche de l’équilibre de la SS selon le CCL. Les requérants invoquaient différents arguments. Cette décision est assez critique. Le CCL rappelle. Il y a une protection de la part du juge quand même. Toutefois le CCL va vérifier les termes de la conciliation. d’abord l’art 66 s’applique aussi bien aux nationaux qu’aux étrangers. le législateur ne doit pas dénaturer la liberté en prenant des mesures trop générales ou imprécises. Nécessaire : qu’elle soit le moyen par lequel le but puisse être réalisé. + Conciliation entre liberté individuelle et d’autres impératifs. Droit des libertés fondamentales 37 . une mesure de rétention de sûreté pourra être exécuté à la fin de leur peine ». nécessité et proportionnalité.com + Juge judiciaire apparaît comme le protecteur de la liberté individuelle.Prise de notes M1 2009-2010 3) Protection de la liberté individuelle http://zarow. Décision du CCL sur la rétention de sûreté du 21 février 2008 : priver de liberté pour une durée qui peut en pratique être illimitée des personnes considérés comme particulièrement dangereuse. Appréciation par rapport à d’autres mesures alternatives. Quelque soit le sens retenu cette liberté individuelle doit être conciliée avec d’autres principes. La liberté individuelle doit également être conciliée avec la lutte contre la fraude fiscale (29 décembre 1983). Mais le CCL a apprécié/exigé une triple condition : adéquation. Pour que cette conciliation s’opère il faut qu’il y ait une proportionnalité. Proportionnée : l’atteinte ne doit pas être hors de proportion avec le résultat recherché. la nécessaire conciliation avec les autres principes à valeur constitutionnel dont la prévention des atteintes à l’OP.kazeo. Le juge CCL vérifie que le législateur assure l’intervention rapide du juge judiciaire pour que ce dernier examine le caractère arbitraire ou non de la mesure. La liberté est réputée respectée dès lors que cette intervention judiciaire est organisée dans un délai raisonnable en offrant un contrôle raisonnable. dont le fait que l’évaluation de la dangerosité présentait trop d’incertitudes et d’imprécisions pour justifier une grave privation de liberté. Une telle reconnaissance apparaît comme une attribution de compétence mais en considérant celle-ci comme une garantie rassurante pour la liberté individuelle.

Il rattache ce respect à l’art 2 de la DDHC relatif à la liberté. Le comité consultatif pour la révision de la constitution présidé par Vedel a proposé en 1993 l’adjonction à l’art 66 d’un passage où il aurait été inscrit que chacun a droit au respect de sa vie privée et à la dignité de sa personne. le CCL a d’abord estimé que les dispositions législatives litigieuses ne portaient pas atteinte au respect de la vie privée. L’art 8 de la CESDH : ce droit est lié à la vie familiale d’un côté et d’un autre à la protection du domicile et de la correspondance. Cet art 7 est la reprise de l’art 8 de la CESDH seul le terme de communication a été substitué dans le texte communautaire au terme de correspondance figurant dans le texte conventionnel pour tenir compte des évolutions technologiques. sa naissance. Pacte international des droits civils et politiques de 1966 qui stipule à l’art 17 : « nul ne sera l’objet d’immixtion arbitraire ou illégale dans sa vie privée. ce droit est fondamentale. Celle-ci contient un titre sur les libertés dans lequel figure l’art 7 consacré précisément au respect de la vie privé et familial. Avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne le 1 er décembre 2009 il y aura la charte des droits fondamentaux qui aura force contraignante. Ce qui lui a évité en conséquence de se prononcer sur la valeur constitutionnelle. Le juge judiciaire doit alors connaître de ces systèmes de vidéo surveillance (décision de 1995). Quand il a été saisit de cette question. Décision sur la vidéo surveillance : « la méconnaissance du droit au respect de la vie privée peut être de nature à porter atteinte à la liberté individuelle.kazeo. son domicile ou sa correspondance ». Au niveau régional.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. 1) Le droit au respect de la vie privée en droit positif a) Consécration + La DUDH à l’art 12 reconnaît ce droit. ce n’est qu’en 1970 que le droit au respect de la vie privée a été en tant que tel consacré à l’art 9 c civ. sa fortune et ses fonctions a droit au respect de sa vie privée (CC 23 octobre 1990). et est protégée par l’OJ communautaire fondée sur la tradition communautaire commune des EM (CJCE 5 octobre 1994 x c/ commission). La décision du 23 juillet 1999 sur la couverture médicale universelle. Cette idée trouve trace dans le droit au respect de la vie privée. En droit interne pendant longtemps on s’est appuyé sur le code civil notamment s’agissant de la presse People. En revanche le respect de la vie privée ne figure pas dans des textes de droit interne de valeur constitutionnelle. Ce droit peut être rattaché à une acception large de la liberté individuelle. Cela a contribué à ce que le CCL quand l’occasion s’est présentée prenne partie sur la valeur constitutionnelle du respect du droit à la vie privée. le CCL clarifie le fondement du respect du droit à la vie privée. Droit des libertés fondamentales 38 . Le juge judiciaire en déduit que toute personne quelque soit son rang. sa famille.com Section 2 : La dimension traditionnelle du droit au respect de la vie privée La liberté suppose l’existence d’une sphère privée qui soit laissée hors du champ du pouvoir.

+ Différentes conceptions possibles : initialement l’idée qu’un respect est du à la vie privée signifiait l’existence d’une sphère à l’abri des ingérence du pouvoir. + JP américaine : on est passé de la préservation de l’intimité au droit à l’épanouissement de la personne. le droit pour l’individu de faire certains choix particulièrement essentiel. Est-ce que les enfants peuvent bénéficier de protection à ce titre ? On ressent l’influence de la convention des NU sur les droits de l’enfant adoptée en 1989. Choix opéré par le CCL de rattacher ce droit à la vie privée à la liberté. La seconde conception lui permet de manifester sa personnalité y compris par delà cette sphère de l’intime. constitution progressive d’une protection constitutionnelle de la personnalité. On se tourne vers un droit à l’auto détermination. Les personnes morales sont aussi considérées comme des titulaires de ce droit au respect de la vie privée : quand elles ont des droits analogues au droit de la personnalité (dénomination social. le droit français reconnaît que se dessine une sphère d’intimité de l’enfant. On arrive à un droit pour chacun de rechercher dans ses relations avec autrui les conditions de son plein et libre épanouissement.com Changement de conception. Cette conception a été réaffirmée contre le totalitarisme qui récuse cette distinction entre privé et public. Double évolution : On consacre le droit de chacun de manifester des aspects de sa personnalité à l’extérieur. b) Approche compréhensive de la notion de vie privée. Au départ c’est la protection de la sphère privée à l’intérieure de laquelle nul ne peut pénétrer. Toutefois s’agissant de l’enfant le droit au respect de la vie privée se heurte à l’autorité parentale qui est chargée de protéger les enfants et éventuellement en limitant la sphère d’intimité de l’enfant. Olivier DE SCHUTTER : il montre que ce droit au respect à la vie privée se construit en deux étapes qui se succèdent dans le temps d’abord la garantie de la vie privée a été conçue comme une garantie de la confidentialité de certaines informations ou comme la préservation autour de l’individu d’une sphère intime où il serait interdit de pénétrer. Et ne peut pas se définir non plus sur une base géographique. La 1ère conception garantie son titulaire contre toute forme d’ingérence dans la sphère d’intimité.kazeo. Arrêt de 1769 : droit au respect à la vie privée c’est le droit de garder pour soi Droit des libertés fondamentales 39 . il s’étend maintenant au droit de prendre des décisions essentielles à la conduite de l’existence. siège social) bénéficie également d’une protection au titre du droit au respect de la vie privée.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. L’idée est que la sérénité et la protection de l’intimité de sa vie doit également être assurée hors de chez soi. Le CCL a désormais adopté l’art 2 comme le fondement de la vie privée. Puis il y a eu le passage de la sphère intime à la sphère publique autrement dit de la vie privée à son respect effectif. Ainsi la protection des locaux d’une entreprise est garantie par la CC (23 mai 1995) comme par la CEDH (16 novembre 2002 Colas c/ France). + Titulaires du droit : les personnes physiques sont les premiers titulaires de ce droit. D’un autre côte la vie privée admet par delà le droit de préserver certaines informations. Pour autant la vie privée ne peut pas se définir uniquement par opposition à la vie publique.

ne pas subir d’immixtion dans la sphère privée. Le juge protège la capacité à l’auto détermination de l’individu. Droit des libertés fondamentales 40 . il serait trop restrictif de limiter la vie privée à un cercle intime et d’en écarter entièrement le monde extérieur à ce cercle ». Composantes : Le droit à la vie privée . Interprétation dynamique et évolutive de la convention. Cela peut entrer en conflit avec la première acception du droit à la vie privée. C’est la maîtrise que chacun a d’agir sur son propre destin. affirmée dès 1978 dans l’affaire TYRER (« instrument vivant »). Arrêt Pretti 25 avril 2002 sur la demande d’euthanasie : juge européen a consacré au titre de l’art 8 de la convention le droit à l’autonomie personnelle. c’est un droit de l’individu marié ou non d’être libre de toute intrusion gouvernementale dans des affaires qui affecte aussi fondamentalement une personne que la décision de porter ou de donner naissance à un enfant.com ses propres sentiments et de décider s’il veut ou non les rendre publics. Pour vérifier l’application de ces lois il y avait la vente ET l’usage qui était réprimé. Dans la décision de 1973 sur l’IVG on a cette même analyse. Puis en 1965 la cour suprême a conclue à l’inconstitutionnalité de lois étatiques réprimant l’achat et l’usage de contraceptif. le droit de vivre à l’abri des regards étrangers. Le droit au respect à la vie privée a été appréhendé par la suite comme un droit à l’auto détermination. On peut commencer à voir le changement dans un arrêt du 16 décembre 1992 NINIETZ c/ Allemagne : « il est impossible de définir la notion de vie privée de manière exhaustive. Cette seconde acception s’ajoute à la première et ne s’y substitue pas. Dans le domaine affectif champ important s’agissant des étrangers. On a aussi et a été revendiqué le droit d’extérioriser ses choix. + JP européenne : Evolution similaire au droit américain. La cour a d’abord vu dans ce droit. On est passé du droit au respect de la vie privée personnelle au droit au respect de la vie privée sociale. Droit de garder le secret sur ses préférences sexuelles également. droit pour les étrangers d’avoir des relations amicales et sociales. Droit de rechercher son plein épanouissement afin d’être autonome. Droit à la protection des liens sociaux ainsi que les liens familiaux.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. on est passé du droit à la préservation de l’intimité au droit à l’épanouissement personnel. Il ressort de cette JP que la vie privée « doit aussi englober le droit pour l’individu de nouer et développer des relations avec ses semblables ». JP de 1972 toujours à propos des contraceptifs.kazeo. faire prendre en compte ses choix par le droit (adoption par des couples homos). Le droit de conserver la confidentialité de ses données. dans cette jp la vie privée est détachée de la relation entre les époux. Cela aurait entraîné une violation du droit au respect de la vie privée. La cour fait application de cette liberté relationnelle tant dans le domaine affectif que professionnel. protection de certaines informations. On observe un changement.

. En 1977 X c/ RU. Les 1ères requêtes ont été présentées contre l’Allemagne dont la législation réprimait les rapports sexuels entre adultes consentant. En second lieu. Nouvelle législation en 1969. La commission estime la requête recevable.Il faut une proportionnalité. Ces ingérences sont strictement encadrées. Dans cet arrêt la Cour a refusé le bénéfice aux homos du respect à la vie familiale. Condamnation a de longues peines de prisons. Cela touche à des questions nationales d’où la marge d’appréciation. La commission a considéré qu’il y avait la encore atteinte au respect de la vie privée mais sur le fondement de la protection du droit des tiers. . De 1953 à 1957 rejet des requêtes.Légalité de la mesure. en cause la législation anglaise qui interdisait les rapports homos avec un partenaires de moins de 21 ans. les relations homosexuelles en Allemagne n’étaient punies que quand elles concernaient un partenaire de moins de 21 ans.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Dans l’arrêt DUDGON. En 1981 DUDGON c/ RU et Irlande du nord. En premier lieu il y a des obligations négatives. Affaire portée devant la CEDH qui a pu vérifier la compatibilité. Arrêt de 1997 X. Y et Z c/ RU. il découle de cet art 8 des obligations positives destinées à assurer l’effectivité du droit. Le principe est posée dans un arrêt du 25 janvier 2000 CEDH IGNACCOLO-ZENIDE c/ Roumanie : « chaque Etat doit se doter d’un arsenal juridique adéquat pour protéger le droit au respect de la vie privée de l’article 8 ». les Etats sont d’abord débiteurs d’obligations négatives qui consiste à prémunir l’individu des immixtions des pouvoirs publics. Mais aussi le fait que les membres du couples ait eu des enfants ensembles qui sont alors la preuve de leur engagement l’un envers l’autre. . requête déclarée recevable. En particulier Droit des libertés fondamentales 41 .kazeo. pénalisation des relations homos masculines. à l’époque la commission européenne a rejeté la requête en admettant qu’il y avait une ingérence dans la vie privée mais justifié par la protection de la santé et de la morale. Atteinte au respect de la vie privée selon la cour mais l’atteinte est fondée selon elle.com Exemple de l’homosexualité : Diane Roman « la JP en particulier européenne consacre en quelque sorte le droit de se voiler et le droit de se dévoiler. pour déterminer si une relation s’analyse en une vie familiale il convient de prendre en compte la durée de la relation et la durée de la cohabitation. Alinéa 2 de l’art 8 permet des ingérences de l’Etat dans le droit au respect de la vie privée. Ainsi dans les faits la cour admet l’existence d’une relation de famille entre une femme transsexuelle opérée assurant le rôle de partenaire masculin au sein du couple et sa conjointe laquelle avait donné naissance à un enfant par fécondation in vitro par donneur. 2) Implications du droit au respect de la vie privée Remarque préliminaire : obligations des Etats découlant de ce droit telle que consacré par l’art 8 de la CESDH. la CEDH fait un contrôle limité de la proportionnalité car les Etats ont une certaine marge de manœuvre. La prise en compte de l’homosexualité par le droit en particulier par la JP européenne est un bon exemple de la façon dont est appréhendé la notion de vie privée sous ses différences facettes ».Légitimité des buts poursuivis par la mesure nationale attentatoire. qui a été admise par la suite.

Le conseil informe la mère de l’entreprise de recherche de l’enfant. mais de façon prétorienne elle rattache le nom à l’art 8 du texte conventionnel (CEDH 22 février 1994 Burghartz c/ Suisse : le juge affirme qu’en tant que moyen d’identification personnelle et de rattachement à la famille le nom d’une personne concerne la vie privée et familiale de cette personne). En France les époux peuvent choisir désormais le nom de leur enfant avec une primauté au père à défaut de choix déclarer des parents. les Etats ont l’obligation positive de protéger les individus des immixtions dans la vie privée d’autrui. .Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Dans Droit des libertés fondamentales 42 . cela ressort de la CEDH du 13 février 2001 Odievre C/ France. elle peut demander que son nom figure dans son état civil (CEDH 20 mars 2001 Gisèle Halimi). A) Protège l’identité de la personne + Le nom : le droit au nom est consacré par de nombreux textes relatifs aux droits de l’homme. La CEDH ne consacre pas le droit au nom. Jp européenne a eu l’occasion de préciser que le changement du nom peut constituer une obligation pour les autorités nationales : . La CEDH en tient compte et considère que l’Etat a une marge d’appréciation. C’est un moyen d’identification personnelle essentiel dans les rapports aux autres. et déduction en 1992 arrêt D c/ France : le droit au nom s’étend au droit au prénom l’autorité avait l’obligation de changer le prénom de la personne sur l’état civil. Pas d’obligation positive de l’Etat pour divulguer le secret de la naissance. C’est une méconnaissance du droit à la vie privée. en particulier le pacte international des droits civils et politiques.kazeo. 2 types de conséquences : protège l’identité de la personne protège l’intimité. +L’accès aux origines personnelles : la connaissance de ses origines est vue comme une nécessité pour la construction de son identité. Réaffirmation par la cour REES c/ RU en 1986. cette autorisation peut être donné à l’origine ou ultérieurement.Quand une personne a acquis sous un nom une notoriété. La cour a considéré qu’il ne pouvait y avoir de discrimination en fonction du sexe CEDH TEKULI c/ Turquie : condamnation de la Turquie pour ne pas admettre qu’une femme marié ayant acquis avant son mariage une notoriété professionnelle sous son nom de jeune fille ne soit pas autoriser à garder ce nom alors même que le mariage n’affecte pas le nom.quand la demande de changement de nom est consécutive à une modification du genre (Commission c/ Belgique VAN HOOSTERLIJCK). Identité de la mère communiquée que si la mère a autorisé la communication. Cela participe à l’épanouissement personnel. La France a mis en place en 2002 le conseil national d’accès aux origines personnelles (CNAOP) qui est un organe indépendant chargé de rapprocher les différents intérêts en présence. Problème en raison de la législation Fr concernant l’accouchement sous X.com comme les atteintes portées sont souvent le fait de tiers. il peut donc décider des mesures propres à assurer le droit à la connaissance de ces origines.

c’est rattaché à la vie privée de façon expresse. CEDH : contraire à l’art 8 l’impossibilité d’interdiction d’effectuer un prélèvement sur le cadavre d’un père putatif de façon à réaliser le test de paternité (JAGGI c/ Suisse). Etendue de la protection du domicile : cette protection ne couvre pas le droit au logement (l’acquisition d’un logement). ainsi un bien immobilier jamais occuper par son proprio ne constitue pas le domicile de celui-ci (CC crim 30 octobre 2006). + Respect du domicile Source : en droit euro c’est expressément visé par l’art 8 de la CESDH.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow.kazeo. Dès lors on doit éviter l’acception stricte. Et ne peut se faire en outre que dans le cadre d’une action en filiation. Les perquisitions sont des fouilles du domicile que le juge judiciaire définit comme permettant la recherche d’indice destiné à établir l’existence d’une infraction ou d’en déterminer l’auteur (CC crim 29 mars 1994). décision du 27 septembre 1990 : protection de la liberté individuelle rend nécessaire l’intervention de l’autorité judiciaire quand peut être mis en cause l’inviolabilité du domicile). Elle peut être par un OPJ ou Droit des libertés fondamentales 43 . L’accès aux origines est aussi la connaissance du fonctionnement génétique (test) et notamment les tests de paternité. Pourtant cette protection est très ancienne (CCL décision 29 décembre 1983 sur la perquisition fiscale : « atteinte à la liberté individuelle ». Le local pro ou cial est également compris comme un domicile (CEDH 16 décembre 1992). mais également les dépendances/caravanes (CEDH CHAPMAN). Dans quelle mesure la notification du genre doit être prise en compte pour respecter l’identité de la personne ? CEDH D c/ France 25 mars 1992 : le refus opposé à une personne déclarée de sexe masculin à l’Etat civil de modifier son acte de naissance est contraire à l’art 8. perquisitions sont des ingérences donc. + Rectification de l’état civil : le sexe fait aussi parti de l’identité. Depuis la loi bioéthique de 2004 sont interdit les tests post mortem. L’inviolabilité du domicile interdit les ingérences. Chapman : « la fourniture d’un domicile est une question politique et non judiciaire. Notion de domicile : acception large de la notion. La CC a modifié sa JP le 11 décembre 1992 : « le principe du respect du à la vie privée justifie que sont état civil indique le sexe dont la personne a l’apparence ». les résidences principales mais également les résidences secondaires (« Lieu ou la personne à le droit de se dire chez elle » selon la CC 1963).com l’hypothèse d’une rencontre entre la mère bio et l’enfant le CNAOP joue la encore un rôle d’intermédiaire. Pourtant en France la réalisation d’un tel test est soumise à l’accord de l’intéressé. En revanche le CCL rattache cette protection à la liberté individuelle cela est du à l’absence de fondement à valeur constitutionnelle de la vie privée en France. Néanmoins pour être protéger le domicile doit faire l’objet d’une forme d’occupation. B) Protège l’intimité Multiples déclinaisons. Les véhicules sont considérés comme étant un domicile. sont donc incluses dans cette notion. Le droit au respect de la vie privée implique l’inviolabilité du domicile. ce qui est protégé c’est l’intimité de la personne.

car il ressort qu’outre la limitation de Droit des libertés fondamentales 44 . Protection des opinions privées plus globalement. Les protections organisées en ordre bénéficient aussi de sécurités particulières avec la présence d’un représentant de l’ordre qui est exigée. et élargies par la loi Perben II. le juge européen a considéré que la pratique des écoutes était dépourvue de bases légales au sens de l’art 8al2 en France. est exigé en général la présence de la personne dont le domicile est perquisitionné. Cela apparaît pendant la révolution française en réaction à l’arbitraire royal et son cabinet noir qui surveillait les correspondances privées. Au sein des entreprises de presse c’est le secret des sources qui garantit particulières.kazeo. L’art 8 consacre le respect de la correspondance ce qui n’est pas le cas du droit interne au niveau constitutionnel. La cour a sanctionnée l’Etat qui ne procédait pas aux mesures nécessaires pour mettre fin à l’occupation illégale d’un domicile (26 février 2004 SUJETIC C/ Croatie). Depuis cette loi les écoutes judiciaires sont très encadrés puisque elles doivent être ordonnée par un juge d’instruction par le biais d’une décision écrite et motivée seulement en matière criminelle ou correctionnelle quand la peine encourue est supérieure à 2 ans. Les communications téléphoniques. il y a les écoutes judiciaires dans le cadre de procédure pénale. + Garantie spécifique du fait du secret entourant certaines professions. Selon une partie de la doctrine malgré cette réforme la conformité au droit euro n’est pas total. En 1810 le code pénal interdit toute ouverture des lettres confiées au service postal. En dehors de ces cas l’ingérence doit être prévue par une loi au sens du droit européen. Depuis la loi PERBEN 2 les écoutes peuvent être demandées par le juge des libertés. Sont prohibés de principe les perquisitions de nuits. ainsi perquisition dans un cabinet d’avocat ou de son domicile exige la présence d’un magistrat et du bâtonnier. durée maxi de 4 mois et un PV doit être tenu. CCL admis sous réserves l’extension des perquisitions de nuits. un texte clair et précis. Au titre des buts légitimes les écoutes judiciaires et administratives sont admises en raison de leur finalité. Loi du 10 juillet 1991 en France pour les écoutes judiciaires et administratives.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. il y a les écoutes sauvages qui sont le fait de particulier (art 226-15). Exceptions possibles. on trouve aussi les écoutes administratives destinées à assurer la sécurité de l’Etat. Art 226-15 CP interdit l’interception des correspondances aussi bien par les particuliers que par des agents publique. + Secret de la correspondance : correspondance écrite/téléphonique/électronique.com un juge. Arrêt de 1789 le secret des lettre doit être constamment respecté. France condamné en 1990 par la CEDH dans les affaires KRUSSLIN et HUWIG. Ce dernier peut s’opposer à la saisie de certains documents tels que la correspondance. La CEDH admet des dérogations au secret des communications mais il faut qu’il y ait un but légitime. il fallait « un risque immédiat de disparition de preuve » doit s’entendre comme ne permettant pas au juge d’instruction d’autoriser une perquisition de nuit dès lors que celle-ci pourrait être réalisée dans d’autres circonstances. + Impossibilité d’accès au domicile : CEDH constate la violation de la convention du fait de l’interdiction opposée à des propriétaires d’habiter dans leur maison. Au motif qu’il convenait de fournir un logement aux personnes ayants des liens étroits avec l’île concernée.

Mais le plus souvent il s’agit de la protection d’un bien immobilier. Dès lors la publication de l’image est soumise au consentement de la personne. Toutefois la possibilité de correspondre doit être conciliée avec les impératifs de sécurité. Droit français pose le principe de liberté de correspondance des détenus.kazeo. Cela ne réduit pas à néant la protection. on protège au titre du droit de propriété et non à la vie privée. A la suite de la recommandation le 1 er ministre peut maintenir sa décision. la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité. Désormais elles ne sont admises qu’à titre exceptionnel. Cette AAI doit veiller au respect de la loi. Le fait qu’une personne bénéficie d’une notoriété n’implique pas la renonciation à ce droit .com durée. Les écoutes administratives ont pour objet la recherche de renseignement pour la sécu nationale et la prévention du terrorisme. Mais elle admet également la possibilité de restriction par le biais d’un contrôle effectué sur ces correspondances (SILVER c/ RU). + Protection de l’image : L’image du domicile. Correspondance des détenus : CEDH insiste sur la particulière importance de la correspondance dans le milieu carcéral. c'est-à-dire sous plis ouvert afin de permette le contrôle. Droit des libertés fondamentales 45 . vise à permettre la prévention de l’atteinte au droit à la vie privée notamment l’empêchement de la publication. commission de 3 membres : un désigné par le président. la limitation aux infractions les plus graves outre l’exigence d’un PV le juge européen exige également la désignation de la personne qui fait l’objet des écoutes. cette autorisation doit venir du 1er ministre de manière écrite et motivée. juste une recherche de conciliation. L’image d’une personne est le reflet de son intimité. Cette correspondance n’est pas couverte par le secret.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. un député et un sénateur chacun désignés par les présidents de leurs chambre. S’agissant d’une personne connue le juge cherche l’équilibre entre la protection du droit à l’image et le droit éventuel à l’info du public. Ainsi il y a une vraie protection en droit interne. Présomption d’urgence s’agissant du délit de presse (CC 1ère 12 décembre 2000). ils peuvent écrirent et recevoir des courriers de la part des personnes de leur choix. CEDH VON HANNOVER 24 juin 2004. Procédure d’urgence est possible des fois (code civil). est elle protégée également ? Oui au moins concernant l’intérieur du domicile (CC 7 novembre 2006). AAI existe. et se montre compréhensive car elle juge que la seule constatation de l’atteinte au respect du à la vie privée et à l’image par voie de presse caractérise l’urgence et ouvre donc droit à réparation. Compte tenu de ce droit la publication de l’image est soumise au consentement de la personne y compris lorsque cette image est prise dans un lieu public. à ce titre elle bénéficie d’une protection (CC 1958 : reproduction des traits d’une actrice défunte porte atteinte à son intimité). La CC s’éloigne du texte du code civil. Cour considère qu’en l’espèce l’objectif poursuivi par ces restrictions était le maintien de l’ordre en prison comme un objectif légitime. Seul le juge peut restreindre ce droit pour des raisons de sécurité. En examinant la conformité elle peut rendre une recommandation. La protection est néanmoins moindre quand la personne est prise en photo dans un lieu public car là son intimité est moins grandement mise en cause.

Question sur la régularité posée au juge. Ces limitations à ces libertés doivent être précises et valables.kazeo. Interdiction si la publicité porte atteinte à la dignité humaine. La cour considère qu’il n’y avait pas de disproportion entre les exigences de l’employeur et la liberté de se vêtir. Question du droit de se vêtir et de se coiffer comme il veut. licenciement d’une assistante comptable justifié dès lors qu’elle était venue porteuse d’un chemisier transparent sur une poitrine nue. CA de Nancy. à propos du classement des personnalités les plus riches d’un journal (CC 20 novembre 1990). CC social 28 mai 2003.com Protection de l’image par les héritiers : exemple du cas du préfet Erignac CC 20 décembre 2000 : les héritiers peuvent solliciter l’interdiction de publier des photos d’un corps. Moyens repose sur une liberté fondamentale et qu’il y avait discrimination. Désormais l’art L120-2 c du W qui sert de base légale à l’appréciation du juge. la gestion du personnel (fichage etc. la coiffure…sont des attributs de la liberté individuelle ». tenues. le supérieur lui demande de mettre un pantalon mais il s’obstine d’où un licenciement. Cela considérait majoritairement les femmes.). maquillage.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. + La tenue vestimentaires : nombreux contentieux. Restrictions possibles en particulier dans le règlement intérieur qui est contrôlé. employé qui allait en bermuda au travail. + Le secret relativisé du patrimoine : On rattachait le secret du patrimoine au droit au respect de la vie privée. Au-delà des hommes politiques la CC a pu considérer par exemple que le respect du à la vie privée n’était pas atteint par la publication de renseignement patrimoniaux. Dans les cas où l’employeur restreint le juge vérifiera s’il y a des motifs.). La CEDH a jugé dans une affaire que la publication de doc relatifs au patrimoine d’une personnalité public s’inscrit dans le cadre du débat public (FRESSOZ 19 janvier 1999). Droit des libertés fondamentales 46 . Le salarié est en principe libre de sa tenue car cela relève de la vie privée mais la limite est le lien avec la clientèle et avec ses collègues. excentricité de coiffures. Mais il apparaît que ce secret est fortement relativisé dans le droit positif français au moins s’agissant des hommes politiques. « Le choix de l’habillement. CA de Poitiers 1973 a estimé qu’un chirurgien dentiste ne pouvait pas légalement licencié son assistante au motif que « sa coiffure était jugée trop vaporeuse » son maquillage « trop soutenu » et sa monture de lunette « trop volumineuse ». Le juge a estimé la liberté de se vêtir à sa guise et une liberté mais une liberté fondamentale. l’exercice de la progression également (obligation de se vêtir d’une manière etc. C) Le cas du salarié Les menaces interviennent à plusieurs stades : au moment de l’embauche (questionnaire). Certains comportements extérieurs du salarié sont parfois pris en compte. Par exemple il a été jugé que la clause imposant aux personnes des ambulances le port de la cravate était injustifié. 1) protection de l’identité Droit d’être soi même.

L’intérêt de l’entreprise peut légitimer un droit au regard de l’employeur sur sa vie familiale. CC : salarié ne peut être tenu de travailler à son domicile ou même d’y installer des dossiers ou des instruments de travail. Le CE jugeait au contraire que l’employeur ne pouvait contrôlé notamment les vestiaires et armoires individuelles que pour des nécessités d’hygiène ou de sécurité et en présence du salarié. Les juges vont être plus compréhensif quand l’activité de l’entreprise justifie ces fouilles. jusqu’en 87 divergence entre CC et administratif.Le salarié doit être averti de son droit de s’opposer à la fouille et la possibilité d’exiger la présente d’un témoin. Il en va toutefois autrement si le comportement extra pro est de nature à rejaillir négativement sur l’entreprise. Une telle clause ne peut être justifiée eu égard à l’atteinte au droit des personnes que s’agissant des salariés occupés à l’exécution de certains travaux ou à la conduite de certaines machines.com + Comportement du salarié : Riverot en 1979 interdiction de chanter et de siffler dans certains règlements selon lui. ses relations.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Certains actes répréhensibles peuvent constituer un motif valable de licenciement dès lors qu’il discrédite l’entreprise auprès du public.En cas de nécessité : par exemple constatation de disparition de certains objets. Droit pour le salarié de mener sa vie extra professionnelle comme il l’entend.La fouille doit respecter l’intimité et la dignité de la personne. CC 9 avril 1987. L’expression d’opinions politiques/religieuses dans une conversation privée au travail. . CC ne posait presque aucune limite aux pouvoirs de l’employeur. 2) protection de l’intimité du salarié Fouilles et alcotest. S’agissant de la fouille corporelle ou des vestiaires. Mesure l’incidence de cette vie extra pro du salarié sur le déroulement de sa vie pro. ou risque particulier de vol. La JP du CE et les lois Auroux ont mis fin à ce type d’abus. Ce contrôle est exorbitant du droit commun. est une liberté qui ne doit pas être entravée par l’employeur. Aujourd’hui est illégal la disposition du règlement qui prohiberait toute conversation étrangère au service car une telle prescription excède les suggestions que l’employeur peut éditer en vue d’assurer le bon ordre et la discipline dans l’entreprise ainsi que la bonne exécution des travaux. Un licenciement ou une sanction disciplinaire qui serait motivée par le comportement extra pro du salarié sont en règle général qualifié d’abusifs. Droit des libertés fondamentales 47 . ch sociale a estimée que le cadre d’un grand magasin était en droit de refuser un contrôle effectué à la sortie de son travail sur son véhicule. il donnait à l’employeur des prérogatives supérieures à celles que la loi confère à un officier de PJ. La pratique des alcotests s’est également posée dans le monde de l’entreprise. . Il y a 3 conditions pour que les fouilles prévues dans le règlement soient légales : . L’employeur ne peut se faire juge de la moralité de son personnel.kazeo. ses fréquentations. En principe la vie privée du salarié doit être à l’abri des immixtions de l’employeur.

par exemple recommandation de 1991.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. CC casse l’arrêt en estimant que le licenciement est abusif dès lors que le comportement de l’intéressé n’a pas créé un trouble caractérisé dans l’entreprise. CC : L’orientation sexuelle est un élément de la vie privée. On donne à ce droit à un environnement sain une assise juridique par le biais de l’art 8 de la CEDH.com CC 1992 : liberté de consommer du salarié. Réforme constitutionnelle intègre la charte environnementale. en effet les deux organes chargés de veiller à l’application de ces deux textes. Liberté d’opinion au sens large (religieuse. + Construction prétorienne : La cour a établit à partir des 90’s le lien entre préoccupation sanitaire et environnementale. Section 3 : le droit au respect de la vie privée face aux nouveaux défis 1) Du droit au domicile au droit de vivre dans un environnement sain. Il a été parallèlement déduis de la charte sociale et de la convention européenne. il est libre de consommer les produits de son choix. toutefois le salarié doit faire preuve de mesure dans les critiques dirigées contre son entreprise/ses dirigeants. FMDH 6 décembre 2006 : comité s’est fondé sur le lien croissant entre la protection de la santé et la garantie d’un environnement sain et interprète en conséquence l’art 11 de la charte sociale. CC précise que l’interdiction de licencier un salarié en raison de ses opinions politiques ou ses convictions religieuses ne trouvent pas à s’appliquer quand le salarié est engagé pour accomplir une tache impliquant une communion de pensé. Comité des droits sociaux et la CEDH ont tous deux établis le lien entre santé et environnement. Droit à un environnement sain et écologiquement équilibré dont la qualité permet à l’individu de vivre dans la dignité et le bien être. Droit des libertés fondamentales 48 .. adapté en France de manière tardive s’agissant de l’environnement des textes.kazeo. A/ Construction d’un droit de vivre dans un environnement sain basé sur l’art 8 de la CESDH. exception : entreprises de tendances qui défendent une doctrine ou une éthique. + Silence des textes : ce droit n’était pas à l’origine mentionné dans les déclarations de droit. face à cette situation la CA de paris a considéré que le licenciement était licite au motif que la bon exécution des fonctions lui revenant requérait que l’attitude extérieure du salarié corresponde aux dispositions intérieures de l’église. CC : clauses de non mariage sont en principes illicites sauf dans des cas exceptionnelles où il y aurait une exception. Affaires des nuisances sonores des aéroports londoniens. émergence récente en Europe en écho aux préoccupations écologiques croissante.) est en principe hors champ. JP euro. Cependant une affaire de licenciement d’un homosexuel. La liberté d’expression est en principe entière pour les salariés quand ils sont en dehors de l’entreprise. D’abord divers instruments incitatifs élaborés dans le conseil de l’Europe. politique. discrimination sur ce motif rejetée.

kazeo. La JP favorise l’article 8 sans oublier les apports de l’article 2. Obligation de protection s’étendent à l’information. CEDH Tatar 5 juillet 2007 : fusionne les analyses environnementale de la cour fondés sur les 2 articles. Il y a une protection par ricochet par l’art 8 et 2. Définition du domicile : Espace physique déterminé ou se développe la vie privée et familiale. B/ Implication des droits découverts. CEDH Powell 21/02/1990. CEDH Lopez Ostra c/ Espagne 1994: acte de naissance de l’entrée des considérations environnementale dans le domaine de la convention via l’art 8 : « atteintes graves à l’environnement affecte le bien être d’une personne privée et la prive de la jouissance de son domicile de manière à nuire à sa vie privée et familiale ». Grâce à l’art 8 Grâce au volet sur le domicile et le respect à la vie privée et familiale.com Commission puis la CEDH ont admis que la vie privée et la vie familiale (domicile des riverains) pouvaient être affecté par ces nuisances. Droit au respect du domicile comprend outre le droit à un espace physique le droit à la jouissance de ce lieu en toute tranquillité à l’abri des atteintes corporelles/incorporelles et matérielles/immatérielles. reconnaît un droit positif à l’environnement et la cour privilégie la protection du domicile comme fondement de ce droit à une vie dans un environnement sain. Droit des libertés fondamentales 49 . Obligation négative et positive pour les Etats : ne pas porter atteinte à l’environnement mais doivent prendre des mesures pour protéger l’environnement en conséquence la passivité doit être sanctionnée. + Droits protégés JP de plus en plus compréhensive pour l’intégration des préoccupations environnementales. CEDH Guerra 1998 : double référence à nouveau mais inflexion. Etat doit prendre toutes les mesures nécessaires à la protection de la vie  cette obligation vaut pour toutes les activités susceptibles de mettre la vie en péril en particulier pour les activités industrielles dangereuses par nature comme l’exploitation des sites de stockage de déchets (CEDH ONERYILDIZ 2004). CEDH Taskin 2004 : juge a admis que la simple crainte des requérants concernant l’effet dangereux d’une activité sur l’environnement est couvert par l’article 8. JP Lopez : la cour évoque ces deux références. Grâce à l’art 2 Source d’obligation pour les Etats en matière environnementale. Le droit à la vie oblige l’Etat à ne pas mettre en danger la vie des individus. Sudre : Il y a une véritable construction du droit de vivre dans un environnement sain. La cour reprend la JP sur l’obligation positive.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow.

CEDH Giacomelli 2006. 2) Vie privée et nouvelles technologies (NT) NT sont des sources de progrès potentiels à divers titres en particulier car moyen plus performant de garantir la sécurité de l’individu. Violation dans ce cas car il y a passivité. + Etendue de la protection Il faut un certain seuil de gravité. Ce droit ne figure pas dans un instrument de consécration de droit post WW2. Ainsi au niveau international la réception de cette prise de conscience a pris des voies diverses. En effet la loi du 1Er mars 2005 intègre charte de l’environnement dans la constitution. dont dépend la qualité de leur vie/santé. La cour exerce donc un contrôle réduit. CEDH KYRTATOS : cour conditionne la protection de la convention à un niveau important de violation. mais quand une personne souffre directement et gravement d’une atteinte. S’agissant de l’Europe : comité européen des droits sociaux a reconnu un droit à un environnement sain toute comme la CEDH. Il y a un lien entre le comportement de l’Etat et le rejet du polluant.com Dimension procédurale : le processus de prise de décision doit comporter la réalisation d’une enquête et d’une étude pour connaître le point de vue des intéressés. Droit des libertés fondamentales 50 . une question se pose sous l’angle de l’article 8. Pas de prise en compte des intérêts de la population riveraine. Ces études et enquêtes doivent être accessibles au public (Taskin). il n’y a même pas eu des contrôles ou des sanctions contre l’aciérie. Conclusion : Droit à l’environnement est parfois qualifié de droit de 3 ème génération car il vise les générations futures. La cour estime que la question environnementale relève de la politique  grande marge d’appréciation aux Etats. L’équilibre est donc rompu. L’environnement est une condition du respect de nombreux droits de l’homme dont le droit à la santé et le droit à la vie. CEDH Gomez : pas de droit à un environnement sain express. Instruments récents tiennent comptent de la question environnementale. Avis consultatif du 8 juillet 1996 de la CIJ : environnement n’est pas une abstraction mais l’espace où vive les êtres humains. Sur le plan national cette adaptation du droit a pris la voie de la révision constitutionnelle.kazeo. Le bien être économique du pays est le but légitime. Mais la cour fait un contrôle de proportionnalité gouvernement n’a pas eu la diligence voulue.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. sanction seulement des atteintes manifeste. Au niveau régional c’est semblable. L’art 8§2 et §A permet il des ingérences ? Atteintes environnementales sont elle des ingérences ? CEDH Fadeieva : violation car carence de l’Etat qui n’a pas pris de mesure pour éloigner les populations à proximité.

Conseil de l’Europe : convention sur protection des personnes (1981) à l’égard du traitement automatique des données personnelles. Il y a une multiplication des fichiers permettant le suivi personnel et continu des individus. Fichiers de données personnelles : ensemble structuré et stable accessible selon des critères déterminés.kazeo. 1) Droit positif + Cadre juridique : conscience du risque assez tôt par le législateur. Loi de 2004 distingue les données personnelles et les données neutres (distinction imposée par la directive). Les NT rendent cette surveillance peu visible et indolore. -Données neutres : collecte possible sous réserve de garantie des droits de la personne fichée. -Données sensibles : origine raciale/ethnique. Allègement quand les données sont anonymisées. Aujourd’hui cette loi encadre la constitution d’un tel fichier.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Droit des libertés fondamentales 51 . par exemple les fichiers de polices (45 en 2008). Information sur l’objet du traitement. Donnée personnelle : information relative à une personne identifiée ou identifiable directement ou indirectement. A/ Les fichiers informatiques Risques accrus par l’informatique avec possibilité de stockage et interconnexion des fichiers. appartenance à un syndicat. Collecte de ces données est interdite  obstacle à l’établissement de statistiques ethniques toutefois la loi prévoit des exceptions en particulier en raison de l’intérêt public sur avis de la CNIL par décret du conseil d’Etat dans le domaine de la loi sécurité nationale et la défense. L’avis peut être demandée pour les fichiers sur la sûreté et le secret défense mais aussi pour la prévention. Il est intervenu par la loi du 6 janvier 1978 pour encadrer l’utilisation informatique de données personnelles. les NT font apparaître une évolution : dimension sécuritaire s’est accrue dans la société contemporaine. Pour la constitution des fichiers : cela peut aller de la déclaration auprès d’elle à la demande d’autorisation. et les risques encourus en cas de refus de réponse. Au niveau communautaire il y a eu la directive du 24 octobre 1995 : transposée en France avec la loi du 6 juin 2004. orientation sexuelle ou même la santé. opinion politique/philosophique/religieuse. Loi de 1978 a créée la CNIL qui a plusieurs rôles. La surveillance n’est pas nouvelle. Droit à la l’information au moment de la collecte.com Mais l’inconvénient c’est que ces instruments de surveillance des individus peuvent constituer des menaces à la liberté. Préciser le caractère obligatoire ou facultatif de la réponse.

Beaucoup estiment que le cadre juridique est suffisant mais que la qualité du contrôle est relative en raison du manque de moyens. La CNIL a rendu un rapport en 2009 qui proposait de constitutionnaliser le droit à la protection des données personnelles. Elle peut saisir le juge des référés en cas d’urgence. Fichier Edwige crée en 2008 puis retiré suite à un mouvement faisant valoir le risque que ce fichier faisait courir aux libertés individuelles. 2 fichiers ont été mis en place en octobre 2009. La CNIL est composé de 17 membres désignés pour 5 ans et elle a un pouvoir de sanction réduit à des avertissements et des mises en demeure. Car on va trouver aussi des infos sur l’origine Droit des libertés fondamentales 52 . De sorte qu’aujourd’hui ces moyens sont largement insuffisants. Ces données doivent être traitées loyalement. chargé de veiller à la bonne application de la loi et à la protection de la vie privée et les libertés face aux dangers potentiels de l’informatique. De plus ce fichier permettait le fichage des mineurs dès l’âge de 13 ans sans qu’aucune infraction n’ait été commise par les mineurs mais sur la base d’une dangerosité présumée. Le problème est qu’elle a vue son activité s’accroitre considérablement. Au niveau national. La Charte des droits fondamentaux au niveau de l’UE prend conscience de l’impact des nouvelles technologies sur les libertés. il y a une augmentation de 1534 % des contrôles durant les 4 dernières années à mesure que se sont développés les usages de l’informatique mais les moyens n’ont pas suivis l’accroissement de son rôle.com - Droit d’accès : droit d’interroger le responsable du fichier pour obtenir communication des données nous concernant. Dans certains aspects ces fichiers vont plus loin qu’Edwige.Prise de notes M1 2009-2010 - http://zarow. 15 propositions ont été formulées pour remédier à cette carence : la responsabilisation du citoyen c'est à dire à le sensibiliser au danger. la CNIL. C’est le principe de la protection des données personnelles qui est posé. Un groupe de travail du Sénat a également considéré dans un rapport de mai 2009 que la réalité d’internet rendait le droit actuel insuffisamment protecteur pour les données personnelles. le renforcement des moyens de la CNIL.kazeo. 2) Insuffisance de la procédure mise en place. Les mineurs peuvent y figurer de même que les militants. La loi de 1978 a crée une autorité administrative indépendante. cela varie avec l’objet du fichier. Droit de rectification : modification/compléter ou effacer les infos en cas d’erreur. Fichiers Edwige et Christina crées par décret. syndicaux et politiques. Il permettait en effet le fichage de militants associations. Accès peut être indirect. ils visent la petite et la moyenne délinquance. Le consentement de la personne est demandé et cette personne a un droit d’accès sur les données collectées et un droit de rectification. les propositions sont nombreuses. l’amélioration du cadre juridique. Droit d’opposition : motif légitime mais dans certains fichiers ce n’est pas possible. 3) Quelques exemples de fichiers.

CCNE a rendu un avis en mai 2007 : risque de la généralisation de la biométrie et insuffisance des contrôles dans ce domaine. Les traces laissées par l’internaute à son issu deviennent des sources de renseignements indépendamment du fichier. retour au régime normal. Fichiers de gestion du personnel : dès recrutement le salarié a un dossier comportant les étapes de sa relation à l’entreprise.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Il permettra accessoirement d’assurer la traçabilité des médicaments. La loi du 18 mars 2003 a élargie le champ aux simples délits et permet de ficher les suspects. La finalité est la santé publique c'est à dire éviter les interactions médicamenteuses. L’essor d’internet accroît les risques. Il permettra en outre de diffuser des alertes sanitaires. Le refus de se soumettre au prélèvement est une infraction. Changement de position de la CNIL : il faut à nouveau une déclaration. source de danger pour la liberté puisque ces sont des infos sur les lieux de résidences. La durée d’inscription à ce fichier est de 30 ans. Ces traces peuvent même servir à dresser un profil de la personne. Usage large aux USA. La pratique des badges permet de connaître le temps de travail voire même les dépenses de restauration. Définition de biométrie : technique d’identification fondée sur les spécificités biologiques voire comportementale des individus. CCL en raison des garanties fournies et la gravité des infractions concernées. ce sont des sources exploitables.com géographique. Des lois ultérieures ont étendu son champ d’application. La CNIL a mis l’accent sur la procédure du consentement. mais aussi le taux dé récidive a estimé que la loi assure l’équilibre entre respect de la vie privée et maintien de l’OP (2 mars 2004). Droit des libertés fondamentales 53 . il doit être remise une notice d’information sur le dossier précisant que le refus est sans incidence sur le remboursement des prescriptions. Ce qui pose problème aujourd’hui c’est la multiplication des fichiers et des croisements qui s’y opèrent. même si fichier est peu sensible (fiche de paye). Le dossier pharmaceutique a été autorisé par la CNIL en décembre 2008. Réduire l’identité a ces données biologiques participe à l’instrumentalisation du corps. Il permet aux pharmaciens d’avoir accès à l’historique des médicaments qui ont été prescrits ou délivrés. mais aussi au niveau de la dignité humaine car importance donnée participe à la nouvelle définition de l’homme (autour des données bio). Les données sont conservées 40 ans pour les personnes définitivement condamnées et pour les personnes mises en cause est de 25 ans. Loi Perben II de 2004 autorise la création d’un fichier automatisé des auteurs d’infractions sexuelles sortis de prison et qui ont l’obligation de pointer au commissariat. Il faut une autorisation de la CNIL.kazeo. Comité insiste sur les risques pour la vie privée. Il y a une capacité illimitée de stockage. quartiers. FNAEG (fichier national automatisé des empreintes génétiques) : ce fichier recueille l’identité génétique de toute personne mise en cause dans une enquête. Il a été mis en place par une loi de 1998 et concernait les personnes impliquées dans les infractions à caractère sexuel. voire l’origine ethnique. Nombreuses application de la biométrie également où la détermination de l’identité de la personne est nécessaire.

Désormais la vidéo surveillance est permise dans les lieux ouverts au public c'est à dire sur la voie publique mais aussi sur les lieux privés ouverts au public. de sorte qu’il devient transparent et que son espace privé se réduit. de nombreuses villes s’équipent de caméras en général après avoir effectué des études de victimisation. Le cadre juridique a été posé par la loi du 28 janvier 1995 (loi d’orientation sur la sécurité) qui autorise la pratique de la vidéo surveillance. elle pouvait concerner les espaces publiques potentiellement dangereux et également les espaces privées. localisé par GPS. Au niveau européen. L’Angleterre compte près de 4 millions de caméras installées.le public doit être informé de la mise en place d’une vidéo surveillance. 2007. Depuis 2001. 1) La vidéo surveillance + En général Il faut souligner l’important développement de cette vidéo surveillance. Droit des libertés fondamentales 54 . Des précautions sont imposées du fait du droit au respect de la vie privée : . en utilisant un système de prise de vue mais sans enregistrer les données visuelles recueillies ne constitue pas une ingérence dans la vie privée de l’individu (Ligue des droits de l’homme contre Belgique). dans la rue. il peut en outre avoir accès aux enregistrements le concernant.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Il en va autrement précise la Cour lorsque le procédé utilisé permet l’enregistrement des données (Teck c/ Royaume Uni.com B/ La surveillance L’individu est surveillé sur internet. Cela a pour conséquence que les personnes privées puissent être autorisées à filmer la voie publique autour de leurs installations privées en vue de protéger ces installations d’actes de terrorisme. la Commission européenne a considéré en 1998 que le fait de surveiller les actes d’un individu dans un lieu public dans le but de garantir la sécurité. identifié par des procédés biométriques. Le maire de Paris a annoncé sa volonté de mettre en place une telle vidéo surveillance.kazeo. création de la Commission nationale de vidéo surveillance qui rend des avis au ministre de l’intérieur à propos des évolutions techniques et à propos des conditions d’utilisation de la vidéo surveillance. La mise en place de caméras suppose une autorisation préfectorale et nécessite en outre l’avis de la commission départementale. cette pratique de la vidéo surveillance a été reconsidérée dans l’optique de la lutte anti-terroriste et son champ a été étendu par la loi du 23 janvier 2006 relative à la lutte contre le terrorisme. 2003) Au niveau national on distingue avant et après le 11 septembre 2001. Avant la vidéo surveillance était perçue comme un instrument au service d’une plus grande sécurité.

Le problème d’internet est la délimitation de ce qui relève du domaine privé et du domaine public. Dans un espace public on applique la liberté d’expression et la liberté de la presse . S’agissant des mails. 2) La surveillance indirecte de l’internaute Par cette pratique. Toutefois. Dès lors les rapports entre internet et la liberté sont devenus ambivalents. alors il s’agit d’un cercle restreint et le message restera un message privé. une jurisprudence du 31 janvier 2001 de la Cour de Cassation qui limite le champ d’application de cette obligation d’information du Comité d’entreprise puisque selon elle l’employeur est libre de mettre en place des procédés de surveillance dans les entrepôts ou d’autres locaux de rangement c'est à dire des locaux où les salariés ne travaillent pas en se fondant sur le fait que l’activité des salariés n’est pas enregistrée. Facebook : espace privé ? Espace public ? Les informations relèvent de l’espace public. Les conséquences attachées à l’espace public ou privée sont importantes.la surveillance dans les lieux publics ne doit pas permettre de voir l’intérieur des immeubles.com . S’il y a plusieurs destinataires. A contrario. internet a d’abord été vue comme un grand espace de liberté mais il a été investi par le marché via les sources de profit et par les Etats. Cet arrêt est à l’origine de la loi de 1992 qui oblige l’employeur à informer et consulter le Comité d’entreprise pour toute décision de mise en œuvre de technique permettant le contrôle de l’activité des salariés. on applique le secret des correspondances. + Dans l’entreprise. les spam appartiennent à l’espace public.la destruction des données enregistrées doit avoir lieu dans un délai d’1 mois sauf enquête ou information judiciaire. S’agissant de la vie privée. mais la Cour a précisé que l’enregistrement d’images ou de paroles quelqu’en soit les motifs. + Risques généraux. Les blogs relèvent aussi de l’espace public. le juge va recourir à la notion de communauté d’intérêt. la surveillance est rendu possible . Une directive du 12 juillet 2002. Droit des libertés fondamentales 55 . à l’insu des salariés. dans un espace privé. constitue un mode de preuve illicite. vie privée et communication électronique. y a-t-il communauté d’intérêt entre les différents destinataires ? Si oui. relèvent-ils de l’espace privée ou de l’espace public ? Correspondance ? Sont considérés comme relevant de l’espace privée les courriels adressés à des personnes dénommées. la Cour de Cassation a eu l’occasion de préciser que l’employeur a le droit de surveiller l’activité de ses salariés pendant le temps de travail.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow.kazeo. Au début des années 1990. internet comporte des risques pour l’individu. . précise que les Etats membres de l’Union doivent garantir la confidentialité des communications via internet mais aussi le stockage des informations.

-Besoins de sécurité. Il y a une trace sur le contenu de la communication. Le contentieux à trait au régime de la preuve s’agissant des mails des salariés. Le contrôle peut être recherché. et dans une entreprise il va exister des outils techniques qui ont pour objet la surveillance du réseau informatique.kazeo. à quelle heure et pendant combien de temps. S’agissant des mails. discussion collective. « Même au temps et au lieu de travail le salarié à droit au respect de l’intimité de sa vie privée qui inclus en Droit des libertés fondamentales 56 . Le pare feu est destiné à protéger un réseau contre des attaques externes. Permet de savoir qui est connecté à quel site. Rapport en 2001 de la CNIL sur la cyber surveillance : des limites doivent être imposés aux pouvoirs de direction de l’entreprise en matière de contrôle et de surveillance des salariés. d’une part les traces laissées par l’internautes lors de la navigation et d’autre part la question du statut des mails envoyés par le salarié. proportionnalité. En effet l’informatique ne peut fonctionner sans trace. CC soc 2 octobre 2001 NIKON. La question de fond porte sur le secret des correspondances. alors que la CC casse l’arrêt en se fondant sur l’art 9 du c civ et sur l’art 8 de la CEDH. On peut là encore reconstituer les profils des individus. mais aussi dans la progression de la carrière du salarié. Le but est de surveiller le fonctionnement du réseau (raisons techniques). CA confirme la légalité du licenciement. Les entreprises semblent faire appel de plus en plus à internet et aux réseaux sociaux notamment pour l’embauche des candidats. Le secret est la règle. Pour preuve la direction à exhiber les fichiers contenu dans le « dossier personnel » créé. elle peut le faire de manières différentes par exemple via les réseaux sociaux. selon juge il faut permettre l’accès hors du temps de travail. cela ne justifie pas pour autant une surveillance systématique des outils de communication. …). Multiplication de JP sur l’interdiction totale d’utiliser la messagerie sur le lieu de travail. De même pour un système mis en place sans déclaration auprès de la CNIL. sont ainsi récusées les preuves rapportées par un dispositif de contrôle mis en place à l’insu du salarié. 3 principes à respecter : transparence. + Risques pour les salariés.com Se pose aussi la question des traces que l’internaute laisse et le fait qu’un moteur de recherche conserve l’empreinte de l’usager. un ingénieur avait été licencié pour faute grave car il passait son temps à gérer ses propres affaires et utilisait pour cela les outils informatiques pro mis à sa disposition par son employeur. -Restreindre par un filtrage certaines actions des utilisateurs.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. ils restent sur le HDD de l’utilisateur. Se pose la question de savoir si les salariés peuvent utiliser à des fins persos les moyens mis à la disposition par l’entreprise ? Les employeurs craignent la distraction des salariés par ces moyens. de ce fait dans le cadre de l’entreprise l’employeur ne peut ouvrir ou même retenir le courrier y compris le courriel même s’il y a interdiction. On peut classer les traces en 3 catégories en fonction de leurs finalités : -Besoins de l’entretien système informatique. Le contrôle de l’activité des salariés peut être véritablement le but recherché. Cyber-surveillance : on trouve encore les 2 aspects évoqués précédemment.

La technique a permis de répondre à la dichotomie à la réalité sexuelle d’un point de vue anatomique et la réalité sexuelle psychique. La secrétaire d’Etat en charge du développement de l’économie numérique défend la transposition à internet du droit à l’oubli. s’est développée dans le droit protéiforme du respect de la vie privée en particulier sous l’effet d’un droit européen compréhensif.kazeo. le choix du genre est envisageable. Il est même selon les juges un élément fondamental de l’état des personnes (CA d’Amiens 1976). Les conséquences juridiques de ces modifications du genre ont également été admises sous l’influence de la JP européenne. L’intimité a une fonction sociale. le refus opposer à une personne déclarée de sexe masculin à l’état civil de procédé à une rectification de son acte de naissance a été déclaré par la CEDH comme constitutif d’une violation de l’art 8 (CEDH D c/ France). 1) L’intimité sexuelle A/ Le sexe comme élément de l’identité Le sexe est au même titre que le nom. ouverture par l’employeur de fichier enregistré par les salariés sur leurs ordinateurs.com particulier le secret de la correspondance ». On transforme la question de l’intimité en question de non culpabilité. mais elle dépasse ce seul cadre. La cour a rappelée l’interdiction. E. elle permet à la société de fonctionner harmonieusement. L’employeur ne pouvait sans porter atteinte à cette liberté prendre connaissance des messages persos émis et reçus par le salarié quand bien même cela se fait via des outils de travail. Ainsi au titre de ces conséquences. Droit des libertés fondamentales 57 . Mais elle a posée une double limite en prévoyant la possibilité d’ouvrir le dit fichier en cas de risque pour l’employeur. Mais cet état n’est pas immuable.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. J. Liens étroits avec la problématique de la vie privée. ». Rey : « on peut estimer un courrier ressemble plus à une carte postale qu’une lettre cachetée ». Alex Turk le président de la CNIL disait « ce n’est pas parce qu’on a rien à se reprocher que l’on doit tout montrer. un élément de l’identité de la personne relevant de sa vie privée. D’autre part l’invocation de la vie privée est complexe au sein de l’entreprise en particulier avec les nouvelles technologies car la séparation vie pro et vie perso est devenue plus floue. Pour mieux garantir le droit au respect de la vie privée. elle souhaiterait obliger les réseaux sociaux à fournir des infos plus transparentes sur la conservation des données et surtout faciliter la suppression de ces données. ce qui a trait au corps et au respect de la personne. CC soc 17 mars 2005. Aujourd’hui un autre aspect est en plein essor. Il y a le problème du droit à l’oubli. Chapitre 2 : La liberté de disposer de son corps Section 1 : Droit de disposer de son corps. La liberté contenue initialement dans la liberté individuelle. Les opérations de conversions sexuelles ont été rendues possibles tant matériellement que juridiquement dès lors que conformément à l’art 16-3 du c civ cela répond à une finalité thérapeutique. de même qu’en présence du salarié (situations alternatives).

ne bénéficie pas non plus de fondement textuel. Depuis la réforme du divorce de 1975. Pour autant certains auteurs parmi lesquels Gilles Lebreton estime que l’existence de la liberté sexuelle est incontestable dans la mesure où la JP n’hésite pas à l’affirmer en l’analysant comme une manifestation du droit à la vie privée. Le juge européen avait déjà en 2003 affirmé ce droit à l’autodétermination sexuelle. Un autre fondement est encore envisageable. donc dans le cadre du mariage seulement (JP d’espèce : TA m et mme B de Paris 20 décembre 1990. de soi. il incombe aux Etats de procéder à la reconnaissance juridique d’une conversion sexuelle. Ex : JP constitutionnelle italienne. Silence des textes : Il peut paraître étonnant de parler d’une liberté alors qu’elle n’est proclamée par aucun texte. Cette reconnaissance par le droit s’apparente à un droit à l’autodétermination sexuelle ou non ? C’est la crainte de certains auteurs qui se montrent réservés sur ces JP.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. affirme que le principe du respect de la vie privée justifie que l’état civil indique le sexe dont la personne à l’apparence suite à un traitement médico chirurgical. très lié à la question de l’intimité le droit à la vie privée est le fondement le plus souvent retenu pour la liberté sexuelle. De plus dans l’arrêt GOODWIN du 11 juillet 2002 la CEDH précise que malgré l’absence de consensus entre les Etats en matière de reconnaissance juridique du changement de sexe. d’autres trouve que ces JP ont une portée moindre et cela s’apparenterait à une rectification d’erreur matérielle. toutefois un tel fondement juridique est emprunt d’une certaine fragilité dans la mesure où la libre disposition du corps. Mais fondement utilisé aussi par la CEDH KA et AD en 2005 qui a considéré que « le droit d’entretenir des relations sexuelles découle du droit de disposer de son corps qui fait partie intégrante de la notion d’autonomie personnelle ». En effet elle n’est pas consacrée par les textes de protection des droits de l’homme.com En décembre 1992 l’assemblée plénière. « la sexualité étant un des modes essentiels d’expression de la personne humaine.kazeo. le droit d’en disposer librement est sans aucun doute un droit subjectif absolu protégé par la constitution. B/ La sexualité comme déclinaison de la personnalité 1/Le cadre général + Vie sexuelle est elle un liberté ? La liberté sexuelle est une liberté pas comme les autres. La libre de disposition de soi est utilisée par le CCL à partir de la simple liberté au sens de l’art 2 de la DDHC. D’abord cela était envisagée dans le cadre de la vie de famille. juge admet la responsabilité de l’Etat du fait de la contamination (par le VIH) du mari par sa femme qui elle-même avait été Droit des libertés fondamentales 58 . Les Etats ont le choix des moyens pour respecter cette obligation de reconnaissance juridique. Fondements juridique : on peut penser à la libre disposition de son corps. la question de la sexualité se trouve en filigrane de l’art 212 c civ en vertu duquel les époux se doivent fidélité. On peut juste relever s’agissant du droit interne. l’adultère ne constitue plus une cause automatique de divorce et a disparu du code civil.

La discrimination peut être jugée comme légitime dans la mesure où dans le 1er cas : l’intérêt de l’enfant était en jeux. En sens inverse CEDH 10 mai 2001 Estevez c/ Espagne. S’agissant du droit français.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Développement d’une JP importante de la cour sur cet article 14. Le TGI de Bordeaux le 20 juillet 2004 affirme que la vie sexuelle fait incontestablement partie de la sphère privée. les différences de traitement entre couples mariés hétéros et les unions civiles entre homos s’agissant de l’octroie de la pension au conjoint survivant sont jugées raisonnable et donc conforme à la CESDH du fait de l’objectif de la législation (préservée la famille fondée sur les liens du mariages. + Le droit européen et la marge d’appréciation des Etats en la matière ? Art 8 CESDH. Les Etats ont une marge d’appréciation précisément pour apprécier les motifs de restrictions à une liberté et pour apprécier le contenu d’une restriction.com contaminé dans le cadre de son activité pro hospitalière). Et dans le deuxième cas : l’Etat voulait protéger la famille traditionnelle. L’étendue du contrôle de proportionnalité : la cour se sert d’un critère relatif au type d’activité en cause. le juge judiciaire a eu l’occasion d’établir ce lien dans l’affaire des mariés de Bègle. Est-ce une question intime ou non ? En fonction de la réponse le contrôle est plus ou moins poussé. Donc est contraire à la CESDH une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle (21 décembre 1979 Da Silva c/ Portugal). L’art 14 de la CEDH interdit une différence de traitement dans le bénéfice des droits et libertés garanties par la convention entre les personnes. Droit des libertés fondamentales 59 . Parmi les traitements considérés comme illégitimes. une loi du Texas qui réprimait la sodomie entre deux personnes du même sexe constitue une intrusion injustifiée dans la vie privée et personnelle des individus. la liste fournie à l’art 14 n’était pas limitative. La protection offerte par le droit positif à la liberté sexuelle emprunte notamment la voie de la lutte contre les discriminations. Cour suprême des USA fait ce même lien. Le comité des droits de l’homme a affirmé « qu’il est incontestable que la sexualité consentie exercée en privée est couverte par la notion de vie privée » (31 décembre 1004 TOONEN C/ Australie). ce droit n’est pas absolu. CEDH GARDNER c/ Autriche 24 juillet 2003. exclusion des couples homos du bénéfice du transfert d’un bail d’habitation au concubin en cas de décès du preneur. Parmi ces liens sont compris les liens affectifs. La commission puis la cour ont considéré que le droit à la liberté du comportement sexuel constitue un aspect important de la vie privée dont le respect est garantie par l’art 8. l’attribution de l’autorité parentale exclusive à la mère au motif que le père homo vivait désormais en couple avec un homme est constitutive d’une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. La CEDH avait admis dans l’arrêt NINIETZ que le droit à la vie privée recouvrait le droit des relations avec autrui. Il ressort de la JP européenne que le contrôle de la cour est en fait d’autant plus strict et corrélativement la marge d’appréciation est d’autant plus réduite que l’ingérence étatique touche à la sphère d’intimité. Les relations sexuelles entre époux sont une manifestation de ce droit à la vie familiale normale. Il y a une proportionnalité juge la cour.kazeo. Des ingérences des pouvoirs publics sont possibles.

Droit des libertés fondamentales 60 . agression sexuelle). il s’agit de la pédophilie qui elle est appréhendée par le droit indépendamment de toute question de consentement. Longtemps les questions de sexualité étaient envisagées du point de vue des bonnes mœurs. car en l’espèce tant que le consentement est réel la pratique sexuelle même cruelle est admise.com Dans l’arrêt de 1981 Dudgeon. Un Etat peut sans violer l’art 8 interdire la prostitution car précisément quand il y a relation sexuelle résultant d’une rémunération on est dans le cadre de la profession et cela ne relève pas du cercle privé (Commission 10 mars 1988). La publicité qui peut être faite à certains comportements peut être prohibées sans contrariété à l’art 8. Tendance à la pénalisation des comportements sexuels en France en élargissant les catégories d’infractions et l’aggravation des peines encourues. 2/ Les pratiques sexuelles saisies par le droit + Consentement comme critère de la pratique sexuelle licite : le consentement est devenu avec l’émergence de la notion de développement de la personnalité une notion centrale dans les rapports entre le droit et les relations sexuelles. CEDH KA et AD c/ Belgique 17 février 2005 : place accordée en droit positif au consentement. Dès lors que des principes communs existent la marge d’appréciation des Etats sera réduite. Critère de l’existence ou non de dénominateurs communs entres les différents systèmes juridiques des Etats partis à la convention. toutefois il faut noter une modification en 2003 avec la loi relative à la sécurité intérieure qui incrimine le racolage passif. Le racolage se définit comme le fait par tout moyen y compris une attitude même passive d’inciter autrui à des relations sexuelles en échange d’une rémunération. qui justifiait les ingérences de l’Etat dans les relations intimes. la marge d’appréciation (RU) était réduite.kazeo. En France la prostitution est théoriquement libre car elle n’est pas interdite. On peut citer par exemple la fixation d’un age identique pour pouvoir consentir aux relations sexuelles (CEDH L et B c/ Autriche 9 janvier 2003). Il est le critère de distinction entre les comportements sexuels licites et ceux qui sont illicites. Par exemple il est admis qu’une règle nationale interdise la manifestation publique de l’homosexualité (CEDH DUDGEON) en vue de protéger les personnes « vulnérables » et donc impossible de « consentir à ». L’idée générale est que le droit doit rester hors du champ de l’activité sexuelle car elle relève de l’intime en revanche en l’absence de consentement le droit retrouve sa place. la commission européenne a considéré que l’interdiction de la prostitution par un Etat ne constitue pas une violation de l’art 8. Il est la clé du dispositif juridique. + Exemples -S’agissant de la prostitution.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Alors que l’inceste n’est pas pris en compte indépendamment de la question du consentement. Il y a une limite à ce principe du consentement. Sont incriminés les actes sexuels imposés (viol. A l’inverse la marge d’appréciation sera étendue en l’absence d’un tel dénominateur commun.

On ne peut pas parler d’un droit à la sexualité des détenus. Cette maîtrise a consisté d’abord de permettre d’éviter cette Droit des libertés fondamentales 61 . -S’agissant de l’homosexualité. Aujourd’hui interdiction des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle des personnes. Dès lors qu’il y a consentement. la cour européenne a eu en 2005 à connaître d’une affaire de pratique SM d’une très grande violence. elle a parue très compréhensive à l’égard de ces pratiques sexuelles. et réalisée en privé. Et à partir du moment où elle a fondé son raisonnement sur le seul consentement. 2) La liberté de procréer Liens entre l’Etat et la natalité sont très étroits… L’Etat est lié intrinsèquement à sa population. Une partie de la doctrine a été émue. Ces écrits ont eu du mal à pénétrer les esprits dans un pays de tradition catholique où la fécondité est la conséquence normale des rapports sexuels. La cour estime qu’il y a eu violation de l’article 8. JP européenne a évoluée de manière conséquence car la cour avait admis que l’homosexualité soit réprimée sur le fondement de la moralité.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. elle avait admis la possibilité pour l’Etat britannique de sanctionner lourdement (peine de prison) des pratiques SM au nom de la protection de la santé. le droit accompagne la privation de la liberté d’une privation de la liberté sexuelle. Toutefois restaient incriminé les rapports homos avec les mineurs de plus de 15 ans. Maltus prônait un contrôle des naissances en particulier dans les classes laborieuses. Fabre Magnan à dit que le « sadisme n’est pas un droit de l’homme ». La maîtrise de la fécondité contribuait à la libération de l’homme et la femme par rapport aux contraintes de la nature. En 2005 (KA et AD c/ Belgique). on est aussi dans le droit à l’autodétermination. Le comité européen pour la prévention de la torture à invité les pouvoirs publics français à créer des locaux autorisant les visites prolongés de détenus dans des conditions permettant le maintien des relations familiales avec leurs proches y compris des relations sexuelles (1981). dépénalisation date de la révolution française. répression des rapports sexuelles entre hommes en groupe est une violation de l’art 8 (CEDH A D T c/ RU). Le RU en particulier a témoigné de ce puritanisme. l’intervention de l’Etat est interdite.kazeo.com -S’agissant des SM. CEDH. En 1997 dans une 1ère affaire (LASKEY). La cour écarte en principe l’intrusion du droit pénal dans la sphère privée. Il apparaissait que c’était la dangerosité potentielle plus que la dangerosité avérée qui justifiait l’ingérence étatique. Certains économistes dont Maltus ont apportés des nuances au postulat selon lequel la croissance des hommes serait source de croissance et de richesses. Pratique SM consentie. cette fois il y a eu des atteintes à l’intégrité physique plus importante. Depuis la France a peu avancé en la matière. Ces pratiques n’ont pas causés de blessures exigeant l’intervention d’un médecin. D’autres Etats en particulier européens sont plus puritains sur la question.

Toutefois en 1974 l’accès est facilité en particulier financièrement. Est en effet reconnu juridiquement le droit de choisir si et quand la relation sexuelle doit aboutir à la procréation. Cette loi abroge une loi de 1920 qui prohibait la contraception et l’avortement.com procréation. on admet la production et l’importation de produits contraceptifs. car la loi prévoit la prise en charge par la SS des médicaments à objet contraceptif. Cela peut se faire de deux façons à distinguer. à savoir la contraception et l’avortement. Depuis octobre 2009. Loi du 13 décembre 2000 reprend le contenu de la circulaire. compte tenu de la situation d’urgence où elle peut être utilisée le régime qui s’applique est d’exception. Elle a toutefois une particularité. + Stérilisation volontaire ou la contraception définitive : Le droit français était réticent à cette pratique mais aussi surtout car c’est un acte irréversible. Ces convictions ne sont pas un motif légitime pour refuser une vente selon la CC. Elle peut être délivrée directement en pharmacie sans prescription médicale et même par les infirmières scolaires.kazeo. la délivrance est encadre. mais elle connaît aujourd’hui des développements inverses destinés à favoriser cette procréation. La manifestation de ces convictions peut se faire de multiples manières en dehors de la sphère professionnelle. circulaire autorisant la délivrance de pilules par les infirmières est illégales. 1/ Contraception + Contraception provisoire : en France loi du 28 décembre 1967 NEWIRTH relative à la régulation des naissances qui pose le principe de la contraception. Le cadre juridique de 1967 demeurait restrictif.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. cette loi comporte un volet IVG et un volet contraceptif. Les juges ont eu l’occasion de Droit des libertés fondamentales 62 . la cour a précisé que les pharmaciens ne pouvaient arguer de leur convictions religieuses pour refuser la délivrance de contraceptifs à des clientes. mais qui est disponible sur ordonnance. Loi du 4 juillet 2001 complète le dispositif. CEDH PICHON ET SALOU c/ France 2 octobre 2001. Ils ne peuvent arguer de ces convictions car ils ont un monopole. Depuis 1999 il existe la pilule du lendemain. Encore aujourd’hui la pub pour des moyens contraceptif n’est légale que si elle est accompagnée d’un message de préventions contre les MST. Le législateur en limitait toutefois l’accès. s’agissant de ce dernier la loi facilite la délivrance de contraceptifs aux mineurs car l’autorisation des parents n’est plus exigée. délivrance de la pilule du sur lendemain qui a un effet plus dans la durée. CE 30 juin 2000 Association choisir la vie. A/ Le droit de ne pas procréer Il n’est pas consacré par les instruments internationaux de protection des droits de l’homme. Juge européen : les requérants ne sauraient faire prévaloir leur convictions religieuses pour justifier le refus de vente de ce contraceptif. celle-ci est considérée comme un contraceptif c’est pourquoi elle tombe sous le coup de la loi de 1967. Elle ne peut avoir lieu que dans des officines pharmaceutiques et que sur ordonnance médicale. Il est en revanche inscrit en droit interne mais simplement au niveau législatif.

puis délit (loi 27 mars 1923). Loi de 2001 modifiant le dispositif en allongeant le délai légal de l’IVG (de 10 à 12 semaines).kazeo. En 1982 une loi permet une prise en charge de l’avortement par la SS (soins. Les personnes majeures peuvent demander à être stérilisés compte tenu de l’irréversibilité de l’acte. La convention américaine des droits de l’homme consacre le droit à la vie dès la conception (USA n’ont pas adhéré). il a inséré dans le code de la santé publique la stérilisation a visée contraceptive. le manifeste de 363 est signé et publié dans le nouvelobs. ce point été évoqué par les auteurs de la saisines du CCL sur la loi de 1975. On connaît l’opposition virulente de la Pologne et l’Irlande au nom du droit à la vie de l’embryon. + Problèmes posées par l’IVG/IMG Conflit entre deux droits : droit de la mère à la libre disposition de son corps et le droit à la vie éventuellement. Décret loi de 1939 a admis l’avortement thérapeutique en cas de danger pour la mère. Jusqu’en 1923 crime en France. suspend pendant 5 ans l’interdiction pénale de l’avortement. A la suite de 1968. Loi construise autour du principe du droit à la vie et autour deux exceptions L’IVG et l’IMG.com condamner des médecins qui ont pratiqués de tels actes pourtant avec le consentement des patients (CC crim 1er juillet 1937. En 1979 cette loi est pérennisée. hospitalisation…). Le régime de Vichy a de nouveau criminalisé l’avortement qui était passible de la peine de mort. un délai de 4 mois doit être laissé à la personne demandant l’opération. 2/ L’avortement + Etat du droit jusqu’à la légalisation : différentes approches nationales sont très importantes s’agissant de cette question. Loi du 4 juillet 2001. Plus récemment la CC a précisé dans un avis (16 juillet 1998) : « qu’une atteinte à l’intégrité du corps telle que la ligature des trompes pratiquée en dehors de toute nécessité thérapeutique à des fins uniquement contraceptif est prohibée par l’art 16-3 c civ ». Puis procès de Bobigny où une femme a été violée et elle veut avorter. Aux USA on connaît l’importance du débat et l’extrémisme de certains. Ce décret a renforcé la répression des avortements hors de ce cadre. S’agissant de la loi française le législateur a tenté de tenir compte de ces 2 aspects.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. S’agissant de la vie. 17 janvier 1975 Loi WEIL. Il fallait un motif médical très sérieux. Ces Etats ont limités leur intégration au sein de l’UE pour cette raison. qualification de délit de coups et blessures volontaires). Droit des libertés fondamentales 63 . Le CCL dans sa décision s’est déclaré incompétent pour apprécier les conventionalité de la loi ce qui a donné lieu à la JP Nicolo. l’avortement est une considération prise en compte de la libre disposition du corps. Dans ces deux hypothèses le droit de disposer de son corps prime. Mais législateur en affirmant dès l’article 1ère (loi de 1975) : le respect de tout être humaine dès le début de la vie. les mouvements féministes militent en faveur de l’avortement.

Le juge européen offre une protection indirecte par le biais de la liberté d’expression. Droit des libertés fondamentales 64 . Cette JP faisait suite à un arrêt de la CC de 1999 qui avait cassé un arrêt de CA qui avait condamné pour homicide involontaire un gynéco qui suite à une erreur médical avait provoqué un avortement. L’Etat dispose dans ce domaine d’un pouvoir d’appréciation discrétionnaire car le droit à la vie est certes consacré mais rien n’est précisé quant à son titulaire. Juge judiciaire : ce n’est ni contraire à la CESDH. La CEDH a eu à connaître de l’IVG par rapport à l’art 2 et l’art 8. ni à la convention sur les droits de l’enfant.kazeo.com Alinéa 11 du préambule de 46 : portant sur le droit de la protection de la santé. Il appartient aux Etats de déterminer le début de cette protection. les auteurs de la saisie ont à nouveau invoqué l’alinéa 11 mais au profit de la mère et non du fœtus. CEDH VO c/ France 8 juillet 2004 : il appartient aux Etats de déterminer l’étendue de ce droit. ni au pacte sur les droits civils et politiques (CC 31/01/96). Le point du départ du droit à la vie à supposer qu’il s’applique au fœtus appartient aux Etats. La cour a condamné la Pologne sur l’art 8 pour avoir refusé à une femme d’avorter alors que la grossesse lui faisait courir un grave risque pour sa santé (CEDH 20 mars 2007 TYSIAK). recours en excès de pouvoir contre un arrêt ministériel sur la pilule. Pas de risques tels qu’il porte atteinte à la santé de la mère. CE 21 décembre 1990 confédération nationale des associations familiales catholiques. CCL répond encore négativement eu égard aux techniques médicales actuelles et aux connaissances médicales. Selon lui il n’y avait de contrariété.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. CEDH Open Door : la cour avait jugé que l’interdiction au nom de la morale de diffuser toute info relative aux possibilités d’avorter à l’étranger est une ingérence disproportionnée dans la liberté d’expression reconnue à l’art 10. S’agissant de l’art 2. la nation garantit à tous notamment à l’enfant la protection de sa santé. CCL estime que l’embryon ne figure pas parmi les bénéficiaires du droit à la santé. En 2001 quand le législateur a allongé les délais. La loi polonaise autorise l’IVG en cas de menace pour la vie ou la santé de la femme enceinte mais en pratique les obstacles sont nombreux car dissuasion des médecins par craintes que les conditions dans lesquelles l’IVG soient lues de manière restrictive par les juges. d’abord arrêt de 1992 OPEN DOOR c/ Irlande : la cour a refusée de déterminer si la convention garantissait un droit à l’avortement ou si à l’inverse le droit à la vie consacré à l’art 2 s’opposait à un tel acte. Le CE en déduit que le législateur précise qu’il ne peut être porté atteinte à ce principe qu’en cas de nécessité et à des conditions strictement précisées par la loi. Dans cet arrêt le juge administratif souligne que la loi garantit bien le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Le juge CCL a du regarder la conformité de la loi à cet alinéa. La cour explique qu’une législation sur la grossesse touche nécessairement la vie privée car quand une femme est enceinte sa vie privée et étroitement associée au fœtus qui se développe. S’agissant de l’IVG les juges conclus à l’absence de contrariété avec les dispositions régionales et autres donnant le droit à la vie. On a du vérifier la conventionalité de la loi. Selon eux cet allongement faisait courir des risques plus grands à la femme. La loi en permettant l’avortement portait atteinte à la vie et à la santé de l’enfant selon les requérants.

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CEDH 3 février 2009 Women c/ Portugal, faire entrer un navire dans un port portugais pour diffuser une info sur l’avortement notamment à l’étranger. Refus de l’entrée par le Portugal. Moyens : cette décision de refuses l’entrée constituait une violation de la liberté d’expression. La cour condamne le Portugal pour violation de la liberté d’expression.

Le CCL a rattaché cette libre disposition du corps quand il a été saisi de la loi IVG de 2001 à l’art 2 de la DDHC. En matière d’IVG, c’est une liberté de la femme et non du couple. C’est le consentement de la femme qui est nécessaire. Le couple est invité à être présent à la consultation et à la décision à prendre. En aucun cas la participation de l’homme n’est nécessaire. CE l’a rappelé le 31 octobre 1980 LAHACHE, il a jugé que le mari ne pouvait s’opposer à la volonté d’avorter de son épouse. Certains auteurs critiquent cette exclusion de l’homme. Notamment Seriaux, qui estime que cette autonomie conjugale de la femme est surprenante dès lors que biologiquement l’enfant est aussi bien celui du père que de la mère. Dans la mesure où biologiquement l’enfant est autant celui du père que de la mère. La commission européenne a toutefois rappelé que « c’est la femme qui est essentiellement concernée par la grossesse » (19 mai 1992 H.C. c/ Norvège. Il faut mentionner la clause de conscience du médecin, le législateur a permis l’invocation de cette clause pour refuser de procéder à l’IVG. Il est rare que le législateur prévoie les conditions d’ineffectivité du texte. Toutefois il y a des précautions pour éviter l’entrave au droit des femmes, le médecin doit avertir la femme immédiatement de son refus et il a l’obligation de lui communiquer les coordonnées de ses collègues susceptibles de procéder à l’opération. Quand un chef de service évoque cette clause elle ne vaut que pour lui et non tout le service. + L’IMG est antérieure à la loi Weil de 1975. Avant cette loi l’interruption ne pouvait être pratiquée que quand la vie de la femme était mise en péril par la poursuite de la grossesse. Loi de 1975 libéralise cet avortement en élargissement les cas où il est possible, il suffit désormais que la santé de la femme cour un danger grave. La loi de 75 prévoit une autre éventualité ouvrant la possibilité à une IMG : quand l’embryon ou le fœtus a une forte probabilité d’être atteint d’une maladie incurable ou grave. L’IMG peut être pratique à tout moment. Le consentement de la femme est nécessaire, il faut l’attestation de deux médecins différents. La loi de 1975 rend en outre possible l’IVG pour détresse de la femme. 2 conditions : - Matérielle : existence d’un état de détresse de la femme - Temporelle : délai dans lequel cette IVG peut être pratiquée (12 semaines). Ces deux conditions ne sont pas également limitatives, la première condition est plus facile à remplir car plus apparente que réelle. Seule la femme est juge de cette détresse. Ni le médecin ni le juge ne peuvent substituer leur appréciation à la sienne. En revanche la condition de délai est plus restrictive, et limite fortement cette pratique. C’est pourquoi le législateur a allongé ce délai. B/ Droit de procréer

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Les interros sur l’acte de procréation ont été renouvelés avec le progrès scientifique, une fois que les bébés éprouvette ont été rendus possible. Libération de l’homme par rapport aux contraintes naturelles, de l’infertilité. La demande actuelle des homos est une suite logique de la dissociation entre sexualité et procréation. La question des mères porteuses est sujette à débats, point d’orgue de cette problématique que recouvre partiellement l’homo-parentalité. + Assistance médicale à la procréation. On est passé de la question du désir d’enfant à une demande d’enfant, voire d’un droit à l’enfant. -Cadre général AMP : C’est toute technique autorisée permettant la procréation en dehors du processus naturel. Définition intégrée dans le code de la santé publique par la loi du 6 août 2004. Elle est à l’origine de 2,3% des naissances chaque année. L’insémination artificielle est la technique la plus ancienne, en France dès les 70’s. Les dons de spermes ont inaugurés cette dissociation entre la paternité biologique et la paternité juridique. Par la suite le don d’ovocytes a répondu à une forme d’infertilité féminine et ce faisant a permis aussi une dissociation entre la maternité biologique et la maternité juridique. Fécondation in vitro mis en place fins des 80’s en France. Le recours à ces techniques est très encadré par le droit. D’abord conditions tenant à l’objet de l’AMP portant sur la finalité de cette assistance. Ainsi le droit n’autorise le recours à l’AMP dans 2 cas : - lutter contre l’infertilité d’un couple (infertilité diagnostiquée) - éviter la transmission à l’enfant à naître d’une maladie d’une particulière gravité. Conditions tenant aux bénéficiaires de l’AMP : il faut s’intéresser au projet parental. Seul un couple constitué d’un homme et une femme peut recourir à l’AMP. Ce couple doit être en age de procréer, marié ou alors ayant deux ans de vie commune. Questions à propos des célibataires. Ces derniers sont admis à l’adoption ce qui pose problème. Mais situations différentes car dans un cas on accueille un enfant qui existe alors que dans l’autre on créée un enfant privé d’une partie de son ascendance. C’est au médecin de vérifier que la condition de l’age de procréation est remplie, condition qui pèse principalement sur la femme. La SS rembourse jusqu’à l’age de 43 ans. Garanties entourant la réalisation de l’AMP. Cette technique nécessite des dons de gamètes gratuitement et de manière anonyme conformément aux règles générales concernant le don et l’utilisation des éléments et produits du corps humain. Les principes de gratuité et anonymat sont aujourd’hui interrogés. S’agissant de la gratuité, question s’agissant d’ovocyte. Car c’est complexe et contraignant. Cela n’incite pas au don. On constate une forte pénurie des dons d’ovocytes. L’idée d’une rémunération a pu voir le jour. Cela porterait atteinte au principe d’indisponibilité du corps humain. On veut rembourser à la femme mais de ne pas donner lieu à une véritable rémunération.

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S’agissant de l’anonymat, on veut protéger les parents légaux. Mais aussi éviter une rémunération de ces parents à l’égard du donneur. Cela pose problème du point de vue du droit de connaître ses origines garantit par l’art 8. Rapport l’année dernière (mai 2009) du CE dans le cadre de révision de la loi bioéthique. La France a une conception trop absolue du secret sur les origines. Le dispositif juridique ne fait pas de distinction entre les données identifiants le donneurs et celles qui ne seraient pas identifiantes. Le CE est favorable à cette distinction. Mais il ne faut pas freiner les dons, en garantissant la protection des données identifiantes. -Différentes hypothèses à l’AMP. Summa diviso entre l’AMP sans intervention d’un tiers donneur et celle avec l’intervention d’un tiers donneur. Cela concerne l’insémination artificielle de la femme par son conjoint en cas d’infertilité masculine ou féminine. On veut assurer la fécondation et la facilité grâce au dépôt des spermatozoïdes dans les voies génitales de la femme. Ici il s’agit juste d’une aide à la fécondation (in vivo) avec les gamètes du couple. Avec un tiers donneurs, insémination artificielle, avec le sperme d’un donneur ou fécondation in vitro avec ovules d’une autre femme. La conception in vitro doit se faire avec les gamètes d’un membre au moins du couple, le double don est interdit. Loi de 2004 a élargi la liste des donneurs potentiels en supprimant la condition selon laquelle le donneur doit être en couple. Désormais la seule exigence tient à ce qu’il est déjà une descendance. Si le donneur est en couple, il faut le consentement du couple. Cas de l’AMP post mortem. Peut on poursuivre une procédure d’AMP en cas du décès du membre masculin du couple ? Dans le cadre d’une maladie avec un traitement ayant des conséquences sur la fertilité des personnes. Il y a un prélèvement opéré. Insémination en cas de décès du conjoint : la veuve peut demander une insémination post mortem, juge de 1ère instance a déjà répondu favorablement (TGI de Créteil 1984), insémination de la veuve pas interdite car cela ne heurte pas le droit naturel car une des fins du mariage et le droit à la procréation. Loi de 1994, interdit l’AMP post mortem, l’insémination artificielle même avec le sperme du conjoint est prohibée. TGI de Rennes 15 octobre 2009 : conformément à l’état actuel de la loi rejette la demande d’une veuve voulant obtenir la restitution du sperme congelé de son mari décédé d’un cancer. Le juge judiciaire a rappelé la législation en vigueur qui fait obstacle à l’insémination ou au transfert des embryons en cas de décès d’un des membres du couple. Le dépôt d’une requête en divorce aussi, la séparation de corps l’est aussi, voire même en cas de cessation de communauté de vie. Poursuite de fécondation in vitro après décès du conjoint ? Le consentement du parent décédé a été donné. Avant 1994 JP a eu à connaître ce problème. Affaire ou l’implantation des embryons a été réalisé, question de la filiation des enfants à naître (TGI d’Angers 10 novembre 1992), « l’enfant conçu avec les gamètes des

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La cour a considéré qu’il n’était pas dans l’intérêt de l’enfant de naître dans de telles conditions. avec l’autorisation administrative du planning familiale. commission européenne a précisé le caractère non absolu du droit de fonder une famille. En 2002 législateur chinois est intervenu en reculant l’age légal du mariage et en retardant la venue du 1ère enfant pour les femmes mariés. Proposition de l’assemblée nationale. CC 9 janvier 1996. Le deuxième enfant doit aussi être retardé (intervalle de 4 ans). Droit des libertés fondamentales 68 . pour permettre à titre exceptionnel le transfert d’embryon post mortem si le mari décédé avait donné son consentement. Le droit à l’enfant existe s’agissant de la procréation biologique naturelle. donc la croissance démographique. La cour européenne semble ajouter une autre exigence. L’AMP n’est pas un véritable droit. refuse à la veuve le droit d’exiger la réimplantation des gamètes congelés de son mari. + Vers un droit à l’enfant Art 12 de la CESDH serait le fondement pour certains.com deux époux est né plus d’un an après la mort du mari. Ex de la Chine qui sans interdire la reproduction contraint très fortement ce droit en vue de limiter le nombre de naissance.kazeo. Les conditions de l’AMP montre bien la restriction. Il est parfois autorisé un deuxième enfant. En revanche le TGI de Rennes en 1993. Certains considèrent néanmoins que l’admission juridique de ces techniques médicales participe implicitement à la reconnaissance d’un « droit à l’enfant ». celle de la vie commune (CC 18 avril 2006 Dickson c/ RU). CC précise en l’espèce que l’AMP ne peut avoir pour but légitime que de donner naissance à un enfant au sein d’une famille constituée. était couvert par la présomption de paternité malgré la gestation différée. Arsenal juridique important.). Cet enfant est réputé conçu durant le mariage. Estimant en 1975 que l’on ne peut déduire de cette disposition conventionnelle qu’une personne doit toujours être en mesure de procréer (X c/ R.U. Refus de condamner le RU. En dehors de ce cadre naturel. Le sénat a voté contre. incitatif mais aussi répressif. La règle générale d’un enfant par couple demeure. le droit à l’enfant disparaît. portant sur des faits antérieurs à la loi de 1994. Pour une femme dont le mari purgeait une peine d’emprisonnement. En effet on peut supposer qu’une interdiction de se reproduire constituerait une ingérence illégale dans la vie familiale prohibée par l’art 8 et 12.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Ce qui exclut le recours à un processus de fécondation in vitro ou sa poursuite lorsque le couple qui devait accueillir l’enfant a été dissout par la mort du mari.

CEDH B c/ France 2008 : même demande que Fretté et même motivation. Toutefois des refus d’agrément sont souvent opposés aux célibataires homosexuels au nom de l’intérêt de l’enfant (CE arrêt Fretté). La notion de vie familiale utilisée dans la CESDH ne suppose pas l’existence d’enfant. Actuellement les couples homos ne peuvent recourir à l’AMP.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. Par conséquent la France en permettant la procédure d’adoption aux célibataires. Cette stipulation conventionnelle ne couvre pas le désir d’enfant.com + Du droit de procréer à un droit à la parentalité ? Se pose la question de l’homo-parentalité notamment. Art 8 CESDH : droit au respect de la vie privée et familiale. Suite à cette condamnation en 2008. récemment (novembre 2009) le TA de Besançon a ordonné au conseil général du Jura de délivrer dans un délai de 15j un agrément d’adoption pour l’enseignante homo qui était la requérante devant la CEDH. CEDH 26 février 200 Fretté. L’art 12 énonce le droit de fonder une famille. Sur le plan technique les femmes homos.kazeo. Il ne reste plus que la voie de l’adoption. La CEDH a eu à connaître de ces refus concernant la France ? Selon elle la CESDH ne reconnaît pas de droit à l’enfant/l’adoption. On peut considéré que la vie privée au sens de l’art 8 recouvre un droit à l’indifférence. A défaut il y a discrimination fondée sur cette orientation. Tandis que la vie familiale couvrirait un droit à la visibilité d’avantage. La cour rappelle que les dispositions de l’art 8 ne garantisse pas le droit de fonder une famille et donc d’adopter. pourraient recourir à l’insémination artificielle avec tiers donneurs mais l’AMP est interdite aux célibataires. l’art 8 ne garantit pas un droit à l’adoption. CESDH ne distingue pas vie pv et familiale. ne doit pas distinguer selon l’orientation sexuelle de la personne. La charte des droits fondamentaux de l’UE consacre également ce droit. Cet article ne protège pas l’établissement d’une famille mais présuppose l’existence de cette famille. Nation assure à la famille les conditions nécessaires à son développement. Droit des libertés fondamentales 69 . C’est au titre de leur vie familiale que des couples homos demande la reconnaissance juridique de leurs unions. La cour l’a précisé dans un arrêt du 26 mars 1992 (BELJOUDI). La personne n’offrait pas les garanties suffisantes sur le plan familiale. Cependant l’Etat français est allé au delà des obligations qui découlent de l’art 8 en créant un droit à l’adoption. secret de l’intimité. Qui peut adopter en France ? Les couples mariés et les célibataires de plus de 28 ans. Interdiction également de la gestation pour autrui en France. à partir de là l’Etat est dans l’obligation s’agissant de la mise en œuvre de ce droit de ne pas prendre des mesures discriminatoires au sens de l’art 14. éducatif et psychologique pour accueillir un enfant adopté. Al 10 du préambule de la C° de 1946. 3) Protection de la vie familiale Les textes juridiques se réfèrent à la famille.

Mais ce qui est remarquable s’agissant de ce droit. CEDH GOODWIN 11 juillet 2002 : la cour précise que si le mariage se limite à un homme et une femme le sexe de la personne ne doit pas être apprécié à partir des seuls critères biologiques. « l’incapacité pour un couple de concevoir ou d’élever un enfant ne prive pas ce couple du droit de ce marier ». Art 12 CESDH : a partir de l’age nubile l’homme et la femme ont le droit de se marier et fonder une famille. Les textes du droit positif réceptionnent une telle approche du mariage en lien avec la constitution d’une famille. le droit à la vie familiale n’est pas absolu. La charte des droits fondamentaux de l’UE marque un véritable changement. Le comité des droits de l’homme déduit de ce droit au mariage. Commission 13 décembre 1979 HAMER C/ RU : les prisonniers ont le droit de se marier.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. En droit interne le mariage et l’immigration entretiennent des liens étroits. CEDH REESE Arrêt de 1986 : art 12 visait que le mariage traditionnel entre deux personnes de sexes différents. C’est pourquoi en 1993 dans sa Droit des libertés fondamentales 70 . le droit de fonder une famille et la possibilité de procréer. la survie de la communauté par la procréation ». C civ établit ce même lien entre mariage et famille qui sont réunis dans un même article (203) qui dispose que les époux contractent ensemble par le seul fait du mariage l’obligation de nourrir et d’élever des enfants. Art 16 DUDH et art 23 du pacte international des droits civiles et politiques : consacre droit au mariage. C’est pourquoi la CC a jugée en 2007 dans l’affaire des mariés de Bègle que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme. Dissociation entre couple et droit de procréer existait déjà au niveau européen dans les rapports de la commission. Car elle dissocie la question du mariage de celle du genre (pas de référence au genre). Obligation pour les Etats de reconnaître comme un mariage l’union entre un homme et une femme. CC a pris soin de préciser que la charte des droits fondamentaux n’a pas en France de force obligatoire. 1/ Mariage Prelot : « L’institution du mariage a toujours eu pour finalité essentielle avec la mise en ordre de l’activité sexuelle qu’elle implique à priori. CCL a consacré cette liberté dans le cadre du contentieux des étrangers. A/ Reconnaissance juridique du couple. Commission 1er mars 1979 Van Oosterwijk. 2/ Liberté du mariage.com Comme tout droit.kazeo. Il peut être limité en raison des droits d’autrui ou pour une raison d’OP. c’est l’idée d’une restriction de ce droit sous forme de moralité.

Liens affectifs On couvre tant la famille construite que la famille biologique. suppose en droit européen qu’existe une famille.com décision maîtrise de l’immigration que le conseil constitutionnel reconnaît la liberté du mariage qu’il rattache à la liberté individuelle. on est passé de deux ans à 3 ans pour l’obtention d’une carte de résidence. le fait qu’un Etat subordonne l’ouverture d’un droit à pension pour le conjoint survivant d’un mariage uniquement. Le seul désir de fonder une famille n’est pas garanti par l’art 8.Liens biologiques . il en fait une composante de la liberté personnelle elle-même rattaché à l’art 2 et 4 de la DDHC. La célébration du mariage est précédée d’une audition des futurs époux par l’officier de l’Etat civil. est conforme à la convention car but légitime de protection de la famille fondée sur les liens du mariage (CEDH Estevez C/ Espagne mai 2001). ce juge refuse de se livrer à une interprétation évolutive de la convention. Sur la base de cet article il y a deux types de protection : . Selon juge euro. participation de l’adulte à l’éducation de l’enfant…). Puis le 20 novembre 2003. cohabitation. L’age légal est le même pour les hommes et les femmes (lutter contre mariage forcé). Création du PACS en France (1999) : contrat conclu entre deux personnes physiques majeurs de sexes différents ou de mêmes sexes afin d’organiser leur vie commune. Depuis 2006 l’obtention de papier après un mariage est plus difficile. Référence fréquente à l’effectivité du lien de parentalité (existence de vie commune. 3/ Les autres unions Union : faite de disposer en tant que couple d’un statut juridique qui produit des effets de droit. le droit au mariage n’implique pas un droit au divorce (18 décembre 1986). Vu l’absence de dénominateurs communs.kazeo.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. La CEDH considère par exemple. CCL ferme la voie d’un mariage homo. Dissociation favorable à la reconnaissance d’un mariage ou d’une union homo. Droit des libertés fondamentales 71 . Dissociation de la CEDH entre le mariage et l’établissement d’une famille. En revanche les liens entre un parent adoptif et un enfant adoptif relève de cette disposition (CEDH 13 juin 1979 Marckx c/ Belgique). dans la décision de 2003 juge CCL a considéré que le législateur a porté atteinte à cette liberté du mariage en présumant que l’irrégularité du séjour d’un étranger est un indice sérieux du fait que le mariage soit contracté dans un but autre que matrimonial. CCL : législateur peut accorder des droits particuliers en vertu de ce PACS a des personnes qui ne peuvent (homos) ou ne veulent pas se marier. Législateur veut lutter contre les mariages blancs. Plusieurs Etats reconnaissent le mariage homo. B/ Protection de la parentalité Protection de l’art 8. les Etats ont une marge d’appréciation.

La cour prend soin de rappeler que les relations entre père non marié et enfant ne sont pas nécessairement des liens instables. S’agissant des droits patrimoniaux. naturel. 1) Les limites au nom de l’intérêt général On retrouve s’agissant de la libre disposition de son corps la dignité comme une borne possible de la liberté. Ils ne sont alors qu’une déclinaison des restrictions aux libertés au motif d’OP. CEDH 3 décembre 2009 Zaunegger c/ Allemagne. père d’une fille née hors mariage à souhaiter obtenir la garde conjointe après la séparation. sur l’art 8 et l’art 14. Mais ces rapports ont un caractère évolutif. Cependant la volonté d’éradiquer la maladie peut déboucher sur certaines formes d’eugénisme. adultérin). Il faut distinguer entre les fondements juridiques de ces interdits ou obligations pesant sur l’individu. Section 2 : Les limites au droit de disposer de son corps. ex : malade en fin de vie.com Un autre pan concerne l’égalité des enfants. nains cascadeurs. C'est-à-dire que la protection de la vie familiale a été considéré comme garantissant cette égalité des enfants (égalité entre enfant légitime. On peut distinguer l’eugénisme négatif (améliorer l’espèce en éliminant les défauts) de l’eugénisme positif (amélioration active des qualités du vivant). Le fondement juridique paraît dès lors plus fragile. Droit des libertés fondamentales 72 . c'est-à-dire l’équilibre entre dignité et liberté de disposer de son corps n’est pas fixe. -D’autres vise le seul individu. Tout enfant a le droit d’établir sa filiation. CEDH 1er février 2000 Mazureck c/ France : la cour a expressément reconnue cette égalité entre enfants quelque soit la filiation. Les exemples de protection de l’individu contre lui-même sont nombreux. la différence de traitement subit par le requérant (reconnu juridiquement comme le père) constitue une violation de l’art 14 combinés avec l’art 8. A ce titre l’art 16-4 du c civ l’interdit.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. la cour protège une égalité entre les enfants s’agissant de leurs droits patrimoniaux. Malgré l’absence de consensus européen quant aux droits des pères d’enfants nés hors mariage. La large marge d’appréciation conférée aux Etats sur ces questions doit nécessairement aujourd’hui être plus réduite à la lueur du contexte européen évolutif et du nombre croissant de parents non mariés. A/ Dignité source d’interdits Eugénisme est interdit. La famille n’est pas confiné aux relations maritales rappelle la cour. Il peut se définir largement comme la recherche de la « bonne espèce ». Requête du père auprès de la CEDH.kazeo. Mais le droit allemand ne permet pas cela quand les enfants sont nés hors mariage. SDF…ces protections paraissent le plus souvent légitime au citoyen mais doivent interroger le juriste. ils doivent être égaux dans l’établissement de leur filiation. 2 types de fondements : -Certains interdits/obligations destinées à protéger la collectivité.

Notamment pendant la WWII et dans des Etats démocratiques au début du 20 ème jusqu’au milieu des 70’s. délivrer que dans des cas de maladie génétique incurable entraînant la mort de l’enfant dans les premières années de vie où une greffe parait la solution sans porter atteinte à l’intégrité d’un enfant à naître. Droit des libertés fondamentales 73 . Le juge judiciaire a dissolu de telles associations (CC en 1989 : une telle association tend a créer une situation d’abandon et aboutit à détourner l’institution d’adoption de son véritable objet). La CA de paris a eu à connaître de l’état civil d’un enfant né à l’étranger d’une mère porteuse. La gestation pour autrui est autorisée dans certains Etats étrangers. distingue la simple gestation pour autrui de la procréation pour autrui. Le juge a eu à appliquer cet art 16-7 le 9 décembre 2003 : la femme qui accouche est la mère selon la CC. L’art 16-7 c civ : toute convention portant sur la procréation ou la gestation pour autrui est nulle. à affirmer l’illicéité d’une association qui faisait l’intermédiaire entre des couples et des mères porteuses. Les juges se sont servis de l’art 1128 du c civ. Il y a des disfonctionnement secondaires. autorisation au cas par cas de l’agence de biomédecine. CE 22 janvier 1988 association les cigognes. IVG pour motif médical : diminuer la survenue d’enfant ayant des malformations/handicap.kazeo. L’objectif était une sélection sociale.com Problèmes soulevés par le diagnostic pré natale/ pré implantatoire. cela peut conduire à un eugénisme doux/démocratique. la non transcription des actes de naissance aurait des conséquences contraires à l’intérêt supérieur de l’enfant. La pratique est interdite. Sélection des embryons : Le diagnostic pré implantatoire dans l’AMP n’est autorisé qu’à titre exceptionnel quand existe une forte probabilité de donner naissance à un enfant atteint d’une maladie génétique grave ou incurable au moment du diagnostic. Le fait de connaître avant de mettre un enfant au monde les qualités du fœtus peuvent permettre la sélection des embryons/fœtus.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. B/ Interdits en question Au nom de la dignité humaine le droit protège la femme qui souhaiterait donner naissance d’une autre femme. L’enfant sera privé d’acte d’état civil indiquant sa filiation. CC AP 31 mai 1991 : annule les conventions de mères porteuses. Il fallait aussi réduire les frais d’aide social. On peut distinguer en fonction de qui est la mère biologique. L’encadrement est strict. Ce diagnostic est désormais autorisé pour permettre la fabrication d’un « bébé médicament » (Loi du 6 août 2004). interprété à contrario (personnes ne sont pas des choses et ne peuvent faire l’objet d’un commerce). Trois situations pose problème : Stérilisation forcée : Les déficients mentaux ont souvent subis de telles pratiques dans de nombreux pays. On va retenir les embryons nécessaires pour le soin.

com Rapport du CE (dans le cadre des lois bioéthiques) : il se prononce pour le maintien de l’interdiction actuelle. Mais aussi le cas des grévistes de la faim. Les juges ont admis que l’on puisse passer pour les SDF le placement en hébergement. risque d’exploitation de la mère porteuse. On ne veut protéger que celui qui porte la ceinture. B/ La question de l’euthanasie Suicide : manifestation ultime de la liberté de l’individu qui décide de sa vie selon certains. Parmi les interdits on peut citer ceux portant sur la consommation de produits dangereux pour la santé. le législateur a abordé la question par le biais des soins palliatifs. le danger couru par la mère porteuse. Parmi les obligations pesant sur l’individu pour sa propre protection on peut citer le port de la ceinture de sécu. 3 ans de prison. problème juridique de l’indisponibilité de l’Etat des personnes. Opposition entre deux mouvements sur la question de l’euthanasie. impose aux Etats de prendre les mesures adéquates pour protéger la vie des personnes et en particulier les personnes emprisonnées pour les protéger du suicide (16 novembre 2000 TANRIBILIR). prohibition concernant certaines personnes (interdiction de vente de tabac/alcool aux mineurs).kazeo. Faculté pour le tiers d’agir de façon solidaire à l’égard d’une personne souffrant au delà du supportable. s’oppose le caractère sacré de la vie au droit de mourir dans la dignité. On trouve d’autres exemples en matière sanitaire. Or cela ne fait pas partie des composantes de l’OP. Il y a eu de vifs débats lors de son apparition. Cette mesure pouvait apparaître comme une mesure de police administrative. avec l’obligation de soins. Il n’est pas interdit par le droit. Droit des libertés fondamentales 74 . Question de la qualité de la vie est soulevée par l’euthanasie. c’est uniquement la protection de l’individu qui porte le casque. Ce qui est interdit c’est la provocation au suicide (1987). Puis il y a eu l’obligation de porter le casque. CEDH : L’art 2 de CESDH. le ministre avait justifié cette obligation par la baisse des dépenses de l’assurance maladie grâce à la baisse de la gravité des accidents. Les justifications à l’interdiction actuelle sont fortes. Il cite le sentiment d’abandon de l’enfant. On peine à trouver un fondement juridique. ne pouvait être reconnu le droit d’exiger d’un tiers qu’il mette fin à la vie d’un individu. Comité national d’éthique a rendu un avis en 2000 : ou il propose la mise en place d’une exception d’euthanasie.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. ou la prohibition en fonction des lieux. 2) Protection de l’individu contre lui-même A/ Contraintes de l’individu à son seul profit Cela peut aussi bien prendre la forme d’interdits que d’obligations. Il ne doit pas y avoir de droit à mourir. Loi du 22 avril 2005 relative au droit des malades et la fin de vie : le médecin doit sauvegarder la dignité du mourrant et assurer la qualité de sa vie en lui dispensant des soins palliatifs.

. . La cour refuse. La cour a rendu un arrêt Pretty 29 avril 2002. Ce droit est encadre sous de strictes conditions : .kazeo. il n’y a pas de violation d’un droit protégé par la convention par la GB. Dans ce cas la cour a dit qu’il n’y avait pas un droit à l’autodétermination allant jusqu’à décidé du droit à sa propre mort. deux fondement étaient invoqués par la requérante art 2 (droit à la vie donc droit à la mort selon elle). . d’abord dépénalisation dans loi de 1993 avant de reconnaître un droit subjectif à la mort en 2000.La situation du patient doit être sans issue et insupportable. juriste et spécialiste de l’éthique). mission parlementaire par le député Leonetti : on ne revient pas sur l’idée de la loi de 2005. Une partie de la doctrine estime qu’il faut distinguer les 2 situations. Printemps 2008. Au Pays Bas. Cette commission apprécie les conditions précédentes.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow.Le médecin doit être convaincu que c’est une demande réfléchie du malade. On peut considérer que si au nom de ce droit à l’autodétermination on accepte le droit à l’auto mutilation pourquoi ne pas accepter le droit à l’euthanasie. la cour estime que le droit à mourir ne peut être le corollaire du droit à la vie protégée à l’art 2. refus de l’euthanasie de la GB. Examen détaillé de la cour. comme consacrant un droit à l’autonomie personnelle selon certains arrêts de la cour. la requérante se referait à une analyse de la cour.La demande doit être examinée par une commission paritaire régionale (médecin. car l’autonomie personnelle n’est protégée que quand elle est une source d’épanouissement pour le titulaire de l’autonomie. Droit des libertés fondamentales 75 .com La loi de 2005 autorise la suspension des soins médicaux dès lors que 2 conditions sont réunies : -soins soient inutiles et disproportionnés -patient à exprimer sa volonté de mettre fin aux soins et à plusieurs reprises. Le choix de mourir ne peut conduire à l’épanouissement.Il doit y avoir consultation d’un confrère par le médecin auprès de qui la demande est effectuée. L’autre fondement est l’art 8.

un critère ou une pratique apparemment neutre désavantagerait particulièrement des personnes par rapport à d’autres pour des motifs prohibés. age. » Jouan Jan. un tarif différentié dans la cantine entre les enfants scolarisés… Droit des libertés fondamentales 76 . La notion du sens de l’égalité est incertaine. Cette notion permet au juge de mesure au delà de l’apparente égalité l’impact concret d’une disposition. sexe. Danielle L.com PARTIE 3 : L’EGALITE « La clarté de la signification du principe d’égalité est inversement proportionnelle à la quantité des normes qui le consacre. situation familiale. Discrimination directe : situation dans laquelle une personne est traitée de manière moins favorable en raison d’un motif prohibé. + La discrimination positive : le terme est critiqué notamment par les juristes français car il heurte notre définition négative des discriminations.Mesures préférentielles stricto sensu : mesures fondées sur un critère socio économique ayant un objectif compensatoire. appartenance vraie ou supposée à une ethnie/nation ou religion. « il s’agit de mesures préférentielle au sens très large. caractéristiques génétiques. Ex : prestations sociales soumises à des conditions de revenus. appartenance syndicale. handicap. il s’agit d’une distinction opérée entre les individus à priori égaux en raison de critères prohibés c'est-à-dire de critères que le droit interdit de prendre en considération. Chapitre 1 : Les figure de l’égalité Section 1 : Une notion aux contours incertains 1) Distinguer l’égalité des notions voisine. « constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine. opinion politique. Juridiquement ce n’est pas une entorse au principe d’égalité dès lors qu’elles se fondent sur des différences de situations des personnes traitées différemment ou alors qu’elles répondent à un objectif d’intérêt général.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. + Distinction avec la notion de discrimination qui est une violation particulière du principe d’égalité. une différence de traitement consiste à traiter différemment des personnes en particulier dans leur accès aux services publics. + Distinction avec la différence de traitement. grossesse. mœurs. patronyme. apparence physique. orientation sexuelle. Trois sous catégories : .kazeo. Le code pénal français dans son art 225-1 énumère ces motifs prohibés dans une liste exhaustive. Discrimination indirecte : vise la situation dans laquelle une disposition d’un texte juridique. état de santé.

L’instrument de cette égalité est le droit. Droit des libertés fondamentales 77 . Ce contrat créé une égalité juridique. Ex : favoriser l’emploi des handicapés (loi de 2005 oblige tout employeur d’au moins 20 salariés à employer au moins 6% d’handicapés). dans la DDHC on trouve ce lien étroit entre la loi et l’égalité cela est visible à l’art 6 (« loi est la même pour tous ». La DDHC s’intéresse aussi à l’égalité à propos de l’accès aux emplois publics. L’égalité est aussi le postulat sur lequel repose la démocratie. On parle parfois pour cette égalité d’une égalité abstraite. pour palier à ces inégalités le contrat est la. ces discriminations disparaissent une fois l’objectif d’égalité atteint. c’est notre 1er approche dans les textes (DDHC de 1789 art 1).Prise de notes M1 2009-2010 - http://zarow. 1) L’égalité en tant que droit de l’homme. + Au niveau national. et l’égalité on a au moins 2. Section 2 : Rapport entre la liberté et les droits de l’homme. on parle plutôt d’égalité réelle. « les hommes naissent et demeurent égaux en droit ». Selon Rousseau. + Egalité par la loi : égalité par le droit. 2) Définition positive de l’égalité. - En principe les discriminations positives n’ont qu’un effet provisoire. DDHC 1789.kazeo. La loi devient l’instrument permettant de parvenir à cette égalité. Cette approche de l’égalité justifie que soit menée des politiques publiques visant à lutter contre les différentes formes d’inégalités sociales de façon à établir une égalité des conditions matérielles d’existence. car les citoyens sont égaux ils peuvent tous participer au pouvoir. Car comme les hommes sont égaux la loi s’applique à tous. Figure également l’égalité devant l’impôt à l’art 13. Ex : les quotas. + Egalité devant la loi : égalité en droit. L’égalité est plutôt un droit liberté. « tous les citoyens ont le droit de concourir *…+ à l’élaboration de la loi »). les hommes sont inégaux par nature. elle est consacré par les textes reconnaissant les droits de 1ère génération généralement. Actions visant à rétablir l’égalité en faisant bénéficier un groupe qui a subit une discrimination d’un traitement préférentielle par rapport au reste de la population. Cette égalité entretien des liens étroits avec la règle selon laquelle le droit est général. François Luchaire a parlé à propos de l’égalité « d’un Janus constitutionnelle » cette figure mythologique à deux visages.com Actions positives : objectif de corriger on cherche à supprimer des inégalités de fait due à l’appartenance à un groupe défavorisé.

Droit dérivé : nombreuses directives consacre ou ont pour objet la protection contre les discriminations en particulier dans le monde pro. de race ou de religion. Droit des libertés fondamentales 78 . La doctrine présente l’égalité comme un fondement possible des droits de 2 ème génération (droit à). Section 1 : Egalité vue par le prisme de la non discrimination. traduit la préoccupation du droit international s’agissant des discriminations. DDUC 1948. JP constructive sur l’égalité. JP du juge communautaire. La charte des droits fondamentaux fait la synthèse des deux. 2) L’égalité est un fondement des autres droits de l’homme. + Au niveau international.com Constitution : art 1. On trouve cette approche essentiellement en droit européen. références sont nombreuses qui reprend la formule de la déclaration de la DDHC. art 14 de la CESDH qui énonce un principe général de non discrimination dans la jouissance des droits et libertés reconnus par la convention. ancien art 12 du traité CE interdit les discrimination fondées sur la nationalité entre les ressortissants communautaires. Plus spécifiquement le pacte sur les droits civiles et politiques contient à son art 26 que « toutes les personnes sont égales devant la loi et on le droit à une protection égale de la loi ». CE 1951 société des concerts du Conservatoire. S’agissant du droit euro.kazeo. Convention sur l’élimination des discriminations à l’égard des femmes 1969. La CJCE en a fait un PGD et la charte des droits fondamentaux consacre l’égalité et l’interdiction des discriminations aux arts 20 et 21. Il s’agit de l’autre face de l’égalité.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. il affirme que l’égalité est un principe à valeur constitutionnelle à partir de la DDHC. Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965. Les pactes de 1966 contiennent également des dispositions générales sur le principe d’égalité. La France assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine. Le droit international aborde aussi la lutte contre la discrimination assez tôt. + Au niveau régional. Chapitre 2 : Portée du principe d’égalité. S’agissant du droit communautaire. le juge administratif en a fait un PGD. CCL 27 décembre 1973 Taxation d’office. C’est le principe de non discrimination qui est majoritairement reconnu en droit européen et en droit international.

c/ France. La jouissance des droits consacrés ne doit pas être discriminatoire. dans cette affaire la cour a précisé que l’art 14 pouvait s’appliquer en l’absence d’une violation concomitante d’un droit reconnu par la convention.B. Double apport de la JP sur cet article : autonomie de cet article et liste de cet article est non exhaustive.com 1) Approche européenne de l’égalité par les discriminations avec l’art 14.Prise de notes M1 2009-2010 http://zarow. La liste de l’art 14 n’est pas exhaustive. l’art 14 n’avait pas d’autonomie. Il reste néanmoins préférable de combiner cet article 14 avec un autre article. CESDH 8 juin 1976. CESDH 1968 affaire linguistique Belge. les individus devraient jouir de ce droit sans discrimination. si l’Etat consacré un droit à l’adoption par un célibataire. CESDH E. Le juge communautaire a précisé l’approche en couvrant les discriminations indirectes.kazeo. CESDH ne consacre pas le principe d’égalité. Droit des libertés fondamentales 79 .

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