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qwertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwerty uiopasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasd fghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfghjklzx cvbnmqwertyuiopasdfghjklzxcvbnmq COMU2600 wertyuiopasdfghjklzxcvbnmqwertyui Vulgarisation Scientifique opasdfghjklzxcvbnmqwertyuiopasdfg

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COMU21MS/SE - Janvier 2010 mOrgane & Clarisse & Edith la termite

Table des matières
Introduction................................................................................................................................ 4 1. Vulgarisation scientifique, le sens général ......................................................................... 4 2. Vulgarisation scientifique, à quoi ca sert ? ........................................................................ 4 3. Problème de définition....................................................................................................... 5 4. Les lieux de la vulgarisation ................................................................................................ 5 Chapitre 1. Vocabulaire, concepts et cartes conceptuelles ....................................................... 7 1. Les 3 pôles .......................................................................................................................... 7 1.1. Les dispositifs communicationnels .............................................................................. 7 1.2. Les savoirs.................................................................................................................. 10 1.3. Sciences et sociétés ................................................................................................... 15 1.4. La démarche de la science ........................................................................................ 15 2. Évolution des dispositifs ................................................................................................... 16 2.1. Société « tribale » (narratif – parole et oralité) ........................................................ 16 2.2. Société institutionnelle (scientifique – écriture et technique de diffusion) ............. 17 2.3. Société « médiale » (« savoir décalé » - TIC)............................................................. 17 3. La vulgarisation scientifique ............................................................................................. 18 3.1. Comparaison entre des textes de vulgarisation et des textes scientifiques ............. 18 3.2. Les concepts en terme de communication ............................................................... 21 Chapitre 2. Reformulation, narration et mise en scène de la communication ....................... 23 1. Modèles de vulgarisation ................................................................................................. 23 1.1. Quelques exemples de mise en contexte ................................................................. 23 1.2. Modèle de l’écart ...................................................................................................... 24 1.3. Modèle de l’interprétation analogique ..................................................................... 24 2. Quelques procédés de reformulation .............................................................................. 24 2.1. Contenu (info) ........................................................................................................... 24 2.2. Mise en forme (relation) ........................................................................................... 25 3. Classement d’exemples .................................................................................................... 25 4. Mise en récit, qu'en penser ? ........................................................................................... 26 5. Procédé de visualisation ................................................................................................... 26 6. Métaphore et analogie ..................................................................................................... 27 Chapitre 3. Images et métaphores ........................................................................................... 29

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1. Les langages symboliques ................................................................................................ 29 2. Le langage graphique ....................................................................................................... 29 3. Procédures de visualisation ou schémas.......................................................................... 30 4. La photographie scientifique ............................................................................................ 31

Nous ne prétendons pas que ce cours soit parfait mais a priori, il est plutôt complet… Bon blocus !

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Au final. il est possible aujourd’hui de faire des études sur base de l’expérience acquise (ex : démarches autodidactes) mais c’est exceptionnel. "Aspects communicationnels de la transmission des connaissances: le cas de la vulgarisation scientifique" LYOTARD. entre le savoir d’expert et de non-expert. Distinguons : .Introduction TEXTE DE RÉFÉRENCE : VERHAEGEN. On parle d’expert d’une certaine matière. à quoi ca sert ? Aujourd’hui. même si les médias peuvent pousser un sujet). L’objectif ce n’est pas d’enseigner du formel. hiérarchisé et organisé. Le savoir est omniprésent et nous savons tous des choses (liées à des savoirs scientifiques plus complexes). . pas d’interrogation au terme du document vulgarisé. Ce n’est pas une division entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. mais bien de mettre un savoir à disposition afin d’améliorer les relations. la vulgarisation scientifique sert à faire des ponts entre différents domaine pour que les gens puissent vivre ensemble et collaborer. 2. Ici. Du coup. C’est ca le problème : il faut une communication médiatrice entre ces 2 pôles. le lien entre un niveau d’expertise haut (expert) vers un niveau d’expertise bas (plus un système de vase communicant). "Pragmatique du savoir narratif" et "Pragmatique du savoir scientifique" MORIN.Le savoir formel est un savoir très structuré. l’expert se distingue de l’individu. on ne peut parler que d’un point de vue pratique. il n’y a rien dont une personne maîtrise tous les aspects. 4 . car selon le thème. il n’y a pas de certification. Du coup. Attention. La vulgarisation scientifique fait-elle partie de la culture générale ? Oui et non. Le public n’est pas captif puisqu’il est libre d’adhérer ou non au document auquel il est exposé (on peut ne pas écouter des choses. "La connaissance de la connaissance scientifique et l'image de la science dans la société" 1. ca nous intéresse ou pas. Vulgarisation scientifique. La vulgarisation scientifique relève d’un savoir non formel (c'est-à-dire appris hors d’un lieu formel comme l’école). si on prend la santé. avec un public captif (ils n’ont pas choisi d’être là) faisant appel à une évaluation (une certification). Vulgarisation scientifique. C’est la transmission. le sens général Vulgarisation = transmission à des non expert (quidam) d’un savoir d’un expert (dans un domaine précis). Ex : sur une chaise Nous avons déjà au préalable des connaissances pratiques (= compétences acquises) mais c’est décalé d’un point de vue scientifique car on ne connait pas bien les détails. y’a pleins de matière différentes au même endroit).le savoir informel il n’y a pas de matière a priori découpé (ex.

c’est vers le centre de la pop. on les a anthropolisés) Documentaire Site internet Démarches publicitaires et promotionnelles Extraits de documentaires de vulgarisation scientifique Vulgarisation c’est quelque chose de très varié.et Jamy qui manipule des maquettes. Problème de définition Il existe des termes différents (en plus que celui de vulgarisation scientifique) Socialisation du savoir scientifique : axé vers la population. pas du tout de la manipulation de notre place de spectateur. « Einstein » => non classable.. etc. par ex. Est-ce que je ne manipule pas la 5 . Les lieux de la vulgarisation On la trouve partout ! Presse quotidienne : page « science » qui explique des sujets La radio : billet scientifique. « C’est pas sorcier ! » : émission connue sous forme dialogique (entre quelqu’un sur le terrain – Sabine. De plus en plus d’émissions lient la science et le jeu (GpiG) Les revues de vulgarisation : sciences et vie. etc. tout s’explique. incontournable dans la vulgarisation scientifique (tous les organes humains prennent forme humaine. Mais la vulgarisation scientifique n’est rien sans la science (ce qui n’est pas le cas du contraire) => Ecart entre les deux domaines. … « dis jérome » : jeu lié aux problèmes de sa grand mère. « la tête au carré » La télévision : matière grise. se présente sous la forme d’un monologue. Les BD : il était une fois la vie. Popularisation du savoir scientifique : idem. les scientifiques ont tendance à dénigrer la vulgarisation (comme si c’était externe au domaine scientifique). Il y a une opposition entre l’élite et le reste. Sociodiffusion scientifique Communication scientifique publique : plus large mais communication scientifique Culture scientifique Il y a pleins de directions différentes ! 4. comment on met en scène.Il existe un lien étroit entre la vulgarisation et le domaine de la science. avec des exercices en plateau. « Babel » : Emission de 2 à 3 heures. 3.) Utilisation de maquettes de façon abondante ! C’est vraiment visuel. etc Les livres : collection complète. Cependant. I comme. livre de musée et expo.

le savoir est une espèce du discours (car le propre d’un savoir est d’être mis en mots). On utilise différentes techniques qui relèvent de la vulgarisation mais on trompe les gens (ex : les grossissements de maquettes). De plus en plus de lieux différents commencent à utiliser la vulgarisation scientifique afin de faire passer leur message (acier.maquette par procuration (à la place de Jamy ?) Attention. Pour Lyotard. 6 . etc. Du coup. L’idée n’est pas de travailler sur chacun des domaines. Ce qui est intéressant dans ce film. mais bien d’analyser comment ces différentes formes de savoir peuvent être manipulables. on peut l’analyser depuis ce point de vue là. donc une transformation avec une mise a coté de certaine partie (mais c’est pas l’important) « I comme Icare » : Mise en place de l’expérience de l’autorité de Milgram. « Orbite » : Après le JT du soir.). « Il était une fois la vie » : le générique retrace les évolutions. c’est qu’on ne va jamais parler de l’expérience de Milgram. Mais il va arriver en plein milieu. la maquette est spécifique car c’est un grossissement. On est dans une démarche de promotion (les entreprises tentent de valoriser leurs produits) et non une démarche formelle ou informelle.

s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément » (Decartes) Cette affirmation est totalement fausse et illusoire. L’organisation sociale : ce n’est pas un cours de sociologie des sciences mais dans la VS. Selon la société. 7 . Communication et savoir « Ce qui se conçoit bien. N’importe quel énoncé scientifique a nécessité énormément d’énergie pour être formulé de façon précise (pour que chaque concept signfie une chose et pas une autre). on sera toujours confronté à cela. Vocabulaire.1. le moyen de transmission ou encore le type de savoir à transmettre. Les savoirs ont une place particulière. connaissance et science. Nous allons analyser les liens entre ces 3 pôles. Les dispositifs communicationnels 1. dans une société orale de tradition. Mais quel est la différence entre connaitre et savoir ? Les frontières sont difficiles à établir.1. » JACOBI. Les 3 pôles On va parler de vulgarisation au travers de dispositifs communicationnels. il faudra répéter et la société aura une structure différente car ce sera un savoir orale) 1. On utilise le terme médiation et non médiatisation (= lien entre spectateur et producteur) car ce qui nous intéresse ce n’est pas le support (le média) mais bien la technique utilisée. boire un verre). concepts et cartes conceptuelles TEXTE DE RÉFÉRENCE : LOFFLER-LAURIAN. Chacun de ces types de savoirs ont des caractéristiques spécifiques. « The Theory Underlying Concept Maps and How To Construct Them » 1. « Typologie des discours scientifiques : deux approches. la population.Chapitre 1.1. à la société et à l’organisation sociale. Cela signifie-t-il que la vulgarisation serait toujours fausse ? Communiquer c’est autre chose que simplement mettre en mot (ex. tout changera ! (par exemple. Le principe de la vulgarisation est de reformuler un énoncé afin d’être mieux compris. On y trouve 3 pôles : Les dispositifs communicationnels (et leurs liens avec la VS) Le savoir (haut dessus…) : Savoir. « Le recours aux appellations génériques dans les discours scientifiques » NOVAK.

l’écriture est le critère qui détermine un savoir scientifique. c’est aussi « instaurer des relations et susciter des effets cognitifs ». Si la parole est si puissante. Le savoir est donc étroitement lié aux modes de communication. Ex. mais surtout qu’il la comprenne. c’est par médiation. grâce aux formes médiatiques. « La parole est le langage le plus performant » C’est encore une idée fausse. « Le savoir existe indépendamment des moyens de communication qui l’expriment » Lorsqu’on lit sans comprendre. On devrait plutôt dire « Le savoir est construit par les moyens de communication qui l’expriment ». C’est au travers de mises en forme que le savoir se construit. nos interlocuteurs (or ce n’est pas le cas d’un journaliste… d’où la nécessité d’études qualitatives). : une personne dans une situation gênante va faire que les autres vont être gênés aussi. Tout cela est lié au fait que « communiquer. La co- 8 . pourquoi les autres formes de langage n’ont-elles pas disparu ? Le monde de l’image. c’est tenter de créer des liens afin d’avoir des effets cognitifs. On ne peut pas isoler un savoir de sa communication Les savoirs ont des crédits différents selon leur mode de transmission (Ex : je donne plus de crédit à quelque chose que je trouve à l’unif plutôt que ce que j’entends de quelqu’un). mais elle n’est pas plus performante pour autant. Schéma de la communication La manière dont on s’exprime met les gens dans une certaine situation. c’est-à-dire de faire comprendre quelque chose. etc. on n’acquiert aucun savoir. Tout ce que nous savons. L’adéquation demande que l’on connaisse notre public. Communiquer.On devrait remplacer cette affirmation par « Ce qui se conçoit bien s’énonce adéquatement » car on s’adapte en permanence à notre public. c’est transmettre des messages ». Il vaut mieux considérer la parole comme une forme expressive parmi d’autres. Il faut trouver des formules qui suscitent l’attention. relation. qui soient compréhensibles. La parole nous permet de parler des autres langages. On oublie souvent que communiquer. Aujourd’hui. notre gestualité… ont encore beaucoup d’importance. Il s’agit de s’assurer que l’interlocuteur prenne l’information.

cognition . Il faut établir une relation pour y glisser de l’information et enfin espérer qu’il y ait effet cognitif (pas évident). il y a un humain derrière) . c’est une configuration particulière de différentes dimensions : .2. : si je favorise l’info à défaut de la relation. on en minimise forcément une autre. 1.1. une anticipation de l’interprétation qui va être faite. un seul dispositif et avoir des effets propres. Toutes ces dimensions sont mises en forme pour former une seule unité.langagières . : la pub ne mise presque que sur le relationnel. La communication implique 3 dimensions liées : . dans tout échange. Il y a.information Ex.relation . 9 .médiatiques : relais entre le destinateur et destinataire . Paradoxe : ces 3 dimensions sont nécessaires. même si l’on parle seul. personne ne m’écoutera. En maximisant une dimension. Dispositif de communication Un dispositif. on ne peut en délaisser une. on implique toujours différents acteurs. Le dispositif s’adapte à la manière dont je regarde l’objet. Ex.techniques : outils purement techniques (ex.humaines (même en informatique.interprétation signifie que. : un ordi) On considère le mot « média » dans un sens large (ex : un musée est un média).

Donc lutter contre un produit (communication éducative) est très difficile. : présenter un produit. À partir de l’image. On peut construire par image quelque chose qui n’existe pas. la communication éducative est centrée sur l’allocutaire. Pour lui. Le savoir n’existe pas indépendamment de la communication. Savoir. L’image a un rôle qui est essentiel dans cette affiche. On nous met dans la situation connue « acheter/ payer » mais c’est une métaphore qui tente de nous faire comprendre que l’OGM est la grenade. La communication doit tenir compte de la synergie et/ou de l’antagonisme des effets informatifs. mais lui donner la valeur de quelque chose de réel (syncrétisme). C’est un dispositif fermé. Dans ce cas. Savoir. relationnels et cognitifs induits par elle. Au contraire.Ex. tout discourir. [cf. On parle de communication fragmentaire. * rien n’est clair dans cette information. Green Peace impose son point de vue et ne permet pas vraiment de remise en question. La communication persuasive est centrée sur le destinateur : imposer son point de vue. On doit voir les deux ensemble. au vulgarisateur. Elle stimule des modèles mentaux à l’aide d’indices. Cela donne une grande importance au médiateur. science. On considère donc que l’OGM est un danger imminent. des espaces mentaux se créent dans mon esprit et ils s’adaptent au fur et à mesure des infos. science.2. connaissance Le problème. 10 . Il s’agit de pouvoir ordonner les différents indices pour construire un tout cohérent.1. On nous force à chercher le lien entre le maïs et la grenade. C’est une forme de persuasion. c’est le proposer.2. on peut tout discuter. Le modèle mental de la grenade est le risque d’explosion. * Slogan « manipulation génétique » nous fait penser aux OGM. rapport sur le savoir]. Les savoirs 1. connaissances sont des termes que l’on confond. Lyotard. la nature paie ! ». 1. On perçoit juste une opposition * on interprète cela comme une sensibilisation contre les OGM * Image = maïs affublé d’une goupille de grenade (métaphore) = construction iconique. Ex. : image (couverture d’un magazine) d’un maïs-grenade avec le slogan « manipulation génétique : vous achetez. La problématique de l’OGM est abordée indirectement. L’image nous fait faire une association. on peut tout discuter. et en faisant ça. Lyotard va proposer de distinguer les 3 termes d’une certaine manière. car la compréhension du document est entièrement contenue dans ce document. Cette image construit un modèle mental qui nous fait croire que l’OGM est explosif. c’est d’abord les mots qu’on utilise pour en parler.

Elle sera toujours exprimée face à des discours préexistants qui empêcheront la communication de ce nouveau savoir. savoir-vivre. Aussi. ce n’est pas de l’eau). il faut être capable de reproduire les conditions établies pour vérifier les données. C’est la culture qui juge. Où se situe la vulgarisation dans tout cela ? La vulgarisation est un discours typiquement hybride. de « bon » … Idée de savoir-faire. : « l’eau mouille » dénote quelque chose et c’est soit vrai soit faux (si ce n’est pas mouillé. Ex. Les conditions d’un nouveau savoir sont extrêmement difficiles à démontrer. 11 . On ne peut pas dire qu’elle soit un discours scientifique puisqu’elle n’a pas la pertinence. mais plus de la façon dont c’est dit. Or le lecteur n’en est pas forcément capable (intellectuellement ou techniquement).Connaissance : tout type d’énoncé dénotatif. C’est ce qui rend quelqu’un capable d’énoncer de « bon » énoncé discursif. Discours : la condition discursive de base est la condition de félicité. Mais « Noël est le 25 décembre » n’est pas une connaissance. On se reconnaît mutuellement.) Pertinent par rapport au langage reconnu comme correct pour les gens d’expertises scientifiques. C’est tellement évident qu’on ne s’en rend pas compte. La science impose 2 conditions supplémentaires. Il faut que les objets soient accessibles récursivement (possibilité de répéter un phénomène qui permet d’aboutir au même constat dans les mêmes conditions) et qu’ils soient pertinents (ne tiens pas compte de ce qui est dit. Un discours d’une sorte doit répondre aux conditions des autres types de discours. car quand on ne comprend pas quelqu’un. Il est partagé entre les différents genres sans y appartenir totalement. on tente de montrer à l’autre que nous sommes sains d’esprit et que nous considérons l’autre comme sain d’esprit (c’est cela qui fait que la communication est possible). non sain d’esprit. Les conditions du discours scientifique doivent donc comprendre les critères de légitimations de chaque ensemble plus grand du discours. constatif ou descriptif susceptible d’être déclaré vrai ou faux. : beaucoup de « savants fous » dans les fictions. Cela fait partie de nos connaissances. qui valide l’information. Cela relève de nombreuses autres compétences. Quand on parle. on le considère comme fou. Chacun sont point de vue. Savoir : c’est autour de la connaissance et de la science. La récursivité ne bouge pas normalement. à condition de travailler sur un travail établi et non ouvert. sa manière de faire. Cette compétence va au-delà de la simple vérité. Ex. en plus des aspects dénotatifs/descriptifs/constatifs et de la distinction vrai/faux. Science : c’est un cas particulier à l’intérieur du discours de connaissance.

On isole le propos fondateur et on reconstruit des contextes. La relation entre partenaires est asymétrique. : avant de lire un texte. On a une vision de la chose schématique (schémas mentaux) et on a qu’à remplir les chainons manquants. mais peut aussi (mais c’est rare) ouvrir à de nouvelles hypothèses. La vulgarisation ouvre une information sur des faits établis. La matière. médiatisation scientifique) et 4 contrats de lecture : .identité de partenaire : qui parle à qui ? . L’important est de véhiculer du contenu sous forme narrative. On a donc affaire à 4 discours (scientifique. Ex. je sais de quel genre il sera. Discours médiatique (grands médias d’information) = l’objectif est d’être informé et d’avoir un public fidèle (le producteur cherche la captation). donc d’informer et d’évaluer. Mais la médiation scientifique reprend la vulgarisation sans se confondre avec elle (car elle ne passe pas par un canal formel). Les points de départ sont le contrat et le discours. On part de faits scientifiques établis et on essaye d’en ressortir les enjeux. le propos sont découpés en différentes séquences (un programme à respecter). donc l’objectif est toujours d’informer et de capter les gens.propos : de quoi parle-t-on ? .2. ainsi que le sujet et que le récepteur (tout le monde est différent par rapport à un savoir). La vulgarisation se confond soit avec le discours didactique (quand elle est exprimée à l’école par exemple) soit avec le discours médiatique (exprimée par les médias). le producteur peut être très variable. d’où le terme d’hybridation. Dans ce cas. La relation producteur/public est très asymétrique. Il y a une captation du public qui n’a pas choisi d’être là. On est dans une forme de monologue (c’est un engagement de démonstration de quelques personnes). le savoir est déraciné de son cadre disciplinaire. Scientifique. Les acteurs sont dans une relation asymétrique (enseignant/élève). Cela nous permet de garder la ligne de conduite de l’interprétation. didactique. indépendamment de leurs opinions). Pour le matériel.finalité : l’objectif poursuivi . didactique. Pour Charaudeau le discours de vulgarisation existe pour lui-même.2. Médiation scientifique = la dominante est hybride. médiatique ? Un tableau (Charaudeau) permet de confronter différents genres. Le but est de faire croître les compétences culturelles du public (se faire une opinion). Le contrat et ce qui parle avant que quiconque ait parlé (l’anticipation du mode de communication). c’est très varié. mais contrairement aux 2 discours précédents. La relation est toujours asymétrique.1. Un scénario fait en sorte que l’énoncé prenne corps (« aller au restaurant »). Les partenaires sont supposés neutres (les pairs sont censés être capables de parler de choses. je connais le « contrat de lecture ».circonstance matérielle de production Discours scientifique = il s’agit de démontrer des choses. 12 . Discours didactique = l’objectif est de former des paires. Il est autonome (ne fait pas partie du discours disciplinaire). Ici on s’adresse aussi à un certain public. médiatique.

Information : pas de démontrer. Des gens qui partagent les mêmes références et qui sont idéologiquement neutres. cherche la captation. On part de fait scientifique établi et on essaie d’en sortir l’enjeu (à quoi peut-il nous servir) Identité des partenaires Pairs. Le public est la cible ! Asymétrie : s’adresse pas a un sujet particulier. mais aussi d’autres) Information et captation. ne cherche pas a faire une grande démonstration scientifique. Asymétrie toujours. L’idée. mais de faire croitre les compétences. mais plutôt à un public 13 . But c’est de se faire une opinion. mais de former-informer sur des savoirs (scientifiques. Il y a une indifférenciation des partenaires (entre producteur et spectateur). Ce n’est pas de jouer au prof. c’est une démonstration. Les éléments sont donnés à entendre et le lecteur et l’auteur sont d’accords sur le CQFD. Cherche la fidélité du spectateur. mais bien asymétrie. persuasion. (Neutralité idéologique) Plus dans une situation de pairs. Le but c’est de créer des pairs. Médiatisation scientifique (entre didactique et médiatique) Information et captation . mais de façon différente. positionnement.Contrat\Discours Scientifique Didactique Médiatique (mass média) Finalité Démonstrative : problématisation.

La vulgarisation fait plus le lieu avec le champ initial. aux campus virtuels. => reconstruire des contextes. c’est la classe amis y’a pleins d’autres outils (du manuel. mais plutôt une espère d’engagement de la démonstration de ces personnes. Prédécoupage qui n’a rien à voir avec la façon dont l’élève apprend. (il peut y avoir des dialogues.) Support à l’aide duquel se fait la transmission de l’info : ASV DOMINANTE Démonstrative Explicative Narrative Hybride 14 . Le savoir est déraciné de son cadre disciplinaire. Variantes de la situation médiatique Circonstances matérielles de production Monologue : ce n’est pas forcement parlé seul. Ce peut être plusieurs personnes qui parlent comme 1. etc. Le discours disciplinaire d’origine se perd. Partir de fait et en le narrant. le transformer en événement.Propos Macrothème : Objet+ discipline => question Découpage de la matière selon le programme. mais moins courant) Variables : outils.

Attention. Ces 2 processus n’utilisent pas les mêmes modes de communication : . » Le problème de l’induction est qu’on ne peut jamais vérifier la totalité de l’hypothèse. on parle de communauté et non de scientifique seul. on va tenter de la vérifier sur le terrain (quelle que soit la méthode utilisée). Ex.1. tout tombe à l’eau. Le seul moyen de dire vrai est de tenter de prouver l’hypothèse inverse.Ultime instance de vérité : la science a un rôle en matière de détermination de la vérité. Sciences et sociétés La science a des fonctions sociales : . on utiliser beaucoup de choses. mais si un jour on voit un cygne gris. Pour que ça fonctionne.omniprésence de la science : ce savoir fait partie de notre quotidien (les effets de la science sont omniprésents.4. La falsification. La démarche de la science Faire un travail scientifique. Ce discours vient de Popper et est une révolution. Une fois cette théorie établie. : espionnage technologique). L’enjeu de la vulgarisation est très important. Ex. c’est d’abord observer un monde (peu importe comment). mais pas spécialement le discours). ma loi sera d’autant plus juste). On peut le vérifier. : on dit « tous les cygnes sont blancs ». manière technique de parler) 15 . mais on n’est pas toujours capable de les expliquer. Elle va servir par exemple à partager le savoir. en aucun cas. À partir de là. L’enjeu technologique est important au niveau mondial (Ex. humaine). Quand la science se trompe. Pour certains. Souvent.3.principale force de production : la science est au cœur du développement des sociétés. . aboutir à un savoir vrai.démarche scientifique = écriture + logotechnique (jargons. : la justice fait toujours appel à des experts (science exacte. 1. la communauté scientifique va construire un modèle théorique qui va permettre d’expliquer ce monde. Tous les scientifiques travaillent ensemble pour augmenter le savoir commun. le résultat est très brutal. ce type de démarche ne peut jamais. la communauté de scientifiques doit travailler sur les 2 plans de manière successive. . Ce schéma met en exergue la dimension de réseaux. C’est le principe de falsification (si je n’arrive pas à prouver le contraire. Mais ensuite elle devient un enjeu économique. c’est mettre en place un processus critique.

En l’écrivant. leur outil de communication est l’expression orale. Par contre. on a l’impression que c’est le monde observé qui parle. À ce schéma on pourra en ajouter d’autre. Quand je parle.  Pas clair !! La vulgarisation a une place particulière. si l’on veut pouvoir débattre. contrairement à la déduction. Dans un écrit scientifique. Dans ce cas. 3 grandes balises. Société « tribale » (narratif – parole et oralité) Société orale (sans moyen d’écriture). légende). Cette communication doit aboutir à un consensus.1. Elle sera de degrés différents selon le public. On ne la trouve pas dans le bas du schéma. La discussion n’est pas possible si on ne partage pas un bagage commun.démarche de falsification = script verbal (beaucoup de discussions. 2. L’écriture permet de supprimer tous les aspects subjectifs. c’est plus global.. on la déforme et la transforme. 16 . Il faut qu’un seuil de base soit établi. contes. elle permet de prendre distance. C’est pour garder l’objectivité que la science a choisi ce mode. c’est que le processus critique ne peut se limiter à un processus verbal. L’induction n’est jamais vraie. Mais ici. Ces sociétés développent un savoir narratif différent des récits journalistiques d’aujourd’hui: elles proposent des solutions et réflexions au travers de l’histoire de héros (mythe. Évolution des dispositifs Le point de vue ici est un point de vue macro (de la naissance de l’homme à maintenant). je ne peux empêcher de le faire avec mon corps et ma voix. Le principe de l’écrit scientifique est d’enlever le subjectif (l’auteur se réduit à une signature). etc. à un accord. Elle est extérieure à cette démarche. La grande différence. séminaires. La vulgarisation permet à tout un chacun d’être au courant des savoirs. débats. Cette démarche est très verbale et humaine (communication intersubjective). Le processus agonistique (critique) n’est pas vrai non plus.). dans le processus critique. 2. Cela amène à des étapes différentes de l’évolution (la dernière est donc plus hypothétique). mais il tend vers le vrai. L’écriture sépare le propos de celui qui le dit. il s’agit de convaincre et donc on utilise beaucoup d’éléments subjectifs. Dans ces sociétés. il faut que tout le monde se comprenne et donc passe par un 1er niveau de vulgarisation. colloques.

Nous ne sommes plus maitres de l’info que nous donnons. Aujourd’hui la vulgarisation prend une forme 17 . des clients. indissociable des relations humaines. Société institutionnelle (scientifique – écriture et technique de diffusion) C’est la société de l’écriture. La vulgarisation est née avec le 2e stade. Société « médiale » (« savoir décalé » . La moindre information peut être transformée. Mais ce qu’il produit.3. ? Le savoir décalé. Dans la science. Qu’est ce que le boulanger a besoin de savoir des comptes. Ces pôles sont intrinsèquement liés les uns aux autres. 2.). Il y a deux pragmatiques différentes : la recherche et l’enseignement. etc. etc. etc). des outils très personnalisables (multimédia. des règles transmises au travers des récits : savoir lire. L’écriture est liée à la sédentarisation. mais pas de la vente. il s’occupe du pain. Le lien social est créé par le fait qu’il faut être auditeur pour pouvoir transmettre à son tour ! Il y a. Tout est fait pour que ce dont on parle existe pour lui-même. C’est cela le savoir décalé. Exemple : un boulanger et sa femme.TIC) Il s’agit d’un stade hypothétique. Elle a développé des TIC. savoir faire. Celui qui raconte l’histoire a le droit de raconter ce qu’il raconte uniquement parce qu’on lui a raconté. selon Lyotard. prescriptif. car les outils transforment sans cesse les représentations. etc. C’est un savoir compact. de la production. de former les experts qui feront la recherche par après.Une grande caractéristique de ces sociétés (selon Lyotard) l’autorisation d’une pluralité de jeux de langage (actes de langage : dénotatif. le savoir est décalé. savoir entendre. il le fait en fonction de ce que les gens demandent. à la ville. C’est l’enseignement qui permet de former des paires. Une autre caractéristique est la façon dont ces récits sont véhiculés et transmis (les récits commencent et terminent toujours par les mêmes formules). Ces règles constituent les liens sociaux. Ces formes d’écriture sont liées à une structure et une organisation sociale très spécifique. ce n’était pas nécessaire. hypertexte. relayée. Cette société n’a plus de réseau collectif. On est face à une organisation médiale. etc. Ces 2 pragmatiques isolent le savoir du lien social (l’énonciateur n’est plus dans le récit). sur tout. la pragmatique n’est pas du tout comparable aux anciennes sociétés. nous savons que nous ne pouvons plus avoir un savoir encyclopédique. : ce qui a permis de fixer l’écriture). De plus en plus. c’est le savoir sur le savoir de l’autre. Sa femme est au comptoir et vend ce que lui a produit. Au 2e. 2. on a disséqué les problèmes et isolé les savoirs. Lui. Le raconteur fait en quelque sorte partie du récit.2. Il nous faut connaitre une partie du savoir de l’autre. Au 1er. car on a moins de recul. On est face à un savoir scientifique (réalité cartésienne). ? Et qu’est ce que la boulangère doit savoir du pain. Il y a un savoir minimum nécessaire pour bien faire son travail. journaux. mais aussi l’inscription des médias (presse.

on va d’abord s’intéresser au contenu en lui même et puis la manière dont le contenu est présentée. Il y a 3 pôles : . Dans certains cas. A l’inverse du message scientifique.différente : on vulgarise pour que l’information soit utile aux autres.la production (les destinateurs) . accrochées à la vie Vocabulaire accessible Pour la comparaison. On reprend donc les textes sur les éclipses. Le vulgarisateur est censé s’appuyer sur un message scientifique.la reformulation : se situe au milieu des 2 autres. Mais plus un expert fait de la vulgarisation.1. Texte scientifique On peut voir qu’il y a de la titraille Éparpillement des infos Difficulté du vocabulaire Texte de vulgarisation Ici aussi. Dans le cas de la vulgarisation. écrit ou sonore) à un non-expert. Comparaison entre des textes de vulgarisation et des textes scientifiques Maintenant qu’on a vu les travaux de tout le monde.la reconnaissance (les destinataires) . mais moins clair Peu d’infos. C’est ce point que nous allons étudier. ce sont les experts euxmêmes qui vulgarisent leur message. On tente donc de vérifier ses sources. La vulgarisation scientifique Le schéma de base est un expert qui fait passer un message scientifique écrit à un autre expert. de valider les propos. (Ex. le message vulgarisé peut emprunter toutes les formes de communication. On va donc travailler par comparaison. Cela augmente le risque d’erreurs. qui à la base est un terme de vulgarisation. S’atteler à comprendre les mécanismes de la reformulation. plus on lui reproche. Big Bang. c’est un vulgarisateur qui fait passer un message vulgarisé (visuel. 3. la vulgarisation a un rôle d’ancrage du discours scientifique. Parfois il se repose sur d’autres articles de vulgarisation. mais qui s’est ancré dans le discours scientifique). Il arrive aussi parfois que l’expert court-circuite le médiateur (producteur de vulgarisation) et produise un message de vulgarisation au sein de la communauté des experts afin de convaincre ses pairs. 18 . Et dans ce cas-là. 3. car on doit se compléter les uns les autres.

Babylonien * cinématographique (actuel. il n’y a pas de concret.Ce ne sont pas des contextes qui vont particulièrement bien ensemble. mais complémentaire. on peut supprimer certains éléments (beaucoup). C’est le « héros d’un jour » « Histoire » On peut éliminer une bonne partie de l’article (y compris certains éléments factuels) On a mis une série de contexte et une série d’histoire. Elle a une existence réelle et elle me parle. la lune n’est considérée que comme un objet Contenu >>Structure * Logique * Séquentiel : du général au particulier * Séquence orientée : obliger d’avoir lu le début. Elle a un rôle particulier de protagoniste. Contenu >> variété de contextes On ne parle pas que de l’éclipse * scientifique * hors contexte : c’est qu’à aucun moment la lune n’est située dans un espace-temps réel. Il n’y a pas de lien logiqu. Si on avait du faire un lien entre les babyloniens et les éclipse. C’est un objet du cosmos. elle est presque un autre être humain. Il n’y a pas d’historique. on a l’impression qu’ils sont cohérents. On est pas dans le texte. c’est l’auteur qui lie les choses. lié seulement via l’auteur mais aussi via ce que veut le lecteur. Si je ne connais pas la séquence qui précède. c’est ce qui fait que ce texte est si difficile a digérer.T. > Il n’y a rien qui est relié à l’humain. À aucun moment ce n’est rapporté dans un contexte humain. > Fragmentaire. Mais l’unité est créé par l’auteur. Ils sont différents mais quand on lit le texte. Elle est très familière. cela ne changera pas grand-chose. mais le film des événements) * scientifique * esthétique (couleurs) * poétique (Prévert) > la varité est interressant mais aussi de voir comment ces contextes sont intégré de l’un a l’autre. il est normal que je ne comprenne pas la séquence qui suive => Linéaire ! > Tous les passages sont importants. Ce n’est pas du contexte superflu. Contenu >> Contextes >> Lune Comment parle-t-on de la lune ? Ici. Dans la description de la lune.S (vulga) => le soir * historique. on ne m’interpelle pas.S (texte scientifique)=> syllabi V. À aucun moment ce n’est lié à ce qu’on pourrait voir. c’est quand même pas évident. on ne me désigne pas. dense et besoin de lire tout 19 . personnification. etc. C’est un peu le héros de l’histoire racontée. Tout est lié a tout. L’auteur a cherché a touché la sensibilité de tous les lecteurs et a donc convoqué plein de domaine particulier. Ce n’est pas orienté.

Le texte porte sur une partie spécifique de la lune. etc). soit on se centre sur une particularité C’est tous les cas de figure.1. on me donne les éléments. mettre un nom sur un phénomène. de quoi est faite la lune.) * Parle de terme spécifique. * parle de domaine dont il n’est pas considéré comme expert (histoire. Pas la lune composé de matière mais plutôt composé de ses mouvements (séparés de la géologie). de la caractérisation. Soit on centre sur un général.Contenu >>Organisation des CONCEPTS Se base sur les concepts. Typologie des différentes manières de définir 3. > Le texte scientifique est obligé de donné tous les concepts concernant le sujet (physique optique. mais le définit. mais on a fait le choix de ne pas le montrer. fonction 3. quand on associe un mot à un mot plus large (pomme>fruit) [généralisante] ou quand on associe un mot à un mot plus particulier (pomme>golden) [particularisante]. fonction > Déjà. Ce type de définition est plus spécifique au Texte de Vulga. LA question du concept lui-même. On ne fait pas de la géologie. on va rentrer dans de nouvelles définitions Le texte scientifique va plutôt utiliser la dénomination.1. le texte est écrit par un scientifique. la Pomme. « typologie des différentes manières de définir » => portefeuille de lecture. blablabla s’appelle TAC ! (on dit comment s’appelle ce qu’on vient d’expliquer. => Y’en a 5 On parle de concept qu’on définit.1. mais on ne me dit pas ce qu’est une sorte de chose (savoir ce que c’est qu’une ellipse. Mais il reste quelque chose. une excentricité…) Mais dès qu’on rentre dans des détails plus spécifiques (nouveaux concepts). mais pas forcement expliquer) L’équivalence : jouer sur les comparaisons (ex. 20 . On juxtapose la présentation technique puis on y met le terme scientifique Le texte de vulgarisation va plutôt faire de l’équivalence.1. la pomme c’est comme un fruit). La question est donc qu’est ce qu’on a fait comme changement pour la présentation des concepts. On est sensé donné tous les concepts de BASE Expression >> Vocabulaire Comment est-ce qu’on définit les concepts ? Il existe différentes manières de définir cf. On aurait plutôt pu le montrer (plutôt que de le définir avec des mots). On a déjà vu le type d’organisation. Les 5 types de définitions Dénomination : par ex. Du choix de ces concepts et de comment les agencés. etc.1. analyse.

des pépins. L’analyse : c’est uniquement la décomposition en élément simple de l’objet pomme. tout est lié et donc une définition d’un terme nouveau va toujours être reliée à des notions préexistantes. c’est une série d’informations qui sont gardées en mémoire et constituées de deux parties : les constantes (un chien a 4 pattes. la pomme d’Adam et Eve…) c’est un mode qui peu être très général ou particulièrement particulier. Il faut donc parfois adapter des concepts à la réalité évoluante de la science. un arbre c’est un tronc. il y a un lien dans un seul sens. Quand on ne comprend pas ce qu’on voit. On cherche a définir au travers de caractère. mais chaque mot entraine un autre schéma). Un schéma. ce qui forme des modèles. À une réalité correspondra un et un seul terme Monosémique : à un terme.).). c’est de la peau. Le premier travail d’un scientifique c’est d’appeler une 21 . Il faut plutôt les considérer comme un continuum entre ce qui est plus analytique (constitution) et ce qu’on nous fait ressentir. puis de la chair. le gout. une gueule et deux oreilles) et les variables (il peut avoir une taille différente. correspondant une et une seule réalité. (Exemples. on fait appel à nos représentations de constantes et on adapte notre schéma. de manière fonctionnelle. Ces deux premiers vont ensemble. mais de tous les aspects de la pomme (la forme. 3. 3. etc. la légende.) Fonction : Au lieu de dire de quoi il est fait. a été tire par Guillaume Tell. de ne se centrer que sur l’objet Il est difficile de classer ces catégories. une drôle de tête.1.1.2. etc.2. Tout nouveau concept m’oblige à les enchâsser dans mes schémas (modèle du monde). des racines et des feuilles.2. C’est un peu comme une non-définition. Rappel Il ne faut pas associer le concept comme un dictionnaire. Les concepts scientifiques Biunivoque : entre l’idée concrète et le terme utilisé pour le représenter. etc. l’objet. mais bien une encyclopédie. de l’autre ce qu’on me fait sentir On utilise des définitions de façon compréhensive (fonctionnel) >> ?? 3.2.1. des représentations qui vont m’être utiles quand je suis face à quelque chose d’inconnu. Quelque remarque Le propre même d’une définition est de ne pas parler du sujet. Il faut se représenter le concept comme schéma.2. mais s’enchâssent les uns dans les autres. D’un côté.La caractérisation : (la pomme est un truc avec de la chair. Il faut le penser comme quelque chose lié à une encyclopédie. Les concepts en terme de communication 3. etc. on peut dire juste a quoi il sert. Nous n’avons pas un dictionnaire dans le cerveau. (La pomme. Les schémas ne sont pas isolés.

signifiant. Chacun de ces termes précise par quel multiple on multiplie un nombre (=> précis) Organisé en séries super ordonnées : Exemple : cf. Ce qu’on met au même niveau c’est le rapport de cohyponymie. c’est quand on va du plus général au plus précis. c’est une sorte de représentation très claire et conceptuelle. mais c’est nécessaire pour la science. texte de Jacobi dans le portefeuille de lecture.chose de la manière la plus précise. C’est très structuré. Règles d’affixation précises : à chaque terme. o Hyponimie : le plus précis.).2. La pomme et la banane sont au même niveau (cohyponymie) mais ça n’a rien de semblable. il faut changer de terme. Le travail du vulgarisateur est de trouver la façon d’expliquer les concepts sans parler de tous les concepts qui le précède. même niveau Les séries sont orientées : Tout cela est tr ès hiérarchisé. Et si cela ne correspond plus. ou dans l’autre sens). On peut ordonner les concepts du sang selon un sens particulier. etc. texte de Novak) On aurait pu faire une concept map de base. pour faire comprendre les concepts.3. etc. tétra…) Cela doit être un usage précis de ces termes. spécifique (pomme et banane) o Hyperonimie : le plus général (fruit) o Co-hyponyme : équivalence et différence. Organisé en réseau : Il expliquera plus par la suite 3. mais ici. Les séries superordonnées. de façon hiérarchisée. L’avantage de ces concepts map est qu’on comprend tout de suite ce dont on doit parler (phonème. de façon très hiérarchisée. Il y a aussi certains termes qui sont équivalents (les différences variétés de pommes. Il y a une logique d’inclusion des concepts. méga. Les concepts sont donc reliés les uns aux autres avec des termes très basiques et d’autres spécifiques (et/ou/avec/est/etc. (Est-ce nécessaire de parler des phonèmes. etc). La particularité de ces séries. On utilise le terme le plus général et puis on descend de façon hiérarchique. on peut y ajouter des suffixes… (hyper. ?) 22 . variété de bananes. Schéma explicatif de linguistique (cf.). c’est qu’elles sont orientées (du général au particulier. Sélectionner et organiser les concepts scientifiques Cela peut être intéressant d’organiser les concepts scientifiques en « Concept map ». on se base sur un schéma basé sur le spécifique>général et les équivalences.

de la vidéo. Si on essaye de faire comprendre. Le travail a été fait de façon inverse en remplaçant chaque mot par une définition Exemple sur la gravitation. Mais quels sont les bons concepts ?). à un moment donné on va passer de la gravitation à la pesanteur. Mais à partir de ce lien. Définition de la VS : « reformulation paraphrastique d’énoncés scientifiques qui repose sur un jugement métalinguistique d’équivalence ». toute la face de la terre aurait changé » Plusieurs étapes pour passer du compliqué au facile. Le Soir mélange tous les champs conceptuels. Quelques exemples de mise en contexte Impression des cartes conceptuelles sur les éclipses On constate une inversion : le texte du Soir (vulgarisé) est représenté de manière plus compliquée que le texte scientifique. mais certains trucs sont équivalents.1. *…+. "Paraphrase et métalangage dans le dialogue de vulgarisation" JACOBI. C’est toujours plus difficile. Reformulation. Mais en aucun cas ce n’est équivalent (les deux mots ensemble). "La mise en scène de la communication dans des discours de VS" MORTUREUX. etc. narration et mise en scène de la communication TEXTE DE RÉFÉRENCE : AUTHIER.Chapitre 2. Une carte en étoile est de l’ordre de la « main-map ». Cela veut dire qu’on reformule quelque chose en une autre forme qu’on considère comme équivalent (cela peut être du texte. L’idée de la carte est d’organiser les concepts. 23 . Modèles de vulgarisation 1. comment quitter le lien avec la terre et l’extrapoler à autre chose ? Il y a toujours un risque de mauvaise compréhension ou de mauvaises associations. mais aussi des images. Il y a des éléments de similarité (la force.). c’est-à-dire que l’on tourne autour d’une idée tandis que la carte de concepts vise à montrer les liaisons entre les différents concepts (pas d’idée centrale). « Récit et popularisation d’une découverte scientifique » 1. car on trouve dans un texte vulgarisé différents univers difficilement liables tandis qu’un texte scientifique est plus cohérent par rapport au sujet.) Le nez de Cléopâtre : s’il avait été plus court. etc. Faire cela à partir d’un texte vulgarisé n’est pas adapté (on a essayé de faire une carte qui représente ce que le texte utilise comme concept. L’équivalence n’est pas présente.

L’objectif est unique : faire comprendre.). Modèle de l’interprétation analogique Modèle qui déplace l’intention qu’on porte sur le communicationnel. C’est le problème inverse pour ce modèle-ci : il est hautement faillible. L’interprétation est dite « analogique ». mais on part du même pied entre le texte et l’image. Modèle de l’écart L’écart désigne la distance entre le texte de vulga (TV) et le texte scientifique (TS). En science. Contenu (info) Style organisation de concepts reformulation textuel 24 . : le texte vulga du Soir). mais visent à adopter une organisation conceptuelle adaptée au public. l’image peut avoir d’autres rôles que celui d’illustrateur.1. le modèle de l’interprétation analogique prend en compte les acteurs. On travaillera les images que dans un 2e temps (afin d’illustrer nos propos). la 1re chose est de partir d’un texte écrit scientifique et d’en dégager les concepts.2. Le message n’est alors plus une suite de concept désordonné. Il faut donc connaitre son public pour pouvoir savoir vers quel domaine s’orienter et trouver le moyen le plus adéquat. 2. Quelques procédés de reformulation 2. L’attention est portée sur les capacités cognitives des interprètes. etc. on se focalise sur le message. C’est typique du structuralisme. Prime dans ce cours ! Alors que le modèle de l’écart se concentre sur le message. Elles peuvent venir d’univers différents (Ex. on ne part pas du texte. mais une totale ignorance du récepteur. car les signes doivent toujours produire des images visuelles dans l’esprit. Dans ce modèle. mais il correspond mieux à la réalité communicationnelle. 1. Il faut tenter d’agencer des notions qui font sens.3. le texte est toujours 1er. Tout travail de reformulation ne peut que s’écarter du premier travail (moins nette. Les démarches de ce modèle ne cherchent pas une construction linéaire classique. sur la façon dont on se fait comprendre et dont on comprend les autres. On veut toujours visibiliser les choses abstraites (il y a peu de signes abstraits purs). Le problème du modèle de l’écart est qu’on a l’impression de savoir où l’on va et il y a une grande assurance. car on dépend du récepteur. Pourtant. Dans ce cas.1.

25 . Le discours est un texte qui en contient plusieurs. La vulgarisation.2. Sur cette échelle. Ces 2 acteurs sont mis en abime et repris dans le corps du texte. Il faut maximiser la relation entre acteurs et entre acteurs et contenue. 3 types de discours: . il cite différentes personnes (citations par exemple). de la légitimation.2. Authier constate une dépendance du lecteur au médiateur. mais marque d'humour. plus rien ne fait la légitimité du texte vulgarisé. mais les reformuler pour les vulgariser.dialogue externe : on s’oriente vers l’extérieur du texte . c'est désembrayer * Matière Grise : Cela oscille entre le dialogue interne et le récit (mais plus proche de dialogue interne) * C'est pas sorcier : C'est entre externe et interne. Quelle est la place du médiateur dans le texte ? Doit-il se montrer ou s’effacer ? Le médiateur se situe entre les 2 discours. C'est un dialogue externe. Dans un texte vulgarisé. Ex : un conseil donné par un scientifique n’a pas le même poids que celui d’un médiateur.2.dialogue interne : les personnes échangent à l’intérieur de l’article . Classement d’exemples Une échelle reprend les discours embrayés et désembrayé.récit * Dis Jérome : Nous sommes très présent dans l'image => on prend note.1. C’est cela la mise en scène de la communication. Mise en scène de la communication Dialogisme interne / externe.2. ni qu’une info donnée sans conseil spécifique. Dès qu’ils sont marqués. le « pour » pouvait signifier « à la place de » ou « à l’intention de ». Mise en forme (relation) La manière dont j’exprime quelque chose à un impact sur les relations. ils existent forcément dans un cadre donné. Le discours source est sans cesse rappelé. mais il faut se poser la question de la relation au savoir.2. c'est très embrayé. c’est « je parle pour d’autres ». Mise en récit / discours Un discours est non-embrayé (impersonnel) alors que le récit est embrayé (marques d’interpellation). car il emprunte les notions scientifiques. Dans ce genre de texte. * I comme Icare : C'est un récit. le récit est embrayé et montre qu’il l’est. on sait bien que ce n'est pas nous ! Il y a une espèce de jeux. L’inverse est possible aussi : on tente de rapprocher le DV du DS. c’est le jeu de va-et-vient entre les 2 types de discours. 2. Dans chaque texte se trouve des marques de l’auteur et du lecteur (même de façon indirecte ou par des sous-entendus). 2. Médiateur. Mais la manière de faire. Si le médiateur n’apparaît pas dans le texte. on remarque les indicateurs temporels (d’un discours embrayé) car quand les acteurs sont là. on ne nous parle pas. Il n’y a pas de normes. l’auteur n’est pas le seul à s’exprimer. 3. qu’ils existent.

26 . Labov va découper le récit sur les éléphants selon la narration et va établir la structure de ce récit. définitions fonctionnelles ou métaphoriques. Sur un schéma. Peut-on raconter une histoire fausse sur base de faits réels ? Dans ce cas. * Le cercle du mouvement de la lune est totalement circulaire (faux). il y a une forme de reformulation. (Mais plus proche de dialogue interne) Toutes ces émissions présentent des discours très différents qui varient selon la place du médiateur. 4. La logique de la découverte et celle de la narration sont différentes. La place du lecteur est totalement extérieure. on voit les choses depuis l’espace (typique scientifique d’avoir un point de vue qui n’existe pas). L’éléphant est désigné différemment selon qu’on en parle au singulier ou au pluriel. mais les faits découverts sont vérifiés. Il constate que l’auteur a inventé l’histoire du texte. * les 8 phases de la lune sont représentées en même temps. Jusqu’où peut-on reconstruire les faits ? 5. comparaisons. Procédé de visualisation Schéma du texte scientifique sur l’éclipse de la lune Plusieurs problèmes : * la taille de la lune par rapport à la terre n’est pas juste. Le non-respect de l’échelle a permis de mieux comprendre les phases. Cette richesse de la reformulation facilite la compréhension. le journaliste a profité d’une absence d’explication pour l’inventer. Même à l’intérieur d’un document scientifique donc. Cela implique que le lecteur doit imaginer le mouvement du dessin. Mise en récit.* Tout s'explique : C'est dialogue interne et récit. On fonctionne par paraphrases explicatives. On ne traite pas un même objet selon la manière de traiter l’acteur. Or il n’y a jamais 8 lunes en même temps. : article sur les éléphants (George Dupont). on sélectionne et organise les choses pour se centrer sur un aspect en particulier. qu'en penser ? Ex. on a inventé la découverte. Dans ce cas.

on donne toutes les informations au lecteur. Il faut une similarité intradomaine et une similarité interdomaine. Il n’y a ni connecteur ni comparé. Il faudra que la configuration soit de même nature même si ce n’est pas la même chose. On peut distinguer 3 formes du discours : . mais sans amener une explication du concept (contrairement aux 2 autres procédés). Il lutte contre l’image.comparaison = associer des choses inconnues à des choses connues. Ici. Si elle est mauvaise. on part d’un concept qui est un ensemble d’éléments (Schémas non disponible sur icampus). (les pièces ou les organes). Il y a aussi l’interdomaine : c’est l’ensemble de ces éléments et comment ils s’agencent par rapport aux restes. qui permet d’inférer qqch à partir d’un modèle qui lui ressemble. certains éléments manquent et impliquent donc un mécanisme cognitif. . Pour eux. Métaphore et analogie Bachelard voit la métaphore comme « obstacle verbal ». On juxtapose les éléments. etc. dans une métaphore.Métaphore = le comparant se substitue au comparé. comme les scientifiques qui considèrent que l’image engendre une perversion par rapport à la réalité. Ici. Une bonne métaphore c’est une métaphore dans laquelle l’interdomaine est relativement différent et où l’intradomaine est relativement semblable. Dans les autres cas. etc. rapprochements entre 2 choses pour mieux comprendre. Le terme synodique a été remplacé par « synoptique » dans le discours vulgarisé. Mais l’intradomaine (ce qui fait la 27 . La métaphore est censée rappeler ce concept.Analogie = principe inductif / abductif qui conclut d’une ressemblance à une autre ressemblance. Qu'est-ce qui fait la qualité de la métaphore ? Selon Tourembeau et Stenberg.). il faut deux choses pour pouvoir évaluer une métaphore : Il y a l’intradomaine : c’est la manière dont les éléments sont agencés en eux même.* schéma de la durée du mois sidéral et synodique. La métaphore est toujours un bon compromis entre l’inter et l’intra domaine. Jacobi a analysé des textes et tenté de déterminer leurs procédés. C’est une erreur type de vulgarisation. les interdomaines sont assez différents. L’analogie est donc un rapprochement qui peut aider a comprendre. L’analogie peut être stimulante ou non (outils mnémotechniques. On les utilise tous les deux pour définir les contours d’éléments. la métaphore peut être un obstacle cognitif (risque de confondre avec la chose et son substitut). Dans la comparaison. on connecteur fait le lien entre le comparé et le comparant. Exemple : * La cellule du corps humain est comme une brique de la maison. . 6. C’est le dispositif cognitif le plus élémentaire.

on aura difficile a séparer les éléments. 28 .).). dans un cadre spécifique. Si elle devient centrale. Elle peut se décliner à différents niveaux.brique) est relativement semblable à la cellule puisqu’elles s’agencent de la même façon. Si on utilise une métaphore de manière centrale dans un article. il faut être sûr qu’elle est bonne. Mais dans ce cas là. car les deux ne sont pas audibles par tout le monde et que cela sert à communiquer. Mais si on utilise cette métaphore. etc. mais ce n’est pas une brique quand on parle de la reproduction d’une cellule puisqu’une brique ne se reproduit pas. etc. * L’érythrocyte et les globules rouges : dire qu’ils sont « comme » cela pose problème. il relève du même domaine (biologie cellulaire. il y a un risque qu’elle devienne généralisante. car en fait. Ces métaphores ne sont vraies que dans certains cas. Il faut l’intradomaine dans un interdomaine différent. Exemple « Le téléphone secret des éléphants » Le lien entre le téléphone et les ultrasons produits par les éléphants sont dans des interdomaines très variés donc pas de souci d’amalgame. on va adapter TOUTES les caractéristiques du téléphone aux éléphants (=> ils ne parlent pas tous en même temps. etc. qu’ils savent cibler la personne à qui ils veulent parler. La cellule est comme une brique pour ce qui est de la structuration des organes. car l’interdomaine est trop semblable. Le lien entre le téléphone et les infrasons est pas mal.

autonome : on peut le présenter tout seul. “Aspects de la schématisation en didactique des sciences” On peut classer les images sur une échelle allant du plus digital au plus analogique. fragment de structure d’ADN On a besoin d’un code. Si on ne le connait pas. La dimension iconique est faible et la dimension digitale particulièrement forte. Du point de vue du lecteur. il ne faut pas oublier qu’on va orienter la lecture : la façon dont on va représenter les choses. C’est à la fois visuel et spatial.aspect systématique : ce langage essaye de remplacer tous les termes.Chapitre 3. Mais à partir de l’image. Extension abusive des images familières” JACOBI. la structure de l’oxygène poison. . 1. Caractéristiques de ce langage : . On pourrait croire qu’il ne s’agit pas d’image.aspect substitutif : cette représentation remplace toutes les formes d’emplacement qu’on peut avoir. . Il est souvent utilisé pour prouver que c’est scientifique. les ordonner afin d’établir des relations entre elles. mais c’est bien une représentation spatiale et technique de quelque chose. Ce langage vise à représenter des données. "Des images pour apprendre la science?" ASTOLFI ET AL. “ figures de rhétoriques et communication : le cas de la tectonique des plaques” PIROTTON. 29 . On va travailler les données. On peut donc se poser des questions quant à son utilité dans la vulgarisation. on ne peut rien comprendre. “Métaphore et communication pédagogique. Les langages symboliques Le code génétique. 2. on a pu le décrire. sans connaitre le tout. L’objectif est d’apporter autre chose que l’aspect numérique. Images et métaphores TEXTE DE RÉFÉRENCE : BACHELARD. remplace la verbalisation. On va essayer de les reconstruire en leur donnant un aspect visuel (« analogiser » les données). Il a la possibilité de représenter une vue globale ainsi que tous les cas particuliers. Le langage graphique Il est un peu moins digital que le langage symbolique. Le langage symbolique peut représenter ce qui n’est pas représentable ou objectivable. Vers un usage délibéré de la métaphore à des fins pédagogiques” JACOBI. “Un exemple d’obstacle verbal: l’éponge. mais aussi imagé. Ce n’est pas nécessairement une représentation imagée de ce dont on parle.

le 30 . mais en fait le camembert ne permet pas de comparer les éléments ni de raisonner. Les cartes sont des réseaux. Cela ne touche qu’une seule dimension. Bertin. Chaque représentation a ses intérêts et ses inconvénients. on laisse croire qu’il y a quelque chose à comprendre. Ce genre de flux a peu de qualité iconique : des flèches qui se croisent. On maximise la dimension spatiale. Graphique représentant le prix de la chaussure. C’est une logique. Cela aurait été plus malin de classer uniquement par grandeur. On peut travailler le schéma et tenter de lui donner la forme la plus lisible possible (ne pas faire de croisements. C’est une échelle. il n’y a que deux ou trois valeurs qui valent vraiment la peine). Procédures de visualisation ou schémas Ici. Les diagrammes peuvent donner une évolution à l’aide d’une abscisse et d’une ordonnée. C’est assez facile de comparer les différentes données (contrairement aux camemberts). Les types de graphiques. ce n’est pas facile de manipuler ce graphique. C’est en faisant cela qu’on oriente la lecture et suscite des modes d’intellections particuliers (façon de réfléchir). Il s’agit donc a chaque fois d’un réseau.) Diagramme : deux ou plusieurs composantes. ne pas « casser » les flèches. on a classé par taille. Souvent. le « camembert » est un réseau. Ils sont aussi fort utilisés pour montrer des flux. Il y a deux ordres utilisés. Il y a trop de données qui restreignent le raisonnement. Cette représentation en camembert essaye de représenter la division des coûts d’une chaussure. Ce langage-ci est synthétique puisqu’on fait ressortir quelque chose qui est marquant. Cependant. on est plus dans quelque chose qui représente des données factuelles. Le réseau : 1 seule composante est mise en jeu. cela dépend de l’objectif. Deux exemples de cartes : la projection Mercator (« favorise » l’Europe) et projection Peters (respecte les surfaces). rouge) et ensuite. Les créateurs se sont dit qu’une « tarte » serait une bonne idée puisqu’on part de 100%. Quand on passe de la science à la vulgarisation. Dans ce cas-là. etc. mais tous les réseaux ne sont pas des cartes. avec du texte ou des petites images. On a fait des ensembles (bleu. 3. vert. Carte : l’espace est la dimension première.Aucune représentation iconique n’est neutre. pour représenter des processus. Une carte n’aide pas toujours la compréhension. on a tendance à réutiliser les tableaux scientifiques tels quels et on ne souligne que les données essentielles (car souvent dans les graphiques et tableaux. On ne distingue pas tous les éléments et cela oblige à lire la légende et les chiffres pour comprendre. des évolutions. Les réseaux ne se limitent pas aux camemberts et aux flèches. Cela représente des choses non représentables (qui n’existent pas ou qui sont abstraites). Par exemple.

et de l’autre on respire l’amiante. Il se veut explicatif. Cela permet de représenter des choses abstraites. Il ne faut pas trop coller à ce schéma.schéma de la communication. “Quand les visiteurs communiquent entre eux: la sociabilité au musée” FIN ! 31 . Différentes représentations de schéma * L’amiante dans les boissons : un corps à double tête. Ce n’est donc pas une simple photographie. généralise et met en relation. cela réifie. mais suite à l’instrumentation. sinon cela devient difficile de s’en écarter. On rend les choses réelles. c’est qu’il ne faut pas oublier que c’est un outil à penser. Photographie d’une vibration d’un objet. observables. TEXTE DE RÉFÉRENCE À NE PAS CONNAITRE: FOUQUIER. D’un côté on avale. pour pouvoir les manipuler par après. mais il y a une logique du corps (absorbions en haut et évacuation en bas) *… 4. mais c’est un prétexte. Il s’agit d’une photographie. * L’aspirine : il y a un corps humain. mais il comporte de véritables dangers. C’est une représentation objective de choses visibles. On appelle photo scientifique tout ce qui suit de l’instrumentation. Cette une représentation de la réalité qui peut alors poser problème. * Le plomb : il y a plus de représentation réelle du corps. Cela donne a voir. "Petite typologie des préférences en matière d'émissions scientifiques télévisées" NIQUETTE. Le gros souci. La photographie scientifique Table d’harmonie d’un violon et ondulation d’une raquette de tennis Représentation sablée d’une table d’harmonie en fonction des vibrations créée avec un archet à un point précis. Il simplifie. On utilise très fréquemment cet outil.